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Archive pour la catégorie « Cinéma bis américain »

REDNECK ZOMBIES

REDNECK ZOMBIES (1989) de Pericles Lewnes (par Trapard du Cri du Cagou)

REDNECK ZOMBIES dans Cinéma bis 12091708490415263610327968

12091708510915263610327970 dans Cinéma bis américainUn peu de Z gore sur Les Échos d’Altaïr, ça ne lui fera pas de mal à l’estomac. REDNECK ZOMBIES est une production TROMA (et FULL MOON) qui est, en quelque sorte, la conclusion de la conclusion de la vogue du film gore de zombies qui a explosé en 1979 avec ZOMBIE/DAWN OF THE DEAD de George A. Romero, se poursuivant avec la trilogie de Lucio Fulci dont le désormais culte L’ENFER DES ZOMBIES. Un volet zombiesque qui s’est doucement éteint vers 1988 avec le raté ZOMBI 3 de Fulci, et quelques zèderies italo-américaines (dont ZOMBI 4).

12091708530615263610327971 dans FantastiqueREDNECK ZOMBIES reprend l’idée du RETOUR DES MORTS VIVANTS 2 (1988) de Ken Wiederhorn dans lequel l’armée égare un baril ultra-toxique près d’une petite ville en infectant la population qui se zombifie petit à petit. Le film de TROMA reprend l’humour du film de Wiederhorn, pour proposer un sujet presque similaire, à la différence que le baril est égaré en tombant de la jeep zigzaguant d’un G.I. complètement bourré, près d’un village de péquenots américains. Les traits de chaque personnage sont tirés à l’extrême dans la caricature, tel que le film en est drôle dans ses excès, malgré tout, me faisant un peu oublier le gros manque de moyens financiers de Troma sur un sujet qui se veut angoissant et gore. C’est d’ailleurs un des atouts des scénaristes de Troma Entertainment qui, pour pouvoir commercialiser leurs films et continuer à se faire connaître, doivent toujours taper dans la caricature ou l’originalité pour se distinguer du lot des VHS (et DVD).

Souvenez-vous de TOXIC AVENGER (1985) de Michael Herz et Lloyd Kaufman, de FLESH GORDON (1974) de Michael Benveniste et Howard Ziehm, de CANNIBAL : THE MUSICAL (1993) de Trey Parker ou encore de SURF NAZIS MUST DIE (1987) de Peter George. Déjà, rien que les titres nous laissent rêveurs, non ?

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- Trapard -



RETOUR VERS LES 80′s : LES MAITRES DE L’UNIVERS (1987)

Aventurons-nous à la fin des années 1980 avec, cette fois, la seconde génération du fanzine calédonien CosmoFiction, celle qui se compose de six numéros étalés de 1988 à 1991. Notre voyage nostalgique se poursuit avec quelques-unes des critiques cinématographiques parues au fil des numéros du fanzine.

RETOUR VERS LES 80's : LES MAITRES DE L'UNIVERS (1987) dans Cinéma bis 12081108204115263610198345

Durant les années 80, la (mauvaise) réputation de la Cannon précédait ses films… Autant dire que la sortie prochaine des MAÎTRES DE L’UNIVERS (MASTERS OF THE UNIVERSE, de Gary Goddard, 1987) en inquiétait plus d’un à l’époque, alors que le film s’annonçait comme l’un des plus ambitieux, si ce n’est LE plus ambitieux, de toute l’histoire de la firme des fameux frères Menahem Golan et Yoram Globus. Je me souviens même de l’avis du vendeur de la boutique Mad Movies à Paris qui m’avait confié que le film risquait d’être très bon, alors que celui-ci n’était pas encore à l’affiche et que j’achetais, fébrilement, tandis que je servais sous les drapeaux, un jeu de photos des MAÎTRES DE L’UNIVERS pour le futur fanzine CosmoFiction. Et c’est aujourd’hui, 24 ans plus tard, que je me demande comment j’ai pu, en 1988, aimer ce film… Je l’ai revu il y a un an ou deux, et je n’arrive toujours pas à m’expliquer ce qui m’a permis de parler alors d’un « très bon film » !… J’ai donc décidé de publier les deux critiques, la négative d’Alain (que je rejoins aujourd’hui sans hésitation !), parue dans CosmoFiction Fanzine numéro 1 d’avril 1988, et la positive d’Hervé (c’est-à-dire moi, Morbius), parue dans CosmoFiction Fanzine numéro 2 de juin 1988 … au risque de passer pour un fou ! Ah non : j’ai dû définitivement perdre mon âme d’enfant…

L’histoire : « Aux confins des galaxies, la planète Eternia connait le joug du terrible Skeletor. Seul Musclor, guerrier d’une force et d’un courage exceptionnels, peut changer le cours des évènements et c’est de la planète Terre, où il se retrouve avec ses compagnons, que Musclor entreprend un combat titanesque contre Skeletor et les Forces des Ténèbres. Un combat dont l’enjeu est le sort de l’Univers. » (Wikipédia)

12081108282015263610198349 dans Cinéma bis américain« Annoncé en fanfare par les revues spécialisées en cinéma fantastique, LES MAÎTRES DE L’UNIVERS version cinématographique n’est assurément pas le produit qu’on était en droit d’attendre. D’ailleurs, son impact n’a pas ébranlé les médias autres que spécialisés : pendant que les « maîtres de l’univers » (Musclor et Skeletor) débarquaient en France, tout le monde a préféré s’intéresser aux maîtres du monde (Reagan et Gorbatchev) qui se payaient une bonne bouffe à Washington.

Une campagne publicitaire fantôme, une affiche douteuse avec en sous-titre « Musclor » (!), deux lignes dans Première, etc. Ingratitude envers les vrais maîtres ? Eh bien non ! LES MAÎTRES DE L’UNIVERS a reçu l’accueil qu’il méritait, n’en déplaise à la riche (et pauvre à la fois) équipe technique du film. C’est triste à dire, mais la superproduction Cannon ne fait pas l’effet d’une bombe ! L’espoir aura d’ailleurs été de très courte durée : à peine le très beau sigle Cannon disparu au début du générique, les premières images du film annoncent l’échec : un prélude narré à la manière Dominique Paturel et un générique gauchement pompé sur celui de SUPERMAN. La suite du film n’arrange rien : un scénario qu’on connaît par cœur, des héros qu’on connaît encore mieux : le bon, ses acolytes, la belle, le gnome, tous chiants sauf Dolph Lundgren (Musclor) qui semble s’être prêté au jeu par pitié tant on le sent capable de mieux faire ; des scènes d’action lentes, parfois au ralenti, des décors flous et des effets spéciaux d’une médiocrité à renvoyer Richard Edlund (méconnaissable !) à l’école !

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Tout le monde aura compris que je n’ai pas aimé LES MAÎTRES DE L’UNIVERS… mais ne prenez pas cela pour une poussée de fièvre personnelle et passagère car pour voir si je n’étais pas malade, en sortant de la salle qui projetait le film pour le deuxième jour d’exclusivité, j’ai observé les cinq autres spectateurs (!) qui avaient crus au pouvoir des MAÎTRES DE L’UNIVERS deux heures plus tôt, et permettez-moi de vous dire que le mécontentement était général. En fait, pour achever l’œuvre, on peut dire que LES MAÎTRES DE L’UNIVERS est une bonne petite pub pour les jouets du même nom et que si certains, en voulant voir le dernier Walt Disney, se trompaient de salle et tombaient dans celle qui projette les aventures de Musclor, ils pourraient vraiment se croire devant le dernier film de la maison Disney ! »

- Alain -

« Diable ! Suis-je devenu fou, ou n’est-ce qu’une crise passagère ? GRAVE : je suis allé voir LES MAÎTRES DE L’UNIVERS. PIRE : je lui ai mis un « très bon » en cotation ! Mon sort est réglé : je vais être la risée de la rédaction et des lecteurs ; on va me rouer de coups, me renier, m’oublier. Vais-je pouvoir me faire entendre auprès d’Alain ? Yan va-t-il continuer à m’accepter en tant que rédac-chef ? Quant à Paul-Étienne, encore traumatisé par la bande-annonce des MAÎTRES DE L’UNIVERS, sera-t-il toujours présent dans la rédaction du numéo trois ?… Mais mon inquiétude est-elle réellement justifiée ? Ou n’est-ce pas plutôt de votre côté, mes bons Scifiles, que l’on devrait s’interroger ?…12081108364815263610198354 dans Retour vers les 80's

On a dit (et on nous l’a assez rabâché !) que pour aimer LES MAÎTRES DE L’UNIVERS il fallait « avoir gardé son âme d’enfant ». Je peux donc soupirer : j’ai vingt-deux ans, et « elle » est toujours en vie ! D’autres, plus jeunes, l’ont apparemment perdue… à jamais ? Non. Je ne pense pas. Ils l’auront tout simplement laissée à l’entrée de la salle de cinéma ; car malgré ses faiblesses (et il en compte !), le film de Gary Goddard n’est pas le mutant difforme et pustuleux créé par la Cannon que l’on a voulu nous faire croire – et que l’on montre du doigt avec une réaction de retrait. C’est un divertissement de luxe, une superproduction où s’entrechoquent deux genres – space opera et heroic fantasy – qui évoquent, de par leur nom déjà, l’envergure des MAÎTRES DE L’UNIVERS.

À film grandiose, décors grandioses : le palais de Skeletor représente à lui seul un travail considérable. Le résultat est sur l’écran : tout un art et une architecture ont été inventés pour Grayskull. L’ensemble est d’une beauté surprenante. L’arrivée théâtrale de Skeletor dans la grande salle du palais est un moment de pur plaisir, la musique de Bill Conti épousant la marche élancée de l’ennemi juré de Musclor. Frank Langella, l’inoubliable Dracula de John Badham, est époustouflant dans son interprétation du « Grand Méchant ». Il donne au corps de celui-ci toute une noblesse et une puissance qui l’élèvent au rang du « plus-beau-méchant » après Dark Vador lui-même ! Son costume est une grande réussite, sans parler de son maquillage.

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Parmi les temps forts du film, on notera : le tunnel créé par la clef cosmique de Gwildor, déformant les statues imposantes du palais de Grayskull ; les armées de Skeletor, accompagnées de nacelles, déambulant dans les rues d’une ville américaine du XXème siècle ; les combats dans une boutique de la ville ; les combats aériens sur disques flottants, une trouvaille originale ! Dolph Lundgren, pour sa part, s’avère incarner un Musclor convaincant. Seule, Malicia reste irritante tout au long du film ; elle est une véritable caricature de la Méchante-bête-et-cruelle.

Bref, je suis venu voir LES MAÎTRES DE L’UNIVERS et j’en ai eu pour mon argent. Je n’hésiterai pas à le revoir lors de sa sortie vidéo. Et, par pitié, que l’on ne salisse pas la musique de Bill Conti ou je fais un malheur ! Achetez-la, écoutez-la, puis jugez.

Ouf ! J’en ai fini avec LES MAÎTRES DE L’UNIVERS ! Mon Dieu ! Tout ça d’écrit ?! »

- Hervé -

À noter que LES MAÎTRES DE L’UNIVERS sont actuellement l’objet d’un remake…

Réalisation : Gary Goddard / Scénario : David Odell & Stephen Tolkin / Acteurs : Dolph Lundgren, Frank Langella, Billy Barty, Meg Foster, Courteney Cox, Robert Duncan McNeill, Jon Cypher…

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Ze coffret Roger Corman !

Ze coffret Roger Corman ! dans Cinéma bis corman

12 films, réalisés ou produits par Roger Corman, sortent ensemble dans un coffret DVD hommage à l’homme qui, à partir de rien, peut tout faire ! 6 DVD rassemblent ainsi : LA PETITE BOUTIQUE DES HORREURS, LE CHÂTEAU DE LA TERREUR, SKI TROOP ATTACK, LA CREATURE DE LA MER HANTEE, LA DERNIERE FEMME SUR TERRE, LA FEMME GUÊPE, LES MANGEURS DE CERVEAU, UN BAQUET DE SANG, L’ATTAQUE DES SANGSUES GEANTES, DEMENTIA 13, VOYAGE SUR LA PLANETE PREHISTORIQUE et LA BÊTE DE LA CAVERNE HANTEE !

Nul doute que ce petit événement saura combler de bonheur tous les amateurs fantasticophiles de films de série B à tendance fantastique ou SF ! Le coffret est disponible depuis le 1er juin, en zone 2. Pour plus de renseignements concernant le contenu détaillé : scifi-movies.com.



Retour vers les 80′s : Androïde (1983)

« Retour vers les 80′s », nostalgie oblige, présentera de temps à autre une critique (ou plutôt devrais-je dire une opinion) parue dans la première série du fanzine calédonien CosmoFiction, celui, très amateur, publié de 1984 à 1986 et rassemblant 17 numéros (non scannés sur ce blog). C’était l’époque des GREMLINS, WARGAMES, SOS FANTÔMES, DUNE, LEGEND, TERMINATOR, LADYHAWKE, LES GOONIES… bref, que du bon ! C’était aussi l’époque où, à l’âge de 19-20 ans, alors que le Sci-Fi Club n’était pas encore né, je vendais à mes potes Cosmo et où le cousin de Métropole était le « correspondant de France » ! Notre passion se lisait à travers nos écrits et notre engouement aveuglait parfois notre sens critique ! Mais peu importe, au moins nous vivions intensément nos rêves sans nous soucier du « qu’en-dira-t-on ». 

Retour vers les 80's : Androïde (1983) dans Cinéma bis 12112407554515263610587495

J’ai souhaité commencer par un film de série B que j’ai découvert à l’époque en VHS et que je n’ai jamais pu revoir depuis : ANDROÏDE de Aaron Lipstadt (1983) avec Klaus Kinski (production New World Picture). Cependant, heureuse trouvaille : alors que je cherchais la bande-annonce d’ANDROÏDE sur YouTube, j’y ai carrément déniché le film tout entier (80 minutes) ! Il y est disponible depuis octobre 2011… avec tant d’autres d’ailleurs… Peut-être est-il tombé dans le domaine public… Sinon profitons-en avant qu’il ne soit prochainement supprimé : je vous l’ai joint à la fin de cet article (il est en V.O.) ! C’est une perle rare. L’histoire :

Dans une station spatiale abandonnée depuis longtemps, le Docteur Daniel poursuit, inlassablement, ses travaux : la création de Cassandra, l’androïde le plus parfait de la galaxie. Comme assistant, il ne possède que Max 404, un androïde de la génération précédente passionné par la vie humaine. Soudain, la vie récluse des deux habitants de la station se trouvera bouleversée par l’arrivée de trois criminels. Pour le Docteur Daniel, la présence d’une femme parmi eux est une chance inespérée : seule son énergie vitale peut en effet donner vie à Cassandra…

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Voici à présent mon opinion sur ANDROÏDE telle qu’elle fut publiée dans CosmoFiction numéro 4 de mars 1985 :

« ANDROÏDE est un film merveilleux pour plusieurs raisons. Tout d’abord par son histoire, histoire qui, à première vue, peut paraître banale, mais qui se révèle être en fait un véritable tour de force, car bien que l’action se déroule uniquement sur une station spatiale habitée par seulement deux personnes, il nous est impossible de nous ennuyer un seul instant tant les différentes scènes sont bien menées. Max 404 (Don Opper) est fascinant, Klaus Kinski surprenant. Et lorsque l’on sait que les décors utilisés pour la station ne sont que des décors de fortune, déjà maintes et maintes fois utilisés dans LA GALAXIE DE LA TERREUR et LES MERCENAIRES DE L’ESPACE, et qu’ici ils sont tout à fait méconnaissables, l’on ne peut que tirer un grand coup de chapeau au réalisateur : Aaron Lipstadt. Tout jeune débutant dans le métier, il a réussi à nous faire plonger dans cet univers qui nous passionne et qui nous fait suivre avec le plus grand intérêt la vie d’un androïde qui voudrait être un être humain, qui voudrait connaître les sentiments d’un être humain, qui voudrait apprendre à aimer comme un être humain… sans savoir qu’il est bien plus qu’un être humain… »

Je n’ai pas encore revu ANDROÏDE à l’instant où je tape ces lignes. Je ne sais donc pas si mon avis demeurera le même qu’en 1985 avec 27 ans de plus au compteur…

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ROBOT-COOL (24) : A.P.E.X.

ROBOT-COOL (24) : A.P.E.X. dans Cinéma bis 13061309574815263611288444

Si le film A.P.E.X. réalisé par Philip J. Roth en 1999 est réputé pour être un sacré nanar (et je veux bien le croire), je ne peux par contre me résoudre à classer son Advanced Prototype Extermination Unit dans la catégorie « Robot-craignos », non ! Je lui trouve au contraire une apparence très originale (insectoïde ?) et menaçante, peut-être moins fonctionnelle que prévue, mais qu’importe ! Et il en existe un bataillon entier dans ce film de SF de série Z. Jugez plutôt l’histoire : « L’échec d’une mission temporelle de 2073 à 1973 provoque un changement dramatique du futur qui se retrouve peuplé de robots tueurs et mutants. Un seul homme connaît la vérité et ce qui s’est réellement passé et pourra sauver l’humanité. » (scifi-universe.com).

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En outre, et d’après Wikipédia, il faut savoir que « le mot « apex » (au pluriel : « apices ») est à l’origine un mot latin signifiant « sommet » ou « pointe ». L’adjectif correspondant, « apical », qualifie ce qui se trouve près du sommet ou d’une extrémité. » Ce qui prouve donc que notre APEX est indubitablement à la… pointe du progrès… Bon d’accord, faites comme si je n’avais rien dit…



Jack Arnold (3e partie)

JACK ARNOLD (3e partie)

(1ère partie & 2e partie)

Jack Arnold (3e partie) dans Cinéma bis 16092701251415263614519520

L’HOMME QUI RÉTRÉCIT (THE INCREDIBLE SHRINKING MAN, 1957)

Écrit par Richard Matheson (STAR TREK, LA QUATRIÈME DIMENSION…) d’après son propre roman, le film nous invite à assister aux mésaventures de Scott Carey qui, après avoir été exposé à des radiations atomiques, voit sa taille décroître de jour en jour. Prisonnier de sa cave et réduit à la taille d’un dé à coudre, Carey doit livrer une dure bataille aux aléas de sa nouvelle dimension, et tout particulièrement à une féroce araignée.

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Sans doute la plus ambitieuse production de Jack Arnold, le tournage ne nécessita pas moins de 14 décors de grandeurs différentes afin de donner l’illusion de rétrécissement du héros. Mais ce ne sont pas ces derniers qui posèrent le plus de problèmes à notre réalisateur, mais plutôt la fin de son film. En effet, la Universal n’approuve guère le final de Jack Arnold où Carey reste réduit à sa petite taille. Craignant que le spectateur n’apprécie pas la fin plus ou moins noire, le studio demande au réalisateur de tourner une autre conclusion où le héros, grâce à un sérum miracle, retrouverait sa taille normale. Jack Arnold refuse de revoir son film et demande à ce qu’il soit soumis à une avant-première où le spectateur tranchera. Celle-ci remporte un accueil tellement favorable que la Universal décide finalement de sortir le film tel quel. Une décision qu’elle ne regrettera pas puisque le film est un succès phénoménal à travers le monde.

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La même année, Jack Arnold écrit le scénario de THE MONOLITH MONSTERS. Après s’être écrasé sur Terre, un météore libère un énorme rocher qui se propage et qui transforme les êtres humains en pierre. Réalisé par John Sherwood (THE CREATURE WALKS AMONG US), le film serait une excellente série B et l’une des plus sérieuses des années 60.

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Le sixième film de SF que réalisera Jack Arnold sera le dernier qu’il fera sous le parainage de la Universal.

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LE MONSTRE DE L’ABIME ( MONSTER ON THE CAMPUS , 1958)

Sur le thème du dédoublement de personnalité, l’histoire du film met en scène un professeur d’université qui, suite à la piqûre d’un poisson préhistorique, se transforme en homme de Néanderthal aux instincts particulièrement meurtriers.

De tous ses films fantastiques, MONSTER ON THE CAMPUS est celui que Jack Arnold aimera le moins. En effet, selon lui le scénario manquait d’épaisseur, mais le manque de temps souvent caractéristique de ce genre de petite production empêcha toute révision.

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Si MONSTER ON THE CAMPUS fut une déception pour Jack Arnold, ce dernier se montrera pleinement satisfait de son film suivant…

16092701251915263614519523 dans Fifties SF LES ENFANTS DE L’ESPACE (THE SPACE CHILDREN)

Véritable avertissement sur les dangers du nucléaire, THE SPACE CHILDREN nous raconte l’aventure d’un groupe d’enfants dont les parents travaillent sur l’élaboration d’un missile à tête nucléaire. Capable de détruire une ville entière, ce missile inquiète des extraterrestres qui entreront en contact avec ces enfants afin d’enrayer la menace pesante.

Produit par la Paramount, THE SPACE CHILDREN est le dernier film de SF que réalisera Jack Arnold.

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Après cette réalisation, il tournera encore plusieurs films surtout placés sous le signe de la comédie. Au début des années 80, il tentera un « come back » au fantastique par l’intermédiaire de deux grands projets. Le premier, un remake de CREATURE WALKS AMONG US dont il ne peut assurer la direction au profit de John Sherwood. Le script est écrit, le story board est dessiné, mais le film ne verra jamais le jour. Le second, une adaptation cinématographique de Sir Arthur Conan Doyle : THE LOST WORLD. Déçu de la version que réalisa Irwin Allen en 1960, Jack Arnold voudrait une traduction parfaite du roman. Là aussi le script est écrit, le story board dessiné, et même les mate paintings seront réalisées. Mais malheureusement Arnold tombe malade et la Universal abandonnera peu après le projet.

En fait Arnold ne fera un retour à la science-fiction que par l’intermédiaire de la télévision où il réalisera un épisode de la série WONDER WOMAN en 1977 et deux pour celle de BUCK ROGERS en 1981.

Victime d’une artériosclérose, il décédera en 1992 à l’âge de 80 ans.

- Dave Altout & Sandrine B.-

(Article publié dans le fanzine Midian numéro 2 de février 1994)



Jack Arnold (2e partie)

JACK ARNOLD (2e partie)

(première partie disponible ici)

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LA REVANCHE DE LA CRÉATURE (REVENGE OF THE CREATURE, 1955)

La créature n’est pas morte ! Découverte puis capturée, elle est enfermée dans un océanorium de Floride où deux savants tentent de lui apprendre à parler. Visiblement peu bavarde, la créature s’échappe et s’en va semer la panique en ville. Malgré le côté très commercial de cette suite, Jack Arnold s’en tire tout de même la tête haute, et réalise selon l’avis de plusieurs critiques une séquelle supérieure à CREATURE FROM THE BLACK LAGOON.

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Toujours interprété par Ricou Browning, la saga connaîtra un troisième volet en 1957 avec THE CREATURE WALKS AMONG US (LA CRÉATURE EST PARMI NOUS) sous la baguette du réalisateur John Sherwood. À signaler au générique de cette REVANCHE DE LA CRÉATURE, la première apparition cinématographique de Clint Eastwood dans le rôle d’un assistant de laboratoire. Ce dernier refera une brève apparition dans le film suivant de Jack Arnold…

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TARANTULA (1955)

Adaptation cinématographique plus ou moins fidèle d’un épisode que notre réalisateur tourne pour le feuilleton THE SCIENCE-FICTION THEATRE, TARANTULA exploite un thème cher à la SF des fifties : le gigantisme animal. Après les fourmis de THEM ! (DES MONSTRES ATTAQUENT LA VILLE) en 1953, et avant les mantes religieuses de THE DEADLY MANTIS (LA CHOSE SURGIE DES TÉNÈBRES) en 1957, Jack Arnold nous propose une tarentule géante.

Craignant une future famine due à une surpopulation croissante, un scientifique découvre une formule capable d’augmenter la proportion d’un animal. Cobaye involontaire de ses expériences, une tarentule s’échappe de sa cage de verre et s’enfuit dans le désert où elle atteindra une dimension gigantesque. Heureusement pour le monde, Clint Eastwood veille en pilote d’avion. Il détruira l’imposante arachnide.

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Toujours sous l’aile du producteur William Alland, Jack Arnold retrouve pour les besoins de son nouveau film le scénariste Martin Berkeley (THE REVENGE OF THE CREATURE), mais surtout Clifford Stine qui signera les superbes travelling matt du film.

Si diriger des E.T. et une créature aquatique ne posa guère de problème à Jack Arnold, il n’en fut pas de même pour sa nouvelle vedette. Afin de sélectionner la tarentule idéale, la Universal dût importer du Panama plus de soixante spécimens. Sur ce nombre, une petite quantité fut retenue pour le tournage. Comment diriger une tarentule ? Jack Arnold trouve la solution grâce à un petit jet d’air qu’il utilise sur celle-ci pour la faire avancer où il désire.

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Jouant habilement sur l’une des plus grandes phobies de l’humanité, TARANTULA fait mouche et rapporte des millions dans le tiroir-caisse de la Universal.

Année bien remplie que celle de 1955 pour Jack Arnold. En effet, après REVENGE OF THE CREATURE et TARANTULA, il tourne, toujours à la demande de la Universal, les séquences additives à THIS ISLAND EARTH (LES SURVIVANTS DE L’INFINI). En fait, Arnold réalise les vingt dernières minutes du film où l’on découvre la planète Metaluna. Véritable morceau d’anthologie, tout y est : attaques de vaisseaux spatiaux, mutants au crâne hypertrophié et cités futuristes. Un vrai met de choix pour tous les mordus de space opera. Cependant Arnold n’est pas crédité au générique, et seul le nom de Joseph Newman y apparaîtra.

Pas de fantastique au programme de notre réalisateur en 1956, il ne tournera que deux petits westerns de série B.

Par contre 1957 sera une grande année pour lui. En effet, il tournera son film le plus célèbre et l’un des plus grands classiques de la SF des années 50.

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- Dave Altout & Sandrine B.-

(Article publié dans le fanzine Midian numéro 2 de février 1994)



Jack Arnold (1ère partie)

JACK ARNOLD (1ère partie)

Jack Arnold (1ère partie) dans Cinéma bis 16092712574515263614519451

En quelques films, Jack Arnold marque à jamais le cinéma fantastique de son empreinte. Spécialiste de la série B, il reste aujourd’hui le réalisateur le plus célèbre et le plus représentatif de la science-fiction des années 50.

Né le 14 octobre 1912 dans le Connecticut, Jack Arnold fait ses débuts artistiques à la fin des années 30 comme acteur de théâtre. C’est durant la Seconde Guerre mondiale qu’il fait ses premiers pas dans la réalisation par le biais de documentaires qu’il tourne pour l’US Air Force et le Département d’État. Après l’armée, il poursuit dans le court-métrage et sera nominé aux Oscars. Engagé par la Universal, il réalise son premier film en 1953.

LE RETOUR DE LA SF

C’est le début des années 50. Sur les écrans des cinémas américains déferlent westerns et comédies. Mais entre les coups de revolvers et les éclats de rire, un genre cinématographique renaît de ses cendres : la SF, peu présente durant les années 40. C’est à DESTINATION MOON (DESTINATION MOON, Irving Pichel, 1950), un film au budget modeste, que l’on doit cette renaissance. Produit par George Pal (producteur de LA GUERRE DES MONDES), cette histoire de voyage dans la lune rapporte gros et déclenche aussitôt un véritable raz-de-marée de productions SF à la qualité souvent inégale. Chaque studio nous propose alors son grand film. Pour la Fox, ce sera LE JOUR OÙ LA TERRE S’ARRÊTA (Robert Wise, 1951) ; pour la RKO, LA CHOSE D’UN AUTRE MONDE (Christian Nyby, 1951) et pour la Universal, LE MÉTÉORE DE LA NUIT que réalise Jack Arnold en 1953.

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LE MÉTÉORE DE LA NUIT (IT CAME FROM OUTER SPACE, 1953)

Pour ses débuts en SF, la Universal voit grand. Le scénario adapte une nouvelle du célèbre auteur Ray Bradbury. On opte pour une réalisation en trois dimensions (premier film SF en relief), un nouveau son stéréo ainsi qu’un nouveau format d’image. Pas de doute, la Universal croit fermement aux capacités de Jack Arnold qui en est seulement à sa deuxième réalisation. Une confiance qu’il ne trahira pas comme le prouvera le fulgurant succès du film au box-office.

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Produit par William Alland et adapté par Harry Essex, l’histoire du film tourne autour du crash d’un vaisseau spatial près d’une petite ville américaine. Afin de réparer leur astronef et de quitter au plus tôt la Terre, les extraterrestres, xénomorphes, utilisent leur pouvoir de dupliquer l’apparence de n’importe quel être humain. Mais bientôt le subterfuge est découvert par la population locale, qui décide aussitôt d’exterminer les étrangers. Heureusement pour les xénomorphes, un scientifique leur viendra en aide et leur permettra de quitter la Terre sains et saufs.

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Pour ses débuts en SF, Jack Arnold se voit attribuer un sujet classique du genre. Mais s’il est encore ici question d’extraterrestres, le film parvient néanmoins à se détacher du reste de la production actuelle par sa vision pacifique de ces derniers. Chose bien rare en ces temps de guerre froide où l’extraterrestre, à l’image du communisme, était souvent un agressif envahisseur pour le peuple américain (voir L’INVASION VIENT DE MARS et LA GUERRE DES MONDES).

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Sans doute séduit par cette originalité et par la mise en scène efficace, le film est un succès auprès du public et conforte Jack Arnold dans la chaise de réalisateur, place qu’il retrouve en 1954 pour…

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L’ÉTRANGE CRÉATURE DU LAC NOIR (CREATURE FROM THE BLACK LAGOON, 1954)

C’est durant le tournage du MÉTÉORE DE LA NUIT que Jack Arnold entend parler pour la première fois ce cette histoire de créature aquatique. En effet, alors que notre réalisateur met en scène  ses xénomorphes, le producteur William Alland lui présente le premier jet d’un scénario écrit par un certain Maurice Zinn. Arnold trouve le sujet intéressant, et avec l’aide des scénaristes du MÉTÉORE DE LA NUIT il écrit le script définitif. Espérant renouer avec le succès de ses monsters movies des années 30 (voir DRACULA et autres FRANKENSTEIN), la Universal n’hésite pas un seul instant à acheter les droits du scénario et d’en confier la réalisation en 3D à son nouveau fils prodigue, Jack Arnold.

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Quelque part en Amazonie, le squelette fossilisé d’une main palmée est découvert. Intriguée par cette découverte, une équipe de scientifiques se mobilise et se rend sur place en espérant trouver le reste du squelette de ce qui pourrait bien être le chaînon manquant. Mais ils trouveront bien plus que de simples ossements puisqu’une de ces créatures est toujours vivante…

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Défi majeur du film : offrir aux spectateurs une créature originale et effrayante. C’est sur une suggestion de Jack Arnold lui-même que Bud Westmore (responsable du département maquillage de la Universal) réalisera le costume de cette dernière. En effet, Jack Arnold propose que l’on prenne la figurine des Oscars américains et que l’on y rajoute une tête de poisson et des nageoires. Westmore s’exécute et fabrique le costume dont le résultat final est en tous points remarquable. Pour enfiler la panoplie, le réalisateur choisit deux acteurs : Ben Chapman (cascadeur de son état, il interprète toutes les scènes terrestres) et Ricou Browning (aux capacités respiratoires prodigieuses, il se charge de toutes les scènes aquatiques). Ce dernier est devenu depuis le créateur de la série TV FLIPPER LE DAUPHIN et le responsable des séquences sous-marines de L’ESPION QUI M’AIMAIT.

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Fort de son exotisme, de son suspense et des charmes de Julie Adams, le film est une réussite à la fois commerciale et critique. Succès oblige, la Universal réclame immédiatement une suite à Jack Arnold…

- Dave Altout et Sandrine B.-

(Article publié dans le fanzine Midian numéro 2 de février 1994)



Robot-craignos (37)

Robot-craignos (37) dans Cinéma bis 13061310000015263611288446

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Sparks, tel est le nom de ce robot-craignos vedette du film ALERTE DANS LE COSMOS (SHAPE OF THINGS TO COME / 1979 / de George McCowan). Embarqué à bord du vaisseau Star Streak (Star Trek dans la VF !), Sparks va vivre une aventure « exaltante » auprès de la belle scientifique qui l’a réparé et pour laquelle il n’hésite pas à débiter des poèmes… D’autres robots, un peu moins craignos que lui au niveau de la tête (voir l’affiche), et tout noirs, vont affronter ses courageux amis humains partis sur Delta 3 afin de déjouer les plans d’Omus le machiavélique ( interprété par Jack Palance, toujours aussi risible dans ses rôles de grand méchant de space opérette).

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Notre Sparks s’inscrit dans la (très) grande lignée de robots caissons propres à tout nanar qui se respecte, avec en plus, comble du raffinement, des bras-ressorts munis de pinces… On ne saura jamais comment notre brave Sparks parvient à piloter convenablement le Star Steak, pardon… le Star Streak en appuyant, de ses grosses pinces, sur les magnifiques boutons multicolores qui garnissent joyeusement les consoles du vaisseau. Si l’équipage a survécu, c’est qu’il devait posséder une chance inouïe…



L’Ange de la Vengeance

L'Ange de la Vengeance dans Cinéma bis ange5t

L’ANGE DE LA VENGEANCE d’Abel Ferrara (par Trapard)

L’ANGE DE LA VENGEANCE, sorti en salles en 1981, est un Rape & Revenge (Viol & Vengeance). Pas ce genre de Rape & Revenge exploité dans les années 70, aux USA, comme LA DERNIERE MAISON SUR LA GAUCHE (de Wes Craven), I SPIT ON YOUR GRAVE (aussi titré DAY OF THE WOMAN, de Meir Zarchi), ou en Suède, comme THRILLER, EN GRYM FILM (de Bo Arne Vibenius) où les citadines sont traquées par les éternels péquenots made in Hollywood en manque de libido.

Dans L’ANGE DE LA VENGEANCE, c’est au sein même de la ville de New York, capitale de modernisme urbain, que vient le danger. Et pas le New York de Woody Allen, mais plutôt celui de Martin Scorsese et de son TAXI DRIVER, celui du ras-le-bol de la violence, celui de la justice par soi-même. C’est aussi le New York d’UN JUSTICIER DANS LA VILLE et de ses dérivés cinématographiques.

C’est enfin le New York d’Abel Ferrara, la ville cinématographique et pathologique de son DRILLER KILLER, et celle d’où nait la violence et qui engendre la violence malgré elle. La ville du No Limit, celle de BAD LIEUTENANT, d’où même la police égare toute part de repères sociables et sociaux.

ange1 dans Cinéma bis américain

Dans L’ANGE DE LA VENGEANCE, la victime du viol (à répétition) ne peut crier, ni appeler à l’aide car elle est muette. C’est donc au fond d’elle-même, de ses entrailles et de sa propre folie de self defense urbaine, qu’elle trouvera cette aide, en appelant au viol pour ensuite, armée d’un flingue, en éradiquer toute continuité.

L’ANGE DE LA VENGEANCE c’est donc, en quelque sorte, l’extrémité du Rape & Revenge, celui qui ne naît pas de la tristesse et de la douleur d’un Charles Bronson. Ici, il est question de la revanche des entrailles, le juste retour, le boomerang direct et juridiquement improbable, dans un monde où le corps meurtri d’une femme vaut beaucoup moins cher qu’un vol sur les intérêts d’une entreprise.

ange2g dans Fantastique

Et enfin, L’ANGE DE LA VENGEANCE, c’est le besoin de tuer, c’est celui de se prendre à ce jeu, en dépassant la base même de la vengeance d’un viol. C’est TUER simplement… Ou tuer tous les hommes, car tuer un corps, deux corps, trois corps, et plus encore, à l’aide d’une arme, ne semble jamais assez pour assouvir cette nécessité primale mais perdue d’avoir voulu être une femme au sein d’une société dite-civilisée.

Pour une société sans limite, L’ANGE DE LA VENGEANCE d’Abel Ferrara prouve que pour les obsessions et les passions elles-mêmes, il ne peut non plus exister de limites.

L’ANGE DE LA VENGEANCE c’est Miss 45 (le titre original), c’est le 45 millimètres de la largeur d’une balle, toujours plus expéditif, mais jamais assez comparé à la meurtrissure physiologiquement sociale qu’est le viol.

ange4 dans Trapard

Et L’ANGE DE LA VENGEANCE, c’est la comédienne Zoë Lund, qui est pathologiquement sublime dans sa désinsensibilisation.

Puis à chaque fois que je reviens sur l’œuvre complète d’Abel Ferrara, qui a bien entendu, débuté dans le porno, je pense à cette phrase concernant sa ville fétiche : « New York je t’aime d’amour, New York je te hais profondément »…

- Trapard -



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