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Archive pour la catégorie « Cinéma bis américain »

DRIVE-IN : LA FIANCEE DU MONSTRE (1955)

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LA FIANCÉE DU MONSTRE (BRIDE OF THE MONSTER)
Année : 1955
Réalisateur : Edward Davis Wood Junior (Ed Wood)
Scénario : Ed Wood & Alex Gordon
Production : Ed Wood, Tony McCoy & Donald E. McCoy (Banner Pictures)
Musique : Frank Worth
Pays : USA
Durée : 68 min
Interprètes : Tony McCoy, Bela Lugosi, Loretta King, Tor Johnson…

Attention nanar ! Et tout spoiler serait inutile ici tellement le script du film est vague ou fin comme une corde à linge : Depuis trois mois, les nuits d’orage sont légion dans une petite région reculée des États-Unis. Depuis trois mois, ce sont aussi des disparitions qui s’additionnent de façon inquiétante. La presse parle d’un monstre qui rôderait dans les environs d’un marais. Non loin de ce marais se dresse une vieille maison que deux promeneurs piégés par l’orage croient abandonnée…

On connaît tous, plus ou moins, le parcours d’Edward Davis Wood Jr., dit Ed Wood, que ce soit par le biais du film de Tim Burton ou par les nombreux écrits à son sujet, autrement dit : sa passion et son acharnement à tourner des nanars, proches du pur amateurisme…Mais surtout dans les années 50, puisque ses longs métrages, à partir des 60′s, beaucoup moins connus, sont nettement plus professionnels et dignes de beaucoup de séries B d’horreur de cette décennie.

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Pour LA FIANCÉE DU MONSTRE (Bride of the Monster), le scénario d’Alex Gordon présentant un MONSTRE ATOMIQUE ne trouva aucun financement lorsqu’il fut présenté à des producteurs, à partir de 1953. Ed Wood, le modela un peu pour le présenter de nouveau, mais sous le titre de LA CRÉATURE DU MARAIS en 1954, mais c’est finalement Donald McCoy, un éleveur de bétail, qui plaça des fonds privés dans le film (ainsi que son fils en tête d’affiche, Tony McCoy) pour que le film d’Ed Wood, devenu accessoirement BRIDE OF THE MONSTER, voit le jour.

On y retrouve Bela Lugosi en faisant des tonnes pour donner une dimension spectaculaire au film, dirigé par son fan, Ed Wood. Mais aussi Tor Johnson, catcheur sur le retour, momentanément débauché par le réalisateur (et qui fera une petite carrière dans le bis, par la suite), et Loretta King, jeune égérie des films d’Ed Wood.

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Le « Monstre atomique du marais qui a une fiancée » n’est rien d’autre qu’un poulpe géant, filmé dans l’océan, mais dont Ed Wood récupéra de courts rushes dans un studio de montage et les ajouta à son film, en guise de « stock-shots », pour nous faire imaginer un poulpe géant rôdant dangereusement dans un marais brumeux (on se rendra compte dans une scène plus tardive qu’il s’agit d’une flaque d’eau). Néanmoins, LA FIANCÉE DU MONSTRE est un savant mélange du thème du Mad Doctor, avec Bela Lugosi en Dr. Eric Vornoff, contrôlant un être hideux et dénué d’intelligence (Tor Johnson), errant sans fin dans des plans souvent pas « raccordés » les uns aux autres (la majorité du film n’étant d’ailleurs pas « raccord », et par conséquent très peu logique, et je conseille de lire, à ce sujet, tout ce qui concerne les règles de réalisations, et particulièrement celle qui traite des 180° dans un champs-contre-champs. Au-delà de cette intrigue, le Dr. Eric Vornoff nourrit un être plus hideux encore : le poulpe géant en question. À son sujet, la scène la plus culte du film est celle où Bela Lugosi, tombé dans le marécage, se débat avec sa créature tentaculaire géante, pieuvre en caoutchouc, que l’accessoiriste du film a « emprunté en cachette » aux studios de la Republic Pictures, et ayant servi au tournage du RÉVEIL DE LA SORCIÈRE ROUGE (Wake of the Red Witch), dans une autre scène culte où John Wayne lutte avec elle dans une grotte sous-marine immergée au cœur d’une baie d’un île de Polynésie. L’accessoiriste d’Ed Wood n’ayant pas eu le temps, dans l’empressement de son emprunt, de récupérer le moteur qui sert à actionner les tentacules du poulpe, c’est Bela Lugosi, lui-même qui s’étreint et s’étouffe avec les dangereux membres poulpesques en plastique dur.

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Grand fan des Universal Monsters, Ed Wood créé aussi beaucoup de références directes au DRACULA (1931) de Tod Browning, de par le jeu de Lugosi quasiment calqué sur celui qu’il a tenu autrefois pour son comte des Carpathes, et au FRANKENSTEIN (1931), et surtout à LA FIANCÉE DE FRANKENSTEIN (1935) de James Whale, rien que par le titre (LA FIANCÉE DU MONSTRE) et par tout ce qui a attrait ici, à notre Mad Doctor Vornoff. Tor Johnson rappelant même le bossu, serviteur du baron Frankenstein, par certains égards. Un mélange de références presque surréaliste et une réalisation très imparfaite, qui confèrent finalement une certaine poésie de l’irréalité macabre à ce BRIDE OF THE MONSTER.

Pas dépité pour un sou de l’insuccès de son film, Ed Wood engrangera une suite à son BRIDE OF THE MONSTER, en 1957, avec NIGHT OF THE GHOULS, mais par manque de budget le film ne sortira pas en salles, et il faudra attendre 1987, et les VHS en NTSC, pour pouvoir découvrir ce film neuf ans après le décés de son réalisateur.

Le nanar du Drive-in de notre samedi soir, sur les Échos d’Altaïr, bien que très mauvais, reste néanmoins un des classiques de la Zèderie des 50′s, qui possède, de plus ses aficionados, au même titre que PLAN 9 FROM OUTER-SPACE (1959), comme le reste de l’univers passionné et fonctionnant au système D d’Edward D. Wood Jr dans les 50′s, bravant le manque de moyens financiers pour pouvoir réaliser ses rêves.

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CULT OF THE COBRA (1955)

CULT OF THE COBRA (1955) de Francis D. Lyon

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Petit classique de la Universal Pictures, sorti à peu près en même temps que deux autres très bons produits de la firme, tous les deux réalisés par Jack Arnold : TARANTULA et L’ÉTRANGE CRÉATURE DU LAC NOIR.

Réalisé par Francis D. Lyon, surtout connu pour ses talents de monteur (il a remporté un Oscar en 1947 pour son travail sur le film de Robert Rossen, BODY AND SOUL), CULT OF THE COBRA est un très bon film, bien réalisé et prenant. L’intrigue : Des G.I. en séjour en Asie réussissent à monnayer une intrusion dans une cérémonie hindoue interdite et sont traqués sans relâche par une belle femme et ses disciples qui ont le pouvoir de se métamorphoser en serpents…

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CULT OF THE COBRA étant une série B de qualité, nous avons le plaisir, en plus d’une intrigue horrifique et mystérieuse, d’y retrouver de belles têtes d’affiche comme la jolie Faith Domergue (IT CAME FROM BENEATH THE SEA, 1955, VOYAGE TO THE PREHISTORIC PLANET, 1965) et Richard Long, une des “belles gueules” du cinéma américain qui fit les belles années des foyers américains dans de nombreuses séries des années 50 et 60.

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CULT OF THE COBRA est aussi un très bon film d’épouvante, au sujet d’horreur exotique qui inspirera forcément indirectement la Hammer Films, le scénariste Anthony Hinds et le réalisateur John Gilling, pour LA FEMME REPTILE (The Reptile) en 1966.

CULT OF THE COBRA n’a malheureusement pas les faveurs des éditeurs français, mais il existe dans des éditions en Zone 1, ce qui permet de redécouvrir et d’apprécier ce petit classique des « Universal Monsters ».

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DRIVE-IN : THE DEADLY MANTIS (1957)

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THE DEADLY MANTIS
Année : 1957
Réalisateur : Nathan H. Juran
Scénario : William Alland & Martin Berkeley
Production : William Alland (Universal Pictures)
Musique : Irving Gerts, William Lava
Pays : USA
Durée : 79 min
Interprètes : Craig Stevens, William Hopper, Alix Talton, Donald Randolph, Pat Conway, Florenz Ames…

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Ce DEADLY MANTIS a été produit par William Alland pour la Universal International Pictures, dans la lignée des premiers GODZILLA et de THEM ! (1954) qui engendrèrent, d’un côté, les nombreux kaiju japonais et, de l’autre, une longue lignée de séries B américaines basées sur l’hybridation atomique et le gigantisme d’insectes (TARANTULA, 1955, EARTH VS THE SPIDER, 1958) ou d’êtres humains (THE AMAZING COLOSSAL MAN, 1957, ATTACK OF THE 50 FOOT WOMAN, tourné par Nathan Juran lui-même), ou même d’animaux démesurés de tous poils (THE KILLER SHREWS, 1959) ou de toutes plumes (THE GIANT CLAW, 1957).

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Après les fourmis et les araignées géantes, nous avons affaire maintenant à une mante religieuse démesurée (déjà minuscule, cet insecte n’est pas spécialement attrayant, alors imaginez-la deux fois plus grosse qu’un avion…) : Dans les mers du Sud, un volcan explose, causant le gel d’icebergs jusqu’au pôle Nord. La fonte des calottes glaciaires libère une mante religieuse immense prise au piège dans la glace depuis des millions d’années…

Un monstre, des doutes, un soupçon d’humour et de séduction, et l’armée américaine des années 50 toujours triomphante, sont au programme de ce très bon film, aux effets visuels, pour les attaques de la mante religieuse, assez réussis (certaines scènes rappellent souvent TARANTULA de Jack Arnold, que je considère comme le meilleur des films d’insectes géants des 50′s avec THEM !, bien entendu).

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THE DEADLY MANTIS a été réalisé par Nathan Juran, un très bon artisan de la série B, œuvrant très souvent dans le cinéma fantastique ou de SF (THE BRAIN FROM PLANET AROUS, 1957,  ATTACK OF THE 50 FOOT WOMAN, 1958, LE SEPTIÈME VOYAGE DE SINBAD, 1958, JACK, LE TUEUR DE GÉANTS, 1962, LES PREMIERS HOMMES DANS LA LUNE, 1965), mais aussi sur de nombreux épisodes de classiques de la série télévisée (MEN INTO SPACE, 1959, VOYAGE TO THE BOTTOM OF THE SEA, 1965, LOST IN SPACE, 1965, THE TIME TUNNEL, 1966, LAND OF THE GIANTS, 1968).

THE DEADLY MANTIS est aussi un de ces petits films destinés aux Drive-in, très au-dessus de la moyenne de la production horrifique de ces 50′s, qui se laisse revoir avec simplicité encore aujourd’hui.

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THE DEADLY MANTIS : LE FILM EN ENTIER (V.O.)

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ROCKETSHIP X-M (1950)

ROCKETSHIP X-M (1950) de Kurt Neumann

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Ce ROCKETSHIP X-M a été produit par la Lippert Pictures, au moment où les serials américains prenaient un large virage en quittant peu à peu la longue série de films d’aventure pour proposer d’incroyables épopées spatiales, en pleine guerre froide, de course aux armements et de conquête de l’espace. Ainsi, par exemple, la Republic Pictures mettait de côté ses héros de la jungle (JUNGLE GIRL, 1941) ou ses super-héros costumés (ADVENTURES OF CAPTAIN MARVEL, 1941, SPY SMASHER, 1942, CAPTAIN AMERICA, 1944) ou encore ses serials d’aventures d’espionnage et mystérieux (MANHUNT OF MYSTERY ISLAND, 1945, THE CRIMSON GHOST, 1946) pour revenir à de purs produits de SF comme KING OF THE ROCKET MEN (1949) ou FLYING DISC MAN FROM MARS (1950), la Republic ayant déjà lancé les aventures spatiale de FLASH GORDON en 1936 puis en 1940.

La télévision US naissante, quand à elle, laissait fleurir de nouvelles boîtes de production qui proposaient elles aussi, mais plus directement aux foyers américains, d’incroyables programmes de science-fiction télévisés à rallonge (en plusieurs saisons) comme CAPTAIN VIDEO AND HIS VIDEO RANGERS (1949-1955), SPACE PATROL (1950-1955), TOM CORBETT, SPACE CADET (1950-1955), ROCKY JONES, SPACE RANGER (1954-1956) et j’en passe…

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Le réalisateur de ROCKETSHIP X-M, Kurt Neumann, laissait donc derrière lui les écrits les plus excentriques d’Edgar Rice Burroughs, avec Johnny Weissmuller (TARZAN ET LES AMAZONES, 1945, TARZAN ET L’HOMME LÉOPARD, 1946, TARZAN ET LA CHASERRESSE, 1947) pour se lancer dans cette nouvelle aventure cinématographique bourrée d’effets spéciaux futuristes.

La même année, le producteur du « merveilleux », George Pal, abandonnait sa série animée des aventures de Jasper pour se lancer lui aussi dans l’aventure spatiale avec DESTINATION LUNE (Destination Moon), tournée par l’ancien comédien Irving Pichel, dans un superbe format en Technicolor. ROCKETSHIP X-M est beaucoup plus modeste, et a été tourné en 18 jours par Kurt Neumann, en noir et blanc, avec un petit budget de 94,000 $. Sur un scénario presque similaire à celui de DESTINATION MOON, le film de Neumann est le suivant : Quatre hommes et une femme partent dans l’espace à bord de la RX-M (Rocketship Expedition-Moon), pour ce qui est censé être la toute première expédition dans l’espace par des Hommes. À mi-chemin, les moteurs de la RX-M se bloquent, mais le problème est vite résolu, cependant le vaisseau se retrouve rapidement hors de contrôle et prend obligatoirement un cap au-delà de la Lune puis dans l’espace profond. Au cours de cette explosion de forte accélération, l’équipage devient inconscient en raison d’une baisse de pression de l’oxygène, mais les moteurs sont coupés juste à temps…

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Vous l’aurez compris, nous sommes ici dans le pur film d’expédition spatiale, et dans les mésaventures de spationautes prisonniers de leur vaisseau, le genre d’intrigue cher à Jules Verne, un peu moins d’un siècle plus tôt. ROCKETSHIP X-M est aussi une petite série B de pur cinéma bis réalisée pour concurrencer DESTINATION MOON, et le film fut réalisé très rapidement, en suivant la médiatisation du film de George Pal, en sorte que la Lippert Productions sortit le film en salles 25 jours avant l’autre.

Outre la participation au scénario de l’excellent Dalton Trumbo, connu pour ses mémorables déboires avec la maccarthisme, on retrouve en tête d’affiche de ROCKETSHIP X-M le jeune et beau gosse, tout en gomina, Lloyd Bridges (le père des comédiens Beau et Jeff Bridges). Un classique de la série B de SF des Fifties que vous pouvez trouver par-ci, par-là, sur le web.

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DRIVE-IN : THE ASTOUNDING SHE-MONSTER (1957)

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THE ASTOUNDING SHE-MONSTER
Année : 1957
Réalisateur : Ronald V. Ashcroft
Scénario : Ronald V. Ashcroft & Frank Hall
Production : Ronald V. Ashcroft (American International Pictures)
Musique : ?
Pays : USA
Durée : 62 min
Interprètes : Robert Clarke, Kenne Duncan, Marilyn Harvey, Jeanne Tatum, Shirley Kilpatrick…

Et encore une production de l’AMERICAN INTERNATIONAL PICTURES (A.I.P.) pour cette rubrique du Drive-in du samedi soir ! Ce ASTOUNDING SHE-MONSTER était même annoncé comme une production HOLLYWOOD INTERNATIONAL PICTURES, ce qui est plutôt aguichant pour un nanar produit par Roger Corman, et le réalisateur Ronald V. Ashcroft lui-même.

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Un film Z à minuscule budget, basé sur une publicité alléchante et une affiche psychédélique avant l’heure. Loin d’être les premiers à jouer sur des formes visuelles qui lanceront la mode du psychédélisme au milieu des années 60, les réalisateurs lancés par Corman ont au moins le mérite d’en être d’excellents continuateurs, rien que par le simple principe du système D. En jouant sur les superpositions et sur quelques effets de montages simplistes, qui reprenaient de manière simplifiée le principe de certains effet spéciaux plus complexes made by Hollywood, les réalisateurs de l’A.I.P. recréaient des ambiances tellement abstraites qu’elles pouvaient en être effrayantes. Là où un réalisateur qui possède une assise budgétaire assez conséquente pour s’appliquer à créer une atmosphère visuelle à partir de cadrages léchés, d’effets de profondeurs de champ, de décors minutieux, de bons comédiens et surtout d’une équipe chevronnée, les minuscules équipes qui tournaient sous la houlette de l’A.I.P., travaillaient dans l’urgence et dans l’efficacité. Et cela se ressent malheureusement beaucoup trop, par certains côtés, dans THE ASTOUNDING SHE-MONSTER, particulièrement au niveau du scénario qui fait traîner le film en longueur avec d’interminables dialogues.

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L’intrigue : un groupe de criminels enlèvent une riche héritière et se réfugient dans une maison à l’abandon, d’un géologue, isolée au milieu d’une forêt. Entre temps, un OVNI s’écrase à proximité et en sort un extraterrestre à l’apparence d’une superbe femme hautement radioactive qui tue à mains nues les animaux sauvages les plus féroces de la forêt…

C’est sur ce simple principe de radioactivité, qui était un des thèmes mis en avant dans la plupart des séries B des 50′s pour dénoncer l’utilisation d’armes atomiques par l’armée américaine, que le réalisateur, Ashcroft, filme sa belle extraterrestre à l’aide d’une simple superposition des déplacements de l’actrice Shirley Kilpatrick, en décalant simplement la première et la seconde image de quelques secondes, le résultat donnant une impression très abstraite, voire envoutante, de cette apparition d’outre-espace. La très belle et très féline Shirley Kilpatrick n’a jamais récidivé son expérience cinématographique, donc celle restera pour les fans des 50s, pour toujours, attachée à ce rôle de She-Monster qui, par certains égards, annonce un peu celui de Natasha Henstridge dans le rôle de Sil dans LA MUTANTE (Species, 1995, Roger Donaldson), surtout lorsqu’on la voit découvrir les différentes spécificités de l’hostile forêt qu’elle traverse au début du film.

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THE ASTOUNDING SHE-MONSTER est loin d’être un bon film, mais c’est tout de même un très sympathique nanar si l’on fait abstraction de certaines longueurs et qu’on se laisse porter par la naïveté du sujet. C’est aussi une de ces sucreries de Drive-in des Fifties à redécouvrir lorsqu’on est disposé et bienveillant, concernant les recoins oubliés et abandonnés de l’Histoire de la SF destinée à un jeune public d’une génération qui disparaît doucement en nous léguant ces quelques souvenirs.

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UTOPIC FASHION : LE X SERA SOFT !

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Et si on s’attardait régulièrement sur les vêtements à travers les films et les séries de science-fiction ? Et si on explorait les tendances ou les fantasmes exprimés à travers les designs les plus fous, les plus kitchs ou les plus provocants de la SF, mais aussi à travers les plus austères, les plus sérieux ou les plus envisageables dans un avenir plus ou moins éloigné ? Place à Utopic Fashion !

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Discrétion assurée pour ce costume de l’homme de la Planète X. On est ici très loin des uniformes extravagants dont nous a habitué la SF avec celui de cet extraterrestre issu du film, THE MAN FROM PLANET X, un titre lui aussi très discret, pour un film au budget pas très voyant non plus, réalisé par Edgar G. Ulmer en 1951.

Notre E.T. au faciès peu recommandable est pourtant un gentil garçon, un peu timoré, et qui se laisse facilement embobiner par la cupidité du premier obscur scientifique venu. Le costume est donc à l’image de son porteur, simple et sobre, voire très anodin : un uniforme spatial gris sombre, monté d’un casque sphérique proche de celui d’un scaphandrier, et alimenté d’une source respiratoire qui lui permet de survivre face à l’oxygène de notre planète, et reliée à une petite boîte rectangulaire qui est fixée à même le torse du tout petit monsieur. L’homme de la Planète X est volontairement sobre, voire ridicule, et on apprendra au fur et à mesure du film qu’il est finalement très à plaindre, tel le E.T. de Steven Spielberg, qui, bien que sympathique, ne paye finalement pas de mine, lui non plus.

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Mais THE MAN FROM PLANET X ne date pas de 1982 comme le film de Spielberg et nous sommes bien ici dans un univers ringard, voire craignos du tout début des 50′s, même si j’ai beaucoup d’affection pour ce nanar, comme pour toute l’œuvre d’Edgar G. Ulmer.

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DRIVE-IN : THE BEAST WITH A MILLION EYES

DRIVE-IN : THE BEAST WITH A MILLION EYES dans Cinéma bis 13051809153815263611200263

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THE BEAST WITH A MILLION EYES
Année : 1955
Réalisateur : David Kramarsky
Scénario : Tom Filer
Production : David Kramarsky & Charles Hanawalt (American Releasing Corporation)
Musique : John Bickford
Pays : USA
Durée : 75 min
Interprètes : Paul Birch, Lorna Thayer, Dona Cole, Dick Sargent, Leonard Tarver, Bruce Whitmore, Chester Conklin…

Encore un pur produit de Drive-in made by American Releasing Corporation (future American International Pictures) et by Roger Corman et Samuel Z. Arkoff, que ce THE BEAST WITH A MILLION EYES réalisé par David Kramarsky (et sans doute, par le cinéaste Lou Place, selon certaines sources).

13042008423515263611103840 dans Drive-inLe sujet farfelu du film, écrit par Tom Filer, rôde plus ou moins du côté du script du MÉTÉORE DE LA NUIT (1953) de Jack Arnold : La famille Kelley, isolée dans une petite ferme au milieu d’un paysage désertique, après avoir été surprise par le son brutal d’un mystérieux accident d’avion à proximité de leur cottage, se laisse envahir par d’étranges évènements et coïncidences. En effet, les animaux sauvages et domestiques, ainsi que le jardinier simplet recueilli par la famille, réagissent de manières agressives. Le récent accident d’avion semble finalement avoir été un atterissage d’un vaisseau d’outre-espace et un extraterrestre semble contrôler les esprits des animaux et les êtres humains dans le but de conquérir le monde…

13042008465415263611103845 dans Fifties SFC’est assez dommage que ce film traîne un peu trop en longueur et que sa forme narrative soit si évasive, car cette production Corman au budget minable prouve, comme toujours, à quel point les réalisateurs limités par le manque de moyens arrivaient à raconter un film le plus simplement du monde, avec quelques effets grotesques et simples, mais qui deviennent parfois de vrais codes de lectures pour le spectateur lambda. Une très bonne école finalement que celle du cinéma bis, et bien que David Kramarsky n’ait pas confirmé de talents par la suite, c’est justement grâce à ces bouts de ficelles du système D, sous l’égide de Corman, que des réalisateurs comme Coppola, Cameron, Monte Hellman, Peter Bogdanovitch, Jonathan Demme et bien d’autres, ont tiré leur épingle du jeu, et sont devenus les cinéastes talentueux que l’on connaît.

13042008492415263611103853 dans Science-fictionD’ailleurs la créature de THE BEAST WITH A MILLION EYES, créée comme souvent dans les films de SF des 50′s de l’AIP, par le maquilleur et créateur de monstres en latex, Paul Blaisdell, est plutôt bien rendue ici, de manière très psychédélique, si on ne s’attarde par trop, non plus, sur les effets grotesques du montage. C’est d’ailleurs assez rare, pour moi qui suis un fan des monstres si kitchissimes et si craignos de Blaisdell, de trouver un réalisateur qui sache maîtriser le cadrage au point de les rendre inquiétants et crédibles. Seul Edward L. Cahn semblait savoir tirer parti de son savoir faire sur INVASION OF THE SAUCER MEN (1957) ou sur IT ! THE TERROR FROM BEYOND SPACE (1958), car Roger Corman lui-même, lorsqu’il réalisait ses propres films, nous les rendait plus ridicules qu’angoissantes (DAY THE WORLD ENDED, 1955, IT CONQUERED THE WORLD, 1956, NOT OF THIS EARTH, 1957…). Celle de THE BEAST WITH A MILLION EYES est désormais assez culte, et c’est ce qui remonte le niveau de ce petit nanar de Drive-in que vous pouvez trouver chez plusieurs éditeurs, ainsi que sur YouTube.

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DRIVE-IN : THE AMAZING COLOSSAL MAN

DRIVE-IN : THE AMAZING COLOSSAL MAN dans Cinéma bis 13051809153815263611200263

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THE AMAZING COLOSSAL MAN
Année : 1957
Réalisateur : Bert I. Gordon
Scénario : Mark Hanna, Bert I. Gordon & George Worthing Yates
Production : Bert I. Gordon, Samuel Z. Arkoff & James H. Nicholson (American International Pictures)
Musique : Albert Glasser
Pays : USA
Durée : 80 min
Interprètes : Glenn Langan, Cathy Downs, William Hudson, Larry Thor, James Seay, Frank Jenks…

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Grand spécialiste du gigantisme gargantuesque de la série B des 50′s, BIG ou Bert I. Gordon se glissa dans la veine cinématographique américaine qui dénonçait la menace d’une potentielle guerre atomique depuis Hiroshima, Nagasaki, ainsi que la toute récente guerre de Corée (1950-1953). Le sujet de THE AMAZING COLOSSAL MAN prend d’ailleurs pour trame cette récente guerre meurtrière, en pleine Guerre Froide : le lieutenant-colonel Glenn Manning (Glenn Langan) est un officier de l’armée américaine qui souffre de graves brûlures à plus de 90% sur la majorité de son corps (jusqu’à la perte de ses cheveux) suite à une exposition accidentelle aux radiations de plutonium, lors de l’explosion d’une bombe en pleine guerre de Corée. Il survit miraculeusement à l’explosion et ses blessures guérissent complètement, mais le rayonnement le fait grandir anormalement jusqu’à devenir un géant. Son cœur étant incapable de fournir suffisamment de sang à son cerveau, il va peu à peu devenir fou et s’échapper alors de sa détention sous surveillance médicale…

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Ce petit film produit par le réalisateur Bert I. Gordon lui-même, ainsi que par Samuel Z. Arkoff et James H. Nicholson pour l’American International Pictures de Roger Corman, remit au goût du jour le comédien Glenn Langan qui fut une star dans les années 40, dans notamment LE CHÂTEAU DU DRAGON (Dragonwyck) de Joseph L. Mankiewicz, en 1946, aux côtés de Vincent Price, Gene Tierney et Walter Huston, mais dont la carrière et la popularité connurent un certain déclin durant les 50′s. Glenn Langan connut ainsi un petit regain de popularité, ce qui a d’ailleurs toujours été la marque de fabrique des productions Corman qui, en plus de lancer de jeunes carrières prometteuses, récupérait aussi beaucoup de stars en perte de vitesse.

Aujourd’hui, devenu assez culte, THE AMAZING COLOSSAL MAN n’en suivait pas moins en 1957 le succès du classique de la Universal Pictures, L’HOMME QUI RÉTRÉCIT (The Incredible Shrinking Man), tourné par Jack Arnold, ainsi que des nombreuses séries B où la menace atomique était synonyme de croissances d’insectes qui en devenaient meurtriers (TARANTULA, 1955, THE DEADLY MANTIS, 1957, MONSTER FROM GREEN HELL, 1957…). Le succès de ce Fantastique Homme Colosse dans les Drive-in incita d’ailleurs Roger Corman à proposer de nouveau au scénariste du film, Mark Hanna, d’écrire une nouvelle histoire de gigantisme, mais avec une femme, cette fois-ci, ce qui donna ATTACK OF THE 50 FOOT WOMAN (1958), tourné par Nathan Juran et qui fut distribué, cette fois-ci, par l’Allied Artists Pictures Corporation (ex-Monogram Pictures) avec un certain succès public.

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Bert I. Gordon écrivit lui-même la suite des aventures du géant Glenn Manning, qui est désormais affreusement défiguré suite à sa chute soi-disant mortelle à la fin de THE AMAZING COLOSSAL MAN. Distribué par l’American International Pictures, en 1958, WAR OF THE COLOSSAL BEAST est tout aussi spectaculaire (dans la limite du budget du film, cela va de soit), voir même un peu plus, grâce à l’affreux maquillage de l’Homme Colosse, ce qui permet aussi à Bert I. Gordon et à son co-producteur Samuel Z. Arkoff d’éviter de renouveler le cachet de Glenn Langan, mais en utilisant une doublure sous les traits dissimulés et anonyme de Dean Parkin. Tourné en partie au Mexique, cette suite de THE AMAZING COLOSSAL MAN reprend certains détails de l’intrigue de  ATTACK OF THE 50 FOOT WOMAN, à la différence ici que l’Homme Colosse fait désormais 60 pieds, donc de 10 de plus que la Géante, histoire d’en rajouter un peu plus à cette démesure atomique de série B…

THE AMAZING COLOSSAL MAN, et cette longue série de B Movies des 50′s à la démesure amusante pour un spectateur actuel, trouveront une place de choix dans la rubrique du DRIVE-IN du samedi soir sur Les Échosd’Altaïr.

- Trapard -

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DRIVE-IN : GORILLA AT LARGE

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13040608341515263611052859 dans Cinéma bis américain

GORILLA AT LARGE
Année : 1954
Réalisateur : Harmon Jones
Scénario : Leonard Praskins & Barney Slater
Production : Robert L. Jacks & Leonard Goldstein (20th Century Fox)
Musique : Lionel Newman
Pays : USA
Durée : 83 min
Interprètes : Cameron Mitchell, Anne Bancroft, Lee J. Cobb, Raymond Burr, Peter Whitney, Lee Marvin…

13040608380015263611052862 dans Drive-inGORILLA AT LARGE est un bon petit « film noir » des 50′s. Dans les 40′s et 50′s, les « Films Noirs » étaient des séries B qui mêlaient souvent un savant dosage de « Polar » et de ce qu’on appelle aujourd’hui un « Thriller ». Certaines productions y ajoutaient parfois une petite ambiance irréelle, avec des codes qui sont intrinsèques à celui du genre « Fantastique ». C’est le cas de GORILLA AT LARGE, cette petite production indépendante des studios « Productions Panoramiques », et qui fut très bien distribuée par la 20th Century Fox, grâce à de talentueuses têtes d’affiche de l’époque : Cameron Mitchell, Anne Bancroft, Lee J. Cobb et Raymond Burr, rien que ça…Pour ceux qui ont l’œil, Lee Marvin y joue un petit rôle d’officier de police, Marvin alternant souvent dans les 50′s les rôles de flics ou de jeunes voyous (voir son excellent personnage de Hell’s Angel dans L’ÉQUIPÉE SAUVAGE, en 1953, aux côtés de Marlon Brando !).

Comme le titre le laisse entendre, GORILLA AT LARGE est un de ces « films de singes » dont j’avais commencé à effleurer l’émergence dans les années 30, dans mon article sur DOUBLE ASSASSINAT DANS LA RUE MORGUE. D’ailleurs, l’intrigue de GORILLAT AT LARGE singe plutôt bien celle de DOUBLE ASSASSINAT DANS LA RUE MORGUE : Lors d’une fête foraine appelée « le Jardin du Mal », un homme est assassiné. Le meurtrier est apparemment un gorille… ou quelqu’un dans un costume de gorille…

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Une intrigue policière qui joue en ambiguité et en rebondissements dans un univers de fête foraine cher au cinéma d’horreur de la décennie des 50′s, une ambiance et un envers du décor des foires foraines qui sont presque un sous-genre à part entière du Fantastique de cette époque. Le film peut autant se laisser agréablement regarder en oubliant le contexte cinématographique des Fifties. Mais il peut aussi se voir comme un « dérivé bisseux », les scénaristes de GORILLA AT LARGE ayant exploité le succès du FANTÔME DE LA RUE MORGUE, sorti la même année, et tourné par Roy Del Ruth, à partir de la nouvelle d’Edgar Allan Poe qui met en scène un gorille meurtrier. Personnellement, j’apprécie beaucoup ce GORILLA AT LARGE, en tant que tel, malgré son insuccès critique à sa sortie en salles, son intrigue et son univers leur étant propres. Pour rester sur le thème du « cinéma bis », le gorille du titre est, bien entendu, un comédien déguisé et mimant « Goliath », le « héros » velu et grimaçant du film. George Barrows étant un habitué des costumes, qu’ils soient poilus ou même, plus différents encore, des uniformes extraterrestres. Morbius a peut-être découvert Barrows portant le poil et le casque à la fois, dans le rôle de l’extraterrestre « Ro- Man », dans ce mémorable nanar de SF de 1953 qu’est ROBOT MONSTER de Phil Tucker. GORILLA AT LARGE fut tourné en écran large, en Cinémascope, et fut même exploité (parfois) en 3D, comme il était assez courant au début des 50′s.

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Aujourd’hui, on peut encore revoir GORILLA AT LARGE, mais en Zone 1, dans certaines éditions US, comme celle de Midnite Movies.

- Trapard -

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THE MAD MONSTER (1942)

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THE MAD MONSTER (1942) de Sam Newfield (par Trapard)

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Pur façonneur du cinéma bis, souvent avec son frère producteur Sigmund Newfield, Sam Newfield (ou Samuel Neufeld) a tourné une grosse poignée de classiques de séries B dans les années 40 pour la Producers Releasing Corporation (ou PRC). La PRC a été un des éphémères concurrents de la Universal Pictures qui avait même récupéré sous contrat Béla Lugosi pour plusieurs séries B des 40′s, comme THE DEVIL BAT, dont nous avons déjà parlé sur ce blog.

13040208125015263611039294 dans FantastiqueTHE MAD MONSTER, au tout début des années 40, mettait en vedette l’acteur George Zucco, habitué aux rôles de savants fous dans un certain nombre de Zèderies scientifico-fantaisistes. Sam Newfield lui confiera de nouveau un rôle de cet acabit en 1943 pour LA CRÉATURE DU DIABLE (Dead Men Walk), toujours pour la PRC, et aux côtés d’un autre transfuge de la Universal Pictures : Dwight Frye, au jeu toujours aussi hystérique que celui de Renfield dans  DRACULA (1931) de Tod Browning.

L’intrigue de THE MAD MONSTER est la suivante : Le Dr Cameron (George Zucco), qui a été discrédité par ses pairs de l’Université Scientifique pour leur avoir présenté un projet d’arme de guerre meurtrière mi-homme mi-animale, tente de les assassiner après avoir développé la formule secrète qui transforme son jardinier, Petro (Glenn Strange), en dangereux loup-garou…

Interprétant ce grand benêt baraqué qu’est Petro, c’est Glenn Strange qui s’y colle, ce géant surtout connu pour avoir été repris sous contrat par la Universal Pictures pour remplacer Boris Karloff dans le rôle de la créature de Frankenstein à partir de HOUSE OF FRANKENSTEIN (1944), en passant par HOUSE OF DRACULA (1945), jusqu’à DEUX NIGAUDS CONTRE FRANKENSTEIN (1948).

13040208152015263611039298 dans Le grenier du ciné fantastique

Comme beaucoup de films de la PRC, THE MAD MONSTER est plutôt bavard et ne brille pas par son originalité en se cantonnant à suivre méthodiquement son synopsis cité plus haut, le tout généralement tourné en studio, avec des décors et des cadrages simples. Mais son ambiance est aussi le reflet du fantastique à petit budget des années 40 qu’il n’est jamais inintéressant de découvrir avec un certain recul. Les films de la PRC, malgré leurs scénarios assez simplets, ont aussi le mérite de raconter des histoires moins classiques que celles des Majors comme la Universal : des chauves-souris géantes y côtoient des loup-garous de laboratoire, des vampires nés de sciences occultes, des petits détails assez farfelus mais qui apportent finalement un charme surréaliste à des Zèderies d’antan. Dans cette logique, on peut aussi trouver facilement en DVD ou sur Internet une autre production de la PRC et de Sigmund Newfield, LE CRÉATEUR DE MONSTRES (The Monster Maker), toujours réalisé par Sam Newfied, mais mettant en vedette, cette fois-ci, en 1944, le comédien J. Carrol Naish, autre savant fou, mais celui-ci se débattant avec le virus de l’acromégalie (une maladie popularisée dans le cinéma d’horreur par le TARANTULA de Jack Arnold, en 1955). Un univers des 40′s, celui de la PRC, peuplé de savants fous en quête de vengeance ou de gloire, et de créations tordues ou démoniaques, qui passe souvent à la trappe des histoires du Cinéma Fantastique, et sur lequel, Les Échos d’Altaïr se voulaient de revenir.

- Trapard -

Autres films présentés dans la catégorie Le Grenier du Ciné Fantastique :

La Charrette Fantôme / La Chute de la Maison Usher / Les Contes de la Lune vague après la Pluie / Frankenstein (1910) / Le Cabinet du Docteur Caligari / La Monstrueuse Parade / Le Fantôme de l’Opéra / Double Assassinat dans la Rue Morgue / Docteur X / White Zombie / The Devil Bat / La Féline (1942) / Les Visiteurs du Soir / La Main du Diable / Le Récupérateur de Cadavres / La Beauté du Diable / Un Hurlement dans la Nuit



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