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Archive pour la catégorie « Cinéma bis »

Robot-craignos (34)

Robot-craignos (34) dans Cinéma bis 13061310000015263611288446

14081101272215263612445203 dans Cinéma bis espagnol

N’est-il pas magnifique celui-ci dans sa simplicité ?

Il sort tout droit de SUPERSONIC MAN, ce film de super-héros réalisé en 1980 par l’Espagnol, Juan Piquer Simon, tourné avec des fonds américains (ce qui n’aide pas toujours, la preuve…).

Ce qui m’amuse, c’est d’avoir eu, à peu près le même, en noir, d’environ 20 cm de hauteur à cette même époque, où ce genre de jouets se vendaient comme des petits pains. Gosse, je le regardais passionnément gesticuler grossièrement sur lui-même ou d’avant en arrière, et gronder de ses quatre petits canons sur le thorax.

Et bien entendu, ce qui peut parfois prendre des airs de craignos, n’est que dans l’évolution de nos goûts et des modes.

Quant au robot de SUPERSONIC MAN, il faut aussi le voir évoluer dans le film, en imaginant l’acteur costumé, se décarcasser (si je puis dire) pour faire trois pas, tout en mimant une gestuelle, la plus mécanique possible. Et là, ça devient très craignos (et très drôle).

- Trapard -



Robot-craignos (32)

Robot-craignos (32) dans Cinéma bis 13061310000015263611288446

14081101562115263612445226 dans Cinéma bis turc

Merci au numéro 248 de Mad Movies de m’avoir déniché le dernier robot-craignos en date ! Ce fabuleux modèle nous arrive directement du légendaire DÜNYAYI KURTARAN ADAM ! Ça ne vous dit rien ? Mais si, voyons, j’espère que vous n’êtes pas sans connaître cette production de SF turque datant de 1982, nanar monumental qui utilise sans vergogne des extraits de STAR WARS et de sa B.O. ! Les robots-craignos des Échos d’Altaïr franchissent encore une étape importante dans l’histoire de leur domination sur les grands écrans du monde entier grâce à DÜNYAYI KUR… KUR machin chose ! 32 chez les robots-craignos, 21 chez les robots-cool : leur victoire est écrasante ! MOUAHAHAHAHA ! Un extrait de DÜNYAYI KTRZSD KLGFD ? Allez, un p’tit extrait, rien que pour vos yeux : (par contre, après cette vision, je ne garantis pas l’efficacité de vos facultés mentales…)

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Robot-craignos (30)

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Il nous fallait bien un robot-craignos pour célébrer dignement Noël ! Le voilà, en provenance directe de SANTA CLAUS CONQUERS THE MARTIANS (actuellement redistribué en salles aux USA pour les fêtes de fin d’année !), une perle de navet considéré comme l’un des pires films du cinéma ! Réalisé en 1964 par Nicholas Webster, il raconte l’histoire du Père Noël enlevé par des Martiens accompagné d’un méchant robot, Torg (ici sur l’image). Notre Papa Noël est emmené sur la planète rouge afin de satisfaire des enfants martiens jaloux du célèbre vieux bonhomme… Torg s’inscrit parfaitement dans la grande, très grande lignée des robots-caissons tellement en vogue dans la plupart des films de série B ou Z des années 1940 à 1960. Il est, comme il se doit, un véritable bijou de la technologie martienne…

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DRIVE-IN : ATTACK OF THE 50 FOOT WOMAN

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13050409351015263611151091 dans Cinéma bis américain

ATTACK OF THE 50 FOOT WOMAN
Année : 1958
Réalisateur : Nathan Juran (sous le pseudo de Nathan Hertz)
Scénario : Mark Hanna
Production : Bernard Woolner (Allied Artists Pictures Corporation)
Effets spéciaux : ?
Pays : USA
Durée : 65 min
Interprètes : Allison Hayes, William Hudson, Yvette Vickers, Roy Gordon, George Douglas…

L’HISTOIRE :
Une riche héritière, Nancy Archer, est victime de sa rencontre avec un extraterrestre géant : elle se met à grandir progressivement et devient bientôt elle-même géante. Dès lors, elle en profitera pour se venger de son mari qui la trompe…

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ATTACK OF THE 50 FOOT WOMAN est le premier film de science-fiction à présenter une femme géante, alors que déferlent à cette époque monstres ou insectes gigantesques et hommes mastodontes. Mais le sujet du film est à pleurer : durant plus d’une heure, notre femme géante ne cesse de chercher son mari dans la campagne américaine, un buveur et fumeur invétéré, lequel la trompe avec une charmante compagne… Nathan Juran (réalisateur du 7e VOYAGE DE SINBAD, JACK LE TUEUR DE GEANTS, THE BRAIN FROM PLANET AROUS, THE DEADLY MANTIS, LES PREMIERS HOMMES DANS LA LUNE…), grand spécialiste du cinéma de science-fiction et de fantastique des années 1950-1960 (souvent critiqué) s’est-il rendu compte qu’il tournait un futur classique de la grande collection des splendides nanars ? Sans doute : soucieux de préserver son image de marque, il ira jusqu’à signer son film sous le pseudonyme de Nathan Hertz…

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ATTACK OF THE 50 FOOT WOMAN fut tourné en huit jours avec un budget de 88 000 dollars seulement, les effets spéciaux en ressentent forcément les méfaits. C’est pourtant bien dans ce genre de film qu’ils auraient dû être peaufinés ! C’est ainsi que notre « fifty foot woman », quand elle n’est pas jouée par une Allison Hayes géante, muette et visiblement très en colère, est remplacée par une énorme main caoutchouteuse se promenant lentement à gauche, à droite, en avant, en arrière, pour écraser ou saisir ses infortunées victimes. En dehors des plans nous dévoilant la géante face à des maquettes réalisées à son échelle, le film utilise également de très mauvais effets où le spectateur médusé peut voir à travers le corps de l’héroïne mal raccordé au reste du décor ! Peu importe, nous dit Marquette. Ce participant à la conception du film déclare que les effets de transparence des géants étaient délibérés, cette « luminescence » lui plaisait…

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À la grande surprise de tout le monde, ATTACK OF THE 50 FOOT WOMAN connut malgré tout un joli succès en salles et rapporta à l’arrivée 480 000 dollars ! Dans ces conditions une suite fut envisagée pour le début des années 1960. Elle devait être réalisée en couleur, tournée en CinemaScope et financée par un budget confortable. Cependant elle ne dépassa pas le stade des discussions. Ce sera bien des années plus tard, en 1993, que Daryl Hannah (BLADE RUNNER, SPLASH) interprétera la femme géante dans une sorte de remake (inutile) de Christopher Guest. Aujourd’hui, ATTACK OF THE 50 FOOT WOMAN a acquis ses lettres de noblesse dans la culture pop et celle des geeks : il est cité dans des chansons, des films et des séries télévisées (notamment LES SIMPSON), imité sur des affiches, parodié dans des publicités… L’affiche du film, oeuvre du talentueux et surdoué Reynold Brown (également à l’origine des splendides affiches de LA CREATURE DU LAC NOIR, TARANTULA, TEENAGE CAVEMAN, KONGA, LA MACHINE A EXPLORER LE TEMPS…), était considérée par le magazine Première, en 2008, comme l’une des 25 meilleures de toute l’histoire du cinéma.

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Jean-Pierre Putters déclare dans son ouvrage Ze Craignos Monsters (éd. Vents d’Ouest) : « Le film est devenu un cult-movie de par, à la fois un certain flou dans les effets spéciaux, un scénario plutôt à risques et ce fabuleux décalage entre les intentions préalables et le résultat final. Une de ces perles tellement mauvaise qu’elle en devient géniale dans le registre établi et fort couru du « so bad it’s good » en compagnie des Robot Monster, Plan Nine from outer Space ou The Giant Claw. »

Le Cinéma : Grande Histoire Illustrée du 7e Art (éd. Atlas) déclare à propos de la femme géante et du film : « On ne voit trop qu’elle est en carton-pâte et que ses dimensions gigantesques ne se doivent qu’à un jeu de surimpression des plus simplistes. Dans cette histoire assez conventionnelle de folie meurtrière (l’infidélité de son mari pousse une femme à la destruction de leur couple), le recours à la science-fiction semble presque hors de propos sinon qu’il contribue à donner au drame des proportions – si l’on peut dire – demesurées. »

- Morbius -

Sources : Wikipédia, Ze Craignos Monsters, Keep Watching the Skies ! (Bill Warren / éd. McFarland), tcm.com, Le Cinéma : Grande Histoire Illustrée du 7e Art



DRIVE-IN : BATAILLE AU-DELÀ DES ÉTOILES

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14122108161315263612811176 astronaute dans Cinéma bis japonais

BATAILLE AU-DELA DES ETOILES (THE GREEN SLIME)

Année : 1968
Réalisateur : Kinji Fukasaku
Scénario : Bill Finger, Tom Rowe & Charles Sinclair (d’après une histoire d’Ivan Reiner)
Production : Walter Manley & Ivan Reiner (Toei / MGM)
Effets spéciaux : Akira Watanabe, Productions Ekisu
Pays : Japon / USA
Durée : 77 min
Interprètes : Robert Horton, Richard Jaeckel, Luciana Paluzzi …

L’HISTOIRE :
Un groupe d’astronautes ramène par erreur une étrange boue verte luminescente d’un astéroïde. Bientôt celle-ci va muter et devenir une monstrueuse créature extraterrestre qui va se multiplier et menacer la station spatiale Gamma 3…

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BATAILLE AU-DELA DES ETOILES est un film de SF de série B tourné au Japon avec surtout des acteurs américains et une actrice italienne, Luciana Paluzzi (OPERATION TONNERRE). Charles Sinclair, qui a participé au scénario, est également à l’origine de certains épisodes de la série TV BATMAN des années 1960. On ne s’étonnera donc pas vraiment du peu de qualité dont fait preuve l’histoire de ce film de science-fiction aux dialogues souvent risibles. A noter que de nombreux acteurs amateurs étrangers présents au Japon, Turcs et Allemands, ont été recrutés pour les besoins du film, et les femmes de la station spatiale ont été interprétées par des mannequins américains disponibles sur place, ni plus ni moins !

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Les effets spéciaux visuels de BATAILLE AU-DELA DES ETOILES ont été confiés à Akira Watanabe. Quant aux fameux monstres du film, ce sont les Productions Ekisu qui se sont chargés de leur confection. En fait, il s’agit d’enfants japonais glissés dans des costumes de créatures à tentacules. Ils ne font surtout que remuer un peu sur place. Un odieux (et insupportable) bruitage accompagne les horribles créatures dans toutes les scènes où elles apparaissent.

Enfin, c’est Charles Fox qui a composé la chanson de BATAILLE AU-DELA DES ETOILES, le même homme qui composera celle de la série WONDER WOMAN.

Malgré tous ses défauts, BATAILLE AU-DELA DES ETOILES est un sympathique nanar des années 1960 que l’on regarde avec un large sourire attendri, sans pouvoir parfois contenir quelques rires. Et la plupart des quadragénaires d’aujourd’hui qui l’ont découvert étant gosse en gardent plutôt un souvenir étrangement positif, comme moi ! Dans son ouvrage Ze Craignos Monsters (éd. Vents d’Ouest), Jean-Pierre Putters déclare : « Jamais figurants en costumes de caoutchouc n’ont autant ressemblé à… des figurants en costumes de caoutchouc ! »

- Morbius -

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Source : Wikipédia



DRIVE-IN : THE GIANT CLAW

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14122108060215263612811171 dans Cinéma bis américain

THE GIANT CLAW
Année : 1957
Réalisateur : Fred F. Sears
Scénario : Paul Gangelin & Samuel Newman
Production : Sam Katzman (Clover Productions)
Effets spéciaux : Paul Blaisdell
Pays : USA
Durée : 75 min
Interprètes : Jeff Morrow, Mara Corday, Morris Ankrum, Louis Merrill, Edgar Barrier…

L’HISTOIRE :
Un volatile géant extraterrestre sème la terreur dans les airs en s’attaquant aux avions. Le monstre semble invulnérable aux armes terriennes…

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Rétablissons un peu d’ordre : vous admettrez qu’entre le monstre vénusien de IT CONQUERED THE WORLD (présenté dans le drive-in précédent) et celui de THE GIANT CLAW, le degré du ridicule absolu est amplement franchi avec ce dernier ! La bande-annonce le prouve à elle seule, et l’on se demande vraiment comment le public de l’époque a pu aller voir un tel film… Même Jeff Morrow, l’acteur principal de THE GIANT CLAW (vedette de films de science-fiction des fifties tels que LES SURVIVANTS DE L’INFINI, KRONOS, LA CREATURE EST PARMI NOUS), a préféré filer à l’anglaise lors de la première du film en découvrant le jour même, horrifié, cet étrange volatile au long cou frippé et au bec tordu, dont les quelques poils sur la tête et le cri ridicule achèvent un portrait déjà si grotesque ! A chacune de ses apparitions, les spectateurs présents dans la salle éclataient de rire, et on les comprend…

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Fred F. Sears, réalisateur de THE GIANT CLAW, est pourtant connu pour avoir signé un classique de la SF des fifties : LES SOUCOUPES VOLANTES ATTAQUENT (EARTH VS THE FLYING SAUCERS / 1956). Il est également à l’origine de THE NIGHT THE WORLD EXPLODED (1957). Comment en est-il arrivé à tourner un film sur un Oiseau Volant Non Identifié ?… Eh bien il faut savoir qu’au départ notre réalisateur comptait sur les services du grand Ray Harryhausen, oui, le spécialiste incontesté de l’animation image par image de JASON ET LES ARGONAUTES, LE SEPTIEME VOYAGE DE SINBAD, LE VOYAGE FANTASTIQUE DE SINBAD, SINBAD ET L’OEIL DU TIGRE, LES SOUCOUPES VOLANTES ATTAQUENT, etc… Cependant Fred F. Sears dû rapidement renoncer aux talents de Harryhausen en raison d’un budget trop serré, et c’est ainsi qu’il se tourna vers une petite société d’effets spéciaux mexicaine afin d’amortir considérablement le coût… ce qui fut fait au vu du résultat… En outre, il employa de nombreux stock-shots, en particulier ceux de son film LES SOUCOUPES VOLANTES ATTAQUENT.

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Pour conserver ses acteurs jusqu’au bout du tournage, Fred F. Sears leur mentit sans cesse. Il leur racontait ainsi que l’oiseau extraterrestre, vedette du film, serait confié à des spécialistes en effets spéciaux, et que la qualité serait forcément au rendez-vous. Il leur demandait de prendre un air terrifié à chacune des apparitions du monstrueux volatile sans que nos pauvres comédiens ne sachent un seul instant à quoi ressemblait exactement la « chose ». Le résultat fut un tel ratage que même l’affiche ne daigne pas montrer la tête de l’oiseau rare… Quant au film, il se dit qu’il fut tourné en l’espace de deux semaines seulement.

Jean-Pierre Putters déclare dans son ouvrage Ze Craignos Monsters (éd. Vents d’Ouest) : « Mais c’est avec le savoureux The Giant Claw que Fred Sears atteint les limites du supportable, avec cet oiseau géant venu de l’espace (traduisez par un animal rigolard et empaillé, baladé par quelques fils, et ouvrant son bec de temps à autres devant la caméra pour pousser un cri particulièrement laid !). It’s Superman ? No, it’s a bird, c’est vraiment le monde à l’envers. La méchante bête arbore un bec crochu et tordu, un cou pelé, des yeux comme dans les cartoons et un très mignon plumet au-dessus du bec. Compte-tenu de l’aspect folklo de l’animal, on comprend dès lors difficilement le ton sentencieux du commentaire en voix off, la musique dramatique et surtout cet air terrifié des gens rencontrant la bête. » Quant au célèbre Keep Watchnig the Skies ! de Bill Warren (éd. McFarland), celui-ci déclare à propos du film : « De tous les films de monstres et de SF des années 1950, The Giant Claw est sans conteste le plus drôle. »

- Morbius -

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Sources : Wikipédia, Keep Watching the Skies !



DRIVE IN : IT CONQUERED THE WORLD

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IT CONQUERED THE WORLD
Année : 1956
Réalisateur : Roger Corman
Scénario : Lou Rusoff & Charles B. Griffith
Production : Roger Corman (American International Pictures)
Effets spéciaux : Paul Blaisdell
Pays : USA
Durée : 71 min
Interprètes : Peter Graves, Lee Van Cleef, Beverly Garland…

L’HISTOIRE :
Un monstre vénusien, ramené accidentellement sur terre, contrôle l’esprit des personnes qu’il rencontre…

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Inutile de préciser que le célèbre monstre vénusien de IT CONQUERED THE WORLD est réputé pour être l’un des plus ratés du cinéma de science-fiction. Sans vouloir me faire l’avocat du diable (et sans souhaiter me faire lyncher sur la place publique !), je le trouve plutôt assez original et loin d’être le pire en comparaison avec celui de THE GIANT CLAW (sorte d’oiseau géant déplumé et au long cou), pour ne citer que lui. Certes, je n’ai pas dit non plus qu’il s’agissait d’une réussite… Le fait que Paul Blaisdell, son concepteur, l’ait monté sur roulettes le ridiculise au possible quand il se déplace. De plus, notre monstre vénusien agite sans cesse (et sans utilité) ses longs bras munis de pinces, attitude quelque peu grotesque… Il lui aurait suffi de posséder un corps un peu plus élaboré pour atteindre notre respectabilité. Néanmoins son faciès si particulier et son crâne conique en font un peu plus que le simple monstre concombre auquel on voudrait le rabaisser, non mais !

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A propos du monstre, Jean-Pierre Putters déclare dans son ouvrage Ze Craignos Monsters (éd. Vents d’Ouest) : “Blaisdell concède volontiers que son look prêtait un peu à sourire, mais il se défend, arguant du fait que l’aspect physique correspondait en quelque sorte à ce qu’on pouvait attendre des conditions de vie climatiques d’une planète comme Vénus. [...] De toute façon, et en dernière instance, Blaisdell rejette entièrement la responsabilité de l’apparence de l’Alien sur la pusillanimité des producteurs. » En tout cas notre créature vénusienne est devenue aujourd’hui si célèbre que l’on en a fait des tee-shirts et des figurines que les geeks s’arrachent !

Un remake de IT CONQUERED THE WORLD fut réalisé en 1966 et intitulé ZONTAR, THE THING FROM VENUS. Il fut pire que l’original…

- Morbius -

itconquered3 dans Fifties SF



DRIVE-IN : L’OASIS DES TEMPÊTES

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L’OASIS DES TEMPÊTES (THE LAND UNKNOWN)
Année : 1957
Réalisateur : Virgil W. Vogel
Scénario : Charles Palmer, William N. Robson, Laszlo Gorog
Production : William Alland
Effets spéciaux : Jennings et Barndollar, Chesley Bonestell
Pays : USA
Durée : 78 min
Interprètes : Jock Mahoney, Shirley Patterson, William Reynolds, Henry Brandon, Douglas Kennedy…

L’HISTOIRE :
Une source d’eau chaude vient d’apparaître dans l’Antarctique. Une expédition est envoyée sur les lieux afin d’enquêter, mais l’hélicoptère transportant l’équipe scientifique tombe plusieurs centaines de mètres en-dessous du niveau de la mer dans un gouffre profond. C’est ainsi qu’elle découvre une oasis où la chaleur et l’humidité ont permis de sauvegarder un monde préhistorique. Les scientifiques vont devoir survivre au milieu de dinosaures et de plantes carnivores hostiles…

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Voilà tout à fait le genre de série B que j’affectionne par-dessus tout, et cependant je ne l’ai pas encore vue ! En effet, L’OASIS DES TEMPÊTES est à ce jour totalement inédit en France en vidéo. J’espérais le trouver parmi les titres proposés dans le coffret DVD Les Dinosaures Attaquent ! d’Artus Films, malheureusement ce n’est pas le cas… La bande-annonce est à elle seule une invitation au voyage, à l’aventure exotique dans un JURASSIC PARK de l’époque merveilleuse des fifties !

D’abord prévu pour être confié au grand Jack Arnold (TARANTULA, LE METEORE DE LA NUIT, L’HOMME QUI RETRECIT…), L’OASIS DES TEMPÊTES sera finalement offert à Virgil W. Vogel (THE MOLE PEOPLE, TERROR IN THE MIDNIGHT SUN, ATTACK OF THE ANIMAL PEOPLE…) afin de réduire les coûts de production exorbitants dûs aux nombreux effets spéciaux du film, notamment en ce qui concerne la réalisation et l’animation complexe des divers dinosaures. Exit également le casting prestigieux prévu au départ… Cela n’empêche pas la conception d’un gigantesque et splendide décor de monde perdu afin de conférer à l’ensemble l’aspect d’un grand spectacle.

oasis4 dans Drive-in

Jean-Pierre Putters déclare dans son ouvrage Ze Craignos Monsters (éd. Vents d’Ouest) : « C’est en effet sur l’aspect pictural de l’oeuvre qu’on peut s’extasier, car le scénario emprunte la trame classique des accidents dans un milieu hostile, avec une timide exploration des lieux et la lutte contre les impressionnants locataires. Car ce qui intéresse avant tout Vogel, on le sent bien en observant sa timide direction d’acteurs, qui font un peu n’importe quoi, c’est la découverte de l’oasis. Avec ses geysers d’eau chaude, ses gaz surgissant d’une tourbe visqueuse, ses brouillards opaques derrière lesquels apparaissent les dinosauriens, ses arbres rectilignes semblant vouloir rejoindre la surface, et cette végétation tropicale dont la luxuriance même accuse encore davantage l’aspect claustrophobique de l’endroit. »

Les effets spéciaux du film emploient maquettes miniatures, peintures sur verre pour les paysages et parfois un homme dans la peau du T-Rex (façon Godzilla !).

- Morbius -

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Pour en savoir plus sur L’OASIS DES TEMPÊTES :

horreur.com

tortillapolis.org

Sources : Ze Craignos Monsters, Wikipédia, Keep Watching the Skies ! (Bill Warren / éd. McFarland)



Des dinos et des Martiens !

Les éditions Artus Films ont eu la très bonne idée de sortir deux petits coffrets DVD regroupant chacun quatre films, des perles rares de la glorieuse époque des fifties dépoussiérées et offertes aux amateurs de vieux films fantastiques et de SF. Classées par thème, on y trouve « Destination Mars » consacré comme il se doit à la planète rouge et ses habitants, et « Les Dinosaures Attaquent » où la famille T-Rex va croquer de l’humain. Un vrai bonheur pour les collectionneurs !

Des dinos et des Martiens ! dans Cinéma bis artus11

DESTINATION MARS !

artus14 dans Fantastique

Le coffret « Destination Mars » propose les quatre titres suivants (cliquez sur les titres pour découvrir les bandes-annonces) : ROCKETSHIP XM (1950 / Kurt Neumann), FLIGHT TO MARS (1951 / Lesley Selander), RED PLANET MARS (1952 / Harry Horner) et le célèbre classique INVADERS FROM MARS (1953 / William Cameron Menzies), des séries B (parfois Z…) avec leurs qualités et leurs défauts… Cependant on ne boudera pas notre plaisir à découvrir enfin certains de ces titres totalement inédits en France. En outre, cette collection « Prestige » qui porte bien son nom offre un livret de douze pages consacré à l’histoire des films de SF américains des années 1950 et, comme si cela n’était pas suffisant, quatre « lobby cards » des films présentés sont disponibles en cadeau ! On y trouve également des bandes-annonces, des courts métrages et des diaporamas d’affiches et de photos des films. Merci Artus !

artus3 dans Science-fiction

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LES DINOSAURES ATTAQUENT !

Le coffret  »Les Dinosaures Attaquent » propose quant à lui les quatre titres suivants (cliquez sur les titres pour découvrir les bandes-annonces) : THE BEAST OF HOLLOW MOUNTAIN (1956 / Edward Nassour & Ismael Rodriguez), KING DINOSAUR (1955 / Bert I. Gordon), LOST CONTINENT (1951 / Sam Newfield) et TWO LOST WORLDS (1951 / Norman Dawn). Diaporamas d’affiches et de photos, bandes-annonces, court-métrage de Willis O’Brien, livret de douze pages et « lobby cards » accompagnent ce coffret. Que demande le peuple !

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Ne comptez pas trouver ces coffrets en Nouvelle-Calédonie, vous vous en doutez. Ils sont uniquement disponibles sur les différents sites de vente par correspondance.



Robot-craignos (25)

Robot-craignos (25) dans Cinéma bis 13061310000015263611288446

14081102241315263612445242 dans Cinéma bis italien

Elias, le robot flic de STAR CRASH (1978 / Luigi Cozzi), figure ici aux côtés de la charmante Stella Star (Caroline Munro) sur une plage de sable blanc. Stella semble déjà prête à aller se baigner avec son merveilleux accoutrement si propice à la trempette… Ah oui, c’est vrai, je m’égare… Revenons à Elias, notre spécimen craignos du jour. Pas si craignos me direz-vous ? C’est possible. Il y a eu pire encore une fois, et notre Elias aurait très bien pu figurer dans la scène de la cantina de Mos Eisley dans STAR WARS IV, oui, parfaitement, au milieu des aliens et divers pilotes de vaisseaux de la galaxie.

14081102272215263612445244 dans Robot-craignos

Elias possède tous les clichés du robot d’une série Z : gestes saccadés, voix caverneuse (le comédien qui le double doit parler dans une boîte à chaussures) et courts circuits plein de jolis étincelles. Peu efficace sur le terrain, sans cesse en train de faire ses réflexions et remontrances insupportables, Elias finira démembré grâce à une tribu d’hommes des cavernes. Bien fait pour lui !

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