Catégorie

Archive pour la catégorie « Cinéma bis japonais »

ROBOT-CRAIGNOS (82)

ROBOT-CRAIGNOS (82) dans Cinéma bis 13061310000015263611288446

15022008375815263612988500 dans Cinéma bis japonais

Mais qui sont donc ces deux acolytes ?… Des cosplayers débutants ? Des catcheurs excentriques ? Des sado-masos frustrés ?… Quoi ?… Non ! Des robots ?! Deux robots issus du film SUPER INFRAMAN (1975) de Shan Hua. Huuuuaaaaa ça alors ! Et mieux vaut ne pas s’y frotter, non pas à Hua (hua, hua, hua !) mais à ses deux robots, car comme dirait l’autre : qui s’y frotte s’y pique.

L’histoire de SUPER INFRAMAN : « La planète est menacée par le réveil d’une étrange démone, prisonnière depuis plus de 10 millions d’années dans les entrailles de la Terre. Entourée de monstres maléfiques, elle s’apprête à conquérir le monde et à exterminer l’espèce humaine. Mais un groupe de scientifiques va s’opposer à eux en mettant au point une arme redoutable: le super héros Inframan ! » (allocine.fr)

La Terre peut désormais trembler face à ces deux robots que nul ne saurait affronter sans sombrer dans la démence. À moins de couper leurs gros tuyaux sur les côtés, je parie que c’est leur point faible… Question à étudier.

- Morbius -

Autres vedettes de la catégorie Robot-Craignos :

Robot de Target Earth / Robot de Devil Girl from Mars / Robot de The Phantom Empire / Robot de The Robot vs. the Aztec Mummy / Robot de Vanishing Shadow /Robot de The Phantom Creeps / Robot de Undersea Kingdom / Robot de Superman (serial) / K1 / Ro-Man / Muffet / Robox / Robot géant des amazones de Star Crash / Robot de Flesh Gordon / 2T2 / Robot de Giant Robot / Gog / Kronos /Robot de The Space Giants / Robert / Wiki / Robots de The Lost Saucer / Robot de L’Invasion des Soucoupes Volantes / Jet Jaguar / Elias / QT-1 / Andy / Dot Matrix / Robot de The Goodies / Torg / Kryten / Robot de Dünyayi Kurtaran Adam /Robot de L’Homme Mécanique / Robot de Supersonic Man / Robot de Cosmo 2000 / Mechani Kong / Sparks / Robots de Ice Pirates / Maria (de Roboforce) / K-9Robot de The Bowery Boys Meet The Monsters / Robot de First Spaceship On Venus / « Friend » / RUR / Crow T. Robot, Gypsy & Tom Servo / Q / Tic Tac /Robowar / Robot de Frigia / Mark 1 / Kip / Doraemon / Robot de Métal Hurlant Chronicles /  Moguera / Robot de Galaxis / IG-88 / Stella / Metalogen Man / Tor /Robot de Superman Contre les Robots / Robot de Lost City / Robot de Supercar /Robot des Thunderbirds / Robot de Alien Armaggedon / Robot de Ikarie XB-1 /Robot de la série TV Superman (1951) / RuR (2) / Roscoe / Robots de Star Odyssey / Robot de La Edad de Piedra / Robot de l’épisode de La Quatrième Dimension : Oncle Simon / Stelekami / Auto / Eyeborgs / Astrul / Robot de Booby Trap / Vindicator / Robot de Bad Channels / Robots d’Alpha Cassiopée / Peebo

Robot « cool » ou « craignos » ?

Rejoignez le groupe des Échos d’Altaïr IV sur Facebook !

INDEX DU BLOG / GUIDE ALTAÏRIEN



QUELQUES HISTOIRES CLASSIQUES DE FANTÔMES JAPONAIS (p2)

QUELQUES HISTOIRES CLASSIQUES DE FANTÔMES JAPONAIS

Suite et fin du dossier en deux parties sur quelques histoires classiques de fantômes japonais. Si vous avez raté la première, cliquez ici.

QUELQUES HISTOIRES CLASSIQUES DE FANTÔMES JAPONAIS (p2) dans Cinéma 15012706421515263612909356

HISTOIRES CLASSIQUES DE FANTÔMES JAPONAIS Partie 2

15012706444415263612909367 dans Cinéma bis

HOUSE (1977, Hausu, ハウス) de Nobuhiko Obayashi

15012706461715263612909368 dans Cinéma bis japonaisPour changer un peu du fantôme traditionnel japonais, HAUSAU est un teen-movie d’épouvante de Nobuhiko Obayashi, un mélange de comédie, de film hippie, de cinéma d’auteur où présent et passé coulent l’un dans l’autre sans avertissement, et d’images surexposées à la David Hamilton des Seventies. Ici fantômes et bakeneko se fondent dans une histoire mi-fleur bleue, mi-horrible, mi-drôle. Certaines scènes grand-guignolesques et hilarantes ont d’ailleurs dû inspirer Sam Raimi pour l’humour de la franchise EVIL DEAD.

L’intrigue : C’est le début des vacances d’été et Oshare doit les passer avec son père. Lorsque celui-ci veut emmener sa nouvelle petite copine, Oshare le ressent comme une tentative de remplacer sa mère morte huit ans auparavant et ne peut pas l’accepter. Fâchée, elle décide de passer ses vacances chez sa tante dans une maison isolée avec ses six meilleures copines. Mais une fois arrivées sur place, elles réalisent que tout n’est pas comme cela semble être…

CURSE OF THE DOG GOD (1977, Inugami no tatari) de Shunya Ito

15012706485215263612909369 dans Dossier : Fantômes JaponaisAprès le bakeneko, voici l’autre meilleur ami de l’homme transformé en spectre, le chien-fantôme vengeur qui prend possession des esprits dans une sympathique production de la Toei.

L’intrigue : Trois garçons de Tokyo font un voyage dans le pays pour débusquer des gisements d’uranium. Ils vont bientôt en trouver un, mais détruisent par erreur un sanctuaire miniature et écrasent un chien. Désormais, la malédiction du Dieu Chien plane au-dessus de leur tête. L’un d’eux s’écrase du toit d’un immeuble de grande hauteur, et après ses funérailles, un autre est dévoré par une meute de chiens. Ryuichi, constate que sa femme Reiko prend la malédiction très au sérieux et semble devenir peu à peu folle…

L’EMPIRE DE LA PASSION (1978, Ai no borei, 愛の亡霊) de Nagisa Oshima

Deux ans après son film culte de Sexploitation japonaise sur l’histoire de la meurtrière Sabe Ada, L’EMPIRE DES SENS (1976, 愛のコリーダ, Ai no korīda), Nagisa Ōshima tourne une autre histoire d’amour passionné mais sur fond d’esprit tourmenté et vengeur.

15012706515115263612909370 dans FantastiqueL’intrigue : À la fin du XIXe siècle, dans un village au fond d’un Japon demeuré médiéval, Toyoji, jeune paysan pauvre, et Seki, femme d’un rémouleur-colporteur, de vingt ans son aînée, se prennent l’un pour l’autre d’une passion aveugle. Ils décident de tuer le mari gênant : après l’avoir saoulé, ils l’étranglent et le jettent dans un puits. Seki annonce au village que son mari est parti travailler à Tokyo. Après trois ans, le fantôme du mari revient les hanter, et la rumeur publique attire un inspecteur de police…

Comme dans ONIBABA (1964) de Kaneto Shindō ou dans RING 1 et 2 d’Hideo Nakata, on retrouve dans L’EMPIRE DE LA PASSION le fameux trou ou puits sombre dans lequel repose un mort. Une image qui rappelle un proverbe japonais, inspiré par le bouddhisme et le taoïsme qui traitent de l’étroitesse de nos connaissances et des limites que cela impose à notre vision des choses.

« La grenouille dans le puits ne connaît pas l’océan » (ことわざ) ». On prête à ce proverbe des origines indiennes et chinoises, et cette histoire de grenouille a vraisemblablement suivi l’expansion du bouddhisme. De la Chine, elle est tout naturellement passée au Japon. Il s’agit d’une mise en garde contre tout jugement hâtif : le monde ne se limite pas à l’expérience personnelle de chacun, il ne faut pas rejeter d’emblée ce qu’on ne connaît pas. C’est le cas ici du surnaturel. Bien que L’EMPIRE DE LA PASSION possède aussi sa double lecture sur la folie ou sur les croyances ancestrales.

SAMURAÏ RÉINCARNATION (1981, Makai tenshô) de Kinji Fukasaku

15012706561715263612909372 dans TrapardAdapté d’un roman célèbre de Fūtarō Yamada, SAMURAÏ RÉINCARNATION est le versant asiatique du film de zombie et de malédiction, tout en redorant la popularité de Sonny Chiba après ses rôles dans les STREET FIGHTER (1974) puis dans LES ÉVADÉS DE L’ESPACE (1978), LES GUERRIERS DE L’APOCALYPSE (1979) ou encore dans X-OR (1982).

L’intrigue : Après avoir survécu à l’anéantissement de nombreux chrétiens il y a plus de 350 ans, un samouraï accuse Dieu d’ignorer les croyants. Il vend son âme à Satan et reçoit le pouvoir de ressusciter les morts pour se joindre à lui dans une folie meurtrière…

SAMURAÏ RÉINCARNATION est une série B aux décors complètement apocalyptiques et infernaux.

En 1986, la firme américaine d’Empire Pictures produira un petit film fantastique qui est un compromis entre SAMURAÏ RÉINCARNATION et LES GUERRIERS DE L’APOCALYPSE avec LE GUERRIER FANTÔME (1986, Ghost Warrior) ou la malédiction d’un samouraï qui refuse de mourir après son décès et dont l’incarnation est projetée dans l’Amérique des Années 80. Le roman de Fūtarō Yamada a de nouveau été adapté en 2003 pour SAMURAÏ RESURRECTION (Makai tenshô) réalisé par le cinéaste Hideyuki Hirayama.

15012706575615263612909373

YÛKI, LE COMBAT DES SHOGUNS (1981, Yuki ゆき) de Tadashi Imai

YÛKI, LE COMBAT DES SHOGUNS préfigure déjà le future scénario d’Hayao Miyazaki pour PRINCESSE MONONOKE (1997) bien qu’il s’agisse ici d’un anime pour les petits. L’histoire est quant à elle tirée d’une nouvelle de Ryûsuke Saitô qui s’inspire des légendes du Japon ancien : on y retrouve Yûki, petite kami (être divin) de l’hiver, venue avec son cheval blanc dans le monde des hommes pour ramener paix et espoir face à des brigands mais aussi des guerriers détroussant les paysans.

15012706591715263612909374L’intrigue : Yûki est une jeune fille vivant au ciel et élevée par ses grands-parents qui veillent sur la Terre. L’année de ses treize ans, son grand-père l’envoie dans le monde des hommes pour une année afin qu’elle y ramène la paix et soit digne de succéder un jour à ses grands-parents. Si en une année elle réussit sa mission, elle pourra revenir au ciel. Sinon, elle perdra la vie et se transformera en vent glacial. Yûki se retrouve alors dans un village du Japon ancien régulièrement attaqué par des brigands et même des samouraï. La jeune fille fait la connaissance d’un groupe de petits mendiants et décide, avec l’aide d’une petite fille orpheline prénommée Hana, d’aider la population à se débarrasser des pillards. Alors que l’année se termine bientôt, Yûki apprend l’existence d’un  »démon de la montagne » qui aurait déclenché les tourments des villageois et qui serait enseveli sous les glaces. Décidée à mettre un terme à cette violence, Yûki part alors seule dans la montagne pour combattre ce  »démon »… (Planète Jeunesse)

Voici maintenant une petite digression avec DOGURA MAGURA (1988) de Toshio Matsumoto, qui aborde la notion de fantôme avec une touche extrêmement contemporaine puisque ce film fantastique nous plonge en plein dans la psychanalyse transgénérationnelle du protagoniste. La psychanalyse transgénérationnelle appelle « un fantôme », une structure psychique et émotionnelle 15012707022715263612909377parasite, issue de l’un ou de plusieurs de ses ancêtres, portée et agie inconsciemment par un descendant. Cette notion a été introduite dans la psychanalyse à la fin des années 1970 par un personnage tout autant poète que psychanalyste, Nicolas Abraham, et par sa compagne, Maria Török. Ces « fantômes » se signalent principalement par la répétition de symptômes, de comportements aberrants, de schémas relationnels stériles provoquant pour certains des difficultés de vie de toutes sortes et des affections psychiques assez graves. DOGURA MAGURA est l’adaptation d’un roman de Yumeno Kyusaku paru en 1936 et édité en France chez Picquier sous le nom « dogra-magra ».

L’intrigue : Lorsque le jeune Kure Ichido se réveille dans sa cellule d’asile psychiatrique, il ne se souvient de rien. Un docteur barbu et toussotant, le Pr. Wakabayashi, entre dans la pièce et lui explique que suite à un violent choc psychologique, le jeune patient est atteint d’amnésie chronique. Que chaque nuit de sommeil oblitère dans son esprit les souvenirs de la veille. Ichido paraît sceptique, en particulier lorsque que Pr. Wakabayashi lui explique que les troubles mentaux se transmettent de génération en génération et qu’il est le descendant d’un homme célèbre pour avoir, il y a quelques siècles de cela, étranglé sa femme avant d’amoureusement l’observer se décomposer sous ses yeux, prouvant que l’amour peut se passer de plaisir charnel…

Le thème gothique de la malédiction ancestrale est abordé de manière psychanalytique et le personnage Kure Ichido court finalement après un fantôme pour éviter de le fuir. Et pour cela, il traversera plusieurs phases proches de la réincarnation, son esprit revenant sur quelques uns de ses ancêtres. Et DOGURA MAGURA utilise un ton constamment léger pour aborder son sujet.

15012707045815263612909378

LE TOMBEAU DES LUCIOLES (1988, 火垂るの墓, Hotaru no haka) d’Isao Takahata

En plus d’être un magnifique manga fantastique, ce film d’Isao Takahata est sûrement l’un des plus fascinants sujets sur l’après-Deuxième Guerre mondiale direct, la conclusion étant comme une rupture entre deux mondes japonais : l’avant et l’après-guerre. LE TOMBEAU DES LUCIOLES est aussi l’adaptation d’un roman autobiographique d’Akiyuki Nosaka qu’il écrivit en 1967 pour se libérer de la culpabilité et du traumatisme causés par la mort de sa jeune sœur adoptive.

15012707064315263612909379L’intrigue : Durant l’été 1945 dans le Japon de la seconde Guerre Mondiale, deux enfants, Seita et sa jeune sœur Setsuko se trouvent livrés à eux-mêmes après la mort de leur mère, suite au bombardement à la bombe incendiaire de Kōbe par les forces armées américaines. Après avoir vainement tenté de contacter leur père, un officier supérieur de la marine impériale japonaise, Seita et Setsuko partent habiter chez une tante éloignée. Un temps accueillante, la tante traite progressivement les deux enfants comme des fardeaux. Aussi, Seita et Setsuko partent et se réfugient dans un abri désaffecté. Celui-ci est illuminé la nuit par des milliers de lucioles. Les problèmes s’enchaînent : la nourriture vient à manquer et Setsuko tombe malade. Seita se met alors à voler de la nourriture, mais se fait prendre par un fermier. En désespoir de cause, il part en ville vider le compte en banque de ses parents et apprend à l’occasion la capitulation du Japon et la destruction de la marine japonaise. De retour à l’abri avec de la nourriture, il ne parvient pas à sauver Setsuko de la mort. Après l’avoir incinérée, il se laisse à son tour dépérir jusqu’à sa mort, dépeinte au début du film avant un long flash-back. Les esprits des deux enfants, réunis, contemplent le Kōbe moderne…

15012707082515263612909380

PRINCESSE MONONOKÉ (1997, もののけ姫, Mononoke Hime) d’Hayao Miyazaki

Comme NAUSICAÄ DE LA VALLÉE DU VENT ( 風の谷のナウシカ Kaze no Tani no Naushika) que Miyazaki a réalisé en 1984, PRINCESSE MONONOKÉ partage le même thème clé de la relation entre les hommes et la nature.

L’intrigue : À l’époque du japon médiéval, des humains se battent contre les dieux animaux, protecteurs d’une forêt afin de fonder une société humaine. Au coté des dieux se dresse une jeune femme qui se fait appeler Mononoke hime. Ashitaka jeune samourai maudit se retrouve mêlé au conflit…

Évidemment, tout le film est basé sur la créature folklorique du mononoke (écrit 物の怪) qui prend ses origines dans le shintô qui est la religion traditionnelle du japon. « C’est une religion polythéiste, chamanique et animiste. Dans les temples Shintô, les Japonais honorent grâce à des rituels de purification, les kami et par leur intermédiaire, le caractère sacré de la nature. Selon le Kokiji, on compte huit millions de dieux parmi lesquels on trouve les dieux originels, des dieux tutélaires des clans, des phénomènes naturels, mais aussi des esprits des lieux et même d’objets. Ils vivent dans le ciel et descendent périodiquement sur terre dans les sanctuaires et lieux sacrés. 

15012707095815263612909381

Les yokaï ou mononoke proviennent du culte animiste des aborigènes de l’archipel, les Aïnous, et sont incorporés dans l’imaginaire traditionnel japonais à partir du douzième siècle. Ils recouvrent l’ensemble des êtres vivants à caractères fantastiques : monstres, fantômes, démons, esprits mais aussi animaux, lieux et objets doués de pouvoir magique. Les yokaï et mononoke sont polymorphes ce qui autorise une grande liberté au niveau de leur représentation.

Dans PRINCESSE MONONOKÉ, les kami et les yokaï sont visibles par l’ensemble de la population. S’il y a un conflit entre les personnages du bestiaire et les êtres humains, ces derniers reconnaissent l’existence et la puissance des premiers. » (Le bestiaire fantastique dans la trilogie japonaise par Blaise Zagalia)

- Trapard -

15012707121215263612909382

Également dans la catégorie Dossier :

Les mondes perdus de Kevin Connor : 1 – Le Sixième Continent2 – Centre Terre 7e Continent3 – Le Continent Oublié4 – Les 7 Cités d’Atlantis / Fascinante planète Mars : 1 – L’invasion vient de Mars2 – L’invasion vient de la Terre3 – Ménagerie martienne4 – Délires martiens / Ralph McQuarrie : créateur d’univers (1)Ralph Mc Quarrie : créateur d’univers (2) / À la gloire de la SF : les pulps / Le cinéma fantastique français existe-t-il ? / Les séries d’Irwin Allen / Les Envahisseurs / Howard ou l’Ange Noir / Le Pays de l’Esprit : essai sur le rêve / Philip José Farmer, ou le seigneur de la ré-création (1) / Philip José Farmer, ou le seigneur de la ré-création (2) / Les dinosaures dans la littérature de science-fiction et de fantastique / Gérard Klein, ou l’homme d’Ailleurs et Demain / L’homme et son double / Jean-Pierre Andrevon, ou l’homme qui déclara la guerre à la guerre (1) / Jean-Pierre Andrevon, ou l’homme qui déclara la guerre à la guerre (2) / Homo Mecanicus (1) / Homo Mecanicus (2) / Jules Verne, ou le scaphandrier de l’Imaginaire (1) / Jules Verne, ou le scaphandrier de l’Imaginaire (2) / Jack Arnold (1) / Jack Arnold (2) / Jack Arnold (3) / Démons et merveilles (1) / Démons et merveilles (2) / Fungi de Yuggoth, ou l’oeuvre poétique / Un tour dans les boîtes de la galaxie / Fin du monde : J-1 / La maison hantée au cinéma / Bernard Quatermass et la famille Delambre / Le Fantastique et les prémices du cinématographe / Excursion galactique : première partie / Excursion galactique : deuxième partie / Radio Horror Shows : première partie / Sur les mers d’Altaïr IV / Radio Horror Shows : seconde partie / La flore extraterrestre au cinéma et à la télévision / Science-fiction et fantastique télévisés spécial 14 juillet / Science-fiction télévisée polonaise des années 60 / Cinéma de science-fiction des années 90 – première partie / Cinéma de science-fiction des années 90 – deuxième partie / Cinéma de science-fiction des années 90 : troisième partie / Quelques séries B fantastiques indonésiennes – première partie / Quelques séries B fantastiques indonésiennes – deuxième partie / Quelques histoires classiques de fantômes japonais – première partie

Rejoignez le groupe des Échos d’Altaïr IV sur Facebook !

INDEX DU BLOG / GUIDE ALTAÏRIEN



QUELQUES HISTOIRES CLASSIQUES DE FANTÔMES JAPONAIS (p1)

QUELQUES HISTOIRES CLASSIQUES DE FANTÔMES JAPONAIS

Voici une petite sélection de films de fantômes japonais sortis avant RING, JU-ON et leurs nombreux dérivés, et que nous remettrons à l’honneur le temps d’un dossier. Cette petite liste n’est en rien exhaustive mais elle vous donnera peut-être envie de voir ou revoir ce cinéma japonais plus classique.

QUELQUES HISTOIRES CLASSIQUES DE FANTÔMES JAPONAIS (p1) dans Cinéma 15012004475615263612890179

HISTOIRES CLASSIQUES DE FANTÔMES JAPONAIS Partie 1

Kaidan est un mot japonais constitué de deux kanji : « kai » signifiant apparition étrange, mystérieuse et « dan » signifiant récit. Kaidan fait référence aux histoires de fantômes japonais, le terme étant ancien il réfère surtout aux contes horrifiques de l’ère Edo mais aussi de périodes plus anciennes. Eiga voulant dire Cinéma, le Kaidan Eiga fait donc référence aux films adaptés ou s’inspirant de ces contes.

15012005141315263612890190 dans Cinéma bisÉvidemment, depuis le succès des RING d’Hideo Nakata, on n’imagine pas toujours que les fantômes soient fondamentaux au Japon. Plus que culturels, les spectres et les esprits font partie intégrante de la vie japonaise. Akira Kurosawa déjà vieillissant en avait déjà créé une approche pour le public occidental avec son RÊVES (1990, Yume) dans lequel des hordes d’esprits issus de la nature et du passé erraient avec une lenteur extrême parmi des chants et des forêts colorés ou sous un long tunnel.

Et dès 1953, Kenji Mizoguchi exportait jusqu’en Europe ses superbes et hypnothiques CONTES DE LA LUNE VAGUE APRÈS LA PLUIE (雨月物語, Ugetsu monogatari). Des réalisateurs comme Kiyoshi Kurosawa avec KAÏRO (2000, (回路, Kaïro), Takashi Shimizu avec JU-ON (2000, (呪怨, Juen) et Shinya Tsukamoto avec NIGHTMARE DETECTIVE (2006, (悪夢探偵, Akumu Tantei) et déjà en 1990 avec HIRUKO THE GOBLIN (ヒルコ 妖怪ハンター, Hiruko Youkai Hanta) n’ont fait que remanier et moderniser le genre pour les nouvelles générations, au même titre qu’Hideo Nakata en 1998 avec RING (Ringu) et son fantôme appelé par la lecture d’une VHS.

Et je dois bien reconnaître que lorsque je traitais des maisons hantées au cinéma dans mon court dossier, j’avais soigneusement évité d’aborder les fantômes chinois, coréens, indonésiens, thaïlandais et bien sûr japonais, tant les fantômes asiatiques s’approchent d’une manière plus que différente de ceux d’Europe. Il suffit de voir comment est abordée la société traditionnelle et le respect avec lequel les jeunes étaient censés considérer leurs aînés au Japon dans les deux films (de 1958 et 1983) de LA BALLADE DE NARAYAMA (楢山節考, Narayama Bushikō) dont l’action se situe dans un village pauvre et isolé dans les hauteurs du Shinshù. La coutume voulant que les habitants arrivant à l’âge de 70 ans s’en aillent mourir volontairement au sommet de Narayama, « la montagne aux chênes » lieu où se rassemblent les âmes des morts. Keisuke Kinoshita, le réalisateur de la version de 1958 a d’ailleurs tourné antérieurement LE FANTÔME DE YOTSUDA (1949, (四谷怪談, Yotsuya kaidan) adapté de « Yotsuya Kaidan » (四谷怪談), ou l’histoire d’Oiwa et de Tamiya Iemon, un conte de trahison, de meurtre et de vengeance fantomatique écrit en 1825 par Tsuruya Nanboku, une histoire de J-Horror (le cinéma et la littérature d’horreur psychologique japonais traitant généralement de fantômes, de possession et de chamanisme) sur laquelle nous reviendrons plus bas au sujet d’HISTOIRE DE FANTÔMES JAPONAIS (1959) de Nobuo Nakagawa.

15012005154915263612890191 dans Cinéma bis japonais

Et si pour cet article j’aborde des films plutôt anciens et classiques, il ne seront qu’un grain de sel dans l’océan à côté de la production japonaise abordant ces thèmes. D’ailleurs je citerai quelques classiques comme le magnifique film fleuve KWAÏDAN (1964, Kaidan) de Masaki Kobayashi avec l’excellent comédien Tatsuya Nakadai, connu pour ses rôles dans les magnifiques films d’Akira Kurosawa comme surtout KAGEMUSHA, L’OMBRE DU GUERRIER (1980, ( 影武者, Kagemusha). Ou encore KAIDAN YUKIJORÔ (1968) de Tokuzô Tanaka, ce même réalisateur auquel on doit le très médiéval HIROKU KAIBYô-DEN (1969), avec son histoire de chat fantôme qui est aussi le thème spectral de KAIBYÔ OTAMA-GA-IKE (1960) dont nous traiterons ci-dessous. Et j’en passe des meilleurs comme ONIBABA (1964) de Kaneto Shindō, HOUSE OF TERROR (1965, Kaidan semushi otoko) d’Hajime Satô (THE GOLDEN BAT), THE LIVING SKELETON (1968, Kyuketsu dokuro sen) d’Hiroshi Matsuno, jusqu’à même une série TV célèbre au Japon et entièrement consacrée à des histoires de fantômes mais qui est totalement inédite chez nous : AU PAYS DES FANTÔMES (1971, Kaiki Jusanya), réalisée par Nobuo Nakagawa et Teruo Ishii (autre grand spécialiste du cinéma fantastique nippon).

15012004501515263612890180 dans Dossier

LE CHÂTEAU DE L’ARAIGNÉE (1957, Kumonosu-jô) d’Akira Kurosawa

LE CHÂTEAU DE L’ARAIGNÉE est une adaptation libre d’une des meilleures pièces tragiques de William Shakespeare, « Macbeth ». L’histoire, originellement située en Écosse, est transposée dans le Japon médiéval, et les trois sorcières de la pièce de théâtre sont remplacées par un esprit du genre yōkai(妖怪) ou mononoke (物の怪), créature de mauvaise augure.

L’intrigue : Alors qu’ils traversent une forêt après une bataille, les généraux Washizu et Miki rencontrent un esprit. Celui-ci prédit que Washizu deviendra seigneur du Château de l’araignée, mais que ce seront les descendants de Miki qui lui succéderont. Mise dans la confidence, la femme de Washizu va influencer son mari pour que la prophétie se réalise seulement à l’avantage de celui-ci…

15012004522415263612890181 dans Dossier : Fantômes Japonais

HISTOIRE DE FANTÔMES JAPONAIS (1959) de Nobuo Nakagawa

Même si des films comme LA PORTE DE L’ENFER (1953, 地獄門, Jigokumon) utilisaient déjà le très contrasté Eastmancolor dans les années 50, en 1959 il n’était pas encore très fréquent que le cinéma japonais soit toujours colorisé. C’est pourtant le cas avec HISTOIRE DE FANTÔMES JAPONAIS (1959, Tôkaidô Yotsuya kaidan) produit par la Shintōhō et avec ses personnages évoluant dans un jeu de kabuki dans des décors étroits suintants de couleurs.

L’intrigue : Un samouraï est hanté par des spectres après avoir assassiné son épouse, dont il avait déjà tué le père…

Bien que spectrales, dans le film de Nobuo Nakagawa les fantômes ont des allures de spectres décharnés qui préfigurent assez le zombie tel qu’on le connait dans les années 70 et 80.

L’intrigue d’HISTOIRE DE FANTÔMES JAPONAIS est basée sur le conte « okaido yotsuya kaidan » du dramaturge de théâtre Kabuki Namboki Tsuruya IV (1755-1839), histoire dans laquelle Oiwa est assassinée par son mari, Iemon, et revient pour se venger. Oiwa possède les caractéristiques communes aux fantômes japonais, à savoir les vêtements blancs représentant le kimono funéraire qu’elle aurait dû porter, les longs cheveux en bataille et le visage blanc. La scène ce cette pièce la plus célèbre est celle où Oiwa, après avoir été empoisonnée par son mari, se peigne les cheveux qui tombent alors de sa tête. Cette scène est une subversion des scènes à connotation érotique de peignage de cheveux dans les pièce romantiques de Kabuki. La première adaptions de cette histoire date de 1912, suivie de 18 autres entre 1913 et 1937. La plus connue est celle-ci de 1959 réalisée par Nobuo Nakagawa, très fidèle à l’histoire d’origine.

Le même Nakagawa est allé beaucoup plus loin que cette histoire simple de revenant, en tournant L’ENFER (1960, Jigoku) avec son imagerie graphique montrant les tourments de l’Enfer et de nombreux effets visuels.

L’intrigue : Une nuit, un étudiant et son ami renversent un homme par accident. Prenant la fuite, ils laissent leur victime agoniser au bord de la route. Dès lors, poursuivis par des spectres diaboliques, leur existence va prendre une tournure dramatique. Un périple qui s’acheminera en une visite renversante des Enfers…

15012004554815263612890182 dans Fantastique

KAIBYÔ OTAMA-GA-IKE (1960) ou THE GHOST CAT OF OTAMA POND de Yoshihiro Ishikawa

Ce film de Yoshihiro Ishikawa aborde une légende horrifique célèbre au Japon, celle du bakeneko.

Wikipédia : « Le bakeneko (化け猫, monstre-chat) est une légende du folklore japonais transmise oralement qui serait à l’origine du bobtail japonais (une race de chat à très longue queue). C’est un bakemono (化け物) ou henge yōkai (変化妖怪, fantômes qui changent de forme), qui sont un genre d’esprits, de monstres, du folklore japonais. Ils sont caractérisés par leur facultés de métamorphes.

C’est un chat ayant des pouvoirs surnaturels, de même que le kitsune ou le tanuki, qu’il acquiert en atteignant l’une (ou plusieurs) de ces caractéristiques : un âge de treize ans, un poids de plus d’un kan (unité de poids japonaise qui correspond environ à 3,5 kg) ou une très longue queue. Il arrive parfois que celle-ci se divise en deux, faisant alors du bakeneko un nekomata (猫又).
Ce chat fantôme hante son foyer en menaçant la maisonnée et projetant des boules de feu. Il est souvent décrit comme se dressant sur ses pattes arrière prenant alors forme humaine. Il se peut également qu’il finisse par dévorer son maître dans le but de prendre sa place. Comme il est en apparence un chat tout à fait ordinaire, on ne laissait pas approcher les chats des cadavres car la légende veut que le bakeneko ait le don de réanimer un corps sans vie en sautant sur celui-ci, le ramenant ainsi à la conscience. »

15012004574815263612890184 dans TrapardLe chat fantôme est une autre des histoires récurrentes du Kaidan Eiga. Dans celles-ci, quand un chat lèche le sang de son maître mort (souvent assassiné pour des raisons politiques), il acquiert des pouvoirs surnaturels et devient capable de prendre forme humaine ou de posséder les humains dans le but de venger son maître.

Les films de chat fantôme les plus connus sont LE CHAT D’ARIMA (1937, Arima Neko), LE MYSTÈRE DU SHAMISEN HANTÉ (1938, Kaibyô nazo no shamisen), CAT GHOST OF OUMA CROSS (1954, Kaibyô Okazaki sôdô), LE CHAT FANTÔME : LE MUR MAUDIT (1958, Kaibo Noroi no kabe), LE MANOIR DU CHAT FANTÔME (1958, Borei kaibyo yashiki) de Nobuo Nakagawa, THE BLIND WOMAN’S CURSE (1970, Kaidan nobori ryû) de Teruo Ishii, HOUSE (1977, Hausu) de Nobuhiko Obayashi.

Vous retrouvez d’ailleur la chat fantôme à Hollywood et en Europe sous l’appellation de « Chat noir » ou Black Cat dont mon adaptation préférée est celle de Lucio Fulci sortie en 1981, LE CHAT NOIR.

Le bakeneko est aussi très présent dans les mangas, que ce soit le chat-bus de MON VOISIN TOTORO (1988, となりのトトロ, Tonari no Totoro) d’Hayao Miyazaki, ou encore celui de SI TU TENDS L’OREILLE (1995, 耳をすませば, Mimi o sumaseba) de Yoshifumi Kondō (d’après un scénario de Miyazaki) ou ceux du ROYAUME DES CHATS (2002, (猫の恩返し, Neko no ongaeshi) d ’Hiroyuki Morita du studio Ghibli, et bien sûr dans les POKÉMON (1996, ポケモン) de Satoshi Taijiri, NARUTO (ナルト) et BAKEMONOGATARI (化物語)…

Voici l’intrigue du film de Yoshihiro Ishikawa : Deux amants perdus dans les montagnes. Qu’importe la direction qu’ils prennent, ils se retrouvent à l’étang d’une forêt mystérieuse, comme si une sorte de force ne voulait pas les laisser partir. Il y a plus d’un siècle un crime a eu lieu dont l’ombre plane encore sur ces lieux…

Yoshihiro Ishikawa a aussi tourné une autre version de bakeneko avec THE GHOST-CAT CURSED POUND en 1968.

15012004574815263612890183

**J’ouvre une petite parenthèse moins traditionnelle pour LA FEMME DES SABLES (1964, 砂の女, Suna no onna) d’Hiroshi Teshigahara, adaptation du livre éponyme de Kôbô Abe qui raconte une histoire de femme fantôme au premier abord. Issu de la Nouvelle-Vague du cinéma japonais, Teshigahara est un auteur contemporain et moderne, et à travers son film il a dessiné un univers kafkaïen et absurde, enfermant peu à peu son personnage central dans une bulle cyclothymique sans fin.

L’intrigue : Un instituteur, passionné d’entomologie et désireux de passer trois jours loin des tracasseries de la ville, se retrouve sur une immense plage presque déserte. Il fouine, cherche, fouille pour trouver des insectes, ceux des sables, pour compléter sa collection et inscrire son nom au revers d’un traité d’entomologie. Pris au piège de l’obscurité qui tombe, il est recueilli par des villageois bienveillants et il finit la nuit au fond d’un trou, dans une maison cachée sous une dune, avec une femme pour aubergiste. Au lendemain, l’échelle qui l’a fait descendre a été enlevée. L’homme est alors une seconde fois pris au piège, condamné à rester avec cette femme au fond d’un trou pour vider des tonnes et des tonnes de sables, toutes les nuits, éternellement, comme un énième labeur de Sisyphe. Entre révolte, colère, et résignation, l’entomologiste, qui prenait soin d’observer attentivement ses insectes, se retrouve à son tour agrafé dans la plus absurde des existences…

Aussi dans cette logique moderne et créative de désacraliser la tradition, Shohei Imamura a réalisé PROFONDS DÉSIRS DES DIEUX (1968, 神々の深き欲望, Kamigami no fukaki yokubō) en cherchant à matérialiser psychologiquement les origines mythologiques du Japon.

L’intrigue : Sur une île japonaise encore épargnée par la modernité et ses influences occidentales, la vie des habitants s’organise autour des récoltes, travaux divers et cultes religieux. Ici, les hommes travaillent une terre fertile et mènent une vie simple, toujours protégés par l’aura des dieux. Personne n’oserait contredire les prophéties et les croyances sans craindre en retour une punition. Inceste, vol, dévergondage… sont autant d’horreurs qui bannissent la famille de la vie de l’île. Il n’y a que le grand-père pour relativiser et continuer à prier les dieux. Le père, source du mal, est enchaîné. Il ne peut rien faire sauf continuer à faire tomber cette géante pierre qui gâche l’exploitation des terres familiales. Sa femme est aussi sa sœur, elle est la maîtresse du chef de l’île qui l’a éloigné intentionnellement de son frère pour mieux satisfaire ses propres désirs. Quant aux enfants, la fille est une handicapée mentale et le fils un simple travailleur qui doit gérer la réputation de sa famille…

Fin de la parenthèse.**

15012005040315263612890185

ONIBABA (1964) de Kaneto Shindō

ONIBABA est un film d’horreur indépendant japonais connu aussi en France sous le titre d’ONIBABA, LES TUEUSES. Il s’agit d’une retranscription d’une légende traditionnelle.

Wikipédia : « Le film reprend la figure du démon, très utilisée dans les paraboles bouddhiques médiévales pour expliquer l’enfer auquel mènent les passions non maitrisées. Il s’inspire également de nombreuses histoires du folklore japonais ayant pour motif le « masque qui colle à la chair », (niku dzuki no men 肉付きの面). Comme de nombreuses oeuvres de l’époque (LE CHÂTEAU DE L’ARAIGNÉE d’Akira de Kurosawa par exemple), le film s’inspire de la dramaturgie du Nô, ce qui lui permet de créer une tension forte avec peu de moyens.

15012005040615263612890186

Le nô peut être défini comme un « drame lyrique » à condition d’entendre le mot « drame » dans son acception première de « action », le lyrisme du nô étant principalement poétique et ne demandant à la musique qu’un rythme et des timbres pour le soutenir. »

L’intrigue : Dans une région isolée du Japon, une veuve et sa bru, dont l’époux est parti faire la guerre, détroussent et tuent les samouraïs égarés pour survivre. Un déserteur s’éprend de la jeune femme, qui cède à ses avances. Mais un démon Oni masqué les menace d’un terrible châtiment.

-Le démon Oni possède une forme humanoïde, une taille gigantesque, des griffes acérées, deux cornes protubérantes poussant sur son front, des poils ébouriffés et un aspect hideux. Cependant, comme sa forme n’est pas totalement définie, certains détails de son anatomie varient énormément comme : le nombre de yeux, de doigts ou d’orteils, ou bien la couleur de sa peau, qui est généralement rouge ou bleue-

15012005040715263612890187

Le démon est en réalité un samurai de haut rang ayant perdu tous ses hommes à la guerre et portant un masque de Hannya (般若の面) que l’on associe généralement à un esprit féminin jaloux ou courroucé. Pour la veuve, il s’agit d’une sorte de monstre kaibutsu qu’il s’agit de maîtriser. Elle s’arrange pour le faire tomber dans le trou où les deux femmes jetaient les dépouilles de leurs victimes, véritable bouche de l’enfer cachée par de hautes herbes…

Le film est en version complète en V.O. avec des sous-titrages anglais iciVous y découvrirez un masque, celui du démon dont l’aspect ne vous sera sûrement pas inconnu. En effet, William Friedkin s’en est inspiré pour créer cette image stroboscopique ou subliminale du visage du démon qu’on peut apercevoir dans L’EXORCISTE (1974, The Exorcist).

KAIDAN YUKIJORÔ (1968) de Tokuzô Tanaka

15012005084315263612890188Un des plus beaux films de fantômes japonais, le fantôme vengeur évoluant constamment à l’aide la dramaturgie du Nô et avec son masque blanc.

L’intrigue : Un jeune apprenti et son maître sculptent une statue de la déesse Kannon dans les montagnes enneigées. Une tempête les surprend et ils sont alors contraints de se réfugier dans une cabane où ils reçoivent bientôt la visite de la Femme des Neiges. Elle tue le maître mais laisse en vie le jeune apprenti tourmenté. Plus tard, le jeune homme rencontre une femme belle et mystérieuse dont il tombe éperdument amoureux…

Le film est en version complète en V.O. avec des sous-titrages anglais ici.

THE LIVING SKELETON (1968, Kyuketsu dokuro sen) d’Hiroshi Matsuno

15012005103115263612890189Contrairement au contexte historique d’un Kaidan, la trame de THE LIVING SKELETON s’inscrit dans la mouvance moderne du thème confrontant les protagonistes du film à un destin placé ici sous le sceau d’une vengeance d’outre-tombe. C’est un peu THE FOG (1978) de John Carpenter, une dizaine d’années avant sa sortie…

L’intrigue : Un groupe d’hommes s’empare d’un navire et y massacre les occupants. Quelques années plus tard, les meurtriers sont hantés par des visions du bateau et certains se suicident ou meurent dans des conditions mystérieuses. Lors d’une banale séance de plongée avec son petit ami, la sœur d’une des victimes découvre de plus les squelettes enchaînes entre eux des victimes. Le prêtre de la petite paroisse où elle réside se révèle n’être nul autre que le chef des meurtriers, qui cache son visage défiguré sous un masque. Ce dernier se rend sur le bateau pour y découvrir l’horrible vérité…

- Trapard -

À SUIVRE !

Également dans la catégorie Dossier :

Les mondes perdus de Kevin Connor : 1 – Le Sixième Continent2 – Centre Terre 7e Continent3 – Le Continent Oublié4 – Les 7 Cités d’Atlantis / Fascinante planète Mars : 1 – L’invasion vient de Mars2 – L’invasion vient de la Terre3 – Ménagerie martienne4 – Délires martiens / Ralph McQuarrie : créateur d’univers (1)Ralph Mc Quarrie : créateur d’univers (2) / À la gloire de la SF : les pulps / Le cinéma fantastique français existe-t-il ? / Les séries d’Irwin Allen / Les Envahisseurs / Howard ou l’Ange Noir / Le Pays de l’Esprit : essai sur le rêve / Philip José Farmer, ou le seigneur de la ré-création (1) / Philip José Farmer, ou le seigneur de la ré-création (2) / Les dinosaures dans la littérature de science-fiction et de fantastique / Gérard Klein, ou l’homme d’Ailleurs et Demain / L’homme et son double / Jean-Pierre Andrevon, ou l’homme qui déclara la guerre à la guerre (1) / Jean-Pierre Andrevon, ou l’homme qui déclara la guerre à la guerre (2) / Homo Mecanicus (1) / Homo Mecanicus (2) / Jules Verne, ou le scaphandrier de l’Imaginaire (1) / Jules Verne, ou le scaphandrier de l’Imaginaire (2) / Jack Arnold (1) / Jack Arnold (2) / Jack Arnold (3) / Démons et merveilles (1) / Démons et merveilles (2) / Fungi de Yuggoth, ou l’oeuvre poétique / Un tour dans les boîtes de la galaxie / Fin du monde : J-1 / La maison hantée au cinéma / Bernard Quatermass et la famille Delambre / Le Fantastique et les prémices du cinématographe / Excursion galactique : première partie / Excursion galactique : deuxième partie / Radio Horror Shows : première partie / Sur les mers d’Altaïr IV / Radio Horror Shows : seconde partie / La flore extraterrestre au cinéma et à la télévision / Science-fiction et fantastique télévisés spécial 14 juillet / Science-fiction télévisée polonaise des années 60 / Cinéma de science-fiction des années 90 – première partie / Cinéma de science-fiction des années 90 – deuxième partie / Cinéma de science-fiction des années 90 : troisième partie / Quelques séries B fantastiques indonésiennes – première partie / Quelques séries B fantastiques indonésiennes – deuxième partie

Rejoignez le groupe des Échos d’Altaïr IV sur Facebook !

INDEX DU BLOG / GUIDE ALTAÏRIEN



DRIVE-IN : THE GOLDEN BAT (1966)

DRIVE-IN : THE GOLDEN BAT (1966) dans Cinéma bis 13051809153815263611200263

14112907173215263612748323 dans Cinéma bis japonais

THE GOLDEN BAT
Année : 1966
Réalisateur : Hajime Sato
Scénario : Sususmu Takaku
Production : Toei Company
Musique : Toshiaki Tsushima
Pays : Japon
Durée : ?
Interprètes : Sonny Chiba, Wataru Yamakawa, Hisako Tsukuba, Emiri Takami…

14112907173615263612748324 dans Drive-inSorti en salles la même année que la diffusion tv de la série ULTRAMAN (1966), voici un autre super-héros japonais : THE GOLDEN BAT ou « La Chauve-souris dorée ». Qu’on le nomme GOLDEN BAT ou ÔGON BATTO ou encore ÔGON BAT, FANTÔMAS, FANTAMAN, FANTASMAGORICO ou黄金バット, c’est un personnage de fiction créé par Takeo Nagamatsu et qui fut l’un des tout premiers super-héros japonais du XXe siècle. D’abord héros dans les années 30 des « kamishibai », sorte de pièce de théâtre ambulant où des artistes racontent des histoires en faisant défiler des illustrations sur des feuilles de papier devant les spectateurs. Puis quelques adaptations sous formes de mangas ont suivi, dont une par Osamu Tezuka en 1947 sous le nom de Kaitō Ōgon Bat (怪盗黄金バット). À noter également plusieurs séries animées comme celle-ci dont une produite en Corée du Sud en 1979 et connue sous le titre de BLACK STAR AND THE GOLDEN BAT.

Croisement entre le KRIMINAL des fumetti italiens, le KILLING des comics américains et le KILINK avec son squelette blanc peint sur un pyjama noir des séries Z turques, THE GOLDEN BAT est un héros à l’apparence squelettique vêtu d’une cape avec pour seule arme un bâton magique qui peut lancer des éclairs. Ses apparitions sont annoncées par la présence d’une chauve-souris dorée (Le Ôgon batto du titre original) et un rire caverneux censé terrifier ses ennemis.

L’intrigue : Ancien prêtre de l’oublié royaume d’Atlantide, il revient d’entre les morts pour protéger l’humanité. Relié psychiquement à la jeune Mary, il peut désormais apparaître parmi les humains, précédé de son rire effrayant…

14112907174215263612748325 dans Film des 60's

À la base, « Golden Bat » est un héros de manga qui a été adapté à plusieurs reprises dans les années 60, en films comme en dessin animé pour la télévision, avant que la Toei ne décide de porter ses aventures au grand écran avec THE GOLDEN BAT (1966, Ôgon batto) réalisé par Hajime Satô à qui l’on doit des films fantastiques comme HOUSE OF TERROR (1965, Kaidan semushi otoko) ou GOKÉ, BODY SNATCHER FROM HELL (1968, Kyuketsuki Gokemidoro).

On retrouve dans un des premiers rôles le jeune Shin’ichi Chiba, connu en France et aux USA sous le nom de Sonny Chiba dans les STREET FIGHTER (1974) puis dans LES ÉVADÉS DE L’ESPACE (1978), LES GUERRIERS DE L’APOCALYPSE (1979) ou encore dans X-OR (1982).

Dans THE GOLDEN BAT, Sonny Chiba fait partie de la troupe des Pearl Research Laboratory qui est plus ou moins un équivalent de la Patrouille Scientifique mondiale de la série ULTRAMAN. Le film est bourré d’action hyper-rythmée, de super décors et de science-fiction kitsch pour les fans de SF japonaise des Sixties.

- Trapard -

Image de prévisualisation YouTube

Autres articles publiés dans la catégorie Drive-in :

L’Oasis des Tempêtes / It Conquered the World / The Giant Claw / Bataille Au-Delà des Étoiles / Attack of the Fifty Foot Woman / Cat-Women of the Moon / Le Fantôme de l’Espace / Mesa of Lost Women / Gorilla at Large / The Amazing Colossal Man / The Beast with a Million Eyes / The Astounding She-Monster / The Deadly Mantis / La Fiancée du Monstre / Not of this Earth / The Night the World Exploded ! / Viking Women and the Sea Serpent / Curse of the Faceless Man / Le Peuple de l’Enfer / Rodan / Supersonic Saucer / World Without End / La Fille du Docteur Jekyll / The Monster that Challenged the World / Baran, le Monstre Géant / Frankenstein’s Daughter / Giant from the Unknown / I married a Monster from Outer Space / How to make a Monster / J’enterre les Vivants / The Manster /King Dinosaur / Les Envahisseurs de la Planète Rouge / Ring of Terror /This is not a Test / Le Monstre vient de la Mer / La Cité  sous la Mer / The Beast of Hollow Mountain / Le Labyrinthe / L’Île Inconnue / Bride of the Gorilla /Lost Continent / La Légion du Désert / The Astro-Zombies / El Extraño Caso del Hombre y la Bestia / Le Renne Blanc & La Résurrection de la Sorcière /The Vampire & The Return of Dracula / Le Lac de la Mort / Teenage Caveman / Drive-in spécial Mars /Dans les Griffes du Vampire /The Monster of Piedras Blancas / La Tête Vivante / Destination Planète Hydra / Incubus / Les Monstres de l’Apocalypse

Rejoignez le groupe des Échos d’Altaïr IV sur Facebook !

INDEX DU BLOG



DRIVE-IN : LES MONSTRES DE L’APOCALYPSE (1966)

DRIVE-IN : LES MONSTRES DE L'APOCALYPSE (1966) dans Cinéma bis 13051809153815263611200263

14112207493815263612726502 dans Cinéma bis japonais

LES MONSTRES DE L’APOCALYPSE (Kairyū Daikessen)
Année : 1966
Réalisateur : Tetsuya Yamauchi
Scénario : Masaru Igami & Mokuami Kawatake
Production : ?
Musique : Toshiaki Tsushima
Pays : Japon
Durée : 94 min
Interprètes : Hiroki Matsukata, Tomoko Ogawa, Ryutaro Otomo, Bin Amatsu, Nobuo Kaneko…

14112207500715263612726506 dans Drive-in

LES MONSTRES DE L’APOCALYPSE (1966, Kairyū Daikessen) ou NINJA APOCALYPSE, ou encore THE MAGIC SERPENT et GRAND DUEL IN MAGIC, est un OVNI de la Toei Company Ltd. Réalisé par Tetsuya Yamauchi, d’après un scénario de Masaru Igami adapté d’une histoire de Mokuami Kawatake, LES MONSTRES DE L’APOCALYPSE est un tokusatsu mais aussi un kaiju féodal tout en étant un film fantastique de ninja. Le film retranscrit un conte populaire japonais, « Jiraiya Goketsu Monogatari » (« l’Histoire de Gallant Jiraiya »), une légende classique datant de plusieurs siècles démontrant que les méchants sont toujours punis.

14112207500015263612726505 dans Film des 60's

L’intrigue : Un riche et courageux orphelin recherchant le traître qui fomente une rébellion pour assassiner son père, et une jeune fille abandonnée à la recherche de sa famille affrontent de nombreux obstacles, dressés par des bandes de truands à la solde des traites qui surgissent en travers de leur route provoquant de terribles batailles. Leurs adversaires se transforment en de gigantesques monstres de l’age préhistorique en utilisant la magie ninja et font des ravages considérables lors de leurs combats, provoquant des destructions semblables à celles d’un tremblement de terre…

14112207494515263612726503 dans Science-fiction

LES MONSTRES DE L’APOCALYPSE est un pur Daikaijû avec des transformations de méchants en dragons. Après sa diffusion au Japon, l’Amercican International Television en a acheté une copie pour une diffusion tv aux États-Unis, comme elle le faisait régulièrement avec des films de SF soviétiques, les Macistes italiens et bon nombre de Kaijù de la Toei. Le film est sorti en VHS en France en 1980 sous ce titre des MONSTRES DE L’APOCALYPSE. Je me souviens d’ailleurs parfaitement l’avoir loué avec un copain en 1983 à Nouméa lorsque nous étions gamins, avec plusieurs films de Kung Fu et quelques Kaijù-eiga, et m’être demandé s’il s’agissait de l’un ou de l’autre genre, tellement arts martiaux et créatures nippones se mêlent les uns aux autres.

- Trapard -

Autres articles publiés dans la catégorie Drive-in :

L’Oasis des Tempêtes / It Conquered the World / The Giant Claw / Bataille Au-Delà des Étoiles / Attack of the Fifty Foot Woman / Cat-Women of the Moon / Le Fantôme de l’Espace / Mesa of Lost Women / Gorilla at Large / The Amazing Colossal Man / The Beast with a Million Eyes / The Astounding She-Monster / The Deadly Mantis / La Fiancée du Monstre / Not of this Earth / The Night the World Exploded ! / Viking Women and the Sea Serpent / Curse of the Faceless Man / Le Peuple de l’Enfer / Rodan / Supersonic Saucer / World Without End / La Fille du Docteur Jekyll / The Monster that Challenged the World / Baran, le Monstre Géant / Frankenstein’s Daughter / Giant from the Unknown / I married a Monster from Outer Space / How to make a Monster / J’enterre les Vivants / The Manster /King Dinosaur / Les Envahisseurs de la Planète Rouge / Ring of Terror /This is not a Test / Le Monstre vient de la Mer / La Cité  sous la Mer / The Beast of Hollow Mountain / Le Labyrinthe / L’Île Inconnue / Bride of the Gorilla /Lost Continent / La Légion du Désert / The Astro-Zombies / El Extraño Caso del Hombre y la Bestia / Le Renne Blanc & La Résurrection de la Sorcière /The Vampire & The Return of Dracula / Le Lac de la Mort / Teenage Caveman / Drive-in spécial Mars /Dans les Griffes du Vampire /The Monster of Piedras Blancas / La Tête Vivante / Destination Planète Hydra / Incubus

Rejoignez le groupe des Échos d’Altaïr IV sur Facebook !

INDEX DU BLOG



GODZILLA S’AFFICHE

Alors que le Roi des Monstres fait son grand retour sur les écrans grâce à Gareth Edwards, et qu’il sera à l’affiche dans moins d’une semaine en France et en Nouvelle-Calédonie (oui, oui, c’est confirmé ici ! Hourra !), Les Échos d’Altaïr poursuivent leur hommage à Godzilla avec, aujourd’hui, une petite sélection d’affiches plus belles les unes que les autres. On y jette un coup d’œil ensemble ?

En cliquant sur le titre, vous obtenez la bande-annonce du film.

GODZILLA S'AFFICHE dans Cinéma bis 14050805375315263612218299

1 – Affiche de GODZILLA VS BIOLLANTE (1989)

14050805404215263612218300 dans Cinéma bis japonais

2 – Affiche de GODZILLA VS KING GHIDORAH (1991)

14050805421515263612218301 dans L'Affiche

3 – Affiche de GODZILLA VS MOTHRA (1992)

14050805592315263612218321 dans Science-fiction

4 – Affiche de GODZILLA VS MECHAGODZILLA II (1993)

14050805435415263612218302

5 – Affiche de GODZILLA VS SPACE GODZILLA (1994)

14050806194915263612218322

6 – Affiche de GODZILLA VS DESTOROYAH (1995)

14050806231315263612218323

7 – Affiche de GODZILLA FINAL WARS (2004)

- Morbius -

GODZILLA DANS LES ÉCHOS D’ALTAÏR, C’EST AUSSI :

Le retour du roi / Monstres Sacrés : Godzilla / Godzilla 2014 : extrait « Let them fight »



MONSTRES SACRES : GODZILLA

MONSTRES SACRES : GODZILLA dans Cinéma bis 14050303003115263612199975

14050303040715263612199977 dans Cinéma bis japonais

Godzilla apparaît pour la première fois à l’écran en 1954 dans le film d’Ishirô Honda, GODZILLA. Appelé Gojira (ゴジラ) en japonais (de Gorira, gorille et Kujira, baleine), il incarne au départ le cauchemar nucléaire, la peur des bombes atomiques dont le Japon a été victime durant la Seconde Guerre mondiale.

Surnommé le « Roi des Monstres », sa carrière se poursuit ensuite dans une trentaine de films où son apparence changera plus ou moins selon l’époque et les réalisateurs. Néanmoins, une constante demeure : Godzilla est un dinosaure mutant géant (le Godzillasaurus) résultant des puissantes radiations d’essais nucléaires, et sa forme est immédiatement reconnaissable :

« des écailles rugueuses et bosselées de couleur gris anthracite, une queue puissante, longue et dentelées, et de longues épines dorsales. Godzilla est une « chimère » inspirée de divers reptiles préhistoriques, dont les descriptions ont été glanées dans des livres de dinosaures pour enfants et des illustrations à partir d’un numéro du magazine Life : Godzilla a la tête et le bas du corps d’un tyrannosaurus, une triple rangée de plaques dorsales qui rappellent un stégosaure, le cou et les avant-bras des iguanodons et la queue et la texture de la peau d’un crocodile. » (Wikipédia)

14050303065915263612199978 dans Monstres sacrés

Créature géante (« kaiju » en japonais), la taille de Godzilla varie suivant les films de 50 à 140 mètres (record atteint dans le dernier film de la série réalisé par Gareth Edwards en 2013), et son poids oscille entre 20 000 à 60 000 tonnes suivant les régimes. Cependant, le dernier Godzilla est considéré comme « obèse » par les puristes japonais…

Godzilla, d’une force et d’une résistance phénoménales, est doté de pouvoirs extraordinaires, notamment d’un souffle atomique dévastateur qui lui permet d’affronter ses nombreux ennemis kaiju. Son cri particulier est comparable à une sorte de rugissement aux accents nasillards. Vu sa masse, il se déplace lentement et peut faire preuve d’un certain humour dans ses combats, ce qui n’est pas sans déplaire aux enfants dont il est devenu l’ami. En effet, de monstre destructeur Godzilla est progressivement passé à la position de monstre protecteur, d’abord défenseur du Japon, puis de la Terre entière.

14050303111915263612199979 dans Science-fiction

Tomoyuki Tanaka est à l’origine de la création de Godzilla pour la Toho, productrice du film. On raconte que son nom japonais, Gojira, aurait appartenu à « un employé de la Toho au physique particulièrement impressionnant » (100 Ans et Plus de Cinéma Fantastique et de Science-Fiction / Jean-Pierre Andrevon / éd. Rouge profond). Dans les films japonais, Godzilla a toujours été incarné par un comédien revêtu d’une combinaison en latex. La version américaine du monstre, en 1998, est en images de synthèse dans le film de Roland Emmerich, de même que dans celui de Gareth Edwards en 2014.

La célébrité de Godzilla est entretenue dans la culture populaire par des fans clubs, des magazines, des parodies, des jouets, de nombreux produits dérivés… Godzilla a reçu en 1996 le MTV Lifetime Achievement Award et il possède son étoile sur Hollywood Boulevard. Il est incontestablement LE kaiju le plus célèbre de la Terre entière et n’est pas près d’être détrôné ni même détruit par un Jaeger de PACIFIC RIM !

- Morbius -

14050303125715263612199980

L’avis des spécialistes :

« Figure emblématique, Godzilla représente tout aussi bien l’attaquant et le défenseur d’un monde dont la technologie galopante engendre à la fois les bienfaits et les pires maux pour la civilisation. L’ambiguité de sa nature, partagée entre le dragon mythique et sa légitime appartenance à la faune terrestre, de par sa ressemblance évidente avec le tyrannosaure (mâtinée d’un rien de stégosaure), le place en position d’arbitrage de la folie des hommes. » (Jean-Pierre Putters / Ze Craignos Monsters, le Retour / éd. Vents d’Ouest)

« Créé pour faire peur, Godzilla, le « Roi des monstres », ira, de film en film, en se dégradant (surtout dans les réalisations de Jun Fukuda), devenant un monstre bonasse, comique, qui défendra le Japon contre d’autres monstres plus féroces et plus éphémères, roulant des yeux pour faire rire les enfants ; puis, à la césures des années 1970 et 1980, il reprendra des écailles de la bête pour défendre la cause écologique, avant qu’un nouveau coup de pouce ne lui soit donné en 1998 par la version américaine de Roland Emmerich. Avant de renaître encore quelques années plus tard. » (Jean-Pierre Andrevon / 100 Ans et Plus de Cinéma Fantastique et de Science-Fiction / éd. Rouge profond)

« S’il définit les caractéristique du Kaiju Eiga, le GODZILLA inaugural d’Inoshiro Honda se montre pourtant bien différent de ses successeurs et adopte un ton sérieux, voire angoissant, qui s’estompera au fil des épisodes ultérieurs avant de disparaître presque totalement à l’orée des années 70. » (Fred Pizzoferrato / L’Écran Fantastique n°344)

Autres Monstres Sacrés présentés dans Les Échos d’Altaïr :

Alien / King Kong / Predator / Créature du Lac Noir / Mutant de Métaluna / Ymir /Molasar / Gremlins / Chose / Triffides / Darkness / Morlock / Créature de It ! The Terror from Beyond Space / Blob / Mouche / Créature de Frankenstein / Visiteurs /Martien de La Guerre des Mondes (1953) / E.T. / Pinhead / Michael Myers / Fu Manchu / Leatherface / Jason Voorhees / Tall Man / Damien Thorn / Toxic Avenger / Bruce : le grand requin blanc / La Momie / Le Loup-Garou / Dr Jekyll et Mr Hyde / Golem / Dracula / Orlac / La Bête / Les Krells / Les Pairans / Le Cavalier sans Tête / Le Hollandais Volant / Body Snatchers / Freddy Krueger / L’Homme au masque de cire

Rejoignez Les Échos d’Altaïr IV sur Facebook !

INDEX DU BLOG



LE RETOUR DU ROI

Né en 1954, au Japon, il a décidé cette année de fêter ses 60 ans par un retour triomphal sur les grands écrans mondiaux. Non seulement le bougre a pris du poids, a subi de nombreux liftings, mais en plus sa croissance ne s’est jamais arrêtée. Mesurant aujourd’hui 140 mètres de haut, il n’a rien perdu de sa fougue à écraser les immeubles et à affronter ses ennemis. Mieux : il n’a jamais été aussi en forme de sa vie si… radio-active. Son rugissement inimitable aux accents nasillards est pire que le souffle d’une tornade. Ses colères sont dévastatrices, mais il peut également s’avérer un puissant allié. Il est celui dont le nom fait trembler un pays tout entier, il est le maître incontesté, il est le roi, il est Godzilla…

LE RETOUR DU ROI dans Cinéma bis 14050101104515263612194541

Sa Majesté Godzilla, je l’ai rencontré la première fois alors que j’étais tout jeune. Quel âge avais-je ? Sans doute une dizaine d’années. Je ne m’en souviens plus exactement. Je sais simplement que c’est sous l’impulsion d’un copain indonésien que je suis allé le découvrir un jour au Liberty, une ancienne salle de cinéma néo-calédonienne magnifique. Cela faisait longtemps que je voyais les affiches de ses exploits sur la façade de la salle, mais j’avoue que je n’étais pas vraiment tenté. Non. À vrai dire, je trouvais ça… trop ringard… trop kitsch… trop craignos, en fait…

14050101145515263612194544 dans Cinéma bis japonaisQuand enfin j’ai découvert le Roi des Monstres en pleine action sur l’écran géant du Liberty, là, j’ai commencé à être impressionné. Si je n’ai aucun souvenir du titre du film, je me rappelle parfaitement qu’il était en couleur et que Mechagodzilla était de la partie.

Je me demandais sans cesse comment ce monstre géant était animé, quels étaient les trucages, car je le trouvais plutôt bien fichu, même si parfois un peu raide dans sa façon de se mouvoir. Je me réjouissais à chaque destruction de bâtiment, à chaque voiture écrasée sous ses grosses pattes, à chaque souffle atomique s’échappant de sa grande gueule, à chaque gnon balancé à son adversaire. Quant à son cri particulier, il m’amusait beaucoup, plus comique qu’effrayant à mes oreilles. Finalement, je ne le trouvais pas si mal que ça, ce Godzilla dont j’avais tant entendu parler par mon pote. Sans devenir fan, et encore loin de connaître les origines et l’histoire légendaire du Roi des Monstres, Godzilla devait rester dans ma mémoire de fantasticophile débutant.

Godzilla a depuis connu nombre d’aventures et de mésaventures. Sa longue filmographie constituée de 28 films comprend davantage de nanars que de réussites, mais qu’importe : Godzilla est entré dans la culture populaire par la grande porte. Le film d’Ishirô Honda, en 1954, est aujourd’hui un classique reconnu et incontournable, et notre monstre favori est devenu une star à la réputation inébranlable, celle d’être le Roi des Monstres (avec son étoile sur Hollywood Boulevard) ! Même King Kong l’a affronté ! C’est Willis O’Brien qui devait se retourner dans sa tombe à ce moment-là (le pauvre est mort en 1962, lors de la sortie de KING KONG CONTRE GODZILLA… un signe…).

14050101182415263612194545 dans Science-fiction

Godzilla, on le sait, est un monstre géant (que l’on définit en japonais sous le terme « kaiju »), enfant de la bombe car issu de l’ère atomique et créé seulement 9 ans après les destructions nucléaires de Nagasaki et d’Hiroshima. Ses parents sont Tomoyuki Tanaka et le studio Toho.

En 2014, il revient et il n’est pas content de voir ce que l’on fait subir à la Terre depuis des décennies. Comme une révolte de la Nature contre l’Homme, notre Godzilla entend bien nous rappeler à l’ordre cette année, nous rappeler aussi quelle est sa place parmi nous et pourquoi l’on ne doit pas s’égarer à jouer à l’apprenti-sorcier…

Fini les rigolades, les matchs de volley contre des écrevisses géantes ou les comédies à la Roland Emmerich, fini les multiples ravalement de façade dont il a été l’objet au cours de tous ses derniers films, Godzilla version Gareth Edwards revient pour sonner la fin de la récré. Il est LA force de la Nature en colère, celui contre lequel personne ne peut rien, pas même ses adversaires kaiju, il est de retour pour nous en foutre une bonne et pour nous rappeler définitivement qui est le plus fort, et Les Échos d’Altaïr ne vont pas lâcher le morceau jusqu’à son retour dans les salles prévu le 14 mai…

- Morbius -

14050101240415263612194551

Image de prévisualisation YouTube



DRIVE-IN : THE MANSTER (1959)

DRIVE-IN : THE MANSTER (1959) dans Cinéma bis 13051809153815263611200263

13110907030915263611715220 dans Cinéma bis japonais

THE MANSTER
Année : 1959
Réalisateur : George Breakston & Kenneth G. Krane
Scénario : George Breakston
Production : George Breakston (United Artists)
Musique : Hirooki Ogawa
Pays : USA – Japon
Durée : 72 min
Interprètes : Peter Dyneley, Jane Hylton, Tetsu Nakamura, Terri Zimmern, Norman Van Hawley, Jerry Ito…

13110907050115263611715221 dans Drive-inAttention les yeux : ce soir, sur notre petit drive-in des Échos d’Altaïr, vous risquez de voir double, et sans aucune anamorphose ! THE MANSTER est une de ces rares séries B avec, comme sujet, la greffe d’une seconde tête sur un être humain. Bien que la firme American International Pictures ait réutilisé ce thème pour deux petites productions de sa fameuse blaxploitation, avec THE INCREDIBLE 2-HEADED TRANSPLANT (1971) de Anthony M. Lanza, et THE THINGS WITH TWO HEADS (1972) de Lee Frost, deux comédies où la tête d’un Afro-américain était transplantée sur un corps unique à côté de celle d’un raciste, ce qui engendrait les réactions les plus cocasses de la part des deux co-habitants. Mais c’est surtout Samuel Raimi qui rendra un hommage plus direct à THE MANSTER, dans son ARMÉE DES TÉNÈBRES (1992), lorsque Ash (Bruce Campbell) a un œil qui lui pousse sur son épaule droite, ce qui entraîne le fractionnement de son corps en deux êtres différents : Good Ash et Bad Ash. Mais là où Sam Raimi fait dans l’humour noir, THE MANSTER est un pur film d’horreur à l’ancienne, parfois à la limite du kitsch, et co-produit entre les États-Unis et le Japon. Et ceci, à une période où la Nouvelle Vague cinématographique japonaise commençait à exploiter les univers délirants de l’horreur visuelle. L’univers en question est particulier avec THE MANSTER, et il y a déjà dans avec ce film des éléments de l’horreur charnel que l’on retrouvera des décennies plus tard, avec le cyberpunk de Shin’ya Tsukamoto et son fameux TETSUO (1989) qui n’en a pas fini de faire des émules, et des dérivés cinématographiques, au Japon. Mais les fans de mangas et de leurs dérivés de SF ou de gore, de notre petit groupe des Échos d’Altaïr, sauront écrire mieux que moi sur la nouvelle génération cinématographique nipponne…

13110907064815263611715222 dans FantastiqueTHE MANSTER est, néanmoins, catalogué parmi les Tokusatsu, autrement dit, des films japonais qui comportent un usage considérable d’effets spéciaux, au même titre que les Kaigu-eiga, et autres Mecha. Tokusatsu se traduisant, plus ou moins en japonais par « tournage spécial »…

L’intrigue : Un journaliste américain est envoyé au Japon pour interviewer un scientifique excentrique japonais travaillant sur des expériences secrètes dans son laboratoire, situé sur les hauteurs d’une montagne. Le journaliste semble être le cobaye parfait pour une expérience inconnue, lorsque le médecin sadique le drogue à l’aide d’un sérum qui le transforme progressivement en un affreux monstre à deux têtes…

THE MANSTER est sorti au Japon en 1959 sous le titre 双頭の殺人鬼, Sôtô pas Satsujinki, puis il fut distribué aux États-Unis, l’année suivante, en complément de programme du cultissime film français de Georges Franju, LES YEUX SANS VISAGE (1960), mais il est inédit en France. Ce film est un petite curiosité cinématographique à découvrir, pour ceux qui en auront la curiosité, toute la partie finale étant comme une version gothique, à la japonaise, du fameux FRANKENSTEIN (1931) de James Whale. Un univers gothique plutôt rare dans l’industrie nippone et qui ne sera pas sans déplaire aux fans du genre, comme Jean Beauvoir, s’il passe sur le blog, et s’il ne l’a pas déjà vu, bien entendu…

- Trapard -

THE MANSTER : LE FILM EN ENTIER (V.O.)

Image de prévisualisation YouTube

Autres articles publiés dans la catégorie Drive-in :

L’Oasis des Tempêtes / It Conquered the World / The Giant Claw / Bataille Au-Delà des Étoiles / Attack of the Fifty Foot Woman / Cat-Women of the Moon / Le Fantôme de l’Espace / Mesa of Lost Women / Gorilla at Large / The Amazing Colossal Man / The Beast with a Million Eyes / The Astounding She-Monster / The Deadly Mantis / La Fiancée du Monstre / Not of this Earth / The Night the World Exploded ! / Viking Women and the Sea Serpent / Curse of the Faceless Man / Le Peuple de l’Enfer / Rodan / Supersonic Saucer / World Without End / La Fille du Docteur Jekyll / The Monster that Challenged the World / Baran, le Monstre Géant / Frankenstein’s Daughter / Giant from the Unknown / I married a Monster from Outer Space / How to make a Monster / J’enterre les Vivants

Rejoignez le groupe des Échos d’Altaïr IV sur Facebook !

INDEX DU BLOG



ROBOT-COOL (33) : MECHAGODZILLA

ROBOT-COOL (33) : MECHAGODZILLA dans Cinéma bis 13061309574815263611288444

13101806384815263611650146 dans Cinéma bis japonais

Mechagodzilla (Mekagojira) est, ce que l’on pourrait appeler, un « robot-kaiju ». Il est apparu pour la première fois dans le film GODZILLA Vs MECHAGODZILLA (GODZILLA CONTRE MECANIK MONSTER, Jun Fukuda, 1974). Il s’agit tout simplement de l’équivalent mécanique du roi des monstres, Godzilla, qu’il affrontera dans de nombreux films.

Mechagodzilla (version première, c’est-à-dire le Mechagodzilla Showa) a été conçu par une race simiesque d’envahisseurs extraterrestres. Sa taille variera entre 50 et 120 mètres (suivant les films et ses versions) et son poids entre 40 000 et 150 000 tonnes. Autant dire qu’il ne vaut mieux pas qu’il vous marche sur les pieds. Son corps de métal a été fabriqué dans un alliage inconnu et particulièrement résistant (ce qui est préférable pour affronter Godzilla), et notre robot géant peut voler à une vitesse équivalente à Mach 5.

13101806434115263611650153 dans Robot-cool

Mechagodzilla version Millenium

Plus que tout, Mechagodzilla est une véritable machine de guerre destructrice. Il est ainsi muni : de lance-flammes, de canons optiques, de griffes missiles, d’un faisceau électrique, d’un champ de force cylindrique, d’un étrange faisceau optique arc-en-ciel équivalent au souffle atomique de Godzilla et de beaucoup, beaucoup d’autres gadgets destinés à faire de gros dégâts, tels des missiles logés dans ses genoux et ses orteils, ou sa poitrine qui contient un puissant faisceau d’énergie destructeur capable de couper en deux les montagnes ! Enfin, sa tête est capable de pivoter à 360°. Efficace pour surveiller ses ennemis.

Mais Mechagodzilla sera à plusieurs reprises détruit et reconstruit sous diverses versions toujours plus améliorées afin de commettre davantage de destructions : le Mechagodzilla Heisi et le Mechagodzilla Millenium.

13101806415015263611650150Le Mechagodzilla Heisi (ou Super-Mechagodzilla, photo ci-contre) possède une armure de métal recouverte d’une couche de diamants artificiels. Elle est prévue pour absorber l’énergie du souffle atomique de Godzilla et la transférer à une grenade plasma située sur son abdomen. Cette version de Mechagodzilla est également dotée de canons laser situés dans les yeux, ce qui lui confère un regard particulièrement mortel.

Le Mechagodzilla Millenium est considéré comme un kaiju-cyborg car il contient des composants organiques en plus de sa mécanique. À l’inverse de ses prédécesseurs, ce modèle peut utiliser sa queue comme arme destructrice. Plus sophistiqué et mieux équilibré, le Mechagodzilla Millenium dispose, entre autres, d’un canon oral, de deux canons laser situés sur ses épaules et d’un pack de vol détachable (avec lance-roquettes et autres armes).

À savoir que le Times a classé Mechagodzilla version Showa en quinzième position sur les 50 meilleurs robots de l’histoire du cinéma. Mechagodzilla devance ainsi sur la liste les célèbres C-3PO (STAR WARS), T-1000 (TERMINATOR 2) et Optimus Prime (TRANSFORMERS) !

Mechagodzilla, toutes versions confondues, est assurément un splendide robot géant impressionnant et redoutable, formidable adversaire de Godzilla lui-même.

- Morbius -

Autres vedettes de la catégorie Robot-Cool :

 Robby / Maximilian / Hector / Gort / Twiki / Cylon / Maria / Robot (Perdus dans l’Espace) / V.I.N.CENT / Tobor / Robot de Silent Running / Androïde de Mondwest / C-3PO et R2-D2 / Terminator / Data / Androïdes de THX-1138 / Robocop / Steve Austin et Jaimie Sommers / Numéro 5 / Ilia / Robot-John / Nono / WALL-E / Robot Bikini / A.P.E.X. / Peepo / Chalmer / REM / Servante du Gardien / Danguard Ace / Géant de Fer / Protector 101 Killbot / Robot de Total Recall (2012)

Robot « cool » ou « craignos » ?

 Rejoignez le groupe des Échos d’Altaïr IV sur Facebook !

INDEX DU BLOG



123