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Archive pour la catégorie « Cinéma bis »

Robot-craignos (18)

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Je vous présente Kronos, du film éponyme réalisé par Kurt Neumann en 1956. Vous vous trompez : il ne s’agit pas d’un jouet cubique posé sur la moquette de la chambre d’un chérubin sur fond de tapisserie représentant un paysage, mais bel et bien d’un robot, et même d’un gigantesque robot extraterrestre de plus de trente mètres… « Constitué de deux énormes blocs de métal, soutenus par quatre pylônes et surmontés d’un dôme pourvu de deux antennes servant de pôles électriques, il s’apparente à un gigantesque accumulateur d’énergie » (Ze Craignos Monsters, le Retour / Jean-Pierre Putters / éd. Vents d’Ouest). Et pourquoi, me direz-vous ? Tout simplement pour remplir sa mission qui consiste à absorber toute l’énergie terrienne afin de la ramener sur sa planète. Vaste projet… Nos vaillants soldats américains auront beau utiliser tout leur armement sur ce monstre de métal, cela ne fera que renforcer sa puissance et augmenter sa taille ! Mais… car il y a bien un « mais », comme toujours, Kronos n’aura pas le dernier mot. Et le « The End » apportera sa note d’espoir. Ouf !

La morale de cette histoire : méfiez-vous des robots électroménagers de forme cubique à la maison… Il se pourrait bien qu’en chacun d’entre eux se cache de la graine de Kronos…

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Robot-craignos (17)

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Oh mon Dieu ! Mais que va faire cet homme déchaîné sur ce pauvre robot sans défense ? Enfin… presque sans défense… car il s’agit de l’un des deux robots répondant aux doux noms de Gog et Magog (!) dans le film GOG d’Herbert L. Strock (1954). Manipulés par des puissances désireuses de saboter un projet d’envol spatial, nos machines s’avèrent une menace qu’il faut vite réduire à néant. En tout cas, notre Gog, ici en photo colorisée, représente le rêve de toute ménagère avec ses multiples bras : le premier pour laver la vaisselle, le second pour faire la cuisine, le troisième pour essuyer les meubles, le quatrième pour moucher le p’tit rejeton, etc. A moins qu’il ne serve à un pauvre instituteur fatigué et désireux de lui confier toutes les corrections de ses talentueux scribouillards… Mieux : il pourrait tenir entre ses mains les diverses propositions de drapeaux pour un pays compliqué… Choisissez…

Sources : Wikipédia, Ze Craignos Monsters : le Retour (Jean-Pierre Putters / éd. Vents d’Ouest)



Monstres sacrés : les Triffides

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Dans LA REVOLTE DES TRIFFIDES (THE DAY OF THE TRIFFIDS / 1962 / Steve Sekely), film inspiré du roman de John Wyndham, les monstres sont des végétaux dévoreurs de chair humaine. L’histoire est la suivante :  « Une nuit, une pluie de météorites crée un spectacle magnifique dans le ciel, mais rend aveugle toute personne qui la regarde, soit 99 % de la population terrestre. Des plantes (les Triffides) venant de l’espace et tombées sur la terre précédemment profitent de cette infirmité humaine pour se mettre à se déplacer et à attaquer les hommes désemparés. » (Wikipédia)

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Les Triffides, horribles plantes mutantes, peuvent se déplacer pour saisir leurs proies à l’aide de leurs branchages. Peu convaincantes et souvent plongées dans l’obscurité, les Triffides font sourire plus qu’elles n’effraient… et les renseignements sur leur conception demeurent une denrée inconnue.

L’avis des spécialistes :

« Les triffides témoignent d’un parti-pris de renversement assez significatif : nous mangeons les végétaux – mais si un jour c’étaient les végétaux qui nous bouffaient ? » (Jean-Pierre Andrevon & Alain Schlockoff / Cent monstres du cinéma fantastique / éd. Jacques Glénat)



Robot-craignos (14)

Robot-craignos (14) dans Cinéma bis 13061310000015263611288446

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Ces braves robots qui déambulent fièrement possèdent un attribut unique dans toute l’histoire de la robotique… En effet, si vous observez attentivement de la tête aux pieds ces extraordinaires spécimens rares (ne vous rapprochez pas si près de l’écran), vous pourrez remarquer un… une… enfin « quelque chose » qui en fait de redoutables adversaires de Flesh Gordon dans le film éponyme réalisé en 1974 par Howard Ziehm et Michael Benveniste. Surnommés également « robots violeurs », ils sont à éviter à tout prix car qui s’y frotte… s’y pique. Mais que l’on se rassure : leur mécanique bien huilée s’emballera avant d’avoir provoquée de nombreux trous noirs dans la galaxie.



Robot-craignos (13)

Robot-craignos (13) dans Cinéma bis 13061310000015263611288446

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Ce gigantesque robot féminin (oui, regardez bien, il possède des seins), conçu par de redoutables amazones, et qui poursuit sur une plage nos héros du film STAR CRASH (Luigi Cozzi/ 1978 ), déambule aussi raide qu’un balai en agitant sans cesse ses grands bras. Il s’agit en outre d’un robot géant extrêmement silencieux : aucune vibration à chacun de ses pas, aucun couinement ni grincement contrairement au Talos de Ray Harryhausen dont il se veut le digne descendant du futur… Son ombre gigantesque se projette même sur le décor situé derrière lui, assombrissant la planète que l’on aperçoit en fond… Muni d’un sabre impressionnant, il sera néanmoins détruit en un rien de temps par un vaisseau venu à la rescousse. Quelques rayons rose, et le voilà se tortillant désespérément sur place avant de s’effondrer (toujours sans un bruit…) sur cette plage devenu son tombeau.

Toute cette magnifique séquence dans cet extrait glorieux :

http://www.dailymotion.com/video/x5v190

Pour en savoir plus sur STAR CRASH : http://morbius.unblog.fr/2010/05/02/star-crash/



Robot-craignos (10)

Robot-craignos (10) dans Cinéma bis 13061310000015263611288446

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Eh oui ! Il s’agit bien d’un robot ! Où ?… L’homme ?… Non ! La femme ?… Non ! Le gorille casqué ?… Oui, mais ce n’est pas un gorille casqué, encore moins un ours des cavernes qui se serait ramassé sur la tête un chaudron troué. C’est le robot archi-craignos du film ROBOT MONSTER, une oeuvre de série Z absolue réalisée en 3D par Phil Tucker en 1953 (et récemment édité en DVD par Bach Films). Je crois que si je devais décerner la médaille du robot le plus craignos de toute l’histoire du cinéma, ce serait bien à ce splendide spécimen rare que je la donnerais d’office. Concevoir un robot poilu, admettez qu’il fallait oser, n’est-ce pas ?

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ROBOT MONSTER est considéré, avec le célèbre PLAN 9 FROM OUTER SPACE d’Ed Wood, comme l’un des pires films de tous les temps… et l’on comprend pourquoi rien qu’en regardant la photo plus haut… ce qui lui confère, chez les fans, le statut de film culte. Sur l’affiche du film, étrangement, notre Ro-Man (car c’est son nom dans le film, à ne pas confondre avec « yo man ») apparaît avec un crâne humain sous son casque. Sans doute pour symboliser la mort qu’il sème à travers la planète, le message profond de ROBOT MONSTER… Autre message profond, la bande-annonce du film qui a tout de même permis de rapporter à ce respectable nanar la bagatelle d’un million de dollars alors qu’il fut tourné avec un budget d’environ seize mille ! Accrochez-vous bien, ça vaut le détour :

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Robot-craignos (4)

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Rencontre au sommet entre une momie aztèque et une merveille de la robotique dans le film mexicain The Robot vs. the Aztec Mummy (de Rafael Portillo / 1957)… Comme on peut le voir sur la photo, le robot en question semble faire preuve d’une extrême souplesse dans ses mouvements. Son cerveau électronique hyper-développé, visiblement alimenté par des fluides distribués par des tuyaux d’une grande discrétion, permet à une petite antenne dressée au sommet de son crâne métallique de briller tandis que notre être mécanique réagit aux influx nerveux de ses nombreux composants. Les vis et boulons que l’on peut distinguer sur sa carcasse lui assurent une extrême étanchéité. Quant à ses pieds, très larges et lourds, ils sont étudiés pour le maintenir parfaitement au sol en même temps qu’il affronte ses adversaires dans de rudes combats.



Robot-craignos (2)

Robot-craignos (2) dans Cinéma bis 13061310000015263611288446

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Tête semblable à un gyrophare (en plus elle s’allume réellement !), tronc-caisson avec quelques aspérités à sa surface, fente, bras munis de pinces en guise de mains : notre robot d’aujourd’hui n’est pas sans rappeler celui rencontré hier dans Target Earth. Serait-ce son fils illégitime ?… On pourra admirer l’extrême perfection de ce robot qui semble fasciner l’étrange femme habillée de noir debout à ses côtés. En fait, il s’agit de sa maîtresse (ne commencez pas à délirer…) du film Devil Girl from Mars (1954 / David McDonald) dont j’ai déjà parlé sur ce blog.

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Robot-craignos ! (1)

Robot-craignos ! (1) dans Cinéma bis 13061310000015263611288446

Ah, le charme des robots des années 1950 et 1960… En dehors de certaines réussites (Robby, Gort…), il faut avouer que beaucoup de ces êtres mécaniques étaient plus proches de la gamelle que de l’androïde high-tech ! Pour notre plus grand plaisir, débutons une série où les robots les plus craignos de l’histoire du cinéma de science-fiction seront les vedettes, une fois n’est pas coutume.

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Mais quel est donc ce robot d’un blanc absolu s’emparant fermement du cou de cette pauvre jeune femme pour le moins crispée ? Son fiancé, visiblement peu à la hauteur pour la protéger, semble tenter vainement de trouver l’emplacement exact du coeur de l’être mécanique… A quoi bon ? serait-ce pour lui avouer sa flamme ?… On pourra admirer l’aspect lisse du revêtement métallique du robot (rien ne dépasse), la forme très élaborée des pinces lui servant de mains (idéal pour attraper des morceaux de sucre…) et la tête où semble s’être figée pour l’éternité une expression involontaire dûe à un « oeil de cyclope » électronique (crachant un rayon mortel dans le film) et à une « bouche » plus proche d’un mange-CD que… d’une bouche ! Ses épaules larges renforcées par des boîtes à chaussures… pardon, par des… des parallélépipèdes rectangles, lui confèrent un aspect menaçant au plus haut point. Quant à ses jambes, elles paraissent avoir été étudiées pour une parfaite suspension. Ce robot, originaire de la planète Vénus et digne représentant des specimens les plus élaborés, nous vient du film Target Earth (1954 / Sherman A. Rose). En compagnie d’autres robots de son espèce, il est venu sur terre dans le but de conquérir notre monde. Y est-il parvenu ? Vous le saurez en voyant Target Earth !



La Galaxie de la Terreur

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LA GALAXIE DE LA TERREUR (GALAXY OF TERROR)

Année : 1981
Réalisation : Bruce D. Clark
Scénario : Bruce D. Clark et Marc Siegler
Production : Roger Corman et Mary Ann Fisher
Musique : Barry Schrader
Pays : Etats-Unis
Durée : 81 min
Interprètes : Edward Albert, Erin Moran, Ray Walston, Bernard Behrens, Zalman King, Robert Englund, Taaffe O’Connell, Sid Haig, Grace Zabriskie, Jack Blessing, Mary Ellen O’Neill

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L’HISTOIRE :
« Quelque part aux confins d’une galaxie, une planète stérile : Morganthus. Celle-ci est aux mains du Maître, un être impitoyable au pouvoir immense. Attiré par un champ de force, le vaisseau spatial Rebus s’écrase sur la surface de Morganthus… Sur Xercès, on s’inquiète de la disparition du vaisseau Rebus et la décision est prise d’envoyer une équipe de sauvetage à la recherche de survivants éventuels. En arrivant en vue de Morganthus, le vaisseau sauveteur  est attiré à la surface de la planète par un champ magnétique puissant… L’équipage comprend comment leurs camarades ont été obligés de se poser, et la découverte de leurs cadavres atrocement mutilés leur font comprendre qu’à leur tour, ils sont en danger. Pour repartir et vaincre ce champ magnétique, un seul moyen : venir à bout du Maître de Morganthus… De dures épreuves attendent les membres d’équipage, ils devront affronter mille dangers dont une machiavélique machine à matérialiser les peurs et les fantasmes… »

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Produit par le célèbre Roger Corman (celui qui, à partir de rien, peut tout faire), LA GALAXIE DE LA TERREUR est un film de science-fiction horrifique très recherché par les collectionneurs. Introuvable en DVD zone 2, disponible en zone 1 puis désormais épuisé, rares sont ceux qui ont la chance de posséder cette petite merveille de série B dans leur vidéothèque, sauf s’ils ont la VHS, comme moi, ou s’ils sont passés par des moyens détournés (chasseurs de primes, espions Bothans, commandos spéciaux…). Mais pourquoi un petit film aussi génialissime que celui-là demeure encore aujourd’hui absolument introuvable en France ? Qui pourra m’expliquer pourquoi il n’est JAMAIS diffusé à la télévision ? Encore un mystère à élucider…

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Car LA GALAXIE DE LA TERREUR mérite absolument d’être connu ! En effet, surfant sur la vague d’ALIEN sortit en 1979, Roger Corman (celui qui, à partir des gros succès, peut pondre une bonne surprise) a produit un étonnant film de SF horrifique au suspense haletant (ça n’atteint pas le niveau d’ALIEN, mais tout de même !), aux trouvailles ingénieuses (la pyramide géante extraterrestre où se déroulent les épreuves), aux décors réussis (les intérieurs du vaisseau, l’extérieur de la pyramide et ses tunnels intérieurs), aux effets gores bien crades (les morts sont plus horribles les unes que les autres !) et à la musique assez stressante (du synthé-morbide). Mettez-y quelques acteurs plutôt corrects, voire bons (Robert Englund-Freddy est de la partie !), des créatures repoussantes (monstres indescriptibles), secouez-moi tout ça, et vous obtenez un délicieux cocktail d’hémoglobine assez épicé et fort en ketchup !

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Parmi les scènes les plus marquantes de LA GALAXIE DE LA TERREUR, on pourra sans conteste retenir le viol de l’une des femmes de l’équipage par un énorme ver baveux et gluant (non, non, il ne s’agit aucunement de Jabba). La scène, dégoûtante au possible, révèlerait-elle en fait un fantasme refoulé du réalisateur… ou du producteur ?… Seul le Dr Freud pourrait nous répondre… Une autre scène particulièrement « douloureuse » s’avère celle où Cos, sorte de guerrier solitaire et muet de l’équipage, voit son arme muée par une sorte d’intelligence se retourner contre lui. Celle-ci (qui ressemble à une étoile de cristal à trois branches, voir l’extrait vidéo plus bas) lui transperce le bras. Cos, tentant de la retirer, casse malencontreusement la lame enfoncée dans sa chair, mais elle poursuit alors sa progression dans son bras, se mouvant lentement sous sa peau… On pourrait également citer la scène où un autre membre d’équipage finit enlacé et broyé par des sortes de lianes organiques dans un étroit tunnel (voir l’extrait vidéo plus bas)… Quelles trouvailles ! Ces épreuves, plus effrayantes les unes que les autres, représentent la matérialisation des fantasmes des différents protagonistes, « fantasmes qui se retournent contre leurs auteurs en prouvant que le danger ne vient pas tant de l’intérieur que du tréfonds même des êtres » (Les Nouvelles Calédoniennes). La révélation finale du film éclaircit bien des interrogations…

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LA GALAXIE DE LA TERREUR fut entièrement tourné à Los Angeles. Dans son générique, on y retrouve un certain James Cameron, alors à ses débuts en tant que réalisateur de seconde équipe. Le film réutilisa beaucoup de matériel, de décors d’intérieurs de vaisseaux et de bruitages issus d’un autre film produit par Corman, LES MERCENAIRES DE L’ESPACE (BATTLE BEYOND THE STARS / 1980) qui bénéficia quant à lui d’un buget conséquent. Avec peu de moyens, LA GALAXIE DE LA TERREUR est une réussite du genre, une vraie perle rare que l’on apprécie de revoir et qui n’a pas trop vieilli.

Le film ayant été INTERDIT AUX MOINS DE 16 ANS à sa sortie en France, les deux extraits qui suivent sont vivement déconseillés aux âmes sensibles !

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- Morbius -



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