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Archive pour la catégorie « Cinéma bis américain »

ROBOT-COOL (24) : A.P.E.X.

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Si le film A.P.E.X. réalisé par Philip J. Roth en 1999 est réputé pour être un sacré nanar (et je veux bien le croire), je ne peux par contre me résoudre à classer son Advanced Prototype Extermination Unit dans la catégorie « Robot-craignos », non ! Je lui trouve au contraire une apparence très originale (insectoïde ?) et menaçante, peut-être moins fonctionnelle que prévue, mais qu’importe ! Et il en existe un bataillon entier dans ce film de SF de série Z. Jugez plutôt l’histoire : « L’échec d’une mission temporelle de 2073 à 1973 provoque un changement dramatique du futur qui se retrouve peuplé de robots tueurs et mutants. Un seul homme connaît la vérité et ce qui s’est réellement passé et pourra sauver l’humanité. » (scifi-universe.com).

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En outre, et d’après Wikipédia, il faut savoir que « le mot « apex » (au pluriel : « apices ») est à l’origine un mot latin signifiant « sommet » ou « pointe ». L’adjectif correspondant, « apical », qualifie ce qui se trouve près du sommet ou d’une extrémité. » Ce qui prouve donc que notre APEX est indubitablement à la… pointe du progrès… Bon d’accord, faites comme si je n’avais rien dit…



Jack Arnold (3e partie)

JACK ARNOLD (3e partie)

(1ère partie & 2e partie)

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L’HOMME QUI RÉTRÉCIT (THE INCREDIBLE SHRINKING MAN, 1957)

Écrit par Richard Matheson (STAR TREK, LA QUATRIÈME DIMENSION…) d’après son propre roman, le film nous invite à assister aux mésaventures de Scott Carey qui, après avoir été exposé à des radiations atomiques, voit sa taille décroître de jour en jour. Prisonnier de sa cave et réduit à la taille d’un dé à coudre, Carey doit livrer une dure bataille aux aléas de sa nouvelle dimension, et tout particulièrement à une féroce araignée.

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Sans doute la plus ambitieuse production de Jack Arnold, le tournage ne nécessita pas moins de 14 décors de grandeurs différentes afin de donner l’illusion de rétrécissement du héros. Mais ce ne sont pas ces derniers qui posèrent le plus de problèmes à notre réalisateur, mais plutôt la fin de son film. En effet, la Universal n’approuve guère le final de Jack Arnold où Carey reste réduit à sa petite taille. Craignant que le spectateur n’apprécie pas la fin plus ou moins noire, le studio demande au réalisateur de tourner une autre conclusion où le héros, grâce à un sérum miracle, retrouverait sa taille normale. Jack Arnold refuse de revoir son film et demande à ce qu’il soit soumis à une avant-première où le spectateur tranchera. Celle-ci remporte un accueil tellement favorable que la Universal décide finalement de sortir le film tel quel. Une décision qu’elle ne regrettera pas puisque le film est un succès phénoménal à travers le monde.

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La même année, Jack Arnold écrit le scénario de THE MONOLITH MONSTERS. Après s’être écrasé sur Terre, un météore libère un énorme rocher qui se propage et qui transforme les êtres humains en pierre. Réalisé par John Sherwood (THE CREATURE WALKS AMONG US), le film serait une excellente série B et l’une des plus sérieuses des années 60.

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Le sixième film de SF que réalisera Jack Arnold sera le dernier qu’il fera sous le parainage de la Universal.

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LE MONSTRE DE L’ABIME ( MONSTER ON THE CAMPUS , 1958)

Sur le thème du dédoublement de personnalité, l’histoire du film met en scène un professeur d’université qui, suite à la piqûre d’un poisson préhistorique, se transforme en homme de Néanderthal aux instincts particulièrement meurtriers.

De tous ses films fantastiques, MONSTER ON THE CAMPUS est celui que Jack Arnold aimera le moins. En effet, selon lui le scénario manquait d’épaisseur, mais le manque de temps souvent caractéristique de ce genre de petite production empêcha toute révision.

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Si MONSTER ON THE CAMPUS fut une déception pour Jack Arnold, ce dernier se montrera pleinement satisfait de son film suivant…

16092701251915263614519523 dans Fifties SF LES ENFANTS DE L’ESPACE (THE SPACE CHILDREN)

Véritable avertissement sur les dangers du nucléaire, THE SPACE CHILDREN nous raconte l’aventure d’un groupe d’enfants dont les parents travaillent sur l’élaboration d’un missile à tête nucléaire. Capable de détruire une ville entière, ce missile inquiète des extraterrestres qui entreront en contact avec ces enfants afin d’enrayer la menace pesante.

Produit par la Paramount, THE SPACE CHILDREN est le dernier film de SF que réalisera Jack Arnold.

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Après cette réalisation, il tournera encore plusieurs films surtout placés sous le signe de la comédie. Au début des années 80, il tentera un « come back » au fantastique par l’intermédiaire de deux grands projets. Le premier, un remake de CREATURE WALKS AMONG US dont il ne peut assurer la direction au profit de John Sherwood. Le script est écrit, le story board est dessiné, mais le film ne verra jamais le jour. Le second, une adaptation cinématographique de Sir Arthur Conan Doyle : THE LOST WORLD. Déçu de la version que réalisa Irwin Allen en 1960, Jack Arnold voudrait une traduction parfaite du roman. Là aussi le script est écrit, le story board dessiné, et même les mate paintings seront réalisées. Mais malheureusement Arnold tombe malade et la Universal abandonnera peu après le projet.

En fait Arnold ne fera un retour à la science-fiction que par l’intermédiaire de la télévision où il réalisera un épisode de la série WONDER WOMAN en 1977 et deux pour celle de BUCK ROGERS en 1981.

Victime d’une artériosclérose, il décédera en 1992 à l’âge de 80 ans.

- Dave Altout & Sandrine B.-

(Article publié dans le fanzine Midian numéro 2 de février 1994)



Jack Arnold (2e partie)

JACK ARNOLD (2e partie)

(première partie disponible ici)

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LA REVANCHE DE LA CRÉATURE (REVENGE OF THE CREATURE, 1955)

La créature n’est pas morte ! Découverte puis capturée, elle est enfermée dans un océanorium de Floride où deux savants tentent de lui apprendre à parler. Visiblement peu bavarde, la créature s’échappe et s’en va semer la panique en ville. Malgré le côté très commercial de cette suite, Jack Arnold s’en tire tout de même la tête haute, et réalise selon l’avis de plusieurs critiques une séquelle supérieure à CREATURE FROM THE BLACK LAGOON.

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Toujours interprété par Ricou Browning, la saga connaîtra un troisième volet en 1957 avec THE CREATURE WALKS AMONG US (LA CRÉATURE EST PARMI NOUS) sous la baguette du réalisateur John Sherwood. À signaler au générique de cette REVANCHE DE LA CRÉATURE, la première apparition cinématographique de Clint Eastwood dans le rôle d’un assistant de laboratoire. Ce dernier refera une brève apparition dans le film suivant de Jack Arnold…

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TARANTULA (1955)

Adaptation cinématographique plus ou moins fidèle d’un épisode que notre réalisateur tourne pour le feuilleton THE SCIENCE-FICTION THEATRE, TARANTULA exploite un thème cher à la SF des fifties : le gigantisme animal. Après les fourmis de THEM ! (DES MONSTRES ATTAQUENT LA VILLE) en 1953, et avant les mantes religieuses de THE DEADLY MANTIS (LA CHOSE SURGIE DES TÉNÈBRES) en 1957, Jack Arnold nous propose une tarentule géante.

Craignant une future famine due à une surpopulation croissante, un scientifique découvre une formule capable d’augmenter la proportion d’un animal. Cobaye involontaire de ses expériences, une tarentule s’échappe de sa cage de verre et s’enfuit dans le désert où elle atteindra une dimension gigantesque. Heureusement pour le monde, Clint Eastwood veille en pilote d’avion. Il détruira l’imposante arachnide.

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Toujours sous l’aile du producteur William Alland, Jack Arnold retrouve pour les besoins de son nouveau film le scénariste Martin Berkeley (THE REVENGE OF THE CREATURE), mais surtout Clifford Stine qui signera les superbes travelling matt du film.

Si diriger des E.T. et une créature aquatique ne posa guère de problème à Jack Arnold, il n’en fut pas de même pour sa nouvelle vedette. Afin de sélectionner la tarentule idéale, la Universal dût importer du Panama plus de soixante spécimens. Sur ce nombre, une petite quantité fut retenue pour le tournage. Comment diriger une tarentule ? Jack Arnold trouve la solution grâce à un petit jet d’air qu’il utilise sur celle-ci pour la faire avancer où il désire.

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Jouant habilement sur l’une des plus grandes phobies de l’humanité, TARANTULA fait mouche et rapporte des millions dans le tiroir-caisse de la Universal.

Année bien remplie que celle de 1955 pour Jack Arnold. En effet, après REVENGE OF THE CREATURE et TARANTULA, il tourne, toujours à la demande de la Universal, les séquences additives à THIS ISLAND EARTH (LES SURVIVANTS DE L’INFINI). En fait, Arnold réalise les vingt dernières minutes du film où l’on découvre la planète Metaluna. Véritable morceau d’anthologie, tout y est : attaques de vaisseaux spatiaux, mutants au crâne hypertrophié et cités futuristes. Un vrai met de choix pour tous les mordus de space opera. Cependant Arnold n’est pas crédité au générique, et seul le nom de Joseph Newman y apparaîtra.

Pas de fantastique au programme de notre réalisateur en 1956, il ne tournera que deux petits westerns de série B.

Par contre 1957 sera une grande année pour lui. En effet, il tournera son film le plus célèbre et l’un des plus grands classiques de la SF des années 50.

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- Dave Altout & Sandrine B.-

(Article publié dans le fanzine Midian numéro 2 de février 1994)



Jack Arnold (1ère partie)

JACK ARNOLD (1ère partie)

Jack Arnold (1ère partie) dans Cinéma bis 16092712574515263614519451

En quelques films, Jack Arnold marque à jamais le cinéma fantastique de son empreinte. Spécialiste de la série B, il reste aujourd’hui le réalisateur le plus célèbre et le plus représentatif de la science-fiction des années 50.

Né le 14 octobre 1912 dans le Connecticut, Jack Arnold fait ses débuts artistiques à la fin des années 30 comme acteur de théâtre. C’est durant la Seconde Guerre mondiale qu’il fait ses premiers pas dans la réalisation par le biais de documentaires qu’il tourne pour l’US Air Force et le Département d’État. Après l’armée, il poursuit dans le court-métrage et sera nominé aux Oscars. Engagé par la Universal, il réalise son premier film en 1953.

LE RETOUR DE LA SF

C’est le début des années 50. Sur les écrans des cinémas américains déferlent westerns et comédies. Mais entre les coups de revolvers et les éclats de rire, un genre cinématographique renaît de ses cendres : la SF, peu présente durant les années 40. C’est à DESTINATION MOON (DESTINATION MOON, Irving Pichel, 1950), un film au budget modeste, que l’on doit cette renaissance. Produit par George Pal (producteur de LA GUERRE DES MONDES), cette histoire de voyage dans la lune rapporte gros et déclenche aussitôt un véritable raz-de-marée de productions SF à la qualité souvent inégale. Chaque studio nous propose alors son grand film. Pour la Fox, ce sera LE JOUR OÙ LA TERRE S’ARRÊTA (Robert Wise, 1951) ; pour la RKO, LA CHOSE D’UN AUTRE MONDE (Christian Nyby, 1951) et pour la Universal, LE MÉTÉORE DE LA NUIT que réalise Jack Arnold en 1953.

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LE MÉTÉORE DE LA NUIT (IT CAME FROM OUTER SPACE, 1953)

Pour ses débuts en SF, la Universal voit grand. Le scénario adapte une nouvelle du célèbre auteur Ray Bradbury. On opte pour une réalisation en trois dimensions (premier film SF en relief), un nouveau son stéréo ainsi qu’un nouveau format d’image. Pas de doute, la Universal croit fermement aux capacités de Jack Arnold qui en est seulement à sa deuxième réalisation. Une confiance qu’il ne trahira pas comme le prouvera le fulgurant succès du film au box-office.

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Produit par William Alland et adapté par Harry Essex, l’histoire du film tourne autour du crash d’un vaisseau spatial près d’une petite ville américaine. Afin de réparer leur astronef et de quitter au plus tôt la Terre, les extraterrestres, xénomorphes, utilisent leur pouvoir de dupliquer l’apparence de n’importe quel être humain. Mais bientôt le subterfuge est découvert par la population locale, qui décide aussitôt d’exterminer les étrangers. Heureusement pour les xénomorphes, un scientifique leur viendra en aide et leur permettra de quitter la Terre sains et saufs.

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Pour ses débuts en SF, Jack Arnold se voit attribuer un sujet classique du genre. Mais s’il est encore ici question d’extraterrestres, le film parvient néanmoins à se détacher du reste de la production actuelle par sa vision pacifique de ces derniers. Chose bien rare en ces temps de guerre froide où l’extraterrestre, à l’image du communisme, était souvent un agressif envahisseur pour le peuple américain (voir L’INVASION VIENT DE MARS et LA GUERRE DES MONDES).

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Sans doute séduit par cette originalité et par la mise en scène efficace, le film est un succès auprès du public et conforte Jack Arnold dans la chaise de réalisateur, place qu’il retrouve en 1954 pour…

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L’ÉTRANGE CRÉATURE DU LAC NOIR (CREATURE FROM THE BLACK LAGOON, 1954)

C’est durant le tournage du MÉTÉORE DE LA NUIT que Jack Arnold entend parler pour la première fois ce cette histoire de créature aquatique. En effet, alors que notre réalisateur met en scène  ses xénomorphes, le producteur William Alland lui présente le premier jet d’un scénario écrit par un certain Maurice Zinn. Arnold trouve le sujet intéressant, et avec l’aide des scénaristes du MÉTÉORE DE LA NUIT il écrit le script définitif. Espérant renouer avec le succès de ses monsters movies des années 30 (voir DRACULA et autres FRANKENSTEIN), la Universal n’hésite pas un seul instant à acheter les droits du scénario et d’en confier la réalisation en 3D à son nouveau fils prodigue, Jack Arnold.

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Quelque part en Amazonie, le squelette fossilisé d’une main palmée est découvert. Intriguée par cette découverte, une équipe de scientifiques se mobilise et se rend sur place en espérant trouver le reste du squelette de ce qui pourrait bien être le chaînon manquant. Mais ils trouveront bien plus que de simples ossements puisqu’une de ces créatures est toujours vivante…

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Défi majeur du film : offrir aux spectateurs une créature originale et effrayante. C’est sur une suggestion de Jack Arnold lui-même que Bud Westmore (responsable du département maquillage de la Universal) réalisera le costume de cette dernière. En effet, Jack Arnold propose que l’on prenne la figurine des Oscars américains et que l’on y rajoute une tête de poisson et des nageoires. Westmore s’exécute et fabrique le costume dont le résultat final est en tous points remarquable. Pour enfiler la panoplie, le réalisateur choisit deux acteurs : Ben Chapman (cascadeur de son état, il interprète toutes les scènes terrestres) et Ricou Browning (aux capacités respiratoires prodigieuses, il se charge de toutes les scènes aquatiques). Ce dernier est devenu depuis le créateur de la série TV FLIPPER LE DAUPHIN et le responsable des séquences sous-marines de L’ESPION QUI M’AIMAIT.

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Fort de son exotisme, de son suspense et des charmes de Julie Adams, le film est une réussite à la fois commerciale et critique. Succès oblige, la Universal réclame immédiatement une suite à Jack Arnold…

- Dave Altout et Sandrine B.-

(Article publié dans le fanzine Midian numéro 2 de février 1994)



Robot-craignos (37)

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Sparks, tel est le nom de ce robot-craignos vedette du film ALERTE DANS LE COSMOS (SHAPE OF THINGS TO COME / 1979 / de George McCowan). Embarqué à bord du vaisseau Star Streak (Star Trek dans la VF !), Sparks va vivre une aventure « exaltante » auprès de la belle scientifique qui l’a réparé et pour laquelle il n’hésite pas à débiter des poèmes… D’autres robots, un peu moins craignos que lui au niveau de la tête (voir l’affiche), et tout noirs, vont affronter ses courageux amis humains partis sur Delta 3 afin de déjouer les plans d’Omus le machiavélique ( interprété par Jack Palance, toujours aussi risible dans ses rôles de grand méchant de space opérette).

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Notre Sparks s’inscrit dans la (très) grande lignée de robots caissons propres à tout nanar qui se respecte, avec en plus, comble du raffinement, des bras-ressorts munis de pinces… On ne saura jamais comment notre brave Sparks parvient à piloter convenablement le Star Steak, pardon… le Star Streak en appuyant, de ses grosses pinces, sur les magnifiques boutons multicolores qui garnissent joyeusement les consoles du vaisseau. Si l’équipage a survécu, c’est qu’il devait posséder une chance inouïe…



L’Ange de la Vengeance

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L’ANGE DE LA VENGEANCE d’Abel Ferrara (par Trapard)

L’ANGE DE LA VENGEANCE, sorti en salles en 1981, est un Rape & Revenge (Viol & Vengeance). Pas ce genre de Rape & Revenge exploité dans les années 70, aux USA, comme LA DERNIERE MAISON SUR LA GAUCHE (de Wes Craven), I SPIT ON YOUR GRAVE (aussi titré DAY OF THE WOMAN, de Meir Zarchi), ou en Suède, comme THRILLER, EN GRYM FILM (de Bo Arne Vibenius) où les citadines sont traquées par les éternels péquenots made in Hollywood en manque de libido.

Dans L’ANGE DE LA VENGEANCE, c’est au sein même de la ville de New York, capitale de modernisme urbain, que vient le danger. Et pas le New York de Woody Allen, mais plutôt celui de Martin Scorsese et de son TAXI DRIVER, celui du ras-le-bol de la violence, celui de la justice par soi-même. C’est aussi le New York d’UN JUSTICIER DANS LA VILLE et de ses dérivés cinématographiques.

C’est enfin le New York d’Abel Ferrara, la ville cinématographique et pathologique de son DRILLER KILLER, et celle d’où nait la violence et qui engendre la violence malgré elle. La ville du No Limit, celle de BAD LIEUTENANT, d’où même la police égare toute part de repères sociables et sociaux.

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Dans L’ANGE DE LA VENGEANCE, la victime du viol (à répétition) ne peut crier, ni appeler à l’aide car elle est muette. C’est donc au fond d’elle-même, de ses entrailles et de sa propre folie de self defense urbaine, qu’elle trouvera cette aide, en appelant au viol pour ensuite, armée d’un flingue, en éradiquer toute continuité.

L’ANGE DE LA VENGEANCE c’est donc, en quelque sorte, l’extrémité du Rape & Revenge, celui qui ne naît pas de la tristesse et de la douleur d’un Charles Bronson. Ici, il est question de la revanche des entrailles, le juste retour, le boomerang direct et juridiquement improbable, dans un monde où le corps meurtri d’une femme vaut beaucoup moins cher qu’un vol sur les intérêts d’une entreprise.

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Et enfin, L’ANGE DE LA VENGEANCE, c’est le besoin de tuer, c’est celui de se prendre à ce jeu, en dépassant la base même de la vengeance d’un viol. C’est TUER simplement… Ou tuer tous les hommes, car tuer un corps, deux corps, trois corps, et plus encore, à l’aide d’une arme, ne semble jamais assez pour assouvir cette nécessité primale mais perdue d’avoir voulu être une femme au sein d’une société dite-civilisée.

Pour une société sans limite, L’ANGE DE LA VENGEANCE d’Abel Ferrara prouve que pour les obsessions et les passions elles-mêmes, il ne peut non plus exister de limites.

L’ANGE DE LA VENGEANCE c’est Miss 45 (le titre original), c’est le 45 millimètres de la largeur d’une balle, toujours plus expéditif, mais jamais assez comparé à la meurtrissure physiologiquement sociale qu’est le viol.

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Et L’ANGE DE LA VENGEANCE, c’est la comédienne Zoë Lund, qui est pathologiquement sublime dans sa désinsensibilisation.

Puis à chaque fois que je reviens sur l’œuvre complète d’Abel Ferrara, qui a bien entendu, débuté dans le porno, je pense à cette phrase concernant sa ville fétiche : « New York je t’aime d’amour, New York je te hais profondément »…

- Trapard -



Robot-cool (23) : BIKINI MACHINE

Robot-cool (23) : BIKINI MACHINE dans Cinéma bis 13061309574815263611288444

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Des robots cools, sans aucun doute, que sont les Bikini Machines dans DR GOLDFOOT AND THE BIKINI MACHINE (1965).

Ces femmes-robots en bikinis dorés sont issus du cerveau machiavélique (mais non dénué de goût !) de ce savant fou au nom parodiant celui d’un des Méchants des James Bond (je vous laisse le trouver) et joué par Vincent Price himself, parodiant certains de ses rôles dans les films de Roger Corman.

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D’ailleurs c’est l’American International Pictures, elle-même (la firme de Roger Corman) qui lança ce film et en proposa la réalisation à Norman Taurog, habitué à faire tourner Jerry Lewis dans des comédies délirantes.

Quant aux Bikini Machines, ce sont plutôt des robots (des robotes ?) indisciplinées, aimant le rock’n'roll, la romance et le flirt. L’une d’elle, jouée par l’actrice Susan Hart (sur la photo : vous avouerez qu’il y a pire comme design) continuera dans le bis, pour quelques films dont un THE GHOST IN THE INVISIBLE BIKINI (…).

- Trapard -

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Robot-craignos (30)

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Il nous fallait bien un robot-craignos pour célébrer dignement Noël ! Le voilà, en provenance directe de SANTA CLAUS CONQUERS THE MARTIANS (actuellement redistribué en salles aux USA pour les fêtes de fin d’année !), une perle de navet considéré comme l’un des pires films du cinéma ! Réalisé en 1964 par Nicholas Webster, il raconte l’histoire du Père Noël enlevé par des Martiens accompagné d’un méchant robot, Torg (ici sur l’image). Notre Papa Noël est emmené sur la planète rouge afin de satisfaire des enfants martiens jaloux du célèbre vieux bonhomme… Torg s’inscrit parfaitement dans la grande, très grande lignée des robots-caissons tellement en vogue dans la plupart des films de série B ou Z des années 1940 à 1960. Il est, comme il se doit, un véritable bijou de la technologie martienne…

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DRIVE-IN : ATTACK OF THE 50 FOOT WOMAN

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ATTACK OF THE 50 FOOT WOMAN
Année : 1958
Réalisateur : Nathan Juran (sous le pseudo de Nathan Hertz)
Scénario : Mark Hanna
Production : Bernard Woolner (Allied Artists Pictures Corporation)
Effets spéciaux : ?
Pays : USA
Durée : 65 min
Interprètes : Allison Hayes, William Hudson, Yvette Vickers, Roy Gordon, George Douglas…

L’HISTOIRE :
Une riche héritière, Nancy Archer, est victime de sa rencontre avec un extraterrestre géant : elle se met à grandir progressivement et devient bientôt elle-même géante. Dès lors, elle en profitera pour se venger de son mari qui la trompe…

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ATTACK OF THE 50 FOOT WOMAN est le premier film de science-fiction à présenter une femme géante, alors que déferlent à cette époque monstres ou insectes gigantesques et hommes mastodontes. Mais le sujet du film est à pleurer : durant plus d’une heure, notre femme géante ne cesse de chercher son mari dans la campagne américaine, un buveur et fumeur invétéré, lequel la trompe avec une charmante compagne… Nathan Juran (réalisateur du 7e VOYAGE DE SINBAD, JACK LE TUEUR DE GEANTS, THE BRAIN FROM PLANET AROUS, THE DEADLY MANTIS, LES PREMIERS HOMMES DANS LA LUNE…), grand spécialiste du cinéma de science-fiction et de fantastique des années 1950-1960 (souvent critiqué) s’est-il rendu compte qu’il tournait un futur classique de la grande collection des splendides nanars ? Sans doute : soucieux de préserver son image de marque, il ira jusqu’à signer son film sous le pseudonyme de Nathan Hertz…

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ATTACK OF THE 50 FOOT WOMAN fut tourné en huit jours avec un budget de 88 000 dollars seulement, les effets spéciaux en ressentent forcément les méfaits. C’est pourtant bien dans ce genre de film qu’ils auraient dû être peaufinés ! C’est ainsi que notre « fifty foot woman », quand elle n’est pas jouée par une Allison Hayes géante, muette et visiblement très en colère, est remplacée par une énorme main caoutchouteuse se promenant lentement à gauche, à droite, en avant, en arrière, pour écraser ou saisir ses infortunées victimes. En dehors des plans nous dévoilant la géante face à des maquettes réalisées à son échelle, le film utilise également de très mauvais effets où le spectateur médusé peut voir à travers le corps de l’héroïne mal raccordé au reste du décor ! Peu importe, nous dit Marquette. Ce participant à la conception du film déclare que les effets de transparence des géants étaient délibérés, cette « luminescence » lui plaisait…

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À la grande surprise de tout le monde, ATTACK OF THE 50 FOOT WOMAN connut malgré tout un joli succès en salles et rapporta à l’arrivée 480 000 dollars ! Dans ces conditions une suite fut envisagée pour le début des années 1960. Elle devait être réalisée en couleur, tournée en CinemaScope et financée par un budget confortable. Cependant elle ne dépassa pas le stade des discussions. Ce sera bien des années plus tard, en 1993, que Daryl Hannah (BLADE RUNNER, SPLASH) interprétera la femme géante dans une sorte de remake (inutile) de Christopher Guest. Aujourd’hui, ATTACK OF THE 50 FOOT WOMAN a acquis ses lettres de noblesse dans la culture pop et celle des geeks : il est cité dans des chansons, des films et des séries télévisées (notamment LES SIMPSON), imité sur des affiches, parodié dans des publicités… L’affiche du film, oeuvre du talentueux et surdoué Reynold Brown (également à l’origine des splendides affiches de LA CREATURE DU LAC NOIR, TARANTULA, TEENAGE CAVEMAN, KONGA, LA MACHINE A EXPLORER LE TEMPS…), était considérée par le magazine Première, en 2008, comme l’une des 25 meilleures de toute l’histoire du cinéma.

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Jean-Pierre Putters déclare dans son ouvrage Ze Craignos Monsters (éd. Vents d’Ouest) : « Le film est devenu un cult-movie de par, à la fois un certain flou dans les effets spéciaux, un scénario plutôt à risques et ce fabuleux décalage entre les intentions préalables et le résultat final. Une de ces perles tellement mauvaise qu’elle en devient géniale dans le registre établi et fort couru du « so bad it’s good » en compagnie des Robot Monster, Plan Nine from outer Space ou The Giant Claw. »

Le Cinéma : Grande Histoire Illustrée du 7e Art (éd. Atlas) déclare à propos de la femme géante et du film : « On ne voit trop qu’elle est en carton-pâte et que ses dimensions gigantesques ne se doivent qu’à un jeu de surimpression des plus simplistes. Dans cette histoire assez conventionnelle de folie meurtrière (l’infidélité de son mari pousse une femme à la destruction de leur couple), le recours à la science-fiction semble presque hors de propos sinon qu’il contribue à donner au drame des proportions – si l’on peut dire – demesurées. »

- Morbius -

Sources : Wikipédia, Ze Craignos Monsters, Keep Watching the Skies ! (Bill Warren / éd. McFarland), tcm.com, Le Cinéma : Grande Histoire Illustrée du 7e Art



DRIVE-IN : THE GIANT CLAW

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THE GIANT CLAW
Année : 1957
Réalisateur : Fred F. Sears
Scénario : Paul Gangelin & Samuel Newman
Production : Sam Katzman (Clover Productions)
Effets spéciaux : Paul Blaisdell
Pays : USA
Durée : 75 min
Interprètes : Jeff Morrow, Mara Corday, Morris Ankrum, Louis Merrill, Edgar Barrier…

L’HISTOIRE :
Un volatile géant extraterrestre sème la terreur dans les airs en s’attaquant aux avions. Le monstre semble invulnérable aux armes terriennes…

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Rétablissons un peu d’ordre : vous admettrez qu’entre le monstre vénusien de IT CONQUERED THE WORLD (présenté dans le drive-in précédent) et celui de THE GIANT CLAW, le degré du ridicule absolu est amplement franchi avec ce dernier ! La bande-annonce le prouve à elle seule, et l’on se demande vraiment comment le public de l’époque a pu aller voir un tel film… Même Jeff Morrow, l’acteur principal de THE GIANT CLAW (vedette de films de science-fiction des fifties tels que LES SURVIVANTS DE L’INFINI, KRONOS, LA CREATURE EST PARMI NOUS), a préféré filer à l’anglaise lors de la première du film en découvrant le jour même, horrifié, cet étrange volatile au long cou frippé et au bec tordu, dont les quelques poils sur la tête et le cri ridicule achèvent un portrait déjà si grotesque ! A chacune de ses apparitions, les spectateurs présents dans la salle éclataient de rire, et on les comprend…

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Fred F. Sears, réalisateur de THE GIANT CLAW, est pourtant connu pour avoir signé un classique de la SF des fifties : LES SOUCOUPES VOLANTES ATTAQUENT (EARTH VS THE FLYING SAUCERS / 1956). Il est également à l’origine de THE NIGHT THE WORLD EXPLODED (1957). Comment en est-il arrivé à tourner un film sur un Oiseau Volant Non Identifié ?… Eh bien il faut savoir qu’au départ notre réalisateur comptait sur les services du grand Ray Harryhausen, oui, le spécialiste incontesté de l’animation image par image de JASON ET LES ARGONAUTES, LE SEPTIEME VOYAGE DE SINBAD, LE VOYAGE FANTASTIQUE DE SINBAD, SINBAD ET L’OEIL DU TIGRE, LES SOUCOUPES VOLANTES ATTAQUENT, etc… Cependant Fred F. Sears dû rapidement renoncer aux talents de Harryhausen en raison d’un budget trop serré, et c’est ainsi qu’il se tourna vers une petite société d’effets spéciaux mexicaine afin d’amortir considérablement le coût… ce qui fut fait au vu du résultat… En outre, il employa de nombreux stock-shots, en particulier ceux de son film LES SOUCOUPES VOLANTES ATTAQUENT.

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Pour conserver ses acteurs jusqu’au bout du tournage, Fred F. Sears leur mentit sans cesse. Il leur racontait ainsi que l’oiseau extraterrestre, vedette du film, serait confié à des spécialistes en effets spéciaux, et que la qualité serait forcément au rendez-vous. Il leur demandait de prendre un air terrifié à chacune des apparitions du monstrueux volatile sans que nos pauvres comédiens ne sachent un seul instant à quoi ressemblait exactement la « chose ». Le résultat fut un tel ratage que même l’affiche ne daigne pas montrer la tête de l’oiseau rare… Quant au film, il se dit qu’il fut tourné en l’espace de deux semaines seulement.

Jean-Pierre Putters déclare dans son ouvrage Ze Craignos Monsters (éd. Vents d’Ouest) : « Mais c’est avec le savoureux The Giant Claw que Fred Sears atteint les limites du supportable, avec cet oiseau géant venu de l’espace (traduisez par un animal rigolard et empaillé, baladé par quelques fils, et ouvrant son bec de temps à autres devant la caméra pour pousser un cri particulièrement laid !). It’s Superman ? No, it’s a bird, c’est vraiment le monde à l’envers. La méchante bête arbore un bec crochu et tordu, un cou pelé, des yeux comme dans les cartoons et un très mignon plumet au-dessus du bec. Compte-tenu de l’aspect folklo de l’animal, on comprend dès lors difficilement le ton sentencieux du commentaire en voix off, la musique dramatique et surtout cet air terrifié des gens rencontrant la bête. » Quant au célèbre Keep Watchnig the Skies ! de Bill Warren (éd. McFarland), celui-ci déclare à propos du film : « De tous les films de monstres et de SF des années 1950, The Giant Claw est sans conteste le plus drôle. »

- Morbius -

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Sources : Wikipédia, Keep Watching the Skies !



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