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Archive pour la catégorie « Cinéma bis »

DRIVE-IN : SHE-FREAK (1967)

DRIVE-IN : SHE-FREAK (1967) dans Cinéma bis 13051809153815263611200263

YkwrJb-1 dans Cinéma bis américain

SHE-FREAK
Année : 1967
Réalisateur : Byron Mabe & Donn Davison
Scénario : David F. Friedman & Donn Davison
Production : David F. Friedman & Donn Davison
Musique : William Allen Castleman
Pays : États-Unis
Durée : 87 min
Interprètes : Clair Brennen, Felix Silla, Bill McKinney…

jnwrJb-2 dans Drive-in

Voilà des années que je me promène avec le t-shirt de ASYLUM OF THE INSANE sans savoir qu’il s’agissait en fait d’un remontage pour les années 70 de SHE-FREAK (1967). J’ai profité qu’une VHS-Rip ait été proposée sur YouTube pour combler mes lacunes et regarder ce petit film Z oublié.

L’intrigue : La serveuse Claire Brennen décide de tout abandonner pour se lancer dans l’excitante vie des fêtes foraines. Elle découvre rapidement qu’elle méprise les monstres et les bizarreries humaines…

knwrJb-3 dans Fantastique

Le film de Byron Mabe et Donn Davison est en quelque sorte un remake de LA MONSTRUEUSE PARADE (1932) avec les thèmes chers à Tod Browning (vanité et humilité face à la différence) mais en très mal exploités, puisque SHE-FREAK impose une morale vengeresse à deux balles sur l’émancipation de la femme à la fin des années 60. L’approche de SHE-FREAK est aussi très différente de celle de LA MONSTRUEUSE PARADE dans le sens où l’intrigue s’étale sur les péripéties et les rencontres de la jeune et jolie serveuse sur fond d’ambiance jeune et jazzy psychédélique. Et nous sommes assez loin du politiquement incorrect de L’AMOUR PARMI LES MONSTRES (1954, Chained for Life) avec les deux siamoises Hilton de LA MONSTRUEUSE PARADE qui se pavanent avec leurs amoureux. Une curiosité à voir, ou pas.

 - Trapard -

DpwrJb-4 dans Film des 60's

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THE WOMAN (2011)

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THE WOMAN (2011)

Voilà un film que j’ai eu bien du mal à voir dans de bonnes conditions. D’abord en version anglaise, puis dans une version française inaudible (ce qui arrive de plus en plus avec certaines éditions DVD). J’avais presque capitulé alors que je suis, comme qui dirait, un fan de son réalisateur Lucky McKee. De MAY (2002) à THE WOODS (2006) en passant par ses deux versions de ALL CHEERLEADERS DIE (2001 et 2013) et par son épisode (LIAISON BESTIALE) de MASTERS OF HORRORS (2005), Lucky McKee n’est pas un réalisateur qui renouvelle vraiment le genre horrifique ni le bis, mais il le fait bien et va jusqu’au bout de ses sujets, à l’instar de Ti West (THE HOUSE OF THE DEVIL) ou de Dave Parker (THE HILLS RUN RED). Et THE WOMAN fait un peu exception à la règle en sortant un peu des canons du genre, même s’il peut faire penser aux histoires de SF plus classiques comme THE NEANDERTHAL MAN (1953), TROG (1970) OU SKULLDUGGERY (1970).

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L’intrigue : « The Woman » est la dernière survivante d’un clan qui a erré sur la côte nord-est des États-Unis depuis des décennies. Elle demeure seule, gravement blessée et vulnérable. Christopher Cleek, avocat brillant et père de famille sérieusement perturbé s’embarque, poussé par ses idéaux tordus, dans un projet détraqué : celui de capturer et « civiliser » cette femme…

GQXmJb-1 dans FantastiqueÉvidemment, les films de séquestrations et de tortures de femmes est un genre bisseux qui a fleuri en DTV depuis les premiers SAWS et qui s’est un peu fané avec le déclin du torture-porn. Même Lamberto Bava et Dario Argento s’y sont attaqués avec assez peu d’inspiration avec THE TORTURER (2006) et le pas trop mauvais, GIALLO (2009). Mais, à moins d’avoir un penchant pour la surenchère du sadisme, ces films n’apportent vraiment pas grand chose au spectateur. D’où l’intérêt des déclinaisons sur fond de thématiques intelligentes, comme avec le grand retour du rape-and-revenge dans la seconde moitié des années 2000, ou avec des films plus subtils comme DEADGIRL (2008) de Marcel Sarmiento et Gadi Harel, comme MON MON MON MONSTERS (2017) de Giddens Ko, ou comme AN AMERICAN CRIME (2007) de Tommy O’Haver. Et c’est du film de O’Haver que THE WOMAN se rapproche le plus, puisqu’il aborde la question de l’éducation patriarcale est-étasunienne avec sa rigueur aux relents d’hypocrisie. Mais le vrai sujet de fond, et c’est aussi ce qui fait la force de ce petit film d’horreur, c’est le rapport entre Civilisés et Sauvages, les seconds survivant de manière instinctive allant jusqu’au cannibalisme. Je ne vous parlerai pas de la métaphore, elle est déjà dans L’ÎLE DU MAÎTRE (1975) de Jack Gold.

À mon avis, bien qu’étant le film le moins connu de Lucky McKee avec son petit budget et son ambiance quasi en huis-clos, THE WOMAN n’en reste pas moins son meilleur film.

- Trapard -

LA BANDE-ANNONCE EN VO

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ROBOT-CRAIGNOS (117)

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Comment dire… En voilà un qui doit tout à James Cameron. Ou presque, puisque TOP LINE (1988) alias ALIEN TERMINATOR commence comme un bon vieux film d’aventures indianajonesque et tourne vite au pur film de SF complotiste avec des robots aliens vivant cachés parmi nous (alors qu’ils ont tous le même visage…).

L’intrigue : L’écrivain Ted Angelo (Franco Nero) découvre un vaisseau extraterrestre dans la jungle colombienne. Plusieurs organisations vont essayer de le faire taire, dont le KGB et la CIA, qui veulent maintenir ce secret enfoui pour toujours…

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Le réalisateur/producteur Nello Rossati (LE GRAND RETOUR DE DJANGO) n’ayant pas les moyens de nous effrayer avec un T-800, c’est l’acteur musculeux Rodrigo Obregón qui joue l’androïde défiguré, avec son œil en plastique qui pivote avec un petit bruit de moteur qui piétine.

- Trapard -

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Robot « cool » ou « craignos » ?

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MONSTERS CRASH THE PAJAMA PARTY (1965)

MONSTERS CRASH THE PAJAMA PARTY (1965) dans Cinéma bis DlFSIb-pajama2

MONSTERS CRASH THE PAJAMA PARTY (1965)

Réalisation : David L. Hewitt

Production : David L. Hewitt

Scénario : David L. Hewitt

Musique : David L. Hewitt

Distribution : David L. Hewitt et associés

Pays : États Unis

Année : 1965

Interprètes : Vic McGee, James Reason, Peter James Noto et David L. Hewitt dans un petit rôle.

QmFSIb-pajama dans Cinéma bis américainSurtout connu pour son WIZARD OF MARS (1965) alias HORROR OF THE RED PLANET, David L.Hewitt a tourné la même année un film interactif qui démarre avec MONSTERS CRASH THE PAJAMA PARTY, lequel dure une trentaine de minutes et se conclut par l’intervention des monstres dans la salle de cinéma et des comédiens, qui leur tranchent la tête au milieu des spectateurs. L’idée allait donc plus loin que la 3D ou que les fauteuils vibrants et l’effet odorama proposés pendant les séances de projection des films de William Castle. Une intervention théâtrale grand-guignolesque que Ray Dennis Steckler avait déjà expérimentée l’année précédente avec THE INCREDIBLY STRANGE CREATURES WHO STOPPED LIVING AND BECAME MIXED-UP ZOMBIES. D’ailleurs, hasard ou coïncidence, l’une des créatures de MONSTERS CRASH THE PYJAMA PARTY ressemble beaucoup aux zombies du film de Steckler.

L’intrigue : Un groupe d’adolescentes décide de passer la nuit dans un vieux manoir sombre en vue d’une initiation à un club universitaire féminin. Ce qu’elles ne savent pas, c’est que le bâtiment est en fait le refuge d’un scientifique fou et de son assistant bossu, qui expérimentent la transformation des humains en gorilles…

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Le sujet du film en lui-même est assez bateau et s’inspire de classiques du fantastique parodique avec Bela Lugosi comme LE GORILLE (1939) ou GHOSTS ON THE LOOSE (1943) mais avec une variété de créatures plus vaste : un savant fou et son assistant bossu nommé Igor, un gorille maladroit, un loup-garou, une belle goule eurasienne au doux nom de Draculina, et une espèce de « mix-up Zombie ».

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MONSTERS CRASH THE PAJAMA PARTY démarre de manière absurde avec l’intervention d’un savant fou qui se présente lui-même à la caméra avec les mots « Mad Doctor » brodés sur la poche avant de sa blouse. Et par un générique qui pourrait très bien parodier celui du MÉPRIS (1963) de Jean-Luc Godard puisque c’est un gros gorille affublé d’une casquette de réalisateur et d’une grosse caméra 16 mm qui énonce les noms des comédiens et des techniciens. Le résultat est plutôt amusant, bien que le film ne possède aucune fin et que les scènes interactives ne semblent pas avoir été filmées ni éditées nulle part. C’est bien dommage, mais pour les curieux le film est trouvable sur le Net en cherchant bien, et il a été édité en DVD par Something Weird Video dans le coffret « Spook show spectacular a-go-go » avec de nombreux extraits croustillants de Spook shows télévisés.

- Trapard -

LE TRAILER :

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ROBOT-CRAIGNOS (116)

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zxePIb-robovampire dans Cinéma bis américain

Tout comme ROBO WAR de Bruno Mattei, ROBO VAMPIRE (1988) de Godfrey Ho lorgne vers le succès de ROBOCOP (1988) avec sa mauvaise imitation de soldat-robot du futur, bien que le film se déroule dans un présent indéfini peuplé de vampires.

yxePIb-robovampire3 dans Robot-craignosL’intrigue : Une seconde chance de vie est donnée à l’agent des narcotiques Tom Wilde, après avoir été tué par balles : il est utilisé dans une expérience futuriste qui fait de lui un robot androïde. Il est envoyé secourir Sophie, un ravissant agent sous couverture, qui a été capturée par le diabolique baron de la drogue Mr Young, et sa redoutable création, la bête vampire…

Tout nanar fauché soit-il, ROBO VAMPIRE a le mérite d’être distrayant puisque le film aligne les surprises sur un rythme soutenu. On y croise une horde de soldats-vampires (inspirés de ceux de la saga des MISTER VAMPIRE mais en déclinant le thème des morts-vivants soldats de LA RÉVOLTE DES ZOMBIES), une femme-fantôme acrobate inspirée de Hsiao-tsing d’HISTOIRE DE FANTÔMES CHINOIS (1987), un vampire à la face de gorille, et ce robot-justicier armé, affublé d’une combinaison chromée et se déplaçant au ralenti pour simuler une lourdeur imaginaire.

Mention spéciale aux vampires dont la coiffe est ornée d’une belle plume de paon qui disparaît ou réapparait selon les erreurs de montages pendant les scènes de bagarres.

- Trapard -

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FILMS DE SECTES

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FILMS DE SECTES

Alors que les films de sectes païennes ont fait les choux gras du cinéma d’épouvante des années 60 jusqu’aux débuts des années 90, avec des somets comme THE WICKER MAN (1973) et RÉINCARNATIONS (1981), quelques titres phares ont rajouté de la paille sur le bûcher sacrificiel à partir de la fin des années 90 au moment où des informations en tous genres sur les illuminati et les franc-maçons commençaient à partir dans tous les sens sur internet. Voici quelques exemples de films d’horreur très connus avec des sectes autant urbaines que rurales : LA SECTE SANS NOM (1999), DAGON (2001), LE VILLAGE (2003), DARKNESS (2004), THE WOODS (2006), LES CHÂTIMENTS (2007), X-CROSS (2007), SEVENTH MOON (2008). Puis bien sûr le parodique HOT FUZZ (2007), les remakes de CHILDREN OF THE CORN, les deux relectures de THE WICKER MAN (THE WICKER MAN et THE WICKER TREE), le RED STATE de Kevin Smith, ou encore le retour de Tarantino sur l’affaire Sharon Tate dans ONCE UPON A TIME… IN HOLLYWOOD (2019). Et le film de secte n’est pas prêt de ralentir sa course puisque sont encore sortis dernièrement LE BON APÔTRE (2018) et MIDSOMMAR (2019).

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En cette période de réunions familiales pour les fêtes de fin d’année, je vous propose une petite sélection de films de sectes au sens large que je trouve très sympas. La liste est loin d’être exhaustive, alors si vous avez d’autres suggestions, n’hésitez pas à laisser un commentaire.

SHROOMS (2007) de Paddy Breathnach. Irlande.

wKtKIb-sect1 dans DossierPlus connu pour ses bad trips sous hallucinogènes que pour ses messes noires, SHROOMS n’en reste pas moins une très bonne série B d’horreur alternant entre modernisme et austérité monastique avec son « Ordre des Chevaliers Noirs de Colmcille ».

L’intrigue : Une virée dans la forêt irlandaise entre amis pour faire du camping, l’idée est sympathique. Goûter aux champignons hallucinogènes, pourquoi pas. Surtout que c’est marrant de se promener dans les bois en voyant des créatures étranges et effrayantes. Jusqu’à ce qu’on se rende compte qu’il ne s’agit pas uniquement d’hallucinations…

HEARTLESS (2009) de Philip Ridley. Grande-Bretagne.

aNtKIb-sect2 dans FantastiqueDernier film en date du photographe Philip Ridley (L’ENFANT MIROIR, LE JOUR DU CHÂTIMENT). Comme dans ses deux films précédents, Ridley explore le côté sombre de l’adolescence et sa perte de repères dans une ambiance d’apocalypse urbaine avec son lot de sectes démoniaques à capuches.

L’intrigue : Jamie, un jeune homme défiguré depuis la naissance par une tache qui lui recouvre une partie du corps, décide de signer un pacte avec le Diable pour accéder à la beauté extérieure…

WAKE WOOD (2009) de David Keating. Grande-Bretagne.

DOtKIb-sect3 dans TrapardUne bonne série B de la Hammer Films avec une secte païenne plus classique et avec une thématique assez proche de celle de THE WICKER MAN.

L’intrigue : Louise et Patrick sont sous le choc de la mort tragique de leur fille Alice. Ils décident de déménager dans une petite bourgade reculée appelée Wake Wood. C’est dans ce lieu qu’ils découvrent l’existence d’un rituel païen entretenu par les habitants depuis des décennies, et permettant de faire revenir d’outre-tombe pour une durée de trois jours n’importe quelle personne, afin de lui accorder un dernier adieu. A la fois effrayé et excité par cette perspective, le jeune couple sollicite l’aide des villageois pour ramener Alice à la vie. Mais une question fondamentale se pose : que feront-ils lorsque l’heure du départ définitif sera venue ?

LE VILLAGE DES OMBRES (2010) de Fouad Benhammou. France.

eQtKIb-sect4Une histoire classique mais béton, et sûrement l’un des films d’horreur français que j’ai le plus apprécié ces dernières années malgré toutes les critiques négatives que j’ai pu lire sur le web. Des personnages sont piégés dans une boucle temporelle entre présent et passé, un peu à la manière de WIND CHILL (2007) ou de TRIANGLE (2009). Et aussi de SHROOMS dans un certain sens. Mais LE VILLAGE DES OMBRES nous propulse jusque sous la Révolution Française dans les griffes de « L’Ordre du 8 » du village de Ruiflec. Le film est bien construit avec des énigmes qui se développent au fur et à mesure, donc tout l’inverse de X-CROSS de Kenta Fukasaku par exemple, qui nous raconte tout dès le début pour partir sur du grand-guignol costumé. Enfin bon, les goûts et les couleurs (des costumes)…

L’intrigue : Un groupe d’amis prend la route pour passer le week-end dans le village de Ruiflec. Arrivés sur place, certains disparaissent mystérieusement. Les autres, tout en essayant de retrouver leurs traces, vont tout faire pour rester en vie et échapper à l’emprise du Village des Ombres…

THE SHRINE (2010) de Jon Knautz. Canada.

3StKIb-sect5Un excellent film bourré de fausses pistes.

L’intrigue : Une journaliste aventureuse parvient à convaincre sa stagiaire et son copain photographe de partir en Pologne pour enquêter sur une disparition mystérieuse. Sur place le trio est confronté à un immense brouillard au milieu de la forêt, le même dont faisait référence le journal de voyage du disparu. Après s’être aventuré dans cet opaque brouillard pour y découvrir une statue démoniaque, le trio est accosté par les membres d’un culte qui les kidnappe pour prendre part à un sadique rituel…

KILL LIST (2011) de Ben Wheatley. Grande-Bretagne.

FUtKIb-sect6Une claque. Impossible d’en parler sans spoiler l’ensemble, mais qui mieux qu’un Anglais pour réaliser un très bon film sur le sujet ? De plus, Ben Wheatley a démontré son talent avec ses films suivants.

L’intrigue : Deux amis, un contrat, une famille. Un couple qui se déchire. Jay en déprime, Shel sa femme ne peut plus assumer seule les finances de leur famille. Jay devenu tueur à gage après une mission militaire ratée à Kiev, et son ami Gal acceptent un travail. Un contrat et une liste de noms. Des gens à éliminer. Une descente aux enfers dans la perversité de l’âme humaine à chaque nom rayé de la liste. Qui s’en sortira indemne ?

THE SACRAMENT (2013) de Ti West. États-Unis.

dXtKIb-sect7Le found-footage est un style de réalisation devenu désormais insupportable jusqu’à la nausée, mais paradoxalement ce film de Ti West (et d’Eli Roth à la production) passe plutôt bien et ne tombe pas dans dans la facilité habituelle malgré la simplicité du scénario.

L’intrigue : Patrick reçoit une invitation à rejoindre sa sœur Caroline installée à Eden Parish, une communauté religieuse autonome isolée au cœur d’une forêt et dirigée par un chef charismatique surnommé « Père ». Accompagné de deux amis journalistes caméra aux poings, Patrick soupçonne que sa sœur Caroline soit sous l’emprise d’une secte. Les premières interviews présentent une communauté heureuse de ses choix de vie, d’isolement et de partage. Mais cet apparent petit paradis va très vite sombrer dans l’horreur…

WHERE THE DEVIL HIDES (2014) de Christian E. Christiansen. États-Unis.

OZtKIb-sect8Entre WITNESS (1985) et LA FERME DE LA TERREUR (1981) avec une enquête policière au sein même d’une communauté Amish. Un film d’horreur agréable avec la jeune Alycia Debnam-Carey de FEAR THE WALKING DEAD (d’ailleurs dans cette série, il y a aussi une secte dont le rapport à la mort est assez particulier en cas d’apocalypse zombie).

L’intrigue : Le 6 juin 1994, six femmes d’une communauté Amish mettent au monde six filles, générant la peur dans la communauté que cela soit l’accomplissement d’une ancienne prophétie. La prophétie dit que six filles naîtront le sixième jour du sixième mois (6-6-6) et que l’une d’entre elles deviendra la main du Diable. Par peur, l’une des mères asphyxie sa fille avant de se planter un couteau dans la gorge. Les cinq filles restantes grandissent ensemble dans l’ignorance de la prophétie. Alors que leurs dix-huitième anniversaires arrivent, leurs faits et gestes sont surveillés par la communauté, surtout par le Père Beacon, qui voit toute action profane comme preuve que l’une d’entre elles est le sbire de Satan. Tout cela est de plus troublant, lorsque Mary, l’une des cinq jeunes filles, commence à avoir des visions qui laissent penser qu’elle pourrait être la main du Diable. Alors que la tension monte, un personnage mystérieux commence à tuer les filles une par une…

AVA’S POSSESSIONS (2015) de Jordan Galland. États-Unis.

9buKIb-sect9Un film d’épouvante à l’humour décalé sorti dans le sillage de THE LORDS OF SALEM (2012) mais qui lorgne plutôt du côté de ROSEMARY’S BABY (1967).

L’intrigue : Après avoir subi un exorcisme, Ava Dopkins essaie de vivre une vie normale. Ayant tout oublié du mois précédent, elle est obligée d’intégrer un groupe anonyme pour les personnes possédées. Elle tente de se rapprocher de ses amis, de retrouver un boulot mais surtout de savoir d’où viennent toutes ces taches dans son appartement. La vie d’Ava a été volée par un démon. Maintenant, il est temps de la récupérer…

COLONIA (2015) de Florian Gallenberger. Allemagne/Royaume-Uni/France/Luxembourg.

NduKIb-sect10Un film de secte dont le thème du retour de l’Ordre Nouveau se rapproche de certains classiques de la « Nazisploitation » comme CES GARÇONS QUI VENAIENT DU BRÉSIL (1978). Mais contrairement aux films fauchés de prisons pour femmes des années 70 dont l’action se situe en Amérique du Sud, COLONIA nous plonge radicalement dans les côtés sombres du régime du Général Pinochet et face aux dogmes d’une secte qui a bel et bien existé au Chili. Un film passionnant et tout public.

L’intrigue : Chili, 1973. Le Général Pinochet s’empare du pouvoir par la force. Les opposants au coup d’Etat descendent dans la rue. Parmi les manifestants, un jeune couple, Daniel photographe et son ami Lena. Daniel est arrêté par la nouvelle police politique. Il est conduit dans un camp secret, caché dans un lieu reculé au sein d’une secte dirigée par un ancien nazi. Une prison dont personne n’est jamais sorti. Pour retrouver son amant, Lena va pourtant rentrer dans la Colonia Dignidad…

THE INVITATION (2015) de Karyn Kusama. États-Unis.

HfuKIb-sect11Je vais simplement résumer l’intrigue pour ne pas spoiler ce film à l’ambiance paranoïaque et captivante (et je sais que ça fait toujours bizarre de dire que la paranoïa est captivante, mais on aime le cinéma d’horreur pour ça, non ?).

L’intrigue : Par une sombre nuit, Will est invité à un dîner chez son ex-femme et son nouveau mari. Au cours de la soirée, il s’aperçoit que ses hôtes ont d’inquiétantes intentions envers leurs invités…

GET OUT (2017) de Jordan Peele. États-Unis.

tiuKIb-sect12Le film de Jordan Peele a fait son petit effet et il est encore tout chaud. Donc si vous ne l’avez pas encore vu, c’est le bon moment.

L’intrigue : Chris Washington est un jeune photographe noir qui partage depuis plusieurs mois la vie de Rose Armitage. Il accepte de passer un week-end chez les parents de Rose, pour rencontrer sa belle-famille. Alors qu’il est inquiet des réactions que sa couleur de peau pourrait susciter, il est accueilli très chaleureusement par Dean et Missy Armitage. L’ambiance dans la grande propriété recèle cependant une atmosphère étrange, qui ne va pas en s’arrangeant lorsque les parents de Rose organisent une grande réception avec tous leurs proches.

Et en conclusion, voici le clip de RADIOHEAD réalisé en stop-motion en hommage à THE WICKER MAN (1973).

- Trapard -

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INTERVIEW DE JEAN-CLAUDE MICHEL

Jean-Claude Michel est un acteur du fanzinat de la première heure. Cette interview permet de revenir sur le parcours de ce collectionneur passionné et sur ses rencontres avec Forrest J. Ackerman, Philippe Druillet, Jean-Pierre Bouyxou, Alain Schlockoff, Christophe Gans ou encore Jean-Pierre Putters. Mais surtout sur son livre dédié à l’acteur Tod Slaughter qui sortira dans le courant de l’an prochain, une carrière un peu oubliée et sur laquelle Jean-Claude Michel travaille depuis 50 ans. Nous le remercions de nous partager sa passion sur Les Échos d’Altaïr.

INTERVIEW DE JEAN-CLAUDE MICHEL dans Cinéma UpHGIb-int3

Trapard : Bonjour Jean-Claude Michel. Ta passion pour le cinéma et pour le cinéma fantastique est une longue histoire. Peux-tu nous expliquer comment elle est née ?

Jean-Claude : Elle est née très tôt, et tout à fait par hasard. J’avais douze ans, et je ne sais plus pour quelle raison, une amie de ma mère devait me garder quelques jours en l’absence de cette dernière. 68HGIb-int17 dans Cinéma bisCette amie habitait au Quartier Latin, et un soir, elle avait projeté de m’emmener au cinéma, et nous sommes tombés devant le « Le Saint-Michel » avec au programme « Deux nigauds contre Frankenstein ». Je ne connaissais pas, à cet âge, le duo Abbott & Costello, et encore moins les trois monstres qui allaient me terroriser durablement… Ça doit faire sourire à notre époque, où des gosses du même âge voient des films comme « Cannibal Holocaust » ou « L’enfer des zombies », mais il faut rappeler qu’à sa sortie, « Deux nigauds contre Frankenstein » fut bel et bien assorti d’une interdiction aux moins de 16 ans ! Je ne sais comment ni pourquoi la caissière ne fit aucune objection à mon entrée dans la salle, toujours est-il que je vis le film qui devait alimenter mes cauchemars durant une bonne semaine, au point que je refusais de dormir sans la présence rassurante du gros chien de cette amie !

En une soirée, je venais donc de découvrir Larry Talbot le loup-garou (Lon Chaney Jr.), le comte Dracula (Bela Lugosi), et le Monstre de Frankenstein (Glenn Strange). C’est ce dernier surtout qui m’impressionna. En fait, lorsque j’eus l’occasion de revoir le film quatre ans plus tard, au « Cyrano Sébastopol », je m’aperçus, en contemplant les photos du film, que j’avais plus ou moins occulté de ma mémoire le vampire joué par Lugosi, malgré ses transformations en chauve-souris. C’étaient évidemment le loup-garou et la créature de Frankenstein qui avaient alimenté mon imagination, par leur aspect horrifique. Durant la semaine de sa reprise dans ce petit cinéma du boulevard de Sébastopol, je dus revoir le film une bonne demi-douzaine de fois, au point de connaître par cœur certaines répliques (le film passait en VF), et de m’en souvenir encore soixante-sept ans plus tard – bien que n’ayant revu le film qu’en VO, à partir de sa reprise à l’Action-Écoles en 1981…

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Jean-Claude Michel en 1959.

« Je vis le film qui devait alimenter mes cauchemars durant une bonne semaine, au point que je refusais de dormir sans la présence rassurante du gros chien de cette amie ! »

J’ajoute que, hasard des programmations, je ne devais remettre les pieds au « Saint-Michel » que bien des années plus tard, lors de la sortie du « Nosferatu » de Werner Herzog, avec Klaus Kinski. C’est évidemment la même salle qui devint la victime des intégristes catholiques lorsqu’elle « osa » programmer « La dernière tentation du Christ ».
 
Comment en es-tu arrivé à te spécialiser dans le cinéma d’horreur britannique ? En ce moment, tu finalises ton livre sur le comédien Tod Slaughter. Peux-tu nous dire où il en est, et nous parler de sa genèse ?

CGHGIb-int18 dans TrapardEn fait, je ne me suis pas réellement spécialisé dans le cinéma d’horreur britannique, j’allais voir tous les films fantastiques qui sortaient sur Paris (puis ressortaient parfois en banlieue). Je pris l’habitude d’acheter tous les mercredis « L’Officiel des Spectacles » et de me concocter un programme assez éloigné des films qu’allaient voir les mômes de mon âge – ce qui ne m’empêchait nullement de voir avec eux d’autres genres de films qui passaient dans les cinq salles de mon quartier (trois à Aubervilliers, deux à Pantin), généralement des bandes d’aventures, des polars, ou des comédies (Laurel et Hardy sont demeurés mes dieux, jusqu’à ce jour)… Mais j’étais le plus souvent seul pour mes expéditions au « Midi-Minuit » ou à « l’Artistic-Douai » de la place Clichy, devenu plus tard bureau de poste. Un article paru dans le magazine « Tout Savoir » m’avait appris que le « Frankenstein » de 1931 avait eu pour vedette Boris Karloff, c’est pourquoi je me retrouvai un jour de 1954 au « Cinémonde-Opéra » pour y voir « Deux nigauds contre le Dr. Jekyll & Mr. Hyde », en VO… J’allais encore à l’école primaire lorsque je découvris ce film, et du même coup, celui qui devait rester pour toujours mon acteur préféré !

ZLHGIb-int19Dans ces mêmes années cinquante, je ne devais rater pratiquement aucun des films du genre qui sortaient sur Paris, un des premiers étant « Le spectre de Frankenstein » avec Lon Chaney Jr. et Bela Lugosi, puis « Frankenstein rencontre le Loup-Garou ». Il y eut une mémorable ressortie de « L’homme invisible » de James Whale, d’autres titres comme « Docteur Cyclope », « Tarantula ! », « La main de la momie », « Le château noir », « Le château de la terreur », « Les survivants de l’infini », « Le mystère du château maudit », « L’étrange créature du lac noir » et ses deux suites, « La guerre des mondes », « Planète interdite », « L’homme au masque de cire », « La bête aux cinq doigts », etc.

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« Je pris l’habitude d’acheter tous les mercredis « L’Officiel des Spectacles » et de me concocter un programme assez éloigné des films qu’allaient voir les mômes de mon âge. »

Le premier « Hammer Film » que je vis fut sans doute « Le monstre » de Val Guest, suivi quelque temps plus tard de « La marque » du même réalisateur. J’avais lu, dans un article de « Cinémonde », que les FPHGIb-int20mêmes studios tournaient un remake de « Frankenstein », je l’attendais avec impatience, et à l’automne 1957 je devais découvrir le duo de choc Peter Cushing – Christopher Lee, avec plusieurs chefs-d’œuvre au fil des ans, dont bien entendu « Le cauchemar de Dracula », présenté en avant-première à « L’Avenue », rue du Colisée, un mardi soir ! À l’époque, j’habitais une chambre de bonne avenue Mac-Mahon. Le film de Terence Fisher m’avait aussi traumatisé. À l’époque, c’était le plus sanglant qu’il m’ait été donné de voir ! Dans l’intervalle, en 1958, le « Frankenstein » de James Whale était ressorti au « Midi-Minuit », autre traumatisme durable mais pour d’autres raisons…

En 1959, je fis mon premier voyage en Grande-Bretagne, mais en-dehors de Londres, je ne vis donc aucun film, mais une amie anglaise m’envoya ensuite mon premier numéro de « Famous Monsters », c’était le numéro 4, avec le Martien de « La guerre des mondes » en couverture. Je publiai une petite annonce dans le magazine « Fiction », désirant trouver XTHGIb-int21d’autres numéros du magazine, et j’eus la surprise de recevoir une lettre de Forrest J. Ackerman en personne, qui m’envoyait tous ceux déjà parus ! Ce fut le début d’une très longue correspondance, et je devais devenir le « foreign correspondant » de « Famous Monsters » dès le numéro 16. Nous échangions des photos, des affiches, des livres et des magazines, et bien entendu des informations. Je me souviens lui avoir envoyé pas moins de 25 exemplaires du numéro spécial de « Cinéma 57″ consacré au Fantastique…

C’est Forry Ackerman qui m’envoya, en 1964, plusieurs lobby cards d’un double-programme, « Horror Maniacs » et « Strangler’s Morgue », avec pour vedette un certain Tod Slaughter, dont j’entendais parler pour la toute première fois. Il était qualifié comme étant « l’Europe’s Horror Man », je demandai des précisions à Forry, mais je découvris qu’il savait fort peu de choses sur cet acteur dont « Famous Monsters » n’avait jamais parlé. Quelques notules avaient bien été publiées dans « Castle of Frankenstein », un magazine rival, plus « adulte » que celui d’Ackerman, mais avec des dates qui correspondaient aux sorties américaines, souvent tardives par rapport aux sortie britanniques…

« J’eus la surprise de recevoir une lettre de Forrest J. Ackerman en personne, qui m’envoyait tous les « Famous Monsters » déjà parus ! »

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Les titres eux-mêmes avaient été changés par Hoffberg, le distributeur américain, et les films étaient plus ou moins raccourcis. « Strangler’s Morgue » était en fait « The Curse of the Wraydons » (1946), et « Horror Maniacs »  était « The Greed of William Hart » (1948) – et le double programme affublé d’une affiche carrément hideuse.

SbIGIb-todIntrigué, je commençai donc des recherches approfondies, j’écrivis au fil des ans des centaines de lettres – c’était l’époque pré-Internet, est-il besoin de le rappeler ? J’obtenais le plus souvent des réponses évasives, mais parfois j’avais la surprise de constater que quelques correspondants portaient le même intérêt que moi à cet acteur, décédé en 1956, la même année que Bela Lugosi et apparemment tombé dans l’oubli. Je dois dire que cet « oubli » m’arrangea à différentes occasions, car je devais obtenir de différentes compagnies américaines des photos originales à peu de frais, les films de cet acteur étant généralement oubliés. Je devais être alors le seul client potentiel pour ce genre de matériel publicitaire…

Inutile de dire que cette situation a changé depuis pas mal de temps, et qu’il est vain de vouloir se procurer de telles photos de nos jours ! Quand par extraordinaire on en trouve, une simple photo noir et blanc peut atteindre un prix extravagant – surtout si ce n’est pas juste une reproduction ! Pour ne rien dire, évidemment, des affiches, lobby cards ou press-books des mêmes films.

ffIGIb-int16En 1974, je publiai donc un premier article sur Tod Slaughter, dans « L’Écran Fantastique », ce qui me valut les félicitations de Jean-Claude Romer, que je connaissais depuis 1962. Il y eut ensuite un article plus détaillé dans le magazine anglais « Headpress » – dans l’intervalle, j’avais pu voir des films de Slaughter en vidéo, le premier étant « Sweeney Todd », en VHS à l’époque, car la chaîne Channel Four commençait à programmer ses films. Le même article, encore augmenté, parut ensuite dans « Splatting Image », le magazine allemand de Graf Haufen. Puis le regretté Pierre Charles me demanda un article sur « The Greed of William Hart », l’ancêtre de « L’impasse aux violences », puisque John Gilling, le réalisateur de ce dernier film, était déjà le scénariste et l’assistant-réalisateur de la version précédente, en 1948, dirigée par Oswald Mitchell. Tod Slaughter et Henry Oscar (le directeur de la pension dans « Les maîtresses de Dracula ») y incarnaient les résurrectionnistes assassins, rôles repris dans le remake par Donald Pleasence et George Rose… Il y eut ensuite un numéro de « Horror Pictures », magazine auquel j’avais collaboré dans le temps, mais cette fois il s’agissait d’un e-magazine, consultable sur le site de Gérard Noël.

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Jean-Claude Michel, en Monstre de Frankenstein, étrangle Alain Schlockoff.

« Tout ce travail entrepris depuis si longtemps ne pouvait que conduire à l’idée d’un bouquin complet sur Tod Slaughter. »

Tout ce travail entrepris depuis si longtemps ne pouvait que conduire à l’idée d’un bouquin complet sur Tod Slaughter. Un autre livre, le premier sur l’acteur, vient tout juste de paraître en Grande-Bretagne, sous la plume de trois auteurs dont deux sont des amis de longue date, mais le livre français aura une structure différente, car même si un long chapitre y est consacré à la longue carrière du comédien – plus de cinquante années de théâtre, de 1905 à 1956, soit des centaines de pièces – l’essentiel en sera le compte-rendu détaillé de sa filmographie (cinéma et télévision), ses participations à des émissions radiophoniques, ou à des disques 78t, etc. En ce sens, les deux livres devraient se compléter parfaitement…

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Jean-Claude Michel en Monstre de Frankenstein, maquillage réalisé par ses soins.

Peux-tu nous parler de ton histoire avec le fanzinat et nous expliquer quelle a été ton implication avec le magazine L’Écran Fantastique ?

J’avais d’abord écrit un texte appelé « La dynastie des Frankenstein », qu’avec l’inconscience de mes 18 ans, j’envoyai à la rédaction du magazine « Satellite ». À ma grande surprise il fut accepté d’emblée. Je 9rIGIb-int4ne fus pas payé, mais d’un seul coup je me sentais très important, je roulais des mécaniques dans les rues de ma banlieue – je plaisante ! Il fut publié dans leur magazine annexe, « Les Cahiers de la Science-Fiction », à la suite du roman de Philip K. Dick, « Les mondes divergents ». J’écrivais aussi dans le courrier des lecteurs de « Cinémonde », en ardent défenseur du cinéma fantastique, et en 1962, un des rédacteurs du magazine, Henri Rode, qui préparait un numéro spécial sur ces films, me contacta et j’eus ainsi la parole dans son article… et  j’eus aussi la surprise d’être payé, cette fois ! 50 francs sur les 20 francs promis au départ… C’était la vie de château ! C’est ce même article de Cinémonde qui me valut une lettre élogieuse de Jean Boullet. Échange épistolaire qui me valut de vivre chez lui pendant un an. J’y rencontrai certains de ses amis comme Elliot Stein, Ornella Volta, Roland Villeneuve, Roland Lacourbe et surtout Philippe Druillet qui était plus proche de moi par l’âge, et en compagnie duquel je devais faire de longues balades dans le Londres du début des Sixties, en quête de comics « horrifiques » et de monster magazines. Dans le numéro 3 de « Métal Hurlant », Philippe évoquait cette période en disant que j’étais « la première personne avec qui il avait pu parler le galactique » ! Un beau compliment…

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Ce long séjour à Londres nous avait évidemment permis de voir un tas de films, inédits en France (à part deux ou trois, mais devenus invisibles), comme « Bride of the Monster », « Grip of the Strangler », « Corridors of Blood », « I Was a Teenage Frankenstein », « War of the Colossal Beast », « The Cyclops », « House of Frankenstein », « House of Dracula », « Son of Dracula », « War of the Satellites », « Blood of Dracula », « I Married a Monster from Outer Space », « The Black Sleep », etc. Par la suite j’aurais l’occasion de revenir à Londres une quinzaine de fois, mais la disparition de beaucoup de salles de quartier avait causé des ravages, et la « moisson de films » fut bien moins spectaculaire qu’en ces lointaines années. Par contre, d’autres voyages à Bruxelles étaient toujours enrichissants, et je devais y habiter par deux fois, en 1969/70 et en 1974/75. Mais j’anticipe ! Revenons aux années 60.

« Philippe Druillet évoquait cette période en disant que j’étais « la première personne avec qui il avait pu parler le galactique » ! Un beau compliment… »

Plus tard, en 1964, j’eus une longue correspondance avec Jean-Pierre Bouyxou, qui habitait Bordeaux et travaillait pour un journal local. Il vint chez moi, à Aubervilliers, en 1965. Je lui présentai Raphaël-Georges Marongiu, rencontré plusieurs mois auparavant, et comme Jean-Pierre était en contact avec Gérard Temey et Jean-Pierre Fontana, qui faisaient le fanzine « Mercury », nous fîmes (Bouyxou, Marongiu et moi) un fanzine appelé « Mercury-Bis », dont le premier numéro était un spécial « Boris Karloff » ! Robert Florey lui-même y avait en quelque sorte participé en nous envoyant par la poste, en paquet simple… une des affiches originales françaises, la 120×160, du « Frankenstein » de James Whale… Malheureusement, les fanzines de l’époque ne pouvaient que reproduire pauvrement, en noir et blanc, une telle affiche – affiche qui fut renvoyée en courrier recommandé à Robert Florey, il va sans dire !

En 1966, je passais neuf mois de ma vie en sanatorium, mais c’est là que je reçus une première lettre d’Alain Schlockoff, qui projetait de continuer l’aventure « Mercury-Bis », et me demandais d’y participer. Je suppose qu’il avait dû demander la même chose à Bouyxou et Marongiu, mais sans succès apparemment, car je fus le seul à accepter la proposition. Il y eut donc bel et bien un second numéro de « Mercury-Bis », qui devait être le dernier.

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Le second fanzine « schlockoffien », qui devait assez rapidement devenir un magazine, fut en fait « Horizons du Fantastique ». Je participai à plusieurs numéro, mais ensuite Alain se brouilla avec Dominique Besse, qui avait pris la direction du magazine, et je cessai donc toute collaboration avec ce dernier.

Nous devions donc inventer un nouveau fanzine, et c’est comme ça que naquit « L’Écran Fantastique » en 1969. Alain avait proposé « Fameux Monstres du Cinéma », et Dominique Abonyi (plus tard Dominique Hass) « La Grosse Mite de Roubaix » – je cherche encore le jeu de mots, s’il existe, et ce que venait faire Roubaix dans cette histoire. Je proposai juste « L’Écran Fantastique », et c’est finalement ce qui fut retenu. Dominique et moi, en furent les premiers rédacteurs en chef, pendant deux numéros. Je partis ensuite en Belgique pour une année; je travaillais chez Titra-Films à Bruxelles, et Alain devint donc l’unique responsable du fanzine, mais je devais y collaborer régulièrement jusqu’au début des années 80.

« Alain avait proposé « Fameux Monstres du Cinéma », et Dominique Abonyi « La Grosse Mite de Roubaix ». Je proposai juste « L’Écran Fantastique ».

En même temps, il y eut les fanzines « Métaluna », « Astarté », toujours avec Alain. Sans parler du Festival annuel à partir de 1972, auquel je collaborais parfois avec des choix de films.

J’écrivais aussi pour des fanzines américains (« Cinefantastique », qui fut d’abord un fanzine), anglais, belges, et bien sûr français, surtout après la longue période « schlockoffienne ». Dont « Heretic » puis « Nostalgia » avec Lucas Balbo. Et même « Mad Movies », mais anonymement, pour sa rubrique « Dictionnaire du Fantastique », signée du seul Jean-Pierre Putters.

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Au fil de ta passion, tu as sûrement fait des rencontres avec des comédiens, des cinéastes et des collectionneurs. Peux-tu nous en raconter quelques-unes ?

En fait, j’ai le plus souvent rencontré d’autres fans, souvent créateurs de fanzines ou de magazines, au fil des ans, Forrest J Ackerman, Jean Boullet, Philippe Druillet, Jean-Pierre Bouyxou, Alain Schlockoff, Dominique Abonyi, Jean-Claude Romer – tous déjà cités – mais aussi Michel Caen, et un peu plus tard, Alain Petit, Jacques Goimard, Pierre Gires, Jean-Pierre Putters, Alain Venisse, Pierre Charles, Gérard Noël, Stéphane Bourgoin, mais aussi Richard Klemensen (aux USA), et pas mal d’autres avec lesquels j’eus des correspondances parfois durables, comme Richard Gordon (le producteur, qui me raconta des anecdotes sur Tod Slaughter qu’il avait pu voir au théâtre). Il y eut aussi Michael Weldon, de « Psychotronic ». Il vint nous voir à Paris au début des années 80, nous allâmes voir « The Black Room » (Le baron Grégor) avec Boris Karloff à la Cinémathèque, et il nous avoua qu’avant ce jour, il n’avait jamais vu un seul film de Karloff sur le grand écran !

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Je connaissais aussi, évidemment, Christophe Gans avant qu’il devienne le réalisateur que l’on sait, puisqu’il travailla un temps pour « L’Écran Fantastique ». Côté acteurs, c’est plus restreint, j’en ai évidemment approché certains lors de leur présence au Festival, au Rex ou auparavant, mais parmi ceux avec lesquels j’ai pu parler plus de cinq minutes, il y eut une soirée mémorable dans un grand restaurant de Neuilly avec José Mojica Marins, deux heures en tête-à-tête avec Paul Naschy dans un café de la rue du Faubourg-Montmartre alors qu’on projetait « El gran amor del Conde Drácula » au b5IGIb-int5« Palace » voisin. Chez Jean Boullet, le jour de l’enterrement d’Édith Piaf au Père-Lachaise en 1963, il y eut un repas avec Piéral, qui ne pouvait conduire une voiture, dans la cuisine du pavillon de la rue Bobillot. Toujours chez Boullet, lorsque Marco Ferreri vint parler de son projet de film sur une femme à barbe – rôle qui devait par la suite être attribué à Annie Girardot – il y eut une longue discussion au cours de laquelle Boullet proposa une authentique femme à barbe à laquelle il avait consacré quelques paragraphes dans un de ses articles sur les monstres de foire dans le magazine « Æsculape ». Alain Schlockoff, lui, avait reçu Juan Lopez Moctezuma, dont un film devait être projeté au Festival… Tout petit, chez une amie de ma mère, j’avais rencontré – mais je ne savais pas du tout qui c’était à l’époque – la célèbre Kiki de Montparnasse, qui servit de modèle au peintre Foujita. Mais là on sort du domaine du cinéma ! Kiki devait décéder peu de temps après. Côté théâtre, une amie personnelle est Denise Dax – aucun rapport avec Micheline – qui fut meneuse de revue, interprète de théâtre classique et de boulevard, compagne et partenaire de Michel Simon, et surtout actrice vedette du Grand-Guignol à la fin des années cinquante. Denise aura bientôt 95 ans, elle était encore sur les planches il y a cinq ou six ans, elle conduisait encore sa voiture voici quelques années à peine, et est toujours en pleine forme aux dernières nouvelles !

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Jean-Claude Michel en 2017, en Bretagne.

Que dire de plus ? j’ai quitté Paris en 2015, après y avoir vécu 70 ans (en-dehors des deux séjours en Belgique déjà mentionnés), et suis revenu dans ma Bretagne natale, berceau également de mes ancêtres. Je ne vois désormais des films – anciens ou modernes – qu’en vidéo. Je suppose que, vu le bazar qu’étaient devenues les salles de cinéma dès la fin des années 80, c’est tout aussi bien ! Et la plupart des cinéma que j’aimais ont tous disparus, remplacés par des banques, des bureaux de poste, des supérettes ou des garages. Quand Paris tout entier ressemble à un cimetière, du moins à mes yeux, autant prendre le large… Et quoi de mieux que la Bretagne pour cela !

Merci beaucoup Jean-Claude.

- Interview réalisée par Trapard -

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GRAVE OF THE VAMPIRE (1972)

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GRAVE OF THE VAMPIRE (1972)

Titre original : Grave of the Vampire

Titres français : Les Enfants de Frankenstein / Bébé Vampire

Réalisation : John Hayes

Scénario : David Chase d’après une histoire de John Hayes

Monteur : John Hayes

Musique : Jaime Mendoza-Nava

Producteur : Daniel Cady

Pays : États-Unis

Année : 1972

Acteurs : William Smith, Michael Pataki, Lyn Peters, Diane Holden, Kitty Vallacher…

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Une bonne surprise que cette petite série B sans prétention que je n’ai longtemps pas eu le courage d’affronter à cause de l’un de ses titres français : BÉBÉ VAMPIRE. Il faut dire que l’année 1971 était un grand cru de bidules vampiriques surfant sur la Sexploitation qui touchait à sa fin (L’HORRIBLE SEXY VAMPIRE, DRACULA VAMPIRE SEXUEL) et qui poussaient encore et encore la surenchère yddCIb-grave3 dans Fantastiquelibidineuse augurée par LE BAL DES VAMPIRES. Et le scénario de GRAVE OF THE VAMPIRE (1972) sentait aussi un peu le souffre, avec ses faux airs de rape-and-revenge mâtiné d’une cuillerée de DRACULA, PÈRE ET FILS, mais sans Bernard Menez.

L’intrigue : Venu flirter une nuit dans un cimetière, un jeune couple est soudainement attaqué par un vampire qui a surgi de sa tombe. Alors que le jeune homme succombe sous ses morsures, la jeune fille, elle, survit après que le monstre l’ait violée. Cette dernière accouche finalement d’un bébé au goût prononcé pour le sang. Une fois adulte, le fils du vampire devra faire face à une terrible vérité…

Et pourtant, le film ne s’attarde pas du tout sur le bébé du titre français, mais sur ce qui fera le succès de la bande-dessinée BLADE crée par Marvel Comics en 1973, donc un an après la sortie de GRAVE OF THE VAMPIRE, et dont Wesley Snipes incarne à merveille ce genre de « métissage sanguin » dans la trilogie. Ici c’est le robuste et buriné William Smith (L’INVASION DES FEMMES ABEILLES) qui incarne le métis traquant son propre père Caleb Croft, joué par Michael Pataki (ZOLTAN, LE CHIEN SANGLANT DE DRACULA).

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Évidemment, série B des Seventies oblige, on est très loin des hiérarchies complexes de BLADE ou même d’UNDERWORLD, Caleb Croft se comportant surtout comme un Jack l’Éventreur frustré accumulant des victimes au coin d’une rue ou d’une salle de cours. Et l’ambivalence du fils mi-vampire mi-humain tranche agréablement avec la fatalité des descendances des Monstres de la Universal et de ses dérivés des années 30, 40, 50 et 60 (LA FILLE DE DRACULA, LE FILS DE DRACULA, LA FILLE DU DOCTEUR JEKYLL, LA FILLE DE FRANKENSTEIN, LADY FRANKENSTEIN…).

- Trapard -

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MONSTRES SACRÉS : LE MONSTRE EST VIVANT

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LE MONSTRE EST VIVANT

Ce monstre-là est assez particulier avec son faciès déformé, ses longues canines, ses griffes acérées, son petit penchant pour le cannibalisme et son protectionnisme sauvage. Disons qu’il a du potentiel pour générer des fausses-couches en série.

Il est le fils hybride du couple Frank et Lenore Davies du MONSTRE EST VIVANT (1974, It’s Alive!) de Larry Cohen.

L’intrigue : Lenore Davies accouche d’un bébé monstrueux, qui tue les médecins et s’enfuit dans la nature. Le père, Frank Davies, part aider la police à abattre ce monstre…

ZuVAIb-bebe2 dans FantastiqueOn ne connaît pas réellement les raisons de cette mutation, bien que de nombreuses possibilités soient évoquées dans la salle d’attente par plusieurs pères qui attendent que leurs femmes entrent en salle d’accouchement. La plus pertinente serait la conséquence des OGM, un des thèmes majeurs du cinéma d’épouvante des années 70. Mais finalement ce thème n’est qu’un prétexte pour montrer la dislocation d’une famille de classe moyenne. D’un côté, elle se retrouve recluse et montrée du doigt par les médias. Et de l’autre, elle implose de l’intérieur en relations triangulaires entre les parents et le monstre, puis avec le frère aîné. La relation entre le père et le monstre est le vrai fil conducteur du film, comme une relecture de la relation complexe entre le baron Frankenstein et sa créature, jusqu’à même le choix du titre (It’s Alive !). Mention spéciale à l’acteur John P. Ryan qui incarne le père. Mais c’est forcément la vulnérabilité de la mère (jouée par Sharon Farrell) qui fait le plus mouche et qui plonge l’histoire dans ce qu’elle a de plus monstrueux et viscéral, et ceci bien avant le cinéma de David Cronenberg. À l’instar de la complicité des frères siamois Duane et Belial Bradley de FRÈRE DE SANG (1982, Basket Case) de Frank Henenlotter, ou de celle des faux jumeaux de L’AUTRE (1972) de Robert Mulligan, la relation entre Lenore Bradley et son fils est sûrement l’une des plus poignante du cinéma d’épouvante.

SwVAIb-bebe3 dans Monstres sacrésLarry Cohen a aussi tourné lui-même deux suites plus ou moins directes au premier opus : LES MONSTRES SONT TOUJOURS VIVANTS (1979) et LA VENGEANCE DES MONSTRES (1987). Mais le complotisme y remplace malheureusement trop facilement le sujet de fond du premier volet.

Millenium Films (et la très discrète nouvelle Amicus) en a aussi produit un remake en 2009 basiquement baptisé IT’S ALIVE. Le film a été réalisé par l’Allemand Josef Rusnak (PASSÉ VIRTUEL) qui lui a influé une assez bonne ambiance paranoïaque. Le bébé est beaucoup plus ambiguë que celui de Larry Cohen, mais l’ensemble, consumérisme oblige, fait finalement figure de « coquille vide » face à l’original de 1974.

Enfin, LE MONSTRE EST VIVANT précède de cinq ans l’embryon chestburger d’ALIEN, LE HUITIÈME PASSAGER (1979), mais il s’inscrit dans la suite chronologique du BÉBÉ DE ROSEMARY (1967) de Roman Polanski et du BÉBÉ VAMPIRE (1972) de John Hayes. Et il est en quelque sorte le point de départ d’une longue série de films d’enfants meurtriers (EVIL BABY, LES RÉVOLTÉS DE L’AN 2000, DEMAIN LES MÔMES, CHROMOSOME 3, DE SI GENTILS PETITS… MONSTRES, LES DÉMONS DU MAÏS), mais l’ambiance paranoïaque et complotiste présente dès la fin du film ramène assez à celle du VILLAGE DES DAMNÉS (1960) de Wolf Rilla.

Enfin, on peut aussi compter quelques faux-jumeaux à ce nouveau-né aigri, comme par exemple avec les deux productions Corman plutôt discrètes, THE UNBORN (1991) et THE UNBORN 2, NÉ POUR TUER (1994).

- Trapard -

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Autres Monstres Sacrés présentés sur Les Échos d’Altaïr :

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TRANSPLANTATION (2009)

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TRANSPLANTATION (2009)

Titre original : Tell-Tale

Réalisation : Michael Cuesta

Scénario : David Callaham, d’après la nouvelle « Le Cœur révélateur » de Edgar Allan Poe

Musique : David Buckley

Pays : Grande-Bretagne/États-Unis, 2009

Interprètes : Josh Lucas, Lena Headey, Brian Cox

PZX6Ib-trans2 dans Cinéma bis américainVoilà bien un film dont je n’aurais jamais parlé sur le blog de Morbius si je n’avais pas acheté le DVD d’occasion. Et puis c’est tout de même plus reposant de parler d’un film sorti il y a dix ans, plutôt que d’un classique des années 1920 ou 1930. Déjà, parce que lorsque son thème est éculé jusqu’à la moelle, c’est nettement plus simple de savoir d’où viennent ses références. Alors que pour un film de 1910 ou 1920, on redécouvre aujourd’hui tellement de films anciens qui n’étaient pas toujours référencés dans les dictionnaires français, qu’il vaut mieux apprendre à paraphraser Socrate jusqu’à la fin de nos jours : « Je sais que je ne sais rien ».

Pour son TELL-TALE, Michael Cuesta vend une adaptation d’Edgar Poe. Il s’agit d’une modernisation très libre pour être exact, et le titre « Tell-Tale heart » du conte de Poe prend même plus de sens encore dans ce film. L’argument de vente permet surtout d’annoncer que le sujet sera très différent de THE EYE avec Jessica Alba sorti l’année précédente, bien qu’il s’inscrit dans la même veine du greffé devenu medium malgré lui. Mais c’est finalement à BODY PARTS (1991) que TELL-TALE s’apparente le plus.

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L’intrigue : Terry est un jeune père célibataire qui prend grand soin de sa fille atteinte de Fibrodysplasie ossifiante progressive. Sa vie prend un nouveau tournant lorsqu’il reçoit une greffe de cœur. Mais d’étranges maux de tête apparaissent, puis des visions. Son nouveau cœur semble battre à son propre rythme. Hanté par son passé, le cœur commence à prendre possession de Terry, à la recherche de l’assassin du donneur…

Le thème a beau être éculé, l’histoire devient vite passionnante puisque le scénariste David Buckley créé une identité propre au donneur. Ainsi qu’une histoire posthume à traverser à travers un rythme cardiaque qui s’emballe, et à la manière d’une enquête policière qui nous mène jusqu’à un commerce des plus obscurs. On est donc loin d’une énième adaptation des « Mains d’Orlac ». Et la médiumnité soudaine de ce genre de greffé modernise assez agréablement le thème de la voyance chère aux giallos des années 70 et à certains thrillers américains (faîtes la comparaison avec THE EYE et LES YEUX DE LAURA MARS.

TRANSPLANTATION est une bisserie qui semble avoir été tournée avec un budget assez conséquent, et malgré certaines incohérences et certaines longueurs, il est assez passionnant à suivre.

- Trapard -

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