CRITIQUE EXPRESS : GODZILLA RESURGENCE (2016)

Posté le 24 janvier 2021

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Énième mais excellent remake du GODZILLA de 1954, GODZILLA RESURGENCE (2016, Shin Gojira) prouve que le mérite de l’excellence pour traiter de ce sujet ne pouvait en revenir qu’au Japon. Le film éclipse même bon nombre de « kaiju-eiga » puisque le thème fort du film d’Inoshirō Honda est décortiqué jusqu’à son essence : ou comment une simple aberration de la nature rend caduque l’organisation de tout un système politique et administratif, qui semble parfois même plus hybride que le mutant qu’elle a engendré.

i38dLb-2 dans Cinéma bis japonais

L’intrigue : Une créature géante se manifeste dans la baie de Tokyo, avant de faire surface et de terroriser la ville. Le cabinet ministériel se réunit d’urgence, mais le Premier Ministre est incapable de prendre une décision. Les radiations mesurées sur le passage de la bête démontrent qu’elle est le triste produit d’une contamination. Plus tard, elle évolue et revient sous une forme encore plus monstrueuse, réduisant Tokyo en poussière. Devant l’ampleur de la menace, les États-Unis décident d’utiliser l’arme nucléaire sur le Japon si ce dernier échoue à éradiquer la menace, réveillant le spectre des bombardements d’Hiroshima et de Nagasaki. Une équipe de chercheurs se regroupe alors en marge des décisions du Cabinet pour déterminer comment éliminer le monstre, surnommé « Godzilla »…

858dLb-3 dans Science-fictionLe seul détail qui choque un peu dans GODZILLA RESURGENCE, c’est l’aspect de la créature. Les Américains ont tellement poussé la quête de perfection quant au design numérique de Godzilla et des différents kaiju ces dix dernières années, que celui du film de Hideaki Anno, Shinji Higuchi semble presque grotesque. Mais passées les vingt premières minutes, ce grotesque semble presque inhérent au propos du film qui décortique l’incapacité d’une société à venir à bout de ce qu’elle peut engendrer de pire. Et la créature ne fait que muter tout le long du film rendant sa destruction complètement improbable. Un aspect qui rappelle les difficultés à vaincre un certains virus en pleine mutation ces longs derniers mois.

La réalisation nerveuse du film fait aussi de GODZILLA RESURGENCE, l’un des « Godzilla » made in Japan les plus passionnants. Et sûrement le meilleur avec l’original.

- Trapard -

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