SOLARIS de Stanislas Lem

Posté le 18 janvier 2019

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Roman de science fiction écrit par Stanislas Lem, auteur polonais, en 1961.
 
19011804344915263616080987 dans Science-fictionStanislas Lem (Satnislaw Lem) est né le 12/09/1921 à Lviv, l’actuelle Ukraine, et mort le 27/06/2006 à Cracovie en Pologne. Il est un des auteurs polonais les plus traduits avec son roman Solaris qui aura droit à une traduction en une quarantaine de langue. Étudiant en médecine d’abord, ensuite enrôlé pour la Seconde Guerre mondiale, il cessera ses études pour un poste de mécanicien-soudeur et prendra part à la résistance contre les Allemands. À l’issue de la guerre, l’Armée Rouge et l’Union Soviétique prennent possession du pays. En 1946, il reprend ses études de médecine et n’obtiendra qu’un certificat de fin d’étude.
 
Il sera l’auteur entre autres de La Cybériade, de L’Invicible, de Solaris et de bien d’autres.
Partisan de la civilisation occidentale et malgré la censure du régime stalinien, il se montrera très critique envers le collectivisme.
 
19011804361415263616080989En 1973, il sera intronisé membre de la Science Fiction and Fantasy Writers of America (SFWA) et perdra ce titre après ses critiques envers les auteurs de SF américains bas de gamme et kitsch, plus orientés vers le profit que l’originalité. Si la SFWA lui proposera tout de même une adhésion ordinaire, Stanislas Lem refusera et ne fera les éloges qu’à un auteur bien connu aujourd’hui : Philip K. Dick.
 
Solaris aura droit à une adaptation en trois opéras et trois films :
- Solaris (1995-1996), opéra, livret et composition de Michael Obst, commande de la biennale de Munich.
- Solaris (2010-2012), opéra, composé par Detlev Glanert, sur un livret de Reinhard Palm.
- Solaris (2013-2014), opéra-ballet, composé par Dai Fujikura et sur un livret, une mise en scène, une chorégraphie, des décors, des costumes et des lumières de Saburo Teshigawara
 
- Solaris, téléfilm de Boris Nirenburg et Lidia Isinbaïeva réalisé pour la télévision soviétique en 1968.
- Solaris,film d’Andreï Tarkovski, sorti en URSS en 1972.
- Solaris, film de Steven Soderbergh, sorti aux États-Unis en 2002.
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Système :
 
Solaris est une planète tellurique d’un cinquième plus grand que la Terre, gravitant autour de deux étoiles, une rouge et une bleue. Celle-ci est recouverte d’un immense océan protoplasmique et métamorphique dont les propriétés semblent faire de cet océan un organisme intelligent à part entière. Les habitants vivent sur une station totalement hermétique gravitant dans l’atmosphère de la planète étant donné la toxicité de celle-ci.
 
19011804405715263616080992Résumé :
 
Lorsque Kris Kelvin, psychologue, est envoyé sur la station Solaris, quelle surprise a-t-il lorsqu’il réalise que personne n’est là pour l’accueillir et que la station est dans un désordre indescriptible. Gibarian est aux abonnés absent, Sartorius est cloîtré dans son laboratoire et le seul présent, Snaut, est physiquement très mal en point est fait montre d’une hostilité manifeste à son égard.
Mais que ce se passe-t-il dans cette station, pourquoi tout le monde a l’air si tendu,  d’où vient Harey, sortie de nul part, ex-femme de Kelvin ? Ce visiteur a-t-il un lien avec l’Océan plasmatique ?
Et surtout la question, qu’est-ce que cet Océan ?
 
Le roman nous emmène dans une ambiance de claustrophobie où chacun vit avec ses regrets. Les personnages font face à un être et à une intelligence qu’ils ne comprennent même pas et avec laquelle ils ont tenté en vain de communiquer. Le style roman psychologique ne manquera pas de sauter aux yeux et l’enfer dans lequel vivent les protagonistes est matériellement palpable. D’autant que la masse de documents, d’études de références sur l’Océan et leur quantité fait montre d’une ignorance mal assumée de la part des chercheurs solaristiques.
 

Une découverte étonnante que je n’hésite pas à conseiller si un classique de SF vous tente et que vous souhaitez faire une pose des grandes sagas et des space operas habituels.

- Antipathes -

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8 commentaires pour « SOLARIS de Stanislas Lem »

  1.  
    18 janvier, 2019 | 15:10
     

    Encore un qu’il faudra que je lise, d’autant plus que je suis fier d’avoir un peu de sang polonais en moi !

  2.  
    trapard
    18 janvier, 2019 | 16:32
     

    Pareil, même si finalement j’ai déjà vu les trois adaptations du bouquin. Celle de Tarkovski, celle de Soderbergh, et même le long téléfilm soviétique.
    http://morbius.unblog.fr/category/dossier-science-fiction-tv-polonaise-annees-60/

  3.  
    trapard
    18 janvier, 2019 | 16:39
     

    Mine de rien, il faut aussi imaginer que ce bouquin flippant est sorti en pleine « guerre des étoiles » (la première, puisque la seconde c’est en ce moment). L’année-même où Gagarine a fait son voyage dans l’espace…

  4.  
    18 janvier, 2019 | 17:41
     

    J’ai un très vague souvenir de la soporifique adaptation cinématographique de 1972, vue en VHS dans les 80′s. Ce qui m’a refroidi pour découvrir le remake des années 2000.

  5.  
    trapard
    18 janvier, 2019 | 19:33
     

    Je comprends, Tarkovski ce n’est pas du tout du cinéma d’exploitation. Personnellement je suis un grand fan de son Stalker, qui à mon avis est son film le plus abordable.
    Le film de Soderbergh n’est pas vraiment un remake mais c’est aussi un film très personnel comme tout ce que fait Soderbergh. Après, le sujet du roman ne se prête pas vraiment à un film avec des ballons et des trompettes. :D Je veux dire que le thème du fantôme (ou de la psychose) transposé dans l’espace, c’est assez intime comme thème.
    Mais tu devrais essayer le Soderbergh, parceque, passé les premières minutes un peu complexes, une fois qu’on rentre dans le film, il devient vite passionnant. et du coup il permet de regarder plus facilement celui de Tarkovski.

  6.  
    trapard
    18 janvier, 2019 | 19:35
     

    Dans un sens, LA GALAXIE DE LA TERREUR se rapproche un peu de SOLARIS.

  7.  
    18 janvier, 2019 | 19:48
     

    Non merci, je me contenterai largement du roman qui est, de toute évidence, difficilement adaptable au cinéma.

  8.  
    trapard
    18 janvier, 2019 | 20:27
     

    C’est fort possible quand à l’explication citée dans l’article, mais l’histoire reste la même dans les trois films.
    J’ai aussi repéré une coproduction Polonaise, Estonienne et Ukrainienne réalisée d’après la nouvelle « Rozprawa » (L’audience) de Stanisław Lem : L’ENQUÊTE DU PILOTE PIRX (1978, Test pilota Pirxa) de Marek Piestrak.
    L’intrigue : Le commandant Pirx est sollicité pour prendre le commandement d’un vol spatial à destination de Saturne. La mission officielle consiste à mettre en orbite deux satellites autour de la planète en évitant les anneaux.
    Mais en réalité le but de la mission consiste à tester la fiabilité d’un nouveau produit électronique : des androïdes parfaitement identiques à des être humains mais dotés d’une force physique et d’un pouvoir de cognition bien supérieurs.
    Le commandant du vaisseau spatial et les membres de l’équipage devront ignorer qui est un « non linéaire » et qui est un humain. Le commandant Pirx d’abord réticent, accepte finalement la mission lorsqu’il est victime d’une tentative de meurtre…

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