Catégorie

Archive pour la catégorie « Cinéma »

VALÉRIAN – Un aperçu de la B.O.

Dès son départ de ROGUE ONE : A STAR WARS STORY, Alexandre Desplat, notre compositeur national (à qui l’on doit les B.O. de HARRY POTTER ET LES RELIQUES DE LA MORT, GODZILLA et tant d’autres) a vite été récupéré par Luc Besson pour VALÉRIAN ET LA CITE DES MILLE PLANÈTES. Voici un court aperçu de la musique du film (toute la B.O. est disponible ici) avec un extrait qui s’intitule Flight Above the Big Market. Je n’ai pas encore eu le temps d’écouter la B.O. en entier, je n’ai fait que survoler l’ensemble et cela m’a paru plutôt bon. En tout cas, et heureusement, c’est à un orchestre symphonique auquel nous avons droit ici avec quelques sonorités parfois modernes ou exotiques.

- Morbius - 

Image de prévisualisation YouTube



LE PARI VALÉRIAN

LE PARI VALÉRIAN dans Cinéma 17071908073715263615155408

Si en icônes de la Science-Fiction et de la culture geek les Américains ont STAR TREK et les Anglais DOCTOR WHO, qu’en est-il pour nous, pauvres Français ?… On pourrait croire que c’est le néant absolu. Eh bien non ! Pour aller dénicher notre héros populaire il nous faut vite nous pencher sur le monde de la SF en bande dessinée, et c’est là que nous y trouvons un certain Valérian, agent spatio-temporel du XXVIIIe siècle ! Créé en 1967 par deux génies de la BD, Pierre Christin (scénariste) et Jean-Claude Mézières (dessinateur), notre homme du futur, qui a pourtant vécu plus d’une vingtaine d’aventures en compagnie de sa charmante compagne Laureline, attendait sagement que l’on s’intéressât un peu plus à son cas en lui offrant un univers aux dimensions de ses péripéties intergalactiques. C’est fait, enfin, grâce à un homme prêt à bousculer les STAR WARS et STAR TREK en imposant un nouveau type de héros de science-fiction, un nouvel univers foisonnant de trouvailles incroyables encore jamais vues à l’écran : Luc Besson ! Le pari est grandiose et risqué, mais c’est un Français qui se lance à corps perdu dans un monumental space opera destiné à devenir une trilogie, si les dieux du cosmos lui prêtent vie…

17071908090815263615155409 dans Science-fiction

Les origines de Valérian

17071908131915263615155410Valérian apparaît en 1967 dans le magazine Pilote, sorte de Métal Hurlant avant l’heure. Il est un agent du Service Spatio-Temporel de la mégalopole du futur et capitale d’un immense empire galactique, Galaxity. Il voyage donc à travers l’espace et le temps en compagnie de Laureline, une jeune femme qu’il a rencontré au cours d’une aventure au Moyen Âge. Tous deux ne doivent en aucun cas modifier les événements de l’Histoire malgré leurs différents allers retours dans le temps. Leurs missions sont diverses : explorer des planètes, régler des conflits, aider d’autres civilisations… Ils sont confrontés à toutes sortes d’ennemis plus ou moins dangereux, mais vivent toutes leurs aventures avec légèreté et humour sans jamais sombrer dans le ridicule ni dans l’incompétence !

« L’une des meilleures bandes dessinées de tous les temps »

Rebaptisé en 2007 Valérian et Laureline, les 23 albums BD de la série se sont vendus à plus de 2 500 000 exemplaires ! Stan Barets a écrit dans sa préface du premier volume de l’édition intégrale de Valérian et Laureline : « Vous tenez entre les mains l’une des meilleures bandes dessinées de tous les temps. À la fois un classique du 9e art et un chef-d’œuvre de la science-fiction. [...] Encore un voyageur spatio-temporel qui jongle avec les mystères du temps et de l’espace ? Erreur ! Valérian fut, en son temps, une série d’avant-garde. C’est l’archétype originel d’où tout procède. »

17071908151015263615155412

Quant à Vincent Bernière, auteur de l’Anthologie de la Bande Dessinée de Science-Fiction, celui déclare : « À quoi tient un tel succès ? D’abord au couple de héros. Un garçon un peu bourru et une fille pas bégueule. [...] Ensuite, aux thématiques abordées, transpositions de l’actualité contemporaine teintées d’un humanisme de bon aloi. Enfin, aux images au graphisme singulier qui influencera tout le cinéma de science-fiction moderne. »

Lucas, gros copieur !

Au fil des albums, les mondes extraterrestres visités par Valérian et Laureline s’avèrent d’une incroyable richesse. Christin et Mézières font preuve d’une imagination débordante et sans limites en créant toutes sortes de créatures, d’aliens, de villes, de vaisseaux, de véhicules, d’armes, d’objets, de costumes. On baigne ici dans une SF où l’on ne s’impose aucune restriction, et certainement pas celle de la science. Couleurs chatoyantes, dynamisme des dessins, plans dignes du cinéma. Le cinéma… on y revient toujours… Et de dire que le 7e art s’est certainement inspiré de quelques géniales trouvailles de Valérian semble à peine exagéré, surtout si l’on parle STAR WARS…

« Pour Lucas, au début, j’ai fait comme si rien ne s’était passé » confie Mézières à Geek, le Mag dans son hors-série Le Guide Exclusif des Vaisseaux Mythiques de la Culture Geek.  »Et puis au fur et à mesure des films j’ai commencé à m’énerver de plus en plus parce que ça ressemblait vraiment à ce que j’avais fait sur Valérian. Il y a eu de plus en plus de détails et de concordances entre mes dessins, l’ambiance. [...] Au final , j’ai écrit deux fois à George Lucas, mais je n’ai jamais eu de réponse. »

17071908220915263615155413

J’ai découvert les albums de Valérian quelques années après avoir vu LE RETOUR DU JEDI. Je suis très vite devenu fan, mais en tant que fan également de STAR WARS, quand j’ai revu LE RETOUR DU JEDI en VHS, au moment où Leia apparaît dans la cour de Jabba habillée dans sa petite tenue d’esclave, je bondis, c’est instantané, ça me saute aux yeux : elle me rappelle immédiatement Laureline habillée de la même façon dans un album qui date d’avant le film de Lucas ! Oui, aujourd’hui mon p’tit doigt me dit clairement que Lucas a dû gentiment pomper quelques bricoles à notre Valérian national, c’est évident, et les Américains eux-mêmes commencent à le reconnaître…

Un juste retour des choses

Alors si le cinéma de SF doit tant à Valérian, quoi de plus normal que de voir aujourd’hui les aventures de notre héros transposées sur grand écran ! Et pour cela pas de Spielberg, pas de Michael Bay (ouf !) ou tout autre réalisateur américain, mais bel et bien un Frenchie à la barre : Luc Besson !

Même si je porte le même nom de famille que Luc, et que je voue tout comme lui une immense passion à la Science-Fiction, je dois vous confier que je n’apprécie que modérément ses films. Attention cependant, je ne m’inscris pas dans le Besson bashing auquel certains sont coutumiers. Non, très peu pour moi. Car même si je n’ai que moyennement aimé LE CINQUIÈME ÉLÉMENT, j’admire Besson pour son courage, sa ténacité, ses ambitions et aussi une certaine forme de talent dont il fait preuve malgré tout à travers ses films. Notre homme a dépensé sans compter pour nous livrer ce space opera car il est un fan acharné de la BD.

Juste un pur divertissement, c’est déjà beaucoup !

17071908294015263615155416En allant voir VALÉRIAN ET LA CITÉ DES MILLE PLANÈTES, je sais à quoi m’attendre : le film sera forcément un immense divertissement de luxe bourré d’images étonnantes, visuellement et techniquement à couper le souffle, un dépaysement complet qui nous entraîne au-delà de ce que l’on connaît déjà (les extraits le prouvent), et ce sera par conséquent aussi un formidable hommage au travail de toute une vie de Christin et Mézières. Avec la SF on peut réfléchir mais aussi, et heureusement, se divertir ! Quoi de plus normal pour l’adaptation d’une BD qui se veut elle-même divertissante et bourrée de trouvailles géniales ?

Alors oui, bien sûr, peut-être que Dane DeHaan et Cara Delevingne dans les rôles principaux ce… c’est… enfin, ce n’est pas si gênant que ça !

Alors oui, bien sûr, les acteurs sont pour la plupart américains, mais le film doit s’assurer un succès international, donc ceci explique cela. Et avec nos « vedettes » françaises actuelles, je me demande sincèrement qui aurait pu être à la hauteur… Par contre les techniciens, costumiers, coiffeurs et j’en passe sont TOUS français ! C’est un film de SF FRANÇAIS, oui !

17071908330115263615155421

Alors oui, bien sûr, Laureline n’est plus rousse mais blonde, ce qui fait hurler les puristes. J’espère que ces pauvres choux vont pouvoir retrouver le sommeil car ils n’en dorment plus depuis…

Alors oui, Valérian et Laureline ne portent plus les mêmes costumes que ceux de la BD. Mais quitte à les voir ressembler aux Bogdanoff de TEMPS X, je préfère franchement les retrouver dans des vêtements plus adaptés à leurs missions et peut-être aussi à leur époque.

Semaine spéciale VALÉRIAN ET LA CITÉ DES MILLE PLANÈTES

VALÉRIAN ET LA CITÉ DES MILLE PLANÈTES sort le 21 juillet aux USA et le 26 en France. Nous l’aurons aussi en Nouvelle-Calédonie, les affiches sont là. Autant vous dire que j’y crois, que je veux le voir et que je suis très heureux de retrouver ENFIN Valérian et Laureline au cinéma, à tel point que Les Échos d’Altaïr se lancent à partir d’aujourd’hui dans une semaine spéciale événement ! Alors les aficionados du Besson bashing : GET OUT ! (et encore je reste poli, hein).

- Morbius -

17071908344815263615155422



FURIE (1978)

FURIE (1978) dans Cinéma 17071809525815263615154298

FURIE (1978) de Brian De Palma

THE FURY est sûrement l’un des thrillers des années 70 de Brian De Palma les moins vus aujourd’hui. Même son CARRIE AU BAL DU DIABLE (1976) qui ne me semble être qu’un brouillon de FURIE, réalisé deux avant avant celui-ci, est pourtant culte aujourd’hui. Peut-être que l’ambiance de « film d’espionnage » de FURIE plait moins aux fans de cinéma fantastique, et que ce genre a trop vite disparu au milieu des années 80, et que beaucoup le considèrent désormais comme un peu désuet.

17071809560815263615154299 dans Fantastique

Pourtant, il me semble que CARRIE et FURIE racontent un peu la même histoire, mais chaque film explore surtout un univers et un contexte socio-politique différents. FURIE revient plutôt sur ces légendes urbaines post-guerre-du-Vietnam et post-Watergate, qui sentaient bon les complots gouvernementaux, et qui traitaient d’expériences secrètes faîtes sur des Américains doués de pouvoirs ou de 17071810004015263615154301 dans Trapardperceptions extrasensoriels. Stephen King en fera même le sujet de son roman CHARLIE (FIRESTARTER) en 1980, et plus ou moins celui de DEAD ZONE en 1983. D’ailleurs, le film de DEAD ZONE réalisé par David Cronenberg a beaucoup de points communs avec FURIE de De Palma, ne serait-ce que par ses cadrages ou par l’ambiance anxiogène liée à un pouvoir politique omniprésent et dont on n’entrevoit que la partie immergée. David Cronenberg réutilisera même l’effet gore de la scène finale de FURIE pour une des scènes d’anthologie de son SCANNERS en 1981.

L’autre référence, volontaire ou non, on pourra la trouver avec les Comics de Stan Lee et Jack Kirby. On trouve dans l’univers des X-MEN la même animosité dans les discours anti-mutants que dans CARRIE, FURIE, CHARLIE ou DEAD ZONE : la peur de l’inconnu considéré comme une monstruosité de la nature à détruire ou à écarter.

17071810015615263615154302

Beaucoup moins hitchcockien d’apparence que certains classiques de son réalisateur, comme SŒURS DE SANG, OBSESSION, PULSIONS ou BODY DOUBLE. FURIE est pourtant une continuité de ce cheminement de Brian De Palma sur les traces du maître : une histoire d’espionnage avec un mode narratif et une manière hitchcockienne de penser le suspense et l’action en images et en mouvements, et de cadrer l’intrigue, en jouant souvent de la profondeur de champs. Ceux qui critiquent la similitude de certains films de De Palma avec ceux d’Alfred Hitchcock, ne peuvent nier la rigueur et la qualité du 17071810040815263615154303résultat de films comme FURIE ou autre, un résultat toujours irréprochable.

Mais De Palma sait aussi flatter son audience, puisqu’il fait très souvent jouer dans ses films de grands comédiens confirmés (Kirk Douglas, John Cassavetes) avec de nouveaux jeunes talents comme Amy Irving et son beau regard clair (elle était déjà très présente dans CARRIE AU BAL DU DIABLE).

L’intrigue de FURIE : Robin Sandza assiste impuissant à une attaque qui frappe Peter, son père, lors de ce qui semble être une attaque terroriste sur une plage du Moyen-Orient. Cependant, alors que Robin a disparu, Peter échappe de justesse à la mort et comprend rapidement que l’attaque était une mise en scène organisée par une agence gouvernementale américaine. Son but : s’emparer de Robin, doué de perception extrasensorielle. Peter met tout en œuvre pour retrouver son fils et finit par croiser la route de Gillian, une jeune femme dotée du même pouvoir que Robin…

Je me souviens que FURIE avait été diffusé en 1986, l’année de mon adhésion au Sci-Fi Club, un vendredi ou un samedi soir, sur RFO-NC. Depuis, parfois je m’amuse à penser en revoyant LA CHÈVRE (1981) de Francis Veber, que cette comédie est une sorte de parodie « à la française », inavouée et simplifiée du film de De Palma. Si, si ! Mais si vous doutez de mon propos, relisez l’intrigue de FURIE au-dessus, puis lisez ensuite celle de LA CHÈVRE : La fille du grand PDG Bens, très malchanceuse, se fait enlever alors qu’elle est en vacances au Mexique. Pour la retrouver, son père, conseillé par son psychologue d’entreprise, utilise un de ses employés aussi malchanceux qu’elle, François Perrin, comptable, dans l’espoir qu’il lui arrive les mêmes malheurs qu’à sa fille et qu’il la retrouve…

- Trapard -

Résultats de recherche d'images pour « the fury 1978 gif »



ADIEU GEORGE A. ROMERO ET MARTIN LANDAU…

( Cinéma )

George A. Romero et Martin Landau ont décidé de nous quitter le même jour…

ADIEU GEORGE A. ROMERO ET MARTIN LANDAU... dans Cinéma 17071701220715263615152426Au premier on doit quelques uns des plus grands monstres sacrés du cinéma d’Horreur, des films cultes pour tous les passionnés du genre avec surtout LA NUIT DES MORTS-VIVANTS (1968) et ZOMBIE (1978), mais aussi CREEPSHOW (1982), MARTIN (1977) ou LA PART DES TÉNÈBRES (1992). Sans compter bien sûr LE JOUR DES MORTS VIVANTS (1986), L’ARMÉE DES MORTS (2003), LE TERRITOIRE DES MORTS (2005), CHRONIQUE DES MORTS-VIVANTS (2008), LE VESTIGE DES MORTS-VIVANTS (2009), des films plus ou moins réussis mais auxquels Romero a participé en tant que scénariste.

17071701264615263615152429 dans CinémaQuant au second, Martin Landau, permettez-moi de retenir essentiellement son rôle du Commandant Koenig de la base Alpha à travers l’extraordinaire série COSMOS 1999 (1975-1978), série qui a bercé mon enfance et fait de moi un passionné de SF bien avant ma découverte de STAR WARS et de STAR TREK. Même si, bien entendu, Martin Landau fut également l’un des acteurs principaux de la série MISSION IMPOSSIBLE et qu’on lui doit de très nombreuses apparitions dans des QUATRIÈME DIMENSION, AU-DELÀ DU RÉEL, COLUMBO, LES MYSTÈRES DE L’OUEST, et surtout son rôle éblouissant récompensé par un Oscar amplement mérité dans ED WOOD de Tim Burton, où il incarnait de façon magistrale le célèbre Bela Lugosi, Martin Landau sera à jamais pour moi John Koenig, le Commandant de la base lunaire, un homme autoritaire, souvent impulsif, mais toujours prêt à se sacrifier pour les autres. Il repose aujourd’hui en paix parmi les étoiles qu’il a tant explorées dans cette quête éperdue pour retrouver la Terre, et c’est un pan entier de mon enfance qui part avec lui.

- Morbius -



LUC BESSON A DIT…

LUC BESSON A DIT... dans Cinéma 17071610425715263615151279Dans un récent article paru dans L’Écran fantastique n°88 de juillet-août, Luc Besson a déclaré à propos de son nouveau film VALÉRIAN ET LA CITÉ DES MILLE PLANÈTES : « Dans les années 90, un tel film aurait été impossible. Il y a trop d’aliens, de monstres et de stations spatiales dans les albums de Valérian. Il a fallu attendre la révolution permise par James Cameron : quand AVATAR est sorti, je me suis dit que la technologie permettait peut-être de le réaliser enfin. Aujourd’hui, l’imagination est la seule limite qui nous est imposée sur grand écran. »



POPULATION ZÉRO (1972)

POPULATION ZÉRO (1972) dans Cinéma 17070808385215263615137630

POPULATION ZÉRO (1972) de Michael Campus 

POPULATION ZÉRO ou Z.P.G. est sûrement l’un des classiques d’anticipation dystopique des années 70 les moins connus aujourd’hui. Tourné bien avant SOLEIL VERT (1973) et surtout L’ÂGE DE CRISTAL (1976), et moins spectaculaire, il anticipe pourtant déjà tous les futurs sujets futuristes sur les régulations des naissances. Et ceci, bien que POPULATION ZÉRO soit sorti après le THX 1138 de George Lucas, qui est beaucoup plus une œuvre orwellienne.

L’intrigue : L’action se situe dans un futur dévasté par la pollution et la surpopulation dont notre présent ne sont plus que les vestiges muséaux d’un passé lointain. Le gouvernement interdit aux couples de faire des enfants, mais un couple refuse de se soumettre à cette loi…

17070808410815263615137656 dans Science-fiction

Pour mieux comprendre un tel sujet en 1972, alors que le cinéma d’anticipation des années 60 se prolongeait avec L’ULTIME GARÇONNIÈRE sur le mode de la comédie, en Angleterre en 1969, ou avec le 17070808423215263615137662 dans Traparddramatique TERRE BRÛLÉE en 1970 aux États-Unis, ou encore avec un cinéma indépendant futuriste et anarchisant comme GAS -OR- IT BECAME NECESSARY TO DESTROY THE WORLD IN ORDER TO SAVE IT (1970) de Roger Corman, il faut revenir à la création, en 1968, de l’association américaine « Population Connection » (ou « Zero Population Growth », donc « croissance nulle de la population ») qui considérait que la surpopulation menaçait la qualité de vie des gens partout dans le monde. « Population Connection » était une organisation militante basée sur l’éducation des jeunes en préconisant une action progressive pour stabiliser la population mondiale à un niveau qui puisse coïncider avec les ressources de la Terre. « Population Connection » était la plus grande organisation de ce genre aux États-Unis, avec 17070808451015263615137663plus de 500 000 membres, sympathisants et éducateurs spécialisés. Ils devaient enfin assurer de l’aide à chaque femme enceinte désirant retarder ou annuler une naissance, en lui permettant d’avoir accès à tous les soins contraceptifs nécessaires.

Enfin, « Population Connection » inspira le professeur Paul Ralph Ehrlich (et sa femme Ann), pour écrire le best-seller « The Population Bomb » édité la même année 1968. POPULATION ZÉRO est l’adaptation de ce roman.

Bien que dénué d’érotisme, le film de Michael Campus a été tourné au Danemark en 1971. Et bien que je n’ai trouvé aucune information sur le sujet sur le web, je suppose que le sujet du film était un peu sensible pour un pays comme les États-Unis en pleine crise législative sur la question de la pornographie au cinéma en cette année 1971. Alors que parallèlement, les libertés danoises sur cette question étaient très reconnues, et même très caricaturées à l’époque (voir par exemple le film KARATÉKA AU PAYS DE L’ÉROTISME de 1973, ou le nombre de titres de films X des Seventies incluant le mot « Danoises »).

17070808474815263615137664

L’autre possibilité du tournage en Europe vient sûrement du fait que le couple de POPULATION ZÉRO est interprété par Oliver Reed et Geraldine Chaplin. Sir Oliver Reed était alors un transfuge de la Hammer Film anglaise (LA NUIT DU LOUP-GAROU, CAPITAINE CLEGG, PARANOÏAC) et commençait à s’exporter doucement avec LES DIABLES, LA DAME DANS L’AUTO AVEC DES LUNETTES 17070808501315263615137667ET UN FUSIL, et surtout grâce au western, LES CHAROGNARDS. Tandis que la fille de Charles Chaplin vivait en Europe et avait épousé le cinéaste Carlos Saura pour lequel elle a joué plusieurs rôles cultes, dont le personnage d’Ana dans sa saga familiale sur la fin du franquisme (PEPPERMINT FRAPPÉ, ANA ET LES LOUPS, CRIA CUERVOS et MAMAN A 100 ANS).

Mais là où Carlos Saura savait mettre en valeur sa femme dans ses différents rôles, le réalisateur de POPULATION ZÉRO semble avoir eu plus de mal à exploiter le jeu extrêmement peu expressif de Geraldine Chaplin, ce qui rend le film légèrement lymphatique. L’autre point noir du film de Michael Campus, c’est une petite incohérence scénaristique qui existait déjà dans le roman. Comment dans un futur dictatorial, une femme peut-elle vivre jusqu’à son dernier souffle de vieillesse, tout en pratiquant l’amour libre, mais sans contraception ni stérilisation forcée ? Au moins, quatre ans plus tard, L’ÂGE DE CRISTAL réglait cette problématique avec son fameux Carrousel, anéantissant les humains de plus de trente ans, sous couvert d’une renaissance mystique. Dans POPULATION ZÉRO, la condamnation est peut-être plus vicieuse au fond, puisque le Système utilise la jalousie et la cupidité de la population, prête à dénoncer son prochain pour quelques rations supplémentaires. Cette pratique accentue la solitude des couples du futur et on est finalement très loin de l’univers d’Aldous Huxley qui s’insère à merveille dans le scénario de L’ÂGE DE CRISTAL.

17070808525715263615137668

Dans POPULATION ZÉRO, l’univers est sombre, post-apocalyptique, irrespirable et sans espérance car la population est entretenue dans une rêverie basée sur un passé sans saveur ni odeur. SOLEIL VERT fera aussi référence à ce détail important.

Enfin, une petite touche d’humour narguant la « Guerre Froide » désengourdit le reste du film, lorsque dans un court plan serré sur une plaque de plomb commémorative, on peut lire : « Cette surface a été nettoyée le 7 juillet 1978 par plusieurs missiles UGM-27 Polaris, commandés par lArmée des États-Unis. Ceci dans l’intérêt de la Paix ».

- Trapard -

17070808560315263615137669



VALERIAN : EXTRAITS VIDEO

VALERIAN : EXTRAITS VIDEO dans Cinéma 17070207553615263615125424

On n’en peut plus d’attendre la sortie très prochaine de la méga production de space opera de Luc Besson, VALERIAN ET LA CITE DES MILLE PLANÈTES, qui s’annonce comme un formidable voyage aux confins de l’Imaginaire ! Les bandes-annonces et les extraits dévoilent progressivement un film d’une ampleur visuelle au-delà de tout ce que l’on a pu voir en SF cinématographique ces dernières années, avec des trouvailles incroyables et un univers de SF grouillant de vie. En attendant, et toujours pour nous en mettre plein les yeux, voici quelques récents extraits du film…

Image de prévisualisation YouTube

Image de prévisualisation YouTube

Image de prévisualisation YouTube

Image de prévisualisation YouTube



CRITIQUE EXPRESS : PASSENGERS

Et c’est aujourd’hui que Di Vinz termine sa séance de rattrapage critiques ciné avec :

CRITIQUE EXPRESS : PASSENGERS dans Cinéma 17061006405715263615087260

PASSENGERS

Réalisateur : Morten Tyldum

Un de mes coups de cœur de fin 2016 ! PASSENGERS raconte l’histoire de Jim, un colon mécano en partance pour une nouvelle planète, tiré 90 ans trop tôt de son hibernation. Jim va passer un temps fou à essayer de remédier au problème sur l’Avalon, gigantesque vaisseau rempli de colons, les mois vont passer et il se sentira de plus en plus seul et désemparé. Il finira par désespérer complètement de cette situation jusqu’à commettre l’irréparable: réveiller quelqu’un d’autre.

17061006451415263615087261 dans Di Vinz

Le pitch tout à fait unique en son genre nous propose une romance en huit clos à bord de l’Avalon. Le film repose alors sur la structure même du vaisseau qui propose un microcosme aux deux passagers. Ceux-ci vont d’abord tout tenter pour sortir de ce piège. Au fur et à mesure ils se rapprocheront inexorablement jusqu’à oublier momentanément leur sort, tandis que Jim cache le lourd secret d’avoir réveillé Aurora. Leur seule compagnie ? Un androïde barman assez cool et 5000 colons endormis.

17061006451515263615087262 dans Science-fiction

Le film propose un rythme assez soutenu du début à la fin malgré le fait que la romance entre les deux personnages prenne une grande place. On ne s’ennuie à aucun moment, même si l’on peut regretter un petit manque de poigne, c’est agréable à suivre. Chris Pratt, Jennifer Lawrence et Laurence Fishburn font le travail et servent bien le film, qui pour couronner le tout est visuellement très beau, tant dans le design du vaisseau que les intérieurs, les scènes dans l’espace ou celles avec les changement intempestifs de gravité. C’est impeccable ! Tenter une romance dans ce décors de SF pur et dur était un pari audacieux, mais c’est un pari réussi !

Note : 16/20

- Di Vinz -

Image de prévisualisation YouTube

Autres articles de Di Vinz :

Critiques express / Oblivion / Upside Down / Cloud Atlas / Iron Man 3 / After Earth /Star Trek Into Darkness / Man of Steel / World War Z / Pacific Rim – Wolverine, le Combat de l’Immortel – R.I.P.D. Brigade Fantôme / Elysium / Thor, le Monde des Ténèbres / Le Hobbit : La Désolation de Smaug / Snowpiercer, le Transperceneige / Critiques express DVD, Blu-ray et ciné / X-Men Days of Future Past / Critiques express DVD, Blu-ray et ciné (2) / Critiques express : Robocop & 47 Ronin / Lucy / Ninja Turtles / Edge of Tomorrow / Hercule / Jupiter, le Destin de l’Univers / Test : Alien Isolation / Jurassic World / Star Wars : Le Réveil de la Force / Deadpool / Batman V Superman / Midnight Special / Le Livre de la Jungle / Conjuring 2 / Warcraft : le Commencement / Captain America : Civil War / X-Men : Apocalypse / Logan / Alien Covenant / Independence Day : Resurgence / Star Trek : Sans Limites / Suicide Squad / Doctor Strange / Premier Contact / Assassin’s Creed / Rogue One : A Star Wars Story

Cliquez ici pour rejoindre le groupe des Échos d’Altaïr IV sur Facebook !

Cliquez ici pour visiter les tableaux des Échos d’Altaïr sur Pinterest !

Cliquez ici pour visiter la chaîne YouTube des Échos d’Altaïr !

Cliquez ici pour accéder à la page Facebook publique des Échos d’Altaïr !

INDEX DU BLOG / GUIDE ALTAÏRIEN / CARNET GEEK NC



CRITIQUE EXPRESS : ROGUE ONE : A STAR WARS STORY

Di Vinz se lance pour une séance de rattrapage critiques ciné. Rendez-vous est donné tous les deux jours sur le blog, qu’on se le dise ! Aujourd’hui :

CRITIQUE EXPRESS : ROGUE ONE : A STAR WARS STORY dans Cinéma 17060807184315263615084043

ROGUE ONE : A STAR WARS STORY

L’histoire : Situé entre les épisodes III et IV de la saga Star Wars, le film nous entraîne aux côtés d’individus ordinaires qui, pour rester fidèles à leurs valeurs, vont tenter l’impossible au péril de leur vie. Ils n’avaient pas prévu de devenir des héros, mais dans une époque de plus en plus sombre, ils vont devoir dérober les plans de l’Étoile de la Mort, l’arme de destruction ultime de l’Empire. (allocine.fr)

Réalisateur : Gareth Edwards

17060807184515263615084044 dans Di Vinz

ROGUE ONE est-il meilleur que le RÉVEIL DE LA FORCE ? On s’accordera presque tous à dire oui. Pour autant, soulignons que ce n’est pas le même genre de film. Malgré les présences appréciables de Chirrut et surtout de Dark Vador, il manque un certain mysticisme au spin off, ce côté un peu Fantasy de STAR WARS. Ici on oublie un peu les sabres laser et on se concentre sur la guerre ! On apprend 17060807184515263615084045 dans Star Warsdès le début que la Rébellion est prête à tout pour combattre l’Empire, même à faire du sale. Une volonté de plonger le spectateur dans une ambiance bien plus sombre que dans un STAR WARS traditionnel. Et cela se confirmera par la suite.

Cette histoire inédite, réel prologue à l’Épisode IV, est palpitante ! Les héros sont traités de façon inégale, certains manquent de background, mais ce dosage sert le scénario et tous restent des personnages assez forts, on se souvient facilement de chacun d’eux, les acteurs sont vraiment très bons dans l’ensemble.

17060807234315263615084052

L’atmosphère de guerre à la STAR WARS est retransmis à la perfection, les scènes de combat sont géniales, le réalisateur Gareth Edwards a du se dépasser pour rester fidèle à ce qu’il aime dans STAR WARS et être à la hauteur, et ça se sent. On visite les planètes avec fluidité, le troisième acte est incroyable, la bataille de Scarif entre directement première dans mon top 3 des plus belles batailles de STAR WARS, devant Yavin et Hoth !

Il n’y a vraiment qu’un bref et inattendu cabotinage de la part de Forest Whitaker pour peut-être nuire à l’une des scènes du film. Le reste est vraiment parfait en tous points. En tant que fan, je suis plutôt difficile, mais là, je prends un pied phénoménal à chaque visionnage (je dois en être au dixième à l’heure où j’écris ces lignes).

17060807261415263615084053

Dommage pour JJ Abrams et son reboot masqué, il semble que le public soit plus sensible à ce qui fait STAR WARS, c’est à dire l’essence même de son titre, qu’aux tribulations de Rey et de Kylo Ren. Mais attendons de voir ce que va donner LES DERNIERS JEDI, on n’est pas à l’abri d’une bonne surprise. Pour l’instant ROGUE ONE est effectivement largement devant LE RÉVEIL DE LA FORCE bien qu’il ne soit qu’un spin off, ne serait-ce que pour sa scène finale tout simplement magistrale.

Note : 18/20

- Di Vinz -

Image de prévisualisation YouTube

Autres articles de Di Vinz :

Critiques express / Oblivion / Upside Down / Cloud Atlas / Iron Man 3 / After Earth /Star Trek Into Darkness / Man of Steel / World War Z / Pacific Rim – Wolverine, le Combat de l’Immortel – R.I.P.D. Brigade Fantôme / Elysium / Thor, le Monde des Ténèbres / Le Hobbit : La Désolation de Smaug / Snowpiercer, le Transperceneige / Critiques express DVD, Blu-ray et ciné / X-Men Days of Future Past / Critiques express DVD, Blu-ray et ciné (2) / Critiques express : Robocop & 47 Ronin / Lucy / Ninja Turtles / Edge of Tomorrow / Hercule / Jupiter, le Destin de l’Univers / Test : Alien Isolation / Jurassic World / Star Wars : Le Réveil de la Force / Deadpool / Batman V Superman / Midnight Special / Le Livre de la Jungle / Conjuring 2 / Warcraft : le Commencement / Captain America : Civil War / X-Men : Apocalypse / Logan / Alien Covenant / Independence Day : Resurgence / Star Trek : Sans Limites / Suicide Squad / Doctor Strange / Premier Contact / Assassin’s Creed

Cliquez ici pour rejoindre le groupe des Échos d’Altaïr IV sur Facebook !

Cliquez ici pour visiter les tableaux des Échos d’Altaïr sur Pinterest !

Cliquez ici pour visiter la chaîne YouTube des Échos d’Altaïr !

Cliquez ici pour accéder à la page Facebook publique des Échos d’Altaïr !

INDEX DU BLOG / GUIDE ALTAÏRIEN / CARNET GEEK NC



CRITIQUE EXPRESS : ASSASSIN’S CREED

Di Vinz se lance pour une séance de rattrapage critiques ciné. Rendez-vous est donné tous les deux jours sur le blog, qu’on se le dise ! Aujourd’hui :

CRITIQUE EXPRESS : ASSASSIN'S CREED dans Cinéma 17060605342415263615078948

ASSASSIN’S CREED

L’histoire : Grâce à une technologie révolutionnaire qui libère la mémoire génétique, Callum Lynch revit les aventures de son ancêtre Aguilar, dans l’Espagne du XVe siècle.  Alors que Callum découvre qu’il est issu d’une mystérieuse société secrète, les Assassins, il va assimiler les compétences dont il aura besoin pour affronter, dans le temps présent, une autre redoutable organisation : l’Ordre des Templiers. (allocine.fr)

Réalisateur : Justin Kurzel

17060605405915263615078949 dans Di Vinz

L’adaptation cinématographique du jeux vidéo éponyme ! Réellement fidèle au matériel de base, cet épisode d’ASSASSIN’S CREED nous entraîne dans une nouvelle histoire passionnante à base de mémoire génétique.

Cette fois c’est Callum Lynch, le descendant d’une importante lignée d’Assassins qui, après avoir été sauvé de la peine capitale par la fondation Abstergo, est contraint d’entrer dans l’Animus afin de dévoiler aux Templiers les souvenirs de son ancêtre, Aguilar, assassin en Andalousie en 1492. Compliqué vous dites ? Non, pas de problème, le film est totalement lisible et compréhensible même pour un néophyte qui n’a jamais entendu parler du concept du jeu.

L’Animus permet à Callum de se propulser en 1492 à la place de son ancêtre, ce afin de trouver l’emplacement d’un artefact. On bondit donc entre le présent et l’époque d’Aguilar, ce qui crée une réelle rupture à la fois dans le rythme et dans le visuel. Les passages en Andalousie sont graphiquement de toute beauté ! Les courses-poursuite rappellent un peu les vieux films d’aventure, mais elles rappellent surtout des séquences du jeu vidéo, dans lequel la fuite est prépondérante.

17060605410115263615078950 dans Fantastique

Nos assassins courent sur les murs, grimpent partout, se planquent, balancent des fumigènes, combattent avec des chorégraphies de fou, etc… Au niveau de la fidélité, il n’y a rien à dire. Si, peut-être l’aspect de l’Animus qui devient un gros bras mécanique, cela tranche avec tout ce qu’on a pu voir, mais cette originalité de gâche en rien le plaisir et la compréhension du film.

Michael Fassbender est à la fois producteur et acteur, il s’est fait plaisir et le résultat est tout à fait honorable. À ses côtés, Marion Cotillard est très présente, plutôt pas mal dans le rôle de la scientifique stoïque. Jeremy Irons et Charlotte Rampling complètent le casting côté Templiers, et les quelques autres assassins, dont la partenaire d’Aguilar, ne sont pas en reste.

Un film vraiment cool de mon point de vue, j’espère vraiment qu’il y aura une suite !

Note : 15/20

- Di Vinz -

Image de prévisualisation YouTube

Autres articles de Di Vinz :

Critiques express / Oblivion / Upside Down / Cloud Atlas / Iron Man 3 / After Earth /Star Trek Into Darkness / Man of Steel / World War Z / Pacific Rim – Wolverine, le Combat de l’Immortel – R.I.P.D. Brigade Fantôme / Elysium / Thor, le Monde des Ténèbres / Le Hobbit : La Désolation de Smaug / Snowpiercer, le Transperceneige / Critiques express DVD, Blu-ray et ciné / X-Men Days of Future Past / Critiques express DVD, Blu-ray et ciné (2) / Critiques express : Robocop & 47 Ronin / Lucy / Ninja Turtles / Edge of Tomorrow / Hercule / Jupiter, le Destin de l’Univers / Test : Alien Isolation / Jurassic World / Star Wars : Le Réveil de la Force / Deadpool / Batman V Superman / Midnight Special / Le Livre de la Jungle / Conjuring 2 / Warcraft : le Commencement / Captain America : Civil War / X-Men : Apocalypse / Logan / Alien Covenant / Independence Day : Resurgence / Star Trek : Sans Limites / Suicide Squad / Doctor Strange / Premier Contact

Cliquez ici pour rejoindre le groupe des Échos d’Altaïr IV sur Facebook !

Cliquez ici pour visiter les tableaux des Échos d’Altaïr sur Pinterest !

Cliquez ici pour visiter la chaîne YouTube des Échos d’Altaïr !

Cliquez ici pour accéder à la page Facebook publique des Échos d’Altaïr !

INDEX DU BLOG / GUIDE ALTAÏRIEN / CARNET GEEK NC



12345...77