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Archive pour la catégorie « B.D. »

LA SF À YOM – Les Quatre Fantastiques

Yom a une passion : la science-fiction, SA science-fiction ! Films, séries télévisées, dessins animés, comics, serials… sur sa page Facebook, tout y passe, « juste pour le plaisir » nous dit-il. Et pour notre plaisir, Yom nous permet de publier ici certaines de ses critiques, de ses réflexions, de ses opinions, de ses pensées ou de ses interrogations. Aujourd’hui :

LA SF À YOM - Les Quatre Fantastiques dans B.D. 15061507002315263613367136

LES QUATRE FANTASTIQUES

La Science-Fiction en comics, c’est Fantastique !

15061507015515263613367139 dans Science-fictionBon, le jeu de mot est facile, mais je vais vous parler un peu des Quatre Fantastiques qui ont de mon point de vue permis d’amener une vraie science-fiction dans l’univers Marvel, et peut-être même dans l’univers des Comics en général.

Déjà, sur le principe, l’équipe des Quatre Fantastiques est une équipe de scientifiques (ce qui est toujours un petit plus pour plaire aux geeks). Mais surtout, après des débuts assez simplistes et terrestres, les FF (Fantastic Four, en VO) ont vite eu à faire face à des menaces cosmiques, dont le plus terrible : Galactus. Déjà, comment ne pas faire de la science-fiction avec Galactus ? Un extraterrestre surpuissant équipé d’une machinerie plus que complexe qui permet de « manger » l’énergie des planètes. Moi je dis que ça le fait bien.

Et cela a continué avec d’autres rencontres et découvertes cosmiques : les Inhumains, le Gardien, La Zone Négative, Le Surfer d’Argent, Les Skrulls (parmi lesquels le Super Skrull avait plutôt la classe), les Krees (vus dernièrement dans LES GARDIENS DE LA GALXIE), etc… En gros, toutes les bases de l’univers cosmique de Marvel. Et quand on voit la plutôt bonne réussite du film LES GARDIENS DE LA GALAXIE en 2014, je crois qu’on peut dire merci aux FF.

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Et puis, le petit plus de ces héros, c’est qu’ils vivent des aventures, contrairement à beaucoup d’autres héros qui ont tendance à vivre des batailles, et autres combats, surtout ces dernières années. J’entends par là que la résolution de leurs histoires n’est pas toujours liée à un combat (même si La Chose doit quand même avoir son lot de distribution de coups de poings). C’est plus souvent l’esprit qui obtient la victoire. D’ailleurs, même si La Chose est un personnage très fort (surtout à force d’entrainement, car à l’origine il l’est moins), il n’est pas le plus fort de l’univers Marvel. Par contre, il est sûrement le plus déterminé et n’hésite pas à continuer de combattre un ennemi plus puissant que lui, une autre preuve indirecte de l’importance de la force de l’esprit dans le groupe.

Voilà, l’essentiel est dit (et je ne vais pas tout vous dévoiler non plus). J’ai vraiment de bons souvenirs de mes lectures de leurs aventures, et je vous invite à les (re)découvrir. Si vous commencez par leurs débuts en 1961, cela va paraître un peu léger, mais ne lâchez pas prise, c’est dû à l’époque, et leurs aventures vont ensuite crescendo.

- Yom -

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AKIM, LE FILS DE LA JUNGLE

( B.D., Trapard )

AKIM, LE FILS DE LA JUNGLE dans B.D. 15050108480515263613222884

Akim est un des sous-Tarzan les plus connus de la bande-dessinée italienne éditée en France en petit format. Créé par Augusto Pedrazza et Roberto Renzi, Akim est le fils d’un consul britannique à Calcutta. Toute la famille rentre en Europe quand leur bateau fait naufrage. La mère et son fils échouent sur une plage africaine. Peu de temps après, elle est dévorée par une panthère. Jim est adopté par un gorille qui le soigne et le nourrit. Il apprend le langage des animaux et devient leur roi… Autrement dit, l’origine d’Akim n’est pas très éloignée de celle du Tarzan d’Edgar Rice Burroughs. Et comme lui, Akim a une femme (Rita) et un fils adoptif (Jim).

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La série a été créée en 1950 et fut éditée en France au cours de l’année 1958. Face au succès du personnage en France, l’éditeur «  Aventures et Voyages » décida de faire travailler directement pour eux Pedrazza et Renzi, un accord qui dura jusqu’en 1985. Les aventures d’Akim continuèrent alors avec des rééditions jusqu’en 2013.

De 1950 à 2013, le personnage d’Akim pourrait sembler immortel, ne prenant jamais une ride et évoluant dans sa jungle au grès du modernisme. Ce sont généralement les accessoires employés par les explorateurs qui pourraient créer une chronologie du modernisme exportée dans cette jungle. Ce détail pourrait à la limite différencier les aventures d’Akim et celles de Tarzan dont les auteurs et scénaristes aiment généralement situer ses intrigues vers le début du XIXe siècle.

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Les aventures d’Akim, comme celles de Tarzan d’ailleurs, ne s’embarrassent généralement pas de crédibilité historique, et bon nombre d’histoires dessinées confrontent le fils de la jungle à des univers purement fantastiques, de magie, de sorcellerie, d’animaux ou d’insectes démesurés, d’anciennes civilisations imaginaires ou même à de la pure science-fiction et son lot de robots et autres machineries 15021307142215263612959256infernales. Dans les années 70 et 80, Roberto Renzi et Augusto Pedrazza nous propulsent même à des années lumières du simple sérial junglesque, leurs scénarios et dessins empruntant même parfois à l’iconographie des STAR WARS et autre WONDER WOMAN.

En ce moment, je profite que mon frangin ait acheté une cinquantaine de ZEMBLA et d’AKIM réédités dans les années 90 par « Mon Journal » à une famille nouméenne, pour en lire plusieurs par soirées… Et redécouvrir un pan de la BD de gare italienne, écrite et dessinée dans l’urgence des publications, et pourtant toujours aussi captivante trente ou quarante ans plus tard.

Vous pouvez trouver la liste complète des épisodes à partir de ce lien.

- Trapard -

 



CAGASTER – tome 1

( B.D., Flynn )

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Le blog Flynn SFFF vous présente une parution littéraire de la SF, du Fantastique ou de la Fantasy en roman ou BD. Flynn, éternel dévoreur d’ouvrages, vous décortique son bouquin du jour…

14082501014615263612476754 dans FlynnÀ la fin du XXIe siècle, une maladie baptisée « Cagaster » a vu le jour. Au fur et à mesure du temps, l’humanité s’est laissée contaminer par ce Cagaster, transformant les hommes en insectes géants et décimant alors les deux tiers de la population. Impossible de vivre sur les trois quarts de la planète à cause des nombreux nids d’insectes géants appelés des cages. En parallèle, une nouvelle profession s’est créée, celle d’exterminateur, des gens qui sont là pour lutter contre les insectes. En 2125, Kidow, un jeune exterminateur de 17 ans extrêmement talentueux sauve une jeune fille, Ilie. Cette dernière va alors devoir apprendre à vivre dans le monde des Cagasters…

Voici donc le pitch du tout premier manga écrit et dessiné par la talentueuse mangaka Kachou Hashimoto. Celle-ci nous offre un shônen plutôt original puisqu’il s’agit là d’une nouvelle vision du mythe du zombie, et ça, c’est vraiment génial à faire. Mélanger des sortes de Kaiju avec des zombies. En gros, on se retrouve avec des Kaiju qui peuvent contaminer leur victime en les griffant ou les mordant afin qu’elles-mêmes se transforment, et je trouve ça très cool. Surtout que ça se déroule dans un univers post-apocalyptique dont les bases sont déjà bien posées, bien développées et qui ne demandent qu’à continuer de s’étoffer. Avec ça, on a droit à des personnages assez attachants, dont un personnage principal, Kidow, bien badass avec son sabre et ses armes à feu. Le script est passionnant, et la lecture se fait avec beaucoup de plaisir, mêlant violence, grosses bébêtes et un peu d’humour.

En plus, le style de Kachou Hashimoto est assez plaisant malgré son côté un peu minimaliste dans les détails et les décors. Cela dit, ça passe très bien et le design des personnages et des Cagasters est classe, parfois même impressionnant. C’est dynamique et intuitif, ça se lit avec beaucoup de facilité, le seul souci reste que le découpage n’est pas toujours intéressant. Mais le graphisme, basique, est réussi, la mise en page et la mise en scène sont soignées.

Cagaster est pour moi un véritable coup de cœur. J’attends avec impatience la suite qui devrait pointer son nez le 3 septembre 2014. On verra bien si l’auteur parvient à maintenir l’intention du lecteur ! En tout cas, c’est un très bon début de série qui se clora à l’issue de six tomes.

Cagaster tome 1, Kachou Hashimoto (dessinateur et scénariste), éd. Glénat, p.208, 6€90.

- Flynn -

Autres livres présentés par Flynn :

Dangereuses visions : le Necronomicon en BD / Agharta : le Temps des Selkies / Le Dernier Roi des Elfes / Le Niwaâd / Moi, Cthulhu / Docteur Sleep / Saigneur de Guerre / Le Démon aux Mille Visages / Le Gardien de la Source / Universal War Two (T1) : Le Temps du Désert / Blake et Mortimer : L’Onde Septimus / Culture Geek / Attention aux Morts / Out There – volume 1 /L’Encyclopédie du Hobbit / Quantex (T1) : Le Songe des Immortels / Quantex (T2) : La Révolte des Ombres / Chroniques des Ombres / Le très grand Nettoyage / Les Pantins Cosmiques / Cornes / Le Miroir des Templiers (T1) : New Paris / Nosfera2 / Soutenez le financement de l’ouvrage « Gore – Dissection d’une Collection » / Taupe / Le Monde de Fernando / Moi, Lucifer / LŒuf de Dragon /Ghouls of Nineveh / Ténèbres 2014 / Le Piège de Lovecraft

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GHOULS OF NINEVEH

( B.D., Flynn )

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Écrite et dessinée par Fabrice Gagos, Ghouls of Nineveh est une BD qui raconte l’histoire d’Adam, un gars qui bosse dans une boutique de DVD d’occasions en plus d’être fan et musicien dans un groupe de death metal. Alors qu’il n’a pas revu sa famille depuis de longues années, il se retrouve invité à l’enterrement de son beau-père à la demande de sa sœur. Bien évidemment, son arrivée est mal vue par le reste de la famille. Mais alors qu’il sort fumer une cigarette dehors, il fait la rencontre d’une jeune fille et… d’une armada de morts-vivants…

Bon, premier bon point, le personnage principal, Adam, tient une boutique de DVD. Ça, déjà, c’est la grande classe. Ensuite, même si ce n’est qu’une bande dessinée, on sent à plein nez l’influence rock, metal, horreur et zombie. Et ça, c’est que du bon ! Ensuite, Fabrice Gagos n’est pas un inconnu de la BD. Cela fait un moment qu’il bosse dans la BD, sous le nom de Svart, notamment sur son blog. Avec Ghouls of Nineveh, il signe sa première production, son premier album de BD, et autant vous dire qu’il a su trouver le bon pitch pour convaincre le lecteur. Partir sur une histoire de zombie dans laquelle il rend hommage au cinéma d’horreur, au cinéma de Romero, de Peter Jackson ou encore de Sam Raimi, sans oublier Lucio Fulci et d’autres grands noms du genre, est une excellente idée. Surtout qu’il maîtrise avec beaucoup de talent le genre, son scénario tient parfaitement la route, le personnage d’Adam est très convaincant, et Gagos parvient à mixer humour et horreur sans pour autant que l’histoire en devienne une banale comédie. On est dans une histoire faite par un fan pour les fans, et ça ne peut que fonctionner. On retrouve ici tous les codes du genre, tous les petits clichés utilisés et usés.

En plus de cela, il possède un excellent coup de crayon et un super style graphique. Fabrice Gagos est un gars encore une fois vraiment talentueux, il le montre ici. D’ailleurs, Fabrice Gagos possède un côté Ben Templesmith très prononcé mais aussi très maitrisé. Enfin, plein de clins d’œil aux zombies et à la culture horrifique, Ghouls of Nineveh est une production ultra drôle, vraiment plaisante à lire et super passionnante ! Ne passez pas à côté.

Ghouls of Nineveh, Fabrice Gagos (dessinateur et scénariste), éd. Sombrebizarre Productions, p.68, 13€.

- Flynn -

Autres livres présentés par Flynn :

Dangereuses visions : le Necronomicon en BD / Agharta : le Temps des Selkies / Le Dernier Roi des Elfes / Le Niwaâd / Moi, Cthulhu / Docteur Sleep / Saigneur de Guerre / Le Démon aux Mille Visages / Le Gardien de la Source / Universal War Two (T1) : Le Temps du Désert / Blake et Mortimer : L’Onde Septimus / Culture Geek / Attention aux Morts / Out There – volume 1 /L’Encyclopédie du Hobbit / Quantex (T1) : Le Songe des Immortels / Quantex (T2) : La Révolte des Ombres / Chroniques des Ombres / Le très grand Nettoyage / Les Pantins Cosmiques / Cornes / Le Miroir des Templiers (T1) : New Paris / Nosfera2 / Soutenez le financement de l’ouvrage « Gore – Dissection d’une Collection » / Taupe / Le Monde de Fernando / Moi, Lucifer / LŒuf de Dragon

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LE MIROIR DES TEMPLIERS (T1) : NEW PARIS

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Chaque lundi, le blog Flynn SFFF vous présente une parution littéraire récente ou ancienne de la SF, du Fantastique ou de la Fantasy en roman ou BD. Flynn, éternel dévoreur d’ouvrages, vous décortique son bouquin du jour…

Titre : Le Miroir des Templier T1 : New Paris
Éditeur : Tartamudo
Artiste : Jef Martinez (scénariste), José Jover (scénariste) et Vinz el Tabanas (dessinateur)
Date de sortie : 2008
Prix : 13€20
Description : « 1307, des Chevaliers de l’Ordre des Templiers chevauchent non loin de Carnac. Noudh, le chef, Alocer, Balberith, Melkhom, Nibbaz, chevaliers de l’ordre, l’accompagnent. Noudh et son écuyer Budd Win regagnent l’une de leur commanderie. Soudain une explosion dans les marécages attire leur attention. En s’approchant, ils découvrent une météorite fumante. Budd Win décide d’aller voir la chose de plus près, c’est alors que surgit des brumes fumantes un être informe qui tétanise le groupe et se saisit de l’écuyer. 2094, Paris est envahi par les eaux à la suite d’un bouleversement climatique. La France est dirigée par une dictature Templière qui sème la terreur et la mort. Ce sont les mêmes Templiers du début qui ont traversé le temps et qui forment l’Ordre Secret des Templiers Intemporels (l’OSTI). Noudh et les quatre autres chevaliers sont justement ces nouveaux maîtres de la France. Budd Win, resté figé dans son corps d’adolescent, réside dans la Stratobanlieue de l’immense mégalopole qu’est devenue maintenant New-Paris. Son destin exceptionnel va pourtant changer l’ordre terrible établi par les Templiers… »

En me promenant sur le site des Éditions Tartamudo, je suis tombé sur un album qui m’avait bien tenté… Le Miroir des Templiers de Vinz el Tabanas, Jef Martinez et José Jover. Malheureusement, après lecture, j’ai été un peu déçu…

Le premier tome du Miroir des Templiers débute en 1307. On y découvre quelques chevaliers de l’Ordre des Templiers qui, suite à la découverte d’une comète écrasée dans un marécage, se retrouvent propulsés tout droit à New Paris. Nous sommes alors transporté jusqu’en l’an 2099, dans un Paris dévasté par la peur, la misère, le meurtre, la luxure, l’injustice, l’immondice, et qui est dirigé par… un petit groupe d’anciens Templiers qui impose une terrible dictature. Nous allons alors suivre Buddwin, l’un des Templiers envoyés dans une autre époque, resté figé dans son corps d’adolescent. Cependant, c’est grâce à lui que les choses vont changer…

José Jover et Jef Martinez se sont chargés du scénario, et le pitch qu’ils nous proposent est intéressant. Le fait de faire passer des personnes d’une époque à une autre m’a beaucoup plu. D’autant plus qu’il s’agit de Templiers. Si en plus de ça on en fait de véritables monstres sanguinaires, qui tuent sans hésitation, ça devient encore plus passionnant. Par contre, les dialogues sont assez moyens…

Là où je n’ai pas du tout accroché c’est avec le dessin. Plus précisément la colorisation. De base, on voit que le dessin de Vinz el Tabanas est dynamique et réussi. Mais avec la colorisation, on a l’impression que ça ne bouge plus, ça fait une sorte de pâté, c’est surchargé en couleur, c’est moche, ça pique les yeux, enfin bref, je n’aime vraiment pas.

Dans l’ensemble, Le Miroir des Templiers est une BD moyenne. L’histoire se tient, c’est sympathique, mais la colorisation… pas pour moi. La lecture reste tout de même agréable. Sachez aussi que la suite paraitra au premier semestre 2014 toujours chez Tartamudo !

- Flynn -

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OUT THERE – volume 1

( B.D., Flynn )

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Titre : Out There T1
Éditeur : Glénat Comics
Couverture : Humberto Ramos
Artiste : Brian Augustyn (scénariste) et Humberto Ramos (dessinateur)
Date de sortie : 20 novembre 2013
Prix : 14€95
Description : « Dans la petite ville d’El Dorado, les choses ne semblent pas se passer de façon très naturelle… Des créatures démoniaques ont fait alliance avec les notables pour s’emparer des lieux et contrôler ses habitants. Un groupe de collégiens va se trouver aux prises avec l’impensable…
Retrouvez tout le talent d’Humberto Ramos (Crimson, Spider-Man, Fairy Quest) dans une saga inédite en album qui voit une ville plonger en enfer. Il faudra tout le courage de quatre adolescents hors du commun pour déjouer cette menace.
Un récit culte enfin disponible ! »

Humberto Ramos fait partie de mes artistes préférés, mais je n’avais pas eu l’occasion de découvrir sa série Out There restée indisponible pendant plusieurs années. Toutefois, c’était sans compter sur Glénat qui s’est chargé de nous offrir une superbe édition en dur de la série, pour le plus grand plaisir des fans !

Le premier tome d’Out There nous envoie directement à El Dorado City, une ville des États-Unis, paisible, sans crime, sans délinquance, etc. Paisible… Jusqu’à ce qu’une bande de 4 lycéens apprennent l’existence d’un pacte passé entre les habitants d’El Dorado City et des créatures démoniaques. Malheureusement pour Casey, Jessica, Mark et Zach, ça va aller beaucoup plus loin qu’une simple découverte… Ils sont les seuls à pouvoir sauver la ville et ses habitants, en plus de ça, ils ont les démons sur le dos… La tâche va être rude.

Je ne connaissais pas du tout le scénariste Brian Augustyn jusqu’à aujourd’hui. Pourtant, il a tout de même travaillé sur des séries telles que The Flash, la JLA ou encore Crimson. Sur Out There, je l’ai trouvé plutôt bon. La série, bien que classique, donne un résultat très intéressant. Et malgré la dizaine d’années qu’elle a, ça se lit très bien, ça n’a pas vieilli et on sent de nombreuses influences venues tout droit des séries TV et des comics des années 90, c’est vraiment génial.

L’histoire, comme je l’ai dit, est classique. Une bande de jeunes tout à fait normale qui se retrouve confrontée à des événements paranormaux et qui se découvre par la même occasion des dons surnaturels. Mais l’histoire est bien menée, dynamique, les personnages sont sympathiques et attachants, donc on a ce qu’il faut pour apprécier et ne pas s’ennuyer !

Au dessin, Humberto Ramos et son style « enfantin ». On pourrait comparer son trait à celui de certains artistes de la BD européenne, à la lisière entre le réalisme et l’humoristique. Mais il ne faut pas oublier que Ramos bosse sur plusieurs titres Marvel et DC, donc il sait adapter son style en fonction des circonstances, même si globalement on retrouve toujours la même patte. Cela dit, j’apprécie beaucoup son trait, fluide, souple, il ne cesse de sortir des sentiers battus pour nous proposer du frais, et j’aime ça.

Chez Glénat, ils n’éditent peut-être pas des titres comme Star Wars, X-men, Spiderman, et autres grands comics. Non. Ils préfèrent éditer des titres moins importants permettant aux lecteurs français de découvrir des perles cachées sous une masse de trucs sans intérêt. Out There en fait partie. Sans oublier Thomas Rivière qui œuvre à plein temps pour le comics avec le label Comics de Glénat et son site web comicsplace.net.

- Flynn -

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BLAKE ET MORTIMER : L’ONDE SEPTIMUS

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Titre : Blake et Mortimer T22 – L’onde Septimus
Éditeur : Dargaud
Artiste : Jean Dufaux (scénariste), Antoine Aubin (dessinateur) et Étienne Schréder (dessinateur)
Date de sortie : 6 décembre 2013
Prix : 15€25
Description : « Mortimer ne parvient pas à percer le mystère de l’onde Mega et le fonctionnement du Télécéphaloscope de Septimus lui échappe. Qu’est-ce qui peut bien provoquer toutes ces interférences ? Cela pourrait-il avoir un lien avec cet inconnu en chapeau melon qui arpente les rues de Londres en demandant après Guinea Pig ?
Jean Dufaux et Antoine Aubin, aidés d’Étienne Schréder, revisitent La Marque Jaune. Ils prolongent le mythe et signent le grand retour d’Olrik sur les quais de la Tamise. »

Blake et Mortimer est une série mythique. Et après Jacobs, elle aura vu passé de nombreux scénaristes et dessinateurs. Van Hamme, Benoit, Sente, Juillard, Sterne, De Spiegeleer. Mais c’est une nouvelle équipe qui signe ce 22ème opus nommé L’Onde Septimus, Jean Dufaux au scénario, accompagné d’Antoine Aubin et Étienne Schréder au dessin.

Jean Dufaux nous propose de revenir sur les événements survenus lors du tome La Marque Jaune. Cette 22ème aventure se déroule donc quelques mois après la disparition de Septimus. Le professeur Mortimer, intéressé par l’idée de domination mentale, a recréé un laboratoire avec un télécéphaloscope afin d’approfondir les recherches. En parallèle, quatre admirateurs de Septimus se sont associés pour mener des recherches sur l’onde Mega. Mais très rapidement, des phénomènes bizarres ont lieu. Un individu atteint de folie est tué par un curieux arc électrique au milieu de la gare de King’s Cross, un ancien régiment de militaires se barricade dans une pièce d’un asile psychiatrique tous les jours à la même heure, et Septimus, pourtant mort, fait son retour en ville…

Un Blake et Mortimer à l’ancienne. Jean Dufaux fait en sorte de coller au maximum avec l’esprit de la série. Malgré tout, je n’ai pas vraiment apprécié cette histoire. J’ai trouvé qu’elle trainait beaucoup trop en longueur, et arrivé au milieu de l’album, je commençais à en avoir un peu marre de la lecture. D’autant plus que l’auteur rajoute des phylactères narratifs en début de case pour décrire un lieu, indiquer une date, placer un contexte, etc. Ici, c’est souvent long et sans intérêt puisque Dufaux ne fait que décrire la case sans rien apporter de plus. J’étais content de redécouvrir Blake et Mortimer, ainsi que d’autres personnages de la série (on retrouve par exemple, Olrik ou encore Nasir), mais j’ai été déçu au fil de ma lecture, malgré tous les savants fous, les laboratoires, les gouffres, etc.

Le dessin d’Aubin et Schréder est excellent, et il reprend vraiment bien le style de Jacobs. Il s’agit certainement de la meilleure reprise de la série. Par contre, on se rend compte que les dernières pages sont moins réussies…

Un avis partagé sur cet album. Dommage car il partait bien, mais ça ne prend pas, on est difficilement emballé…

- Flynn -

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UNIVERSAL WAR TWO (T1) : LE TEMPS DU DÉSERT

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Titre : Universal War Two T1 – Le Temps du Désert
Éditeur : Casterman
Artiste : Bajram (dessinateur, scénariste et coloriste)
Date de sortie : 25 septembre 2013
Prix : 12€95
Description : « La série culte de Denis Bajram se poursuit avec un nouveau cycle narratif en six tomes, dont voici le très attendu premier volume. La Première Guerre Universelle a été apocalyptique. L’humanité a failli être anéantie en même temps que la Terre, même si la civilisation de Canaan, fondée par Kalish sur une planète lointaine, s’efforce d’améliorer ce qu’il en reste. Sur Mars, on observe avec inquiétude le soleil mourir, dévoré par l’ultime wormhole laissé par la dictature. Tandis que les autorités de Canaan tentent le tout pour le tout afin de fermer le wormhole, l’inattendu se produit : un gigantesque triangle d’obscurité se matérialise devant la flotte. Et commence à se démultiplier… C’est dans ce contexte menaçant que l’on s’attache aux pas de Théa, descendante de Kalish, qui, bien à contrecœur, fait son service militaire sur Mars, au sein de l’armée d’occupation… 

Trente ans après les événements relatés dans Universal War One (1998 – 2006), série SF en six volumes vite devenue une œuvre culte de la bande dessinée, un nouveau cycle narratif commence, centré sur de nouveaux personnages. Très attendu par un lectorat de fans très motivés, UW2 propose une histoire distincte du premier cycle, qui peut se lire de façon indépendante et comptera elle aussi six volumes. Ici commence la Deuxième Guerre Universelle ! »

Après avoir terminé ma lecture d’Universal War Two T1, j’étais totalement subjugué par la qualité de l’album. J’ai donc jeté un petit coup d’œil à la liste des artistes pour ne voir qu’un nom, celui de Bajram. « Une seule personne pour faire ça ?! » me suis-je alors exclamé. Je savais qu’avant UW2, un autre cycle avait été fait, nommé UW1. J’ai là aussi regardé la couverture pour ne voir que Bajram. Alors oui, un seul homme s’est chargé d’écrire, dessiner et coloriser tout ça, et autant vous dire que c’est vraiment réussi.

Universal War Two prend place après les événements du premier cycle. L’humanité a failli être anéantie, mais Kalish a fondé une nouvelle civilisation, celle de Canaan, qui tente tant bien que mal de maintenir l’ordre et d’améliorer la vie de cette humanité. Cependant, alors que les peuples se remettent difficilement, ils doivent à nouveau faire face au danger. Le soleil se meurt, et ce, à cause d’un wormhole laissant apparaitre de gigantesques triangles noirs qui commencent à englober le soleil.

Universal War One est devenu un véritable chef-d’œuvre de la BD, et de la science-fiction. C’est aussi le cas pour Universal War Two qui nous plonge directement dans l’action. Le scénario est vraiment puissant, en plus, Bajram explique un peu les événements précédents, permettant, à ceux qui ne connaissent pas de ne pas être trop perdus. L’univers semble très riche et complexe (après tout, ce n’est pas pour rien si UW1 fait 8 tomes, et si UW2 et UW3 en feront 6 chacun), à l’image des cycles de la SF d’antan. Les personnages sont eux aussi très recherchés, et paraissent très vrais.

Universal War One et Two, c’est du dessin numérique. Je n’aime pas le dessin numérique. Mais là, Bajram m’a totalement convaincu. C’est beau. C’est même magnifique. Les décors sont splendides, les couleurs sont superbes, et c’est très dynamique contrairement à ce à quoi l’on pourrait s’attendre.

UW2 va plaire à tous les fans de SF. C’est original, passionnant, et beau. Que dire de plus ?

- Flynn -

Autres livres présentés par Flynn :

Dangereuses visions : le Necronomicon en BD / Agharta : le Temps des Selkies / Le Dernier Roi des Elfes / Le Niwaâd / Moi, Cthulhu / Docteur Sleep / Saigneur de Guerre / Le Démon aux Mille Visages / Le Gardien de la Source

FLYNN SFFF : BLOG DE L’IMAGINAIRE. MAIS PAS QUE !



BENJAMIN LEGRAND A DIT…

BENJAMIN LEGRAND A DIT... dans B.D. 13102204594215263611661145Benjamin Legrand, scénariste de BD et de cinéma, auteur de romans policiers et de SF, a déclaré à propos de l’Imaginaire en France : « Chez nous, les gens sont beaucoup trop critiques par rapport à l’imaginaire. C’est vachement risqué d’œuvrer dans le domaine, on se heurte à une espèce de rationalisme cartésien, c’est redoutable. Même si les gens apprécient, ils diront : « Oui, mais ce n’est que de la SF, c’est des trucs de genre… ». Et ce mépris pour les « trucs de genre » fait beaucoup de mal à plein de créateurs. Ce sont des territoires libres, on peut inventer ce qu’on veut. Et qu’on te méprise pour ça, je ne trouve pas ça très classe… »



DANGEREUSES VISIONS : LE NECRONOMICON EN BD…

DANGEREUSES VISIONS : LE NECRONOMICON EN BD... dans B.D. 15050108480515263613222884

Chaque lundi, le blog Flynn SFFF vous présente désormais une parution littéraire récente ou ancienne de la SF, du Fantastique ou de la Fantasy en roman ou BD. Flynn, éternel dévoreur d’ouvrages, vous décortique son bouquin du jour…

13101308233815263611634427 dans FantastiqueTitre : Necronomicon
Éditeur : Kymera
Artiste : Patrice Woolley (scénariste et dessinateur)
Date de sortie : novembre 2007
Prix : 13€

Description : Imaginez que vous vous retrouviez un jour dans un monde étrange… Une sorte d’enfer peuplé de monstres et de créatures improbables. Après vous être demandé ce que vous faites là, vous essaierez de vous échapper, n’est-ce pas ? Mais si toute fuite était impossible ? Mais si, bien malgré vous, une volonté supérieure avait décidé de jouer avec vous ? Bienvenue dans le monde de Necronomicon ! Imaginez que vous vous réveilliez un jour dans un monde infernal, peuplé de créatures belles ou effrayantes mais qui toutes tenteront de se jouer de vous. Se pourrait-il que dans votre quête de la connaissance vous soyez allé trop loin ? Que vous soyez désormais le jouet de puissances qui vous dépassent ? Méfiez-vous en ouvrant Necronomicon, qui sait jusqu’où il vous entraînera !

Le Necronomicon, aussi appelé le livre des morts… Écrit par Abdul al-Hazred, poète arabe, le Necronomicon est un livre maudit contenant les textes sacrés sur les Anciens, des divinités obscures, pouvant mener à la fin du monde. On ne rigole pas avec le Necronomicon… au risque de disparaître…

Imaginez que vous ouvriez un livre, le Necronomicon, et que d’un coup vous vous retrouviez dans un monde cauchemardesque, dans lequel tout est sombre, tout fait peur. Où il ne se trouve aucune échappatoire pour revenir d’où vous venez. Où même la mort ne vous est pas permise…

C’est l’expérience que vous propose Patrice Wooley à travers son album Necronomicon. Malheureusement, c’est une très mauvaise expérience et je ne pense pas la recommencer. Ça non !

L’ambiance que dégage cette BD fait peur, très peur. Un peu une sorte de mélange entre l’univers de Lovecraft et celui de Clive Barker. L’histoire est terrifiante, ça fout les chocottes. Les dialogues sont plutôt réussis et glauques. On est jeté tout droit en enfer, dans la gueule de Cthulhu, où vous voulez, mais en tout cas dans un endroit qui pue l’horreur et la mort !

Malheureusement, le dessin aussi c’est l’horreur (si on peut appeler ça du dessin…). Tout est fait à l’ordinateur, mais c’est assez mal réalisé. La technique informatique n’a pas l’air d’être maîtrisée par Woolley… Et franchement, graphiquement, ça fait encore plus peur que l’ambiance !

Mais je ne pense pas avoir l’envie ou même le courage (la folie ?) de relire cet album. J’ai adoré l’ambiance et le pitch de départ, mais le style graphique, je n’accroche pas du tout. En l’ouvrant, je me suis vraiment demandé dans quoi j’étais tombé, c’est totalement dérangé comme BD ! Malgré ça, je trouve que c’est cool que Necronomicon ait pu être édité, je suis sûr qu’il a son public, et c’est vraiment bien parce que mine de rien, c’est pas mal original ! (et une partie de moi a vraiment apprécié la lecture…)

- Flynn -

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