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Archive pour la catégorie « Cinéma »

L’AFFICHE : BLADE RUNNER 2049

En espérant qu’il ne s’agisse pas de sa version définitive, voici l’affiche bon marché et d’une banalité affligeante de BLADE RUNNER 2049…

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VALÉRIAN ET LA CITÉ DES MILLE PLANÈTES : LA CRITIQUE

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« Au 28ème siècle, Valérian et Laureline forment une équipe d’agents spatio-temporels chargés de maintenir l’ordre dans les territoires humains. Mandaté par le Ministre de la Défense, le duo part en mission sur l’extraordinaire cité intergalactique Alpha – une métropole en constante expansion où des espèces venues de l’univers tout entier ont convergé au fil des siècles pour partager leurs connaissances, leur savoir-faire et leur culture. Un mystère se cache au cœur d’Alpha, une force obscure qui menace l’existence paisible de la Cité des Mille Planètes. Valérian et Laureline vont devoir engager une course contre la montre pour identifier la terrible menace et sauvegarder non seulement Alpha, mais l’avenir de l’univers. » (allocine.fr)

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En réalisant VALÉRIAN ET LA CITÉ DES MILLE PLANÈTES, Luc Besson a accompli un vieux rêve de fan, celui d’adapter enfin la célèbre BD de Christin et Mézières au cinéma. Allait-il pouvoir transcrire son univers haut en couleur et d’une richesse phénoménale ? Allait-il demeurer fidèle à l’esprit de la bande dessinée et trouver les acteurs destinés à incarner nos deux agents spatio-temporels que sont 17072907472715263615177083Valérian et Laureline ? Mettons-nous d’accord tout de suite : aucune œuvre issue de la littérature ou de la BD ne peut passer l’épreuve du grand écran sans quelques égratignures. Ce fut le cas pour DUNE, HARRY POTTER, LE SEIGNEUR DES ANNEAUX et tant d’autres. Inutile de dire que VALÉRIAN ET LA CITÉ DES MILLE PLANÈTES n’y échappe pas, mais il s’en sort plutôt bien, voire même très bien.

Tout d’abord, nous sommes face à un gigantesque space opera qui ne se refuse rien, un film qui joue sans complexe dans la cour des grands en bousculant allègrement les vieilles franchises que sont STAR WARS et STAR TREK et en imposant son style bien à la française, tout en sachant le modérer… VALÉRIAN ET LA CITÉ DES MILLE PLANÈTES s’avère plus qu’un simple space opera, c’est carrément un voyage au cœur de la Science-Fiction dans ce qu’elle a de plus noble et de plus formidable à nous offrir : un Imaginaire sans limites où la créativité est mise à rude épreuve tant ses images incroyables déferlent sans commune mesure devant nos yeux ébahis ! L’ouverture du film représente à elle seule une étonnante scène d’anthologie où des aliens de toutes races et de toutes formes se succèdent au fil des siècles sur Alpha. 

« VALÉRIAN ET LA CITÉ DES MILLE PLANÈTES s’avère plus qu’un simple space opera, c’est carrément un voyage au cœur de la Science-Fiction dans ce qu’elle a de plus noble et de plus formidable à nous offrir : un Imaginaire sans limites. »

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Ensuite, les mondes rencontrés nous plongent souvent dans des décors de toute beauté proches de l’œuvre d’art, voir pour cela les paysages paradisiaques de la magnifique planète Mül. Le dépaysement est total. Nous sommes ailleurs, dans cet univers unique de la Science-Fiction où la réalité s’efface pour laisser place au rêve. La BD nous proposait déjà, abondamment, ces passionnants voyages vers des contrées lointaines riches en surprises, aux superbes décors exotiques et aux créatures plus folles les unes que les autres. Besson parvient ici sans problème à retranscrire cette inépuisable diversité, 17072907555815263615177085typique de l’œuvre de Christin et Mézières.

Enfin, l’histoire n’a d’autre prétention que de nous divertir, tout comme le faisaient si bien les albums de la série. L’écologie n’est pas oubliée, de même que l’amour, la bravoure, l’émotion et bien sûr l’action. Ah ! Et j’allais oublier l’humour, bien sûr ! Les petites vannes que se balançaient déjà Valérian et Laureline à travers la BD sont bien présentes, bien vues et bien dosées. Sans compter la scène de la méduse dont nous ne dévoilerons pas les détails !

Ce qui m’amène tout naturellement à parler des deux principaux acteurs incarnant nos héros : Dane deHaan dans le rôle de Valérian et Cara Delevingne dans 17072907584615263615177086celui de Laureline. Si au tout début j’avais crains le pire, j’avoue demeurer assez agréablement surpris, ce qui vous surprend sans doute aussi, non ? Ce qui ne veut pas dire que je n’aurais pas souhaité d’autres interprètes. Comprenez : Dane paraît à mon goût bien trop jeune et surtout trop « minet » pour Valérian, quant à Cara il s’agit d’une Laureline en garçon manqué peu fidèle à la version féminine des albums (laquelle n’était pas pour autant potiche ou nunuche, attention !), bien trop peu souriante (ah, les merveilleux sourires séduisants de notre Laureline !) et peut-être aussi bien trop peu expressive…

« Le foisonnement de détails, de créatures, de costumes, de vaisseaux, de décors est tel qu’il fait honneur à l’univers de la BD. »

17072908022715263615177087Mais qu’à cela ne tienne, je suis heureux ! J’ai enfin vu le monde de Valérian et Laureline merveilleusement transposé au cinéma ! J’ai enfin vu le vaisseau culte de la BD (ici appelé Intruder) étonnamment bien recréé, de même que nos adorables Shingounz (rebaptisés ici Doghan Daguis…). Le foisonnement de détails, de créatures, de costumes, de vaisseaux, de décors est tel qu’il fait honneur à l’univers de la BD. Il me faudra revoir très vite VALÉRIAN ET LA CITÉ DES MILLE PLANÈTES tant ça grouille dans tous les coins et recoins, VALÉRIAN, ce film de SF hors-norme, qui s’éloigne volontairement des canons officiels et qui prend donc des risques, la preuve aux USA où nos amis américains lui ont préféré leurs éternels super zéros ou leurs boîtes de conserve made in TRANSFORMERS. Il faut avouer que la critique du pays de l’Oncle Sam s’est montrée plutôt méchante envers notre space op frenchie. Jaloux ? Inquiets ? Déroutés ? Qu’ils se rassurent, même si VALERIAN n’atteindra jamais le niveau d’un STAR WARS ou d’un STAR TREK, il n’en demeure pas moins un splendide film de science-fiction destiné, j’en suis persuadé, à devenir culte. Les Frenchies ont gagné leur pari, ils peuvent aussi faire du space opera démesuré et qui tient debout. Et c’est avec grande impatience que j’attends d’ores et déjà ses suites en croisant les doigts, c’est tout le mal que je peux lui souhaiter.

- Morbius -

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VALÉRIAN – Un aperçu de la B.O.

Dès son départ de ROGUE ONE : A STAR WARS STORY, Alexandre Desplat, notre compositeur national (à qui l’on doit les B.O. de HARRY POTTER ET LES RELIQUES DE LA MORT, GODZILLA et tant d’autres) a vite été récupéré par Luc Besson pour VALÉRIAN ET LA CITE DES MILLE PLANÈTES. Voici un court aperçu de la musique du film (toute la B.O. est disponible ici) avec un extrait qui s’intitule Flight Above the Big Market. Je n’ai pas encore eu le temps d’écouter la B.O. en entier, je n’ai fait que survoler l’ensemble et cela m’a paru plutôt bon. En tout cas, et heureusement, c’est à un orchestre symphonique auquel nous avons droit ici avec quelques sonorités parfois modernes ou exotiques.

- Morbius - 

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LE PARI VALÉRIAN

LE PARI VALÉRIAN dans Cinéma 17071908073715263615155408

Si en icônes de la Science-Fiction et de la culture geek les Américains ont STAR TREK et les Anglais DOCTOR WHO, qu’en est-il pour nous, pauvres Français ?… On pourrait croire que c’est le néant absolu. Eh bien non ! Pour aller dénicher notre héros populaire il nous faut vite nous pencher sur le monde de la SF en bande dessinée, et c’est là que nous y trouvons un certain Valérian, agent spatio-temporel du XXVIIIe siècle ! Créé en 1967 par deux génies de la BD, Pierre Christin (scénariste) et Jean-Claude Mézières (dessinateur), notre homme du futur, qui a pourtant vécu plus d’une vingtaine d’aventures en compagnie de sa charmante compagne Laureline, attendait sagement que l’on s’intéressât un peu plus à son cas en lui offrant un univers aux dimensions de ses péripéties intergalactiques. C’est fait, enfin, grâce à un homme prêt à bousculer les STAR WARS et STAR TREK en imposant un nouveau type de héros de science-fiction, un nouvel univers foisonnant de trouvailles incroyables encore jamais vues à l’écran : Luc Besson ! Le pari est grandiose et risqué, mais c’est un Français qui se lance à corps perdu dans un monumental space opera destiné à devenir une trilogie, si les dieux du cosmos lui prêtent vie…

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Les origines de Valérian

17071908131915263615155410Valérian apparaît en 1967 dans le magazine Pilote, sorte de Métal Hurlant avant l’heure. Il est un agent du Service Spatio-Temporel de la mégalopole du futur et capitale d’un immense empire galactique, Galaxity. Il voyage donc à travers l’espace et le temps en compagnie de Laureline, une jeune femme qu’il a rencontré au cours d’une aventure au Moyen Âge. Tous deux ne doivent en aucun cas modifier les événements de l’Histoire malgré leurs différents allers retours dans le temps. Leurs missions sont diverses : explorer des planètes, régler des conflits, aider d’autres civilisations… Ils sont confrontés à toutes sortes d’ennemis plus ou moins dangereux, mais vivent toutes leurs aventures avec légèreté et humour sans jamais sombrer dans le ridicule ni dans l’incompétence !

« L’une des meilleures bandes dessinées de tous les temps »

Rebaptisé en 2007 Valérian et Laureline, les 23 albums BD de la série se sont vendus à plus de 2 500 000 exemplaires ! Stan Barets a écrit dans sa préface du premier volume de l’édition intégrale de Valérian et Laureline : « Vous tenez entre les mains l’une des meilleures bandes dessinées de tous les temps. À la fois un classique du 9e art et un chef-d’œuvre de la science-fiction. [...] Encore un voyageur spatio-temporel qui jongle avec les mystères du temps et de l’espace ? Erreur ! Valérian fut, en son temps, une série d’avant-garde. C’est l’archétype originel d’où tout procède. »

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Quant à Vincent Bernière, auteur de l’Anthologie de la Bande Dessinée de Science-Fiction, celui déclare : « À quoi tient un tel succès ? D’abord au couple de héros. Un garçon un peu bourru et une fille pas bégueule. [...] Ensuite, aux thématiques abordées, transpositions de l’actualité contemporaine teintées d’un humanisme de bon aloi. Enfin, aux images au graphisme singulier qui influencera tout le cinéma de science-fiction moderne. »

Lucas, gros copieur !

Au fil des albums, les mondes extraterrestres visités par Valérian et Laureline s’avèrent d’une incroyable richesse. Christin et Mézières font preuve d’une imagination débordante et sans limites en créant toutes sortes de créatures, d’aliens, de villes, de vaisseaux, de véhicules, d’armes, d’objets, de costumes. On baigne ici dans une SF où l’on ne s’impose aucune restriction, et certainement pas celle de la science. Couleurs chatoyantes, dynamisme des dessins, plans dignes du cinéma. Le cinéma… on y revient toujours… Et de dire que le 7e art s’est certainement inspiré de quelques géniales trouvailles de Valérian semble à peine exagéré, surtout si l’on parle STAR WARS…

« Pour Lucas, au début, j’ai fait comme si rien ne s’était passé » confie Mézières à Geek, le Mag dans son hors-série Le Guide Exclusif des Vaisseaux Mythiques de la Culture Geek.  »Et puis au fur et à mesure des films j’ai commencé à m’énerver de plus en plus parce que ça ressemblait vraiment à ce que j’avais fait sur Valérian. Il y a eu de plus en plus de détails et de concordances entre mes dessins, l’ambiance. [...] Au final , j’ai écrit deux fois à George Lucas, mais je n’ai jamais eu de réponse. »

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J’ai découvert les albums de Valérian quelques années après avoir vu LE RETOUR DU JEDI. Je suis très vite devenu fan, mais en tant que fan également de STAR WARS, quand j’ai revu LE RETOUR DU JEDI en VHS, au moment où Leia apparaît dans la cour de Jabba habillée dans sa petite tenue d’esclave, je bondis, c’est instantané, ça me saute aux yeux : elle me rappelle immédiatement Laureline habillée de la même façon dans un album qui date d’avant le film de Lucas ! Oui, aujourd’hui mon p’tit doigt me dit clairement que Lucas a dû gentiment pomper quelques bricoles à notre Valérian national, c’est évident, et les Américains eux-mêmes commencent à le reconnaître…

Un juste retour des choses

Alors si le cinéma de SF doit tant à Valérian, quoi de plus normal que de voir aujourd’hui les aventures de notre héros transposées sur grand écran ! Et pour cela pas de Spielberg, pas de Michael Bay (ouf !) ou tout autre réalisateur américain, mais bel et bien un Frenchie à la barre : Luc Besson !

Même si je porte le même nom de famille que Luc, et que je voue tout comme lui une immense passion à la Science-Fiction, je dois vous confier que je n’apprécie que modérément ses films. Attention cependant, je ne m’inscris pas dans le Besson bashing auquel certains sont coutumiers. Non, très peu pour moi. Car même si je n’ai que moyennement aimé LE CINQUIÈME ÉLÉMENT, j’admire Besson pour son courage, sa ténacité, ses ambitions et aussi une certaine forme de talent dont il fait preuve malgré tout à travers ses films. Notre homme a dépensé sans compter pour nous livrer ce space opera car il est un fan acharné de la BD.

Juste un pur divertissement, c’est déjà beaucoup !

17071908294015263615155416En allant voir VALÉRIAN ET LA CITÉ DES MILLE PLANÈTES, je sais à quoi m’attendre : le film sera forcément un immense divertissement de luxe bourré d’images étonnantes, visuellement et techniquement à couper le souffle, un dépaysement complet qui nous entraîne au-delà de ce que l’on connaît déjà (les extraits le prouvent), et ce sera par conséquent aussi un formidable hommage au travail de toute une vie de Christin et Mézières. Avec la SF on peut réfléchir mais aussi, et heureusement, se divertir ! Quoi de plus normal pour l’adaptation d’une BD qui se veut elle-même divertissante et bourrée de trouvailles géniales ?

Alors oui, bien sûr, peut-être que Dane DeHaan et Cara Delevingne dans les rôles principaux ce… c’est… enfin, ce n’est pas si gênant que ça !

Alors oui, bien sûr, les acteurs sont pour la plupart américains, mais le film doit s’assurer un succès international, donc ceci explique cela. Et avec nos « vedettes » françaises actuelles, je me demande sincèrement qui aurait pu être à la hauteur… Par contre les techniciens, costumiers, coiffeurs et j’en passe sont TOUS français ! C’est un film de SF FRANÇAIS, oui !

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Alors oui, bien sûr, Laureline n’est plus rousse mais blonde, ce qui fait hurler les puristes. J’espère que ces pauvres choux vont pouvoir retrouver le sommeil car ils n’en dorment plus depuis…

Alors oui, Valérian et Laureline ne portent plus les mêmes costumes que ceux de la BD. Mais quitte à les voir ressembler aux Bogdanoff de TEMPS X, je préfère franchement les retrouver dans des vêtements plus adaptés à leurs missions et peut-être aussi à leur époque.

Semaine spéciale VALÉRIAN ET LA CITÉ DES MILLE PLANÈTES

VALÉRIAN ET LA CITÉ DES MILLE PLANÈTES sort le 21 juillet aux USA et le 26 en France. Nous l’aurons aussi en Nouvelle-Calédonie, les affiches sont là. Autant vous dire que j’y crois, que je veux le voir et que je suis très heureux de retrouver ENFIN Valérian et Laureline au cinéma, à tel point que Les Échos d’Altaïr se lancent à partir d’aujourd’hui dans une semaine spéciale événement ! Alors les aficionados du Besson bashing : GET OUT ! (et encore je reste poli, hein).

- Morbius -

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FURIE (1978)

FURIE (1978) dans Cinéma 17071809525815263615154298

FURIE (1978) de Brian De Palma

THE FURY est sûrement l’un des thrillers des années 70 de Brian De Palma les moins vus aujourd’hui. Même son CARRIE AU BAL DU DIABLE (1976) qui ne me semble être qu’un brouillon de FURIE, réalisé deux avant avant celui-ci, est pourtant culte aujourd’hui. Peut-être que l’ambiance de « film d’espionnage » de FURIE plait moins aux fans de cinéma fantastique, et que ce genre a trop vite disparu au milieu des années 80, et que beaucoup le considèrent désormais comme un peu désuet.

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Pourtant, il me semble que CARRIE et FURIE racontent un peu la même histoire, mais chaque film explore surtout un univers et un contexte socio-politique différents. FURIE revient plutôt sur ces légendes urbaines post-guerre-du-Vietnam et post-Watergate, qui sentaient bon les complots gouvernementaux, et qui traitaient d’expériences secrètes faîtes sur des Américains doués de pouvoirs ou de 17071810004015263615154301 dans Trapardperceptions extrasensoriels. Stephen King en fera même le sujet de son roman CHARLIE (FIRESTARTER) en 1980, et plus ou moins celui de DEAD ZONE en 1983. D’ailleurs, le film de DEAD ZONE réalisé par David Cronenberg a beaucoup de points communs avec FURIE de De Palma, ne serait-ce que par ses cadrages ou par l’ambiance anxiogène liée à un pouvoir politique omniprésent et dont on n’entrevoit que la partie immergée. David Cronenberg réutilisera même l’effet gore de la scène finale de FURIE pour une des scènes d’anthologie de son SCANNERS en 1981.

L’autre référence, volontaire ou non, on pourra la trouver avec les Comics de Stan Lee et Jack Kirby. On trouve dans l’univers des X-MEN la même animosité dans les discours anti-mutants que dans CARRIE, FURIE, CHARLIE ou DEAD ZONE : la peur de l’inconnu considéré comme une monstruosité de la nature à détruire ou à écarter.

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Beaucoup moins hitchcockien d’apparence que certains classiques de son réalisateur, comme SŒURS DE SANG, OBSESSION, PULSIONS ou BODY DOUBLE. FURIE est pourtant une continuité de ce cheminement de Brian De Palma sur les traces du maître : une histoire d’espionnage avec un mode narratif et une manière hitchcockienne de penser le suspense et l’action en images et en mouvements, et de cadrer l’intrigue, en jouant souvent de la profondeur de champs. Ceux qui critiquent la similitude de certains films de De Palma avec ceux d’Alfred Hitchcock, ne peuvent nier la rigueur et la qualité du 17071810040815263615154303résultat de films comme FURIE ou autre, un résultat toujours irréprochable.

Mais De Palma sait aussi flatter son audience, puisqu’il fait très souvent jouer dans ses films de grands comédiens confirmés (Kirk Douglas, John Cassavetes) avec de nouveaux jeunes talents comme Amy Irving et son beau regard clair (elle était déjà très présente dans CARRIE AU BAL DU DIABLE).

L’intrigue de FURIE : Robin Sandza assiste impuissant à une attaque qui frappe Peter, son père, lors de ce qui semble être une attaque terroriste sur une plage du Moyen-Orient. Cependant, alors que Robin a disparu, Peter échappe de justesse à la mort et comprend rapidement que l’attaque était une mise en scène organisée par une agence gouvernementale américaine. Son but : s’emparer de Robin, doué de perception extrasensorielle. Peter met tout en œuvre pour retrouver son fils et finit par croiser la route de Gillian, une jeune femme dotée du même pouvoir que Robin…

Je me souviens que FURIE avait été diffusé en 1986, l’année de mon adhésion au Sci-Fi Club, un vendredi ou un samedi soir, sur RFO-NC. Depuis, parfois je m’amuse à penser en revoyant LA CHÈVRE (1981) de Francis Veber, que cette comédie est une sorte de parodie « à la française », inavouée et simplifiée du film de De Palma. Si, si ! Mais si vous doutez de mon propos, relisez l’intrigue de FURIE au-dessus, puis lisez ensuite celle de LA CHÈVRE : La fille du grand PDG Bens, très malchanceuse, se fait enlever alors qu’elle est en vacances au Mexique. Pour la retrouver, son père, conseillé par son psychologue d’entreprise, utilise un de ses employés aussi malchanceux qu’elle, François Perrin, comptable, dans l’espoir qu’il lui arrive les mêmes malheurs qu’à sa fille et qu’il la retrouve…

- Trapard -

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ADIEU GEORGE A. ROMERO ET MARTIN LANDAU…

( Cinéma )

George A. Romero et Martin Landau ont décidé de nous quitter le même jour…

ADIEU GEORGE A. ROMERO ET MARTIN LANDAU... dans Cinéma 17071701220715263615152426Au premier on doit quelques uns des plus grands monstres sacrés du cinéma d’Horreur, des films cultes pour tous les passionnés du genre avec surtout LA NUIT DES MORTS-VIVANTS (1968) et ZOMBIE (1978), mais aussi CREEPSHOW (1982), MARTIN (1977) ou LA PART DES TÉNÈBRES (1992). Sans compter bien sûr LE JOUR DES MORTS VIVANTS (1986), L’ARMÉE DES MORTS (2003), LE TERRITOIRE DES MORTS (2005), CHRONIQUE DES MORTS-VIVANTS (2008), LE VESTIGE DES MORTS-VIVANTS (2009), des films plus ou moins réussis mais auxquels Romero a participé en tant que scénariste.

17071701264615263615152429 dans CinémaQuant au second, Martin Landau, permettez-moi de retenir essentiellement son rôle du Commandant Koenig de la base Alpha à travers l’extraordinaire série COSMOS 1999 (1975-1978), série qui a bercé mon enfance et fait de moi un passionné de SF bien avant ma découverte de STAR WARS et de STAR TREK. Même si, bien entendu, Martin Landau fut également l’un des acteurs principaux de la série MISSION IMPOSSIBLE et qu’on lui doit de très nombreuses apparitions dans des QUATRIÈME DIMENSION, AU-DELÀ DU RÉEL, COLUMBO, LES MYSTÈRES DE L’OUEST, et surtout son rôle éblouissant récompensé par un Oscar amplement mérité dans ED WOOD de Tim Burton, où il incarnait de façon magistrale le célèbre Bela Lugosi, Martin Landau sera à jamais pour moi John Koenig, le Commandant de la base lunaire, un homme autoritaire, souvent impulsif, mais toujours prêt à se sacrifier pour les autres. Il repose aujourd’hui en paix parmi les étoiles qu’il a tant explorées dans cette quête éperdue pour retrouver la Terre, et c’est un pan entier de mon enfance qui part avec lui.

- Morbius -



LUC BESSON A DIT…

LUC BESSON A DIT... dans Cinéma 17071610425715263615151279Dans un récent article paru dans L’Écran fantastique n°88 de juillet-août, Luc Besson a déclaré à propos de son nouveau film VALÉRIAN ET LA CITÉ DES MILLE PLANÈTES : « Dans les années 90, un tel film aurait été impossible. Il y a trop d’aliens, de monstres et de stations spatiales dans les albums de Valérian. Il a fallu attendre la révolution permise par James Cameron : quand AVATAR est sorti, je me suis dit que la technologie permettait peut-être de le réaliser enfin. Aujourd’hui, l’imagination est la seule limite qui nous est imposée sur grand écran. »



POPULATION ZÉRO (1972)

POPULATION ZÉRO (1972) dans Cinéma 17070808385215263615137630

POPULATION ZÉRO (1972) de Michael Campus 

POPULATION ZÉRO ou Z.P.G. est sûrement l’un des classiques d’anticipation dystopique des années 70 les moins connus aujourd’hui. Tourné bien avant SOLEIL VERT (1973) et surtout L’ÂGE DE CRISTAL (1976), et moins spectaculaire, il anticipe pourtant déjà tous les futurs sujets futuristes sur les régulations des naissances. Et ceci, bien que POPULATION ZÉRO soit sorti après le THX 1138 de George Lucas, qui est beaucoup plus une œuvre orwellienne.

L’intrigue : L’action se situe dans un futur dévasté par la pollution et la surpopulation dont notre présent ne sont plus que les vestiges muséaux d’un passé lointain. Le gouvernement interdit aux couples de faire des enfants, mais un couple refuse de se soumettre à cette loi…

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Pour mieux comprendre un tel sujet en 1972, alors que le cinéma d’anticipation des années 60 se prolongeait avec L’ULTIME GARÇONNIÈRE sur le mode de la comédie, en Angleterre en 1969, ou avec le 17070808423215263615137662 dans Traparddramatique TERRE BRÛLÉE en 1970 aux États-Unis, ou encore avec un cinéma indépendant futuriste et anarchisant comme GAS -OR- IT BECAME NECESSARY TO DESTROY THE WORLD IN ORDER TO SAVE IT (1970) de Roger Corman, il faut revenir à la création, en 1968, de l’association américaine « Population Connection » (ou « Zero Population Growth », donc « croissance nulle de la population ») qui considérait que la surpopulation menaçait la qualité de vie des gens partout dans le monde. « Population Connection » était une organisation militante basée sur l’éducation des jeunes en préconisant une action progressive pour stabiliser la population mondiale à un niveau qui puisse coïncider avec les ressources de la Terre. « Population Connection » était la plus grande organisation de ce genre aux États-Unis, avec 17070808451015263615137663plus de 500 000 membres, sympathisants et éducateurs spécialisés. Ils devaient enfin assurer de l’aide à chaque femme enceinte désirant retarder ou annuler une naissance, en lui permettant d’avoir accès à tous les soins contraceptifs nécessaires.

Enfin, « Population Connection » inspira le professeur Paul Ralph Ehrlich (et sa femme Ann), pour écrire le best-seller « The Population Bomb » édité la même année 1968. POPULATION ZÉRO est l’adaptation de ce roman.

Bien que dénué d’érotisme, le film de Michael Campus a été tourné au Danemark en 1971. Et bien que je n’ai trouvé aucune information sur le sujet sur le web, je suppose que le sujet du film était un peu sensible pour un pays comme les États-Unis en pleine crise législative sur la question de la pornographie au cinéma en cette année 1971. Alors que parallèlement, les libertés danoises sur cette question étaient très reconnues, et même très caricaturées à l’époque (voir par exemple le film KARATÉKA AU PAYS DE L’ÉROTISME de 1973, ou le nombre de titres de films X des Seventies incluant le mot « Danoises »).

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L’autre possibilité du tournage en Europe vient sûrement du fait que le couple de POPULATION ZÉRO est interprété par Oliver Reed et Geraldine Chaplin. Sir Oliver Reed était alors un transfuge de la Hammer Film anglaise (LA NUIT DU LOUP-GAROU, CAPITAINE CLEGG, PARANOÏAC) et commençait à s’exporter doucement avec LES DIABLES, LA DAME DANS L’AUTO AVEC DES LUNETTES 17070808501315263615137667ET UN FUSIL, et surtout grâce au western, LES CHAROGNARDS. Tandis que la fille de Charles Chaplin vivait en Europe et avait épousé le cinéaste Carlos Saura pour lequel elle a joué plusieurs rôles cultes, dont le personnage d’Ana dans sa saga familiale sur la fin du franquisme (PEPPERMINT FRAPPÉ, ANA ET LES LOUPS, CRIA CUERVOS et MAMAN A 100 ANS).

Mais là où Carlos Saura savait mettre en valeur sa femme dans ses différents rôles, le réalisateur de POPULATION ZÉRO semble avoir eu plus de mal à exploiter le jeu extrêmement peu expressif de Geraldine Chaplin, ce qui rend le film légèrement lymphatique. L’autre point noir du film de Michael Campus, c’est une petite incohérence scénaristique qui existait déjà dans le roman. Comment dans un futur dictatorial, une femme peut-elle vivre jusqu’à son dernier souffle de vieillesse, tout en pratiquant l’amour libre, mais sans contraception ni stérilisation forcée ? Au moins, quatre ans plus tard, L’ÂGE DE CRISTAL réglait cette problématique avec son fameux Carrousel, anéantissant les humains de plus de trente ans, sous couvert d’une renaissance mystique. Dans POPULATION ZÉRO, la condamnation est peut-être plus vicieuse au fond, puisque le Système utilise la jalousie et la cupidité de la population, prête à dénoncer son prochain pour quelques rations supplémentaires. Cette pratique accentue la solitude des couples du futur et on est finalement très loin de l’univers d’Aldous Huxley qui s’insère à merveille dans le scénario de L’ÂGE DE CRISTAL.

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Dans POPULATION ZÉRO, l’univers est sombre, post-apocalyptique, irrespirable et sans espérance car la population est entretenue dans une rêverie basée sur un passé sans saveur ni odeur. SOLEIL VERT fera aussi référence à ce détail important.

Enfin, une petite touche d’humour narguant la « Guerre Froide » désengourdit le reste du film, lorsque dans un court plan serré sur une plaque de plomb commémorative, on peut lire : « Cette surface a été nettoyée le 7 juillet 1978 par plusieurs missiles UGM-27 Polaris, commandés par lArmée des États-Unis. Ceci dans l’intérêt de la Paix ».

- Trapard -

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VALERIAN : EXTRAITS VIDEO

VALERIAN : EXTRAITS VIDEO dans Cinéma 17070207553615263615125424

On n’en peut plus d’attendre la sortie très prochaine de la méga production de space opera de Luc Besson, VALERIAN ET LA CITE DES MILLE PLANÈTES, qui s’annonce comme un formidable voyage aux confins de l’Imaginaire ! Les bandes-annonces et les extraits dévoilent progressivement un film d’une ampleur visuelle au-delà de tout ce que l’on a pu voir en SF cinématographique ces dernières années, avec des trouvailles incroyables et un univers de SF grouillant de vie. En attendant, et toujours pour nous en mettre plein les yeux, voici quelques récents extraits du film…

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CRITIQUE EXPRESS : PASSENGERS

Et c’est aujourd’hui que Di Vinz termine sa séance de rattrapage critiques ciné avec :

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PASSENGERS

Réalisateur : Morten Tyldum

Un de mes coups de cœur de fin 2016 ! PASSENGERS raconte l’histoire de Jim, un colon mécano en partance pour une nouvelle planète, tiré 90 ans trop tôt de son hibernation. Jim va passer un temps fou à essayer de remédier au problème sur l’Avalon, gigantesque vaisseau rempli de colons, les mois vont passer et il se sentira de plus en plus seul et désemparé. Il finira par désespérer complètement de cette situation jusqu’à commettre l’irréparable: réveiller quelqu’un d’autre.

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Le pitch tout à fait unique en son genre nous propose une romance en huit clos à bord de l’Avalon. Le film repose alors sur la structure même du vaisseau qui propose un microcosme aux deux passagers. Ceux-ci vont d’abord tout tenter pour sortir de ce piège. Au fur et à mesure ils se rapprocheront inexorablement jusqu’à oublier momentanément leur sort, tandis que Jim cache le lourd secret d’avoir réveillé Aurora. Leur seule compagnie ? Un androïde barman assez cool et 5000 colons endormis.

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Le film propose un rythme assez soutenu du début à la fin malgré le fait que la romance entre les deux personnages prenne une grande place. On ne s’ennuie à aucun moment, même si l’on peut regretter un petit manque de poigne, c’est agréable à suivre. Chris Pratt, Jennifer Lawrence et Laurence Fishburn font le travail et servent bien le film, qui pour couronner le tout est visuellement très beau, tant dans le design du vaisseau que les intérieurs, les scènes dans l’espace ou celles avec les changement intempestifs de gravité. C’est impeccable ! Tenter une romance dans ce décors de SF pur et dur était un pari audacieux, mais c’est un pari réussi !

Note : 16/20

- Di Vinz -

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