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Archive pour janvier 2019

HISTOIRE SANS FIN ALTAÏRIENNE

( Blog )

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À l’occasion des 10 ans des Échos d’Altaïr, le blog souhaite « réactiver » deux rubriques avec la complicité des membres du groupe Facebook (Le Groupe d’Altaïr IV) et les fidèles internautes. Il s’agit des rubriques “Paroles d’Altaïrien” (participation réservée uniquement aux membres du groupe et non de la page) et “Histoire sans fin” (participation ouverte à toutes et tous, membres du groupe comme fidèles internautes).

L’histoire sans fin (rien à voir avec l’excellent film des années 80) est un jeu d’écriture dont la règle est la suivante : une première personne écrit le début d’une histoire, puis une seconde prend la suite et poursuit l’histoire, ensuite une troisième continue et ainsi de suite.

Une histoire sans fin a été lancée il y a 5 ans sur le blog des Échos d’Altaïr et s’intitule « Arc-boutage ». Voici ce qu’écrivait Trapard dans sa présentation, lors de la parution du premier chapitre, le 7 décembre 2014 :

« Suite à une proposition lancée par un membre du groupe des Échos d’Altaïr IV sur Facebook de créer une nouvelle fantastique participative, donc écrite à plusieurs mains, certains membres de ce même groupe ont répondu à l’appel. Les Échos d’Altaïr reprend donc le principe des textes à épisodes « à suivre » de la presse d’antan à la différence que l’auteur et le style d’écriture changeront à chaque nouvel épisode. La seconde partie de cette nouvelle collective provisoirement titrée « Arc-Boutage » et dont le blog vous présente aujourd’hui la première mouture, se développe en ce moment-même par un autre rédacteur dont vous connaissez sûrement les chroniques publiées sur ce même blog. Skarn a d’ores et déjà comme délai un mois complet pour nous pondre une suite. Et ainsi de suite avec de nouveaux rédacteurs jusqu’à ce que la boucle se boucle et que la nouvelle trouve sa conclusion. Si vous-même vous aimez le Fantastique et que vous vous sentez l’âme d’un scribouilleur bouillonnant et, surtout, que l’évolution de cette nouvelle vous inspire, n’hésitez pas à nous rejoindre dans le groupe et à nous proposer votre participation. »

Inutile, désormais, de nous rejoindre dans Le Groupe d’Altaïr IV pour participer à l’histoire sans fin, sauf si vous le souhaitez, bien évidemment (vous y serez toujours les bienvenus). Vous pouvez maintenant le faire directement en suivant la procédure expliquée plus bas.

Au total 6 chapitres de notre histoire sans fin ont été écrits, à ce jour. Nous vous proposons de poursuivre cette histoire cette année. Alors, si vous vous sentez l’âme d’un écrivain, n’hésitez pas :

1 – prévenez-nous de votre participation (ici ou en e-mail à l’adresse morbius501@gmail.com)

2 – attendez notre réponse

3 – après réponse positive, un délai d’un mois vous est donné pour écrire le chapitre nouveau. Quand il est prêt, envoyez-le nous à l’adresse e-mail suivante : morbius501@gmail.com

Nous publierons votre chapitre sur le blog. Pour l’heure, cliquez sur « Histoire sans fin » afin de pouvoir lire les chapitres précédents !

Merci d’avance !

- Morbius – (morbius501@gmail.com)



WHOVIAN’S WHO ! – William Hartnell

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Le Whovian’s Who, pour tout savoir sur l’univers étonnant de la série DOCTOR WHO grâce à Carine, infatigable fan experte qui voyage à travers l’espace et le temps pour extraire la moindre information sur les personnages, les créatures, les créateurs et les aliens de la série culte ! Pour tous les fans du Docteur, retrouvez le Whovian’s Who sur les Échos d’Altaïr ! Aujourd’hui :

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WILLIAM HARTNELL

Né le 8 janvier 1908 à Saint Pancras (Londres), William Hartnell est le seul enfant de Lucy Hartnell, mère célibataire et fille d’un fermier du Devon. Sa mère a travaillé pendant la Première Guerre mondiale, probablement en tant qu’infirmière en Belgique. Durant son enfance, il a passé plusieurs années à Carney, élevé par l’épouse d’un fabriquant de bottes. Malgré tous ses efforts pour retrouver la 19011604500615263616078204trace de son père, il n’en a jamais découvert l’identité. Il cachera son ascendance illégitime durant des années en inventant des histoires au sujet de ce père qu’il n’a jamais connu. Ses vacances se passaient à la ferme de ses grands-parents où il a appris à monter à cheval.

Billy, comme on l’appelait à l’époque, a quitté l’école à 14 ans sans perspective d’avenir. Hugh Blaker, artiste et collectionneur d’art renommé, remarque William au « Boy’s Club » où il est allé dessiner les jeunes boxeurs. Il le prend sous son aile (sa mère était devenue gouvernante chez Hugh Blaker) et lui offre l’opportunité de se former en tant que jockey. Plus tard, il lui offre des cours à l’école de théâtre Italia Conti, puis à l’Imperial Service College, dont il fuira la discipline et le régime strict.

En 1924, Hugh réussit à faire engager William Hartnell au Frank Benson Theatre, où il travaille comme machiniste, et occasionnellement il interprète des petits rôles. Durant la Seconde Guerre mondiale, il est incorporé dans un régiment de blindés : le Tank Corps. Il n’y restera que 18 mois et sera démobilisé pour dépression nerveuse. Il revient alors vers l’industrie du cinéma et de la télévision. Jusqu’en 1944 il interprète des rôles comiques, puis on lui offre le rôle du sergent Ned Fletcher dans « The Way Ahead ». À partir de là, il jouera des policiers, des voyous ou des soldats.

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En 1958 William Hartnell incarne le sergent Grimshaw dans « Carry On Sergeant » et en 1963 il interprète un conseiller municipal dans « Heaven Above ! » aux côtés de Peter Sellers.

Son premier rôle régulier à la télévision est celui du Sergent Major Percy Bullimore dans « The Army Game » de 1957 à 1961. Peu après, Verity Lambert, jeune productrice d’une nouvelle série de science-fiction, lui propose le rôle titre du Docteur. Hésitant au départ, il finit par se laisser convaincre par Verity et Warris Hussein, le réalisateur. La perspective de sortir du stéréotype où il était plongé et l’opportunité de devenir populaire auprès de la jeunesse ne l’ont pas laissé insensible.

19011604542115263616078206La série lui rapporte 315 £ par épisode, ce qui est relativement conséquent à l’époque (Anneke Wills et Michael Craze n’en gagnaient qu’environ 60 par épisode en 1966). Hartnell était connu pour ses coups de gueule, ce qui lui valut quelques problèmes avec les réalisateurs ou avec la production.

En 1965 il perd sa tante Bessy, probablement la personne qui l’a le plus chéri durant sa jeunesse. La série, qui tournait à la cadence folle d’une quarantaine d’épisodes par an, ne lui laisse pas l’occasion de se rendre à ses funérailles, ce qui le met dans un profond désarroi. De plus, Hartnell supportait mal le changement de direction de la série et multipliait les colères.

En 1966, William Hartnell doit se résoudre à quitter la série : souffrant d’artériosclérose dégénérative, il commence à perdre la mémoire. Le producteur Innes Lloyd et le scénariste Gerry Davis ont alors l’idée de donner au Docteur la possibilité de se régénérer au moment de sa mort. Le rôle est repris par Patrick Troughton, un acteur de 12 ans son cadet. L’idée d’un Docteur totalement différent plaisait plus à William Hartnell qu’une pâle copie de lui même. 

Malgré une santé vacillante, William Hartnell continuera à tourner pour la télévision et le cinéma pendant encore environ 10 ans. Il reprendra son rôle du Docteur dans l’épisode anniversaire « The Three Doctors » en 1972.

William Hartnell est hospitalisé en décembre 1974 et décède d’une attaque cardiaque le 23 avril 1975 à l’age de 67 ans.

- Carine - (Les Enfants du Temps)

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UTOPIC FASHION : CAPTAIN KRONOS, JERRY CORNÉLIUS ET LA FIN DU SWINGING LONDON

UTOPIC FASHION : CAPTAIN KRONOS, JERRY CORNÉLIUS ET LA FIN DU SWINGING LONDON dans Trapard 13061310015515263611288448

Et si on s’attardait parfois sur les vêtements à travers les films et les séries de science-fiction ? Et si on explorait les tendances ou les fantasmes exprimés à travers les designs les plus fous, les plus kitchs ou les plus provocants de la SF, mais aussi à travers les plus austères, les plus sérieux ou les plus envisageables dans un avenir plus ou moins éloigné ? Place à Utopic Fashion !

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Pour définir le « Swinging London », il faut revenir sur les mouvements artistiques qui brisèrent quelques clichés dans le Londres des années 60, où se mélangeaient bourgeois bohèmes et prolétaires embourgeoisés grâce à leurs succès artistiques.

La série produite par Brian Clemens, CHAPEAU MELON ET BOTTES DE CUIR est caractéristique du Swinging London : Steed représente la classe supérieure décadente et Miss Peel est la femme libérée, un peu artiste et d’une origine sociale plus populaire.

C’est la grande époque des écoles d’art londoniennes, et ses boutiques, clubs et galeries d’art. Les magasins deviennent des lieux de rencontre et sont aménagés pour accueillir et faire rester les clients, et non plus seulement pour vendre.

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C’est aux alentours de 1973-1974 que le Swinging London touche à sa fin. Et c’est justement à cette époque que sortent deux films qui en sont encore un peu dérivés : LES DÉCIMALES DU FUTUR et CAPITAINE KRONOS, TUEUR DE VAMPIRES.

Le même Brian Clemens, producteur de CHAPEAU MELON ET BOTTES DE CUIR est passé à la réalisation en 1974, avec CAPITAINE KRONOS, TUEUR DE VAMPIRES (Captain Kronos – Vampire Hunter), avec son chasseur de vampire dandy.

L’intrigue : Fin du XIXe siècle en Europe centrale. Grenadier de la Garde Impériale, Kronos arrive dans un village où il a été appelé par le Docteur Marcus, à la suite des décès suspects de plusieurs jeunes femmes. Aidé d’une jeune moribonde mise au pilori par les villageois, il comprend qu’il a affaire à un cas de vampirisme…

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Dans le film de Clemens, le capitaine Kronos, incarné par l’Allemand Horst Janson, est un militaire légèrement dandy qui côtoie pour sa traque aux vampires, un vieux médecin au look décadent (John Carson) et une jeune paysanne émancipée (Caroline Munro). Ce trio forcément incompatible forme pourtant une sorte d’homogénéité agréable et efficace. Le capitane Kronos, presque anachronique, porte des chemises amples et il se déhanche et fume la pipe comme un dandy. Tandis que le Jerry Cornélius des DÉCIMALES DU FUTUR (1973, The Final Programme) est un habitué de la chemise à jabot dans un monde aux allures post-apocalyptiques inspiré de l’œuvre de Michael Moorcock.

L’intrigue : Un ordinateur mis au point par une poignée de scientifiques crée un monstre hermaphrodite, nouveau messie d’une société en mal d’icône…

- Trapard -

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UN VOYAGEUR EN TERRE DU MILIEU

UN VOYAGEUR EN TERRE DU MILIEU dans Littérature 14072703494415263612413227

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Paru en octobre 2018, Un Voyageur en Terre du Milieu : Mon Carnet de Croquis de Cul-de-Sac au Mordor (éd. Christian Bourgois) est un petit livre écrit et magnifiquement illustré par John Howe, artiste indissociable de l’univers de Tolkien. 

Comme son titre l’indique, Un Voyageur en Terre du Milieu : Mon Carnet de Croquis de Cul-de-Sac au Mordor est une jolie promenade en Terre du Milieu où croquis réalisés au crayon, mais aussi peintures et notes diverses nous servent de guide dans ce vaste monde. « Portes rondes et collines arrondies », « Forêt sombre et forêt sauvage », « Demeures solitaires et longues promenades », « Cavernes de Gobelins », « Cités des hommes » et tant d’autres chapitres nous entraînent, à nouveau, dans cette Terre du Milieu à la fois belle et terrible. Et l’on ressent toujours beaucoup de plaisir à y retourner, surtout lorsque notre guide, si doué, couche sur le papier ses merveilleux paysages, ses féroces créatures tels les dragons et ses lieux les plus secrets ou oubliés.

« Un Voyageur en Terre du Milieu, c’est une excursion à travers le monde de Tolkien qui permet non seulement de visiter les lieux au centre de ses histoires, mais d’explorer ceux qui s’étendent par-delà la colline ou au-delà de notre horizon. Nous découvrons des batailles d’un autre âge, devenu quasi légendaire à l’époque du Seigneur des Anneaux, des royaumes perdus et des mythes anciens, et tous ces endroits qui ne sont jamais qu’entrevus : de lointains domaines du Nord et des terres au-delà des mers. 

Des dessins d’allure spontanée côtoient les réflexions de l’artiste au contact des livres de Tolkien : ici, le dessinateur pose un temps ses crayons afin de peindre en mots les êtres et les paysages qui l’ont inspiré. Il revient également sur son expérience des plateaux de tournage aux côtés de Peter Jackson, réalisateur de la trilogie du Seigneurs des Anneaux et de celle du Hobbit. Réunissant l’œuvre conceptuelle produite pour le cinéma, l’art tolkienien qui l’a fait connaître, et des dizaines de nouvelles peintures et esquisses exclusives à cet ouvrage. Un Voyageur en Terre du Milieu raconte le périple singulier d’un artiste à travers le paysage merveilleux de l’œuvre de Tolkien. »

- Morbius – (morbius501@gmail.com)

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ORSON SCOTT CARD A DIT…

ORSON SCOTT CARD A DIT... dans Littérature 19011307100815263616074752Orson Scott Card, célèbre auteur de La Stratégie Ender, a dit :

« La plus grande réussite de l’enseignement de la « grande littérature » ces cinquante dernières années, en Amérique, est d’avoir transformé une génération d’enfants en non-lecteurs parce qu’ils ont appris que tout livre qu’on leur donne en leur disant que c’est un bon livre sera ennuyeux à lire. Et comme la science-fiction était régulièrement tournée en ridicule, de même que la romance, ils ont appris que, si d’aventure ils aiment un livre, ils devraient en avoir honte parce que les livres qu’ils aiment sont de la mauvaise littérature. »



DRIVE-IN : L’INVASION DES MORTS-VIVANTS (1966)

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L’INVASION DES MORTS-VIVANTS (The Plague of the Zombies)
Année : 1966
Réalisateur : John Gilling
Scénario : Peter Bryan
Production : Anthony Nelson Keyx (Hammer Film Productions)
Musique : James Bernard
Pays : Royaume-Uni
Durée : 86 min
Interprètes : André Morell, Diane Clare, John Carson…

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L’INVASION DES MORTS-VIVANTS est sûrement l’un des meilleurs films hammeriens de John Gilling. Si l’on excepte son tout dernier film, LA CRUZ DEL DIABLO (1974) interprété par Paul Naschy, on retrouve d’ailleurs ce même soucis du détail gothique cher à Terence Fisher dans les derniers grands films de Gilling : LA FEMME REPTILE (1966) et DANS LES GRIFFES DE LA MOMIE (1967). Tout comme dans LA GORGONE (1964) dont Gilling a écrit le scénario pour Terence Fisher. Et comme dans ces films précédents, L’INVASION DES MORTS-VIVANTS laisse s’insinuer dans un univers victorien, une forme d’exotisme macabre et ancestral à base de croyances issues de contrées lointaines. Et dans ce cas précis, il s’agit du vaudou.

L’intrigue : Dans un petit village des Cornouailles, de nombreuses morts inexpliquées attirent l’attention du professeur Forbes, qui vient accompagné de sa fille Sylvia. Venant en aide au docteur du village, ils découvrent le comportement renfermé des habitants et font la connaissance d’un châtelain mystérieux, Lord Hamilton…

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Le titre français est évidemment très racoleur au regard du titre original, plus alambiqué et pointu comme un couteau de chirurgie (THE PLAGUE OF THE ZOMBIES : la peste des zombies). Et il s’agit bien de contamination du sang par le biais du vaudou dans un but d’envoûtement esclavagiste, un thème qui ramène à WHITE ZOMBIE (1931). Il faut aussi compter sur George A. Romero qui a complètement épuré le thème du zombie en cette fin des années 60 avec LA NUIT DES MORTS-VIVANTS (1968), bien qu’on retrouve encore quelques traces hybrides du zombie vaudou en Angleterre, lorsque l’A.I.P. décide de co-produire LE CERCUEIL VIVANT (1969, The oblong box), pour conclure son cycle d’Edgar Poe, démarré avec LA CHUTE DE LA MAISON USHER (1960).

Quant à L’INVASION DES MORTS-VIVANTS, il s’agit d’une perle gothique vénéneuse avec des maquillages très réussis. Et la couleur cadavérique bleutée est de mise, une couleur que l’on retrouvera d’ailleurs tout au long des années 80 dans les films du genre.

- Trapard -

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CHILDREN SHOULDN’T PLAY WITH DEAD THINGS (1972)

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CHILDREN SHOULDN’T PLAY WITH DEAD THINGS (1972)

Tout le paradoxe du début de la carrière de Bob Clark est dans ce titre enfantin de film d’horreur : CHILDREN SHOULDN’T PLAY WITH DEAD THINGS. Je ne m’attarderais pas sur ce qu’a réalisé Bob Clark après les années 80 que je trouve nettement plus conventionnel que ses débuts hésitants. En effet, après un petit conte de fées pour enfants avec THE EMPREROR’S NEW CLOTHES, Bob Clark a 19011107402515263616072078 dans Fantastiqueenchaîné en se jetant à pieds joints dans le cinéma de pure exploitation érotique, avec un film sexy plutôt « couillu » si j’ose dire, avec  SHE-MAN (1967). Pour comprendre ce film, il faut penser qu’une poignée de cinéastes américains cherchaient à concurrencer le succès de l’érotisme à l’européenne au milieu des années 60. Ainsi Russ Meyer lança sa série de films aux comédiennes à fortes poitrines, mettant en vedette Lorna Maïtland, par exemple. Joseph P. Mawra, lança quand à lui la série des Olga et ses call-girls criminelles, avec OLGA’S HOUSE OF SHAME (1964), OLGA’S GIRLS (1964) et OLGA’S DANCE HALL GIRLS (1969), un genre repris au Japon par Seijun Suzuki et par le « pink eiga ». Quand à Bob Clark, il n’a fait que développer les premiers essais du cinéma transgenre et travesti lancé par Ed Wood avec GLEN OR GLENDA (1953). Ce SHE-MAN est un peu bancal et oublié, mais il pourrait bien définir l’écart entre un film pour enfants et un film érotique spécialisé, et pourrait nous laisser imaginer l’originalité et la quête de créativité derrière CHILDREN SHOULDN’T PLAY WITH DEAD THINGS, sorte de film grindhouse complètement improbable et aux allures d’essai hippie macabre.

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L’intrigue : Une troupe de théâtre dirigée par Alan, un maître de cérémonie aussi spécial que souriant dans ses réparties, se donnant un air supérieur du fait de sa place de metteur en scène, se rend sur une île déserte réputée pour son cimetière, afin d’y répéter une pièce et plus particulièrement une scène visant à la résurrection des morts, sans se douter que leurs incantations vont réellement fonctionner et réveiller les cadavres du cimetière. Alan compte bien répéter une scène importante de sa pièce impliquant la résurrection des morts. Ils vont ainsi passer par le cimetière avant d’aller s’installer dans la maison du gardien du cimetière, vide de tout habitant…

19011107440615263616072079Les deux films suivants de Bob Clark sont plus que cultes et très bien édités en France : LE MORT-VIVANT (1974, Dead of Night) avec son jeune G.I. zombie traumatisé par la guerre du Vietnam. Et surtout BLACK CHRISTMAS (1974) considéré comme étant le film ayant défini les codes du Slasher. Et en dehors des ses deux comédies typiques des années 80 et à l’humour un peu limite (PORKY’S 1 et 2), je connais mal le reste de la carrière de Clark.

Pour en revenir à CHILDREN SHOULDN’T PLAY WITH DEAD THINGS, le film ressemble à un conte macabre pour adultes, avec une première heure malheureusement trop bavarde avec de grands élans de mégalomanie de la part du maître de cérémonie. La dernière demi-heure étant la plus jouissive pour un fan de films d’horreur, puisque les zombies jaillissent en nombre de leurs tombes, et c’est le massacre finalement tant attendu qui commence. Et ces zombies-là aiment le cerveau bien juteux, et le cerveau d’un idiot, d’un prétentieux ou d’un génie, ça ne fait plus de différence.

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La fin du film se conclut dans une vieille maison encerclée par les cadavres, un type de scénario en huis-clos devenu inéluctable dans les années 70 depuis LA NUIT DES MORTS-VIVANTS (1968) de George A. Romero. En même temps, si vous étiez attaqué par une horde de zombies, que feriez-vous vous-mêmes ? Vous creuseriez un trou dans le sable ? Une question qui me rappelle tous ces mauvais films où un idiot poursuivi par une voiture court sur une route bordée de champs de maïs ou d’arbres, mais, comme par je ne sais quelle fatalité scénaristique, l’idiot reste toujours au milieu de la route…

- Trapard -

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Dr MORBIUS et Mr SUIBORM – part.1

Dr MORBIUS et Mr SUIBORM - part.1 dans Blog 19011012571815263616070776

Ce sera en cette année 2019 que Les Échos d’Altaïr (LEA) fêteront leurs 10 ans d’existence. À cette occasion, Mr Suiborm a préparé une série d’entretiens avec Dr Morbius, l’administrateur de ce blog, question d’en savoir plus sur ce personnage secret, ses blogs, ses goûts, ses passions, ses envies, ses espoirs, ses craintes, ses amis, ses ennemis… Rien ne lui sera épargné, il devra passer sur le grill et répondre à toutes les questions en faisant preuve de franchise… Réussira-t-il les épreuves avec succès ? Rien n’est joué ! Aujourd’hui, pour ce premier entretien, nous parlerons des Échos d’Altaïr, le blog, de ses contributeurs, de sa page et de son groupe Facebook, mais aussi de CosmoFiction et du Club des Entités de la 13e Dimension, les deux autres blogs de LEA…

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Dr Morbius et Mr Suiborm

- LEA ET SES BLOGS -

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Salut Dr Morbius !

Salut Mr Suiborm. Si je puis me permettre, et avant qu’on commence, tu me qualifies de « personnage secret ». Je pense sincèrement que dès le départ on en sait beaucoup plus sur moi que sur toi ! Qui es-tu vraiment, toi, Mr Suiborm ? « Suiborm » qui est d’ailleurs l’anagramme de Morbius ! Pas très original, ça !

Oui, mais désolé, on n’inverse surtout pas les rôles, seulement les lettres dans les mots : ici c’est MOI qui pose les questions et c’est TOI qui y réponds, Dr Morbius. Hé, hé ! Alors d’abord merci de te jeter la tête la première dans la gueule du loup !

Ah, d’accord, ça s’annonce bien alors ! (rires)

19011001055615263616070781Non, ne t’inquiète pas Dr Morbius. Aujourd’hui on ne parlera pas de toi, pas encore, mais de tes blogs, et en particulier de celui-ci, bien sûr, puisqu’il fêtera ses 10 ans en décembre 2019. On va faire un petit état des lieux si tu veux bien. Mais tout de suite, j’ai envie de te demander : comment sont nés Les Échos d’Altaïr ?

Quand j’ai quitté le Sci-Fi Club de Nouvelle-Calédonie en 1996, après dix années de présidence de l’association, il y a eu un grand vide. J’ai tout d’abord voulu refonder une association, qui devait s’appeler « Futur Immédiat », mais le projet est vite tombé à l’eau alors qu’il semblait plutôt bien parti. Je ne vais pas revenir sur son histoire car j’en ai déjà parlé ici. Ensuite il y a eu une longue traversée du désert…

Tu veux dire de la déprime ?

Oh non, simplement je n’envisageais plus rien en rapport avec l’Imaginaire. Mais comme j’ai toujours été un éternel passionné, je ressentais de plus en plus le besoin de parler SF, Fantastique… et ce vide était comme un gouffre qu’il me fallait combler ! Impossible de résister à la tentation de refaire quelque chose. J’ai alors envisagé un blog. Je pensais que jamais je n’y arriverais car l’informatique et moi…

Tu veux dire que toi, passionné de SF, tu es allergique à la technologie ?

C’est exactement ça. Tu sais, je viens tout juste de m’acheter un smartphone, c’est dire…

« Comme j’ai toujours été un éternel passionné, je ressentais de plus en plus le besoin de parler SF, Fantastique… »

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Article paru à l’époque dans Les Nouvelles Calédoniennes.

Mais alors comment as-tu fait pour créer ce blog ?

Eh bien tout simplement en me renseignant, en cherchant sur Google. Et j’ai fini par me rendre compte que je n’avais finalement strictement rien à faire, que du prêt-à-porter informatique existait ! Je suis alors tombé sur la plateforme Unblog.fr qui proposait des blogs tout prêts à l’emploi. Il suffisait de choisir son thème, sa couleur, etc. C’est comme ça que tout est parti, un 15 décembre 2009. Et je peux te dire que j’étais heureux de m’y mettre ! 

Regrettes-tu depuis ?

Ah non, absolument pas !

Tu vois Dr Morbius, c’est pas si mal l’informatique !

Oui, surtout que j’ai beaucoup appris sur le tas ! Mais je reste encore un gros nullard dans ce domaine, tu sais.

Et les débuts des Échos d’Altaïr, c’était comment ?

C’était au moins une publication tous les jours, si ce n’était pas deux, sans exception, et ça a duré ainsi des années ! J’étais malade si je ne publiais pas au moins un truc par jour ! Puis la cadence s’est ralentie, moins de temps, moins d’inspiration et souvent moins de motivation. En plus, comme tu le sais déjà, j’ai ensuite créé CosmoFiction, en 2014, puis Le Club des Entités de la 13e Dimension, en 2017, ce qui n’a pas arrangé les choses pour publier régulièrement. Sans compter mon métier d’enseignant, priorité absolue, qui m’a toujours pris énormément de temps et d’énergie, et en plus le blog de ma classe de CM2…

Il me semble qu’au début tu étais seul à travailler sur Les Échos d’Altaïr.

Oui, tout à fait. Il n’y avait que moi, moi, moi et encore moi ! Puis, un beau jour, Trapard est arrivé, et puis d’autres ont suivi petit à petit.

On reparlera tout à l’heure de tes contributeurs. Mais aujourd’hui en 2019, Les Échos d’Altaïr, c’est quoi ?

C’est plus de 2700 publications, plus d’une centaine de catégories, des contributeurs calédoniens, métropolitains et belges, un groupe et une page Facebook, un compte Twitter, un autre sur Pinterest, une chaîne YouTube et deux autres blogs : CosmoFiction et Le Club des Entités de la 13e Dimension.

« Les statistiques du blog, on en reparlera ! »

C’est aussi plus de deux millions de visites au compteur !

Oui, alors là, les statistiques du blog, on en reparlera ! J’ai mis beaucoup de temps avant de comprendre leur fonctionnement car la logique d’Unblog.fr est un peu particulière ! Si tu veux, le compteur du blog prend en compte non seulement toutes les visites « humaines », si je puis dire, mais aussi toutes celles des robots Google censés « circuler » à travers le Net pour recenser et répertorier les publications des sites… Il compte aussi les spams qui, une chance, sont régulièrement bloqués pour ne pas apparaître dans les commentaires car ils sont très nombreux ! Il me compte moi aussi à chaque fois que je reviens sur le blog, non pas dans la même journée, là ça compte pour une fois, mais dès le lendemain il me recompte, comme si j’étais un p’tit nouveau fraîchement débarqué ! Ce qui fait que savoir exactement combien de personnes sont passées sur le blog depuis sa création en 2009 demeure une affaire très compliquée. Il fut un temps, par exemple, où les stats m’indiquaient entre 500 à 700 visites par jour ! Aujourd’hui il m’en indique entre 200 et 400…

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Ci-dessus : Statistiques des 30 derniers jours à 9h du matin de ce 10/01/19. Cliquez pour agrandir.

Ce serait pas à cause du manque de publications ? Je veux dire, le rythme s’est tout de même vachement ralenti sur Les Échos d’Altaïr…

Oui et non. Il est vrai que, comme je le disais précédemment, on publie beaucoup moins depuis déjà plus d’un an… Cependant, actuellement, c’est-à-dire durant mes vacances (rires) on publie un peu plus, ce qui est logique puisque j’ai davantage de temps à consacrer aux blogs, alors j’en profite ! Pour travailler sur Les Échos d’Altaïr, CosmoFiction et Le Club des Entités de la 13e Dimension, j’ai besoin désormais de temps libre : les week-ends, les vacances… parce que j’ai besoin aussi de souffler avec mon métier. La semaine, hors congés, il n’est plus question aujourd’hui de taper un article par jour ! Je rentre crevé du boulot, en plus j’ai tout à préparer pour le lendemain. Le métier d’enseignant, c’est bien connu, c’est faire et défaire…

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Ci-dessus : Statistiques des visites mensuelles de janvier 2018 à janvier 2019. Cliquez pour agrandir.

Cette désertion est peut-être aussi due à une certaine rengaine qui s’est instaurée sur le blog, non ?

Les internautes, du moins les fidèles, savent ce qu’ils vont trouver en venant ici. Les Échos d’Altaïr, c’est d’abord un blog amateur et non un site professionnel. Voilà pourquoi, d’ailleurs, nous parlons souvent à la première personne dans nos articles. Nous avons nos rubriques, nos sujets qui nous sont chers. Si l’internaute n’est pas satisfait en venant sur Les Échos d’Altaïr, il peut toujours aller voir ailleurs sur le Net. Ce ne sont pas les sites spécialisés qui manquent.

« Se faire plaisir et, si possible, faire plaisir aux autres ! »

Justement, quelle est la ligne éditoriale du blog ?

Se faire plaisir et, si possible, faire plaisir aux autres ! (rires) En fait, chacun est libre de publier ce qu’il veut, à partir du moment où l’on reste dans le vaste domaine de l’Imaginaire. On a toujours été davantage ciné et séries TV parce que ce sont là nos premières passions, mais on n’en oublie pas pour autant les bouquins, les BD, les arts graphiques, etc., car tout cela aussi nous passionne !

19011001425715263616070794Il est vrai que le cinéma occupe une place importante sur Les Échos d’Altaïr, en particulier le « vieux » cinéma. On trouve peu de critiques sur des films récents. Pourquoi ?

Pour le cinéma d’aujourd’hui, on trouve de très bons sites et de très bons magazines spécialisés. Pourquoi parler ici de ce que tout le monde trouve ailleurs ? Nous, on préfère s’attarder davantage sur un cinéma que beaucoup ont oublié, voire même que beaucoup ne connaissent pas du tout. Je pense notamment aux jeunes générations qui ne vivent qu’à l’heure des films aux effets spéciaux numériques et qui s’abreuvent des produits commerciaux diffusés sur SyFy, pour ne pas la citer… Ces jeunes générations de fantasticophiles, de geeks, n’ont souvent aucune connaissance du passé, des classiques, des œuvres cultes qui ont inspiré par exemple des Lucas, des Spielberg, des Cameron et tant d’autres. Va parler de Ray Harryhausen ou de Roger Corman à un jeune d’aujourd’hui, pas sûr qu’il les connaisse même s’il est passionné par l’Imaginaire… L’un des autres buts des Échos d’Altaïr, en particulier grâce à Trapard, c’est aussi de faire découvrir des œuvres cinématographiques rares, voire inconnues du grand public. J’en profite pour dire que si nous avions l’équivalent de Trapard dans le domaine littéraire, ce serait merveilleux. Malheureusement on attend toujours un(e) volontaire !

19011001541615263616070801Donc Les Échos d’Altaïr c’est un peu, aussi, un devoir de mémoire ?

Il y a de ça, en effet ! Mais attention, il ne faudrait pas résumer Les Échos d’Altaïr à un musée de l’Imaginaire d’antan, ce serait une grossière erreur ! On a pour ça Le Club des Entités de la 13e Dimension ! L’Imaginaire d’aujourd’hui a toujours eu sa place sur le blog. On parle régulièrement, à travers des affiches ou des bandes-annonces, des films ou des séries TV récemment sortis. Et puis Di Vinz nous écrit parfois des critiques sur des films d’actualité. De même, nous parlons beaucoup des parutions littéraires récentes.

Quand tu as créé Les Échos d’Altaïr, tu avais dans l’esprit d’en faire une sorte d’encyclopédie sur l’Imaginaire ?

Non, absolument pas. Comme je l’ai déjà dit, c’était d’abord pour parler de ma passion et me faire plaisir. Maintenant c’est sûr que, vu le nombre de publications dans des domaines aussi variés que le cinéma, les séries télévisées, les livres, les arts graphiques, les musiques de films, les robots, les vaisseaux, les monstres, les vêtements à travers la SF, etc., on couvre une large gamme, et donc, sans le vouloir, on devient d’une certaine façon, forcément, une petite et modeste « Encyclopedia Galactica » ! (rires)

« Chacun est libre d’écrire ce qu’il veut, et de la manière qu’il veut, sur le sujet de son choix. »

Combien de chroniqueurs, de contributeurs, travaillent aujourd’hui sur Les Échos d’Altaïr ?

Ça varie constamment. Certains sont là depuis les débuts, comme Trapard du Cri du Cagou. D’autres ont apporté leur pierre à l’édifice et s’en sont allés au bout d’un certain temps, de leur plein gré. Certains disparaissent pendant longtemps et puis reviennent un beau jour ! Chacun est libre de venir et de repartir quand il le désire. De même, chacun est libre d’écrire ce qu’il veut, et de la manière qu’il veut, sur le sujet de son choix, à condition, toujours, de demeurer dans le domaine de l’Imaginaire. Et même si Les Échos d’Altaïr c’est d’abord la SF, on y trouve aussi du Fantastique, de la Fantasy, de l’Horreur, du Gore… Si, si, du Gore aussi si on cherche bien ! (rires) Actuellement, en dehors de l’ami Trapard, on trouve surtout Carine, Marie-Laure et Antipathes parmi les contributeurs. Di Vinz réfléchit à une nouvelle façon de présenter ses critiques de films. Skarn a disparu du blog depuis belle lurette mais reste très actif dans le groupe Facebook. En tout cas, je ne les remercierai jamais assez pour leur contribution efficace !

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Morbius et Trapard au Week-End Geek 2014.

Ces participants sont venus d’eux-mêmes ou tu es allé les chercher?

La plupart du temps je vais les chercher ! Ils sont trop timides (rires). Ça part souvent d’une critique qu’un membre du groupe Facebook a rédigé sur un film, une série ou un livre. Il la poste dans le groupe et alors je lui demande l’autorisation de la reprendre pour la publier sur le blog. Je n’ai jamais eu de refus, du moins jusqu’à présent ! Après, il y a ceux qui n’ont publié qu’une fois ou peu de fois sur le blog, dans ce cas leurs textes sont répertoriés dans la catégorie Publifan, et puis il y a ceux qui finalement se prennent au jeu et accepte qu’on les publie régulièrement. Tous leurs articles sont dans ce cas enregistrés dans une catégorie à leur nom en plus de la catégorie dans laquelle l’article a été publié. Sinon, en dehors du groupe Facebook des Échos d’Altaïr, il m’est déjà arrivé, une fois seulement, de proposer à un membre d’un autre groupe de publier sur le blog.

Et il a accepté ?

Oui, c’était pour la critique de THE ORVILLE. Il était membre du groupe de L’Écran Fantastique.

As-tu déjà envisagé de t’associer à un autre site pour publier ?

On me l’a justement proposé il y a quelques mois, à la suite de mon article Quelque chose a cassé en moi. Mais comme je ne voyais pas comment m’organiser et en quoi, précisément, cela consisterait, j’ai préféré refuser poliment. Et puis je ne pense pas que ce serait une bonne idée. Je préfère garder une certaine indépendance, pour ne pas dire une certaine liberté…

« Je suis un très grand fan des années 80 ! »

Dr Morbius, Les Échos d’Altaïr c’est aussi deux autres blogs : CosmoFiction et Le Club des Entités de la 13e Dimension. Pourquoi deux autres blogs en plus de celui-ci ?

19011004135315263616070880Eh bien, pour CosmoFiction, c’est parce que je suis un très grand fan des années 80 ! J’ai vécu mes moments les plus merveilleux durant cette formidable période : la création du Sci-Fi Club de Nouvelle-Calédonie, le lancement de CosmoFiction Fanzine et bien sûr la découverte de certains des plus grands films de l’histoire de la SF et du Fantastique avec BLADE RUNNER, TRON, MAD MAX, E.T., POLTERGEIST, LES AVENTURIERS DE L’ARCHE PERDUE, PREDATOR, ROBOCOP, LES GRIFFES DE LA NUIT… J’avais besoin de replonger dans ces glorieuses années 80 grâce à un blog, et j’ai donc finalement décidé de ressusciter le fanzine CosmoFiction d’époque sous la forme d’un site internet ! Et puis, CosmoFiction, c’est énormément de bons souvenirs.

C’est pourtant, actuellement, celui que tu négliges le plus…

C’est vrai et c’est bien de me le rappeler… Mais, vois-tu, le problème de CosmoFiction, c’est qu’au début nous nous étions mis d’accord pour le faire à plusieurs. On avait reconstitué une partie de la rédaction du fanzine. J’avais en plus l’assurance de la participation de tous ceux que j’avais contactés. Et puis voilà, aujourd’hui je me retrouve tout seul aux commandes, avec parfois la contribution, fort appréciée, de Tom Phénix du site  Monsters Squad.

Ce sont des choses qui arrivent…

Oui, mais dans ce cas on n’avait qu’à me dire non dès le départ !

C’est parce que tu les impressionnes ! Envisages-tu alors d’arrêter CosmoFiction ?

Oui, l’idée m’a déjà effleuré l’esprit ces derniers temps.

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Oh ! À ce point ? Ce serait tout de même bien dommage ! Dr Morbius, ressaisis-toi !

Autant Les Échos d’Altaïr étaient dès le départ l’affaire d’une personne, et puis c’est devenu, au fil du temps, l’affaire de plusieurs, ce que je ne regrette pas le moins du monde bien sûr. Autant CosmoFiction était, quant à lui, dès le départ, l’affaire de plusieurs. J’ai parfois l’impression d’avoir été un peu trahi ! (rires)

Et pourquoi avoir créé Le Club des Entités de la 13e Dimension (CE13D) qui, lui, se porte bien mieux que CosmoFiction il me semble ? 

19011004193615263616070881Je m’éclatais tellement en m’occupant de la rubrique du CE13D sur Les Échos d’Altaïr que j’ai eu envie de créer un blog sur cette SF vintage que j’adore plus que tout ! Il faut savoir que je suis très fan de cette science-fiction à l’ancienne, celle des pulps, qu’elle s’avère folle ou sérieuse. Je me régale sans cesse de ses images, de ses films, de ses éternels clichés ou stéréotypes ! J’ai un profond respect pour elle, il ne faut surtout pas croire qu’on se moque d’elle lorsque, par exemple, on publie un Dataprofile ou un Retromad. En fait on s’amuse avec elle sans aucune volonté de la ridiculiser. Mais quand on tombe sur un « volatile alien géant » issu du film THE GIANT CLAW, c’est un peu normal d’en rire, non ?

« J’ai volontairement créé un titre complètement tordu. »

Tu as, il me semble, plusieurs contributeurs sur le CE13D ?

Il y a pour l’instant Arganthiop, Ivros, Xefom et SF Prototype, des entités cosmiques sur lesquelles je peux toujours compter !

Quand tu parles comme ça, « entités cosmiques », « 13e dimension », tu n’as pas peur qu’on te prenne pour un fou, Dr Morbius ?…

Les gens me prennent comme ils veulent. S’ils sont suffisamment idiots pour s’imaginer que le CE13D est une secte, un club rassemblant des adeptes du New Age ou un groupe travaillant sur le paranormal à travers des entités, c’est non seulement qu’ils n’ont strictement rien compris, mais aussi qu’ils n’ont rien à faire sur le blog et qu’en plus ce sont eux les fous, pas moi ! Moi, j’ai volontairement créé un titre complètement tordu, dans le genre de ceux que l’on pouvait parfois trouver pour des nanars du genre LES ZOMBIES DE LA STRATOSPHÈRE, parce que le CE13D est un éternel hommage à toutes ces œuvres folles, qu’elles soient cinématographiques ou non.

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Pour revenir aux Échos d’Altaïr, existe-t-il un blog du même genre en Nouvelle-Calédonie ?

Non, pas à ma connaissance. Je sais que le Sci-Fi Club devait lancer un site, mais je crois que le projet est mis entre parenthèses.

Tant mieux pour toi alors !

Non, je ne le vois pas comme ça à vrai dire. Au contraire, je pense qu’il serait intéressant d’avoir des liens entre ces sites, si celui du Sci-Fi Club se faisait un jour, bien sûr, puisque nous avons toujours eu comme but, le Sci-Fi Club et Les Échos d’Altaïr, de promouvoir l’Imaginaire dans tous ses domaines.

Des membres du Sci-Fi Club participent-ils aux Échos d’Altaïr ?

En ce qui concerne le blog, non, aucun. Quant au groupe Facebook de LEA, il y en a quelques-uns.

Les Échos d’Altaïr sont-il bien connus en Nouvelle-Calédonie ?

Je suis toujours surpris de découvrir, lors des Week-End Geek organisés par le Sci-Fi Club, nombre de personnes, jeunes ou vieilles, qui me disent connaître le blog ! Elles le suivent ou elles sont tombées dessus par hasard à l’occasion d’une recherche sur Internet. Oui, Les Échos d’Altaïr sont de plus en plus connus sur le Caillou, mais pas suffisamment à mon goût car il y a aussi  les personnes qui passent au stand et qui me disent : « Cékoi ça ? » (rires) Cependant, nous recevons toujours beaucoup de félicitations, et franchement ça fait chaud au cœur, crois-moi !

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Ci-dessus : Le stand des Échos d’Altaïr au Week-End Geek 2017. Cliquez pour agrandir.

C’est sûr. Es-tu bien référencé sur Google ?

Pas assez à mon goût. Mais il m’arrive de tomber sur nos propres articles lorsque je fais des recherches !

Combien de temps passes-tu sur un article ?

Tout dépend de l’article en question. Il faut parfois faire de longues recherches sur Internet, dans des livres de référence, pour dénicher les informations, vérifier ses sources… Par exemple, mon record a 19011004484715263616070884été le dossier Vaisseaux. J’ai passé plusieurs semaines dessus, qu’il s’agisse de la première comme de la deuxième partie. J’ai bien sûr pris tout mon temps pour le peaufiner. Quand je réalisais les fiches films, il me fallait une bonne matinée. Sur le CE13D, le plus long à préparer sont les Dataskann qui nécessitent de nombreuses recherches dans des encyclopédies, dictionnaires thématiques, etc.

As-tu déjà censuré des articles écrits par tes contributeurs ?

Ah non, jamais, mais corrigés, oui ! (rires) C’est plus fort que moi en tant qu’enseignant ! Ce qui ne veut pas dire que je ne fais pas de fautes, loin de là… Il y en a certainement déjà ici en recopiant ton interview ! Le français est une très belle langue, mais chaque phrase est truffée de pièges, notamment lorsque le C.O.D. est placé avant l’auxiliaire « avoir ». Que ça me prend la tête ce truc là !

Avec quoi tu t’éclates le plus sur le blog ?

Avec les mises en page ! J’adore chercher les photos, les recadrer si nécessaire, les positionner dans l’article avec le texte qui a également toute son importance dans la présentation. Malheureusement un blog comme celui-ci offre très peu de liberté dans l’originalité, le choix des polices, leurs tailles et leurs couleurs. C’est vraiment le minimum du minimum.

« Ils ont presque réussi à m’écœurer de STAR WARS. »

Les Échos d’Altaïr sont également présents sur les réseaux sociaux : Facebook, Twitter… Je sais que tu as carrément supprimé, il y a quelques mois, le premier groupe Facebook des Échos d’Altaïr, c’est-à-dire Les Échos d’Altaïr IV, qui regroupait tout de même plus de 400 membres ! Que s’est-il passé pour en arriver là ?…

J’en avais plus que marre des donneurs de leçon, des pseudos spécialistes qui se la pètent très fort, des trolls, des grincheux éternels, bref, des emmerdeurs qui 19011004553515263616070885plombaient constamment l’ambiance ! Ils étaient peu nombreux, certes, mais suffisamment pour polluer considérablement la communauté altaïrienne. Le groupe était parti en vrille un peu avant, mais surtout après la sortie de STAR WARS VIII : LES DERNIERS JEDI. Plus personne ne respectait l’avis de l’un comme de l’autre. Les propos étaient devenus agressifs, et certains aimaient régulièrement provoquer les conflits. Non seulement ils ont presque réussi à m’écœurer de STAR WARS alors que je suis fan depuis la sortie du premier film en 1977, mais en plus ils m’ont convaincu de tirer la chasse d’eau… C’est ainsi que 411 membres ont été éliminés un par un avant la fermeture définitive du groupe. Je préférais repartir à zéro, d’autant plus que sur 411 Altaïriens seule une petite douzaine participait activement… J’ai donc prévenu tout le monde avant fermeture et indiqué comment se réinscrire dans le nouveau groupe : Le Groupe d’Altaïr IV. Au moins celles et ceux qui reviendraient seraient forcément motivés pour le faire ! Les autres pourraient toujours se contenter de la page. Aujourd’hui nous ne sommes plus qu’une cinquantaine, mais au moins l’ambiance est redevenue conviviale.

Et si ça se reproduisait ? C’est un peu le problème de tous les groupes, non ?

Le règlement nouveau l’indique désormais clairement : dès le premier propos agressif on est éliminé du groupe. On peut très bien ne pas être d’accord mais se respecter et respecter l’avis d’autrui. Les moqueries, les propos acerbes et compagnie, c’est bel et bien fini dorénavant dans notre groupe. 

En dehors de Trapard, il y a visiblement peu de commentaires d’internautes sur ton blog. Comment l’expliques-tu ?

Ils sont peut-être comme moi : je ne poste jamais de commentaires sur les sites spécialisés en SF et Fantastique. Je n’ai pas ce réflexe, ce qui est dommage, évidemment, car les commentaires sont toujours très appréciés. Ça m’est arrivé très peu souvent, uniquement à mes débuts sur Internet, en 2007. Ensuite, pour Les Échos d’Altaïr, il y a peut-être la contrainte de remplir un cadre d’informations avant de pouvoir laisser un commentaire… Voilà qui peut en décourager certains.

19011005025115263616070886As-tu déjà reçu des commentaires négatifs, voire agressifs ?

Oui, bien sûr, cependant ils ne représentent même pas une dizaine depuis l’existence du blog. 

Les as-tu publiés ?

Je ne publie que ceux qui ne sont pas agressifs, en outre uniquement ceux qui sont argumentés et constructifs. Les autres atterrissent directement à la corbeille.

As-tu prévu quelque chose cette année pour fêter les 10 ans de ton blog, Dr Morbius ?

Eh bien non, pour l’instant je n’ai pas d’idée. Si tu en as, mon cher Mr Suiborm, je suis preneur ! 

On va y réfléchir. Mais dis-moi, mon cher Dr Morbius, il serait peut-être temps d’arrêter là notre passionnante conversation !

Oui, il serait temps en effet ! J’espère qu’il y a d’ailleurs encore quelqu’un pour nous lire ! (rires)

Merci à toi, Dr Morbius, et à la prochaine fois !

Merci Mr Suiborm. Au plaisir !

- Mr Suiborm -

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LA DIXIÈME VICTIME (1965)

LA DIXIÈME VICTIME (1965) dans Cinéma 19010904322515263616069697

LA DIXIÈME VICTIME (1965)

LA DIXIÈME VICTIME est un petit classique du cinéma de science-fiction italien, sorti la même année que le FAHRENHEIT 451 de François Truffaut, et là où le Français préférait adapter Ray Bradbury, Elio Petri s’est attaqué à l’œuvre de Robert Sheckley.

À savoir que Sheckley a écrit deux nouvelles futuristes de chasse à l’homme face aux médias : « La Septième Victime » en 1953, qu’Elio Petri a adapté en 1965. Puis « Le Prix du danger » en 1958 dont la télévision allemande a produit « Le jeu des millions » en 1970, réalisé par Tom Toelle. Puis Yves Boisset en a réalisé le célèbre film éponyme, sorti en 1983. La même année, Joe D’Amato reprend le thème de la nouvelle pour le film futuriste, « Le Gladiateur du futur » (1983) et Luco Fulci fait de même avec « 2072, Les Mercenaires du futur » en 1984. Puis Stephen King a écrit une déclinaison de la nouvelle de Sheckley avec « Running Man » en 1982, dont est tiré le film de Paul Michael Glaser, avec Arnold Schwarzenegger sorti en 1987.

19010904350415263616069700 dans Science-fiction

La grande différence entre le FAHRENHEIT 451 de Truffaut et le film futuriste d’Elio Petri vient du style nerveux et « Arty » de la réalisation du cinéaste italien. D’ailleurs, ce même style nerveux ajouté à une politisation extrême remplaceront peu à peu l’univers graphique des films de Petri des Sixties, avec UN COIN TRANQUILLE À LA CAMPAGNE (1969), ENQUÊTE SUR UN CITOYEN AU-DESSUS DE TOUT SOUPÇON (1970) et LA CLASSE OUVRIÈRE VA AU PARADIS (1971). Mais la déshumanisation que peuvent engendrer le besoin de reconnaissance par les médias est déjà très présente dans LA DIXIÈME VICTIME. Les années 60 sont aussi les grands débuts de la télévision telle que la vouait déjà Silvio Berlusconi.

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L’intrigue : Dans un futur proche, les gouvernements ont décidé de canaliser les pulsions meurtrières de leurs concitoyens afin d’éviter de nouveaux conflits. Pour cela, une « grande chasse », à laquelle chacun peut participer, a été organisée. Les règles sont simples : chaque participant doit survivre à 10 chasses, en étant alternativement le chasseur et la proie, les rares personnes qui y parviennent devenant riches et célèbres. Caroline, une Américaine, en est à sa 10e et dernière participation. Pour triompher de cette ultime épreuve, elle doit tuer sa proie, un Italien nommé Marcello qui a 6 victoires à son actif. Désireuse de maximiser ses gains, Caroline passe un contrat avec une compagnie de thé pour que la mise à mort se fasse dans un lieu romain prestigieux, au beau milieu du tournage d’un spot publicitaire…

Les deux stars du film sont Marcello Mastroianni teint en blond, et Ursula Andress toujours aussi belle et d’apparence froide et dominatrice. Au début du film, elle n’hésite pas à tuer un homme avec deux revolvers cachés dans les balconnets de son soutien-gorge, comme le feront aussi la même année, les  BIKINI MACHINE du Docteur Goldfoot.

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Comme dans ses meilleurs films, ou en tout cas dans les plus connus en France (LA DOLCE VITA, LA GRANDE BOUFFE, FELLINI ROMA…), Marcello Mastroianni s’appelle… Marcello. Sûrement pour renforcer les conflits culturels italo-américains du couple.

On les suit une grosse partie du film, tel un duo « chasseur-chassé », flirtant ensemble pour apprendre à mieux se connaître, et comme pour chercher à déceler les failles de l’un et de l’autre. Jusqu’à en désacraliser même complètement l’image de l’affectif, du couple et de la famille à l’italienne.

19010904411615263616069703Plus définitif que les adaptations du « Prix du danger », LA DIXIÈME VICTIME montre le thème de la mort avec un recul blasé et amusant, l’élimination d’une « victime » se planifiant et s’orchestrant avec maestria, longtemps à l’avance. Ici, il n’est jamais question d’improvisation, ni de liberté de mouvements (un thème qui ressemble aux actuelles polémiques autours des caméras de surveillance). Et finalement, seuls les sentiments semblent vouloir se frayer un espace vital propre dans ce grand cirque politico-médiatique. Mais est-ce que cela ne fait pas partie des règles de ce grand jeu ?

Et d’une certaine manière, la « mort », le nombre de chasses, les chasseurs et les victimes, la tromperie et le regard d’autrui, tout cet ensemble ressemble très fort aux limites dans l’émancipation de la jeunesse au cours des années 1960.

- Trapard -

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IMAGINART – JAROSLAW JASNIKOWSKI

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Jarosław Jaśnikowski est un peintre polonais né en 1976, adepte du surréalisme et du steampunk. Il débute dans la peinture en 1991 et se spécialise dans la science-fiction. Mais c’est au 19010807451715263616068669 dans Imaginartmilieu des années 1990 qu’il découvre le surréalisme à travers les œuvres de Salvador Dali et d’autres peintres.

Jarosław Jaśnikowski décide de se consacrer au surréalisme et au réalisme fantastique après avoir visité, en 1998, l’exposition Wojtek Siudmak, autre peintre polonais qu’il rencontrera.

« Dans ses peintures, l’auteur présente des mondes alternatifs, les soumet à des lois de la physique complètement différentes, se moquant de la gravité ou des propriétés de la matière. La peinture de Jaśnikowski se caractérise également par la passion de l’auteur pour toutes sortes de véhicules et de machines fantastiques, ainsi que par l’amour du gothique. » (Wikipédia)

- Morbius – (morbius501@gmail.com)

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