CHILDREN SHOULDN’T PLAY WITH DEAD THINGS (1972)

Posté le 11 janvier 2019

CHILDREN SHOULDN'T PLAY WITH DEAD THINGS (1972) dans Cinéma bis 19011107374715263616072076

CHILDREN SHOULDN’T PLAY WITH DEAD THINGS (1972)

Tout le paradoxe du début de la carrière de Bob Clark est dans ce titre enfantin de film d’horreur : CHILDREN SHOULDN’T PLAY WITH DEAD THINGS. Je ne m’attarderais pas sur ce qu’a réalisé Bob Clark après les années 80 que je trouve nettement plus conventionnel que ses débuts hésitants. En effet, après un petit conte de fées pour enfants avec THE EMPREROR’S NEW CLOTHES, Bob Clark a 19011107402515263616072078 dans Fantastiqueenchaîné en se jetant à pieds joints dans le cinéma de pure exploitation érotique, avec un film sexy plutôt « couillu » si j’ose dire, avec  SHE-MAN (1967). Pour comprendre ce film, il faut penser qu’une poignée de cinéastes américains cherchaient à concurrencer le succès de l’érotisme à l’européenne au milieu des années 60. Ainsi Russ Meyer lança sa série de films aux comédiennes à fortes poitrines, mettant en vedette Lorna Maïtland, par exemple. Joseph P. Mawra, lança quand à lui la série des Olga et ses call-girls criminelles, avec OLGA’S HOUSE OF SHAME (1964), OLGA’S GIRLS (1964) et OLGA’S DANCE HALL GIRLS (1969), un genre repris au Japon par Seijun Suzuki et par le « pink eiga ». Quand à Bob Clark, il n’a fait que développer les premiers essais du cinéma transgenre et travesti lancé par Ed Wood avec GLEN OR GLENDA (1953). Ce SHE-MAN est un peu bancal et oublié, mais il pourrait bien définir l’écart entre un film pour enfants et un film érotique spécialisé, et pourrait nous laisser imaginer l’originalité et la quête de créativité derrière CHILDREN SHOULDN’T PLAY WITH DEAD THINGS, sorte de film grindhouse complètement improbable et aux allures d’essai hippie macabre.

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L’intrigue : Une troupe de théâtre dirigée par Alan, un maître de cérémonie aussi spécial que souriant dans ses réparties, se donnant un air supérieur du fait de sa place de metteur en scène, se rend sur une île déserte réputée pour son cimetière, afin d’y répéter une pièce et plus particulièrement une scène visant à la résurrection des morts, sans se douter que leurs incantations vont réellement fonctionner et réveiller les cadavres du cimetière. Alan compte bien répéter une scène importante de sa pièce impliquant la résurrection des morts. Ils vont ainsi passer par le cimetière avant d’aller s’installer dans la maison du gardien du cimetière, vide de tout habitant…

19011107440615263616072079 dans TrapardLes deux films suivants de Bob Clark sont plus que cultes et très bien édités en France : LE MORT-VIVANT (1974, Dead of Night) avec son jeune G.I. zombie traumatisé par la guerre du Vietnam. Et surtout BLACK CHRISTMAS (1974) considéré comme étant le film ayant défini les codes du Slasher. Et en dehors des ses deux comédies typiques des années 80 et à l’humour un peu limite (PORKY’S 1 et 2), je connais mal le reste de la carrière de Clark.

Pour en revenir à CHILDREN SHOULDN’T PLAY WITH DEAD THINGS, le film ressemble à un conte macabre pour adultes, avec une première heure malheureusement trop bavarde avec de grands élans de mégalomanie de la part du maître de cérémonie. La dernière demi-heure étant la plus jouissive pour un fan de films d’horreur, puisque les zombies jaillissent en nombre de leurs tombes, et c’est le massacre finalement tant attendu qui commence. Et ces zombies-là aiment le cerveau bien juteux, et le cerveau d’un idiot, d’un prétentieux ou d’un génie, ça ne fait plus de différence.

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La fin du film se conclut dans une vieille maison encerclée par les cadavres, un type de scénario en huis-clos devenu inéluctable dans les années 70 depuis LA NUIT DES MORTS-VIVANTS (1968) de George A. Romero. En même temps, si vous étiez attaqué par une horde de zombies, que feriez-vous vous-mêmes ? Vous creuseriez un trou dans le sable ? Une question qui me rappelle tous ces mauvais films où un idiot poursuivi par une voiture court sur une route bordée de champs de maïs ou d’arbres, mais, comme par je ne sais quelle fatalité scénaristique, l’idiot reste toujours au milieu de la route…

- Trapard -

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Un commentaire pour « CHILDREN SHOULDN’T PLAY WITH DEAD THINGS (1972) »

  1.  
    trapard
    23 mai, 2019 | 11:09
     

    À ranger dans le cinéma bis américain.

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