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LA PLANÈTE DES SINGES (roman)

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La Planète des Singes est un roman de science-fiction écrit par Pierre Boulle et publié en 1963.17060506372015263615076410 dans Littérature

Pierre Boulle est né en 1912 à Avignon et mort à Paris le 31 janvier 1994. Pour la petite biographie, il obtient son diplôme d’ingénieur à l’École supérieure d’électricité. Il part vivre ensuite en Extrême-Orient et devient planteur de caoutchouc en Malaisie de 1936 à 1939 pour finir par s’installer en Indochine. En 1941 il s’engage dans les Forces françaises libres et combat les troupes japonaises en Chine, en Birmanie et dans la péninsule Indochinoise. Il est fait prisonnier mais réussit à s’évader en 1944 et regagne la France.

Aussi connu pour ses romans comme Le Pont de la rivière Kwaï inspiré par son expérience militaire en Asie, publié en 1951, il obtient le prix Saint-Beuve en 1952 (prix annuel qui récompense un écrivain dans les catégories roman, poésie, essai et critique), il est aussi adapté au cinéma en 1957 par David Lean (The Bridge on the River Kwai), Les Contes de l’Absurde récompensé par le prix de la Nouvelle en 1953, Le Bourreau publié en 1954 et bien d’autres.

La Planète des Singes a été repris au cinéma successivement :

  • En 1968 par Franklin J. Schaffner avec Charlton Heston dans le rôle principal, LA PLANÉTE DES SINGES (Planet of the Apes)
  • En 1970 par Ted Post, LE SECRET DE LA PLANÈTE DES SINGES (Beneath the Planet of the Apes)
  • En 1971 par Don Taylor, LES ÉVADÉS DE LA PLANÈTE DES SINGES (Escape from the Planet of the Apes)
  • En 1972 par J. Lee Thompson, LA CONQUÊTE DE LA PLANÈTE DES SINGES (Conquest of the Planet of the Apes)
  • En 1973 par J. Lee Thompson, LA BATAILLE DE LA PLANÈTE DES SINGES (Battle for the Planet of the Apes)
  • En 2001 par Tim Burton, LA PLANÈTE DES SINGES (Planet of the Apes)
  • En 2011 par Rupert Wyatt, LA PLANÈTE DES SINGES : LES ORIGINES (Rise of the Planet of the Apes)
  • En 2014 par Matt Reeves, LA PLANÈTE DES SINGES : L’AFFRONTEMENT (Dawn of the Planet of the Apes)
  • En 2017 par Matt Reeves, LA PLANÈTE DES SINGES : SUPRÉMATIE (War for the Planet of the Apes)
  • Et en série TV en 1974 par Anthony Wilson, LA PLANÈTE DES SINGES (Planet of the Apes)
  • 17060506392515263615076411 dans Science-fiction

Palmarès impressionnant surtout lorsque l’on sait que les scénaristes ont pris énormément de liberté quant à l’œuvre originale. Les producteurs ont eu un parti pris très différent du livre quant à l’origine des singes. Sans doute la raison évoquée dans le livre ne leur plaisait pas. (simple interprétation de ma part) :

SPOILER [Pierre Boulle ne cherche en réalité aucune excuse extérieure (expérience génétique qui aurait mal tournée par exemple) à la dégénérescence de l’humanité. Celle-ci s’est encrassée d’elle-même dans sa propre apathie et à son renoncement à toute activité intellectuelle.] FIN DU SPOILER

17060506420015263615076412Plaçons le décor : Un couple de « riches oisifs » en vacances dans l’espace, Jinn et Phyllis, s’il faut les nommer, découvrent une bouteille jetée dans l’espace. À l’intérieur de cette dernière, des feuillets manuscrits rédigés dans un langage de la Terre. Ces manuscrits racontent l’histoire que va vous conter ce roman.

Nous sommes en l’an 2500, l’humanité a fait des prouesses en matière de voyage dans l’espace. Trois personnages : le savant professeur Antelle, son disciple le jeune physicien Arthur Levain et le héros de l’histoire Ulysse Mérou, journaliste. Tous les trois sont en partance pour une expédition scientifique dans le système de Bételgeuse (Alpha Orionis, pour les intimes) dans la constellation d’Orion. Quelle fut d’ailleurs leur surprise lorsqu’ils découvrirent, apparemment si loin de la Terre, une planète habitable et peuplée qui plus est.

C’est donc sur la planète, qu’ils baptiseront Soror, la deuxième en partant de l’étoile du système, que vit une seconde race intelligente dans l’univers, composée de…

Suspense ?

17060506432715263615076413De singes ! (Félicitations ! Vous venez de gagner un four à micro-ondes !)

De peur de vous spoiler, je passerai sur les détails du résumé. Alors pour faire court, voici les grandes lignes du début de l’intrigue : Lorsque l’équipe d’exploration, Arthur, Antelle et Ulysse survole Soror, elle découvre pour la première fois, hors de la Terre, des installations de ce qui semble être une ville. Afin de vérifier tout ça de plus près, elle décide de se déposer non loin de là en pleine forêt à l’aide d’une navette détachée du vaisseau principal. Là, les membres d’équipage font la rencontre avec cette « créature » humaine qu’ils appelleront Nova et avec sa tribu humaine-animale, sauvage, qui semble avoir beaucoup d’animosité envers tout ce qui est signe de civilisation (technologie, vêtements, attitudes…). Ensuite, tout s’enchaîne très vite. Nos héros sont pris en chasse dans une battue violente organisée par la race dominante de la planète contre les hommes, et c’est à la suite de ça qu’Ulysse est fait prisonnier et ses compagnons portés disparus. S’ensuit les expériences pavloviennes menées sur Ulysse et Nova, tous deux enfermés en cage. Captivité qui durera des jours durant lesquelles les hommes seront sous observation scientifique. Et c’est dans ce laboratoire qu’Ulysse rencontrera la chimpanzé Zira qui aura beaucoup d’affection pour lui et qui lui sera d’une aide très précieuse, ainsi que son fiancé Cornélius. Il rencontrera aussi cet orang-outan borné, Zaïus qui ne voit en cet humain qu’un animal imitateur, une sorte de bête de foire sans grand attrait.

17060506455315263615076415Si je passe vite sur le résumé, c’est aussi parce qu’une approche sociologique de cette société simienne s’impose. Alors on va se l’imposer.

La société simienne se divise en trois familles distinctes : les Orangs-outans, les Gorilles et les Chimpanzés. 

Les Orangs-outans sont l’élite intellectuelle, les représentants de la science officielle. Ils sont responsables du savoir scientifique, des dogmes, de la transmission du savoir auprès des jeunes et notamment de la rédaction des livres scolaires. Ils tirent leur science des livres qu’ils lisent grâce à leur stupéfiante mémoire.

Les Gorilles sont d’anciens seigneurs. Autoritaires, ils aiment diriger et chasser. Les plus pauvres servent aux besognes, comme bras armés, des responsables de la sécurité, du maintien de l’ordre au sein de la société. Bien que leur influence soit beaucoup plus insidieuse que ça. Il n’est pas rare d’ailleurs qu’un Orang-outan travaille pour un Gorille.

Les Chimpanzés sont les chercheurs, en bas de l’échelle, c’est par eux que se font les découvertes scientifiques. Ils sont aussi travailleurs et créatifs.

17060506472715263615076416Quant aux humains, ce sont des bêtes, ils sont le bétail de la société simienne, mais aussi des cobayes de laboratoire. Leur anatomie proche du singe est une aubaine pour la recherche scientifique notamment dans le domaine neurologique et génétique. Bien que l’Homme étant d’essence inférieur aux singes, certaines découvertes sur Soror… Bref.

SPOILER [Cependant, si les singes sont aussi intelligents que les humains puissent l’être dans le monde d’origine d’Ulysse, leur évolution est malgré tout en pleine stagnation depuis, disons, un certain nombre de millénaires. Imaginez une société où les responsables de la transmission du savoir se contenteraient de recopier simplement ses prédécesseurs et où les successeurs en feraient autant.FIN DU SPOILER

Je vous conseille vivement de lire La Planète des Singes, et si vous l’avez déjà lu il y a longtemps de le relire, c’est toujours un plaisir à découvrir et à redécouvrir. Pierre Boulle a un véritable talent de conteur qui n’est plus à démontrer. La Planète des Singes se présente comme un témoignage légué aux générations suivantes, aux successeurs, sur des feuilles de papiers enfermées dans une bouteille en verre abandonnée dans l’espace, une forme de mise en garde peut-être.

Tiens justement, mesdames, messieurs, lorsque vos maîtres vous promèneront, merci de ne pas mordre les enfants qui viendraient vous caresser, ça ne se fait pas.

- Antipathes -

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MARTIENS, GO HOME !

MARTIENS, GO HOME ! dans Antipathes 14072703494415263612413227

Salut Toto ! Des Martiens, la science-fiction en compte une kyrielle de toutes les formes et de toutes les couleurs. Mais là, il sera question de la plus clichée des représentations qui soit. De petits hommes verts goguenards, de 70 à 90 centimètres, à six doigts et à la langue bien pendante.

17010205101715263614742859 dans LittératureMartiens, go home ! Martiens, rentrez chez vous ! Un court roman de parodie de science-fiction de Fredric Brown publié pour la première fois dans la revue Astounding Science-Fiction en septembre 1954 (dont l’excellent dessin de couverture est de Frank Kelly Freas) et édité par la suite en France chez Denoël, en 1955. Dernièrement, il fut publié par Folio SF en 2016. Il sera aussi adapté en film dans une comédie intitulée MARTIANS, GO HOME ! en 1990 par David Odell.

Vous connaissiez sans doute déjà Fredric Brown ? Né le 29 octobre 1906 à Cincinnati (Ohio) et décédé le 11 mars 1972 à Tucson (Arizona), c’est un auteur bien connu dans la SF parodique avec à son actif Univers en Folie (What mad universe, avec les machines à coudre). Il est également célèbre pour ses nouvelles très courtes aux chutes étonnantes comme les recueils Fantômes et Farfafouilles (Nightmares and Geezenstacks), Une étoile m’a dit (Space on my hands) ou encore Paradoxe Perdu (Paradox Lost, dont une des nouvelles inspirera un épisode de STAR TREK, Arena). Avec beaucoup de créativités, mélangeant SF, fantastique, classique et policier, l’auteur y fait preuve d’un humour cynique et acerbe. D’abord auteur de polars et de romans policiers, il se glissa très vite dans la SF et en devint un incontournable.

17010205125815263614742861 dans Science-fictionRevenons donc à nos Martiens.
L’histoire commence le 26 mars 1954, dans une cabane quelque part dans le désert de Californie, par la rencontre du héros, puisqu’il en faut un, Luke Devereaux, célibataire, trente-sept ans, auteur de SF en manque d’inspiration, et d’un Martien qui frappe à la porte : « Salut, Toto ! C’est bien la Terre, ici ? ».

L’avez-vous deviné ? Des petits hommes verts envahissent la planète bleue, mais que nenni d’armes lasers redoutables, de robots gigantesques en forme de crabe et de grands vaisseaux spatiaux. Ces petits Martiens sont passés maîtres dans l’art du couimage (en clair ils savent couimer) et dans celle d’user leur salive à des fins vexatoires. Appelant les dames « Chouquette » et les messieurs « Toto », ils vont se servir de leur longue langue (verte, soit dit au passage) pour nous faire vaciller le sens commun et accessoirement notre fragile équilibre mental. De véritables petits démons à la peau verte d’une franchise désarmante, d’une impudence méprisante et d’une exaspérante tendance à dévoiler toutes les vérités et tous les secrets.

C’est avec une légèreté dans l’écriture et un simplisme qui n’est qu’apparent que Fredric Brown met l’humanité devant ses démons tels que l’hypocrisie, la dissimulation, la violence, la guerre… À vous de vous faire votre avis. Rapide à lire, c’est toujours un bon moment de rigolade à passer en compagnie de ces odieuses petites créatures.

Allez, salut Toto !

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NOUS AUTRES

NOUS AUTRES dans Antipathes 14072703494415263612413227

16111508334215263614637260 dans LittératureEugène Zamiatine (Евгений Иванович Замятин) né en 1884, fut d’abord ingénieur et constructeur naval, ensuite auteur puis réalisateur notamment du film français LES BAS FONDS DE PARIS en 1936 avec Jean Renoir. Pour ce qui nous intéresse, il est l’auteur du roman d’anticipation très controversé à l’époque en URSS : Nous autres (Мы).
Écrit en 1921, son roman faisant écho à la dictature stalinienne (cela lui attira les foudres de la critique et du pouvoir) fut interdit en 1923, ce qui le poussera à l’exil. Dans une lettre ultime adressée à Joseph Staline, il exprimera son désir de quitter le pays pour quelque temps.
L’autorisation de quitter le pays en poche, c’est en 1932 qu’il arrive alors à Paris. Et c’est finalement d’une crise d’angine de poitrine qu’il meurt le 10 mars 1937 dans cette même ville, à l’âge de 53 ans, au numéro 14 de la rue Raffet.
Nous autres, classique peu connu du livre d’anticipation dystopique qui influença notamment d’autres auteurs du même genre tel que George Orwell avec 1984, Aldous Huxley avec Le Meilleur des Mondes, mais aussi Ira Levin avec Un bonheur Insoutenable. Rien que ça.

C’est à travers un style d’écriture unique et déroutant, au sein de l’État Unique, que D-503, mathématicien de métier et constructeur du vaisseau spatial l’Intégral « formidable appareil électrique en verre et crachant le feu », décide d’écrire ses « Notes ». Son œuvre, parmi d’autres, est destinée au vaisseau qui aura pour mission de convertir au bonheur le peuple des étoiles. Durant toute la construction de ce projet grandiose, nous autres lecteurs, suivrons la vie, les pensées et plus encore de D-503, et c’est dans un monde idéalisé qui rompt avec un passé anarchique qu’il évoluera. Un monde entièrement fait de verre, où les structures laissent passer la lumière, les habitations n’ont plus un seul mur opaque. Véritable monde austère et totalitaire avec à sa tête le Bienfaiteur. Une stabilité maintenue à l’aide des Gardiens, les anges garants du maintien du bonheur et de la répression des esprits marginaux. Pour faciliter leur travail, les courriers sont ouverts, les structures (habitations) sont faites en verre et les discussions sont mises sur écoute. C’est dans ce même monde aseptisé, protégé du monde extérieur et sauvage par le Mur Vert que chacun des citoyens en uniforme bleuâtre, déshumanisé par l’usage d’un numéro national (pour citer quelques personnages qui gravitent autour de D-503, je nommerai sa chère O-90 mais aussi le poète R-13 et S), perd petit à petit toute individualité. Les hommes deviennent les rouages d’une machinerie superbe dans un collectivisme et un taylorisme acharné notamment avec la Table des Heures.

Voilà un monde parfait délivré de la liberté, du crime, de l’individualisme et de toute dissension idéologique. Hélas tout n’est pas aussi lisse. Dans l’esprit de D-503 se cache une tare, une vague, un aspect de lui-même qu’il n’arrive pas à assumer, ce qui l’amènera à se questionner jusqu’à en devenir malade. Et puis une rencontre inattendue, d’une femme, I-330 qui amènera ce X, cette inconnue, bouleverser l’équation de son bonheur.

Une véritable dystopie qui place l’anticipation, pour le coup, dans une réalité présente, bien concrète et palpable, celle de la dictature stalinienne. Nous autres, de la fiction ?

Amis lecteurs, faites vous encore preuve d’imagination ? Alors soyez prêts à vous allonger sur la table et à subir la Grande Opération.

« Vive l’État Unique. Vive les numéros. Vive le Bienfaiteur ! »

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ROBOT-COOL (40) : MARVIN

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Pas de panique ! Vous connaissez tous je pense La Réponse Ultime à la vie, l’univers et au reste ? Réponse donnée par l’Ordinateur Pensées Profondes après des millions d’années de réflexions et de calculs. Mais connaissons-nous La Question Fondamentale donnant lieu à l’Ultime Réponse ? Eh bien non. Et je n’ai pas l’intention présentement de vous la trouver. Les souris s’y essaient déjà à l’heure qu’il est.

Par contre, si vous demandiez à Marvin ce qu’il en pense de la vie, il vous répondra surement quelque chose comme ça : «  La vie… Ne me parlez pas de la vie. » Aussi, par égard envers Marvin, nous n’en parlerons pas davantage. En vous remerciant.

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Marvin fut imaginé par l’auteur britannique Douglas Adams dans son œuvre totalement loufoque et absurde : H2G2 (The Hitchhiker’s Guide to the Galaxy), en 1978. Elle était à son origine un feuilleton radiophonique. Traduit par Le Guide du Voyageur Galactique, trilogie écrit en 5 tomes, elle raconte les péripéties d’Arthur Dent (personnage principal, juste un détail mais c’est important) qui perd dans la même journée et sa maison, et sa planète, la Terre, et qui se retrouve à voyager dans l’espace au côté de son ami Ford Prefect, issu d’une planète aux confins de Bételgeuse. Œuvre adaptée en série en 1981 par Alan J. W. Bell et en film en 2005 par Garth Jennings. Ce robot, personnage secondaire, a toutes les bonnes et mauvaises raisons d’en vouloir à la vie, à l’univers et au reste.

16041007222315263614134338Marvin, un robot flambant neuf, avachi, sa tête d’acier brossé brillant ballant mollement sur ses genoux. Ses yeux sont rouges en triangles inversés, il est de construction magnifique, parfaitement poli et à la voix basse et désespérée. Chose importante, il est extrêmement déprimé. Selon lui-même, il a l’intelligence d’une planète et Arthur Dent le considère comme l’être le plus lucide qui soit.

La Compagnie Cybernétique de Sirius, «un ramassis de branleurs stupides» selon le Guide du voyageur galactique, fut très inspirée le jour où ils dotèrent leurs robots de Personnalité Humaine Véritable (PHV), chose sordide. Cela passe encore lorsque des portes jouissent à l’idée de s’ouvrir, et aussi lorsqu’il faut payer des psychiatres hors de prix pour ascenseurs quand ces derniers décident de faire la moue dans le dernier étage du sous-sol. Cependant, lorsqu’il s’agit d’un robot paranoïde et maniaco-dépressif, c’est une toute autre paire de manches.

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C’est d’un pas pesant, branlant et geignard que Marvin suivra les héros dans toutes leurs aventures et dans toutes ses mésaventures. Souffrant des diodes du côté gauche, détestant tout ce qui s’enjoue, c’est dans un mépris total qu’il considérera toutes les attentions et ce qu’il entoure. Il ira jusqu’à pousser un vaisseau spatial au suicide. Constamment abandonné par son maître sur une planète désolée ou dans un vaisseau plongeant dans le soleil, sous-estimé intellectuellement et réduit à des tâches de subalternes, ce petit robot n’aura de cesse que de se plaindre. Il poussera le pathos jusqu’à rester à attendre ses compagnons le nez dans la poussière et l’eau froide pour montrer à qui veut l’entendre à quel point il se sent humilié. Ne faites donc pas semblant de vous intéresser à lui, il flairera votre hypocrisie à des kilomètres.

Donc, pour ceux qui n’auront pas le courage de lire le présent article, je résumerai Marvin par ses propres mots :

« I’m depressed » Marvin.

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