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Archive pour la catégorie « Cinéma bis américain »

ROBOT-CRAIGNOS (100)

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Franchement, le Decapitron aurait tout du Robot-cool s’il n’était pas le héros d’un immense navet : DECAPITRON (1986) de Peter Manoogian. Son design le rapproche du T-800 de TERMINATOR (1984) et même l’acteur Patrick Reynolds ressemble un peu à Schwarzy derrière son demi-masque métallique. Mais le premier est un cyborg tandis que le Decapitron est un androïde. Il est armé d’un bras lance-missile et il peut s’encaster dans un petit véhicule tout terrain qui lui donne des airs de Centaure du futur tout le long du film. C’est simplement dommage que le film de Peter Manoogian ne tienne pas les promesses d’un scénario intéressant, mais légèrement éculé aussi (voir SHORT CIRCUIT ou le pilote long de la série avortée, HUMAN DEFENDER…).

L’intrigue : Le professeur Reeves veut devenir le maître du monde en faisant un saut dans le temps à l’époque de la Rome antique et donc modifier le futur… Pour cela, il utilise un être mi-homme, mi-robot qui se déplace dans le passé afin de faire le crash test dummy (dispositifs anthropomorphes d’essai ou mannequins d’essai de choc). Une fois, la machine à voyager dans le temps opérationnelle, le professeur n’a plus besoin du Decapitron et veut l’envoyer à la casse. Et là, tout bascule…L’androïde accompagné d’un ninja, d’un militaire et d’une scientifique ont alors pour mission d’annihiler une machine dévastatrice. Leur nom : les Eliminators…

À savoir qu’en réalité le film DECAPITRON n’existe pas… Si vous visitez les forums anglo-saxons traitant de DECAPITRON, vous vous rendrez compte que l’arnaque est désormais culte et que nos éditeurs français sont un sujet de plaisanteries.

Voici une petite explication trouvée sur le site Horreur.net :

17040608550015263614966960 dans Robot-craignos« Explications sur le titre français DECAPITRON (second titre en fait, après la VHS de chez Fox, ELIMINATORS), n’ayant absolument aucun rapport avec le film. Pénétrons alors dans le monde aussi hallucinant que fascinant de la série Z des années 80, et plus particulièrement dans celui de la société Empire de Charles Band, un des plus gros fournisseurs du marché en productions fantastiques fauchées. Sa méthode de base pour se lancer dans la production était simple : arriver sur les marchés du film (comme Cannes par exemple) avec une flopée de projets alléchants dans des Press Books. Pour appâter d’éventuels investisseurs, il fait réaliser une affiche la plus attrayante possible avec des titres accrocheurs (« Shoot to kill », « Inhuman », « Mechanizer » – tout trois jamais tournés), des visuels chocs et si possible un ou deux noms d’acteurs connus (qu’on peut reprendre de projet en projet). Ensuite, il suffit de savoir faire le bateleur pour vendre les concepts.
Résultat : sur vingt projets, deux ou trois seulement aboutissent…et encore le résultat tient rarement les promesses de l’affiche ! Si « ELIMINATORS, tourné au rabais en coproduction avec l’Espagne en 1986, voit bien le jour, ce n’est pas le cas de DECAPITRON, projet de SF lancé en 1989 et devant être tourné par Peter Manoogian là encore (il s’agit d’un des ‘Yes Man’ favori de Band). Une belle histoire de robot tueur pourvu de cinq têtes interchangeables remplies de gadgets mortels. Un budget pharaonique de 10 millions de dollars est même envisagé !
Cependant, les problèmes financiers d’Empire et l’échec de ROBO JOX (1989), l’autre grosse production cybernétique du groupe, stoppe net le film en pré-production. DECAPITRON ne sera jamais tourné. Le design (et le nom) du robot serviront pour la série des PUPPET MASTER. Reste le visuel de l’affiche de pré-vente…Et c’est là que rentrent en jeu nos grands amis de chez Initial !
Si Fox a déjà édité le film en France fin ’80 sous son nom d’ELIMINATORS, cela n’empêche pas Initial de refiler ce film aux supermarchés au début des années 90, histoire de gonfler son catalogue.
Avec ou sans les droits ? … Il est fort probable qu’on ne se soit pas trop posé de questions existentielles chez cet éditeur vidéo connu pour sa totale absence de scrupules…Et comme en plus chez Initial on n’aime pas gâcher, on s’est souvenu de ce super titre bien accrocheur, et de cette belle affiche probablement repêchée au marché du film de Cannes. D’autant que les noms du producteur, du réalisateur et des scénaristes sont les mêmes. Ni vu ni connu « je t’embrouille », voilà un nouveau titre tout nouveau tout chaud, idéal pour escroquer le chaland ! »

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À cet éclaircissement par Horreur.net j’ajouterai une expérience personnelle : j’ai acheté aux alentours de 2008 ou 2009, dans une grande surface de Nouméa, une édition DVD Zone 2 avec comme titre ELIMINATORS, un titre qui était aussi indiqué dans le générique du film. Mais le film en question était SYNTHOÏD 2030 ou CRASH AND BURN que Charles Band a sorti en 1990 au moment où il créait Full Moon Entertainment et qu’il se débarrassait de sa vieille Empire Pictures. SYNTHOÏD 2030 a été tourné juste après ROBOT JOX et Charles Band le vendit comme un ROBOT JOX 2. Mais SYNTHOÏD 2030 n’a rien à voir avec la saga des ROBOT WARS et il n’y a aucun robot géant dans le film, mais plutôt une sorte de cyborg et une intrigue post-apocalyptique vaguement pompée sur celles des TERMINATOR. D’où l’astuce de vendre le DVD comme un faux-ELIMINATORS…

Pour conclure avec cet article sur le pseudo-Decapitron et son look d’androïde mal bricolé, le film est un bon gros nanar. Mais pour qui aime les films d’aventures des 80′s qui mélangent énormément d’ingrédients (exotisme, action, SF, arts-martiaux, civilisations antiques…), sans prise de tête… le spectacle vaut tout de même le détour.

- Trapard -

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ROBOT-CRAIGNOS (99)

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Le robot de PÉRIL SUR LA LUNE (1989, Moontrap) aurait pu être tellement plus sympa si le budget du film le lui avait permis. Du coup, on a affaire ici à un spécimen à la limite entre le très bon Mark 13 de HARDWARE, et un robot au design et aux mouvements en stop-motion trop bâclés.

Même l’histoire hésite entre le bon film de science-fiction et le pur nanar oscillant entre des versions simplistes de PLANÈTE INTERDITE, 2001 : L’ODYSSÉE DE L’ESPACE, LIFEFORCE ou ALIEN.

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L’intrigue : Lors d’une mission de routine, deux astronautes américains découvrent un étrange cocon dans l’épave d’un vaisseau spatial d’origine inconnue, ainsi que le corps d’un humanoïde qui serait mort depuis… 14 000 ans. Ils ramènent leur découverte sur Terre et sont renvoyés sur la lune, où la NASA espère découvrir l’explication d’une civilisation humaine antérieure à celle de la Terre…

Pour renforcer la touche SF du film, les producteurs Shapiro / Glickhenhaus et le réalisateur Robert Dyke ont offert le premier rôle à Walter Koenig (le Chekov de la série et des films STAR TREK), ainsi qu’à Bruce Campbell tout juste sorti de son rôle dans MANIAC COP.

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Quand au robot, sa particularité la plus originale et de se replier à l’intérieur d’un cocon, ou à l’inverse, de se développer et de se perfectionner à partir d’éléments qui traînent à proximité. Du coup, on pourrait se demander si le robot de HARDWARE (sorti à peine un an après PÉRIL DANS LA LUNE) dont les caractéristiques sont très similaires, ne serait pas une copie réussi du précédent mais situé dans une intrigue post-nucléaire au lieu d’un space-opera.

Mais tout nanar qu’il est, PÉRIL SUR LA LUNE arrive tout de même à captiver l’attention de bout en bout, et les apparitions du robot-craignos restent néanmoins captivantes elles aussi.

- Trapard -

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HORS CONTRÔLE (1992)

HORS CONTRÔLE

HORS CONTRÔLE (1992) dans Cinéma bis 17031108014915263614909426Titre original : Severed ties

Réalisateur : Damon Santostefano

Scénario : Michael Ferris, John Brancato, John Nystrom

Musique : Daniel Licht

Distribué par : Fangoria Films et Sony Pictures Home Entertainment

Date de sortie : 2 septembre 1992

Interprètes : Oliver Reed, Elke Sommer, Johnny Legend, Garrett Morris, Billy Morrissette, Roger Perkovich.

Distribué par Fangoria Films, ce HORS CONTRÔLE est un film de science-fiction bien déjanté. L’ambiance drôle, paranoïaque et décalée rappelle le cinéma de SF du début des 90′s comme les films SANGLANTE PARANOÏA (1990), BORROWERS, LE CHASSEUR DE TÊTES (1991), BASKET CASE 2 & 3 (1990-1991) et le thème est assez proche de celui de BODY PARTS, qui lui-même est un dérivé des MAINS D’ORLAC. D’ailleurs, le rapport à la monstruosité de HORS CONTRÔLE rappelle beaucoup BASKET CASE 2 & 3, et, plus généralement, tout le cinéma de Frank Henenlotter.

17031108060515263614909428 dans Cinéma bis américainL’intrigue : Un scientifique mène des recherches sur la régénération des parties du corps humain. Son obsession va enfin trouver une application après qu’il ait perdu un bras lors d’un accident. Mais l’expérience tourne mal. Le nouveau membre, créé à partir des gènes d’un lézard et d’un tueur en série, développe la capacité d’agir selon sa propre initiative…

On retrouve dans des seconds rôles le grand Oliver Reed de LA NUIT DU LOUP-GAROU (1961) et CHROMOSOME 3 (1979) 17031108080515263614909430 dans Science-fictionqui dans les années 90 tournait dans un peu tout et n’importe quoi, et l’ex-starlette du cinéma d’exploitation européen des 60′s, Elke Sommer (PIÈGE AU GRISBI, BARON VAMPIRE, LA MAISON DE L’EXORCISME…). Les autres comédiens, moins connus, sont des habitués du cinéma bis des années 80 & 90 : Johnny Legend (LA FIANCÉE DU RE-ANIMATOR)et Billy Morissette (GHOULIES 3).

À noter que Fangoria Films a aussi distribué, la même année 1992, un très bon post-nuke tout aussi déjanté : MINDWARP, avec Bruce Campbell excellent et sur le point de tourner EVIL DEAD 3, L’ARMÉE DES TÉNÈBRES (1993), mais aussi l’excellente série de western steampunk, BISCO COUNTY JUNIOR sur laquelle nous reviendrons sur Les échos d’Altaïr.

- Trapard -



ROBOT-CRAIGNOS (98)

ROBOT-CRAIGNOS (98) dans Cinéma bis 13061310000015263611288446

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SAM-104 est le robot co-pilote du commandant Mike Colby du film MUTANT (1982) réalisé par Allan Holzman et produit par Roger Corman. SAM-104 est petit, gringalet, bavard, naïf mais surtout très attachant. Et il rappelle par certains côtés un certain C-3PO, bien que son look lorgne plutôt vers celui des Stormtroopers, avec en plus, un casque à la visière magnétique en guise de tête. Avec ses airs androgynes, il accompagne Mike Colby dans ses aventures, un peu comme l’androïde Chalmers suivait le capitaine Wolff partout dans LE GUERRIER DE L’ESPACE aka SPACEHUNTER : ADVENTURES IN THE FORBIDDEN ZONE sorti la même année. D’ailleurs MUTANT est sorti aux USA avec comme titre FORBIDDEN WORLD. L’effet FORBIDDEN PLANET (1956) n’est pas si loin finalement… Et Richard Elfman, le frère du compositeur Danny Elfman, a tourné en 1980 une comédie loufoque de SF underground qui ne sortira en salles qu’en 1982 avec ce titre éloquent : FORBIDDEN ZONE.

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Pour le reste, MUTANT démarre de la même manière qu’ALIEN de Ridley Scott : Mike Colby se réveille d’une longue hibernation bio-stase pour entreprendre une mission périlleuse et sanglante.

L’intrigue : Dans le futur, des scientifiques basés dans un laboratoire situé sur la désertique et inhospitalière planète Xarbia, ont réussi à créer une forme de vie, appelée « Subject 20″, en opérant des croisements entre des cellules humaines et des bactéries, et qui devrait permettre de lutter contre une famine qui frappe actuellement la galaxie. Mais une fois que cette créature est sortie de son cocon, elle se met à tuer le personnel du laboratoire…

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MUTANT est un simple dérivé d’ALIEN et de THE THING. Et si l’ensemble du film n’était pas interprété proprement et si bien réalisé, le résultat n’aurait aucun intérêt. Les dialogues sont plutôt limités mais l’histoire se tient et l’ambiance est fun et souvent drôle. La présence de Jim Wynorski à l’écriture du scénario n’ y est sûrement pas innocente. Le seul hic : les effets spéciaux sont assez mauvais. Et paradoxalement, la maquilleuse Sue Dolph a remporté le prix du Meilleur maquillage aux Saturn Awards en 1983. Mais bon, les goûts et les couleurs… En exemple, l’un des protagoniste se fait attaquer par le mutant du film, sorte de petite créature noirâtre qui se colle à son visage, un peu comme dans ALIEN. Et on le voit tenir un bout de plastique noir du genre de nos sacs poubelles de super-marché du type « 30 Litres », contre son visage en hurlant comme un dératé…

Pour ce qui est de la créature, elle a tendance à croître tout au long du film, pour devenir gigantesque. Évidemment, elle n’est pas aussi géniale que celle proposée par l’affiche, mais son apparence à elle seule pourrait alimenter un bel article dans la rubrique LE MONSTRE DE LA SEMAINE.

Quand à SAM-104, c’est dommage qu’il soit peu présent dans le film car, malgré son look craignos, ses interventions sont assez drôles.

- Trapard -

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MONSTRES SACRÉS : ED GEIN, LE BOUCHER DE PLAINFIELD

MONSTRES SACRÉS : ED GEIN, LE BOUCHER DE PLAINFIELD dans Cinéma bis 14050303003115263612199975

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D’après Wikipedia : « Edward Theodore Gein est un tueur en série américain, né le 27 août 1906 à La Crosse, dans le Winsconsin. On a retrouvé chez lui des restes provenant de corps si nombreux qu’il n’a pas été possible de les attribuer tous aux violations de sépultures dont il avoua s’être rendu coupable.

Son père, George Philip Gein (1873-1940) étant alcoolique, Edward est élevé en compagnie de son frère aîné Henry (1901-1944), par sa mère, Augusta Wilhelmine (née Lehrke en 1878) une luthérienne très fanatique qui répétait que les femmes étaient toutes les « récipients du pêché » et des créatures immorales. Elle s’ingénia alors à décourager tout désir sexuel chez ses fils, de peur que ceux-ci aillent en enfer… Femme dure et dominatrice, Augusta ne trouva aucune difficulté à imposer ses croyances par la force, tant à ses fils qu’à son mari qui n’avait pas son mot à dire dans l’éducation des garçons. En réalité, Augusta méprisait profondément son époux, allant jusqu’à prier chaque jour pour que celui-ci meure et demandant même à ses fils de l’accompagner dans ses suppliques. George Gein se mit à battre sa femme. Mais Augusta méprisait tout autant ses fils et les insultait souvent, persuadée qu’ils allaient devenir des ratés, « comme leur père ». Durant leur adolescence et le début de l’âge adulte, Augusta priva Henry et Edward de tout contact avec les enfants de leur âge. Néanmoins, la seule femme à laquelle Ed Gein s’attacha fut… sa mère, le jeune garçon lui vouant même un véritable culte. 

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Le 16 novembre 1957, Bernice Worden, une femme de 58 ans, propriétaire d’un magasin à Plainfield, disparut. Un témoin ayant aperçu Ed Gein rôder autour du magasin de la victime à l’heure de sa disparition, les policiers se rendirent à la ferme de ce dernier. Ils y découvrirent une vision d’horreur : ainsi on trouva des abat-jour, rideaux, gants, draps, etc. en peau humaine, ainsi que des cadavres et certains morceaux humains dans des bocaux notamment. Le corps de Bernice Worden, pendu par les pieds à la poutre, avait été décapité, éventré et vidé de ses entrailles. On retrouva également la tête de Mary Hogan dans un sac en papier. Arrêté le jour même, celui que l’on surnomma désormais « le boucher de Plainfield », fut accusé d’avoir assassiné deux femmes, et mutilé plusieurs cadavres qu’il avait déterrés. En fait, il eut beaucoup plus de victimes à son actif mais son procès fut limité par souci d’économie, le Comté de Waushara dont dépend Plainfield n’étant pas très riche et ne pouvant s’offrir un procès à plusieurs millions de dollars. »

Cette description morbide ne vous rappelle personne ? Norman Bates et son culte schizophrénique pour sa mère, Leatherface et son masque de peau humaine, Frank Zito traumatisé par sa mère et scalpant des prostituées ou encore Hannibal Lecter et Buffalo Bill, les deux meurtriers du SILENCE DES AGNEAUX ?

17021505501415263614848160 dans Monstres sacrésAlfred Hitchcock, et surtout le romancier Robert Bloch en 1959, sont sûrement les premiers à adapter (librement) l’histoire d’Ed Gein. Et ce, à peine trois ans après l’arrestation du Boucher de Plainfield avec ce qui devait à l’origine être un téléfilm : PSYCHOSE (1960, Psycho).

L’intrigue : Marion Crane fuit la ville de Pheonix avec une somme considérable volée à son employeur. Alors qu’une pluie battante l’empêche de distinguer la route, elle décide de faire étape dans le premier motel qu’elle croise : c’est le Bates Motel. L’endroit, désert, est tenu par un jeune homme charmant et amical, Norman Bates (Anthony Perkins). Il invite Marion à partager son dîner et, ce faisant, lui raconte d’un ton désemparé qu’il doit s’occuper de sa mère tout en gérant l’hôtel. La pauvre femme a perdu la tête suite au décès de son compagnon et, bien que paraissant très seul, Norman ne peut se résoudre à la faire interner dans un asile. Mais le Bates Motel est loin d’avoir livré tous ses secrets…

Si l’on comptait les dérivés de PSYCHOSE comme HOMICIDAL (1961, (Homicidal, the Story of a Psychotic Killer) de William Castle ou les films de Brian De Palma, ou même les nombreuses suites et produits dérivés avec ou sans l’acteur Anthony Perkins, comme le téléfilm BATES MOTEL (1987) de Richard Rothstein, ou la récente série TV éponyme, ou encore le remake tourné par Gus Van Sant, on décompterait un nombre incroyable de personnages inspirés d’Ed Gein, et ça fait aussi du beau monde sur la corde à linge… en peau humaine.

À ce sujet, ce n’est ni le dédoublement de personnalité psychotique, ni l’élément œdipien qui a intéressé Tobe Hooper pour MASSACRES À LA TRONÇONNEUSE, mais plutôt le meurtre et la nécrophilie. Mais puisque le personnage de Leatherface a déjà été développé sur ce blog, je vous laisse revenir vers cet article.

17021505515815263614848161 dans TrapardL’autre adaptation particulièrement réussie de la vie du Boucher de Plainfield, c’est une petite production de Roger Corman : DERANGED, CONFESSIONS OF A NECROPHILE ou DERANGED, LA VÉRITABLE HISTOIRE D’ED GEIN. Le film a été réalisé par Jeff Gillen et Alan Ormsby en 1974 à une époque où sont sortis en salles d’obscurs slashers qui sont devenus cultes avec les années, un peu comme le bon vin. L’AUBERGE DE LA TERREUR (1972), LES MONSTRES SANGLANTS (1972, Pigs), LE CROCODILE DE LA MORT (1977) et surtout l’excellent THE TOWN THAT DREADED SUNDOWN (1976) produit par Roger Corman, pour ne citer que ces deux-là, font les beaux jours des vendeurs de DVD aux USA, tout comme c’était le cas autrefois avec la VHS. C’est simplement dommage qu’ils ne soient pas tous édités en France, et notamment dans une superbe collection «Spécial  Slashers des 70′s ». Le rêve…

Sorti presque en même temps que MASSACRES À LA TRONÇONNEUSE, DERANGED est loin d’être un simple mock-buster car, pour qui aime les ambiances glauques et dérangeantes, le film est particulièrement réussi. Et comme Leatherface, le tueur de DERANGED est présenté comme un psychotique très lent d’esprit et incapable de s’adapter socialement.

L’intrigue : Un fermier psychopathe conserve le corps empaillé de sa mère et tue d’autres femmes pour lui tenir compagnie…

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J’indiquerais aussi L’ABATTOIR HUMAIN (1973, Three on a meathook) de William Girdler (GRIZZLY, DAY OF THE ANIMALS, LE FAISEUR D’ÉPOUVANTE) dont le contenu du film est assez proches de celui des deux films cités précédemment.

L’intrigue : Quatre filles décident de passer un week-end détente près d’un Lac. Elles rencontrent un jeune fermier qui vit avec son père dans les environs. Celui ci finit par les inviter à passer la nuit dans leur charmante demeure isolée. Cependant les activités extra-fermières du papa et de son rejeton sont plus qu’inquiétantes. Celles -ci ne tarderont pas à le découvrir…

Pour ce qui est de Frank Zito, le tueur de MANIAC (1980) de William Lustig et du remake de 2012 par Franck Khalfoun, je vous le présentais déjà ainsi dans cet article de Cosmofiction.

Nom : ZITO

Prénom : Frank

Famille : Inconnue, exceptée sa mère qui, d’après lui, se prostituait.

Signes particuliers : Troubles psychotiques et paranoïaques. Frustré sexuellement, il comble un certain vide en tuant les femmes et en rapportant leur scalp comme trophée.

Arme des crimes : Un cutter

Victimes préférées : Les prostituées, mais aussi parfois les couples. Mais les femmes en général lui rappellent l’image qu’il s’est créé de sa propre mère.

Au-delà des aventures de tueur Buffalo Bill qui sont avant tout des romans aux intrigues appartenant surtout à l’imagination de l’auteur Thomas Harris… Idem pour le Docteur Satan dans le diptyque, LA MAISON DES 1000 MORTS et DEVIL’S REJECT qui sont des hommages issus de l’esprit de Rob Zombie… Je peux conclure cet article avec deux adaptations notables de l’histoire d’Ed Gein sorties en DTV.

D’abord ED GEIN, LE BOUCHER (2000, In the Light of the Moon) de Chuck Parello (HENRY, PORTRAIT OF A SERIAL KILLER 2), puis ED GEIN, THE BUTCHER OF PLAINFIELD (2007) de Michael Feifer. Deux films que je trouve ratés car tout le monde ne s’appelle pas Rob Zombie, et à force de vouloir imiter le grain et le style des 70′s, le perdition de ces deux slashers se fait au détriment du scénario et de l’ambiance. À la rigueur, dans ED GEIN, THE BUTCHER OF PLAINFIELD (2007), Michael Feifer a pris le parti de mélanger un visuel moderne et numérique suintant à la manière de SAW avec divers ingrédients du film de Tobe Hooper parsemés par-ci par-là pour cet exercice de style plus réussi que pour le dernier. Mais autant revoir L’ABBATOIR HUMAIN, DERANGED et MASSACRES À LA TRONÇONNEUSE, en attendant le magnifique coffret « Spécial Slashers des 70′s »… Ben quoi, j’ai le droit de rêver, non ?

- Trapard -

Autres Monstres Sacrés présentés sur Les Échos d’Altaïr :

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L’HOMME QUI RÉTRÉCIT À BOURAIL

L'HOMME QUI RÉTRÉCIT À BOURAIL dans Cinéma bis 13100208544615263611602685

Et pourquoi rétrécir spécialement à Bourail quand on peut rétrécir ailleurs, me direz-vous ? À moins que ce ne soit encore une histoire de lutins du pays… Détrompez-vous. Seul le Sci-Fi Club et son cycle Cinéma Vintage possède la machine à rêves capable de vous réduire à l’état d’atome, et ce sera uniquement à Bourail, oui, ce vendredi 30 octobre 2016, à 18h30, avec la projection du chef-d’œuvre de Jack Arnold : L’HOMME QUI RÉTRÉCIT (The Incredible Shrinking Man, 1957). Rendez-vous dans l’univers de l’infiniment petit pour un film immensément grand…

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Après vous avoir convié à bord du Nautilus du capitaine Nemo pour un fabuleux voyage à travers les océans, après vous avoir permis de prononcer « Klaatu Barada Nikto » devant le fier Klaatu et son robot Gort, et après vous avoir dévoilé 16092807533515263614521172 dans Fifties SFle dangereux secret de la civilisation des Krells d’Altaïr IV sans même le consentement de Morbius, le Sci-Fi Club de Nouvelle-Calédonie vous propose de vous réduire tout simplement à l’état d’insecte… Peut-être que votre ego en prendra un coup, voire sûrement, mais il faut bien relativiser vos soucis quotidiens. En effet, ils ne sont rien comparés à ceux de Scott Carey, qui ne va pas cesser de rétrécir après être passé à travers un mystérieux brouillard radioactif…

C’est ce vendredi 30 septembre que L’HOMME QUI RÉTRÉCIT, autre grand classique de la SF, sera projeté gratuitement au cinéma de Bourail, à 18h30. Le Sci-Fi Club 16092807533615263614521173 dans Nouvelle-Calédoniepoursuit ainsi son cycle Cinéma Vintage avec quelques-unes des œuvres les plus marquantes de toute l’histoire du cinéma fantastique et de science-fiction, et ce à l’occasion des 30 ans de l’association calédonienne de l’Imaginaire. Un moyen de redécouvrir ou de découvrir dans des conditions exceptionnelles les plus grands classiques des années 50 appartenant à ces genres.

L’HOMME QUI RÉTRÉCIT est l’adaptation cinématographique du roman éponyme du célèbre écrivain américain Richard Matheson, roman publié en 1956. Désormais aux commandes du scénario du film, l’auteur offre à la Universal le sujet suivant : « À la suite d’une contamination radioactive, un homme voit avec effarement son corps diminuer de taille. À tel point qu’il devient la proie d’un chat puis d’une araignée. Courageusement, il part à la découverte de son univers. » Jack Arnold 16092807575115263614521174 dans Sci-Fi Club(L’ÉTRANGE CRÉATURE DU LAC NOIR, LE MÉTÉORE DE LA NUIT, TARANTULA…), auquel nous avons déjà consacré un dossier ici, se charge de la réalisation de ce qui deviendra très vite une référence cinématographique de premier ordre de par son récit traité de manière intelligente et émouvante, et de par ses effets spéciaux souvent fort réussis. 

L’HOMME QUI RÉTRÉCIT possède en effet de nombreuses séquences d’anthologie comme la poursuite avec le chat, le combat avec l’araignée, sans compter la représentation des objets de la vie courante (crayon, ciseaux, épingle, boîte d’allumettes…) réalisés dans des proportions impressionnantes pour un résultat des plus convaincants. « Pour donner au spectateur l’illusion du rétrécissement de Scott Carey, quatorze décors de grandeurs différentes ont été construits, s’élevant au fur et à mesure que le héros est censé diminuer. » (Les 100 Chefs-d’œuvre du Film Fantastique, Jean- Marc Bouineau & Alain Charlot, éd. Marabout, 1989)

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L’avis des spécialistes

[...] Film-phare du cinéma de science-fiction qui marqua l’aboutissement le plus achevé du thème du mutant, déjà abordé dans TARANTULA et aussi, par Gordon Douglas, dans DES MONSTRES ATTAQUENT LA VILLE (Them !, 1954) dont le scénario était dû à Richard Matheson. [...] L’HOMME QUI RÉTRÉCIT est certes un film de science-fiction mais aussi un sombre drame psychologique. (Le Cinéma, Grande Histoire Illustrée du 7e Art, éd. Atlas, 1982)

16092808041915263614521176[...] En plus de sa teneur fantastique, L’HOMME QUI RÉTRÉCIT propose une vision psychologique de l’univers quotidien. La cave, que des millions de personnes foulent chaque jour, se révèle un lieu malfaisant, peuplée d’autant de vies qu’une forêt amazonienne. Richard Matheson, auteur entre-autres de Je suis une Légende, a exigé d’écrire le scénario lui-même, redoutant une adaptation bâclée. [...] (Les 100 Chefs-d’œuvre du Film Fantastique, Jean- Marc Bouineau & Alain Charlot, éd. Marabout, 1989)

[...] Adapté d’un roman de Richard Matheson, c’est l’une des œuvres les plus abouties de Jack Arnold qui a su tirer partie de toutes les possibilités de cette étrange histoire pouvant se lire à plusieurs niveaux : aventure extraordinaire, drame psychologique, réflexion philosophique sur la place de l’Homme dans l’Univers, témoignage sur les dangers des radiations atomiques. Particulièrement riche, le film utilise à bon escient des effets spéciaux qui n’ont jamais été aussi nécessaires. [...] Conté à la première personne, L’HOMME QUI RÉTRÉCIT s’inscrit, en outre, dans un propos ambitieux confirmé par une fin angoissante qui refuse l’optimisme béat. [...] (L’Encyclopédie de la Science-Fiction, Jean-Pierre Piton & Alain Schlockoff, éd. Grancher, 1996)

[...] Malgré (ou grâce à) sa fin spiritualiste, le film de Jack Arnold est, et demeure, un film magnifique, grandiose – et d’une très belle progression. [...] Il y a quelque chose de troublant dans ce changement d’échelle que subit notre identification à l’acteur : on s’identifie d’abord aux autres, à sa femme, puis, lorsqu’il est cru mort par les autres, à lui. [...] (Les Films de Science-Fiction, Michel Chion, éd. Cahiers du Cinéma, 2009)

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L’HOMME QUI RÉTRÉCIT, c’est vendredi 30 septembre, à 18h30, au cinéma de Bourail, en projection gratuite.

- Morbius -

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PARASITE : 2022, L’ODYSSÉE DE LA TERREUR (1990)

PARASITE : 2022, L’ODYSSÉE DE LA TERREUR de D.J. Webster

PARASITE : 2022, L’ODYSSÉE DE LA TERREUR (1990) dans Cinéma bis 16092608222215263614516461PARASITE est une série B de science-fiction assez simple à se procurer en Zone 2. À ne pas la confondre avec le post-ALIEN post-apocalyptique de Charles Band sorti en 1982. Quoique PARASITE : 2022, L’ODYSSÉE DE LA TERREUR rappelle à plusieurs points de vues le film de Ridley Scott : vaisseau à l’abandon, cages thoraciques qui explosent, ordinateur de bord féminin, scientifique inquiétant… Mais plus le film évolue, plus finalement ce sont les influences d’un classique comme LA GALAXIE DE LA TERREUR (1981, Galaxy of Terror) qui s’imposent au spectateur. PARASITE ressemble même aux prémices d’un futur EVENT HORIZON (1997), le budget et le rythme en moins. D’ailleurs PARASITE est un titre français mensonger destiné à vendre ce DARK SIDE OF THE MOON sur le succès des nombreux post-ALIENS de la fin des années 80 : ALIEN, LA CRÉATURE DES ABYSSES (1989), LEVIATHAN (1989), M.A.L. MUTANT AQUATIQUE EN LIBERTÉ (1989), M.N.I. MUTANTS NON IDENTIFIÉS (1989), L’ABÎME (1990), METAMORPHOSIS, THE ALIEN FACTOR (1990), SHADOWZONE (1990), XTRO 2, ACTIVITÉ EXTRATERRESTRE (1990), DANGERS MUTATIONS (1991), et j’en passe… Et c’est vrai que le scénario du film était un peu osé pour un DTV de 1990, qu’on aurait pu imaginer un téléfilm américain post-AMITYVILLE 3 situé dans l’espace.

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L’intrigue : 2022. Chargée de la réparation des satellites nucléaires en orbite autour de la Lune, la navette Spacecore One souffre d’une panne d’oxygène aussi brutale qu’imprévisible. Seul espoir de survie pour son équipage : s’arrimer au Cybress B-40, un vaisseau spatial surgi de nulle part. Pas âme qui vive à bort. Du moins en apparence car y rôde une entité invisible, satanique. L’équipage du Spacecore One découvre la terrible vérité qui se cache derrière le mystère du triangle des Bermudes. Ils sont maintenant piégés dans ce couloir du triangle de la mort entre la Terre et le Lune, une porte vers les ténèbres contrôlée par le mal incarné…

Au final, avec le peu de moyens financiers mis en œuvre, mais avec le sérieux et l’application dont fait preuve ce PARASITE, le film reste captivant de bout en bout.

- Trapard -



MONSTRES SACRÉS : SHE-CREATURE

MONSTRES SACRÉS : SHE-CREATURE dans Cinéma bis 14050303003115263612199975

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Difficile de lui donner une appellation correcte à ce monstre-là, en dehors de She-Creature et dont « Créature femelle » ne serait qu’une traduction que trop partielle. La She-Creature est une sorte de homard sur pattes, vaguement cousine avec La Créature du Lac Noir mais avec des petites antennes au-dessus de la tête, des crocs acérés et des attributs féminins assez saillants il faut bien le reconnaître. L’ensemble est un maquillage créé par Paul Blaisdell pour le film d’Edward L. Cahn, THE SHE-CREATURE sorti en 1956.

L’intrigue : Un hypnotiseur mystérieux, le docteur Lombardi, use des ses pouvoirs pour faire régresser sa belle assistante Andrea à l’ancienne forme qu’elle occupait alors qu’elle n’était encore qu’une créature aquatique. Ce dernier va se servir d’elle afin d’exécuter ses sombres desseins, notamment de commettre quelques meurtres…

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Lombardi parvient finalement à projeter Andrea si loin dans ses incarnations passées qu’elle devient un esprit antédiluvien, s’incarnant dans un corps préhistorique vaguement humanoïde. On sent à la fois l’influence de H.P. Lovecraft (« Ceux des profondeurs » et « Le Cauchemar d’Innsmouth ») que de l’idée géniale de la télépathie ancestrale krell de PLANÈTE INTERDITE sorti justement en salles la même année que THE SHE-CREATURE. Dommage seulement que le costume de la créature ne soit pas vraiment à la hauteur d’un si bon scénario. Mais il aura au moins le mérite d’être réutilisé dans un teen-movie parodique en 1959, THE GHOST OF DRAGSTRIP HOLLOW, ce qui prouve la notoriété de la créature sur les adolescents des années 50. Mais pire encore que le costume créé par Blaisdell ! C’est le costume créé pour le remake télévisé de 1967, CREATURE OF DESTRUCTION de Larry Buchanan. Je vous laisse admirer cette merveille de finesse (notez aussi ce petit reflet sombre et cruel dans le regard du monstre) :

16092008203515263614504140 dans Fifties fantastique

Et c’est finalement le téléfilm de Sebastien Gutierrez, LA SIRÈNE MUTANTE (2001, Mermaid Chronicles Part 1: She-Creature) qui rendra le mieux hommage, grâce aux effets et maquillages de Stan Winston, à la plastique de la dame aquatique. D’ailleurs, Sebastien Gutierrez a opté avec son scénario pour revenir aux origines du mythe des sirènes, et sa « Sirène mutante » se montre à la fois fascinante que repoussante et destructrice :

16092008245615263614504153 dans Monstres sacrés

L’intrigue : 1905, en Irlande. Deux forains, Angus Shaw et sa femme Lillian, capturent une sirène. Ils décident alors de partir aux États-Unis pour faire fortune grâce à elle. Mais alors que la traversée rencontre des difficultés, la sirène dévoile des penchants morbides, proches du vampirisme…

- Trapard -

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ALIENATOR (1990)

ALIENATOR (1990) de Fred Olen Ray

ALIENATOR (1990) dans Cinéma bis 16091408244015263614490158En continuant de traquer le film de SF des 90′s qui m’aurait échappé à l’époque, je suis tombé (et j’ai même eu un peu mal) sur cet ALIENATOR. Un titre qui en dit long, annonçant autant un probable ALIEN 3 et TERMINATOR 2, mais toutes comparaisons avec les originaux s’arrêtent ici : c’est du Fred Olen Ray. C’est dommage car Fred Olen Ray est autant capable du pire (presque toujours en fait), que de quelques bonnes séries B (j’ai aimé L’INVASION DES COCONS mais ça reste un avis personnel).

Du coup, L’INVASION DES COCONS (1988)… ALIENATOR (1990)… Et en janvier 2013, nous traitions aussi de TERMINATOR 2 (1990) sur les Échos d’Altaïr, la nanar de Bruno Mattei qui reprenait aussi le scénario de ALIENS (1986) avec comme autre titre d’exploitation : ALIENATOR. La boucle est bouclée, donc ne détachez plus vos ceintures, ça va décoller pour le pire. Et quoi de mieux que du Z pour conclure l’hommage aux 30 ans d’ALIENS que Morbius leur a dédié sur CosmoFiction.

Pour commencer, ALIENATOR n’est qu’un titre prétexte pour vendre le remake d’un autre film, nettement plus ancien, THE ASTOUNDING SHE-MONSTER (1957). Mais c’est Fred Olen Ray qui le dit, parce que les deux films sont vraiment très éloignés. Mais disons que le début d’ALIENATOR pourrait expliquer l’apparition soudaine du E.T. lumineux de THE ASTOUNDING SHE-MONSTER.

16091408255315263614490159 dans Cinéma bis américainL’intrigue : Dans un pénitencier spatial destiné à l’accueil des pires criminels de la galaxie. Le directeur accorde un intérêt tout particulier à l’exécution de Kol, un révolutionnaire responsable de l’extermination de planètes entières. L’arrivée d’un haut fonctionnaire galactique opposé à la peine de mort retarde quelque peu la mise à mort. Mais Kol réussit à s’évader. Il traverse le cosmos et atterrit sur Terre…

Pour ce qui est des comédiens d’ALIENATOR, on trouve quelques têtes d’affiche comme John Phillip Law et surtout Jan-Michael Vincent (SUPERCOPTER, XTRO 2) à qui je décerne le prix du plus mauvais jeu d’acteur pour ce film. Un concentré de minimalisme chez un comédien que le manque de budget n’a pas dû tirer vers le haut. Et enfin, Ross Hagen dans le rôle de Kol. Et encore une fois, le budget serré n’a pas aidé puisque pour définir Kol comme un méchant, l’équipe technique lui a maquillé le contour des yeux de cirage noir, et à Ross Hagen de rouler des yeux à tout bout de champ. Sauf que si cet artifice fonctionnait très bien dans un film de pantomime de 1910 avec Charles Chaplin, c’est tout de même autre chose dans de la science-fiction des 90′s qui se prend très au sérieux.

Au final, ALIENATOR est à regarder avec des potes, pour rigoler le temps d’une pizza.

- Trapard -



NEON CITY (1991)

NEON CITY (1991) de Monte Markham

NEON CITY (1991) dans Cinéma bis 16090608274615263614474107Après DUNE WARRIORS, voici un nouveau remake détourné en film post-apocalyptique. En même temps, des gars armés se déplaçant au milieu de grands espaces déserts, ça ne se réinvente pas : c’est la réécriture de l’Histoire de l’Ouest américain. Et cette fois, c’est LA CHEVAUCHÉE FANTASTIQUE (1939, Stagecoach), le grand classique de John Ford en noir et blanc avec John Wayne, qui se retrouve pompé par Monte Markham. Markham qui délaisse un peu sa belle gueule d’acteur de téléfilms américains à grande audience, pour réaliser cette série B aux faux airs de navet. Va savoir pourquoi, mais malgré le manque de budget évident et une fin un peu bâclée et convenue, je ne me suis pas ennuyé un seul instant en regardant NEON CITY.

Évidemment l’articulation du scénario de LA CHEVAUCHÉE FANTASTIQUE y est pour quelque chose : 8 personnages aux personnalités toutes très bien définies se retrouvaient à l’intérieur d’une diligence traversant le désert d’une ville à l’autre, et régulièrement attaquée par des Indiens. C’est aussi un peu l’histoire de la cabane ou de la prison encerclée de RIO BRAVO (1959), LA NUIT DES MORTS-VIVANTS (1968) et d’ASSAUT (1976). Dans ce genre de huis-clos, les personnages ont intérêt à être intéressants sinon on s’ennuie vite. Et avec NEON CITY, ça passe. C’est de la série B avec des personnages aux histoires personnelles légèrement éculées mais assez originales pour que le film tienne la route jusqu’à la fin de leur trajectoire.

L’intrigue : En l’an 2053, une guerre nucléaire a engendré une énorme pollution. La disparition de la couche d’ozone a transformé la Terre en un gigantesque désert brûlant, peuplé de hordes sauvages mutantes qui dévalisent et tuent quiconque s’aventure hors des villes, les « Hurlants ». Pourtant, au milieu de cette désolation, une poignée d’hommes et de femmes, menée par Harry Stark, va tenter l’impossible: rejoindre Neon City, la seule ville offrant une réelle sécurité.

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L’attaque de la diligence de LA CHEVAUCHÉE FANTASTIQUE et le camion blindé de NEON CITY font évidemment penser à la course-poursuite finale de MAD MAX 2 (1981) et de MAD MAX : FURY ROAD (2015). Et le personnage central, Harry Stark (joué par Michael Ironside), est aussi un peu comme un dérivé d’un Max Rockatansky du futur. Mais en même temps, tout au long des années 90, qui à part Kevin Costner avec ses personnages à fleur de peau (WATERWORLD, POSTMAN) a vraiment tenté d’écarter un peu MAD MAX de nos esprits pour apporter une autre dimension aux films post-apocalyptiques ? Et dans NEON CITY, Michael Ironside est très crédible en chasseur de prime futuriste. Et voir Michael Ironside dans un bon film ça rappelle évidemment qu’il a toujours été un très bon comédien bourré de présence à l’écran (on le savait depuis SCANNERS de David Cronenberg), mais que sa carrière s’est jouée en majorité à l’ombre de films très mauvais. Tout comme Danny Trejo et quelques autres.

16090608274815263614474109 dans Science-fictionPuis enfin dans NEON CITY chaque personnage a son importance et bien que je n’ai pas accroché au jeu stéréotypé de Nick Klar qui joue l’assassin déguisé en médecin, les autres comédiens sont tous très attachants dans leurs rôles respectifs : la prostituée jouée par Valerie Wildman, le footballeur Lyle Martin Alzado (décédé un an après la sortie du film d’un abus de stéroïdes). Et surtout Reno, aka Denise Katrina Matthews, la superbe chanteuse du groupe canadien VANITY 6, dont le décès le 8 février dernier a été complètement éclipsé par celui de Prince, son amant d’une époque.

D’ailleurs en guise d’hommage, je vous laisse avec VANITY dans son meilleur rôle et dans la scène culte de tension romantique la plus sexy et drôle de tous les teen-movies des 80′s (dans la parodie des JAMES BOND : STARGROVE ET DANJA, AGENTS EXÉCUTIFS, sorti en 1986). Vanity n’est pas dans le désert cette fois-ci, mais il y fait tout aussi chaud.

- Trapard -

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