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Archive pour la catégorie « Cinéma bis »

GRAVE OF THE VAMPIRE (1972)

GRAVE OF THE VAMPIRE (1972) dans Cinéma bis MXcCIb-grave

GRAVE OF THE VAMPIRE (1972)

Titre original : Grave of the Vampire

Titres français : Les Enfants de Frankenstein / Bébé Vampire

Réalisation : John Hayes

Scénario : David Chase d’après une histoire de John Hayes

Monteur : John Hayes

Musique : Jaime Mendoza-Nava

Producteur : Daniel Cady

Pays : États-Unis

Année : 1972

Acteurs : William Smith, Michael Pataki, Lyn Peters, Diane Holden, Kitty Vallacher…

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Une bonne surprise que cette petite série B sans prétention que je n’ai longtemps pas eu le courage d’affronter à cause de l’un de ses titres français : BÉBÉ VAMPIRE. Il faut dire que l’année 1971 était un grand cru de bidules vampiriques surfant sur la Sexploitation qui touchait à sa fin (L’HORRIBLE SEXY VAMPIRE, DRACULA VAMPIRE SEXUEL) et qui poussaient encore et encore la surenchère yddCIb-grave3 dans Fantastiquelibidineuse augurée par LE BAL DES VAMPIRES. Et le scénario de GRAVE OF THE VAMPIRE (1972) sentait aussi un peu le souffre, avec ses faux airs de rape-and-revenge mâtiné d’une cuillerée de DRACULA, PÈRE ET FILS, mais sans Bernard Menez.

L’intrigue : Venu flirter une nuit dans un cimetière, un jeune couple est soudainement attaqué par un vampire qui a surgi de sa tombe. Alors que le jeune homme succombe sous ses morsures, la jeune fille, elle, survit après que le monstre l’ait violée. Cette dernière accouche finalement d’un bébé au goût prononcé pour le sang. Une fois adulte, le fils du vampire devra faire face à une terrible vérité…

Et pourtant, le film ne s’attarde pas du tout sur le bébé du titre français, mais sur ce qui fera le succès de la bande-dessinée BLADE crée par Marvel Comics en 1973, donc un an après la sortie de GRAVE OF THE VAMPIRE, et dont Wesley Snipes incarne à merveille ce genre de « métissage sanguin » dans la trilogie. Ici c’est le robuste et buriné William Smith (L’INVASION DES FEMMES ABEILLES) qui incarne le métis traquant son propre père Caleb Croft, joué par Michael Pataki (ZOLTAN, LE CHIEN SANGLANT DE DRACULA).

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Évidemment, série B des Seventies oblige, on est très loin des hiérarchies complexes de BLADE ou même d’UNDERWORLD, Caleb Croft se comportant surtout comme un Jack l’Éventreur frustré accumulant des victimes au coin d’une rue ou d’une salle de cours. Et l’ambivalence du fils mi-vampire mi-humain tranche agréablement avec la fatalité des descendances des Monstres de la Universal et de ses dérivés des années 30, 40, 50 et 60 (LA FILLE DE DRACULA, LE FILS DE DRACULA, LA FILLE DU DOCTEUR JEKYLL, LA FILLE DE FRANKENSTEIN, LADY FRANKENSTEIN…).

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MONSTRES SACRÉS : LE MONSTRE EST VIVANT

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LE MONSTRE EST VIVANT

Ce monstre-là est assez particulier avec son faciès déformé, ses longues canines, ses griffes acérées, son petit penchant pour le cannibalisme et son protectionnisme sauvage. Disons qu’il a du potentiel pour générer des fausses-couches en série.

Il est le fils hybride du couple Frank et Lenore Davies du MONSTRE EST VIVANT (1974, It’s Alive!) de Larry Cohen.

L’intrigue : Lenore Davies accouche d’un bébé monstrueux, qui tue les médecins et s’enfuit dans la nature. Le père, Frank Davies, part aider la police à abattre ce monstre…

ZuVAIb-bebe2 dans FantastiqueOn ne connaît pas réellement les raisons de cette mutation, bien que de nombreuses possibilités soient évoquées dans la salle d’attente par plusieurs pères qui attendent que leurs femmes entrent en salle d’accouchement. La plus pertinente serait la conséquence des OGM, un des thèmes majeurs du cinéma d’épouvante des années 70. Mais finalement ce thème n’est qu’un prétexte pour montrer la dislocation d’une famille de classe moyenne. D’un côté, elle se retrouve recluse et montrée du doigt par les médias. Et de l’autre, elle implose de l’intérieur en relations triangulaires entre les parents et le monstre, puis avec le frère aîné. La relation entre le père et le monstre est le vrai fil conducteur du film, comme une relecture de la relation complexe entre le baron Frankenstein et sa créature, jusqu’à même le choix du titre (It’s Alive !). Mention spéciale à l’acteur John P. Ryan qui incarne le père. Mais c’est forcément la vulnérabilité de la mère (jouée par Sharon Farrell) qui fait le plus mouche et qui plonge l’histoire dans ce qu’elle a de plus monstrueux et viscéral, et ceci bien avant le cinéma de David Cronenberg. À l’instar de la complicité des frères siamois Duane et Belial Bradley de FRÈRE DE SANG (1982, Basket Case) de Frank Henenlotter, ou de celle des faux jumeaux de L’AUTRE (1972) de Robert Mulligan, la relation entre Lenore Bradley et son fils est sûrement l’une des plus poignante du cinéma d’épouvante.

SwVAIb-bebe3 dans Monstres sacrésLarry Cohen a aussi tourné lui-même deux suites plus ou moins directes au premier opus : LES MONSTRES SONT TOUJOURS VIVANTS (1979) et LA VENGEANCE DES MONSTRES (1987). Mais le complotisme y remplace malheureusement trop facilement le sujet de fond du premier volet.

Millenium Films (et la très discrète nouvelle Amicus) en a aussi produit un remake en 2009 basiquement baptisé IT’S ALIVE. Le film a été réalisé par l’Allemand Josef Rusnak (PASSÉ VIRTUEL) qui lui a influé une assez bonne ambiance paranoïaque. Le bébé est beaucoup plus ambiguë que celui de Larry Cohen, mais l’ensemble, consumérisme oblige, fait finalement figure de « coquille vide » face à l’original de 1974.

Enfin, LE MONSTRE EST VIVANT précède de cinq ans l’embryon chestburger d’ALIEN, LE HUITIÈME PASSAGER (1979), mais il s’inscrit dans la suite chronologique du BÉBÉ DE ROSEMARY (1967) de Roman Polanski et du BÉBÉ VAMPIRE (1972) de John Hayes. Et il est en quelque sorte le point de départ d’une longue série de films d’enfants meurtriers (EVIL BABY, LES RÉVOLTÉS DE L’AN 2000, DEMAIN LES MÔMES, CHROMOSOME 3, DE SI GENTILS PETITS… MONSTRES, LES DÉMONS DU MAÏS), mais l’ambiance paranoïaque et complotiste présente dès la fin du film ramène assez à celle du VILLAGE DES DAMNÉS (1960) de Wolf Rilla.

Enfin, on peut aussi compter quelques faux-jumeaux à ce nouveau-né aigri, comme par exemple avec les deux productions Corman plutôt discrètes, THE UNBORN (1991) et THE UNBORN 2, NÉ POUR TUER (1994).

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Autres Monstres Sacrés présentés sur Les Échos d’Altaïr :

Alien / King Kong / Predator / Créature du Lac Noir / Mutant de Métaluna / Ymir /Molasar / Gremlins / Chose / Triffides / Darkness / Morlock / Créature de « It ! The Terror from Beyond Space«   / Blob / Mouche / Créature de Frankenstein / Visiteurs /Martien de La Guerre des Mondes (1953) / E.T. / Pinhead / Michael Myers / Fu Manchu / Leatherface / Jason Voorhees / Tall Man / Damien Thorn / Toxic Avenger / Bruce : le grand requin blanc / La Momie / Le Loup-Garou / Dr Jekyll et Mr Hyde / Golem / Dracula / Orlac / La Bête / Les Krells / Les Pairans / Le Cavalier sans Tête / Le Hollandais Volant / Body Snatchers / Freddy Krueger / L’Homme au masque de cire / Godzilla / Zoltan / Les fourmis géantes de « Them ! » / Les Demoni / Shocker / Green Snake / It, le Vénusien / Bourreau de Xerxès / The Creeper / Ginger et Brigitte, les sœurs lycanthropes / Tarantula / Intelligence Martienne / She-Creature / Gorgo / La princesse Asa Vajda / Ed Gein, le boucher de Plainfield / Quetzalcoatl / Le fétiche du guerrier Zuni / Octaman / Lady Frankenstein / Les rongeurs de l’apocalypse / Le baron Vitelius d’Estera / Les Tropis / Sssnake le cobra / Pazuzu / Sil / Pluton / Le docteur Freudstein

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TRANSPLANTATION (2009)

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TRANSPLANTATION (2009)

Titre original : Tell-Tale

Réalisation : Michael Cuesta

Scénario : David Callaham, d’après la nouvelle « Le Cœur révélateur » de Edgar Allan Poe

Musique : David Buckley

Pays : Grande-Bretagne/États-Unis, 2009

Interprètes : Josh Lucas, Lena Headey, Brian Cox

PZX6Ib-trans2 dans Cinéma bis américainVoilà bien un film dont je n’aurais jamais parlé sur le blog de Morbius si je n’avais pas acheté le DVD d’occasion. Et puis c’est tout de même plus reposant de parler d’un film sorti il y a dix ans, plutôt que d’un classique des années 1920 ou 1930. Déjà, parce que lorsque son thème est éculé jusqu’à la moelle, c’est nettement plus simple de savoir d’où viennent ses références. Alors que pour un film de 1910 ou 1920, on redécouvre aujourd’hui tellement de films anciens qui n’étaient pas toujours référencés dans les dictionnaires français, qu’il vaut mieux apprendre à paraphraser Socrate jusqu’à la fin de nos jours : « Je sais que je ne sais rien ».

Pour son TELL-TALE, Michael Cuesta vend une adaptation d’Edgar Poe. Il s’agit d’une modernisation très libre pour être exact, et le titre « Tell-Tale heart » du conte de Poe prend même plus de sens encore dans ce film. L’argument de vente permet surtout d’annoncer que le sujet sera très différent de THE EYE avec Jessica Alba sorti l’année précédente, bien qu’il s’inscrit dans la même veine du greffé devenu medium malgré lui. Mais c’est finalement à BODY PARTS (1991) que TELL-TALE s’apparente le plus.

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L’intrigue : Terry est un jeune père célibataire qui prend grand soin de sa fille atteinte de Fibrodysplasie ossifiante progressive. Sa vie prend un nouveau tournant lorsqu’il reçoit une greffe de cœur. Mais d’étranges maux de tête apparaissent, puis des visions. Son nouveau cœur semble battre à son propre rythme. Hanté par son passé, le cœur commence à prendre possession de Terry, à la recherche de l’assassin du donneur…

Le thème a beau être éculé, l’histoire devient vite passionnante puisque le scénariste David Buckley créé une identité propre au donneur. Ainsi qu’une histoire posthume à traverser à travers un rythme cardiaque qui s’emballe, et à la manière d’une enquête policière qui nous mène jusqu’à un commerce des plus obscurs. On est donc loin d’une énième adaptation des « Mains d’Orlac ». Et la médiumnité soudaine de ce genre de greffé modernise assez agréablement le thème de la voyance chère aux giallos des années 70 et à certains thrillers américains (faîtes la comparaison avec THE EYE et LES YEUX DE LAURA MARS.

TRANSPLANTATION est une bisserie qui semble avoir été tournée avec un budget assez conséquent, et malgré certaines incohérences et certaines longueurs, il est assez passionnant à suivre.

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THE RUINS (2008)

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THE RUINS (2008)

Réalisation : Carter Smith

Scénario : Scott B. Smith, d’après son roman

Production : Chris Bender, Stuart Cornfeld et Ben Stiller

Musique : Graeme Revell

Pays : États-Unis, Allemagne, Australie, 2008

Interprètes : Shawn Ashmore, Jena Malone, Jonathan Tucker…

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THE RUINS est une série B assez classique mais très réussie qui est passée dans les mailles du filet des réussites ultra-médiatisées, et c’est plutôt dommage. Le film de Carter Smith démarre d’ailleurs en pleine mode de ce sous-genre exotico-gore à base de jeunes Américains qui voyagent dans des pays dont les cultures vendues aux touristes cachent une misère économique qui se résume généralement par 3FS1Ib-ruins3 dans Fantastiquedes pièges à base de trafics d’organes. Un peu comme une métaphore de l’expansion inaboutie du socialisme dans le tiers-monde qui est finalement devenue un piège à « bobos ». Parmi les titres phares qui ont suivi le succès d’HOSTEL (2005) d’Eli Roth, il y a TURISTAS (2006), BORDERLAND (2007), AND SOON THE DARKNESS (2010), Eli Roth faisant même évoluer la thématique avec un humour cynique avec THE GREEN INFERNO (2013).

Du coup, quand THE RUINS est sorti en DVD, rien ne semblait impliquer qu’il sortirait du lot.

L’intrigue : En vacances à Cancún, au Mexique, un groupe de jeunes gens décide de rejoindre le frère de l’un d’entre eux, parti explorer une pyramide sacrée. Arrivés sur le site, ils sont accueillis par des hommes armés s’exprimant en langue maya et sont contraints de se réfugier au sommet de la pyramide tapissée d’une étrange liane grimpante…

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La problématique avec THE RUINS, si problématique il y a, c’est que le film n’apporte aucun message socio-économique et ferait presque figure de « réac » s’il n’était pas passionnant de bout-en bout, avec son histoire de liane carnivore et gardienne d’un temple sacré. Puis le thème des sites archéologiques cachés cadre bien avec la politique coutumière kanak actuelle de refuser une géolocalisation QKS1Ib-ruins5globaliste de leurs sites funéraires. Et ce qui n’est pas normalisé implique forcément une touche de mystère. Dans THE RUINS, c’est une poignée de descendants de la civilisation maya, vivant recluse dans la jungle aux alentours du temple, qui apporte en premier lieue une dimension brutale et décalée, avant que le film vire carrément au cauchemar mystique. D’ailleurs les échanges brutaux en langue maya, même s’ils sont incompréhensibles pour le spectateur lambda, laissent au moins entendre à plusieurs reprises le nom obscur de « Caltiki ». Ce nom est aussi celui d’une déesse dont le temple sacré est protégé par une gigantesque créature blobesque dans le film de Riccardo Freda et de Mario Bava, CALTIKI, LE MONSTRE IMMORTEL (1959, Caltiki – il mostro immortale) dont voici le résumé :

Un groupe de scientifiques découvre dans une grotte d’un temple Maya dédié à la déesse Caltiki, une créature informe et cannibale, vieille de 20 millions d’années qui est finalement détruite. Un des morceaux a dissout le bras d’un des archéologues et modifié agressivement son comportement. Le morceau qui est resté accroché est enlevé et étudié par le biologiste du groupe. L’être unicellulaire réagi à la radioactivité et la comète Arsinoé qui passe tous les milliers d’années, justement présente, augmente la radioactivité ambiante, déclenchant la division et la croissance accélérée du monstre. L’armée intervient et détruit la menace aux lances-flammes…

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Évidemment, THE RUINS en est la version minimaliste et épurée de toutes prophéties astrologique, mais elle n’en reste pas moins efficace, effrayante et gore. Puis les lianes meurtrières sont nettement plus crédibles et meurtrières que le blob du film de Freda et Bava. Autrement dit, THE RUINS est une très bonne série B sans prétention aucune, si ce n’est de faire passer un bon moment à ses spectateurs.

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ROBOT-CRAIGNOS (114)

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Ce petit robot motorisé ressemble à tellement d’autres, pensez par exemple au robot-aspirateur sur roulettes de MINDWARP (1992). Mais celui-ci est l’un des gardien d’une prison pour femmes dans l’espace dans le film STAR SLAMMER, LA PRISON DES ÉTOILES (1986) produit par Roger Corman et réalisé par l’inénarrable Fred Olen Ray.

L’intrigue : Une jeune femme est enlevée sur sa planète par les sbires d’un régime dictatorial, avant d’être menée dans un vaisseau spatial où on l’emprisonne avec d’autres détenues. Dans ce pénitencier inter-galactique, elle subit le même lot que ses compagnes : sévices corporels, tortures variées, combats avec monstres et mutants. Mais bientôt, la révolte éclate…

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Si vous aimez les WIP (films de prisons pour femmes) ce film possède tous les ingrédients du genre : nudité, lesbianisme forcé, tortures, bagarres et néant psychologique. L’intérêt du WIP dans l’espace est de sortir les prisonnières des camps nazis ou des soviétiques (comme dans les ILSA, ELSA ou HELGA) ou des prisons américaines, et de les confronter à tout un tas de créatures d’outre-espace comme des rats géants et à une créature sosie de celles de THE DEADLY SPAWN (1983). Cette créature n’est d’ailleurs pas la seule référence au cinéma fantastique et de science-fiction que Fred Olen Ray réutilise de manière décomplexée dans son film, à défaut de moyens financiers et de finesse. On y croise aussi le surfeur de l’espace de DARK STAR, des nains-mutants comme dans STAR WARS, des opérations chirurgicales proches de celles de SHE-DEMONS et pratiquée par un certain Docteur Poe. Et la planète du début du film se nomme Arous comme celle de THE BRAIN FROM PLANET AROUS (1957) dont Roger Corman avait déjà re-pompé la créature dans son STAR CRYSTAL (1986). Comme d’habitude dans les productions de Roger Corman de cette période, il y avait beaucoup de recyclage, et l’origine des titres STAR CYSTAL et STAR SLAMMER ne sont pas non plus à chercher plus loin que celui de STAR WARS.

Mais si mauvais et si peu inspiré soit-il, STAR SLAMMER, LA PRISON DES ÉTOILES est assez rigolo. Personnellement je préfère le WIP quand il se transforme en chasses du comte Zaroff du futur, comme dans LES TRAQUÉS DE L’AN 2000 (1982) ou dans LES CAPTIVES DE L’ESPACE (1987).

Pour conclure sur le petit robot qui est le sujet de cet article, c’est Fred Olen Ray lui-même qui lui a donné sa voix modifiée par un vocodeur dans les premières secondes de la version originale.

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Robot « cool » ou « craignos » ?

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ne8tIb-weg19 dans Science-fiction



HALLOWED GROUND (2007)

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HALLOWED GROUND (2007)

Réalisation : David Benullo

Scénario : David Benullo

Production : Daniel Grodnik

Musique : Neal Acree

Pays : États-Unis

Année : 2007

Interprètes : Jaimie Alexander, Brian McNamara, Ethan Phillips, Chloë Grace Moretz…

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Thème archi-connu et archi-revisité depuis DARK NIGHT OF THE SCARECROW et les CHILDREN OF THE CORN jusqu’aux JEEPERS CREEPERS… Ou comment revenir sans cesse sur les mythes surnaturels de la colonisation américaine. Dans ce sens, HALLOWED GROUND aka EVIL GROUND n’apporte rien de nouveau, si ce n’est qu’il se laisse regarder agréablement.

L’intrigue : Suite à une panne de sa voiture, Liz Chambers est forcée de rester dans la petite ville de Hope le temps que la pièce défectueuse soit livrée. Sur les lieux, elle se lie d’amitié avec une journaliste venue enquêter sur le passé nébuleux du petit village. Alors que les deux femmes visite la maison du Révérend Hathaway, le fondateur de la ville, la journaliste est assassinée par un épouvantail qui a pris vie. Rapidement, Liz se voit poursuivie par l’épouvantail, puis par les citoyens de Hope, qui voient en elle l’élue pour la résurrection du Révérend Hathaway…

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Le film ne se trouve qu’en VO, car il est toujours inédit en France semble-t-il. En fait, j’ai pisté cette petite série B sur Internet parce qu’à force de revoir le remake de CARRIE, j’ai fini par penser que Chloë Grace Moretz a complètement détrôné Sissy Spacek dans la peau de Carrie White. Du coup, j’ai suivi sa filmo pour revoir tous les films d’horreur dans lesquels elle a joué lorsqu’elle était fillette : le remake YQ6xIb-hal4 dans Trapardd’AMITYVILLE (2005), HEART OF THE BEHOLDER (2006), le ZOMBIE de J.S. Cardone, le remake de THE EYE (2008) et, bien sûr, le remake de MORSE produit par la Hammer (LAISSE-MOI ENTRER). Comme elle est encore très jeune, elle a ce jeu un peu figé, poupon et répétitif, mais elle arrive tout de même à donner de la dimension à certains de ses personnages. C’est la cas par exemple avec le polar KILLING FIELDS (2011) où elle joue aux côtés de Jeffrey Dean Morgan (le Negan de WALKING DEAD mais dans un rôle moins lourdingue).

Dans HALLOWED GROUND, Chloë Grace Moretz joue l’un des personnages centraux en fillette de service en quête de fuite. Mais c’est Jaimie Alexander en début de carrière elle aussi (depuis elle est la princesse Sif des THOR) qui interprète la jeune citadine traquée dans un village figé dans son propre espace-temps avec son lot de superstitions, de corbeaux et d’épouvantails vivants…

Donc rien de nouveau du côté des champs de maïs, mais le film n’est pas mauvais. Par contre petit budget oblige, il n’y a quasiment pas d’effets spéciaux. Tout se joue au contraire sur l’ambiance et la tension du spectateur.

- Trapard -

LE FILM EN ENTIER ET EN VERSION ORIGINALE :

Image de prévisualisation YouTube

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GODMONSTER OF INDIAN FLATS (1973)

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GODMONSTER OF INDIAN FLATS (1973)

Réalisateur : Fredric Hobbs

Scénariste : Fredric Hobbs

Producteur : Robert S. Bremson

Musique par André Brummer

Montage : Richard S. Brummer

Pays : États-Unis

Année : 1973

Interprètes : Christopher Brooks , Stuart Lancaster et E. Kerrigan Prescott…

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Après les lapins-mutants des RONGEURS DE L’APOCALYPSE (1972) et la belette-mutante de WEASELS RIP MY FLESH (1979), j’ai eu le bonheur de suivre les péripéties du mouton-mutant de GODMONSTER OF INDIAN FLATS (1973) grâce aux choix toujours incroyables de l’éditeur américain Something Weird Video. Il semble d’ailleurs que le film ait même eu les honneurs d’une édition en Blu-Ray pour les fans hardcore. Mais le DVD a l’avantage de présenter quelques bonus très sympas, dont un film de sexploitation complètement improbable (THE GEEK, 1971) qui raconte l’histoire d’un Bigfoot qui viole une campeuse… En revanche, notre mouton-mutant est beaucoup plus soft dans ses attaques :

dX0wIb-god7 dans FantastiqueUn éleveur de moutons découvre un embryon de mutation dans son troupeau. Le mutant est emmené dans le laboratoire secret du docteur Clemens et de son fidèle assistant Mariposa. Le Dr Clemens découvre que la vieille mine dégage d’étranges vapeurs de phosphore pouvant être à l’origine de la mutation et qu’elle est aussi à l’origine de la vieille légende traitant d’un monstre qui hantait autrefois la région. Clemens met la créature dans une chambre d’incubation et le mouton-mutant se transforme rapidement en une créature de 8 pieds de haut, qui lui échappe et commence à terrifier la ville…

GODMONSTER OF INDIAN FLATS est extrêmement Z mais assez amusant. On sent bien que le réalisateur n’a pas cherché à élaborer une crédibilité quelconque pour son histoire, mais surtout qu’il a réalisé son film en très peu de temps et avec très peu de moyens. Le personnage principal est un redneck éleveur de moutons fringué avec une veste en peau de mouton, et évoluant dans un univers de Far-West où des cow-boys à l’ancienne conduisent des Jeep. On assiste à des duels alcoolisés où ça tire dans tous les sens, jusqu’à blesser un pauvre chien qui se retrouve à faire le mort, allongé sur le dos en secouant la queue. C’est pour vous annoncer la couleur et pour bien préciser que les grosses ficelles du film sont de véritables cordes d’amarrage pour pétroliers. Ce GODMONSTER OF INDIAN FLATS (1973) m’a rappelé, par certains égards, CURSE OF THE HEADLESS HORSEMAN (1972), un autre bidule bien fumeux qui traite du cavalier sans tête.

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Mais le clou du spectacle ce sont évidemment les attaques du mouton-mutant qui ressemble surtout à un vieux cadavre de bovidé qui n’a pas perdu sa belle laine et qui évolue dans un monde d’éleveurs rednecks. Certaines scènes font même un peu penser à une VALLÉE DE GWANGI du pauvre. Le look craignos du mouton a été conçu par le réalisateur lui-même, qui le filme assez peu et très mal, ce qui rend ses apparitions très peu crédibles. Mais c’est aussi ce qui confère à l’ensemble du film un côté agréablement décalé.

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Du coup, je me suis demandé si je n’allais pas venir déguisé en mouton-mutant pour rendre visite à Morbius dans son stand au Week-End Geek. Puis j’ai repensé à la chaleur du mois de novembre, ainsi qu’aux mouches qu’attireraient à coup sûr un tel costume, donc voici plutôt le film en entier et en version anglaise sur Dailymotion.

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ROBOT-COOL (54) : BB

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SXYuIb-bb5 dans Cinéma bis américain

On ne vous présente pas BB. Il est la création de haute technologie fabriquée de toutes pièces par le jeune Paul dans L’AMIE MORTELLE (1986, Deadly Friend) de Wes Craven.

L’intrigue : Paul Conway est un jeune homme de 15 ans qui, malgré son âge, est déjà un brillant neurologue. Il a même fabriqué un robot qu’il a appelé BB, robot doté d’une grande force et intelligence, mais qui peut avoir des réactions inattendues. Paul finit par tomber amoureux de sa nouvelle voisine Samantha. Hélas, celle-ci se fait tuer accidentellement par son père alcoolique. Le jeune homme décide de récupérer le cadavre de la jeune femme à la morgue et de lui implanter dans le cerveau le microprocesseur de son robot. Mais celle-ci devient alors une dangereuse meurtrière…

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Simple mais gai d’apparence et de coloris avec ses paupières pivotantes et son ingéniosité, BB est très vite attachant. Il s’agit de la réponse « teen » mais sombre de Wes Craven au Numéro 5 de SHORT CIRCUIT (1986). Même si je le trouve justement un peu trop teen aujourd’hui, j’adorais L’AMIE MORTELLE à l’époque quand il était sorti en VHS à Nouméa parce que Craven exploitait pas mal de côtés sombres de l’adolescence. Et ça changeait beaucoup du « teen-movie » de la première moitié des années 80.

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Pour ce qui est de BB, il devient vite un alibi pour exploiter le thème de « Frankenstein » à partir de la moitié du film, lorsque son système (pas si binaire que ça) intègre le corps inerte de Samantha (Kristy Swanson). Et par conséquent, le film de Wes Craven effleurait le thème de la nécrophilie du bout des écrous, là où ses imitateurs ont carrément mis les pieds dans le plat de boulons, comme par exemple Frank Henenlotter avec son FRANKENHOOKER.

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Robot « cool » ou « craignos » ?

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UTOPIC FASHION : LES CHEVALIERS NOIRS DE L’ESPACE

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Et si on s’attardait sur les vêtements à travers les films et les séries de science-fiction ? Et si on explorait les tendances ou les fantasmes exprimés à travers les designs les plus fous, les plus kitchs ou les plus provocants de la SF, mais aussi à travers les plus austères, les plus sérieux ou les plus envisageables dans un avenir plus ou moins éloigné ? Place à Utopic Fashion !

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Est-ce que vous vous imaginez en 2019 vous faire kidnapper par des bonshommes avec ce type de costumes et qui vous annoncent qu’ils viennent envahir votre planète, qu’ils ont besoin de votre potentiel sexuel pour développer leur race supérieure ? Si vous êtes à Nouméa, vous penserez sans doute qu’il s’agit de quelques hurluberlus du Sci-Fi Club qui cherchent à vous inciter à venir au Week-End Geek !

En fait, ces étranges personnages costumés à la manière d’un compromis entre des membres de la Sainte Inquisition (pour la coiffe) et des sbires de Fu-Manchu (pour le dragon brodé sur leur tunique noire) sont les méchants extraterrestres du film de la Canuxploitation, L’INVASION DES SOUCOUPES VOLANTES (1977) d’Ed Hunt, ou STARSHIP INVASION pour les intimes.

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L’intrigue est archi-connue (et donc bisseuse) pour l’époque :

Un paysan est enlevé par les passagers d’une soucoupe volante et violé par une superbe extraterrestre. Peu après, il se suicide. Le même cas se reproduit plusieurs fois. Sous le commandement de Ramsès, un groupe dissident d’extra-terrestres à décidé d’envahir la Terre…

L’INVASION DES SOUCOUPES VOLANTES ne vaut évidemment pas RENCONTRES DU TROISIÈME TYPE (1977) avec son histoire bateau, ses effets spéciaux sommaires et ses illogismes scénaristiques (le paysan se suicide après s’être fait violer par une femme magnifique… Mais l’ambiance est plutôt fun avec ses rythmes jazzy, ses grands angles intrusifs et sa variété d’extraterrestres, son robot-craignos et ses costumes futuristes. L’un des costumes d’Helen Shaver rappelle d’ailleurs déjà beaucoup celui de Caroline Munro dans STAR CRASH (1978) de Luigi Cozzi.

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Le grand méchant c’est Christopher Lee/Ramsès qui jouait souvent les envahisseurs ou les collabos pro-invasions d’outre-espace entre 1976 et 1978 (END OF THE WORLD, L’INVASION DES SOUCOUPES VOLANTES et LES VISITEURS D’UN AUTRE MONDE). Et la plupart de ces films utilisent évidemment la présence de Christopher Lee en faisant plus ou moins référence à ses grands rôles de l’Âge d’Or de la Hammer Films. L’autre présence intéressante dans L’INVASION DES SOUCOUPES VOLANTES c’est celle de Robert Vaughn dont la carrière dans les blockbusters hollywoodiens a été recyclé à la fin des années 70 par de petites maisons de productions tournant des séries B de SF (L’INVASION DES SOUCOUPES VOLANTES et LES MERCENAIRES DE L’ESPACE) ou par de grosses productions internationales (VIRUS).

Au final, le film est une kitscherie agréable avec ses costumes farfelus qui devraient rendre circonspects et amusés ceux qui ont grandi avec les effets numériques et les blockbusters.

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Autres articles publiés dans la catégorie Utopic Fashion :

Les femmes de la Lune / Stella et son bikini spatial / Glamour Altaïra / Le futur sera à poils / Tenue des sables / Le X sera soft ! / Cuir moulant et satin kitsch /Paillettes cosmiques / Walkyrie spatiale / Les bouclettes de Zarth Arn / Ah la la, l’alu ! / Conquérantes de l’Univers / Logiquement vulcain / Les couleurs de l’espace / Blouson spatial anti-vampire / L’avenir des pyjamas du futur / Tenue décontractée pour la Lune / Uniformes galactiques / Les coquets de la haute technologie spatiale / Des tenues sobres pour l’Orion / Un XXIIIe siècle plutôt sexy / Clodettes intergalactiques / Bleu de travail spatial / À la mode de Terra / La classe en toutes circonstances / La fleur de l’espace / Agents spatio-temporels / Du mauve pour la Résistance / Les sauterelles motardes / Captain Kronos, Jerry Cornélius et la fin du Swinging London

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MONSTRES SACRÉS : LE DOCTEUR FREUDSTEIN

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62smIb-freudstein4 dans Cinéma bis italien

LE DOCTEUR FREUDSTEIN

Un nom bien énigmatique pour un tueur fantôme. Un mélange entre Freud et Frankenstein qui laisse rêveur, à moins qu’il s’agisse plutôt de cauchemar.

Le Docteur Freudstein est l’anti-héros de LA MAISON PRÈS DU CIMETIÈRE (1982, Quella villa accanto al cimitero), réalisé par Lucio Fulci et co-écrit par Dardano Sacchetti, un habitué du mélange des genres. Et LA MAISON PRÈS DU CIMETIÈRE reprend certains thèmes du cinéma d’Épouvante et du film de maison hantée, tout en l’agrémentant d’ingrédients de Slashers.

L’intrigue : En 1981, Norman, un professeur d’Histoire, son épouse Lucy et leur petit garçon Bob s’installent pour 6 mois dans une maison de la Nouvelle-Angleterre près de Boston. La maison a appartenu au Dr. Freudstein. Or, le prédécesseur de Norman travaillait justement à une étude sur cet inquiétant docteur avant de tuer sa maîtresse et de se suicider. En parallèle, une petite fille visible sur une ancienne photo de la maison entre en contact télépathique avec Bob pour le mettre en garde et l’inciter à fuir la maison…

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Le Docteur Freudstein est entrevu comme une créature décharnée aux allures zombiesques, et assassinant sauvagement à l’arme blanche les habitants et autres visiteurs de la maison. Entre malédiction gothique avec son lot d’esprits fantomatiques et de portraits mystérieux (la photographie de la fillette remplace le fameux portrait ovale), LA MAISON PRÈS DU CIMETIÈRE retourne aux origines du film de « Old Dark House » des années 20-30-40, dans lequel le surnaturel sert généralement d’alibi pour camoufler des crimes mystérieux. Dans les années 60 et 70, le « giallo » italien et espagnol est revenu aux origines surnaturelles de la « Old Dark House » en y mêlant la violence sadique du « film noir » américain et du « krimi » allemand. Ce qui nous amène finalement aux premiers Slashers américains si situant dans de grandes demeures familiales (SILENT NIGHT, BLOODY NIGHT, BLACK CHRISTMAS)… et à SUSPIRIA (1976) et INFERNO (1979) de Dario Argento, à LA MAISON AUX FENÊTRES QUI RIENT (1976) de Pupi Avati, à BARON VAMPIRE (1977) et aux DÉMONS DE LA NUIT (1977) de Mario Bava. Et à cette étrange MAISON PRÈS DU CIMETIÈRE, sorte de Maison-Vampire. Sauf que contrairement aux films pré-cités, la présence du démon est localisée dans ce film, non plus dans un grenier ou dans une mansarde… mais dans la cave.

J’en profite pour ouvrir une parenthèse sur la géolocalisation du Malin :

En effet, si au cinéma le Mal rôde souvent près des cimetières, il a surtout tendance à se choisir un lieu clos pour diffuser ses ondes fétides. Et le grenier cristallise évidemment l’espace maudit dans les films se situant dans des manoirs, des châteaux ou dans de très grandes demeures anciennes, comme si le Malin cherchait à s’interposer entre la chapelle triangulaire intérieure de la toiture… et le « Ciel ». On peut aussi croiser sa présence maléfique dans les greniers ou dans des chambres closes abandonnées situées aux étages supérieurs d’anciens immeubles aristocratiques new-yorkais (L’EXORCISTE, LA SENTINELLE DES MAUDITS, INFERNO, L’ENFANT DU DIABLE. La ville de New-York n’ayant pas le monopole de ce type de demeures très anciennes, on peut aussi croiser ce type d’intrigues surnaturelles en Allemagne (SUSPIRIA), en Autriche (BARON VAMPIRE), en Angleterre (L’AVENTURE DE MADAME MUIR, LES INNOCENTS, THE GHOUL, LES AUTRES…), dans le nord de l’Amérique (LA MAISON DES DAMNÉS) ou dans le Sud (LA MAISON DU DIABLE, LE COULOIR DE LA MORT).

R4smIb-freudstein4 dans Monstres sacrés

Je vous passe les histoires de malédictions ou de fantômes se situant dans des phares ou des moulins, et même dans de grands immeubles ultra-modernes, pour ramener le Mal au niveau du sol. Donc à hauteur d’homme, créant ainsi une dissociation plus complexe et psychologique entre le Bien et le Mal. Par exemple, dans des films comme DANSE MACABRE (1964), LA MAISON QUI TUE (1971) et MONTCLARE, RENDEZ-VOUS DE L’HORREUR (1982) l’ambiguïté se situe un peu partout dans la maison, comme dans un espace spatio-temporel en suspend. Ainsi, la dissociation entre le Bien et le Mal et entre le Passé et le Présent, s’avère plus sinueuse. Et dans le cinéma d’horreur aux relents nécrophiles, le Mal se trouve évidemment au niveau du sol, ou des cryptes ou des caveaux en sous-sol, laissant remonter les vapeurs purulentes vers les lieux habités (LE CORPS ET LE FOUET, L’EFFROYABLE SECRET DU DOCTEUR HICHCOCK, LA TOMBE DE LIGEIA). Les émanations des cimetières ramènent aussi au sujet de POLTERGEIST (1982), tout comme aux émanations des sous-sols des Grands Anciens lovecraftiens (LA MALÉDICTION D’ARKHAM, NECRONOMICON).

Mais depuis les années 70, les malédictions enfouies dans les caves de maisons plus modestes se sont développées et même imposées, mélangeant un peu toutes les superstitions (LES DÉMONS DE LA NUIT, FRAYEURS, AMITYVILLE, EVIL DEAD, LA MAISON DE LA TERREUR, ZEDER). Et c’est dans cette localisation un peu fourre-tout du cinéma de série B, qu’opère la malédiction du Docteur Freudstein.

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En 2015, le réalisateur Ted Geoghegan a proposé avec WE ARE STILL HERE, une relecture passionnante du film de Lucio Fulci, avec dans les rôles principaux, Barbara Crampton (RE-ANIMATOR) et Lisa Marie (la Vampira d’ED WOOD).

L’intrigue : En 1979, à la suite du décès de leur fils Bobby dans un accident de voiture, Anne et Paul Sacchetti ont décidé de s’installer dans une nouvelle maison rurale en Nouvelle-Angleterre . Paul espère que ce sera thérapeutique pour Anne, car le décès l’a amenée à sombrer dans une profonde dépression. Cependant, dès qu’ils arrivent, Anne commence à affirmer que Bobby est présent dans la maison et la voisine Cat McCabe les avertit de quitter la maison. La maison a été construite dans les années 1800 par la famille Dagmar en tant que salon funéraire. Les Dagmars auraient été chassés du village après que les habitants de la ville eurent découvert qu’ils escroquaient leurs clients en vendant les cadavres et en enterrant des cercueils vides…

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Autres Monstres Sacrés présentés sur Les Échos d’Altaïr :

Alien / King Kong / Predator / Créature du Lac Noir / Mutant de Métaluna / Ymir /Molasar / Gremlins / Chose / Triffides / Darkness / Morlock / Créature de « It ! The Terror from Beyond Space«   / Blob / Mouche / Créature de Frankenstein / Visiteurs /Martien de La Guerre des Mondes (1953) / E.T. / Pinhead / Michael Myers / Fu Manchu / Leatherface / Jason Voorhees / Tall Man / Damien Thorn / Toxic Avenger / Bruce : le grand requin blanc / La Momie / Le Loup-Garou / Dr Jekyll et Mr Hyde / Golem / Dracula / Orlac / La Bête / Les Krells / Les Pairans / Le Cavalier sans Tête / Le Hollandais Volant / Body Snatchers / Freddy Krueger / L’Homme au masque de cire / Godzilla / Zoltan / Les fourmis géantes de « Them ! » / Les Demoni / Shocker / Green Snake / It, le Vénusien / Bourreau de Xerxès / The Creeper / Ginger et Brigitte, les sœurs lycanthropes / Tarantula / Intelligence Martienne / She-Creature / Gorgo / La princesse Asa Vajda / Ed Gein, le boucher de Plainfield / Quetzalcoatl / Le fétiche du guerrier Zuni / Octaman / Lady Frankenstein / Les rongeurs de l’apocalypse / Le baron Vitelius d’Estera / Les Tropis / Sssnake le cobra / Pazuzu / Sil / Pluton

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