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Archive pour la catégorie « Cinéma bis japonais »

DRIVE-IN : BARAN, LE MONSTRE GEANT (1958)

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BARAN, LE MONSTRE GEANT (Daikaijū Baran)
Année : 1958
Réalisateur : Ishiro Honda
Scénario : Ken Kuronuma & Shin’ichi Sekizawa
Production : Tomoyuki Tanaka
Musique : Akira Ifukube
Pays : Japon
Durée : 87 min
Interprètes : Kozo Nomura, Ayumi Sonoda, Fumito Matsuo, Nadao Kirino, Hisaya Ito, Koreya Senda…

Sorti en 1958 au Japon avec le titre DAIKAIJÙ BARAN, puis aux États-Unis en 1962 comme VARAN, MONSTER FROM THE EAST, on retrouve parfois, en France, le film sous cet autre nomination : VARAN, LE MONSTRE GÉANT.

À l’origine, le film devait être produit pour la télévision américaine ABC, mais les producteurs américains se sont retirés en cours de tournage, et BARAN, LE MONSTRE GÉANT fut complété et terminé grâce à une équipe de la Toho, ce qui a permis au film de sortir en salles japonaises. Une version modifiée et retouchée sortira par la suite aux États-Unis. BARAN, LE MONSTRE GÉANT est aussi le dernier kaiju eiga a avoir été tourné en noir et blanc, alors que RODAN, datant de 1956, ou d’autres films du genre, sortaient déjà en couleurs. Le noir et blanc du film permit entre autre, à la Toho, de réutiliser des stock-shots d’attaque d’avions issus du premier GODZILLA de 1954.

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L’intrigue : Une espèce rare de papillon originaire de Sibérie est découverte dans une vallée mystérieuse au Japon, et un couple d’entomologistes guidant un groupe de scientifiques part enquêter sur place, dans une région située le long du fleuve Kitakami, afin de découvrir pourquoi ses insectes continentaux sont arrivés jusqu’au Japon. Deux membres de l’équipe scientifique de l’expédition sont mystérieusement écrasés par quelque chose d’inconnu et gigantesque. Les villageois de la région insistent sur le fait que ces décès sont le résultat de la colère de leur dieu de la montagne Baradagi-Sanjin. Une plus grande expédition est alors dépêchée sur les lieux et elle arrive en pleine prière rituelle des villageois à leur dieu de la montagne, et c’est ainsi que se réveille le Varan, le monstre de la rivière Kitakami. Et là, ça va faire mal…

Personnellement, BARAN, LE MONSTRE GÉANT est un des mes kaiju préférés. Souvent proche du GODZILLA initial, il crée bien la contradiction entre Japon médiéval et Japon moderne. Les effets spéciaux de Eiji Tsuburaya sont particulièrement réussis, et nous sommes encore loin des dialogues balourds des kaiju eiga des années 60. L’ambiance y est prenante, proche du cinéma d’horreur, et encore dans le sérieux d’un GODZILLA, KING OF THE MONSTERS ! (en français, GODZILLA, LE MONSTRE DE L’OCÉAN PACIFIQUE, et en japonais, Kaiju no Gojira) du même Ishiro Honda. Le continuateur des kaiju après Ishiro Honda, qu’était Jun Fukuda proposera plus, par la suite, un versant humoristique et léger des films de monstres japonais.

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BARAN, LE MONSTRE GÉANT est notre drive-in du samedi soir, petite perle culte et méconnue à la fois, un film qui a été, à de nombreuses reprises, remonté par la suite. Daikaiju Baran, est aussi sorti en DVD en 2005, en version originale japonaise, mais retitré en français VARAN, L’INCROYABLE.

- Trapard -

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DRIVE-IN : RODAN (1956)

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RODAN (Sora no Daikaijū Radon)
Année : 1956
Réalisateur : Ishiro Honda
Scénario : Ken Kuronuma, Takeshi Kimura & Takeo Murata
Production : Tomoyuki Tanaka, Frank King (USA)
Musique : Akira Ifukube
Pays : Japon
Durée : 82 min
Interprètes : Kenji Sahara, Yumi Shirakawa, Akihiko Hirata, Akio Kobori, Yasuko Nakata, Minosuke Yamada…

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RODAN est un Kaijù Eiga, autrement dit, un film japonais de monstres géants, des créatures étranges considérées comme des forces de la nature devant lesquelles l’homme est impuissant. Produit par Tomoyuki (Japon) et Frank King (USA) et distribué par la fameuse Toho, RODAN a été tourné par le réalisateur Ishiro Honda, réalisateur des premiers Godzilla (en 1954 et 1955), monstre climatique réveillé par la bombe atomique sur Hiroshima et Nagasaki, à la différence, ici, qu’il s’agit de libellules préhistoriques géantes. Comme c’était souvent le cas à cette époque, à cause du blocus americano-japonais, RODAN fut tourné en deux versions, une japonaise et une autre exportable pour les États-Unis. Dans la version américaine RODAN THE FLYING MONSTER, des scènes montrant la bombe atomique ont été ajoutées et l’on insiste bien sur le nucléaire comme cause de l’apparition des monstres. Le film fut le premier Kaijù Eiga a être tourné en couleurs, et il engendra, d’ailleurs, un des plus gros succès du film de SF aux USA, cette année 1957 (l’année suivante de celle de la sortie japonaise).

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L’intrigue : Des mineurs sont attaqués dans un chantier près du Mont Aso; les policiers envoyés les chercher sont retrouvés déchiquetés. On identifie les coupables : des Meganulons, des larves de libellules préhistoriques géantes. Un des mineurs est retrouvé amnésique et en état de choc; il déclare avoir vu un œuf géant éclore dans les mines. Quelque temps plus tard des avions sont détruits par un mystérieux objet volant…

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Les effets montrant les larves géantes et visqueuses, renforcés par la couleur et la musique d’Akira Ifukube (déjà créateur de la memorable B.O. de GODZILLA), peuvent peut-être prêter à rire aujourd’hui, mais ce film se regarde contextuellement dans la logique d’un Kaijù Eiga et de sa continuité télévisuelle comme SPECTREMAN (un robot écolo, que je m’étais amusé à classer dans les robots-craignos de ce blog). GODZILLA annonçait d’ailleurs lui aussi quelques créatures issues de mère-nature que les dérèglements atomiques ont dangereusement (pour l’Homme) augmenté la croissance : DES MONSTRES ATTAQUENT LA VILLE (Them ! 1954) de Gordon Douglas, THE DEADLY MANTIS (1957) de Nathan Juran, et j’en passe des moins glorieux…Puis bien avant la mante religieuse de THE DEADLY MANTIS et le vautour préhistorique de THE GIANT CLAW, et d’autres films encore, RODAN anticipait la future menace gigantesque et animale venue du ciel, bien que je serais incapable de classer cette créature volante dans une quelconque catégorie des premières créatures terrestres, la Toho ayant plutôt misé sur son étrangeté apparente. Elle n’est juste rien de moins que RODAN.

- Trapard -

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MONSTRES SACRES : LES PAIRANS

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Seraient-ce six étoiles de mer qui sèchent près d’un radiateur ? Du tout : ce sont les Pairans. Tout fan de SF les a sûrement déjà découvert, ne serait-ce qu’en photographie, et s’en est inquiété pour la crédibilité du cinéma de science-fiction. Les Pairans sont les étoiles de mer extraterrestres héroïnes du nanar japonais de Koji Shima, LE SATELLITE MYSTÉRIEUX (Uchûjin Tôkyô ni arawaru), plus facilement visible en Zone 1 sous le titre anglais, WARNING FROM SPACE (1956).

Arrivés à bord de leur soucoupe, pour prévenir les Terriens du risque imminent de collision entre une planète déboulant à toute vitesse en direction de la Terre, les Pairans effraient d’abord sous leur aspect réel (si, si !). Nos étoiles de mer, et Ginko leur leader, prendront alors une apparence humaine pour entrer en contact avec des scientifiques et des journalistes qui, une fois avertis, tenteront d’anéantir à distance la planète mortelle qui pompe l’atmosphère terrestre en se rapprochant de notre planète bleue (bah oui…).

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Parfois cadrées de très près, au début du film, nos étoiles de mer ressembleraient presque aux Martiens de LA GUERRE DES MONDES (1954), le réalisateur, Koji Shima, ayant aussi pompé sans vergogne la bande-son du film de Byron Haskin, sorti deux ans plus tôt, celle-là même qui annonçait l’approche des Martiens. LE SATÉLLITE MYSTÉRIEUX surfe aussi, bien entendu, sur le succès du CHOC DES MONDES (1951) de Rudolph Maté, ainsi que sur les premiers films de monstres japonais dont GODZILLA a lancé la mode dès 1954, mais il est surtout daté comme étant le premier film de science-fiction japonais a avoir été tourné en couleurs.

Bien que très peu impressionnants dans leurs pyjamas à cinq manches fermées, et avec leur énorme oeil cyclopéen sur le torse, les Pairans sont des créatures extraterrestres assez cultes dans le panthéon du bis japonais kitchissime. On en retrouve des spécimens assez similaires dans le téléfilm ATTACK FROM SPACE (1965) qui est un des épisodes de la série SUPER GÉANT (Supa Jaiantsu) dans laquelle le héros en collants, Spaceman (ou Starman, en anglais), lutte contre toute invasion extraterrestre.

- Trapard -

Autres Monstres Sacrés présentés dans Les Échos d’Altaïr :

Alien / King Kong / Predator / Créature du Lac Noir / Mutant de Métaluna / Ymir / Molasar / Gremlins / Chose / Triffides / Darkness / Morlock / Créature de It ! The Terror from Beyond Space / Blob / Mouche / Créature de Frankenstein / Visiteurs / Martien de La Guerre des Mondes (1953) / E.T. / Pinhead / Michael Myers / Fu Manchu / Leatherface / Jason Voorhees / Tall Man / Damien Thorn / Toxic Avenger / Bruce : le grand requin blanc / La Momie / Le Loup-Garou / Dr Jekyll et Mr Hyde / Golem / Dracula / Orlac / La Bête / Les Krells

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La trilogie japonaise de Dracula

LA TRILOGIE JAPONAISE DE DRACULA (par Trapard, du Cri du Cagou)

Je parlais du cinéma japonais des années 50 et 60 dans cet article consacré au classique de Kenji Mizoguchi. En 1971, l’industrie cinématographique et d’exploitation japonaise s’est déjà affirmée et elle est, de plein pied, dans la production de films calqués sur le cinéma américain (comme cette trilogie) ou au contraire, elle affirme une japanese touch qui tentera une exportation dans les circuits de distribution grindhouse des petites salles.

Les films de samouraïs n’en finissent plus de chercher à ne pas se laisser concurrencer par une nouvelle production de films d’arts martiaux, exportable, et venue de Hong Kong. Ainsi les aventures de ZATOICHI, le samouraï aveugle, débutées dans les années 60, se prolongent, et se renouvellent régulièrement, dans les années 70, grâce à de nouvelles équipes techniques et de nouveaux castings. C’est aussi, la série des BABY CART qui voit le jour en 1972. C’est une adaptation d’un « gekiga », sorte de manga historique dans laquelle, ici, l’histoire se déroule durant le XVIIe siècle au Japon. Puis, les aventures du sadique ninja japonais, Hattori Hanzō. C’est aussi la glorieuse période des films de sexploitation au Japon qui s’est spécialisé, plus qu’ailleurs, dans les films SM de tortures et d’humiliations de femmes destinés à une exportation et une distribution dans les pays à forte tendance chrétienne (je vous laisse imaginer pourquoi…). SALO OU LES 120 JOURNEES DE SODOM de Pier Paolo Pasolini en sera, aussi, le dérivé italien. Je citerai, par exemple, concernant cette production japonaise : SEX AND FURY (1973) et LE COUVENT DE LA BÊTE SACREE (1974) du même Noribumi Suzuki, puis SHOGUN’S SADISM (1976) de Yûji Makiguchi, VIOLENCES ET TORTURES SUR LES FEMMES (1978) de Kôji Wakamatsu, et d’autres encore…

La trilogie japonaise de Dracula dans Cinéma bis 12072308154315263610133937

Certains réalisateurs de la Nouvelle Vague japonaise flirteront d’ailleurs, aussi, avec cette mouvance. C’est le cas de Nagisa Ôshima, par exemple, mais de manière beaucoup plus subtile et, finalement, beaucoup plus provocatrice, avec L’EMPIRE DES SENS (1976). D’autres s’essayeront au fantastique ou au morbide, comme Yasuzō Masumura avec LA BÊTE AVEUGLE (1969), entre autres.

Ce marché d’exploitation cinématographique du sadisme s’éteindra, peu à peu, de lui-même, laissant la place à une production beaucoup plus soft, et destinée aux plus petits, que des gens de la génération de Morbius, ou moi-même, avons bien connu. Et ceci grâce à une nouvelle demande lors de l’expansion de la télévision, et la création de nouvelles chaînes. Ce qui a été le cas, en France métropolitaine, avec ces trois chaînes (TF1, A2 et FR3) achetant au Japon des séries comme SAN KU KAÏ, SPECTREMAN, BIO-MAN, ou en mangas, comme GOLDORAK, CAPITAINE FLAMM, ALBATOR, ainsi que les co-productions qui se créeront entre la France et le Japon (CANDY, MAYA L’ABEILLE…). Beaucoup d’autres de ces séries TV se sont imitées à la télévision japonaise, d’où l’effervescence d’une culture geek endémique au Japon, que certains réalisateurs, comme Takashi Miike tentent, encore aujourd’hui et régulièrement de ressusciter, pour mieux la renouveler.

Pour ce qui est de la« trilogie de Dracula », elle est inédite en France, dans le circuit du DVD, et donc je me limiterai à la titrer en anglais : LAKE OF DRACULA, LEGACY OF DRACULA et EVIL OF DRACULA. C’est la très vieille Compagnie TOHO qui en est à l’origine et c’est de cette maison de production que sont issus certains des plus grands classiques d’Akira Kurosawa comme LES SEPT SAMOURAÏ (1954) ou LE CHÂTEAU DE L’ARAIGNEE (1957). Et c’est à l’assistant-réalisateur de Kurosawa sur ce dernier film de 1957, Michio Yamamoto, que reviendra la réalisation de notre trilogie vampirique. Yamamoto a d’ailleurs très peu tourné. Assistant-réalisateur jusqu’en 1966, il tournera seulement 6 longs métrages entre 1969 et 1974, ainsi que quelques épisodes d’une série TV, en 1975. Sa trilogie de Dracula a été réalisée pour surfer sur cette veine d’exploitation de films fantastico-gothiques, dont les maisons de production, Hammer Films, en Angleterre, et l’American International Pictures (A.I.P.), aux USA, régnaient en maîtres.

1971, c’est l’année où sera mis en chantier, par la Hammer, la trilogie de Karnstein, adaptée de « Carmilla » de Sheridan Le Fanu. L’année suivante, l’A.I.P., qui est partie prenante de la blaxploitation (exploitation de films destinée à un public afro-américain) lancera son BLACULA, puis sa suite, SCREAM, BLACULA SCREAM ! Ces deux films suivront la logique des films de Yamamoto, en situant leurs intrigues dans les années 1970, se détachant ainsi d’un cinéma gothique qui ancre, depuis une décennie, ses codes scénaristiques dans une Angleterre victorienne ou en plein Moyen Âge. C’est aussi une manière, pour ces producteurs et exploitants de films d’horreur internationaux, de chercher à renouveler leur public, en ciblant les plus jeunes générations nées du Boom économique et détachées du passé.

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La Trilogie de Dracula s’ancre bien donc dans son temps, et ceci de manière universelle, sans réellement utiliser de codes japonais, et mettant en scène des comédiens jeunes et modernes. Pour les éventuels curieux qui chercheraient à voir ces trois films de Yamamoto, je ne lancerai aucun SPOILER en racontant leurs intrigues, mais je me limiterai à ajouter que leur ambiance vaut le détour, de par le mystère qu’elle dégage, et ceci grâce à de splendides artifices d’éclairages (encore un peu gothiques, malgré la modernité du sujet) et dévoilant un univers macabre qui devrait réjouir tout fantasticophile amateur.

- Trapard -

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Robot-craignos (36)

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Voici Mechani Kong, version robotisée du Dieu Kong et comme Godzilla aura la sienne avec MECHA GODZILLA.

Mechani Kong est né de l’esprit torturé (et assez mégalo, il faut avouer) du Dr. Who (non, pas le docteur anglais, mais ici, c’est un savant fou bien nippon) dans KING KONG ESCAPES (1967) d’Ishirô Honda.

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Après KING KONG CONTRE GODZILLA, il fallait bien une nouvelle astuce pour se faire se confronter deux nouveaux monstres géants, et du même coup, faire écraser plein de petits Japonais honteux d’avoir perdus la guerre.

Et c’est du Dr Who que vient la solution : créer un King Kong mécanique, le MECHANI KONG (ne cherchez pas l’astuce philosophique, il n’y en a pas…).

- Trapard -

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DRIVE-IN : BATAILLE AU-DELÀ DES ÉTOILES

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BATAILLE AU-DELA DES ETOILES (THE GREEN SLIME)

Année : 1968
Réalisateur : Kinji Fukasaku
Scénario : Bill Finger, Tom Rowe & Charles Sinclair (d’après une histoire d’Ivan Reiner)
Production : Walter Manley & Ivan Reiner (Toei / MGM)
Effets spéciaux : Akira Watanabe, Productions Ekisu
Pays : Japon / USA
Durée : 77 min
Interprètes : Robert Horton, Richard Jaeckel, Luciana Paluzzi …

L’HISTOIRE :
Un groupe d’astronautes ramène par erreur une étrange boue verte luminescente d’un astéroïde. Bientôt celle-ci va muter et devenir une monstrueuse créature extraterrestre qui va se multiplier et menacer la station spatiale Gamma 3…

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BATAILLE AU-DELA DES ETOILES est un film de SF de série B tourné au Japon avec surtout des acteurs américains et une actrice italienne, Luciana Paluzzi (OPERATION TONNERRE). Charles Sinclair, qui a participé au scénario, est également à l’origine de certains épisodes de la série TV BATMAN des années 1960. On ne s’étonnera donc pas vraiment du peu de qualité dont fait preuve l’histoire de ce film de science-fiction aux dialogues souvent risibles. A noter que de nombreux acteurs amateurs étrangers présents au Japon, Turcs et Allemands, ont été recrutés pour les besoins du film, et les femmes de la station spatiale ont été interprétées par des mannequins américains disponibles sur place, ni plus ni moins !

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Les effets spéciaux visuels de BATAILLE AU-DELA DES ETOILES ont été confiés à Akira Watanabe. Quant aux fameux monstres du film, ce sont les Productions Ekisu qui se sont chargés de leur confection. En fait, il s’agit d’enfants japonais glissés dans des costumes de créatures à tentacules. Ils ne font surtout que remuer un peu sur place. Un odieux (et insupportable) bruitage accompagne les horribles créatures dans toutes les scènes où elles apparaissent.

Enfin, c’est Charles Fox qui a composé la chanson de BATAILLE AU-DELA DES ETOILES, le même homme qui composera celle de la série WONDER WOMAN.

Malgré tous ses défauts, BATAILLE AU-DELA DES ETOILES est un sympathique nanar des années 1960 que l’on regarde avec un large sourire attendri, sans pouvoir parfois contenir quelques rires. Et la plupart des quadragénaires d’aujourd’hui qui l’ont découvert étant gosse en gardent plutôt un souvenir étrangement positif, comme moi ! Dans son ouvrage Ze Craignos Monsters (éd. Vents d’Ouest), Jean-Pierre Putters déclare : « Jamais figurants en costumes de caoutchouc n’ont autant ressemblé à… des figurants en costumes de caoutchouc ! »

- Morbius -

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Source : Wikipédia



Robot-craignos (24)

Robot-craignos (24) dans Cinéma bis 13061310000015263611288446

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Voici un robot en pyjama. Il nous en fallait bien un après celui à poils (!) et l’autre en version transparente. Ah, on me signale qu’il ne s’agit pas d’un pyjama mais du véritable accoutrement de Jet Jaguar (ce n’est pas le nom d’un nouveau bolide) dans GODZILLA Vs MEGALON (1973 / Jun Fukuda)… Créé dans le film par un certain Goro Ibuki, il aidera le célèbre Godzilla à combattre Gigan et Megalon. En outre, notre Jet Jaguar peut communiquer avec les monstres, mais il peut aussi voler, changer de taille, et ses yeux sont de véritables projecteurs. On n’arrête pas le progrès ! Mieux : il possède même une chanson en son honneur… Bon courage si vous souhaitez l’écouter en entier…

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