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Archive pour la catégorie « Cinéma bis »

IL Y A 40 ANS… STAR CRASH !

IL Y A 40 ANS... STAR CRASH ! dans Cinéma bis 18061008103715263615755449

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En 1978, c’est le choc des étoiles ! Alors que STAR WARS vient de triompher un an plus tôt sur les écrans du monde entier, un film de SF veut affronter le mastodonte de George Lucas sur son territoire, qu’il soit spatial comme américain ! C’est STAR CRASH, un space opera italien coloré et fauché où les étoiles sont des guirlandes, les vaisseaux des maquettes grossières, les décors des pistes de night-clubs et l’héroïne une femme en bikini ! C’est David contre Goliath. Et alors que le résultat ne se fait pas attendre, le film devient au fil du temps une œuvre culte par son culot jusqu’au-boutiste, son incroyable goût du kitsch et sa superbe vedette principale, la sculpturale Stella Star. Bingo ! 40 ans plus tard, en 2018, le film de Luigi Cozzi demeure toujours dans le cœur des fans de SF qui n’ont pas froid aux yeux !

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40 ans de STAR CRASH ou STARCRASH ou SCONTRI STELLARI OLTRE LA TERZA DIMENSIONE, avec ce dossier où souvenirs, points de vue, making of, album photo, secrets dévoilés, interviews vidéo de Luigi Cozzi et Caroline Munro, bande originale du film signée John Barry, bande-annonce et film complet entrent en collision, et où Stella Star et sa bande composée de Zarth Arn, Elias et robot géant, sans compter le jeu vidéo et les répliques cultes, provoquent le plus grand choc des étoiles sur Les Échos d’Altaïr ! Accrochez-vous, c’est parti en hyper-espace !

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STAR CRASH : Souvenirs éloignés d’un fan crash

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Ma première rencontre avec STAR CRASH, ce n’est pas au cinéma que je la dois mais à une pochette du 33 tours de la bande originale du film… C’était chez un pote, je devais alors avoir 14 ans. La pochette reprenait la superbe affiche du film. Contaminé quelque temps plus tôt par STAR WARS, je ne rêvais plus que de space operas, de batailles spatiales épiques avec des vaisseaux, robots et sabres laser ! Et c’est ce que la magnifique pochette du disque offrait à mes yeux écarquillés. En outre, la musique signée John Barry était une vraie merveille, même si elle s’éloignait clairement du style d’un John Williams. Épique, entraînante, bien rythmé, avec un je-ne-sais-quoi de moderne, elle me comblait de bonheur, à tel point que je finissais par l’écouter en boucle tout en agaçant mon pote !

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La pochette du disque de la B.O. de STAR CRASH.

« Je ne pouvais croire qu’avec une telle affiche un film put être aussi médiocre ! »

Totalement conquis, j’insistais alors pour que mon copain, fan de SF lui aussi, aille louer la VHS du film en vidéoclub car je ne possédais pas encore de magnétoscope. Il devait aussitôt me prévenir que STAR CRASH était très mauvais, l’ayant déjà vu… Qu’à cela ne tienne ! Je ne pouvais croire qu’avec une telle affiche un film put être aussi médiocre ! Et le jour arriva enfin où, allongé devant la télévision, je découvrais pour la première fois « Le Choc des Étoiles »…

Quelle déception… Quels regrets… Quelle imposture ! Plus j’avançais dans le film et plus je n’en croyais pas mes yeux… Les effets spéciaux, les costumes, les décors, les dialogues, sans compter les bruitages, eurent tôt fait de désintégrer mes derniers espoirs. STAR CRASH ressemblait à tout sauf à du STAR WARS. C’était désespérément mauvais. Et mon pote de me rappeler fièrement : « Je te l’avais dit ! »

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La jaquette de la VHS de STAR CRASH.

Mais le temps passa. Et, allez savoir pourquoi, je finissais par vouloir un jour revoir STAR CRASH. Ce fut à nouveau grâce à la VHS du film louée dans un vidéoclub (le film n’est d’ailleurs jamais sorti, je crois, sur les écrans calédoniens). J’ai alors souri et même souvent bien ri en redécouvrant ce merveilleux nanar d’un Lewis Coates, pseudo américain de Luigi Cozzi, bien gonflé ! Plus tard, je devais même enfin acheter la VHS avant de finir par acquérir, bien plus tard encore, le DVD. Pas encore le Blu-ray, mais ça ne saurait tarder !

Aujourd’hui, je regarde encore régulièrement STAR CRASH ! Que voulez-vous, il fait partie de ces petits plaisirs coupables auxquels l’âme humaine succombe facilement, et il me fait un bien fou, alors franchement pourquoi m’en priver ?

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STAR CRASH : L’histoire

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« Alors qu’ils tentent d’échapper à la police de l’espace, les deux bandits intergalactiques, Stella Star et Akton, rencontrent le survivant d’une attaque contre l’infâme Zarth Arn. Ce dernier est un être fourbe et malfaisant qui veut devenir le maître de l’univers. Ils apprennent que cet être ignoble possède une arme d’une puissance telle que la galaxie entière pourrait disparaître en quelques secondes… » 

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STAR CRASH : La fiche technique

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Année : 1978
Réalisateur : Lewis Coates (alias Luigi Cozzi)
Scénario : Luigi Cozzi
Production : Nat Wachsberger & Patrick Wachsberger
Musique : John Barry
Effets spéciaux : Germano Natali / Studio Quattro
Pays : USA / Italie (sorties : 1978 en Allemagne de l’Ouest, 1979 en Italie et en France)
Durée : 94 min
Interprètes : Caroline Munro, Marjoe Gortner, Christopher Plummer, David Hasselhoff, Robert Tessier, Nadia Cassini, Joe Spinell…

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STAR CRASH : Des explications

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À l’origine, STAR CRASH devait s’intituler LES AVENTURES DE STELLA STAR. Luigi Cozzi avoue fièrement avoir écrit le scénario en trois jours : « Le brouillon naquit spontanément, furieusement devrais-je dire, comme une rivière en crue. » Quant au choix d’une femme dans le rôle principal, voilà l’étonnante explication de Cozzi : « Mon idée de départ était de créer une espèce de 18061201325515263615759380version cosmique de la théorie chrétienne de la Trinité (Stella, Elle et Akton), avec la femme manifestement supérieure à l’unique mâle de l’aventure (Simon, le fils de l’Empereur), afin que, de la mort de Elle et de Akton et de l’union de Stella avec Simon naisse l’être parfait qui réunit les qualités de tous sans en prendre les défauts (un peu le « Fils des Etoiles » de mémoire kubrickéenne). » Sans commentaire…

En ce qui concerne Caroline Munro, notre charmante actrice américaine était pleine d’espoir pour STAR CRASH : « J’aime beaucoup la mise en scène de ce film et je devine qu’il sera très bon. » a-t-elle déclaré à l’époque… Armando Valcauda, spécialiste en effets spéciaux sur le film : « Pour la grande bataille qui se situe à la fin, nous avons utilisé la même technique que Stanley Kubrick, c’est-à-dire des diapositives projetées, masquées de noir, qui permettent d’obtenir des résultats irréalisables avec la « prise en 24″ (vitesse normale du cinéma). Dans d’autres scènes, avec des optiques déterminées, grand angulaire sur un décor étoilé de trente mètres de large, nous avons effectué la prise de vues normale des maquettes suspendues à des câbles noirs, et les résultats sont excellents. » Re-sans commentaire…

« Mon idée de départ était de créer une espèce de version cosmique de la théorie chrétienne de la Trinité. » - Luigi Cozzi

Les couleurs « flashy » des vaisseaux du film s’expliquent ainsi selon Luigi Cozzi : « C’est une particularité qui en surprend plus d’un. La plupart des maquettes d’astronefs qui apparaissent dans le film sont de couleur argent métallisé, bien que sur la pellicule ils soient très colorés. La Station Spatiale du Comte, par exemple, semble bleue alors qu’en réalité elle est argentée comme est argentée aussi la Cité Volante du final qui, elle, a la teinte de l’arc-en-ciel. La raison en est simple. S’il avait fallu peindre les modèles, nous 18061201325615263615759381n’aurions jamais obtenu ces couleurs intenses et chaudes que Valcauda voulait donner à ses créations. Pour les obtenir, il fallait donc éclairer les maquettes à l’aide d’intenses sources lumineuses « filtrées » (c’est-à-dire colorées de gélatines transparentes) selon la teinte souhaitée. Et comme l’argent a un haut pouvoir de réflexion et « prend » facilement les couleurs qu’on projette sur lui, nous avons eu recours à ce système insolite. Les très beaux résultats donnent entièrement raison à Valcauda. »…

STAR CRASH fut tourné principalement en Italie, dans le Delta du Pô, dans le sous-sol de Castellana, et sur les pentes de l’Etna en Sicile.

John Barry, grand compositeur parmi les compositeurs, a écrit la splendide musique de STAR CRASH. Il s’agit là certainement du plus bel attrait du film car sa B.O. est incontestablement de qualité, avec un thème majestueux parfois accompagné d’instruments électroniques. La musique de STAR CRASH fut récompensée au 8e Festival International du Film Fantastique et de Science-Fiction de Paris (récompense décernée par l’association Miklos Rosza France).

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STAR CRASH : Les secrets

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- STAR CRASH devait d’abord s’appeler STAR RIDERS.

- Il faut savoir que Luigi Cozzi avait présenté son projet de film de SF avant la sortie de STAR WARS, mais celui-ci avait été refusé par tous les producteurs italiens. Ce sera l’arrivée de STAR WARS et son triomphe colossal qui convaincront les producteurs de revenir sur leur décision. Luigi Cozzi devra alors revoir sa copie afin qu’elle corresponde davantage au film de George Lucas. Un nouveau titre sera choisi : L’EMPIRE DES ÉTOILES.

18061306280915263615760375- C’est le producteur Wachsberger qui décide du changement de titre pour un « STAR CRASH » plus vendeur d’après lui.

- Les producteurs souhaitaient Raquel Welch dans le rôle de Stella Star, mais Luigi Cozzi se bat pour obtenir Caroline Munro.

- David Hasselhoff est alors un tout jeune acteur qui débute dans le métier après être passé par la télévision avec LES FEUX DE L’AMOUR. Il pense que STAR CRASH va lancer sa carrière au cinéma… Il finira par retirer le film de sa filmographie.

- Peu de gens semblent savoir que le nom « Zarth Arn », attribué au grand méchant du film, n’est pas une création de Luigi Cozzi mais un nom de personnage, un savant, appartenant au roman d’Edmond Hamilton, Les Rois des Étoiles.

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Stella Star, dessin de préproduction.

- Ennio Morricone est proposé pour la musique. Mais celui-ci ne partage pas les attentes musicales du réalisateur et préfère quitter le navire. John Barry le remplace alors.

- C’est sous le label New World que le film sort aux États-Unis en mars 1979 au lieu de celui de l’A.I.P, qui a préféré se retirer.

18061306330515263615760377- Caroline Munro est alors doublée par l’actrice Candy Clark (AMERICAN GRAFFITI). En France, c’est Évelyne Séléna, déjà connue pour son doublage de la princesse Leia dans les STAR WARS IV, V et VI, qui prête sa voix à Stella Star.

- STAR CRASH rencontre un beau succès aux États-Unis de même que dans certains pays européens (à l’époque on n’est pas très exigeant, hein), à tel point qu’une suite est envisagée. Cependant elle ne se fera jamais.

- Le film STAR CRASH II sorti en 1981 (à découvrir ICI) n’est pas la suite officielle du STAR CRASH de Luigi Cozzi. Réalisé par Bitto Albertini, ce film de SF aux tendances érotiques ne fait qu’utiliser des stock-shots du STAR CRASH de 1978, et c’est quant à lui un vrai navet où strictement rien de rien n’est à sauver.

- Judd Hamilton (mari de Caroline Munro) et son ami le producteur David Winters voulaient acheter les droits du personnage de Stella Star pour la somme de 2000 dollars. Ils souhaitaient en faire un film intitulé STAR PATROL. Luigi Cozzi refusera, considérant que la somme proposée était bien trop faible pour Stella…

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STAR CRASH : La bande-annonce

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Bande-annonce française du film.

(Cliquez sur l’image ci-dessous pour voir la vidéo)

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STAR CRASH : Mon point de vue

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Déjà publié le 2 mai 2010, repris aujourd’hui dans son intégralité.

18061306233815263615760373Quiconque a vu STAR CRASH ne peut demeurer de marbre face à ce « nanar de luxe », cette incroyable fête foraine spatiale où clignotent sans cesse des étoiles vertes, jaunes, rouges, bleues et roses, où des pilotes hystériques de vaisseaux en plastique font des loopings en poussant des cris de joie, où chaque bruitage est à lui seul un gag sonore, et où de superbes créatures féminines arborent le strict minimum vestimentaire en compagnie de héros aux cheveux hirsutes qui déambulent dans des décors dignes d’un show à la Maritie et Gilbert Carpentier des années disco… STAR CRASH n’est pas seulement le « choc des étoiles », il est à lui seul un « choc visuel » d’une déroutante naïveté. Mais malgré tout, et c’est cela le pire, on ne parvient pas à détester cette space-opérette ! Non ! On rit tellement devant ce spectacle bourré de vitalité où notre magnifique Stella Star (Caroline Munro / L’ESPION QUI M’AIMAIT) s’en donne à coeur joie, sourire aux lèvres pulpeuses, et on jubile tellement face aux tordantes apparitions du méchant Zarth Arn (Joe Spinell / MANIAC) aux cheveux bouclés et à la barbe bien taillée, qu’on s’étonne de passer un « bon moment » dans cet univers qu’aucun réalisateur actuel ne serait capable de recréer même avec le numérique à l’appui ! Non, car STAR CRASH c’est d’abord du « fait-maison », à l’italienne (courageux Italiens qui n’ont jamais reculé devant rien ni devant aucun genre cinématographique contrairement aux Français !).

« STAR CRASH n’est pas seulement le « choc des étoiles », il est à lui seul un « choc visuel » d’une déroutante naïveté. »

STAR CRASH, c’est d’abord le plagiat raté de STAR WARS. Le film de Luigi Cozzi ne se prive pas de surfer sur la vague du succès de l’œuvre de Lucas, il va même jusqu’à utiliser les sabres laser. Sacrilège ! Le méchant du film, Zarth Arn, est un Vador de seconde zone, que dis-je, de millième zone, qui demeure dans sa forteresse spatiale en forme de main géante, clin d’œil à l’Étoile Noire. 18061306255215263615760374Cependant, ici, Luke Skywalker est remplacé par une femme, Stella Star, dont le nom n’est pas sans rappeler celui qu’aurait dû porter le héros de la trilogie STAR WARS des années 1970-80 : Starkiller…

Mais STAR CRASH c’est aussi, et ensuite, un soupçon prononcé de BARBARELLA (de Roger Vadim) avec une Stella Star adepte des tenues légères et plutôt érotiques, et un zeste de JASON ET LES ARGONAUTES (de Don Chaffey) avec un combat sur une plage entre notre héroïne et un robot géant animé image par image…

Parmi les acteurs, et en dehors de Caroline Munro et de Joe Spinell, on trouve également Christopher Plummer (mais qu’est-il venu faire dans cette galère !) dans le rôle de l’Empereur. Plummer débite constamment sans y croire des textes qu’un enfant de dix ans aurait pu écrire, sa meilleure réplique s’avérant celle de la fin du film… à se tordre de rire ! David Hasselhoff (ALERTE A MALIBU, K-2000) débutait à l’époque. Il incarne le fils bien aimé de l’Empereur.

Pour finir je ne dirai qu’une chose : Vive STAR CRASH, perle du nanar qu’il faut avoir vu au moins une fois dans sa vie !

- Morbius -

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STAR CRASH : L’album photo

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STAR CRASH : Le réalisateur, Luigi Cozzi

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Croyez-le ou non, Luigi Cozzi, le réalisateur de STAR CRASH, est un type bien, et je le dis en toute sincérité. C’est d’abord un grand passionné de Science-Fiction, un connaisseur même, ce qui suffit déjà pour lui coller l’étiquette de « type bien », vous en conviendrez. Grand fan de SF littéraire et cinématographique, adorateur des films de science-fiction américains des fifties, admirateur de Jack Arnold, Ray Harryhausen, Lucas et Spielberg, il avait développé son projet de film bien avant l’arrivée de STAR WARS, comme indiqué plus haut dans STAR CRASH : Les secrets

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Luigi Cozzi en bonne compagnie…

Lors du tournage de STAR CRASH, Luigi Cozzi dut faire face à un problème considérable pour un film de SF, qui plus est de space opera : le budget… « Vous connaissez MISSION IMPOSSIBLE ? On a eu toutes les difficultés possibles » déclare Cozzi. « Les techniciens n’étaient pas préparés à travailler sur un film de SF, le producteur était un fou avec qui je n’arrêtais pas de m’engueuler et qui a bien failli me virer vingt fois. Je travaillais avec les acteurs le jour et sur les effets spéciaux la nuit. Bref, c’était l’horreur ! Mais cela reste quand même l’un de mes meilleurs souvenirs de cinéaste. »

« Moi, ça me fait toujours plaisir quand un type comme Tom Savini, de passage à Rome, vient me voir en me disant qu’il aime bien STAR CRASH. »

D’après Cozzi, après le succès de LA GUERRE DES ÉTOILES tous les acteurs voulaient jouer dans un film de science-fiction. Aussi n’eut-il aucune difficulté, aussi étrange que cela puisse paraître, à obtenir Christopher Plummer pour le rôle de l’empereur. Cozzi confie : « Christopher Plummer a été très professionnel. On s’est rencontré une fois, on a discuté et il a accepté. » Quant à 18061306313815263615760376Caroline Munro pour le rôle de Stella Star, notre réalisateur italien déclare : « J’avais craqué pour Caroline en la voyant de LE VOYAGE FANTASTIQUE DE SINBAD de Gordon Hessler. J’ai donc suggéré son nom au producteur, qui a refusé d’emblée en me montrant une longue liste de super-stars féminines. Comme elles ont toutes refusé les unes après les autres, il m’a demandé de contacter Caroline Munro. Elle était très contente que je fasse appel à elle, et s’est montrée très enthousiaste vis-à-vis du film. »

La filmographie de notre bon vieux Luigi compte par exemple, pour celles et ceux qui ne le sauraient pas encore, des films comme le très bon CONTAMINATION (1980, une histoire d’œufs à la ALIEN !), l’incroyable HERCULE (1983, ou comment propulser Hercule dans un space opera à la STAR CRASH !), SINBAD (1989), PAGANINI HORROR (1989)…

On nous dit qu’aujourd’hui Luigi Cozzi s’occupe d’une petite boutique spécialisée en produits dérivés de films SF. Si vous passez à Rome, allez le voir, il est très ouvert et discute sympathiquement avec tout le monde !

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STAR CRASH : Caroline Munro, Stella Star

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Que serait STAR CRASH sans l’inoubliable Stella Star-Caroline Munro ? Contrairement à certaines vedettes hollywoodienne qui aiment cracher régulièrement dans la soupe, notre actrice n’a jamais regretté sa participation au film de Luigi Cozzi. « C’est fabuleux, cette façon dont le film fait sourire le public et le fait rire aux larmes », dit-elle aujourd’hui. « C’est véritablement le bébé de Luigi. Il l’a pensé comme un dessin animé. Et c’est tout à fait ça ! Par exemple, rien qu’avec ce moment où le vaisseau apparaît à l’écran et où l’on voit toutes ces étoiles colorées, on sait directement que ce ne sera pas STAR WARS, qui est tellement plus sérieux. » 

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Et quand on lui parle de la tenue légère et so sexy qu’elle porte tout au long du film, Caroline Munro répond : « La première fois que j’ai vu le costume, j’étais allée chez le costumier et il m’avait montré cette tenue très déshabillée. Là, je me suis exclamée : « OK, je porterai ça en-dessous du costume. » Le chef costumier était très italien dans l’attitude et m’a dit : « Non, C’EST le costume ! » J’ai répondu : « Ça c’est le costume ? » et il a conclu par : « Oui, ça, c’est Stella Star ! » Au secours ! Enfin, je m’y suis faite, même si on utilisait beaucoup d’adhésif pour qu’il tienne en place, car dans le film, je suis hyperactive. »

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STAR CRASH : La B.O. de John Barry

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La musique de STAR CRASH fut composée par le formidable John Barry, oui, celui de OUT OF AFRICA, DANSE AVEC LES LOUPS, GOLDFINGER (et de tant d’autres James Bond), KING KONG (1976), LE TROU NOIR, etc. On peut légitimement se demander comment un homme aussi talentueux a pu se laisser embarquer pour écrire la bande originale de l’un des plus célèbres navets de toute l’histoire du cinéma de science-fiction ! C’est donner de la confiture aux cochons, me direz-vous scandalisé ! Le site Les Oreilles entre les Yeux nous apporte un complément d’information à ce sujet : 

18061306413515263615760379« Cela s’est fait simplement, grâce à un coup de fil du producteur français Patrick Wachsberger. Ce dernier met l’eau à la bouche de Barry en lui promettant que cela sera le plus grand film de science-fiction jamais réalisé. Barry fonce et se met au travail en ayant comme simple indication de composer quelque chose dans un style proche de celui de John Williams.  Barry part bille en tête pour surpasser le score de Star Wars. Le tournage du film se fait en même temps qu’il entre en studio. Il demande, pour se donner une idée du film qu’il doit mettre en musique, de se faire envoyer les rushs des scènes les plus marquantes. Cozzi, catastrophé par les résultats de l’équipe des effets spéciaux, envoie une cassette vidéo au compositeur. Cette vidéo, à la base en couleur est passée en noir et blanc et Cozzi fait croire à Barry que les incrustations des effets n’ont pas encore été faites alors qu’elles figurent bien à l’écran. Berné, Barry compose, comme à son habitude, une musique magistrale et imposante. »

Sacrés Italiens ! Cozzi est un roublard de premier ordre qui parviendra ainsi à ses fins. Quant à John Barry, il nous offrira une merveilleuse musique de film mêlant à la fois son style si particulier avec des tonalités plus modernes, utilisant parfois des instruments électroniques.

Si sa B.O. est forcément loin, très loin d’égaler celle de STAR WARS de John Williams, elle possède un charme propre qui fut récompensé par le prix Miklos Rosza lors du VIIIe Festival International du Film Fantastique et de Science-Fiction de Paris. Un juste retour des choses !

Voici une « Star Crash Suite » de 7 minutes qui vous propose divers extraits de la B.O. Le générique de STAR CRASH débute quant à lui à 6’02 min. 

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STAR CRASH : Stella et son bikini spatial

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Le futur sera bikini pour les femmes ou ne le sera pas ! C’est à cette idée merveilleuse que STAR CRASH et sa superbe Stella Star (Caroline Munro) tentent de nous rallier.

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Enfin oui, bon sang ! À quoi bon vouloir à tout prix cacher ses courbes voluptueuses et sa peau mate sous une longue robe blanche comme la princesse Leia dans STAR WARS, sous un scaphandre justaucorps comme Elisabeth Shaw dans PROMETHEUS ou sous une tenue Fremen comme Chani dans DUNE ? Non, non, non et non ! La femme du futur doit pouvoir parader dans le plus simple appareil… ou presque…

18061305591015263615760365Stella Star est une femme libérée, déterminée et volontaire que le carcan d’une robe, ou même d’une jupe courte, ne pourrait satisfaire. Éprise de liberté et d’aventure, Stella est, comme de nombreuses femmes de son époque, confrontée à toutes sortes de défis. Rompue à l’art du combat, elle sait se défendre et n’hésite pas à faire taire définitivement ses ennemis. Quoi de mieux, alors, pour affronter ses adversaires, qu’un bikini (au grand col relevé…), flanqué d’une large ceinture et de superbes bottes montantes aux talons hauts ? Ainsi notre Stella Star, digne héritière de tant d’héroïnes de pulps des années 30 et 40, peut-elle allier le charme à la force et la détermination !

On peut aujourd’hui sourire face à l’incroyable audace d’un tel costume ! Les années 60 et 70 n’avaient peur de rien, et le spectateur, déjà habitué à une certaine Barbarella, ne pouvait que tomber sous le charme de Caroline Munro à travers son personnage de Stella Star. Et qu’on se le dise : toutes les femmes sont ainsi vêtues dans STAR CRASH… Oui, STAR CRASH, ou l’ère du bikini spatial !

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STAR CRASH : Interview de Luigi Cozzi et de Caroline Munro

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Interview de Luigi Cozzi et de Carolien Munro (en anglais).

(Cliquez sur l’image ci-dessous pour voir la vidéo)

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STAR CRASH : Les bouclettes de Zarth Arn

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ZARTH ARN ! ZARTH ARN ! ZARTH ARN ! Son nom résonne à travers l’Univers ! Il n’est pas de lune, de planète ou d’empire qui ne connaisse le terrible Zarth Arn. Mais pour notre homme, plus que tout, c’est la coiffure qui fait le tyran… et Dieu sait que, parmi tous les grands méchants, Zarth Arn possède le look le plus effrayant de l’Univers…

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Chez Zarth Arn, ce sont assurément ses élégantes bouclettes qui font toute la différence, car si certains méchants préfèrent honteusement cacher leur visage à travers des masques ou des giphycasques, voire des turbans ou des foulards, Zarth Arn, lui, exhibe courageusement ses bouclettes à travers les galaxies dans sa soif de pouvoir et de destruction. Elles l’accompagnent dans tous ses combats, dans toutes ses épreuves et même dans ses moments les plus difficiles. Elles sont sa force et sa détermination, que dis-je : sa fierté. Nul tyran autre que lui ne peut se vanter de posséder de tels attributs. Son coiffeur est réputé « des étoiles maudites aux confins de l’univers ». C’est d’ailleurs le même qui a taillé la barbe de l’Empereur Ming de Mongo avant de la reproduire, presque à l’identique, sur le faciès de Zart Arn, lui conférant ainsi ce visage si inquiétant mettant en valeur son regard profondément intelligent…

La légende raconte qu’un jour, au cours d’un duel, Zarth Arn perdit l’une de ses bouclettes. Il en fut tellement bouleversé qu’il décapita de rage son adversaire avant de ramasser, en larmes, sa mèche de cheveux… Sa douleur dura de longues semaines, elle ne trouva répit que lorsqu’une nouvelle bouclette eut repoussé à l’endroit exact où l’autre avait été sauvagement tranchée…

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En dehors de ses légendaires bouclettes, Zarth Arn possède aussi la cape, le col relevé et les bottes que tout noble méchant de space opérette se doit de porter.

Étrange que Stella Star ne soit pas tombée sous le charme des bouclettes de ce Zarth Arn incarné par Joe Spinell…

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STAR CRASH : Photos du making of

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Série de photos en noir et blanc dévoilant le tournage du film et de quelques scène supprimées, notamment celle des sables mouvants.

(Cliquez sur l’image ci-dessous pour voir la vidéo)

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STAR CRASH : Le robot Elias (ou Elle)

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18061306163715263615760370Elias, un robot flic, figure ici aux côtés de la charmante Stella Star sur une plage de sable blanc. Stella semble d’ailleurs déjà prête à aller se baigner avec son merveilleux accoutrement si propice à la trempette… Ah oui, c’est vrai, je m’égare… Revenons à Elias, notre robot-craignos. Pas si craignos me direz-vous ? C’est possible. Il y a eu pire encore une fois, et notre Elias aurait très bien pu figurer dans la scène de la cantina de Mos Eisley dans STAR WARS IV, oui, parfaitement, au milieu des aliens et divers pilotes de vaisseaux de la galaxie.

Elias possède tous les clichés du robot d’une série Z : gestes saccadés, voix caverneuse (le comédien qui le double doit parler dans une boîte à chaussures) et courts circuits plein de jolies étincelles. Peu efficace sur le terrain, sans cesse en train de faire ses réflexions et remontrances insupportables, Elias finira démembré grâce à une tribu d’hommes des cavernes. Bien fait pour lui !

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STAR CRASH : Le robot géant des amazones

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Ce gigantesque robot féminin (oui, regardez bien, il possède des seins !), conçu par de redoutables amazones, et qui poursuit sur une plage nos héros du film, déambule aussi raide qu’un balai en agitant sans cesse ses grands bras. Il s’agit en outre d’un robot géant extrêmement silencieux : à peine de vibrations à chacun de ses pas, aucun couinement ni grincement contrairement au Talos de Ray Harryhausen dont il se veut le digne descendant du futur… Hum… Son ombre gigantesque se projette même sur le décor situé derrière lui, assombrissant la planète que l’on aperçoit en fond ! Ah, les merveilleux effets spéciaux de STAR CRASH…

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Muni d’un sabre impressionnant, notre robot géant sera néanmoins détruit en un rien de temps par un vaisseau venu à la rescousse. Quelques rayons roses, et le voilà se tortillant désespérément sur place avant de s’effondrer (toujours presque sans un bruit…) sur cette plage devenue son tombeau.

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STAR CRASH : Les répliques qui tuent

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« Regarde ! un neutron stellaire ! »

« Ce n’est pas à un vieux robot qu’on peut faire le coup de l’hyper-espace. »

« N’espérez pas gagner, Stella Star ! »

« Ceci, comme vous le constatez, est un concentrateur d’énergie faciale. »

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STAR CRASH : Le jeu vidéo

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Je vois vos yeux s’écarquiller. Oui, en effet, il semblerait qu’un jeu vidéo STAR CRASH ait existé, édité par Atari. Cependant je ne dispose d’aucune information à son sujet, si ce n’est cette publicité… On y voit représentée, non pas en hyper-espace mais en hyper-pixellisation, la scène de combat contre le robot géant des amazones…

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STAR CRASH : L’avis des critiques

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« Ce film reste encore aujourd’hui l’un des plus réjouissants de l’ère post-STAR WARS. » (Jérôme Wybon, Les Guerres des Étoiles, éd. Huginn & Munnin)

« Quoi qu’il en soit, malgré ses efforts décoratifs et la musique de John Barry, il ne s’agit que de l’un de ces produits d’exploitation sympathiques comme l’Italie en a confectionné à la pelle à l’époque. » (Jean-Pierre Andrevon & Jean-Pierre Fontana, 100 Ans et Plus de Cinéma Fantastique et de Science-Fiction, éd. Rouge Profond)

« Considéré comme un « nanar », le film est très plaisant et apprécié notamment à cause des tenues sexy de la belle Caroline Munro. Les personnages éclatent de rire toutes les cinq minutes : voilà un film qui n’est pas guindé. » (Michel Chion, Les Films de Science-Fiction, éd. Cahiers du Cinéma – Essais)

« On peut tout de même rester admiratif devant l’incroyable talent de bricolage dont font preuve les auteurs du film. Cozzi parvient même, il faut le reconnaître, à développer une véritable esthétique personnelle, influencée tout autant par la bande dessinée que par le cinéma bis italien. » (Laurent Aknin, Les Classiques du Cinéma Bis, éd. Nouveau Monde)

« Si le film existe bel et bien grâce à LA GUERRE DES ÉTOILES, il n’en n’est pas pour autant une pâle copie sans imagination. S’il lui ressemble dans le fond, il s’en détache dans son contenu. » (Damien Granger, Impact n°48)

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STAR CRASH : Le film complet en V.F.

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On ne pouvait pas finir ce dossier sur les 40 ans de STAR CRASH sans vous proposer le film culte de Luigi Cozzi. Le voici, le voilà, à découvrir d’urgence si vous n’en avez jamais fait l’expérience, à revoir si les blockbusters entraînent votre désespoir. Stella, Elias, Zarth Arn et tous les autres sont là, au rendez-vous, 40 ans plus tard. Ils n’ont pas pris une ride. Préparez-vous au choc des étoiles ! (Cliquez sur l’image ci-dessous pour voir le film)

- Morbius – (morbius501@gmail.com)

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Sources : L’Écran Fantastique n°8, Impact n°48, Metaluna n°4, Les Guerres des Étoiles (de Jérôme Wybon, éd. Huginn & Munnin), Wikipédia.

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ZONE 39 (1996)

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ZONE 39 (1996)

Réalisation : John Tatoulis

Production : Colin South

Scénario : Deborah Parsons

Musique : Burkhard von Dallwitz

Pays : Australie

Année : 1996

Interprétation : Carolyn Bock, Peter Phelps, William Zappa…

18030507133715263615595925 dans Science-fictionVoilà une bonne série B australienne d’anticipation dystopique qui change un peu des films post-apocalyptiques musclés et des nanars de l’espace sortis en DTV dans les années 90. Le budget est plutôt léger mais l’histoire est plutôt bonne.

L’intrigue : Au bout du monde, dans un désert qui semble infini, il y la zone 39, une frontière entre les Républiques Fédérées et l’Union des Nouveaux Territoires. Quarante ans après la Troisième Guerre mondiale, la paix règne, précaire. Le lieutenant Megaw est chargé de la surveillance de la Zone et de l’élimination des intrus…

Voici aussi une petite traduction d’une interview du réalisateur australien John Tatoulis, pour donner un peu le ton du film :

« Dans ZONE 39, j’ai exploré un certain nombre de thèmes. L’un d’eux était la façon dont une personne traite le chagrin, comme la perte d’un être aimé. Je crois que quelqu’un ne meurt vraiment que lorsqu’on arrête de penser à lui. Je pense qu’une fois que nous avons oublié cette personne, une fois que cette personne cesse de vivre dans nos souvenirs, alors cette personne est vraiment morte. Souvent, cela prend beaucoup de temps pour que cette personne meure vraiment dans le cœur des gens. Je voulais explorer ce thème dans un environnement vers lequel je pense que nous nous dirigeons, celui d’exister dans une société qui est particulièrement hostile à l’individu et qui le contrôle et l’isole totalement. »

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D’un côté, le film montre une forme de déshumanisation à travers une société qui laisse imaginer un monde libre au-delà d’une certaine zone 39. Mais une fois celle-ci transgressée, le héros n’y trouve finalement que solitude, isolement et démons intérieurs. Au final, cela donne un film très sombre, que seuls le manque de budgets et les défauts du film, arrivent à relativiser.

Vous pouvez le trouver sur YouTube, en version complète, mais uniquement en V.O.

- Trapard -

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RETOUR VERS LES 80′s : LE RETOUR DES MORTS-VIVANTS

RETOUR VERS LES 80's : LE RETOUR DES MORTS-VIVANTS dans Cinéma bis 17081301103915263615215517

C’est à Tom Phénix de Monsters Squad que nous devons aujourd’hui ce Retour vers les 80′s ! Et pour son arrivée sur Les Échos d’Altaïr, Tom nous balance carrément du zombie en amuse-gueule avec la récente parution en DVD/Blu-Ray du RETOUR DES MORTS-VIVANTS chez le Chat qui Fume. On le remercie et on espère le revoir bien vite sur Altaïr IV.

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LE RETOUR DES MORTS-VIVANTS

Dan O’Bannon – États-Unis – 1985

Avec : Clu Gulager, Don Calfa, James Karen, Thom Matthews, Miguel A. Nunez Jr., Beverly Randolph, Jewel Shepard, Linnea Quigley…

La comédie horrifique est un exercice de style assez périlleux, pour ne pas dire parfois carrément casse-gueule. Être et rester respectueux du genre que l’on aborde, garder une certaine justesse dans le propos et ne pas tomber dans le grand n’importe quoi, sont autant de pièges qu’il faut astucieusement contourner pour garder un ensemble cohérent. Si la créature que représente le zombie se prête plutôt bien au jeu, parvenir à obtenir un équilibre harmonieux est une chose qui n’est pas forcément à la portée du premier metteur en scène venu. Mais avec Dan O’Bannon aux commandes, il semblerait que les morts soient particulièrement prédisposés à aller trasher sur nos tombes…

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Franck et Freddy sont employés dans un entrepôt de fournitures médicales. Un soir, afin d’impressionner son jeune collègue, Franck va lui faire découvrir d’étranges barils égarés par l’armée dans lesquels sont emprisonnés des cadavres n’ayant pas encore franchi le cap du repos éternel. Par maladresse, ils vont heurter l’un des tonneaux qui laissera s’échapper un gaz hautement toxique. Cerise sur le gâteau pour parfaire cette soirée, ils vont découvrir que ladite substance aurait pour effet de redonner vie à ceux qui ne l’ont plus. Et c’est d’autant plus dommageable lorsque cela se produit aux abords d’un vieux cimetière…

18030306384115263615591564 dans TomD’un point de vue cinématographique, 1985 va marquer un tournant décisif chez nos revenants en putréfaction favoris. Quelques années seulement après la bombe ZOMBIE et le sillon creusé au napalm laissé par nos amis transalpins, nos barbaques ambulantes allaient nous offrir un dernier coup d’éclat avant une longue traversée du désert qui ne fut que trop rarement entrecoupée de quelques fulgurances (merci Michele). Car si le macchabée est redevenu tendance à l’orée de la décennie 2000, force est de constater qu’entre LE JOUR DES MORTS-VIVANTS et 28 JOURS PLUS TARD, ben… hormis le joyeux bordel qu’a fichu un singe-rat du côté de la Nouvelle-Zélande, le cercueil a sonné plutôt creux tout de même.

Sorti quelques semaines juste avant DAY OF THE DEAD, le premier film en tant que réalisateur de Dan O’Bannon a connu pour sa part pas mal de soucis juridiques. Imaginé comme une suite de l’effort initial de Romero, le scénario de base signé par John Russo, l’homme qui a coécrit l’histoire de la nuit la plus 18030306521015263615591565célèbre que Big George ait mis en scène, va être considérablement remanié et repensé par O’Bannon. Afin de se démarquer et de prendre une certaine distance avec le travail du réal’ de CREEPSHOW, le Dan va insuffler un certain nombre de changements concernant la façon dont vont évoluer ses sacs à barbaques. Tout d’abord, même si cela n’est pas forcément une nouveauté (il n’aurait pas fallu aller en causer à l’Umberto, remember les infectés de L’avion…), ils courent le 100 mètres à une vitesse qui aurait fait pâlir plus d’un Carl Lewis en herbe. Contrairement à ce que l’on a pu voir dans le passé, nos gloumoutes suintantes sont désormais quasiment invincibles. Si avant une bonne charge dans la caboche suffisait à les refroidir définitivement, désormais, seul le feu semble venir à bout de leurs carcasses. Et encore… Pour couronner le tout, ils causent maintenant et leurs goûts culinaires paraissent s’affirmer. Ils ne croquent plus machinalement dans de la bidoche, mais notre boîte à neurones semble être pour eux un 18030306535815263615591568mets particulièrement prisé. Malgré cette très nette démarcation, Richard Rubinstein, le producteur de ZOMBIE et de sa séquelle, va attaquer en justice pour que soit changé le titre du film. Le prod’ fera chou blanc, et John Russo aura le droit d’utiliser le vocable « of the living dead », là où pour ces bandes Romero devra se contenter d’un « of the dead ».

Dan O’Bannon est un patronyme souvent associé à la science-fiction et au genre horrifique made in America. S’illustrant dès 1974 avec le scénar’ du DARK STAR de John Carpenter, c’est sous l’égide de Ridley Scott qu’il va gagner en 1979 ses titres de noblesse en écrivant l’intrigue de ce classique de l’épouvante qu’est LE HUITIÈME PASSAGER. S’ensuivra l’excellent RÉINCARNATIONS de Gary Sherman, et entre autres les très chouettes LIFEFORCE et L’INVASION VIENT DE MARS par Tobe Hooper. Lorsqu’il décide de passer derrière la caméra pour les besoins de ce RETOUR DES MORTS-VIVANTS, O’Bannon va nous faire regretter de ne pas avoir tenté 18030307001615263615591569l’expérience plus souvent. Parfaitement ancrée dans cette mythique décennie, cette péloche est un petit bijou d’humour noir magnifié par une mise en scène flirtant avec la perfection. L’ambiance y est travaillée au possible, avec ses éclairages glauques sublimant ce bâtiment morbide côtoyant une morgue accolé à un vieux cimetière dont le portail est recouvert de tags, et les effets spéciaux sont une pure merveille. Ce lieu de repos pour les défunts ne demande juste qu’à se réveiller, et les différents protagonistes qui vont être amenés à le visiter, un groupe de punks amis de la poésie portant des pseudos très raccord avec leurs personnages (Trash, Spider, Suicide…), vont devenir les instruments de cet amusant massacre à venir. Les séquences gores sont légions, et le tout se déroule dans un esprit second degré parfaitement assumé. En sus, O’Bannon va nous gratifier d’un passage, que dis-je, DU passage complètement culte de cette bobine nous dévoilant la belle Linnea Quigley (CREEPOZOIDS, HOLLYWOOD CHAINSAWHOOKERS), se lancer dans un strip où elle finira entièrement nue dans une séquence carrément hallucinante. Et quand la sculpturale Linnea danse à poil sur une tombe, ben y a pas que les morts qui se lèvent ! Et indirectement, O’Bannon anticipera l’aura sulfureuse, en beaucoup moins sombre bien entendu, de la divine Melinda Clarke dans le troisième opus de la série. Dommage simplement que Trash, le perso de Linnea, ne soit pas davantage exploité dans sa version zombiesque…

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Edité il y a peu en zone 2 (novembre 2017) via un superbe collector DVD/Blu-ray gorgé de bonus chez Le chat qui fume, RETURN OF THE LIVING-DEAD est clairement l’une de ces pépites intemporelles du cinéma bis, que l’on se plaît à juste titre à prendre en référence, et ayant profondément marqué les générations de cinéphiles qui l’ont découvert. S’il endossa que trop peu la casquette de réalisateur, Dan O’Bannon peut se targuer d’avoir inscrit en lettres de sang ce petit joyau dans la catégorie classique estampillé so 80′.

- Tom -

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LUNAR COP (1995)

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LUNAR COP (1995)

Réalisateur : Boaz Davidson

Producteur : Danny Lerner

Producteur délégué : Avi Lerner

Pays : États-Unis

Année : 1995

Avec Michael Paré, Billy Drago, Walker Brandt, Robin Smith, Gavin Van Der Berg…

L’intrigue : Au XXIème siècle, sur la Lune. Une catastrophe écologique a détruit la Terre, et quelques riches survivants sont venus s’installer dans une colonie lunaire totalement corrompue. L’agent Brody reçoit pour mission de retourner sur Terre, devenue un No Man’s Land, pour y chercher une substance chimique capable d’y ramener la vie. Mais la Terre que découvre Brody ne ressemble pas exactement à ce qu’on lui a raconté…

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La société NU IMAGE a été en quelque sorte la relève israelo-américaine de la CANNON GROUP au milieu des années 90. Créée en 1992 alors que la CANNON déposait les bilans en 1994, de nouvelles personnalités comme Boaz Davidson, Isaac Florentine, Avi & Danny Lerner sont apparues dans les génériques des films musclés ou de science-fiction sortis en DTV.

Après une petite série de films de SF à budgets serrés (CYBER COP 1, 2 & 3, LUNAR COP, CHASSE À L’HOMME…) ou de mockbusters d’action (DANGER ZONE, SANS ALTERNATIVE, LE DERNIER DES DRAGONS…) dans les années 90, NU IMAGE a lancé sa célèbre saga des SHARK ATTACK après le succès de PEUR BLEUE (1999, Deep Blue Sea). Mais là où NEW IMAGE semble avoir dépassé les 18021806154015263615564438 dans Trapardmaîtres Golan & Globus, c’est en produisant, sous le label Millennium Films, des séries B rivalisant avec les blockbusters comme le dernier RAMBO (2008) et le nouveau CONAN LE BARBARE (2011). Ainsi que la série à succès des EXPENDABLES, offrant même à quelques personnalités en vue de passer derrière la caméra, comme Sylvester Stallone (RAMBO, le premier EXPENDABLES), Marcus Nispel (CONAN), ainsi qu’aux deux Français, Julien Maury and Alexandre Bustillo pour LEATHERFACE (2017).

Pour en revenir à LUNAR COP, la science-fiction semble n’être qu’un argument de vente puisque très tôt déjà, l’équipe de NU IMAGE est passée maîtresse 18021806180015263615564440dans l’art de filmer les scènes d’action et de bastons. Le reste du film accumulant surtout des situations psychologiques éculées jusqu’à la sève. On y croise aussi cette éternelle impression de déjà vu, quand le gentil agent Brody doit affronter des méchants pas du tout gentils. La même année, STEEL FRONTIER ou WATERWORLD racontaient finalement exactement la même histoire, mais dans des décors différents.

Reste Michael Paré qui est assez crédible en cette sorte de Mad Max motard du futur, à la belle gueule et au grand cœur. Le méchant, lui, est incarné par un Billy Drago déjanté, et rescapé de la CANNON (INVASION USA, DELTA FORCE 2). Mais son indéniable charisme reste, comme souvent dans la série B, assez mal employé à l’écran.

- Trapard -

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MONSTRES SACRÉS : QUETZALCOATL

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« À Manhattan, plusieurs crimes atroces sont commis tandis qu’un énorme monstre volant reptilien est aperçu au-dessus de New York. Il ressemble d’ailleurs à Quetzalcoatl, un gigantesque serpent ailé… »

Et c’est justement du célèbre Quetzalcoatl en personne, ou plutôt « en monstre », qu’il est question dans le film de Larry Cohen, ÉPOUVANTE SUR NEW YORK (Q : The Winged Serpent, 1982). Le Quetzalcoatl ?… Quetzako ? Pardon, quésaco ?… Wikipédia nous dit :

« Quetzalcoatl, ou Quetzalcóatl (littéralement « quetzal-serpent », c’est-à-dire « serpent à plumes de quetzal », en nahuatl), est le nom donné, dans le centre du Mexique, à l’une des incarnations du serpent à plumes, qui était une des principales divinités pan-mésoaméricaine. Au Mexique central, il est connu à l’époque postclassique sous la forme de Ehecatl-Quetzalcoatl. »

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Étonnamment, et vu sa taille impressionnante, notre Quetzalcoatl est arrivé à New York on ne sait comment. Il s’est même installé au sommet du Chrysler Building où il a fait son nid. Là, un œuf géant repose au milieu des carcasses humaines encore chaudes… Oui, car notre reptile volant au nom imprononçable est friand de chair humaine. Il arrache les têtes, éventre et fait peur à la foule new-yorkaise qui met bien du temps, bizarrement, à réaliser ce qui lui arrive. Tout le monde regarde le ciel mais personne ne le voit, sauf les victimes. Notre inspecteur de police Shepard (David Carradine), aussi 18021208290915263615552694expressif qu’une porte de prison, nous dit que Quetzalcoatl vole toujours en utilisant le soleil pour se cacher… euh… nous ne ferons aucun commentaire concernant cette déduction…

Puisque personne ne le voit alors qu’il vole dans le ciel d’une ville de plus de huit millions d’habitants, Quetzalcoatl en profite donc pour nous offrir de jolies ombres chinoises sur les buildings de la Big Apple avant que, horrifiés, nous découvrions enfin son apparence. Alors, comprenons-nous bien, non pas horrifiés parce qu’il serait effrayant, non, mais uniquement horrifiés par les effets spéciaux qui l’animent, et le verbe « animer » est ici un bien grand mot…

La stop-motion est un art que seuls les grands maîtrisent, et c’est loin d’être le cas ici entre les mains, au sens propre, de Randall William Cook et David Allen. Dès lors, Quetzalcoatl passe du monstre légendaire aztèque à ce qui pourrait désormais s’apparenter à un monstre de cirque, d’autant plus que sa couleur verdâtre bien prononcée ainsi que sa gueule rouge nous offrent un contraste haut en couleurs…

- Morbius – (morbius501@gmail.com)

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STEEL FRONTIER (1995)

STEEL FRONTIER (1995) dans Cinéma bis 18020907101815263615545329

STEEL FRONTIER (1995)

Après les deux films post-apocalyptiques,  DUNE WARRIORS (1991) et  NEON CITY (1991) qui étaient librement adaptés des westerns, LES SEPT MERCENAIRES (1960) et LA CHEVAUCHÉE FANTASTIQUE (1939), STEEL FRONTIER pousse le vice en plongeant ses racines dans la guerre de Sécession américaine.

L’intrigue : Après que la civilisation se soit effondrée, la terre ne ressemble plus qu’à un vaste champ de bataille. En dépit du règne de la violence, une poignée de survivants fondent NewHope, la ville de tous les espoirs. Une cité de paix menacée par le général Quantrell et son armée de tueurs. Personne n’est en mesure de lutter. Personne, sauf Yuma qui attaque l’ennemi de l’intérieur, qui gagne la confiance du vénéneux Quantrell pour mieux débarrasser la planète de sa présence…

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Pour le point d’Histoire, le général J.W. Quantrill serait un lointain descendant du hors-la-loi William Quantrill. Tout comme les gangs des frères James (Jesse et Frank) et Younger, le gang Quantrill du Missouri, dirigé par William Quantrill, semait la terreur entre les États du Missouri esclavagiste et le Kansas abolitionniste entre 1861 et 1865. Une époque lointaine qui devait sentir bon le bois et le fer qui chauffe, et qu’on retrouve pourtant dans STEEL FRONTIER (donc littéralement, « Frontière d’acier ») qui se voudrait une reconstruction post-apocalyptique lente de l’Amérique des cowboys solitaires, des shérifs, des barbiers et des éternels hors-la loi. En même temps, 2019, c’est l’année prochaine, mais passons…

18020907144215263615545331 dans TrapardLa référence la plus évidente de STEEL FRONTIER au genre western ne se trouve finalement pas du côté du continent américain, mais plutôt en Europe. Le héros du film se nomme Yuma comme le Larry Yuma des bande-dessinées italiennes de poche, et il porte un long manteau cache-poussière dans le style de ceux des héros de MON NOM EST PERSONNE (1973). Puis ce personnage ténébreux, peu bavard mais méthodique se rapproche assez d’un autre cowboy italien, « L’homme sans nom », joué par Clint Eastwood dans UNE POIGNÉE DE DOLLARS (1966) de Sergio Leone.

Et de nombreuses situations dans le film sont inspirées des western italiens ou des classiques hollywoodiens, tandis que la réalisation et les éclairages rappellent assez un style de bande-dessinée. D’ailleurs, l’année de la sortie de STEEL FRONTIER est une grosse période de sorties d’adaptations de BD post-apocalyptiques comme TANK GIRL et JUDGE DREDD. L’ambiance de western sur fond de décors post-apocalyptique, donne aussi à STEEL FRONTIER une dimension vaguement steampunk qui doit sûrement beaucoup à la diffusion de la série BRISCO COUNTY (1993-1994).

18020907170115263615545332Pour en revenir au personnage de Yuma, il est interprété par Joe Lara, un acteur chevelu à la belle gueule et à la carrière ancrée dans les années 90. Il est comme une sorte de Jon Bon Jovi dont le temps qui passe laisse la silhouette s’oublier derrière lui. Il m’a surtout laissé une bonne impression en héros dur mais au grand cœur, secourant la dernière femme fertile dans le monde dévasté d’AMERICAN CYBORG, STEEL WARRIOR (1993). Depuis les années 2000, il semble ne plus tourner dans aucune production et se consacrer uniquement à son second métier : la musique.

Les deux autres fortes présences de STEEL FRONTIER sont Bo Svenson déjà plus très jeune (DELTA FORCE, LE MAÎTRE DE GUERRE) et Brion James (qui était surtout Léon, le réplicant à la fierté mal placée, qui n’appréciait pas les questions sordides sur les tortues retournées, au début de BLADE RUNNER). Avec son visage pincé, il incarne le général Quantrill.

Apparemment, STEEL FRONTIER serait sorti en DVD  mais on peut aussi visionner le film en V.O. sur YouTube.

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CHILDREN OF THE LIVING-DEAD (2001)

CHILDREN OF THE LIVING-DEAD

Attention : OFNI ! Quand John Russo et Bill Hinzman, successivement scénariste et acteur jouant le zombie du cimetière au début de LA NUIT DES MORTS-VIVANTS (1968)… et Tom Savini, acteur, maquilleur et cascadeur de ZOMBIE (1979) du même Romero, s’associent pour tourner une pseudo-suite hyper-fauchée de LA NUIT DES MORTS-VIVANTS, ça donne CHILDREN OF THE LIVING-DEAD sorti uniquement en vidéo en 2001.

CHILDREN OF THE LIVING-DEAD (2001) dans Cinéma bis 17110907415215263615360492L’intrigue : En 1987, le serial-killer et violeur Abbott Hayes disparait de la morgue. Peu après, une horde de zombies débarque et balaye la ville. Très peu d’habitants en ressortirons vivant. Quatorze ans plus tard, les rescapés du village tentent en vain d’effacer les traces du passé…

En dehors de la qualité ratée du film, filmé à l’arrache et avec un jeu d’acteurs plus que moyen, j’ai noté deux choses très intéressantes autours de sa conception. La première est son générique, fait de passionnés qui ont dû accepter de tourner ce film pour trois fois rien. Avant tout, je pense que l’on peut attribuer l’influence de CHILDREN OF THE DEAD à John Russo, à la production, et à Bill Hinzman, à la direction de la photographie. John Russo qui était le scénariste de LA NUIT DES MORTS-VIVANTS en 1968, en proposa un re-montage avec quinze minutes additionnelles en 1999, pour le DVD de l’anniversaire des 30 ans du film de Romero. Le début du montage de John Russo de 1999, et l’histoire d’Abbott Hayes dans CHILDREN OF THE LIVING-DEAD sont assez similaires. 17110907443315263615360499 dans FantastiqueL’autre point commun est cette constante chez Russo et que l’on retrouve parfois chez Bill Hizman dans le choix des costumes mortuaires de ses personnages, c’est de créer comme source de zombification dans ses histoires, une forme de sorcellerie ancienne issue des vieilles racines chrétiennes des débuts de la colonisation américaine, ce qui est nettement moins présent chez Romero. Un genre qu’on retrouve pourtant dans le cinéma brésilien par exemple, et qui à mon goût, n’est ni du cinéma gothique, ni du cinéma trash américain né de la guerre du Vietnam, mais plutôt un cinéma d’épouvante destiné avant tout aux descendants de la colonisation américaine, et qui est surtout destiné aux diffusions télévisées.

LA NUIT DES MORTS-VIVANTS étant depuis toujours dans le domaine public, je pense que John Russo cherche moins à s’en attribuer une certaine paternité, qu’à en relancer une franchise très différente de la saga des films de zombies modernes de Romero. Après LA NUIT DES MORTS-VIVANTS, Russo a d’ailleurs fait éditer en romans sa propre trilogie avec « La Nuit des morts vivants » (1974), « Le Réveil des morts vivants » (1978) et « Le Retour des morts vivants » (1978), ces trois romans sortiront en France, en 1985 dans la collection « Gore ». « Le Réveil des morts vivants » ne verra jamais le jour sous forme cinématographique à cause d’un différent entre les deux hommes, et de son côté, G.A. Romero tourne en 1978, ZOMBIE. Et lors de l’adaptation du RETOUR DES MORTS-VIVANTS (1985) par Dan O’Bannon, Russo et Romero se retrouvent indirectement de nouveau en conflit au moment de la sortie du JOUR DES MORTS-VIVANTS.

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Et Puis John Russo scénarisera encore le remake de 1990 tourné par Tom Savini et celui en 3-D réalisé par Jeff Broadstreet en 2006. Il adaptera aussi lui-même en 1982, son propre roman « Zéro Heure » avec MIDNIGHT et ses anciens rituels de démonologies. On retrouve un peu de cet univers satanique dans CHILDREN OF THE LIVING-DEAD, le tout, mêlé à une ambiance lovecraftienne et zombiesque.

17110907514815263615360501Et qui mieux que Bill Hinzman affichant régulièrement son costard terreux de croque-mort, dans plusieurs films comme FLESH EATER (1988), pourrait suivre Russo dans son entreprise de filmer du zomblard. À eux deux, on ajoute à CHILDREN OF THE LIVING-DEAD, un Tom Savini, de nouveau acteur et cascadeur comme dans ZOMBIE (1979) et qui a l’air de s’en donner cœur joie à jouer les gros bras, et à buter du zombie en faisant des galipettes. Un Samuel Nicotero dans un second rôle, et dont le tonton, Greg Nicotero, est un ancien élève de Tom Savini sur LE JOUR DES MORTS-VIVANTS, et qui est désormais célèbre pour ses maquillages sur la série THE WALKING DEAD. Une Heidi Hinzman (en jeune zombie blonde) qui n’est autre que la fille de Bill Hinzman. Un Robert Oppel qui avait déjà tourné dans un court-métrage amateur de zombies en 1999, REIGN OF THE DEAD. Et malgré le côté très nanar de CHILDREN OF THE LIVING-DEAD, c’est l’ancien complice des B.O. de John Carpenter, Alan Howarth (NEW-YORK 1997, CHRISTINE, JACK BURTON et la saga des HALLOWEEN) qui a composé la musique du film.

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RÉTROACTION (1997)

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RÉTROACTION (1997)

Titre original : Retroactive

Réalisation : Louis Morneau

Scénario : Michael Hamilton-Wright, Robert Strauss, Philip Badger.

Musique : Tim Truman

Production : Cohiba Pictures. Pays : Étays-Unis.

Interprètes : James Belushi, Kylie Travis, Shannon Whirry, Rayanne, Frank Whaley, Jesse Borrego, M. Emmet Walsh…

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Je ne sais pas du tout quel a été le sort réservé à ce film à sa sortie et s’il a été distribué à sa juste valeur à la fin des années 90, mais je l’ai trouvé en DVD en Zone 2 en langues anglaise et espagnole, et avec des sous-titres français. Cependant certains blogs indiquent qu’il existe une version française. Mais la version originale m’a assez plu, surtout pour le jeu et l’accent de James Belushi.

17101908524715263615328240 dans TrapardEn dehors de quelques belles têtes d’affiches comme Belushi, M. Emmet Walsh ou Frank Whaley, j’ai tout de même longtemps hésité à regarder le film de peur d’être déçu. Il faut dire que Louis Morneau à la réalisation, ce n’est pas une valeur ajoutée pour une bonne série B. De cet ancien réalisateur des « écuries de Roger Corman », j’avais découvert il y a une quinzaine d’années à la télévision, sa NUIT DES CHAUVE-SOURIS, qui n’est pas mauvais mais qui n’apporte pas grand chose au genre. Puis par la suite, j’ai aussi découvert ses nanars en DVD (CARNOSAUR 2, HITCHER 2, UNE NUIT EN ENFER 2). Bref, rien de très motivant d’autant que dès les premières minutes de RÉTROACTION, le manque de budget se fait déjà ressentir. Mais une fois l’intrigue installée, je me suis pris au jeu, pensant d’abord suivre un thriller avec une légère touche de SF. Puis le film bascule soudainement dans de la SF pure et dure, sur le thème du voyage dans le temps et avec un jeu incessant de boucles temporelles.

L’intrigue : Autour d’une route paumée en plein désert du Texas, 2 femmes et 4 hommes vivent et revivent différemment la même histoire grâce à une machine à remonter dans le temps. Leurs destins vont se croiser, à répétition, sans que personne n’échappe vraiment à son sort…

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Disons que ces histoires de courses-poursuites à travers les boucles temporelles n’ont rien de très originales et sont le lot d’un grand nombre de films et de téléfilms de SF. Généralement, au fur et à mesure de ces films, ça devient même souvent agaçant et répétitif. Mais RÉTROACTION a les qualités d’un film qui surprend sans cesse, les boucles temporelles s’accumulant tellement qu’on finit par en oublier quel personnage a conscience de quoi lors de ces retours incessants. Un peu comme ce jeu où l’on cache une pièce de monnaie sous un verre identique à deux autres et qu’on les mélange jusqu’à perdre de vue le verre qui cache la pièce. Et au final, même si RÉTROACTION n’a rien de très original comme sujet, ce jeu incessant de fausses vérités et de vrais mensonges finit par rendre le film passionnant.

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LA BANDE-ANNONCE EN V.O. :

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ZAAT (1971)

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ZAAT (1971) de Don Barton

Ça fait déjà quelques années que ZAAT est consultable en streaming sur YouTube. Je l’avais regardé une première fois en VO et je l’avais trouvé extrêmement lent, mais passionnant. Je ne pense d’ailleurs pas que ce film existe en version sous-titrée.

17070408421615263615130396 dans Science-fictionIl est sorti aux États-Unis en DVD et en Blu-ray, mais pas chez nous, pas encore en tout cas. Elvira, puis le Mystery Science Theater 3000 ont proposé le film aux téléspectateurs américains, mais il n’a jamais atteint nos frontières apparemment. La seule critique en français que j’ai pu trouver sur ZAAT est très peu élogieuse, car elle se moque de « l’amateurisme » du film de Don Barton, et c’est justement sur ce point que je l’ai trouvé réussi. Ou alors, peut-être que c’est moi qui ai des goûts ultra-craignos et qui ne trouve plus de marge exacte entre Bis et Z, puisque j’avais regardé coup sur coup trois films indépendants, et sans budget de la même période, et tous les trois dérivés des « films de monstres ». Et je les avais adorés, chacun pour leur créativité propre face au manque de moyens financiers.

D’abord EQUINOX (1970) avec ses effets de stop-motion à la Ray Harryhausen mais dans une ambiance horrifique. Puis OCTAMAN (1970) et son homme-pieuvre assassin créé par Rick Baker. Et enfin, ce curieux ZAAT (1971), aussi titré THE BLOOD WATERS OF DR. Z ou HYDRA, ou même DR. Z, ou encore, ATTACK OF THE SWAMP CREATURES. À savoir que ATTACK OF THE SWAMP CREATURE (au singulier) est déjà le titre du remake de VOODOO WOMAN (1957) de Roger Corman, qu’en a fait Larry Buchanan en 1966 pour l’A.I.P.-TV, et qui est tout autant inédit chez nous. Et en 1966, Jesùs Franco au aussi tourné en Espagne LE DIABOLIQUE DOCTEUR Z (sorti aux États-Unis sous le titre, THE DIABOLICAL DR. Z).

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Du coup, avec un minuscule budget, le réalisateur de ZAAT, arrive à tenir le spectateur à partir de rien : un homme seul dans un laboratoire, des décors étranges et minimalistes. Et une intrigue qui évolue vers un aboutissement présenté de manière très peu spectaculaire, comme le reste de l’intrigue.

17070408495715263615130399Quand je l’avais vu la première fois, je l’avais trouvé lent car c’est un huis-clos à un seul personnage et avec très peu de voix off. L’ensemble est plutôt contemplatif, le Dr. Kurt Leopold évoluant seul dans un laboratoire. J’avais d’abord pensé qu’il s’agissait d’un film post-apocalyptique avec quelques flash-back expliquant la situation actuelle du Dr. Leopold. Puis au fur et à mesure du métrage, on comprend qu’il expérimente des expériences sur sa propre personne, jusqu’à la transformation ultime.

L’intrigue : Le Dr. Kurt Leopold est un ancien scientifique nazi vivant seul dans son laboratoire depuis 20 ans. Il repense avec une certaine dérision à ses anciens collègues qui se moquaient de sa «formule» chimique nommée «ZaAt». Ce composé est censé pouvoir transformer un humain en une créature amphibie, lui permettant ainsi de retrouver ses origines primitives. Il s’injecte le sérum et s’immerge dans un réservoir relié à un éventail d’équipements le préparant à se projeter dans un lac. Sous sa nouvelle forme hybride, il va exécuter une vengeance méthodique envers ses anciens collègues….

Évidemment, on ne peut qu’imaginer que ZAAT est une version alternative ou parallèle à L’ÉTRANGE CRÉATURE DU LAC NOIR de Jack Arnold, sorti en 1954. L’intrigue de ZAAT se situant environ 20 ans après l’année 1934 (donc en plein régime nazi), mais aussi date du début de la réclusion volontaire du Dr Leopold. Donc le compte y est, nous sommes bien en 1954. La créature est éminemment craignos, on peut s’en douter, mais on a vu pire.

N’hésitez pas à regarder ZAAT, même en VO, ici sur YouTube. Ainsi que la présentation du film par Don Barton lui-même ici.

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ALIEN SPECIES (1996)

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ALIEN SPECIES (1996)

Titre original : Alien Species

Réalisation : Peter Maris

Scénario : Nancy Newbauer

Production : Bill Crow

Musique : Dan Kehler

Interprètes : Charles Napier, Hoke Howell, David Homb, Jodi Seronick…

Pays : USA

17061306241215263615091443 dans Science-fictionLes années 1995-1996 étaient celles de la science-fiction pour cette décennie chancelante pour le blockbuster de SF qu’étaient les 90′s. Coup sur coup sortaient sur les écrans, LA MUTANTE (1995, Species) de Roger Donaldson, LE CINQUIÈME ÉLÉMENT de Luc Besson, suivi d’INDEPENDENCE DAY de Roland Emmerich et de MARS ATTACKS de Tim Burton. Mais aussi LE VILLAGE DES DAMNÉS de John Carpenter, et le très bon THE ARRIVAL, et même un improbable LE MÉTÉORE DE LA NUIT 2.

Cette vague d’attaques extraterrestres donna aussi naissance à une série de films mineurs sortis directement en DTV dont je vous laisse juge de la qualité des titres : ALIEN ABDUCTION INTIMATE SECRET, ALIEN AVENGERS, ALIEN FORCE, ALIEN TERMINATOR…. Ainsi, en 1996, la compagnie American Interactive Pictures (qui n’a d’ailleurs vécu que le temps d’un seul film) tentait de capitaliser sur le succès de tous ces films et sortait directement en DTV cet ALIEN SPECIES.

17061306241315263615091444 dans TrapardL’intrigue : Une flotte d’ovnis gravite autour de la Terre et un groupe de scientifiques tente de découvrir les véritables intentions des extraterrestres. Mais les ovnis commencent une attaque massive de la Terre, et le groupe doit se réfugier dans une grotte guettant tout signe belliqueux de la part des étrangers d’outre-espace pour tenter de contrecarrer l’invasion…

Des ovnis aux designs calqués sur ceux du film de Byron Haskin dans LA GUERRE DES MONDES (1954, War of the Worlds) et sur les « vaisseaux mères » d’INDEPENDANCE DAY. Et des effets spéciaux entièrement réalisés en images de synthèses assez ringardes et qui rappellent assez certains jeux vidéo très basiques des années 90 pour PC ou pour Playstation 1.

Reste les créatures extraterrestres et leurs cocons visibles à la fin du film qui remontent le niveau, même si l’on se croirait presque dans un post-ALIEN du début des années 80 (mais tourné en vidéo). D’ailleurs, le stylisme de l’affiche américaine d’ALIEN SPECIES est très proche de celui de la saga ALIEN dont le troisième, de David Fincher, sortait aussi deux ans auparavant. Et il faut bien avouer que depuis le film de 1979, on l’attendait cette attaque massive de notre belle planète bleue.

ALIEN SPECIES est totalement inédit en France mais il est consultable sur YouTube en V.O.

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