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Archive pour la catégorie « Cinéma »

INCIDENT AU LOCH NESS (2004)

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INCIDENT AU LOCH NESS (2004)

Titre original : Incident at Loch Ness

Réalisateur : Zack Penn

Scénariste : Zack Penn et Werner Herzog

Musique : Henning Lohner

Année : 2004

Pays : Angleterre

Interprètes : Werner Herzog, Kitana Baker, Gabriel Beristain, Russell Williams II, David A. Davidson, Michael Karnow, Robert O’Meara, Zak Penn, Crispin Glover et Jeff Goldblum.

19051808085015263616242438 dans FantastiqueL’intrigue : Werner Herzog part en expédition en Écosse afin de faire toute la vérité sur le monstre qui se cache dans le Loch Ness pour les besoins d’un film intitulé Enigma of Loch Ness. À la même époque, John Bailey réalise un documentaire sur Werner Herzog, baptisé Herzog au pays des merveilles, et suit le cinéaste lors de la préparation du film et sur le tournage.
Ce que tous deux ne pouvaient prévoir, c’est que le film d’Herzog ne se ferait jamais. Le chaos qui fut le lot d’Herzog sur nombre de ses longs métrages l’a poursuivi jusqu’en Écosse, un tragique accident après seulement quelques jours de tournage ayant définitivement interrompu la production… À l’automne 2003, les rushs des deux films ont été combinés pour donner naissance à ce making-of.

Sur un archétype archi-connu depuis CANNIBAL HOLOCAUST (1980) et LE PROJET BLAIR WITCH (1998), le producteur Zack Penn et le réalisateur Werner Herzog proposent sans avoir l’air d’y toucher, un film complexe entre documentaire, mockumentaire et found-footage. En se basant sur les grands classiques d’Herzog, on entre dans le documentaire, tel qu’il nous est proposé, sans se poser de questions. Et la présence de Crispin Glover et de Jeff Goldblum au début du film ancre bien cette logique 19051808113015263616242441 dans Trapardd’honnêteté documentarisée. Mais c’est sans compter sur l’humour d’un Werner Herzog, qui d’un côté est présenté comme un grand mégalomane depuis le documentaire ENNEMIS INTIMES (1999). Et d’un autre côté, il y a le Werner Herzog comédien, qui n’hésite pas à se prêter au petit jeu de l’auto-dérision comme dans le mini-documentaire, WERNER HERZOG EATS HIS SHOE (1980) de Les Blank. Et INCIDENT AU LOCH NESS n’est finalement pas si loin de ce petit documentaire inédit en France, puisqu’on ressent très vite un humour de second degré faire de petites interférences soutenues derrière le sérieux du sujet. Et alors qu’au début du film, Herzog se présentait comme un sceptique amusé concernant toutes formes de cryptozoologie, c’est finalement cet humour qui brouille complètement nos repères en alternant premier et second degrés comme avec ce jeu de la balle cachée sous un gobelet sur trois, pour faire enfin glisser ni vu ni connu, INCIDENT AU LOCH NESS dans de la fiction pure, voire même du cinéma de genre surfant sur la vague des films d’attaques d’animaux marins.

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Mais là où Robert Kramer nous avait déjà fait le coup de transformer un documentaire en fiction avec ROUTE ONE/USA (1989), Werner Herzog et Zack Penn préfèrent la légèreté et l’auto-dérision au sérieux de Kramer. Le film permet d’ailleurs de rendre plus accessible au spectateur lambda le métier de producteur, parodié ici avec beaucoup de bienveillance. Et c’est conflit commun entre réalisateur et producteur qui permet d’intégrer assez vite, au fil de l’intrigue, la notion de doute et de potentielle supercherie au fil d’INCIDENT AU LOCH NESS, Zack Penn cherchant continuellement à prendre le dessus sur le travail d’Herzog. C’est l’apparition de la superbe Kitana Baker qui annonce que le film sera plus drôle que prévu. Kitana Baker est mannequin et actrice de films pornographiques, et cette unique apparition dans le cinéma dit-conventionnel, démontre surtout son aisance dans des rôles plus, disons, psychologiques. Je me demande même si sa présence, affublée d’un bikini, sur un bateau 19051808171415263616242445assiégé par Nessie, n’aurait pas inspiré à Alexandre Aja la participation de Kelly Brooks en bikini dans le PIRANHA 3D (2010), et de quelques autres starlettes dans les Shark Movies de la firme Asylum. Mais le principe de l’accroche sexy y est, et il fonctionne très bien. Pour preuve, je suis en train de me rendre compte que j’ai dédié plus de six lignes de ce court article des Échos d’Altaïr au bikini de Kitana Baker. Impressionnant, non ?

Mais INCIDENT AU LOCH NESS est un film plus intelligent qu’il n’y paraît, n’ajoutant pas vraiment de nouveau point de vue concernant la créature de Nessie. Le film joue beaucoup avec la complicité du spectateur, tout en parodiant les bases de la série B moderne. Sans être une parodie non plus. On pourrait aussi le ranger dans ce cinéma d’auto-références aux côtés de C’EST LA FIN (2013, This is The End) de Seth Rogen et Evan Goldberg, dans lequel des célébrités du petit et du grand écran jouent leurs propres rôles, tout en se retrouvant dans des situations romancées et dangereuses.

- Trapard -

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ROBOT-CRAIGNOS (111)

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Il s’appelle Balbes, il est russe, possède de gros yeux rouges, de grandes oreilles, un p’tit chapeau et surtout, surtout, de belles joues rondes. On croirait presque un gros nounours version chromée (c’est peut-être d’ailleurs ce que voulait obtenir le réalisateur, mais nous nous garderons de tout commentaire).

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Balbes apparaît dans le film pour enfants : Тайна железной двери… Ça ne vous dit rien ?… Ah ! pardonnez-moi, c’est du russe. D’après nos traducteurs universels, cela donne grosso modo LE SECRET DE LA PORTE DE FER, réalisé en 1970 par un certain Mikhail Yuzovsky. Balbes serait-il donc lui-même la porte de fer ?… Dans ce cas, comment l’ouvrir ?… par son « capot » avant ?… Et une fois à l’intérieur, où aller ?… Bref, peu importe.

L’histoire ? La voici :

« Le jeune Tolik découvre des allumettes magiques qui exaucent un vœu. Un jeune magicien diabolique va tenter de le rendre aussi méchant que lui. Tolik va résister avec l’aide de ses amis, leur chien et un robot. »

- Morbius – (morbius501@gmail.com)

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Robot « cool » ou « craignos » ?

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ALITA : BATTLE ANGEL – LA CRITIQUE

ALITA : BATTLE ANGEL - LA CRITIQUE dans Cinéma 19022307034915263616131299

Synopsis

Lorsqu’Alita se réveille sans aucun souvenir de qui elle est, dans un futur qu’elle ne reconnaît pas, elle est accueillie par Ido, un médecin qui comprend que derrière ce corps de cyborg abandonné, se cache une jeune femme au passé extraordinaire. Ce n’est que lorsque les forces dangereuses et corrompues qui gèrent la ville d’Iron City se lancent à sa poursuite qu’Alita découvre la clé de son passé – elle a des capacités de combat uniques, que ceux qui détiennent le pouvoir veulent absolument maîtriser. Si elle réussit à leur échapper, elle pourrait sauver ses amis, sa famille, et le monde qu’elle a appris à aimer.

Voilà plusieurs années que James Cameron a annoncé la mise en chantier de l’Œuvre Culte de Yukito Kishiro. Las, ses multiples projets l’ont obligé à reporter sans cesse cette adaptation ô combien attendu des fans, multipliant au passage le risque d’augmenter les déçus. Et je sais de quoi je parle : dire que j’apprécie Gunnm est très en dessous de la vérité… Je suis un fan de la première heure et la belle Gally a passé de nombreuses heures sous mes doigts. Autant dire que j’attendais ce film avec une grande impatience (une très grande même) et c’est ainsi que j’ai tout fait pour assister au plus vite à une séance de diffusion, en ayant tout de même une énorme appréhension sur la déception que j’allais peut-être vivre.

Alors, cette adaptation américaine est-elle à la hauteur des attentes des fans ? Sera-t-elle juste bonne à oublier très rapidement ? Qu’y ai-je donc bien trouvé pour sortir (enfin) de ma retraite et vous proposer cette critique ? Mais surtout, la Raclette est-elle meilleure lorsqu’elle est poivrée ? Autant de questions auxquelles je vais m’efforcer de répondre ici (SANS SPOILER) et pas ailleurs : sur Les Échos d’Altaïr. Accrochez-vous bien à votre déjeuner, c’est parti !

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De Gunnm à Alita

Avant de nous attaquer au film, un petit rappel sur le manga Gunnm s’impose.

Gunnm est une série de mangas de Yukito Kishiro en neuf volumes. La version française est publiée en intégralité par Glénat entre 1995 et 1998. Gunnm est la première série de l’auteur et également celle qui le révèle au Japon.

Les deux premiers tomes de Gunnm sont adaptés en deux OAV en 1993 et commercialisés en français sous format VHS en 1995. Le manga connait également une suite alternative, Gunnm Last Order, publiée entre 2000 et 2014, ainsi qu’une troisième série, Gunnm Mars Chronicle, en cours de publication. L’univers de Gunnm est également enrichi par un roman sorti en 1997, par le jeu vidéo Gunnm Kasei no kioku sorti en 1998, ainsi que par deux mangas inspirés de l’histoire principale, le one shot Ashman et le recueil d’histoires courtes Gunnm Other Stories, sortis respectivement en 1997 et en 2007.

En 2003, le réalisateur James Cameron annonce la préproduction d’une adaptation de Gunnm dont il a acquis les droits plusieurs années auparavant. Fin 2008, l’artiste numérique Mark Goerner affirme qu’il travaille sur le projet depuis environ un an et demi mais que, bien qu’une bonne partie de la préproduction soit terminée, aucune sortie n’est alors programmée même après la sortie du film AVATAR.

En 2009, James Cameron déclare que le travail sur AVATAR, avec les différentes technologies utilisées, est bénéfique pour l’adaptation de Gunnm, et que l’équipe de production possède déjà un bon scénario et a réalisé beaucoup de travail sur le design. Il déclare quelque temps plus tard qu’il souhaite adapter les premiers chapitres du récit, notamment le motorball. En 2013, la production du film est annoncée pour 2017, après la sortie du deuxième volet de la franchise AVATAR.

Finalement, les quatre suites d’AVATAR prévues ne permettant pas à Cameron de se consacrer au projet, il en devient producteur en compagnie de Jon Landau, et Robert Rodriguez est choisi pour en assurer la réalisation sur un script de Laeta Kalogridis. La date de sortie du film, nommé ALITA : BATTLE ANGEL (tiré du nom américain du manga : Battle Angel Alita), est annoncée par la 20th Century Fox pour le 20 juillet 2018.

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Un casting impeccable

Est-il besoin encore de présenter James Cameron ? Le producteur et scénariste du film qu’on a déjà vu crédité aux génériques de films si peu connus comme NEW YORK , TERMINATOR, ALIENS, ABYSS ou encore AVATAR ?

Celui-ci laissera donc les commandes du film au non moins connu Robert Rodriguez, plutôt habitué aux frasques déjantées comme DESPERADO, UNE NUIT EN ENFER ou SIN CITY.

Pour le rôle principal de Gal… pardon, Alita, c’est Rosa Salazar qui s’y colle. On a pu l’apercevoir dans DiIVERGENTE 2, LE LABYRINTHE ou AMERICAN HORROR STORY.

Ido, quant à lui, est interprété par Christoph Waltz qui a au moins le mérite d’être très ressemblant à la version papier. Cet acteur d’origine allemande à déjà été vu dans INGLORIOUS BASTERDS, SPECTRE ou même INSPECTEUR DERRICK.

Keean Johnson, peu connu en France, interprète quant à lui Hugo. Il est apparu au casting de quelques séries américaines (NASHVILLE, SPOOKSVILLE…).

On reconnaîtra également Jennifer Connelly (DARK CITY, LE JOUR OÙ LA TERRE S’ARRÊTA), Mahershala Ali (LES 4400, HUNGER GAMES) et les apparitions d’Edward Norton (AMERICAN HISTORY X, FIGHT CLUB), Ed Skrein (DEADPOOL, GAME OF THRONES) ou encore Eiza González (série UNE NUIT EN ENFER, BIENVENUE À MARWEN).

On a affaire ici à un casting mêlant donc des acteurs plus ou moins connus, voir pas du tout, mais tous sans exception jouent leur rôle à la perfection dans cette adaptation cinématographique. Mention spéciale à Rosa Salazar dont le visage a été modélisé en image de synthèse pour lui ajouter ses « gros yeux ». Elle interprète magnifiquement Alita, et ce n’est pas peu dire.

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Une belle adaptation…

C’est certainement l’un des points forts de ALITA : BATTLE ANGEL. L’interprétation sans faille de Rosa Salazar lors des combats est à couper le souffle. Les mouvements de l’héroïne sont retranscrits à la perfection et on retrouve certaines images du manga reproduites très fidèlement. On pourrait parfois même superposer les visuels du film aux dessins du manga comme un calque.

Les autres personnages en général sont criants de vérité. Ido semble tout droit sorti du papier et Hugo ne fait pas pâle figure. Zalem est resplendissante et la ville d’Iron City est également une bien belle représentation de celle du livre. On trouvera également un bon portage du scénario des trois premiers tomes. De la découverte de la tête de notre cyborg préféré jusqu’à l’image finale du film, on retrouve les éléments majeurs qui ont fait les heures de gloire de Kishiro. Le Motorball est très bien retranscrit également, sur ce point les attentes des fans sont assouvies.

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… Mais très propre !

Et c’est là le principal point négatif que tout fan de la première heure pourra reprocher à ALITA. On est loin, très loin de la violence des scènes du manga. La décharge s’est transformée en ville que l’on aimerait visiter (d’ailleurs bon nombre de figurants en arrière plan semble tout droit sorti d’un tour opérator), les nombreux cyborgs d’apparence fort peu recommandable disparaissent au profit de versions plus humanisées. De même, cette impression de crasse dans laquelle évoluent un grand nombre de pauvres types passent directement à la trappe.

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Voire même un peu trop.

Et que dire des combats, qui perdent la folie des protagonistes de la version papier ? Exit les shoots d’endorphine, rangées les têtes qui éclatent ! Film grand public oblige, Cameron et Rodriguez ont du rendre Kuzutetsu, son ambiance et ses combats beaucoup plus propres. Bien entendu, on comprendra parfaitement ce choix : un portage pur et dur serait tout bonnement impossible car censuré PG18…

Si celui qui découvre ALITA avec le film trouvera l’univers qu’il regarde fort sympatique, le fan de la première heure restera parfois un peu sur sa faim avec cette version édulcorée du monde qu’il connait bien.

De même, dans un soucis d’humanisation, le personnage de Chiren à été ajouté à l’histoire. Peu exploité et apportant une énorme incohérence avec l’histoire du manga, la femme d’Ido aurait peut être gagné à avoir un rôle plus évolué : ce n’est pas les possibilité qui manquent. Les fans regretterons également les écarts concernant les origines de la Lame de Damas, du corps du Berserker ou encore le manque de détail de la partie Mortorball. Il va falloir faire quelques pirouettes scénaristiques pour une éventuelle suite…

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Ou comment perdre en émotions…

Cet apport d’humanité se paye donc au prix fort : on y perd en émotions. Si on appréciera les phases de combat, je le répète, très proches de ce qu’on voit dans le manga, certaines scènes perdent énormément par le portage à l’écran. Cette image souriante de Hugo lors d’un point crucial de l’histoire est ici remplacée par un visage terrorisé, le spoil par Chiren d’une solution à un problème épineux qui aurait pu tirer les larmes du spectateur, … Autant d’erreurs qui auraient pu être évitées facilement et qu’on aurait véritablement aimé ne pas avoir à subir.

Et pourtant… Pourtant on en redemande. Car malgré ces points négatifs, il n’en reste pas moins que ALITA : BATTLE ANGEL est une véritable réussite. De part son univers, de part ses personnages, et de part son interprétation magistrale des personnages principaux.

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Quelques bonnes raisons d’apprécier Alita !

Rosa Salazar : parfaite dans le rôle de Gally, on ne pouvait rêver mieux. Parfois naïve comme une enfant, parfois agressive comme une guerrière, l’interprétation de Salazar est juste impeccable.

Le Motorball : nom de D… Et une suite centrée sur l’ascension d’Alita en tant qu’Ange de la Mort championne du jeu, c’est possible m’Sieur Cameron ?

Le casting : pas mauvais dans l’ensemble, voir excellent parfois. Dommage que certains seconds rôles ne soient pas plus exploités.

Les combats : et la maîtrise du corps de combat par un esprit de combat. On a des images splendides qui sont la parfaite adaptation de certaines planches du manga.

Les décors magnifiques : que ce soit la scène de la décharge au début ou la ville d’Iron City, c’est du beau travail. L’exemple même de la supériorité des décors réels sur les images de synthèse.

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Conclusion personnelle

Je l’ai déjà évoqué plusieurs fois dans ce texte, en tant que fan de la première heure il faut parfois se faire violence pour passer outre certains passage de ce film. Et pourtant, j’y suis retourné une seconde fois. Et si je n’ai pas pleuré à chaudes larmes, j’ai eu presque constamment le sourire aux lèvres et les yeux humides. D’abord parce que je l’attendais ce film, et pas qu’un peu. Et voir la belle Gally enfin en mouvement m’a procuré beaucoup de joie. Du coup, je suis passé outre les nombreux petits défauts du film et c’est un pur bonheur.

NotaSkarn : 18/20

- Skarn -

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MONSTRES SACRÉS : PAZUZU

MONSTRES SACRÉS : PAZUZU dans Cinéma 14050303003115263612199975

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PAZUZU

Comme s’exclamerait un bambin imitant sa mère qui lui conseille de ne pas faire joujou avec le feu : « Pazuzu »… est un démon malfaisant. Wikipédia nous indique que « Pazuzu est une divinité secondaire de la Mésopotamie du Ier millénaire av. J.-C., le roi des démons du vent. Il peut avoir un rôle malfaisant, mais est surtout connu par son aspect de divinité protectrice, servant à combattre diverses maladies, en particulier celles touchant les femmes enceintes qu’apporte la démone Lamashtu. Plusieurs représentations de ce démon sont connues, ainsi que diverses inscriptions mettant en exergue son rôle protecteur, dont des incantations. »

Au cinéma, il est le personnage invisible mais pourtant implacablement central du film de William Fredkin, L’EXORCISTE (1973) adapté du roman de William Peter Blatty édité en 1971. Le livre et le film racontent l’histoire de la jeune Regan, âgée de 12 ans, qui se trouve être envoûtée par l’esprit de Pazuzu, à la manière d’une infection virale suite à l’exhumation d’une statuette lors de fouilles archéologiques menées en Irak.

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Le film de Friedkin ne s’étale pas vraiment sur la provenance ni sur les pouvoir de Pazuzu, préférant laisser planer une ambiguïté toute biblique autour de son démon pour rendre le film encore plus effrayant. Et comme souvent, en dépit de leurs qualités, ce sont les suites des films à succès qui apportent un surplus de détails sur nos tueurs, nos monstres ou nos démons préférés (voir LE TUEUR DU VENDREDI, FREDDY 3, ainsi que la longue saga des HALLOWEEN). Et L’EXORCISTE 2, L’HÉRÉTIQUE (1977) de John Boorman est aussi peu effrayant que nettement plus explicite au sujet de Pazuzu que son prédécesseur. Boorman nous offre d’ailleurs, au travers des séances d’hypnose, une vraie galerie d’images sur cette Assyrie antique et berceau du règne de Pazuzu, et c’est donc lui qui met vraiment à la lumière du jour le thème central qui sera développé dans les autres suites : croyances païennes contre normalisation chrétienne.

19022207523815263616129917 dans TrapardPar la suite, d’autres films ont tenté de rebondir sur le succès de L’EXORCISTE 1 ET 2, mais sans vraiment aller au-delà du stade de l’idole païenne maléfique. Quelques titres en exemples : LA POUPÉE DE LA TERREUR (1975), CRASH (1977) de Charles Band, et LA FORCE (1984) sur les pouvoirs amérindiens, et KADAICHA (1988) sur ceux issus de la culture aborigène. Et je dois en oublier beaucoup d’autres, tant les cultures amérindiennes ont hanté les Américains jusque dans les films fantastiques. Et l’Ozploitation a aussi surfé sur cette veine, et je pense qu’un film comme LA DERNIÈRE VAGUE (1977) de Peter Weir n’est finalement pas si éloigné que ça de L’EXORCISTE.

À noter aussi que le roman de Michael Crichton, Le Royaume de Rothgar qui servit à l’adaptation du TREIZIÈME GUERRIER (1999) parut en 1976, et développe plus encore le thème des cultures païennes invisibles liées à la fertilité. Mais ne citer que quelques films et romans des années 70, ce serait faire injure à toutes les publications aujourd’hui oubliées de la grande époque de la « New Age ». Mais le fait que Pazuzu ai un lien étroit avec la fertilité, cela explique 19022207555515263616129920certaines scènes violentes de mutilations dans L’EXORCISTE. Et le film laisse aussi planer un voile d’ambiguïté concernant les rites anciens et modernes du passage du stade de l’Enfance à celui de Femme. Si l’on considère la « possession » du corps et de l’esprit comme un viol, tout bon film qu’il est, L’EMPRISE (1981) de Sidney J. Furie, avec son entité violeuse, ne semble plus être qu’une version caricaturale et bisseuse de L’EXORCISTE. Mais ça, c’est « l’effet années 80 » !

Mais pour en revenir à Pazuzu, il a aussi fait un petit séjour sous la plume de Jacques Tardi, dessinateur des Aventures Extraordinaires d’Adèle Blanc-Sec, dans le volume Le Démon de la Tour Eiffel édité en 1976 et qui, à mon goût, est le meilleur de la série.

Pour conclure sur les représentations de Pazuzu, voici ce qu’indique Wikipédia :

« L’apparence de Pazuzu est connue par plusieurs représentations artistiques sur lesquelles son nom est inscrit, ne laissant pas de doute sur son identité. C’est un être hybride comme cela était courant pour les divinités démoniaques de la Mésopotamie antique. Son aspect peut légèrement varier suivant la représentation. Sa tête est en gros de forme humaine, avec un nez et une bouche de forme animale, de type canin ou félin avec de grandes dents, et des yeux globuleux. Son corps, de forme généralement humaine mais avec un tronc semblable à celui d’un chien, est généralement recouvert d’écailles. Ses mains ressemblent à des pattes d’un animal terminées par des griffes, et ses pieds sont des serres de rapace. Il est souvent représenté avec un pénis en érection qui se termine par une tête de serpent, et sa queue est celle d’un scorpion. Il dispose souvent de quatre ailes, ce qui est courant pour les génies de l’ancienne Assyrie. Son aspect est souvent menaçant : bouche montrant ses crocs ou sa langue, main droite levée en préparation d’un coup. »

- Trapard -

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SPIDER-MAN : NEW GENERATION – LA CRITIQUE

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SPIDER-MAN : NEW GENERATION

C’est sans attente spéciale que je suis allé voir ce film d’animation dont je ne connaissais à vrai dire pas grand chose, n’étant pas un grand adepte des comics Spider-Man. De ce super héros aux super pouvoirs arachnéens je retiens surtout les précédents films. Il y a eu l’excellente trilogie de Sam Raimi malgré un troisième épisode décrié, rapidement enchaîne des deux AMAZING SPIDER-MAN de Marc Webb, avec un premier opus qui m’a réellement déçu et une suite honorable, puis Marvel Studio a racheté la licence il y a quelque temps pour intégrer Spidey dans son gigantesque MCU mais n’a pas su me convaincre par sa propre adaptation, nouveau reboot avec un Peter Parker peut-être trop ado pour m’atteindre. Enfin débarque de nulle part le film dont il est question dans cet avis : SPIDER-MAN : NEW GENERATION ou SPIDER-MAN : INTO THE SPIDER-VERSE pour le titre original.

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Sans entrer dans les détails du scénario, nous voilà plongé dans une dimension parallèle à celle que l’on connait, dans laquelle plusieurs Spider-Héros de différentes dimensions devront s’unir pour sauver l’une d’entre elles et pouvoir rentrer chacun chez eux. L’histoire a bel et bien cette inspiration comics, elle est farfelue, grandiose, prétexte à toutes les folies, et cela fait du bien de retrouver cet aspect formidablement impossible là où tout est sujet à trop de réalisme dans les films live action. C’est simple, ce film là n’aurait pas pu marcher en live. Le visuel vient confirmer cette idée avec un rendu 19021408251415263616119605 dans Science-fictiongraphique absolument magnifique ! C’est coloré, léché, le dessin est soigné, les effets mêlant 2D et 3D sont du plus bel effet. Ajoutez ce petit « grain » à la photo sous certains effets de lumière rappelant le format papier, une animation légèrement saccadée faisant fit d’une fluidité outrancière pour se focaliser sur le style, une mise en scène dantesque, parfois illustrées sous forme de cases et de bulles avec des onomatopées, véritable hommage aux comics, et vous obtenez l’un des plus beaux films d’animation jamais réalisé !

Oui, ce Spider-Man enterre bien d’autres productions, ne serait-ce que par cet aspect, mais il ne se résume pas qu’à cela. Les personnages sont travaillés, drôles, charismatiques, ils ont chacun leur histoire, et bien que plusieurs Spider-Héros soient en retrait par rapport à d’autres, ils ont tous leur utilité, leur moment de gloire. J’ai tout simplement adoré chacun d’entre eux. Le fait qu’ils soient chacun issus d’univers différents marque un contraste graphique entre eux et vient nous rappeler le sujet à chaque instant. Dépaysante, rafraîchissante, surprenante à chaque instant, chaque séquence mêlant tous les héros se veut unique, que ce soit dans l’action ou dans les dialogues. Du jamais vu, diablement intéressant ! Même les vilains, qui n’apparaissent pas tant que ça, ont un traitement bien senti, 19021408272515263616119606notamment le Caïd. Mais les deux personnages qui m’ont vraiment marqué sont le Spider-Man de la dimension dans laquelle on se trouve, le tout jeune Miles Morales qui découvre ses pouvoirs et qui a une relation particulièrement touchante avec son père flic, et bien sûr le Spider-Man de notre dimension, le Peter Parker que l’on connait, qui pourtant est très différent dans cette adaptation. Mal luné, mal rasé, bedonnant, vieillissant, et pourtant il rappellera à tout un chacun le seul et unique Spider-Man, le vrai, car il n’a rien perdu de son humour et de son héroïsme.

On notera également une bande son mêlant orchestrations et soundtrack hip hop, moderne, collant bien à chaque scène, tout ce qu’il faut pour mettre le spectateur dans le bain et l’immerger comme il se doit à la fois dans les scènes d’exposition et les scènes de combat. Et ces phases d’action sont terribles ! Mouvementées, parfois pleines de détails, d’effets pyrotechniques ultra colorés mais toujours lisibles, la mise en scène fracassante vient rehausser encore davantage la qualité d’un film qui sait quand et où s’arrêter pour se concentrer sur les personnages et l’histoire. Rien de transcendant dans le fond, mais c’est exécuté de façon magistrale. On n’oublie pas le côté fendart de cet opus, de grands rires viendront me surprendre car les différentes vannes font mouche à de nombreuses reprises, enrobant une réal quasi parfaite dans un sirop de fun très sucré.

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En bref, c’est drôle, c’est frais, c’est magnifique, c’est bien réalisé, on ne retiendra presque aucun défaut, si ce n’est un scénario assez prévisible, alors que demander de plus ? Une suite, probablement. Je le conseille plutôt deux fois qu’une si vous aimez l’animation stylisée ou les super héros, et si vous aimez les deux alors vous serez comblé.

- Di Vinz -

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LAURENT GENEFORT A DIT…

LAURENT GENEFORT A DIT... dans Cinéma 19010607221715263616066067Laurent Genefort, écrivain français de science-fiction et de fantasy, a déclaré :

« Le cinéma de SF reste foncièrement adolescent, alors que la littérature a continué de mûrir. Un fossé s’est peu à peu creusé, le cinéma a démocratisé une certaine SF et en a diffusé une image régressive auprès du grand public. »



PRÉ-AFFICHES POUR GODZILLA, KING OF THE MONSTERS

Voici les trois premières superbes affiches qui annoncent l’un des événements cinématographiques majeurs de l’année prochaine…

PRÉ-AFFICHES POUR GODZILLA, KING OF THE MONSTERS dans Cinéma 18121507192515263616037285

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BANDE-ANNONCE : GODZILLA, KING OF THE MONSTERS

Vous l’avez loupée ? C’est l’occasion de la découvrir les yeux écarquillés, la bouche ouverte et la bave dégoulinante, oui, la toute dernière bande-annonce sacrément impressionnante de GODZILLA, KING OF THE MONSTERS !

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DRIVE-IN : LE DERNIER RIVAGE (1959)

DRIVE-IN : LE DERNIER RIVAGE (1959) dans Cinéma 13051809153815263611200263

18112409120315263616009363 dans Drive-in

LE DERNIER RIVAGE (On the Beach)
Année : 1959
Réalisateur : Stanley Kramer
Scénario : John Paxton
Production : Stanley Kramer (Lomitas Productions, Inc.)
Musique : Ernest Gold
Pays : États-Unis
Durée : 134 min
Interprètes : Gregory Peck, Ava Gardner, Fred Astaire, Anthony Perkins…

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Nous classerons LE DERNIER RIVAGE au milieu des films de drive-in, bien qu’il s’agisse plutôt d’un blockbuster aux têtes d’affiches prestigieuses : Gregory Peck, Ava Gardner, Fred Astaire et Anthony Perkins. Il s’agit d’un film de science-fiction, bien que tout le métrage s’étend sur la psychologie d’une poignée de personnages à la manière des « drames psychologiques » américains de la fin des années 50. Ou pour dire les choses autrement, les nœuds psychologiques ont investi la plupart des scénarios des films de genre à partir des années 50, ce qui semble avoir divisé les cinéphiles de l’époque (en Nouvelle-Calédonie, les « Vieux » en parlent encore aujourd’hui au sujet des westerns devenus alors très psychologiques). Et la présence d’Anthony Perkins sans LE DERNIER RIVAGE n’est pas anodine. Cet excellent comédien dont on ne retient aujourd’hui que son interprétation de Norman Bates dans PSYCHOSE (1960) d’Alfred Hitchcok, fut comme un cheveu d’or dans la soupe de quelques westerns et autres thrillers virils, avec son jeu et sa gestuelle sensibles et proches des techniques de l’Actors Studio.

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Le thème très sombre de la proche fin du monde développée dans ce DERNIER RIVAGE est alors l’alibi à quelques moments de mauvaises fois, de non-dits, de tristesses refoulées, ou au contraire, à des scènes où les personnages se lâchent en toute insouciance.

L’intrigue : L’action se situe à Melbourne en Australie. La Troisième Guerre mondiale a été déclenchée ; l’Australie est le dernier pays survivant, dans l’attente inexorable d’être atteint à son tour par les mortelles radiations des armes atomiques. On suit notamment les amours désespérées de Moira Davidson et de Dwight Towers, capitaine d’un sous-marin américain qui patrouillait dans le Pacifique lors du bombardement, et les ultimes événements dans la vie du jeune couple Holmes et de son entourage…

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La réception du film de Stanley Kramer adapté du roman éponyme du britannique Nevil Shute fut sûrement aussi dure qu’elle pourrait l’être aujourd’hui. Mais LE DERNIER RIVAGE se conclue avec une note d’espoir, ou plutôt sur un message d’alerte engagé.

Pour le reste, c’est un plaisir de pouvoir observer le Melbourne de la fin des années 50, avec ses tramways, ses vélos garés entre des voitures et des chevaux, et ses gardiens de la paix qui dirigent la circulation à grands coups de sifflets au milieu des ronds-points.

- Trapard -

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VOODOO MAN (1944)

VOODOO MAN (1944) dans Cinéma 13052108214015263611211209

18101808170415263615949048 dans Cinéma bis américain

VOODOO MAN (1944)

Si vous avez découvert LE VOLEUR DE CADAVRES (1942) avec Bela Lugosi dans le petite collection de Bach Films, l’histoire de VOODOO MAN est quasiment la même. À cela près que dans le premier, les femmes sont décédées avant d’être kidnappées, alors que dans le second, elles sont zombifiées après kidnapping. Qui vient de dire que cela revient à la même chose ? Disons que la zombification dans VOODOO MAN est à l’ancienne mode : ni virale, ni vraiment dans la logique haïtienne. C’est plutôt un envoûtement esclavagiste. Lugosi, étrangement accoutré à la manière d’Harry Potter, dans une large tunique étoilée de magicien, dirige des cérémonies d’envoûtements dans le but de réanimer son épouse malade.

18101808190815263615949050 dans Fantastique

L’intrigue : Le docteur Richard Marlowe emploie une combinaison de rites vaudous et de suggestion hypnotique pour essayer de réanimer sa belle épouse, plongée dans le coma, en transférant les essences de la vie de plusieurs jeunes filles malchanceuses qu’il a enlevées et emprisonnées dans un cachot sous son manoir…

18101808260915263615949051 dans Le grenier du ciné fantastiqueÀ la différence des transfusions sanguines dans LE VOLEUR DE CADAVRES, Lugosi tente désormais des fusions mentales à l’aide du mesmérisme à grands renforts de gros plans sur ses yeux, sourcils froncés, comme dans DRACULA (1931) et WHITE ZOMBIE (1932). Il retrouve d’ailleurs sa barbiche de ce dernier titre. Tout comme LE VOLEUR DE CADAVRES, VOODOO MAN est aussi un mélange d’influences du cinéma des années 30. Là où LE VOLEUR DE CADAVRES reprenait le thème du vampirisme scientifique déjà exploité dans THE VAMPIRE BAT (1933), VOODOO MAN explore autant WHITE ZOMBIE (1932) que le « récent » VAUDOU (1943, I walk with a Zombie) avec ces jeunes femmes errant et somnambules dans de vastes robes blanches. Les robes blanches des femmes zombifiées ayant aussi été l’apparence des goules du comte Mora, un autre rôle culte de Bela Lugosi dans LA MARQUE DU VAMPIRE (1935). Et l’une des références accidentelles de VOODOO MAN vient de ces femmes zombifiées enfermées dans des cages en verre à l’intérieur d’une petite chambre verrouillée. Une chambre qui a l’apparence d’une pièce mortuaire tristement célèbre : celle du croquemitaine Barbe-Bleue qui sera justement à l’honneur quelques mois après la sortie de VOODOO MAN dans un film d’Edgar G. Ulmer avec John Carradine.

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De vouloir rechercher l’essence vitale chez une femme zombifiée pour la transmettre à une autre dans le coma, ça reste assez bricolé comme idée. L’ensemble du scénario de ce film produit par Sam Katzman pour la Monogram Pictures est aussi très bricolé, le tournage ayant même été expédié en une semaine. Mais quand on sait que William Beaudine est à la réalisation, tout s’explique beaucoup mieux. Je vous le conseille au moins pour la cocasserie des iconographies vaudous qui sont un véritable fourre-tout. George Zucco, en disciple de Lugosi, porte aussi la tunique d’Harry Potter accompagnée d’une coiffe africaine du plus bel effet. John Carradine lui, en second disciple, joue une espèce de grand benêt cabotin courant à droite et à gauche, en traînant les savates, ou tambourinant sur un djembé comme un furieux. Ceux qui ont été très émus par son interprétation de révérend dépressif dans LES RAISINS DE LA COLÈRE (1940) risquent d’être très surpris de cette transition brutale de film culte à série Z.

À ma connaissance, VOODOO MAN n’a toujours pas trouvé d’éditeur ni de traducteur en France, mais étant tombé dans le domaine public vous pouvez le consulter en streaming et en v.o. sur le site Archive.org

- Trapard -

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Autres films présentés dans la catégorie Le Grenier du Ciné Fantastique :

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