CONAN LE CIMMÉRIEN

Posté le 6 avril 2019

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En 1984, deux ans après le film CONAN LE BARBARE de John Milius, est paru aux éditions J’ai Lu , dans une collection appelée Science-Fiction (mais réunissant aussi d’autres genres), le premier volume d’une série relatant les aventures d’un Cimmérien nommé Conan, personnage sorti tout droit du cerveau de Robert E. Howard. Après ce premier livre de poche, tout simplement titré « Conan », suivront plusieurs autres : Conan le cimmérien, Conan le flibustier, le vagabond, l’aventurier, le guerrier, l’usurpateur, le conquérant, le vengeur, l’Aquilonien, l’explorateur, le boucanier, le brigand, le justicier, le sabreur et enfin le libérateur (ouf!). Une collection au premier abord très attrayante pour les amateurs d’heroic fantasy qui pouvaient, par la même occasion, profiter de couvertures signées Frazetta pour une grande partie des volumes sortis.

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J’ai Lu ne fut pas le premier éditeur à publier des nouvelles de Conan. Si le tout premier texte de Howard traduit en France fut « Le Phénix sur l’épée », dans le n° 24 de la revue Planète en 1965, les 3 premiers recueils de nouvelles sont sortis chez Edition spéciale en 1972. Ceux-ci avaient comme principal intérêt de proposer des couvertures de Philippe Druillet. En 1980, c’est au tour de Lattés qui éditera une dizaine de livres sur le Cimmérien avec des illustrations de J-M Nicollet.

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Frazetta, Druillet, Nicollet… C’est bien beau tout ça mais le lecteur un peu méfiant sait que les belles couvertures ne font pas forcément les bons livres. Et justement, il s’avéra que ces versions n’étaient pas tout à fait fidèles aux textes écris par Howard, on était même loin du compte pour certains volumes de la collection. Mais il faut avouer qu’à l’époque on ne s’en souciait pas vraiment car on était déjà bien content de pouvoir découvrir ce héros musclé au regard sombre. On ne faisait donc pas trop attention à ce qu’on pouvait lire sur les couvertures des premiers volumes, sous le nom de Robert E. Howard, c’est-à-dire « Textes mis au point et complétés par L. Sprague de Camp et Lin Carter ». Les noms de ces derniers prenant de plus en plus de place sur les couvertures, Howard disparaissant même sur Conan le boucanier au profit de Sprague de Camp ; non content d’avoir tripatouillé les textes originaux et sentant le bon filon, ce dernier est allé jusqu’au bout de son idée en s’appropriant le personnage. 

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Comme le dit Patrice Louinet, spécialiste mondial de Howard et qui œuvre depuis de nombreuses années à la reconnaissance de son travail :

« Lyon Sprague de Camp (essentiellement), était devenu la bête noire des fanatiques d’Howard et de son plus célèbre personnage, dans la mesure où il s’était permis de « retoucher » les textes originaux, coupant ici, rajoutant là, et réécrivant entre les deux, pour livrer finalement un Conan assez différent de l’original, et bien moins convaincant ; d’autant que le bonhomme, qui avait trouvé là semble-t-il un commerce juteux, s’opposait avec tous les moyens à sa disposition à toute réédition des textes originaux… » (BD Conan le Cimmérien – Tome 1 – Glénat, 2018).

On nous avait trompé ! Le vrai Conan n’est pas le personnage présenté par Sprague de Camp (ni d’ailleurs le Conan joué par Schwarzenegger), celui qui conquiert et tue, « une sorte de parvenu de l’âge hyborien, partant de moins que rien (barbare et voleur) pour se hisser au sommet de l’échelle sociale et du prestige (roi d’un pays civilisé) ».

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Conan c’est avant tout celui qui survit à tous les périls, qui vit au jour le jour sans ambition, si ce n’est celle de rester en vie et de profiter des plaisirs de la vie (vins, femmes, batailles). Howard n’a jamais voulu raconter l’histoire d’un jeune barbare qui va évoluer d’épreuves en épreuves pour finalement finir roi :

« On retrouve cette image d’un Conan roi et quelque peu assagi dans le film de Milius, mais c’est surtout à Sprague de Camp que l’on doit cette modification de la vie du Cimmérien, transformée d’hymne à la liberté en plan de carrière. En créant le mythe de la « lente ascension » du barbare (voleur, guerrier, mercenaire, roi) on donne l’illusion d’une progression logique à la vie du Cimmérien. Or, on ne dit rien de tel dans les récits de Howard » (Le Guide Howard – ActuSF, 2015).

Heureusement, à partir de 2008, Patrice Louinet et les éditions Bragelonne nous sortiront des intégrales en tout point respectueuses de l’œuvre de Robert E. Howard. À partir de ce moment nous avons enfin pu découvrir (en français) ce qu’avait réellement écrit l’auteur texan, et on peut dire que ce fut un choc.

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SÉLECTION DE LIVRES

Voici une sélection des livres en français sur l’œuvre de Robert E. Howard en général et Conan en particulier qu’il vous faut posséder (si c’est encore possible pour certains) :

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- Le Guide Howard (ActuSF, 2015) : si vous n’avez jamais lu du R.E.H., ou très peu, il est vivement conseillé de commencer par ce guide de Patrice Louinet dans lequel il est évidemment question de Conan mais aussi des autres personnages qu’il avait créé. Un livre de poche grâce auquel vous saurez qui était l’auteur, les idées reçues, quel est le vrai et le faux, les nouvelles à lire absolument, etc.

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- Les intégrales : elles existent en plusieurs éditions : ce sont d’abord les trois volumes sortis en 2008 chez Bragelonne : Le Cimmérien, L’Heure du dragon et Les Clous rouges, en édition brochée (ainsi 19040607363615263616189124qu’une autre édition reliée, à tirage limité et aujourd’hui introuvable) regroupant toutes les aventures de Conan présentées dans l’ordre de leur rédaction, restituées dans leur version authentique à partir des manuscrits originaux, avec des traductions nouvelles ou entièrement révisées. Elles s’accompagnent de nombreux inédits, ainsi que d’articles et de notes sur l’œuvre de Robert E. Howard et l’univers de Conan par Patrice Louinet. Ensuite, en septembre 2019, le même éditeur sortait ce qu’on pourra appeler l’intégrale des intégrales, c’est-à-dire un gros livre relié (1312 pages) regroupant les trois volumes cités précédemment mais enrichi de 251 illustrations dont 21 pleines pages couleur. Une édition exceptionnelle à tirage limité. Et enfin, en janvier 2019, les éditions Le Livre de poche auront la bonne idée de proposer les mêmes livres au format poche, illustrés par Mark Schultz, permettant ainsi de rendre cette collection accessible à tous.

19040607410215263616189125- Les nombreuses vies de Conan, Simon Sanahujas (Les moutons électriques – coll.  »Bibliothèque Rouge », octobre 2008) :  ce livre de référence comporte une longue biographie de Conan comme s’il avait vraiment existé (une des spécificités de cette collection avec d’autres personnages célèbres traités comme Sherlock Holmes, Hercule Poirot ou même Cthulhu), une chronologie retraçant l’histoire de l’âge hyborien et une étude géopolitique de cette période (avec cartes), des essais sur les thématiques de sa saga, sa psychologie et son évolution, ses rivaux (les autres grandes figures de la fantasy héroïque et les influences qui menèrent à la naissance de Conan), et sur les relations qui lient cette création littéraire à son auteur. Le tout largement illustré, avec notamment les très rares dessins de Weird Tales. Une somme inégalée sur les univers de la sword and sorcery.

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- Conan le Texan,  Simon Sanahujas et Gwenn Dubourthoumieu (Les moutons électriques, novembre 2008) : le Texas de R.E.H. comme si vous y étiez. Ce beau livre est le récit, abondamment illustré de photographies, du voyage de deux Français égarés entre la Cimmérie et le Texas. En parcourant le Lone Star State à la recherche des lieux qui inspirèrent l’Âge hyborien de Conan, les deux compagnons découvrent les richesses d’un État sans nul pareil et les liens aussi étonnants qu’intimes qui le lient au personnage phare de Robert E. Howard. Du canyon de Palo Duro aux rives du Rio Grande en passant par les collines de Fredericksburg, ce livre suit les aléas de ce voyage un peu fou et ses 7 000 kilomètres de surprises, d’écueils et de découvertes insoupçonnées.

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- Échos de Cimmérie, Fabrice Tortey (Les éditions de l’Œil du Sphinx, 2009). De nombreuses études, des textes inédits en français et une bibliographie exhaustive. Le tout illustré par Frank Frazetta, Philippe Druillet, Jean-Michel Nicollet et Christian Broutin. Un ouvrage très pointu pour en savoir toujours plus sur le sujet.

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- Bifrost n° 84 (octobre 2016) : un gros dossier R.E.H. avec au sommaire l’histoire de sa (courte) vie, les genres qu’il a abordés autre que le fantastique, l’épique parcours de son œuvre, un parallèle avec Tolkien, ses rapports avec Lovecraft, les années Néo, un guide de lecture de ses œuvres, les inédits, curiosités et indispensables, etc.

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- Conan, sur les traces du barbare de Paul M. Sammon (Huginn & Muninn, 2014) : plutôt intéressant, même si incomplet, ce livre grand format et richement illustré est idéal pour tout lecteur néophyte ou voulant en savoir plus sur ce que le personnage de Conan a enfanté de sa création jusqu’à nos jours. Des luttes juridiques pour perpétuer l’héritage littéraire de Robert E. Howard à la gloire cinématographique en passant par les comics (car dans les 70′s, Conan était une des meilleures ventes de Marvel).

19040608063415263616189142À côté de ces livres et essais on trouve bien évidemment les publications en français traitant des nombreux Comics américains publiés depuis les années 70. On citera Les Chroniques de Conan (Panini Comics, depuis 2008), qui reprennent en plusieurs volumes et par année The Savage Sword of Conan, tout comme Hachette (depuis 2017) avec une collection sortie en kiosque de manière bimensuelle, appelée tout simplement The Savage Sword of Conan, la collection. Et aussi Conan les Comic Strips Inédits,  un très joli album reprenant les comics strip parus dans la presse américaine en 1978 et 1979 (Neofelis, 2018).

Mais pour rester dans les adaptations fidèles aux écrits d’Howard on retiendra surtout les sorties BD récentes chez Glénat, chaque volume paru, ou à paraître, dessiné à chaque fois par un dessinateur différent, le tout supervisé comme toujours par P. Louinet.

Voilà, avec tout ça, plus d’excuses quand on vous questionnera sur Conan et Robert Erwin Howard. Cependant ne vous débarrassez pas trop vite de vos anciens livres J’ai Lu, NEO ou autres Lattès ! Ceux-ci avaient au moins l’avantage d’avoir de belles couvertures, ce qui n’est pas négligeable !

Bonne lecture !

- Laurent Faiella -

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2 commentaires pour « CONAN LE CIMMÉRIEN »

  1.  
    smartfon du trapard
    9 avril, 2019 | 15:30
     

    Bravo Laurent !

  2.  
    houla
    22 mai, 2019 | 23:36
     

    Les BD Glénat CONAN « fidèles » aux nouvelles de Howard?

    Eh bien au final…NON.

    On évite le pastiche superhero-esque, c’est un bon point, mais les raccourcis des adaptations BD sont trop nombreuses (pourtant certaines nouvelles sont courtes et on aurait pu éviter de les charcuter) , sans parler du ton trop moderne, voire immature et des nombreux ECARTS et libertés soi disantes artistiques puériles , en comparaison face au matériel des nouvelles de Howard.

    Cela m’a laissé une impression de « bâclé » et de « revision pour jeunes ados rôlistes » .
    Niveau graphique, au départ j’esperais du dessin au MIMIMUM aussi bon qu’un tandem J.Buscema-A.Alcala voir J.Buscema-T.DeZuniga mais au final on a plusieurs albums qui font ERSATZ de bd heroic fantasy puérile style « éditions Soleil » .
    Ce n’est pas comme si on n’avait pas de bons dessinateurs du même acabit en France et en Europe, au contraire, mais chez Glénat on a voulu cibler un certain public et cela se sent, hélas.*

    Un effort sympathique tout au plus pour les fans inconditionnels « complétistes » , mais faiblard et très inégal pour les fans avertis qui s’attendaient à du « solide sans faille ».

    PEUT FAIRE MIEUX.

    *graphiquement, Robin Recht s’en sort, par contre son « adaptation » est trop présomptueuse. La fille du Géant du Gel qui se masturbe quand Conan affronte des morts-vivants au fond d’un lac gelé, tout come le remplacement des géants en question par deux ours polaires auxquels Atali veut sacrifier le coeur de Conan « mourant » …. ou les guérriers qui urinent sur le cadavre d’un ennemi…c’est trop puérile et n’a absolument AUCUN rapport avec l’histoire originale , là il y a trop de pastiche , je n’ai rien contre la violence extrême, mais INCRUSTER des éléments absents de la version originale pour s’autoglorifier , c’est tout de même présomptueux et facile. Qu’est-ce que c’est que ce manque de respect quand Moorcock , dans la préface de la BD en question, dit que Recht aurait fait « MIEUX » que Howard? Littéralement? Soyons sérieux! C’est un gâchis monumental au vu du niveau graphique beaucoup plus professionel que les autres tomes sortis jusqu’à présent.

    La Reine de la Côte Noire omet des détails importants et bâcle le tout sans pitié, très brouillon, dans un style caricatural et enfantin, de mauvaise qualité . Qu’est devenue cette histoire de rites interdits, d’hommes envoûtés transformés en hyènes monstrueuses? Plus rien, que dalle, que nenni, et ce parmi d’autres libertés prises soi disant en « respectant la nouvelle » que je vous laisse le soin de découvrir par vous-mêmes.

    Le colosse Noir: quelques « splash pages » de qualité mais le reste est mièvre et bien en deçà des pages en question, les personnages rigides, Conan a une pauvre tête. Le récit survole les grandes lignes sans grand interêt , le rythme n’est pas bon une fois le préambule concernant Shevatas passé.
    Ce besoin incessant de « réviser » tout, en rajoutant des armures sur tout le monde pour se distinguer de « barbare en pampers de fourrure de Marvel », ça fait pitié. Kutamun, dans la BD, est en armure de la tête aux pieds avec un khopesh géant lors du combat contre Conan , alors que dans l’histoire originale il est quasiment nu excepté pour un pagne, tenant un manche d’arme brisée qu’il lui lance au visage.. un détail parmi d’autres…
    Niveau écriture, à part une certaine mollesse et des omossions ridicules, c’est beaucoup plus fidèle que La fille du Géant du Gel ou la Reine de la Côte Noire par exemple.
    Une omission de taille dans la BD: Natohk, dans l’histoire est dit Natohk « the veiled », mais pas une seule fois on ne le représente avec le visage dissimulé dans la BD, donc quel est l’interêt pour le lecteur non averti d’apprendre par le voleur shémite qu’il l’a vu sous son voile brièvement et qu’il s’agit de Thugra Khotan sur la pièce de monnaie antique ? Depuis le début de la BD on le voit toujours à visage découvert qu’il s’agisse du temps révolu où il régnait en maître ou aujourd’hui sous forme de Natohk! Quelle erreur…

    exemple d’une omission : le singe anthropomorphe conduisant le chariot trahit Natohk et le balargue lui et Yasmela hors du chariot avant de s’envoler grâce à la transformation de la monture, une sorte de chameau monstrueux sur lequel poussent rapidement des ailes . Juste trois mots de la part de Yasmela disant que ses serviteurs ont fui mais par contre on a droit à une nuée de d’insectes démoniaques qui exprime son mécontentement…concept introduit au début de la BD (inspiré des films hollywoodiens probablement)

    Au delà de la Rivière Noire: Houlaaaa que c’est puéril, rien qu’au niveau graphique c’est désolant…on nage dans le style rôliste
    style editions Soleil avec un soupçon de comics US années 90 aux personnages disproportionnés , quant à l’écriture c’est du grand n’importe quoi, j’ai du mal à reconnaître l’histoire originale, honnêtement.

    Là je vais lire  » La Citadelle Ecarlate » mais tout cela m’en a ôté le courage, je ne sais pas si cela en vaut la peine.

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