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Archive pour la catégorie « Cinéma bis »

Robot-craignos (36)

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Voici Mechani Kong, version robotisée du Dieu Kong et comme Godzilla aura la sienne avec MECHA GODZILLA.

Mechani Kong est né de l’esprit torturé (et assez mégalo, il faut avouer) du Dr. Who (non, pas le docteur anglais, mais ici, c’est un savant fou bien nippon) dans KING KONG ESCAPES (1967) d’Ishirô Honda.

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Après KING KONG CONTRE GODZILLA, il fallait bien une nouvelle astuce pour se faire se confronter deux nouveaux monstres géants, et du même coup, faire écraser plein de petits Japonais honteux d’avoir perdus la guerre.

Et c’est du Dr Who que vient la solution : créer un King Kong mécanique, le MECHANI KONG (ne cherchez pas l’astuce philosophique, il n’y en a pas…).

- Trapard -

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L’Ange de la Vengeance

L'Ange de la Vengeance dans Cinéma bis ange5t

L’ANGE DE LA VENGEANCE d’Abel Ferrara (par Trapard)

L’ANGE DE LA VENGEANCE, sorti en salles en 1981, est un Rape & Revenge (Viol & Vengeance). Pas ce genre de Rape & Revenge exploité dans les années 70, aux USA, comme LA DERNIERE MAISON SUR LA GAUCHE (de Wes Craven), I SPIT ON YOUR GRAVE (aussi titré DAY OF THE WOMAN, de Meir Zarchi), ou en Suède, comme THRILLER, EN GRYM FILM (de Bo Arne Vibenius) où les citadines sont traquées par les éternels péquenots made in Hollywood en manque de libido.

Dans L’ANGE DE LA VENGEANCE, c’est au sein même de la ville de New York, capitale de modernisme urbain, que vient le danger. Et pas le New York de Woody Allen, mais plutôt celui de Martin Scorsese et de son TAXI DRIVER, celui du ras-le-bol de la violence, celui de la justice par soi-même. C’est aussi le New York d’UN JUSTICIER DANS LA VILLE et de ses dérivés cinématographiques.

C’est enfin le New York d’Abel Ferrara, la ville cinématographique et pathologique de son DRILLER KILLER, et celle d’où nait la violence et qui engendre la violence malgré elle. La ville du No Limit, celle de BAD LIEUTENANT, d’où même la police égare toute part de repères sociables et sociaux.

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Dans L’ANGE DE LA VENGEANCE, la victime du viol (à répétition) ne peut crier, ni appeler à l’aide car elle est muette. C’est donc au fond d’elle-même, de ses entrailles et de sa propre folie de self defense urbaine, qu’elle trouvera cette aide, en appelant au viol pour ensuite, armée d’un flingue, en éradiquer toute continuité.

L’ANGE DE LA VENGEANCE c’est donc, en quelque sorte, l’extrémité du Rape & Revenge, celui qui ne naît pas de la tristesse et de la douleur d’un Charles Bronson. Ici, il est question de la revanche des entrailles, le juste retour, le boomerang direct et juridiquement improbable, dans un monde où le corps meurtri d’une femme vaut beaucoup moins cher qu’un vol sur les intérêts d’une entreprise.

ange2g dans Fantastique

Et enfin, L’ANGE DE LA VENGEANCE, c’est le besoin de tuer, c’est celui de se prendre à ce jeu, en dépassant la base même de la vengeance d’un viol. C’est TUER simplement… Ou tuer tous les hommes, car tuer un corps, deux corps, trois corps, et plus encore, à l’aide d’une arme, ne semble jamais assez pour assouvir cette nécessité primale mais perdue d’avoir voulu être une femme au sein d’une société dite-civilisée.

Pour une société sans limite, L’ANGE DE LA VENGEANCE d’Abel Ferrara prouve que pour les obsessions et les passions elles-mêmes, il ne peut non plus exister de limites.

L’ANGE DE LA VENGEANCE c’est Miss 45 (le titre original), c’est le 45 millimètres de la largeur d’une balle, toujours plus expéditif, mais jamais assez comparé à la meurtrissure physiologiquement sociale qu’est le viol.

ange4 dans Trapard

Et L’ANGE DE LA VENGEANCE, c’est la comédienne Zoë Lund, qui est pathologiquement sublime dans sa désinsensibilisation.

Puis à chaque fois que je reviens sur l’œuvre complète d’Abel Ferrara, qui a bien entendu, débuté dans le porno, je pense à cette phrase concernant sa ville fétiche : « New York je t’aime d’amour, New York je te hais profondément »…

- Trapard -



Robot-craignos (35)

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Je crois que dans le genre robotique craignos, LEA n’aura pas trouvé mieux que ce (…j’ai failli écrire …« jouet ») bijou de l’âge d’or de la SF cinématographique italienne. Il sort tout droit du film ANNO ZERO – GUERRA NELLO SPAZIO (ou COSMO 2000) du réalisateur Alfonso Brescia, plus connu sous le titre américain WAR OF THE PLANETS, mais que certains ont peut-être loué en VHS sous le doux titre français de LA GUERRE DES ROBOTS. Mais le titre est trompeur puisqu’il n’y a qu’un seul robot, celui qui représente la race électronique dominante (on se rapproche un peu de TERMINATOR, du coup) dans cette série Z sans moyens financiers, donc techniques, mais qui se regarde agréablement comme un nanard de genre de la fin des années 1970.

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Pour ce qui est du robot, deux jouets différents sont exhibés dans la seconde moitié du film, toujours dans l’obscurité (ça force la crédibilité…) et qui ont toujours l’air d’être tendus et gigotés par un machiniste devant la caméra.

- Trapard -



Robot-cool (23) : BIKINI MACHINE

Robot-cool (23) : BIKINI MACHINE dans Cinéma bis 13061309574815263611288444

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Des robots cools, sans aucun doute, que sont les Bikini Machines dans DR GOLDFOOT AND THE BIKINI MACHINE (1965).

Ces femmes-robots en bikinis dorés sont issus du cerveau machiavélique (mais non dénué de goût !) de ce savant fou au nom parodiant celui d’un des Méchants des James Bond (je vous laisse le trouver) et joué par Vincent Price himself, parodiant certains de ses rôles dans les films de Roger Corman.

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D’ailleurs c’est l’American International Pictures, elle-même (la firme de Roger Corman) qui lança ce film et en proposa la réalisation à Norman Taurog, habitué à faire tourner Jerry Lewis dans des comédies délirantes.

Quant aux Bikini Machines, ce sont plutôt des robots (des robotes ?) indisciplinées, aimant le rock’n'roll, la romance et le flirt. L’une d’elle, jouée par l’actrice Susan Hart (sur la photo : vous avouerez qu’il y a pire comme design) continuera dans le bis, pour quelques films dont un THE GHOST IN THE INVISIBLE BIKINI (…).

- Trapard -

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La Comtesse Noire

La Comtesse Noire dans Cinéma bis franco1v

LA COMTESSE NOIRE de Jesùs Franco (par Trapard)

Jesùs Franco est, pour moi, un de ces réalisateurs OVNI dans l’univers cinématographique, même indépendant. Espagnol, mais à la carrière financée internationalement, Franco a commencé par des petites productions de qualité, lors de la Nouvelle Vague cinématographique espagnole, sous le franquisme puritain et la censure ibérique. Puis, il s’en est allé, dès les années 1960, vers le cinéma horrifique qu’on lui connait, flirtant avec les chirurgiens passionnés (L’HORRIBLE DOCTEUR ORLOFF), les romans de Sax Rohmer (ses deux adaptations des aventures de Fu Manchu), ceux du marquis de Sade (JUSTINE et NECRONOMICON), de Bram Stoker (LES NUITS DE DRACULA) et avec parfois beaucoup d’inventivité graphique (MISS MUERTE en est un parfait exemple). C’est sûrement cette créativité qui influença Orson Welles, alors en séjour en Espagne, en proposant à Jesùs Franco de participer à son DON QUICHOTTE en 1969, qu’il ne terminera jamais, mais que Franco dénaturera complètement en 1992.

C’est justement de deux Jesùs Franco que j’aimerais traiter dans cet article en abordant l’exemple de LA COMTESSE NOIRE.

Il y a d’abord le Franco méticuleux, novateur, créatif, touche à tout du cinéma bis.

Puis il y aussi l’autre Franco, celui qui bâcle son travail, et qui semble oublier (ou rejeter?) les règles élémentaires du cinéma, en réalisant des œuvres simplistes dignes d’un jeune réalisateur amateur. Ce même Franco qui profite de la crédulité des spectateurs pour « pondre » des films bricolés, remontés, pour être revendus à un autre producteur, allant jusqu’à faire tourner un comédien pour un film, et en utiliser les scènes coupées sur un autre film, sans passer de contrat de travail avec le dit-comédien. Un Franco aux cent pseudos de jazzmen (il est lui-même mélomane et musicien) qui peut tourner trois films à partir d’un seul, sous trois signatures différentes, en ajoutant des scènes pornographiques à un film d’horreur, pour le revendre au circuit du X.

C’est ainsi le cas de LA COMTESSE NOIRE (FEMALE VAMPIRE en anglais), aussi connu sous le titre de LA COMTESSE AUX SEINS NUS. Un film de vampire faussement lesbien (l’héroïne vampire est une Karnstein, en référence à Sheridan Le Fanu) où Jesùs Franco se prend d’amour pour des cadrages langoureux mais tellement lents, sur sa compagne Lina Romay, qui interprète le rôle principal. Et ces cadrages, parfois érotiques, mais souvent abstraits, errant d’un point à un autre, ne s’embarrassant ni des flous de cadrage, ni de l’absence de quoique ce soit à l’image, seront sa marque de fabrique des années 70 jusqu’au milieu des années 80. Des cadrages, presque absurdes, qu’ils me laissent parfois à penser que Franco cherche à remplir le format standard des 1H30 d’un long-métrage avec des plans totalement vides de sens.

franco2a dans Cinéma bis espagnol

Franco, rêveur ?

Dans cette COMTESSE NOIRE, il y a beaucoup d’amour, pour sa compagne surtout, et on peut se laisser surprendre à imaginer Franco se perdre avec sa caméra sur le corps nu de son aimée, lui donnant à certains égards beaucoup de présence muette (ce qui accentue la force sombre du personnage du vampire), le tout sur une bande son romantique.

Mais à d’autres moments, le caméraman semble si lointain, si timide aurais-je envie de dire, si peu organisé au bout du compte.

Jesùs Franco remontera LA COMTESSE NOIRE pour le circuit du cinéma pornographique sous le titre LES AVALEUSES ce qui nous indique assez bien de quelle substance vitale notre femme vampire s’abreuve.

Dans LA COMTESSE NOIRE, toute cette dimension X est gommée, et donc uniquement suggérée, ne gardant qu’une valeur abstraite, parfois poétique et toujours très 70′s, qui se laisse agréablement apprécier.

D’autres films de Franco tournés de cette manière dans les années 70, sont très agréables aussi, comme BLUE RITA, ou ses versions d’ILSA la louve SS pour ne citer que ceux là.

Puis Franco tournera pour Eurociné, dans les années 80 des films avec trop peu de personnalité et d’ambitions, jusqu’aux années 90 et 2000, période cinématographique de Franco dont je trouve peu d’intérêt (ce qui n’engage que moi, bien entendu).

franco4kmw dans Fantastique

Franco : astucieux ?

Derrière la filouterie de Jesùs Franco envers le spectateur, il y a aussi un manque de moyens financiers évident qui pousse le réalisateur a trouver des astuces, des symboles simplistes de cadrages et de montage, qui rend un résultat souvent bien navrant, mais qui prouve, et au vu de l’immense filmographie du monsieur, qu’on peut être simple, efficace, peu prétentieux artistiquement, tout en étant toujours dans l’urgence, et boucler entre trois à sept long-métrages en une année. D’ailleurs Jesùs Franco interprète souvent lui-même l’un des personnages pour travailler plus vite, et peut-être, pour empocher un cachet de comédien en plus.

franco3 dans Trapard

Franco, anarchiste ?

C’est certain, dans un pays dévoré par la dictature militaire d’où les mouvements libertaires se sont dressés pendant la guerre civile jusqu’à la mort du général Franco, Jesùs Franco a dû comprendre rapidement l’absurdité et la manichéisme de la société espagnole.

Toujours sans foi ni loi, dans ce pays dévoré par la dévotion chrétienne, Franco tournait parfois des scènes de nudité, de sadisme, ou de tortures, au milieu d’une population horrifiée par un tel « spectacle décadent et blasphématoire ».

Et puis finalement, au-delà du résultat souvent décevant de ses films, j’aime toujours imaginer le Jesùs Franco, l’oeil goguenard lorsqu’il a choqué une pieuse villageoise, ou lorsqu’il trompe un comédien, un technicien ou un producteur.

C’est un peu sur ce sympathique salopard que je voulais m’épancher en écrivant cet article, et j’aime toujours autant revoir ses films, même les plus mauvais et les moins personnels, car j’aime retrouver cette hargne et ce foutage-de-gueule, qui finissent toujours par m’amuser à la longue. Mais il y aussi du lyrisme chez Jesùs Franco, et cela aide beaucoup aussi.

Puis Lina Romay est si belle dans LA COMTESSE NOIRE, que rien que pour elle, ça mérite bien un petit retour sur ce film et sur son réalisateur filou de mari.

- Trapard -



Robot-craignos (34)

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N’est-il pas magnifique celui-ci dans sa simplicité ?

Il sort tout droit de SUPERSONIC MAN, ce film de super-héros réalisé en 1980 par l’Espagnol, Juan Piquer Simon, tourné avec des fonds américains (ce qui n’aide pas toujours, la preuve…).

Ce qui m’amuse, c’est d’avoir eu, à peu près le même, en noir, d’environ 20 cm de hauteur à cette même époque, où ce genre de jouets se vendaient comme des petits pains. Gosse, je le regardais passionnément gesticuler grossièrement sur lui-même ou d’avant en arrière, et gronder de ses quatre petits canons sur le thorax.

Et bien entendu, ce qui peut parfois prendre des airs de craignos, n’est que dans l’évolution de nos goûts et des modes.

Quant au robot de SUPERSONIC MAN, il faut aussi le voir évoluer dans le film, en imaginant l’acteur costumé, se décarcasser (si je puis dire) pour faire trois pas, tout en mimant une gestuelle, la plus mécanique possible. Et là, ça devient très craignos (et très drôle).

- Trapard -



Robot-craignos (32)

Robot-craignos (32) dans Cinéma bis 13061310000015263611288446

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Merci au numéro 248 de Mad Movies de m’avoir déniché le dernier robot-craignos en date ! Ce fabuleux modèle nous arrive directement du légendaire DÜNYAYI KURTARAN ADAM ! Ça ne vous dit rien ? Mais si, voyons, j’espère que vous n’êtes pas sans connaître cette production de SF turque datant de 1982, nanar monumental qui utilise sans vergogne des extraits de STAR WARS et de sa B.O. ! Les robots-craignos des Échos d’Altaïr franchissent encore une étape importante dans l’histoire de leur domination sur les grands écrans du monde entier grâce à DÜNYAYI KUR… KUR machin chose ! 32 chez les robots-craignos, 21 chez les robots-cool : leur victoire est écrasante ! MOUAHAHAHAHA ! Un extrait de DÜNYAYI KTRZSD KLGFD ? Allez, un p’tit extrait, rien que pour vos yeux : (par contre, après cette vision, je ne garantis pas l’efficacité de vos facultés mentales…)

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Robot-craignos (30)

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Il nous fallait bien un robot-craignos pour célébrer dignement Noël ! Le voilà, en provenance directe de SANTA CLAUS CONQUERS THE MARTIANS (actuellement redistribué en salles aux USA pour les fêtes de fin d’année !), une perle de navet considéré comme l’un des pires films du cinéma ! Réalisé en 1964 par Nicholas Webster, il raconte l’histoire du Père Noël enlevé par des Martiens accompagné d’un méchant robot, Torg (ici sur l’image). Notre Papa Noël est emmené sur la planète rouge afin de satisfaire des enfants martiens jaloux du célèbre vieux bonhomme… Torg s’inscrit parfaitement dans la grande, très grande lignée des robots-caissons tellement en vogue dans la plupart des films de série B ou Z des années 1940 à 1960. Il est, comme il se doit, un véritable bijou de la technologie martienne…

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DRIVE-IN : ATTACK OF THE 50 FOOT WOMAN

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13050409351015263611151091 dans Cinéma bis américain

ATTACK OF THE 50 FOOT WOMAN
Année : 1958
Réalisateur : Nathan Juran (sous le pseudo de Nathan Hertz)
Scénario : Mark Hanna
Production : Bernard Woolner (Allied Artists Pictures Corporation)
Effets spéciaux : ?
Pays : USA
Durée : 65 min
Interprètes : Allison Hayes, William Hudson, Yvette Vickers, Roy Gordon, George Douglas…

L’HISTOIRE :
Une riche héritière, Nancy Archer, est victime de sa rencontre avec un extraterrestre géant : elle se met à grandir progressivement et devient bientôt elle-même géante. Dès lors, elle en profitera pour se venger de son mari qui la trompe…

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ATTACK OF THE 50 FOOT WOMAN est le premier film de science-fiction à présenter une femme géante, alors que déferlent à cette époque monstres ou insectes gigantesques et hommes mastodontes. Mais le sujet du film est à pleurer : durant plus d’une heure, notre femme géante ne cesse de chercher son mari dans la campagne américaine, un buveur et fumeur invétéré, lequel la trompe avec une charmante compagne… Nathan Juran (réalisateur du 7e VOYAGE DE SINBAD, JACK LE TUEUR DE GEANTS, THE BRAIN FROM PLANET AROUS, THE DEADLY MANTIS, LES PREMIERS HOMMES DANS LA LUNE…), grand spécialiste du cinéma de science-fiction et de fantastique des années 1950-1960 (souvent critiqué) s’est-il rendu compte qu’il tournait un futur classique de la grande collection des splendides nanars ? Sans doute : soucieux de préserver son image de marque, il ira jusqu’à signer son film sous le pseudonyme de Nathan Hertz…

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ATTACK OF THE 50 FOOT WOMAN fut tourné en huit jours avec un budget de 88 000 dollars seulement, les effets spéciaux en ressentent forcément les méfaits. C’est pourtant bien dans ce genre de film qu’ils auraient dû être peaufinés ! C’est ainsi que notre « fifty foot woman », quand elle n’est pas jouée par une Allison Hayes géante, muette et visiblement très en colère, est remplacée par une énorme main caoutchouteuse se promenant lentement à gauche, à droite, en avant, en arrière, pour écraser ou saisir ses infortunées victimes. En dehors des plans nous dévoilant la géante face à des maquettes réalisées à son échelle, le film utilise également de très mauvais effets où le spectateur médusé peut voir à travers le corps de l’héroïne mal raccordé au reste du décor ! Peu importe, nous dit Marquette. Ce participant à la conception du film déclare que les effets de transparence des géants étaient délibérés, cette « luminescence » lui plaisait…

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À la grande surprise de tout le monde, ATTACK OF THE 50 FOOT WOMAN connut malgré tout un joli succès en salles et rapporta à l’arrivée 480 000 dollars ! Dans ces conditions une suite fut envisagée pour le début des années 1960. Elle devait être réalisée en couleur, tournée en CinemaScope et financée par un budget confortable. Cependant elle ne dépassa pas le stade des discussions. Ce sera bien des années plus tard, en 1993, que Daryl Hannah (BLADE RUNNER, SPLASH) interprétera la femme géante dans une sorte de remake (inutile) de Christopher Guest. Aujourd’hui, ATTACK OF THE 50 FOOT WOMAN a acquis ses lettres de noblesse dans la culture pop et celle des geeks : il est cité dans des chansons, des films et des séries télévisées (notamment LES SIMPSON), imité sur des affiches, parodié dans des publicités… L’affiche du film, oeuvre du talentueux et surdoué Reynold Brown (également à l’origine des splendides affiches de LA CREATURE DU LAC NOIR, TARANTULA, TEENAGE CAVEMAN, KONGA, LA MACHINE A EXPLORER LE TEMPS…), était considérée par le magazine Première, en 2008, comme l’une des 25 meilleures de toute l’histoire du cinéma.

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Jean-Pierre Putters déclare dans son ouvrage Ze Craignos Monsters (éd. Vents d’Ouest) : « Le film est devenu un cult-movie de par, à la fois un certain flou dans les effets spéciaux, un scénario plutôt à risques et ce fabuleux décalage entre les intentions préalables et le résultat final. Une de ces perles tellement mauvaise qu’elle en devient géniale dans le registre établi et fort couru du « so bad it’s good » en compagnie des Robot Monster, Plan Nine from outer Space ou The Giant Claw. »

Le Cinéma : Grande Histoire Illustrée du 7e Art (éd. Atlas) déclare à propos de la femme géante et du film : « On ne voit trop qu’elle est en carton-pâte et que ses dimensions gigantesques ne se doivent qu’à un jeu de surimpression des plus simplistes. Dans cette histoire assez conventionnelle de folie meurtrière (l’infidélité de son mari pousse une femme à la destruction de leur couple), le recours à la science-fiction semble presque hors de propos sinon qu’il contribue à donner au drame des proportions – si l’on peut dire – demesurées. »

- Morbius -

Sources : Wikipédia, Ze Craignos Monsters, Keep Watching the Skies ! (Bill Warren / éd. McFarland), tcm.com, Le Cinéma : Grande Histoire Illustrée du 7e Art



DRIVE-IN : BATAILLE AU-DELÀ DES ÉTOILES

DRIVE-IN : BATAILLE AU-DELÀ DES ÉTOILES  dans Cinéma bis 13051809153815263611200263

14122108161315263612811176 astronaute dans Cinéma bis japonais

BATAILLE AU-DELA DES ETOILES (THE GREEN SLIME)

Année : 1968
Réalisateur : Kinji Fukasaku
Scénario : Bill Finger, Tom Rowe & Charles Sinclair (d’après une histoire d’Ivan Reiner)
Production : Walter Manley & Ivan Reiner (Toei / MGM)
Effets spéciaux : Akira Watanabe, Productions Ekisu
Pays : Japon / USA
Durée : 77 min
Interprètes : Robert Horton, Richard Jaeckel, Luciana Paluzzi …

L’HISTOIRE :
Un groupe d’astronautes ramène par erreur une étrange boue verte luminescente d’un astéroïde. Bientôt celle-ci va muter et devenir une monstrueuse créature extraterrestre qui va se multiplier et menacer la station spatiale Gamma 3…

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BATAILLE AU-DELA DES ETOILES est un film de SF de série B tourné au Japon avec surtout des acteurs américains et une actrice italienne, Luciana Paluzzi (OPERATION TONNERRE). Charles Sinclair, qui a participé au scénario, est également à l’origine de certains épisodes de la série TV BATMAN des années 1960. On ne s’étonnera donc pas vraiment du peu de qualité dont fait preuve l’histoire de ce film de science-fiction aux dialogues souvent risibles. A noter que de nombreux acteurs amateurs étrangers présents au Japon, Turcs et Allemands, ont été recrutés pour les besoins du film, et les femmes de la station spatiale ont été interprétées par des mannequins américains disponibles sur place, ni plus ni moins !

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Les effets spéciaux visuels de BATAILLE AU-DELA DES ETOILES ont été confiés à Akira Watanabe. Quant aux fameux monstres du film, ce sont les Productions Ekisu qui se sont chargés de leur confection. En fait, il s’agit d’enfants japonais glissés dans des costumes de créatures à tentacules. Ils ne font surtout que remuer un peu sur place. Un odieux (et insupportable) bruitage accompagne les horribles créatures dans toutes les scènes où elles apparaissent.

Enfin, c’est Charles Fox qui a composé la chanson de BATAILLE AU-DELA DES ETOILES, le même homme qui composera celle de la série WONDER WOMAN.

Malgré tous ses défauts, BATAILLE AU-DELA DES ETOILES est un sympathique nanar des années 1960 que l’on regarde avec un large sourire attendri, sans pouvoir parfois contenir quelques rires. Et la plupart des quadragénaires d’aujourd’hui qui l’ont découvert étant gosse en gardent plutôt un souvenir étrangement positif, comme moi ! Dans son ouvrage Ze Craignos Monsters (éd. Vents d’Ouest), Jean-Pierre Putters déclare : « Jamais figurants en costumes de caoutchouc n’ont autant ressemblé à… des figurants en costumes de caoutchouc ! »

- Morbius -

14122108230915263612811189 Japon dans Science-fiction

Source : Wikipédia



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