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Archive pour la catégorie « Cinéma bis américain »

DRIVE-IN : CURSE OF THE FACELESS MAN (1958)

DRIVE-IN : CURSE OF THE FACELESS MAN (1958) dans Cinéma bis 13051809153815263611200263

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CURSE OF THE FACELESS MAN
Année : 1958
Réalisateur : Edward L. Cahn
Scénario : Jérôme Bixby
Production : Robert E. Kent & Edward Small (United Artists)
Musique : Gerald Fried
Pays : USA
Durée : 67 min
Interprètes : Richard Anderson, Elaine Edwards, Adele Mara, Luis Van Rooten, Gar Moore, Felix Locher…

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Et hop ! De la série B d’horreur pour ce Drive-in du samedi soir ! Il s’agit d’un classique d’Edward L. Cahn, et il faut bien avouer que les films de Cahn possèdent un réel charme, et que bien que ce réalisateur ait fait un petit détour, dans les 50′s, sous l’égide de l’American International Pictures, comme Roger Corman, et bien d’autres, les films de Cahn restent aujourd’hui les plus regardables de cette décennie, voire même les plus passionnants. Le privilège de l’âge et de l’expérience, sans doute, puisqu’étant l’un des plus âgés, Edward L. Cahn s’était même fait la main sur un nombre impressionnant de comédies dans les années 30 et 40, avant de s’aventurer dans la série B, à partir des années 50, et ceci grâce à l’explosion des firmes indépendantes californiennes. À partir du milieu des 50′s, il est devenu le type même du réalisateur de films de pure exploitation pour drive-in, avec des films d’horreur devenus cultes (CREATURE WITH THE ATOM BRAIN, 1955, THE SHE-CREATURE, 1956, ZOMBIES OF MORA-TAU, 1957), avec des films pour teenagers (RUNAWAY DAUGHTERS, 1956), ou des westerns (FLESH AND SPUR, 1956) ou même des films de prison pour femmes (GIRLS IN PRISON, 1955), un genre déjà bien à la mode depuis les années 40. C’est donc naturellement qu’il intégrera la firme californienne, l’American International Pictures, réalisant pour ses deux producteurs en chefs, James H. Nicholson et Samuel Z. Arkoff, une nouvelle poignée de séries B comme les films d’horreur VOODOO WOMAN (1957) ou de science-fiction horrifique, mais à la la limite de la comédie pour teenagers, comme INVASION OF THE SAUCER MEN (1957), et même un film de rock que l’A.I.P. affectionnait tant, en mettant en avant quelques petites scènes musicales de groupes de rock’n'roll et de blues de l’époque, entremêlées d’intrigues de flirts de teenagers (SHAKE, RATTLE & ROCK !, 1956).

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CURSE OF THE FACELESS MAN est une toute petite production de série B produite par Robert E. Kent en 1958, une collaboration qui sera beaucoup plus fructueuse sur le film suivant, IT ! THE TERROR FROM BEYOND SPACE, un classique de la SF horrifique des 50′s, qui inspirera l’ALIEN de Ridley Scott, et dont Morbius lui avait consacré petit un article sur LEA.

Moins culte, CURSE OF THE FACELESS MAN possède néanmoins le charme exotique et horrifique des séries B de la fin des 50′s qui sont presque un sous-genre à part entière.

L’intrigue : Le corps pétrifié d’un gladiateur est découvert, en 1958, à Pompeï, et portant un médaillon en bronze avec une incantation étrusque gravée, qui appelle à une malédiction contre le peuple romain qui l’a autrefois soumis. Une archéologue italienne, Maria Fiorillo, est persuadée que le corps est encore vivant, mais personne ne la croit, jusqu’à ce que plusieurs meurtres mystérieux et brutaux sont commis, et ceci toujours en présence du corps du gladiateur…

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Nous sommes bien entendu dans le pur mélange des genres, entre la Momie égyptienne de la Universal Pictures dans les années 30 et 40, de la momie récupérée et détournée par le cinéma mexicain dans la récente trilogie de LA MOMIE AZTÈQUE (1957-1958), alors pourquoi pas une momie étrusque, dans le fond ? D’ailleurs, on en retrouvera encore quelques traces dans certains giallos italiens des 70′s, et même jusqu’au film de Sergio Martino, en 1982, CRIME AU CIMETIÈRE ÉTRUSQUE (Assassinio al cimitero etrusco). La momie étrusque ayant plutôt de faux airs de zombie mal embaumé, ou recouvert de cendres froides, pour être plus précis, d’où, peut-être, le titre de CURSE OF THE FACELESS MAN, tellement cette créature pétrifiée ne ressemble finalement à rien… Mais c’est aussi une bonne occasion de jouer sur une horreur abstraite et insaisissable, et Edward L. Cahn était assez doué pour ses séquences atmosphériques et horrifiques. Et comme je l’annonçais plus haut, c’est à un bonne série B d’horreur à laquelle les lecteurs des Échos d’Altaïr ont affaire ce soir. Le film est tombé dans le domaine public depuis des années, mais le petit éditeur français, « L’Atelier 13 » a eu l’intelligence de l’éditer en version restaurée, en VOSTF et en Zone 2, il y a peu de temps, ce qui permet de le trouver assez facilement en boutiques, et de pouvoir le découvrir en très bonne qualité.

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CURSE OF THE FACELESS MAN : LE FILM EN ENTIER (V.O.)

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DRIVE-IN : VIKING WOMEN AND THE SEA SERPENT

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THE SAGA OF THE VIKING WOMEN AND THEIR VOYAGE TO THE WATERS OF THE GREAT SEA SERPENT
Année : 1957
Réalisateur : Roger Corman
Scénario : Lawrence L. Goldman (d’après une histoire de Irving Block)
Production : American International Pictures
Musique : ?
Pays : USA
Durée : 71 min
Interprètes : Abby Dalton, Susan Cabot, June Kenney, Bradford Jackson…

Si vous êtes arrivés jusqu’au bout de ce titre, vous aurez plus ou moins cerné l’ambiance de cette bonne série B made by Roger Corman et produite par l’American International Pictures, souvent retitrée VIKING WOMEN AND THE SEA SERPENT. En effet, après les Femmes de la Jungle des serials des années 40, la production de longs-métrages des 50′s pour l’exploitation en Drive-in brassait son lot de films où Amazones, superbes femmes préhistoriques (PREHISTORIC WOMEN, 1950, THE WILD WOMEN OF WONGO, 1958) et autres femmes vikings, toujours belles et toujours bien coiffées, étaient destinées à émoustiller les jeunes spectateurs masculins, et peut-être à agacer les jeunes spectatrices, leurs concubines…

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Ce… VIKING WOMEN AND THE SEA SERPENT (pour faire court) est d’ailleurs interprété par de jeunes et jolies starlettes qu’étaient Abby Dalton, June Kenney et surtout Susan Cabot, qui partent courtement vêtues à l’aventure à travers les océans : Dans l’ère Viking, quelque part dans la région de l’Atlantique Nord, les femmes vikings attendent le retour de leurs hommes partis pour une expédition de chasse. Fatiguées de la longue attente, les femmes dirigées par la belle Desir partent à bord de leur drakkar à la recherche de leurs hommes. Au cours du voyage, leur vaisseau est détruit et une poignée d’entre elle échouent sur une île. Là, elles retrouvent leurs hommes qui sont maintenus prisonniers par des guerriers barbares…

Ne pas s’attendre avec ce film à suivre un spectacle du calibre de VIKINGS (1958) de Richard Fleischer, nous sommes bien dans de la série B destinée à un jeune public, mais aussi destinée à nous plonger dans un univers historique et costumé avec très peu de moyens financiers. Durant le tournage, l’actrice Abby Dalton se fâcha d’ailleurs avec Corman, demandant à ce qu’on augmente son cachet…

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Mais au-delà de certains inconvénients liés au manque évident de moyens, THE VIKING WOMEN AND THE SEA SERPENT se regarde comme une agréable série B d’aventure, bourrée d’action, au même titre que n’importe quel bon peplum spaghetti ou comme une bonne série B italienne de vikings (comme LE DERNIER DES VIKINGS, 1961, de Giacomo Gentilomo). D’ailleurs, Roger Corman ne récidivera pas cet exercice de style d’époque. Il dira plus tard avoir été impressionné par une présentation d’effets spéciaux par les experts, Jack Rabin et Irving Block, ce qui le motiva à écrire un sujet de film costumé avec un monstre marin géant. Il avouera, bien plus tard, que le budget était beaucoup trop insuffisant pour ce qu’il désirait montrer et il en tira cette leçon de ne plus faire de films à grosse échelle de moyens à partir d’un minuscule budget. Personnellement, j’ai un peu de mal à le croire, au vu de ses récentes productions des années 2000 pour la chaîne Syfy, mais c’est aussi de cette logique budgétaire de production qu’est née, chez certains cinéphiles, la définition d’une série Z, à partir d’un budget de série B, la non-crédibilité du sujet.

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DRIVE-IN : THE NIGHT THE WORLD EXPLODED (1957)

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THE NIGHT THE WORLD EXPLODED
Année : 1957
Réalisateur : Fred F. Sears
Scénario : Jack Natteford
Production : Sam Katzman (Clover Productions / Columbia Pictures Corp.)
Musique : ?
Pays : USA
Durée : 64 min
Interprètes : Kathryn Grant, William Leslie, Tristram Coffin, Raymond Greenleaf, Charles Evans, Franck J. Scannell, Marshall Reed…

13060108465815263611250350 dans Cinéma bis américainEt une petite production signée Sam Katzman pour le Drive-in de ce samedi soir ! THE NIGHT THE WORLD EXPLODED est une nouvelle énième version du film catastrophe de tremblement de terre, mais pas inintéressant, et il est mâtiné d’ingrédients de science-fiction, ce qui nous arrange ici.

Le film raconte l’histoire d’un couple qui forme une équipe scientifique à eux deux et qui construit une machine qui peut prévoir les séismes. Après avoir prédit un tremblement de terre en Californie 24 heures à l’avance, les chefs d’États restent encore sceptiques jusqu’à ce qu’un séisme a bel et bien lieu, et se matérialise en faisant des dégâts incroyables au nord de l’État. Maintenant, avec le soutien et le financement nécessaires, l’équipe travaille sur l’élaboration de son invention, et arrive à la conclusion qu’une vague de tremblements de terre est prévisible vers le sud des États-Unis. En retraçant l’épicentre de la catastrophe dans une zone située sous des cavernes de la région de Carlsbad, ils s’y rendent et descendent à un niveau de profondeur encore inexploré. Ils y trouvent un minerai étrange qui, lorsqu’il est placé au contact de l’eau, devient très explosif. Nos deux scientifiques décident d’analyser ce nouvel élément chimique, qu’ils appellent « élément 112 », et qui serait responsable des successifs tremblements de terre sur le continent américain…

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Nous ne sommes pas encore dans de mystérieuses profondeurs terrestres comme dans VOYAGE AU CENTRE DE LA TERRE, le film d’Albert Lewin qui sortira deux ans plus tard, avec de superbes couleurs et de très bons effets spéciaux, mais THE NIGHT THE WORLD EXPLODED, de par son sujet, aborde déjà des profondeurs inconnues sous la Terre, qui étaient, dans les années 50, autant sujets de mystères que la profondeur des océans, les contrées inexplorées du Pacifique ou les voyages dans l’espace.

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À la réalisation, Fred F. Sears qui avait déjà commis THE GIANT CLAW (1957) qui, à mon goût, serait une bonne série B, si les effets spéciaux concernant le rapace meurtrier géant n’étaient pas complètement ratés, voire ridicules… Quand à THE NIGHT THE WORLD EXPLODED, nous nous éloignons plutôt bien du Z puisque les ambitions de la production se concrétisent beaucoup mieux et plus modestement à l’image, avec des effets visuels modestes mais réussis. Et ce petit film de Drive-in est autant regardable aujourd’hui que dans les années 50, sans trop de dérisions, et il arrive plus ou moins à tenir son spectateur en haleine jusqu’à sa conclusion.

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THE NIGHT THE WORLD EXPLODED : LE FILM EN ENTIER (V.O.)

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DRIVE-IN : NOT OF THIS EARTH (1957)

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NOT OF THIS EARTH
Année : 1957
Réalisateur : Roger Corman
Scénario : Charles B. Griffith & Mark Hanna
Production : Roger Corman (Los Altos Productions)
Musique : Ronald Stein
Pays : USA
Durée : 67 min
Interprètes : Paul Birch, Beverly Garland, Morgan Jones, William Roerick, Dick Miller…

Un bon demi-nanar cette fois-ci, et pas inintéressant malgré son minuscule budget, pour notre Drive-in du samedi soir ! Ce film réalisé et produit par Roger Corman sortit en 1957, en double programme, avec un autre des ses classiques, mais plus Z, ATTACK OF THE CRAB MONSTERS (1957).

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NOT OF THIS EARTH mélange les sujets de la crainte atomique et celui des transfusions sanguines, sur fond de science-fiction : Après une guerre nucléaire, les habitants de la planète Davanna souffrent d’une maladie sanguine incurable . Un de ses habitants est envoyé sur Terre pour examiner le sang de l’espèce humaine. L’intrus a adopté le nom de Mister Johnson, caché derrière ses lunettes de soleil, il possède une ouïe ultra-sensorielle et son regard vide et blanc, une fois ses lunettes ôtées, est une arme redoutable qui brûle les organes visuels et le cerveau de ses victimes…

Assez bien réalisé, NOT OF THIS EARTH n’a rien à voir avec un de ces films bâclés dont Corman avait le secret, en cumulant parfois plusieurs tournages sur un même lieu, profitant du loyer des décors, pour tourner dans un empressement défavorable qualitativement plusieurs films comme ATTACK OF THE CRAB MONSTERS (1957), SHE GODS OF THE SHARK REEF (1958), et j’en passe… On se rapproche beaucoup plus ici de la qualité d’un MITRAILLETTE KELLY (Machine Gun Kelly), tourné en 1958, en mettant en vedette le jeune Charles Bronson, avec une réalisation appliquée, une attention portée aux comédiens et à la mise en scène, ainsi qu’au scénario écrit, comme très souvent, par Charles B. Griffith et Mark Hanna.

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Mister Johnson est incarné par Paul Birch, un bon comédien de théâtre et de films hollywoodiens souvent de qualité comme OURAGAN SUR LE CAINE (1954, aux côtés d’Humphrey Bogart) et de nombreuses séries TV. L’American International Pictures et Roger Corman prendront la relève en assurant une continuité à la carrière de ce comédien vieillissant avec quelques films comme THE BEAST WITH ONE MILLION EYES (1955), DAY THE WORLD ENDED (1955) ou QUEEN OF OUTER-SPACE (1958). Aux cotés de Paul Birch se côtoient aussi Beverly Garland, une autre star du petit écran, Morgan Jones, qui fit les beaux jours des premières années de la télévision américaine tout en alternant westerns et films de SF comme PLANÈTE INTERDITE (1956). Et bien sûr, le jeune Dick Miller qui fit les belles années des films de Roger Corman, alternant petits rôles, jusqu’aux têtes d’affiches sur A BUCKET OF BLOOD (1959) mais que nous connaissons tous pour son petit rôle marquant de Murray Futterman dans les deux GREMLINS de Joe Dante (cet ancien réalisateur issu des productions Corman et qui redonnera encore un rôle à Miller, dernièrement dans THE HOLE, 2009).

NOT OF THIS EARTH connut un certain succès public et il a même engendré deux remakes éponymes, le premier de 1988 réalisé par ce vieux routard de Jim Wynorsky qui offrit même, à cette occasion, à Tracy Lords son premier non-pornographique, lui permettant ainsi de démarrer une nouvelle carrière dans la série B de science-fiction. Le second remake, datant de 1995, a été tourné par Terence H. Winkless et le film met en vedette un Michael York vieillissant dans le rôle de Mister Johnson.

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NOT OF THIS EARTH : FILM EN ENTIER (V.O.)

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UTOPIC FASHION : CUIR MOULANT ET SATIN KITSCH

UTOPIC FASHION : CUIR MOULANT ET SATIN KITSCH dans Cinéma bis 13061310015515263611288448

Et si on s’attardait régulièrement sur les vêtements à travers les films et les séries de science-fiction ? Et si on explorait les tendances ou les fantasmes exprimés à travers les designs les plus fous, les plus kitchs ou les plus provocants de la SF, mais aussi à travers les plus austères, les plus sérieux ou les plus envisageables dans un avenir plus ou moins éloigné ? Place à Utopic Fashion !

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En regardant cette photo, on pourrait presque s’imaginer au sein d’un club gay avec dress code et fétichisme au programme. Voire même d’une nouvelle version gay pour rôlistes médiévaux, avec armoiries, blasons et bras de fer pour les plus téméraires.

Cette scène n’est pas non plus un passage supprimé du clip « Relax » de Frankie Goes to Hollywood ou de celui de « Cargo de Nuit » d’Axel Bauer… Non, pour rentrer plus aisément dans cet univers qui relève plus du kitsch que de la gay friendly musclée, il faut revenir en 1950. George Pal et Robert L. Lippert produisaient simultanément DESTINATION MOON et ROCKETSHIP X-M dont nous parlions il y a quelque temps sur ce même blog, et qui annonçaient des voyages cinématographiques passionnants en direction de la Lune. C’est donc tout naturellement, que l’année suivante, en 1951, la Monogram Pictures irait plus loin, scénaristiquement parlant, et emmènerait des passagers d’une autre Rocket Spatiale au-delà de notre satellite terrestre, jusqu’à la fameuse Planète Rouge, avec FLIGHT TO MARS.

Nous sommes donc ici dans ce que pourrait être, au regard des scénaristes, en 1951, les vêtements de tous les jours des habitants de la civilisation martienne. Uniformes de cuir avec blasons pour ces messieurs et uniformes en satin avec jupes courtes, le tout taillé en V pour ces dames, pour faire plus « extraterrestres » (prendre aussi ce terme dans son sens qui désigne un décalage avec une certaine normalité). Nous ne sommes finalement pas très loin des costumes de l’univers de serials de la Republic Pictures des années 30 comme FLASH GORDON. Le début des années 50 apportant surtout la couleur à cet univers de space-opera, lui confiant une dimension plus réelle et plus palpable, bien que le Technicolor soit aussi un format très (trop?) contrasté pour donner une dimension de réalisme.

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Mais cela nous permet, en tant que spectateur, de recevoir dans les rétines un flot de couleurs que la 3D de ces années 50 accentuera encore plus. Les couleurs sont donc de mises, sur notre photo suivante, lorsque nos Martiens rencontrent un groupe de Terriens atterrissant tout prêt de la Cité. Voici donc nos Citoyens de Mars affublés de leurs costumes de Teletubbies avant l’heure, genre de pyjamas spatiaux qui recouvrent même le casque. Et comme ces messieurs de l’espace sont plutôt élégants et soignés, ils portent de jolies manches en ourlets, laissant la peau de leurs poignets pendre négligemment dans cette atmosphère irrespirable et compressée. Mais cela ne semble pas gêner plus que ça ces messieurs qui ont quitté la Cité en urgence, en oubliant la vitre de protection de leurs casques.

On l’a donc compris, en 1951, les scénaristes d’Hollywood, comme les scientifiques de la NASA, étaient encore loin de la connaissance que les futures découvertes et les voyages dans l’espace approfondiront par la suite.

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LES MONSTRES SE REVOLTENT (1956)

LES MONSTRES SE RÉVOLTENT (1956) de Reginald Le Borg

LES MONSTRES SE REVOLTENT (1956) dans Cinéma bis 13051608090715263611193205

LES MONSTRES SE RÉVOLTENT (The Black Sleep) est une série B indépendante produite par la Bel-Air Productions (et distribuée par la United Artists), pas extraordinaire en soi, mais qui a le mérite d’être contextuellement très intéressante. En effet, ce petit film gothique a été tourné au milieu des années 50, alors que le genre était depuis longtemps passé de mode, et il remet au goût du jour, et en têtes d’affiche, les stars qui, dans les années 30 et 40, lui ont favorisé ses heures de gloire : Basil Rathbone (LE FILS DE FRANKENSTEIN, en 1939, et ses nombreuses interprétations de Sherlock Holmes pour la 20th Century Fox, puis pour la Universal Pictures), Bela Lugosi (alors en transit, après un tournage fumeux avec Ed Wood), John Carradine (excellent comédien du cinéma de genres, et particulièrement de westerns) et Lon Chaney Jr (comédien attitré de la Universal Pictures dans les années 40). Étonnement, à partir de l’année suivante, la Hammer Films de Grande-Bretagne relancera et re-popularisera le genre gothique avec FRANKENSTEIN S’EST ÉCHAPPÉ (1957) de Terence Fisher, et les nombreux classiques et chefs d’œuvre qui suivront. Le cinéma mexicain redorera aussi le blason de ce genre « victorien » à la même période.

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L’intrigue : Le Docteur Joel Cadman enlève ses victimes et leur trépane le cerveau dans le but de découvrir un moyen de guérir la tumeur qui gangrène celui de sa femme…

Un mélange de Docteur Moreau cher à H.G. Wells, un peu du Comte Mora de LA MARQUE DU VAMPIRE (1935, Mark of the Vampire) de Tod Browning, et une pincée de la folie du Baron Frankenstein et quelques-uns de ses ingrédients, et le tour est joué. Le thème du Mad Doctor cher au cinéma gothique est très bien exploité ici par Reginald Le Borg qui est un transfuge de la Universal Pictures, ce qui explique aussi son intérêt et son efficacité dans ce genre d’exercice codé du cinéma fantastique.

13051608132815263611193211 dans FantastiqueAux côtés des quatre grands noms du cinéma d’horreur cités au-dessus, on retrouve aussi, dans LES MONSTRES SE RÉVOLTENT, Akim Tamiroff, un habitué des films d’Orson Welles, et surtout, dans un petit rôle marquant, le catcheur Tor Johnson, une découverte d’Ed Wood, dont nous parlions au sujet de LA FIANCÉE DU MONSTRE (1955) et qui accompagnera son « dénicheur » de cinéaste « bisseux » sur NIGHT OF THE GHOULS (1957) et PLAN 9 FROM OUTER-SPACE (1959). Les curieux trouveront facilement en Zone 1 une autre des rares apparitions de Johnson dans un « ovni » du cinéma bis titré THE BEAST OF YUCCA FLATS (1961) de Coleman Francis. Basil Rathbone est excellent, comme toujours, dans ce rôle de Docteur Cadman, Lon Chaney, égal à lui-même, incarne un serviteur bossu et muet cher au genre gothique, et John Carradine, bien que son apparition soit brève, se surpasse en vieil ermite barbu et chevelu. Bela Lugosi semble même plus reposé et serein dans son personnage de valet muet que lorsqu’il pousse le vice en s’auto-caricaturant dans sa fin de carrière avec Ed Wood.

LES MONSTRES SE RÉVOLTENT n’est pas un grand film du Fantastique, mais il est néanmoins très plaisant à découvrir ou à revoir, au moins rien que pour les interprétations de ces grands comédiens vieillissants du Genre, dont l’American International Pictures, et Roger Corman, assureront, heureusement, une certaine continuité professionnelle pour certains d’entre eux (particulièrement pour Rathbone, Carradine et Chaney).

- Trapard -

Autres films présentés dans la catégorie Fifties Fantastique :

Le Redoutable Homme des Neiges / Gorilla at Large / Les Vampires / Le Monstre du Marécage / Blood of the Vampire / Cult of the Cobra

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DRIVE-IN : LA FIANCEE DU MONSTRE (1955)

DRIVE-IN : LA FIANCEE DU MONSTRE (1955) dans Cinéma bis 13051809153815263611200263

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LA FIANCÉE DU MONSTRE (BRIDE OF THE MONSTER)
Année : 1955
Réalisateur : Edward Davis Wood Junior (Ed Wood)
Scénario : Ed Wood & Alex Gordon
Production : Ed Wood, Tony McCoy & Donald E. McCoy (Banner Pictures)
Musique : Frank Worth
Pays : USA
Durée : 68 min
Interprètes : Tony McCoy, Bela Lugosi, Loretta King, Tor Johnson…

Attention nanar ! Et tout spoiler serait inutile ici tellement le script du film est vague ou fin comme une corde à linge : Depuis trois mois, les nuits d’orage sont légion dans une petite région reculée des États-Unis. Depuis trois mois, ce sont aussi des disparitions qui s’additionnent de façon inquiétante. La presse parle d’un monstre qui rôderait dans les environs d’un marais. Non loin de ce marais se dresse une vieille maison que deux promeneurs piégés par l’orage croient abandonnée…

On connaît tous, plus ou moins, le parcours d’Edward Davis Wood Jr., dit Ed Wood, que ce soit par le biais du film de Tim Burton ou par les nombreux écrits à son sujet, autrement dit : sa passion et son acharnement à tourner des nanars, proches du pur amateurisme…Mais surtout dans les années 50, puisque ses longs métrages, à partir des 60′s, beaucoup moins connus, sont nettement plus professionnels et dignes de beaucoup de séries B d’horreur de cette décennie.

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Pour LA FIANCÉE DU MONSTRE (Bride of the Monster), le scénario d’Alex Gordon présentant un MONSTRE ATOMIQUE ne trouva aucun financement lorsqu’il fut présenté à des producteurs, à partir de 1953. Ed Wood, le modela un peu pour le présenter de nouveau, mais sous le titre de LA CRÉATURE DU MARAIS en 1954, mais c’est finalement Donald McCoy, un éleveur de bétail, qui plaça des fonds privés dans le film (ainsi que son fils en tête d’affiche, Tony McCoy) pour que le film d’Ed Wood, devenu accessoirement BRIDE OF THE MONSTER, voit le jour.

On y retrouve Bela Lugosi en faisant des tonnes pour donner une dimension spectaculaire au film, dirigé par son fan, Ed Wood. Mais aussi Tor Johnson, catcheur sur le retour, momentanément débauché par le réalisateur (et qui fera une petite carrière dans le bis, par la suite), et Loretta King, jeune égérie des films d’Ed Wood.

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Le « Monstre atomique du marais qui a une fiancée » n’est rien d’autre qu’un poulpe géant, filmé dans l’océan, mais dont Ed Wood récupéra de courts rushes dans un studio de montage et les ajouta à son film, en guise de « stock-shots », pour nous faire imaginer un poulpe géant rôdant dangereusement dans un marais brumeux (on se rendra compte dans une scène plus tardive qu’il s’agit d’une flaque d’eau). Néanmoins, LA FIANCÉE DU MONSTRE est un savant mélange du thème du Mad Doctor, avec Bela Lugosi en Dr. Eric Vornoff, contrôlant un être hideux et dénué d’intelligence (Tor Johnson), errant sans fin dans des plans souvent pas « raccordés » les uns aux autres (la majorité du film n’étant d’ailleurs pas « raccord », et par conséquent très peu logique, et je conseille de lire, à ce sujet, tout ce qui concerne les règles de réalisations, et particulièrement celle qui traite des 180° dans un champs-contre-champs. Au-delà de cette intrigue, le Dr. Eric Vornoff nourrit un être plus hideux encore : le poulpe géant en question. À son sujet, la scène la plus culte du film est celle où Bela Lugosi, tombé dans le marécage, se débat avec sa créature tentaculaire géante, pieuvre en caoutchouc, que l’accessoiriste du film a « emprunté en cachette » aux studios de la Republic Pictures, et ayant servi au tournage du RÉVEIL DE LA SORCIÈRE ROUGE (Wake of the Red Witch), dans une autre scène culte où John Wayne lutte avec elle dans une grotte sous-marine immergée au cœur d’une baie d’un île de Polynésie. L’accessoiriste d’Ed Wood n’ayant pas eu le temps, dans l’empressement de son emprunt, de récupérer le moteur qui sert à actionner les tentacules du poulpe, c’est Bela Lugosi, lui-même qui s’étreint et s’étouffe avec les dangereux membres poulpesques en plastique dur.

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Grand fan des Universal Monsters, Ed Wood créé aussi beaucoup de références directes au DRACULA (1931) de Tod Browning, de par le jeu de Lugosi quasiment calqué sur celui qu’il a tenu autrefois pour son comte des Carpathes, et au FRANKENSTEIN (1931), et surtout à LA FIANCÉE DE FRANKENSTEIN (1935) de James Whale, rien que par le titre (LA FIANCÉE DU MONSTRE) et par tout ce qui a attrait ici, à notre Mad Doctor Vornoff. Tor Johnson rappelant même le bossu, serviteur du baron Frankenstein, par certains égards. Un mélange de références presque surréaliste et une réalisation très imparfaite, qui confèrent finalement une certaine poésie de l’irréalité macabre à ce BRIDE OF THE MONSTER.

Pas dépité pour un sou de l’insuccès de son film, Ed Wood engrangera une suite à son BRIDE OF THE MONSTER, en 1957, avec NIGHT OF THE GHOULS, mais par manque de budget le film ne sortira pas en salles, et il faudra attendre 1987, et les VHS en NTSC, pour pouvoir découvrir ce film neuf ans après le décés de son réalisateur.

Le nanar du Drive-in de notre samedi soir, sur les Échos d’Altaïr, bien que très mauvais, reste néanmoins un des classiques de la Zèderie des 50′s, qui possède, de plus ses aficionados, au même titre que PLAN 9 FROM OUTER-SPACE (1959), comme le reste de l’univers passionné et fonctionnant au système D d’Edward D. Wood Jr dans les 50′s, bravant le manque de moyens financiers pour pouvoir réaliser ses rêves.

- Trapard -

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CULT OF THE COBRA (1955)

CULT OF THE COBRA (1955) de Francis D. Lyon

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Petit classique de la Universal Pictures, sorti à peu près en même temps que deux autres très bons produits de la firme, tous les deux réalisés par Jack Arnold : TARANTULA et L’ÉTRANGE CRÉATURE DU LAC NOIR.

Réalisé par Francis D. Lyon, surtout connu pour ses talents de monteur (il a remporté un Oscar en 1947 pour son travail sur le film de Robert Rossen, BODY AND SOUL), CULT OF THE COBRA est un très bon film, bien réalisé et prenant. L’intrigue : Des G.I. en séjour en Asie réussissent à monnayer une intrusion dans une cérémonie hindoue interdite et sont traqués sans relâche par une belle femme et ses disciples qui ont le pouvoir de se métamorphoser en serpents…

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CULT OF THE COBRA étant une série B de qualité, nous avons le plaisir, en plus d’une intrigue horrifique et mystérieuse, d’y retrouver de belles têtes d’affiche comme la jolie Faith Domergue (IT CAME FROM BENEATH THE SEA, 1955, VOYAGE TO THE PREHISTORIC PLANET, 1965) et Richard Long, une des “belles gueules” du cinéma américain qui fit les belles années des foyers américains dans de nombreuses séries des années 50 et 60.

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CULT OF THE COBRA est aussi un très bon film d’épouvante, au sujet d’horreur exotique qui inspirera forcément indirectement la Hammer Films, le scénariste Anthony Hinds et le réalisateur John Gilling, pour LA FEMME REPTILE (The Reptile) en 1966.

CULT OF THE COBRA n’a malheureusement pas les faveurs des éditeurs français, mais il existe dans des éditions en Zone 1, ce qui permet de redécouvrir et d’apprécier ce petit classique des « Universal Monsters ».

- Trapard -



DRIVE-IN : THE DEADLY MANTIS (1957)

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THE DEADLY MANTIS
Année : 1957
Réalisateur : Nathan H. Juran
Scénario : William Alland & Martin Berkeley
Production : William Alland (Universal Pictures)
Musique : Irving Gerts, William Lava
Pays : USA
Durée : 79 min
Interprètes : Craig Stevens, William Hopper, Alix Talton, Donald Randolph, Pat Conway, Florenz Ames…

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Ce DEADLY MANTIS a été produit par William Alland pour la Universal International Pictures, dans la lignée des premiers GODZILLA et de THEM ! (1954) qui engendrèrent, d’un côté, les nombreux kaiju japonais et, de l’autre, une longue lignée de séries B américaines basées sur l’hybridation atomique et le gigantisme d’insectes (TARANTULA, 1955, EARTH VS THE SPIDER, 1958) ou d’êtres humains (THE AMAZING COLOSSAL MAN, 1957, ATTACK OF THE 50 FOOT WOMAN, tourné par Nathan Juran lui-même), ou même d’animaux démesurés de tous poils (THE KILLER SHREWS, 1959) ou de toutes plumes (THE GIANT CLAW, 1957).

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Après les fourmis et les araignées géantes, nous avons affaire maintenant à une mante religieuse démesurée (déjà minuscule, cet insecte n’est pas spécialement attrayant, alors imaginez-la deux fois plus grosse qu’un avion…) : Dans les mers du Sud, un volcan explose, causant le gel d’icebergs jusqu’au pôle Nord. La fonte des calottes glaciaires libère une mante religieuse immense prise au piège dans la glace depuis des millions d’années…

Un monstre, des doutes, un soupçon d’humour et de séduction, et l’armée américaine des années 50 toujours triomphante, sont au programme de ce très bon film, aux effets visuels, pour les attaques de la mante religieuse, assez réussis (certaines scènes rappellent souvent TARANTULA de Jack Arnold, que je considère comme le meilleur des films d’insectes géants des 50′s avec THEM !, bien entendu).

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THE DEADLY MANTIS a été réalisé par Nathan Juran, un très bon artisan de la série B, œuvrant très souvent dans le cinéma fantastique ou de SF (THE BRAIN FROM PLANET AROUS, 1957,  ATTACK OF THE 50 FOOT WOMAN, 1958, LE SEPTIÈME VOYAGE DE SINBAD, 1958, JACK, LE TUEUR DE GÉANTS, 1962, LES PREMIERS HOMMES DANS LA LUNE, 1965), mais aussi sur de nombreux épisodes de classiques de la série télévisée (MEN INTO SPACE, 1959, VOYAGE TO THE BOTTOM OF THE SEA, 1965, LOST IN SPACE, 1965, THE TIME TUNNEL, 1966, LAND OF THE GIANTS, 1968).

THE DEADLY MANTIS est aussi un de ces petits films destinés aux Drive-in, très au-dessus de la moyenne de la production horrifique de ces 50′s, qui se laisse revoir avec simplicité encore aujourd’hui.

- Trapard -

THE DEADLY MANTIS : LE FILM EN ENTIER (V.O.)

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ROCKETSHIP X-M (1950)

ROCKETSHIP X-M (1950) de Kurt Neumann

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Ce ROCKETSHIP X-M a été produit par la Lippert Pictures, au moment où les serials américains prenaient un large virage en quittant peu à peu la longue série de films d’aventure pour proposer d’incroyables épopées spatiales, en pleine guerre froide, de course aux armements et de conquête de l’espace. Ainsi, par exemple, la Republic Pictures mettait de côté ses héros de la jungle (JUNGLE GIRL, 1941) ou ses super-héros costumés (ADVENTURES OF CAPTAIN MARVEL, 1941, SPY SMASHER, 1942, CAPTAIN AMERICA, 1944) ou encore ses serials d’aventures d’espionnage et mystérieux (MANHUNT OF MYSTERY ISLAND, 1945, THE CRIMSON GHOST, 1946) pour revenir à de purs produits de SF comme KING OF THE ROCKET MEN (1949) ou FLYING DISC MAN FROM MARS (1950), la Republic ayant déjà lancé les aventures spatiale de FLASH GORDON en 1936 puis en 1940.

La télévision US naissante, quand à elle, laissait fleurir de nouvelles boîtes de production qui proposaient elles aussi, mais plus directement aux foyers américains, d’incroyables programmes de science-fiction télévisés à rallonge (en plusieurs saisons) comme CAPTAIN VIDEO AND HIS VIDEO RANGERS (1949-1955), SPACE PATROL (1950-1955), TOM CORBETT, SPACE CADET (1950-1955), ROCKY JONES, SPACE RANGER (1954-1956) et j’en passe…

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Le réalisateur de ROCKETSHIP X-M, Kurt Neumann, laissait donc derrière lui les écrits les plus excentriques d’Edgar Rice Burroughs, avec Johnny Weissmuller (TARZAN ET LES AMAZONES, 1945, TARZAN ET L’HOMME LÉOPARD, 1946, TARZAN ET LA CHASERRESSE, 1947) pour se lancer dans cette nouvelle aventure cinématographique bourrée d’effets spéciaux futuristes.

La même année, le producteur du « merveilleux », George Pal, abandonnait sa série animée des aventures de Jasper pour se lancer lui aussi dans l’aventure spatiale avec DESTINATION LUNE (Destination Moon), tournée par l’ancien comédien Irving Pichel, dans un superbe format en Technicolor. ROCKETSHIP X-M est beaucoup plus modeste, et a été tourné en 18 jours par Kurt Neumann, en noir et blanc, avec un petit budget de 94,000 $. Sur un scénario presque similaire à celui de DESTINATION MOON, le film de Neumann est le suivant : Quatre hommes et une femme partent dans l’espace à bord de la RX-M (Rocketship Expedition-Moon), pour ce qui est censé être la toute première expédition dans l’espace par des Hommes. À mi-chemin, les moteurs de la RX-M se bloquent, mais le problème est vite résolu, cependant le vaisseau se retrouve rapidement hors de contrôle et prend obligatoirement un cap au-delà de la Lune puis dans l’espace profond. Au cours de cette explosion de forte accélération, l’équipage devient inconscient en raison d’une baisse de pression de l’oxygène, mais les moteurs sont coupés juste à temps…

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Vous l’aurez compris, nous sommes ici dans le pur film d’expédition spatiale, et dans les mésaventures de spationautes prisonniers de leur vaisseau, le genre d’intrigue cher à Jules Verne, un peu moins d’un siècle plus tôt. ROCKETSHIP X-M est aussi une petite série B de pur cinéma bis réalisée pour concurrencer DESTINATION MOON, et le film fut réalisé très rapidement, en suivant la médiatisation du film de George Pal, en sorte que la Lippert Productions sortit le film en salles 25 jours avant l’autre.

Outre la participation au scénario de l’excellent Dalton Trumbo, connu pour ses mémorables déboires avec la maccarthisme, on retrouve en tête d’affiche de ROCKETSHIP X-M le jeune et beau gosse, tout en gomina, Lloyd Bridges (le père des comédiens Beau et Jeff Bridges). Un classique de la série B de SF des Fifties que vous pouvez trouver par-ci, par-là, sur le web.

- Trapard -



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