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Archive pour la catégorie « Cinéma »

ROBOT-CRAIGNOS (94)

ROBOT-CRAIGNOS (94) dans Cinéma 13061310000015263611288446

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JANIS 414 et BIO 2100 sont deux prototypes d’une longue série d’androïdes fabriqués dans le futur éloigné du film WOODY ET LES ROBOTS (1973, Sleeper). Leur aspect est rudimentaire et humanoïde, et ils sont recouverts de plastique et destinés aux tâches domestiques telles que valets, jardiniers ou chauffeurs.

Et c’est là que Woody Allen, alias MILO, intervient.

L’intrigue : En 2173, Miles Monroe (Woody Allen), un homme cryogénisé 200 ans auparavant, est ramené à la vie par des scientifiques appartenant à un mouvement révolutionnaire. En effet, Monroe, dépourvu d’identité biométrique, est le candidat idéal pour infiltrer le « Aires Project » du gouvernement dictatorial en place. Risquant d’être arrêté, il fuit en se déguisant en robot et atterrit dans la maison de Luna Schlosser (Diane Keaton), bourgeoise socialiste utopique…

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Mi-futuriste, mi-burlesque (dans le style des années 1920), WOODY ET LES ROBOTS est une suite de gags et de courses poursuites, MILO et Luna étant constamment traqués par la police futuriste et maladroite.

JANIS 414 et BIO 2100 et les autres androïdes sont finalement peu présents à l’image. Le film se centrant surtout sur les « gags alleniens » et les références à la SF moderne comme 2001, L’ODYSSÉE DE L’ESPACE (BIO 2100) ou encore au MEILLEUR DES MONDES dont « l’orgasmatron » fait directement référence. C’est une machine en forme de boule métallique qui sert à procurer par le toucher, des effets antidepressifs, hallucinogènes et orgasmiques aux sociétés oisives du futur. Mais si un robot peut passer l’orgasmastron à ses maîtres de mains en mains, Miles déguisé en MILO manque de se faire démasquer dans l’extrait suivant :

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-Trapard -

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INDEX DU BLOG / GUIDE ALTAÏRIEN



FESTIVAL « LE FANTASTIQUE EN LUMIÈRE »

FESTIVAL

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On ne nous a rien dit, mais on en parle quand même parce que c’est plus fort que nous…

16120107112015263614673209C’est ce soir, jeudi 1er décembre, que débute à Nouméa, au Rex, à 19H00, le festival Le Fantastique en Lumière organisé par l’association Cal-Ciné. Au programme, le merveilleux film de Nathan Juran LE SEPTIÈME VOYAGE DE SINBAD (« Sinbad » et non « Simbad », merci…), suivi vendredi 2 décembre du chef-d’œuvre de Coppola, DRACULA (séance à 19H00). Ensuite, samedi 3, vous aurez droit, à 18H00, à L’ÉCHELLE DE JACOB d’Adrian Lyne, pour finir enfin, dimanche 4, même heure, avec le génial BEETLEJUICE de Tim Burton. 

On lit sur l’affiche que seuls les membres de l’asso bénéficient de l’entrée gratuite. Les autres devront débourser 1500 F. Et puis la clôture du festival se terminera autour… d’un apéritif. Sympa, non?

- Morbius -

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LA NUIT DU FANTASTIQUE édition 2016

LA NUIT DU FANTASTIQUE édition 2016 dans Cinéma 13100208544615263611602685

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La Nuit du Fantastique édition 2016, organisée par le Sci-Fi Club de Nouvelle-Calédonie, se déroulera le 10 décembre au Cinécity.

Pour 2200 F, vous pourrez voir ou revoir STAR WARS VII : LE RÉVEIL DE LA FORCE, DEADPOOL, CAPTAIN AMERICA : CIVIL WAR, WARCRAFT, KUBO ET L’ARMURE MAGIQUE et, en provenance directe des 80′s, E.T. L’EXTRATERRESTRE de Spielberg.

Les places sont en vente au Cinécity depuis le 7 novembre.



LE SILENCE DU DOCTEUR IVENS (1973)

LE SILENCE DU DOCTEUR IVENS (1973) dans Cinéma 16111207211815263614630691

LE SILENCE DU DOCTEUR IVENS

Petite perle méconnue du cinéma de science-fiction soviétique, LE SILENCE DU DOCTEUR IVENS (1973, Молчание доктора Ивенса / Moltchanie doktora Ivensa) est un film de Boudimira 16111207231015263614630693 dans Science-fictionMietalnikova (ou Budimir Metalnikov, 1925-2001), qui était beaucoup plus prolifique en tant que scénariste qu’en tant que réalisateur. Il a notamment adapté Isaac Asimov pour un autre film de science-fiction soviétique, LA FIN DE L’ÉTERNITÉ (1987, Konets vechnosti) réalisé par Andrei Yermash. Pourtant LE SILENCE DU DOCTEUR IVENS était une grosse production de la Mosfilm, avec l’acteur et cinéaste Sergéï Bondartchouk déjà bien connu et vieillissant dans le rôle du Docteur Ivens. Sa femme à l’écran étant interprétée par l’actrice Irina Skobtseva.

LE SILENCE DU DOCTEUR IVENS est un film curieux et extrêmement bien réalisé, voire même très esthétisant. Pour ce qui est du sujet, malgré une tendance moralisatrice un peu naïve pour les années 70 qui rappelle celle du film de Robert Wise, LE JOUR OÙ LA TERRE S’ARRÊTA (1951), la morale fait pourtant mouche en cette période de « Guerre Froide ».

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L’intrigue : Survivant de la catastrophe aérienne survenue au-dessus de l’Océan Atlantique, le célèbre docteur Ivens, éminent scientifique connu pour ses travaux de biologie et ses recherches sur le 16111207260615263614630696prolongement de la vie, se retrouve avec son épouse et les rares rescapés dans l’épave de l’avion. Celle-ci se trouvant enfermée dans un espace sombre et inconnu. N’ayant conservé aucun souvenir du drame comme les autres naufragés, il en déduit que seules les personnes n’ayant pas souffert de lésions irréversibles ont été secourues par des êtres venus d’un autre monde. Confronté à l’anxiété grandissante des infortunés survivants il va tenter d’entrer en contact avec les extraterrestres qui les ont secourus…

Dès les premières minutes, j’ai pensé au film de Sutton Roley, CHOSEN SURVIVORS (1974) avec cette poignée de survivants enfermés et repliés sur eux-mêmes dans un bunker sous-terrain. Mais là où CHOSEN SURVIVORS préférait la morale « L’Homme est un loup pour l’Homme », LE SILENCE DU DOCTEUR IVENS allait finalement plus loin en montrant le Terrien comme un minuscule être belliqueux face à une Société Extraterrestre nettement plus apte à créer, à anticiper mais aussi, à fraterniser.

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Les effets spéciaux sont dignes du début des années 1970 et pourtant très percutants, bourrés d’effets miroirs et de fausses 3D assez réussies. Et au final, ce SILENCE DU DOCTEUR IVENS est une bonne surprise à découvrir même tardivement. Et son approche est assez simple, là où Andreï Tarkovski préférait la réflexion plus métaphysique en 1972 avec SOLARIS (Солярис).

- Trapard -

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BANDES-ANNONCES : VALERIAN ET ROGUE ONE VERSION 2 !

Deux bandes-annonces percutantes de deux space operas très attendus : VALERIAN ET LA CITE DES MILLE PLANETES et ROGUE ONE : A STAR WARS STORY dans sa version destinée aux salles asiatiques !

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LES MARTIENS ENVAHISSENT LE MONT-DORE !

LES MARTIENS ENVAHISSENT LE MONT-DORE ! dans Cinéma 13100208544615263611602685

Pour sa dernière séance de l’année du cycle Cinéma Vintage, demain jeudi 10 novembre, le Sci-Fi Club a carrément opté pour une invasion martienne ! Inutile de leur crier « Martiens, go home ! », de faire la coutume ou de les convaincre de ne pas abîmer nos beaux paysages calédoniens : nos Martiens n’ont pas fait des millions de kilomètres juste pour repartir sur leur planète rouge chargés de présents. Non, non. Ils commenceront par la conquête de la commune du Mont-Dore, puis leur invasion s’étendra bien au-delà… Rendez-vous donc ce jeudi 10 novembre, à 20h, pour assister à leur GUERRE DES MONDES. Vous n’avez pas le choix…

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16110812284715263614616782 dans Nouvelle-CalédonieC’est avec LA GUERRE DES MONDES que se referme le bel album du cycle Cinéma Vintage du Sci-Fi Club de Nouvelle-Calédonie. Le public calédonien aura eu la chance de découvrir tout au long de l’année quelques-uns des plus grands classiques de la Science-Fiction, des chefs-d’œuvre qui ont marqué l’histoire du genre comme VINGT MILLE LIEUES SOUS LES MERS, LE JOUR OÙ LA TERRE S’ARRÊTA, PLANÈTE INTERDITE et L’HOMME QUI RÉTRÉCIT. Demain jeudi, la dernière séance aura lieu à 20h au Centre Culturel du Mont-Dore avec, cerise sur le gâteau, LA GUERRE DES MONDES, le film inspiré du grand classique littéraire de H.G. Wells et réalisé en 1953 par Byron Haskin. C’est l’occasion pour Les Échos d’Altaïr de ressortir des tiroirs ce vieil article, écrit par Laurent S. et publié en janvier 1990 dans le numéro 5 du fanzine CosmoFiction, et de revenir sur son Martien vedette et sa soucoupe raie manta…

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LE FILM

Ce soir-là, on était à la veille d’Halloween. la fameuse fête de l’épouvante célébrée dans tout le pays. La télé en était alors à ses premiers balbutiements et, pour cette raison, plus de six millions d’Américains avaient encore l’habitude 16110809220015263614616482 dans Science-fictiond’écouter leur poste de radio. Un jour parmi tant d’autres, un certain Wells, Orson Wells, et sa troupe, le « Mercury Theatre », interprétèrent la version radiophonique d’un roman de science-fiction – racontant l’histoire de l’invasion de la Terre par les Martiens – avec tant de réalisme que malgré les fréquentes annonces des dirigeants de la chaîne, précisant qu’il ne s’agissait que d’une pièce, des millions d’Américains connurent la plus grande frayeur de leur vie et s’enfuirent de leur maison, provoquant ainsi l’une des plus grandes paniques de toute l’histoire des États-Unis ! Cela se passait le 30 16110809235815263614616483octobre 1938… En 1953, soit quinze ans plus tard, les célèbres Martiens d’Herbert-George Wells prenaient d’assaut les écrans du monde entier par le biais d’un film qui allait créer l’événement et se classer à jamais parmi les grands classiques du genre : LA GUERRE DES MONDES (The War of the Worlds).

Produit par George Pal, célèbre metteur en scène et producteur de nombreux films de science-fiction, et réalisé par Byron Haskin (assistant sur LES MAINS D’ORLAC), LA GUERRE DES MONDES puise pour beaucoup sa renommée dans ses effets spéciaux d’un 16110809261415263614616484réalisme extraordinaire et qui valurent à leur spécialiste, Gordon Jennings, un Oscar – suprême récompense – lequel ne lui profita guère puisqu’il mourut l’année suivante.

En premier lieu, l’originalité des effets spéciaux de LA GUERRE DES MONDES réside dans deux choses : les soucoupes volantes des extraterrestres et les Martiens eux-mêmes. En ce qui concerne les vaisseaux, H.G. Wells les avait décrit sous la forme de tripodes dans son roman. Ce projet plaisait beaucoup à Byron Haskin mais ne pouvait être raisonnablement construit faute de moyens techniques performants. Haskin opta alors pour un concept résolument « moderne » et donna carte blanche à Gordon Jennings qui se mit aussitôt au travail.

Les plans et les maquettes furent achevés en un mois à peine, et dès les premières ébauches, pour les soucoupes volantes, Jennings s’inspira de la forme des raies manta géantes, et force nous est de reconnaître que le résultat s’avère à la hauteur de l’immense talent de cet homme. En effet, de par leur forme étrange, les soucoupes volantes de LA GUERRE DES MONDES inspirent la crainte, ou mieux encore : la frayeur.

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Les Martiens du film furent conçus d’après les croquis d’Albert Nozaki. Or, si les engins extraterrestres ont une apparence menaçante, les Martiens paraissent quant à eux plutôt inoffensifs, sans défense… presque mignons ! Les maquillages 16110809305815263614616487sont d’une crédibilité vraiment étonnante pour l’époque car extrêmement soignés. On pourra signaler la lointaine ressemblance entre le Martien de LA GUERRE DES MONDES et l’E.T. de Spielberg…

Mais, dans un autre domaine, 1953 c’est aussi l’époque de la guerre froide entre les États-Unis et l’URSS. En cette période, tous les films – ou presque tous – sont influencés par cet état d’esprit anti-soviétique, et LA GUERRE DES MONDES n’échappe pas à la règle. Le film est en effet, avant même d’être un film de science-fiction, purement et simplement une propagande contre le péril rouge (et lorsque l’on sait que la planète Mars est la planète… rouge du système solaire, le rapprochement est facile à faire !).

16110809345615263614616489Cela dit, le film de Byron Haskin ne se résume pas seulement à cet état primaire : c’est aussi un film d’horreur grand crû (du moins pour l’époque !), et, d’ailleurs, Haskin nous annonce la couleur dès le départ : de l’action, de l’action, rien que de l’action, pas de place pour les inutiles bavardages intempestifs. Pour vérifier cela, il suffit de voir les dix premières minutes du film où l’on dénombre vite trois morts ! Suivant le schéma classique des films d’action, l’histoire ira de crescendo en crescendo, jusqu’à l’aboutissement et l’apothéose de la bataille finale ponctuée de scènes d’anthologie qui n’en finissent plus de nous émerveiller.

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Finalement, lorsque les Terriens s’aperçoivent que les Martiens sont tous terrassés par une épidémie quelconque, ils se rendront à l’évidence que la race humaine n’est pas dominante sur la Terre, qu’elle peut dépendre aussi de la plus infime portion de vie de cette planète : le microbe… Dans cette fin pessimiste (mais comme le désirait son auteur, H.G. Wells), se trouvent les ingrédients typiques du film sombre des années cinquante, sans doute dus à une Seconde Guerre mondiale encore proche et toujours présente dans les esprits, et surtout aux dangers du nucléaire.

- Laurent S. – (pour CosmoFiction n°5 de janvier 1990)

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LE MARTIEN

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Cet extraterrestre à l’apparence étrange est un authentique Martien de LA GUERRE DES MONDES. C’est à l’occasion d’une séquence dramatique que nous pouvons enfin découvrir le Martien en question, mais son apparition est brève et elle demeurera unique, juste le temps pour le spectateur d’entrevoir son horrible faciès en pleine lumière avant qu’il ne soit violemment frappé par le héros du film. C’est alors dans un cri strident que le monstre s’enfuit. La scène est suffisamment intense 16110902181115263614618675pour glacer le sang, même si l’apparence de notre Martien peut prêter à sourire aujourd’hui.

Veines proéminentes, système de vision particulier et mains constituées de trois doigts ventouses (typique des fifties), le Martien de LA GUERRE DES MONDES compte parmi les créatures les plus célèbres du cinéma de science-fiction, et ce malgré son apparition furtive.

On sait peu de choses concernant la conception du Martien, sinon que c’est Charles Gemora qui l’a réalisé et incarné dans le film de Byron Haskin, aidé de sa fille Diana. De magnifiques photos de sa réalisation sont disponibles sur le site Hollywood Gorilla Men. Vous pourrez ainsi découvrir l’apparence véritable et entière de notre cher Martien…

L’avis des spécialistes :

« Même si le film lui-même, très daté (emploi de soucoupes volantes, message anti-Rouges…), reste moyen, les Martiens, ces gros champignons dotés d’un œil unique et brandissant leurs trois doigts ventousés, témoignent d’un effort trop rare dans la SF cinématographiée pour échapper à l’anthromomorphisme ou au « géomorphisme ». » (Cent Monstres du Cinéma Fantastique / Jean-Pierre Andrevon & Alain Schlockoff / éd. Jacques Glénat)

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LA SOUCOUPE

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Peut-on à proprement parler de « vaisseau » en ce qui concerne ce que l’on appelle plus couramment les « machines » de LA GUERRE DES MONDES ? Oui et non. Le cas est particulier… mais nous éviterons ici de chercher la petite bête (martienne) pour passer directement au sujet qui nous intéresse…

Afin d’envahir la Terre, les Martiens lancent dans l’espace ce qui ressemble à première vue à des météores. Ces derniers s’écrasent dans différents pays du monde. Mais on découvre rapidement qu’il s’agit en fait de coques métalliques 16110904184815263614618688creuses, déguisées sous la forme de météorites, d’où s’échappe un engin destructeur piloté par un (ou des) Martien(s). Cet appareil, d’apparence cuivrée et possédant la forme d’une raie manta géante, se déplace en glissant lentement à quelques mètres du sol grâce à trois faisceaux magnétiques. Une sorte de tête de cobra allongée et mécanique se dresse au-dessus de lui en émettant un son particulier très régulier. Il s’agit à la fois d’une sorte de « périscope » à l’extrémité lumineuse, et d’arme qui s’active en cas de besoin pour cracher un puissant rayon destructeur désintégrateur (sorte de flot d’étincelles impressionnant et bruyant).

Lors des attaques, les vaisseaux (ou engins) martiens activent les armes se situant au bout de leurs « ailes ». Des salves d’énergie verte s’en échappent alors.

Une sorte de sonde, qui fonctionne comme un câble rétractable muni d’un œil électronique à trois lentilles colorées à son extrémité, peut sortir du vaisseau martien pour explorer les alentours.

16110904153615263614618687Enfin, un bouclier invisible (qui n’apparaît que lors des explosions des missiles terriens) protège la machine des attaques de l’armée, voire même de la bombe atomique.

Aussi étrange que cela puisse paraître, et en pleine période de soucoupes volantes, les vaisseaux de LA GUERRE DES MONDES ne ressemblent pas à des soucoupes mais à des engins menaçants, à la forme extrêmement originale pour l’époque. Un soin tout particulier sera également consacré aux différents sons de ces machines destructrices, notamment grâce à l’enregistrement mélangé de trois guitares électriques pour les faisceaux de la mort, ou encore grâce à celui, retravaillé bien sûr, de violons et de violoncelles au moment où l’engin martien s’apprête à tirer. Un son issu de LA GUERRE DES MONDES sera par la suite régulièrement réutilisé dans la série STAR TREK des sixties pour les séquences de lancement des torpilles à photon de l’Enterprise !

Pour en savoir plus sur les vaisseaux martiens de LA GUERRE DES MONDES : roger-russell.com

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L’AVIS DES SPÉCIALISTES

« [...] Les spectateurs qui découvrent le film en 1953 sont éblouis par les effets spéciaux, terrassés par les scènes de destruction. [...] L’un des meilleurs films produits par George Pal, l’un des meilleurs aussi réalisés par Byron Haskin, qui a largement 16110905012215263614618691contribué au cinéma de science-fiction. [...] » (La Science-Fiction / Guide Totem / éd. Larousse / Lorris Murail)

« [...] Le film est tellement réputé et convaincant dans son imagerie (représentation des soucoupes, des « tripodes », et autres machines) que Spielberg a repris littéralement dans son remake certaines idées. Les personnages sont fades, mais peu importe : l’imagerie triomphe et charme. L’œuvre propose aussi un certain nombre de situations types qui vont se retrouver dans une foule de films. Le fait même que l’adaptation de Spielberg se soit singularisée en en prenant presque systématiquement le contre-pied démontre la force du modèle. » (Les Films de Science-Fiction / éd. Cahiers du Cinéma / Michel Chion)

« [...] Sans doute Byron Haskin n’est-il, selon l’expression consacrée, qu’un honnête artisan, mais son travail sur LA GUERRE DES MONDES – auquel il faut adjoindre celui du véritable maître d’œuvre du film, George Pal, à la fois producteur et responsable des effets spéciaux – fait de ce film, outre qu’il est sans nul doute le meilleur de son signataire, une œuvre phare de la SF des années 1950. » (100 Ans et plus de Cinéma Fantastique et de Science-Fiction / éd. Rouge Profond / Jean-Pierre Andrevon)

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LA GUERRE DES MONDES, présenté JEUDI 10 NOVEMBRE, à 20h au Centre Culturel du Mont-Dore dans le cadre du cycle Cinéma Vintage organisé par le Sci-Fi Club. Entrée gratuite.

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MONSTRES SACRÉS : LA PRINCESSE ASA VAJDA

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La Princesse Asa Vajda est autant repoussante lorsqu’elle est allongée dans son cercueil et qu’une nuée d’araignées lui dévorent l’intérieur des orbites, que belle et énigmatique sous les traits de l’actrice anglaise, Barbara Steele.

Asa Vajda était une terrible sorcière vivant au XVIIe siècle dans la très ancienne Moldavie, mais accompagnée de son diabolique amant, Igor Iavoutich, ils sont suppliciés et lui est cloué sur le visage, le fameux masque de fer ou masque du démon du titre (l’équivalent de « la vierge de fer » mais uniquement pour le visage). Avant la pose du masque, Asa Vajda lance une terrible malédiction sur les descendants de la famille de ses bourreaux. Cette introduction du MASQUE DU DÉMON (1960, La Maschera del demonio) de Mario Bava, inspirera un nombre incroyable d’imitations, et notamment mexicaines et britanniques. Mais la violence visuel du début du film de Bava reste encore intact de nos jours, au moment où l’énorme maillet s’abat sur le masque aux clous énormes qui vont s’enfoncer dans le visage de la sorcière.

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Mario Bava s’est plus ou moins inspiré de la nouvelle « Vij » de Nicolas Gogol, inspirée de légendes ukrainiennes (et non pas moldaves comme dans le film de Bava) et qui traite de la résurrection d’une entité démoniaque se transformant en une belle jeune femme. Évidemment, l’adaptation qu’en a faite Mario Bava est très romancée, voire même très occidentalisée, sûrement dans le but d’être mieux exportable. Les deux cinéastes russes, Constantin Erchov et Gueorgui Kropatchev, en tourneront une version plus fidèle en 1967 pour la Mosfilm avec VIJ, quoiqu’elle soit très « chantée » à la manière du cinéma de propagande soviétique. Il existe une autre version datant de 2014, réalisée par un autre cinéaste russe, Oleg Stepchenko, mais je ne l’ai jamais vue.

Et pour le coup, la Princesse Asa Vajda appartient corps et âme au film de Mario Bava. Et bien que la notion vampirique présente chez Gogol soit latente durant tout le film, la belle Asa reste avant tout une sorcière séductrice mais cruelle et meurtrière cherchant à aller jusqu’au bout de la malédiction qu’elle a lancée.

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Pour ce qui est de Barbara Steele, rares sont les autres films de sa filmographie dans lesquels elle atteint un tel jeu haineux, autant dans le regard que dans le ton de la voix. Bien qu’elle soit toujours aussi excellente en damnée en tant qu’Helen Karnstein dans LA SORCIÈRE SANGLANTE (1964, I Lunghi capelli della morte), en Veronica, sorcière ambiguë dans LA SŒUR DE SATAN (1966, The She-Beast) ou encore, en tant que Lavinia l’incroyable prêtresse du Malin dans LA MAISON ENSORCELÉE (1968, Curse of the Crimson Altar). Que des rôles qui, à eux seuls, pourraient remplir plusieurs articles de la rubrique des “Monstres Sacrés”, tout comme le personnage Igor Iavoutich, amant livide et sanguinaire de la sorcière Asa qui imprègne tout le film de sa présence fétide.

Mais la Princesse Vajda laissera au moins flotter une empreinte indélébile sur une bonne partie de la carrière de Barbara Steele et de nombreux autres films d’épouvante européens : son double rôle. Asa est autant maléfique que la Princesse Katia, sa descendante se voudrait un double angélique malgré la présence inquiétante des deux énormes molosses qui l’accompagnent en tout lieu. Et Mario Bava ne s’est pas encombré du cliché de la douce blonde et de la rugueuse brune, il a carrément choisi Barbara Steele pour incarner ce double-rôle, rendant ainsi le film plus étrange et ambivalent encore. Et oui, on n’attrape pas la Princesse Vajda comme ça !

- Trapard -

Autres Monstres Sacrés présentés sur Les Échos d’Altaïr :

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MONSTRES SACRÉS : GORGO

MONSTRES SACRÉS : GORGO dans Cinéma 14050303003115263612199975

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Oh mon Dieu : Godzilla !!

Eh bien, non. Observez mieux les petites oreilles amphibiennes de la créature… Il s’agit de GORGO, une créature de l’au-delà des mers (A creature from beyond the seas !).

L’intrigue : Alors qu’ils prospectent une épave au large de l’île irlandaise de Nara, des chercheurs de trésor découvrent l’existence d’un monstre marin gigantesque libéré des profondeurs par une irruption volcanique. Ils le capturent et contre l’avis des scientifiques, l’acheminent à Londres pour l’exhiber dans un cirque sous le nom de Gorgo. Mais Gorgo est en fait le petit d’une créature beaucoup plus grande qui ne tarde pas à se mettre à la recherche de sa progéniture…

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Voilà, tout est dit. GORGO est un film britannique tourné par Eugène Lourié, un peintre et décorateur français dont le nom apparaît aux génériques de bon nombre de films hexagonaux comme ceux de Jean Renoir, de Marcel L’Herbier ou de Max Ophüls.

16102009351115263614568004 dans TrapardEugène Lourié est aussi à l’origine d’une poignée de films de monstres géants comme LE MONSTRE DES TEMPS PERDUS (1953, The Beast from 20,000 Fathoms) et LA BÊTE GÉANTE QUI S’ABAT SUR LONDRES (1959, Behemoth the Sea Monster). Sorti en salles en France en 1961, GORGO est le plus connu et le plus célébré de ces films alors qu’il s’agit, à mon goût, du moins intéressant des trois.

En 1961, on s’éloigne déjà de l’aire atomique et du géant BEHEMOTH, et on est déjà très loin de la créature contagieuse du MONSTRE DES TEMPS PERDUS. Et sûrement à cause du succès de certains films de dinosaures « tout public » comme LES MONSTRES DE L’ÎLE DE FEU (1960, Dinosaurus!) d’Irvin S. Yeaworth Jr, GORGO a ce petit côté épuré et gentillet, proche d’un kaiju-eiga tout public des années 60, l’humour en moins. Et on connait les démêlés qu’a connu Eugène Lourié avec les producteurs américains de son film. Néanmoins, GORGO possède une sacré prestance lorsqu’il sort des mers pour s’abattre sur les bâtiments londoniens, faisant fuir les foules, tel un Godzilla ou un King Kong british. Et le film est d’une beauté visuelle sans pareil avec son procédé de Technicolor très contrasté.

À savoir que GORGO a eu droit à son comics vendu entre 1960 et 1965 et dont vous pouvez consulter les pochettes à partir de ce lien.

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L’AFFICHE : VALÉRIAN ET LA CITÉ DES MILLE PLANÈTES

VALÉRIAN ET LA CITÉ DES MILLE PLANÈTES se dévoile peu à peu. Ce space opera de grande envergure, adaptation cinématographique des aventures du célèbre héros de BD, sortira en 2017. En attendant, son réalisateur Luc Besson nous offre cette très belle affiche qui fait déjà rêver…

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L’HOMME QUI RÉTRÉCIT À BOURAIL

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Et pourquoi rétrécir spécialement à Bourail quand on peut rétrécir ailleurs, me direz-vous ? À moins que ce ne soit encore une histoire de lutins du pays… Détrompez-vous. Seul le Sci-Fi Club et son cycle Cinéma Vintage possède la machine à rêves capable de vous réduire à l’état d’atome, et ce sera uniquement à Bourail, oui, ce vendredi 30 octobre 2016, à 18h30, avec la projection du chef-d’œuvre de Jack Arnold : L’HOMME QUI RÉTRÉCIT (The Incredible Shrinking Man, 1957). Rendez-vous dans l’univers de l’infiniment petit pour un film immensément grand…

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Après vous avoir convié à bord du Nautilus du capitaine Nemo pour un fabuleux voyage à travers les océans, après vous avoir permis de prononcer « Klaatu Barada Nikto » devant le fier Klaatu et son robot Gort, et après vous avoir dévoilé 16092807533515263614521172 dans Nouvelle-Calédoniele dangereux secret de la civilisation des Krells d’Altaïr IV sans même le consentement de Morbius, le Sci-Fi Club de Nouvelle-Calédonie vous propose de vous réduire tout simplement à l’état d’insecte… Peut-être que votre ego en prendra un coup, voire sûrement, mais il faut bien relativiser vos soucis quotidiens. En effet, ils ne sont rien comparés à ceux de Scott Carey, qui ne va pas cesser de rétrécir après être passé à travers un mystérieux brouillard radioactif…

C’est ce vendredi 30 septembre que L’HOMME QUI RÉTRÉCIT, autre grand classique de la SF, sera projeté gratuitement au cinéma de Bourail, à 18h30. Le Sci-Fi Club 16092807533615263614521173 dans Sci-Fi Clubpoursuit ainsi son cycle Cinéma Vintage avec quelques-unes des œuvres les plus marquantes de toute l’histoire du cinéma fantastique et de science-fiction, et ce à l’occasion des 30 ans de l’association calédonienne de l’Imaginaire. Un moyen de redécouvrir ou de découvrir dans des conditions exceptionnelles les plus grands classiques des années 50 appartenant à ces genres.

L’HOMME QUI RÉTRÉCIT est l’adaptation cinématographique du roman éponyme du célèbre écrivain américain Richard Matheson, roman publié en 1956. Désormais aux commandes du scénario du film, l’auteur offre à la Universal le sujet suivant : « À la suite d’une contamination radioactive, un homme voit avec effarement son corps diminuer de taille. À tel point qu’il devient la proie d’un chat puis d’une araignée. Courageusement, il part à la découverte de son univers. » Jack Arnold 16092807575115263614521174(L’ÉTRANGE CRÉATURE DU LAC NOIR, LE MÉTÉORE DE LA NUIT, TARANTULA…), auquel nous avons déjà consacré un dossier ici, se charge de la réalisation de ce qui deviendra très vite une référence cinématographique de premier ordre de par son récit traité de manière intelligente et émouvante, et de par ses effets spéciaux souvent fort réussis. 

L’HOMME QUI RÉTRÉCIT possède en effet de nombreuses séquences d’anthologie comme la poursuite avec le chat, le combat avec l’araignée, sans compter la représentation des objets de la vie courante (crayon, ciseaux, épingle, boîte d’allumettes…) réalisés dans des proportions impressionnantes pour un résultat des plus convaincants. « Pour donner au spectateur l’illusion du rétrécissement de Scott Carey, quatorze décors de grandeurs différentes ont été construits, s’élevant au fur et à mesure que le héros est censé diminuer. » (Les 100 Chefs-d’œuvre du Film Fantastique, Jean- Marc Bouineau & Alain Charlot, éd. Marabout, 1989)

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L’avis des spécialistes

[...] Film-phare du cinéma de science-fiction qui marqua l’aboutissement le plus achevé du thème du mutant, déjà abordé dans TARANTULA et aussi, par Gordon Douglas, dans DES MONSTRES ATTAQUENT LA VILLE (Them !, 1954) dont le scénario était dû à Richard Matheson. [...] L’HOMME QUI RÉTRÉCIT est certes un film de science-fiction mais aussi un sombre drame psychologique. (Le Cinéma, Grande Histoire Illustrée du 7e Art, éd. Atlas, 1982)

16092808041915263614521176[...] En plus de sa teneur fantastique, L’HOMME QUI RÉTRÉCIT propose une vision psychologique de l’univers quotidien. La cave, que des millions de personnes foulent chaque jour, se révèle un lieu malfaisant, peuplée d’autant de vies qu’une forêt amazonienne. Richard Matheson, auteur entre-autres de Je suis une Légende, a exigé d’écrire le scénario lui-même, redoutant une adaptation bâclée. [...] (Les 100 Chefs-d’œuvre du Film Fantastique, Jean- Marc Bouineau & Alain Charlot, éd. Marabout, 1989)

[...] Adapté d’un roman de Richard Matheson, c’est l’une des œuvres les plus abouties de Jack Arnold qui a su tirer partie de toutes les possibilités de cette étrange histoire pouvant se lire à plusieurs niveaux : aventure extraordinaire, drame psychologique, réflexion philosophique sur la place de l’Homme dans l’Univers, témoignage sur les dangers des radiations atomiques. Particulièrement riche, le film utilise à bon escient des effets spéciaux qui n’ont jamais été aussi nécessaires. [...] Conté à la première personne, L’HOMME QUI RÉTRÉCIT s’inscrit, en outre, dans un propos ambitieux confirmé par une fin angoissante qui refuse l’optimisme béat. [...] (L’Encyclopédie de la Science-Fiction, Jean-Pierre Piton & Alain Schlockoff, éd. Grancher, 1996)

[...] Malgré (ou grâce à) sa fin spiritualiste, le film de Jack Arnold est, et demeure, un film magnifique, grandiose – et d’une très belle progression. [...] Il y a quelque chose de troublant dans ce changement d’échelle que subit notre identification à l’acteur : on s’identifie d’abord aux autres, à sa femme, puis, lorsqu’il est cru mort par les autres, à lui. [...] (Les Films de Science-Fiction, Michel Chion, éd. Cahiers du Cinéma, 2009)

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L’HOMME QUI RÉTRÉCIT, c’est vendredi 30 septembre, à 18h30, au cinéma de Bourail, en projection gratuite.

- Morbius -

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