THE WOMAN (2011)

Posté le 14 mars 2020

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THE WOMAN (2011)

Voilà un film que j’ai eu bien du mal à voir dans de bonnes conditions. D’abord en version anglaise, puis dans une version française inaudible (ce qui arrive de plus en plus avec certaines éditions DVD). J’avais presque capitulé alors que je suis, comme qui dirait, un fan de son réalisateur Lucky McKee. De MAY (2002) à THE WOODS (2006) en passant par ses deux versions de ALL CHEERLEADERS DIE (2001 et 2013) et par son épisode (LIAISON BESTIALE) de MASTERS OF HORRORS (2005), Lucky McKee n’est pas un réalisateur qui renouvelle vraiment le genre horrifique ni le bis, mais il le fait bien et va jusqu’au bout de ses sujets, à l’instar de Ti West (THE HOUSE OF THE DEVIL) ou de Dave Parker (THE HILLS RUN RED). Et THE WOMAN fait un peu exception à la règle en sortant un peu des canons du genre, même s’il peut faire penser aux histoires de SF plus classiques comme THE NEANDERTHAL MAN (1953), TROG (1970) OU SKULLDUGGERY (1970).

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L’intrigue : « The Woman » est la dernière survivante d’un clan qui a erré sur la côte nord-est des États-Unis depuis des décennies. Elle demeure seule, gravement blessée et vulnérable. Christopher Cleek, avocat brillant et père de famille sérieusement perturbé s’embarque, poussé par ses idéaux tordus, dans un projet détraqué : celui de capturer et « civiliser » cette femme…

GQXmJb-1 dans FantastiqueÉvidemment, les films de séquestrations et de tortures de femmes est un genre bisseux qui a fleuri en DTV depuis les premiers SAWS et qui s’est un peu fané avec le déclin du torture-porn. Même Lamberto Bava et Dario Argento s’y sont attaqués avec assez peu d’inspiration avec THE TORTURER (2006) et le pas trop mauvais, GIALLO (2009). Mais, à moins d’avoir un penchant pour la surenchère du sadisme, ces films n’apportent vraiment pas grand chose au spectateur. D’où l’intérêt des déclinaisons sur fond de thématiques intelligentes, comme avec le grand retour du rape-and-revenge dans la seconde moitié des années 2000, ou avec des films plus subtils comme DEADGIRL (2008) de Marcel Sarmiento et Gadi Harel, comme MON MON MON MONSTERS (2017) de Giddens Ko, ou comme AN AMERICAN CRIME (2007) de Tommy O’Haver. Et c’est du film de O’Haver que THE WOMAN se rapproche le plus, puisqu’il aborde la question de l’éducation patriarcale est-étasunienne avec sa rigueur aux relents d’hypocrisie. Mais le vrai sujet de fond, et c’est aussi ce qui fait la force de ce petit film d’horreur, c’est le rapport entre Civilisés et Sauvages, les seconds survivant de manière instinctive allant jusqu’au cannibalisme. Je ne vous parlerai pas de la métaphore, elle est déjà dans L’ÎLE DU MAÎTRE (1975) de Jack Gold.

À mon avis, bien qu’étant le film le moins connu de Lucky McKee avec son petit budget et son ambiance quasi en huis-clos, THE WOMAN n’en reste pas moins son meilleur film.

- Trapard -

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