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Archive pour la catégorie « Cinéma »

Le Voyage Fantastique de Sinbad

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LE VOYAGE FANTASTIQUE DE SINBAD (THE GOLDEN VOYAGE OF SINBAD)

Année : 1974
Réalisation : Gordon Hessler
Scénario : Brian Clemens, d’après une histoire de Brian Clemens et de Ray Harryhausen
Production : Charles H. Schneer et Ray Harryhausen
Musique : Miklos Rosza
Effets spéciaux : Ray Harryhausen
Pays : GB / USA
Durée : 105 min
Interprètes : John Pillip Law, Caroline Munro, Tom Baker, Douglas Wilmer…

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L’HISTOIRE :
Une amulette en or et une carte mystérieuse en poche, Sinbad et ses compagnons choisissent de naviguer jusque sur une île inconnue afin d’atteindre un trésor : la fontaine de Jouvence…

CREATURES :
Griffon, centaure, statue vivante de Kali, homonculus, proue vivante…

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Près de vingt ans après LE SEPTIEME VOYAGE DE SINBAD, Ray Harryhausen et Charles H. Schneer embarquent à nouveau dans un fabuleux voyage dans les contrées de l’Imaginaire avec ce nouveau chapitre de la trilogie des Sinbad. Le nouvel acteur incarnant le légendaire héros arabe est certainement le plus convaincant et le mieux joué de tous. Moins guindé que son prédécesseur, il ne résistera pas longtemps aux charmes de la très belle Margiana incarnée par la pulpeuse Caroline Munro ! Années 1970 oblige, elle porte des tenues qui mettent plus qu’en valeur ses formes…

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En dehors de ces effets spéciaux « naturels », LE VOYAGE FANTASTIQUE DE SINBAD est encore une très grande réussite, en particulier, bien sûr, dans le domaine des réalisations de notre incomparable et incontournable Ray Harryhausen. Si je n’avais qu’une seule scène à retenir de ce film, ce serait celle du combat de Sinbad contre la déesse Kali. Véritable prouesse, chaque bras étant animé un par un, Harryhausen nous offre là une scène d’anthologie où la déesse danse un instant avant d’affronter notre héros et ses hommes, maniant ses sabres avec grande dextérité !
On a également droit au combat assez cruel entre un griffon et un centaure (l’agonie du griffon est plutôt bruyante), on y rencontre un petit être ailé, l’homonculus, qui pousse de petits cris amusants, et on assiste à une impressionnante scène où la proue du navire de Sinbad s’arrache pour venir défier ses marins !

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La musique, confiée au grand Miklos Rosza (BEN HUR), est un atout non négligeable pour LE VOYAGE FANTASTIQUE DE SINBAD, notamment pour son superbe générique d’ouverture.

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Tout comme LE SEPTIEME VOYAGE DE SINBAD, LE VOYAGE FANTASTIQUE DE SINBAD est disponible en DVD. A voir d’urgence si vous ne le connaissez pas encore !

Bande-annonce américaine du film :

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- Morbius -



Perle rare : The Earth Dies Screaming

Perle rare : The Earth Dies Screaming dans Cinéma 14122607283615263612823769

Attention : film rare ! The Earth Dies Screaming est actuellement programmé en VOST sur TCM ! Réalisé en 1964 par Terence Fisher, réalisateur attitré de nombre de films de la Hammer, The Earth Dies Screaming est un film de science-fiction d’une durée de 60 minutes qui raconte l’histoire d’un petit groupe de survivants dans un village envahi par d’étranges robots ! Même si le film de Fisher est loin d’être un chef-d’oeuvre, même si l’on se croirait très souvent revenu dans un vieil épisode fauché du célèbre Doctor Who des années 1960 et même si l’on s’ennuie souvent dans cette histoire qui s’enlise progressivement, The Earth Dies Screaming est une perle rare à voir, mieux : à enregistrer ! Je ne vous ai pas convaincu ?… ah bon !…

Pour en savoir plus sur The Earth Dies Screaming et lire l’excellente critique de Mallox : http://films.psychovision.net/critique/earth-dies-screaming-871.php



Le 7e Voyage de Sinbad

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LE 7e VOYAGE DE SINBAD (THE SEVENTH VOYAGE OF SINBAD)
Année : 1958
Réalisateur : Nathan Juran
Scénario : Ken Colb
Production : Charles H. Schneer et Ray Harryhausen
Musique : Bernard Herrmann
Effets spéciaux : Ray Harryhausen
Pays : USA
Durée : 1H25
Interprètes : Kerwin Mathews, Kathryn Grant, Richard Eyer, Torin Thatcher…

L’HISTOIRE :
Sinbad part à la recherche du remède miracle qui permettra à sa fiancée de retrouver sa taille normale perdue après la malédiction d’un magicien…

LES CREATURES :
Cyclope, dragon, oiseau roc, squelette.

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LE 7e VOYAGE DE SINBAD est le premier d’une série de trois films sur Sinbad produits par Charles H. Schneer. Mais surtout, ses effets spéciaux, tout comme ceux des prochains Sinbad, seront confiés au maître de l’animation image par image, au génie : Ray Harryhausen.
L’histoire se déroule à Bagdad, à l’époque des contes et légendes où les créatures fantastiques côtoient les humains. On y rencontre des génies, des sorciers et magiciens, des lampes merveilleuses et des princesses vivant dans des palais. L’histoire n’a pas d’autre but que de faire rêver, et elle y parvient merveilleusement bien en nous replongeant dans l’univers des contes de fées de notre enfance.

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Ce chef-d’oeuvre du genre, aujourd’hui un classique, nous offre des séquences où le talent de Ray Harryhausen excelle. Ainsi, l’arrivée impressionnante du cyclope sur la plage, le combat du dragon contre un autre cyclope, l’attaque de l’oiseau roc et le duel de Sinbad contre le squelette vivant (qui nous rappelle un autre chef-d’oeuvre du genre : JASON ET LES ARGONAUTES…). A l’époque où le numérique n’existe pas encore, Ray Harryhausen insuffle à ses créations une vie, une âme, le tout renforcé par l’extraordinaire musique de Bernard Herrmann.

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LE 7e VOYAGE DE SINBAD est régulièrement rediffusé à la télévision, et sa version restaurée est désormais disponible non seulement en DVD mais aussi en Blu-ray. Un film à voir et à revoir.

Bande-annonce américaine du film :

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- Morbius -



Tron Legacy

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En 1982 sortait un film événement, aujourd’hui un classique, qui marqua une génération de fans de SF : Tron. Tron, réalisé par Steven Lisberger et produit par Walt Disney, était alors le premier film presque entièrement tourné en images de synthèse. David Warner y jouait le rôle du méchant, Jeff Bridges et Bruce Boxtleiner (Babylon 5) étaient également de la partie. L’histoire racontait une lutte sans merci entre des concepteurs de programme miniaturisés et précipités à l’intérieur des circuits d’un ordinateur… On assistait à des poursuites en motos électroniques, à des combats à l’aide de frisbees lumineux, tout cela avec des costumes et des décors incroyables auxquels ont participé Moebius et Syd Mead.

En 2010 sortira l’un des événements cinématographiques de l’année : Tron Legacy, la suite officielle de Tron. Beaucoup en espérait une depuis longtemps, même si elle ne s’avérait pas forcément nécessaire. Pour l’instant on sait peu de choses de l’intrigue, néanmoins les premières images du film sont assez impressionnantes et rappellent aux nostalgiques bien des séquences de l’original ! Bande-annonce :

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Fascinante planète Mars (4) : Délires martiens

Fascinante planète Mars (4) : Délires martiens dans Cinéma 14122608342615263612823803

DELIRES MARTIENS

Mars peut également engendrer des produits extravagants, à la façon de MARS NEEDS WOMEN de Larry Buchanan. En effet, en 1966 la planète rouge a besoin de femmes pour assurer la survie de l’espèce ! Un groupe de Martiens part donc à la chasse aux Terriennes, lesquelles s’enfuient en poussant des cris stridents dès l’approche de nos extra-terrestres !

Pire encore avec les PAJAMAS PARTY (1964) de Don Weiss, PINNOCHIO IN OUTER SPACE (1965) de Ray Groosens ou encore SANTA CLAUS CONQUERS THE MARTIANS (1964) de Nicholas Webster, sans compter ABBOT AND COSTELLO GO TO MARS (1952) de Charles Lamont !

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Mars, rouge de colère, en voit décidément de toutes les couleurs entre des pyjamas, un Pinnochio, un Père Noël et deux andouilles ! Les Américains ne reculent devant rien… Même les célèbres SENTINELLES DE L’AIR, de Gerry Anderson, ont vécu leur première aventure cinématographique sur Mars avec THUNDERBIRDS ARE GO ! (1966) de David Lane.

Et les Français dans tout ça ?… On pourra citer NE JOUEZ PAS AVEC LES MARTIENS (1967) de Henri Lanoë, avec Jean Rochefort, où deux reporters assistent à l’arrivée des Martiens sur la côte bretonne et UN MARTIEN A PARIS (1961), de Jean-Daniel Daninos, avec Darry Cowl, considéré comme une satire de moeurs terriennes.

Mais les Mexicains ne sont pas en reste avec leur SANTO CONTRA LA INVASION DE LOS MARCIANOS (1966) de Alfredo B. Crevenna, tout comme les Italiens avec I MARZIANI HANNODODICI MANI (1964) de Franco Castellano.

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Quand il s’agit de délirer, les Terriens sont toujours au rendez-vous ! Pauvre planète Mars ! Mais tout cela pourrait bien changer avec, annoncé enfin officiellement pour 2012, JOHN CARTER OF MARS, réalisé par Andrew Stanton et produit par Paramount / Walt Disney. Une méga production qui mettra en scène le premier tome de la célèbre saga littéraire de SF d’Edgar Rice Burroughs, A PRINCESS OF MARS ! Ouf ! Mars a encore de beaux jours devant elle !

-Morbius -

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Fascinante planète Mars (3) : Ménagerie martienne

Fascinante planète Mars (3) : Ménagerie martienne dans Cinéma 14122608525215263612823812

MENAGERIE MARTIENNE

Connaissez-vous THE ANGRY RED PLANET (1960) ? Inédit en France et réalisé par Ib Melchior, ce film constitue une petite merveille d’étrangeté et d’originalité rares. Une fusée américaine revient sur Terre après une mission d’exploration sur Mars. Seule la femme de l’équipage a survécu au voyage, et c’est à l’hôpital qu’elle raconte son incroyable aventure. Le spectateur découvre alors les scènes intrigantes de l’extraordinaire odyssée, lesquelles baignent constamment dans une couleur orangée. Jungle aux plantes carnivores géantes, gigantesque créature poilue à tête de rongeur et aux pattes démesurées, océan renfermant un monstre aquatique au corps gélatineux, cité martienne aux tours élancées et Martien à l’apparence indescriptible parsèment THE ANGRY RED PLANET pour le plus grand bonheur des amateurs du genre ! Dans cette ménagerie étonnante évoluent des acteurs qui ne perdent jamais rien de leur sérieux malgré la légèreté de certaines scènes. Une bande-annonce à voir d’urgence pour se faire une petite idée du film de Melchior à ranger bien entendu dans les délicieuses séries B… Allez jusqu’au bout, car c’est vers la fin que les créatures et autres étrangetés apparaissent !

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 IT ! THE TERROR FROM BEYOND SPACE (1958), réalisé par Edward L. Cahn, est le film réputé pour avoir inspiré l’ALIEN de Ridley Scott. Ici, un vaisseau spatial, de retour lui aussi d’une mission sur Mars, va découvrir qu’un monstre s’est glissé dans ses soutes. L’ « horrible » créature décimera un à un les pauvres membres d’équipage.

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A l’inverse, la « créature » de DEVIL GIRL FROM MARS (1954), une « séduisante » Martienne accompagnée de son robot-caisson, a parcouru l’espace pour nous donner une belle leçon de morale dans cette série Z d’une nullité affligeante, signée David McDonald. L’ensemble du film se déroule en effet d’une soucoupe volante au salon d’une maison de campagne et du salon d’une maison de campagne à une soucoupe volante, notre Martienne se contentant régulièrement d’ouvrir et de fermer des rideaux pour faire ses apparitions théâtrales… Un aperçu ? Attention…

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Loin des délires navrants du Britannique David McDonald, son compatriote Roy Ward Baker nous livre une oeuvre passionnante et de grande qualité, au climat des plus étranges, avec son QUATERMASS ET LE SQUELETTE DE L’ESPACE (QUATERMASS AND THE PIT aka FIVE MILLION YEARS TO EARTH / 1967). Dans le métrode Londres, une nouvelle rame en construction met à jour un vaisseau extra-terrestre datant de plusieurs millions d’années, lequel révèle bientôt son incroyable contenu aux scientifiques : des êtres, à l’apparence d’insectes, parfaitement conservés. Très vite, le vaisseau émet de puissantes ondes dévastatrices et projette des images dans l’esprit de ceux qui s’en approchent.

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On découvre ainsi qu’à l’aube de l’humanité les Martiens vinrent sur notre planète pour chercher des esclaves, et qu’ils accélérèrent eux-mêmes le processus d’évolution de notre race avant de disparaître. La grande originalité de ce sujet entraîne le spectateur dans une histoire captivante de bout en bout, traitée avec grand sérieux et intelligence. La civilisation martienne à l’origine de la civilisation terrienne… vaste programme ! Bande-annonce :

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- Morbius -



Fascinante planète Mars (2) : L’invasion vient de la Terre

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L’INVASION VIENT DE LA TERRE

Si l’on ne compte plus les invasions martiennes, la Terre elle-même ne s’est pas privée de coloniser ou, mieux, de terraformer la planète rouge. Ainsi, CHRONIQUES MARTIENNES (THE MARTIAN CHRONICLES / 1980), mini série télévisée fauchée, adapte le splendide roman de Ray Bradbury avec plus ou moins de talent.

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En 1990, Paul Verhoeven se charge avec son TOTAL RECALL (TOTAL RECALL / 1990) de transcrire à l’écran une nouvelle de l’auteur Philip K. Dick. Arnold Schwarzenegger y campe un héros hanté par un cauchemar qui l’entraîne chaque nuit sur Mars. Il découvrira bientôt que sa vie sur terre, véritable rêve artificiel, lui cache en fait un passé vécu sur la planète rouge. TOTAL RECALL s’éloigne forcément de la nouvelle originale en raison de sa durée, néanmoins il réserve au cinéphile un scénario passionnant, et la vision du monde martien qu’il nous propose est certainement la plus aboutie dans le genre.

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MISSION TO MARS, de Brian de Palma (MISSION TO MARS / 2000), racontera quant à lui la mésaventure d’un groupe d’astronautes partis vers la planète rouge pour connaître la réponse à l’énigme de la disparition d’une première mission quelques années plus tôt. Avec des scènes à couper le souffle, le film de de Palma est une brillante réussite où le spectateur n’est plus dans la salle mais avec les astronautes, dans l’espace, vivant à chaque instant des moments d’angoisse et de suspense très intenses : les micrométéorites, l’explosion du réservoir, la mort héroïque de l’un des membres d’équipage… Le soin apporté également aux décors du vaisseau confère à MISSION TO MARS toute l’ampleur d’un film d’une rare crédibilité. La fin, critiquée par beaucoup, s’avère pourtant tout à fait à la hauteur de cette merveille du genre.

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- Morbius -

 



Fascinante planète Mars (1) : L’invasion vient de Mars !

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Fascinante planète Mars qui déchaîne les passions depuis des décennies ! Qu’ils soient romanciers, cinéastes ou même scientifiques, les hommes ont toujours voulu donner une vie à cette pauvre planète morte, à cette soeur de la Terre dont on a cru, pendant longtemps, qu’une civilisation y avait bâtie de gigantesques canaux… Malheureusement, dans les années 1970, les sondes Viking devaient nous apporter la preuve (?) que Mars n’est qu’une immense boule rouillée, un monde figé depuis des millions d’années… grande déception pour les fans de science-fiction ! Malgré cela, l’espoir perdure : depuis la découverte de ce qui pourrait être un microfossile sur une météorite martienne, l’homme s’interroge. Et si Mars nous cachait encore des secrets ?… Déjà l’homme se prépare à y aller. Ce sera la première planète de l’histoire de l’humanité où il posera le pied. Mais ce n’est pas pour demain ! En attendant, revisitons le palais des rois martiens, celui de notre imagination terrienne si fertile, car la planète rouge a inspiré des dizaines de films à des réalisateurs plus ou moins inspirés. Une bonne moitié de ces oeuvres demeure inédite en France. Survolons ensemble, à travers quatre chapitres, quelques titres sélectionnés pour leur originalité ou leur qualité, mais n’oublions pas pour autant quelques dignes représentants du « nanar » martien ! Premier chapitre aujourd’hui à l’honneur :

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L’INVASION VIENT DE MARS

 

Avant tout, Mars est LA planète qui veut conquérir la Terre ! Combien de films nous ont montré les terribles invasions martiennes, à commencer par le chef-d’oeuvre de Byron Haskin, produit par George Pal, LA GUERRE DES MONDES (THE WAR OF THE WORLDS / 1953). Adaptation cinématographique du célèbre roman de H.G. Wells, il s’agit là d’un des plus grands films de SF jamais réalisé, aux nombreuses scènes d’anthologie (les attaques des soucoupes, la destruction d’immeubles) où l’on assiste à la destruction totale des plus grandes villes du monde. Effets spéciaux, musique et acteurs se conjuguent à la perfection dans ce classique qui surprend encore aujourd’hui par sa puissance, quelques scènes s’avèrent même étonnantes pour l’époque : destruction d’une église, sauvage désintégration d’un prêtre… pourtant ce film n’a absolument rien d’anti-religieux, sa fin nous le prouve d’ailleurs très clairement ! A signaler que LA GUERRE DES MONDES obtint l’Oscar des meilleurs effets spéciaux à l’époque, chose amplement justifiée. Steven Spielberg, cinquante ans plus tard, en fera un remake très réussi et surtout fort traumatisant, hyper-réaliste, où les tripodes balaieront les rues des mégalopoles de la planète à l’aide d’un puissant faisceau volatilisant les corps comme des ballons de baudruche !

 

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Loin de l’impact de l’oeuvre de Haskin, LES ENVAHISSEURS DE LA PLANETE ROUGE (INVADERS FROM MARS / 1953), réalisé par William Cameron Menzies, s’inscrit tout de même dans le registre des bonnes séries B typiques de l’époque des fifties. Ici, les pauvres humains que nous sommes sont transformés en êtres dénués de tout sentiment, de toute émotion, contrôlés par une créature martienne au cerveau hypertrophié. Un gamin, seul individu conscient de l’invasion, tentera de convaincre les autorités du danger qui menace la Terre entière. En 1986, Tobe Hooper en fera un fadasse remake intitulé L’INVASION VIENT DE MARS (INVADERS FROM MARS / 1986) qui, s’il y gagne en effets spéciaux (et encore…), y perd énormément au niveau de l’intrigue et des acteurs.

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Mais, en 1996, Tim Burton nous offrira la plus délirante des invasions martiennes avec son MARS ATTACKS (MARS ATTACKS / 1996). Des trading cards, publiées dans les années 1960, sont à l’origine de l’histoire où de très méchants Martiens, au look d’enfer, arrosent littéralement de leurs désintégrateurs tout ce qui est terrien ! Tim Burton écorche au passage gentiment l’Amérique, ce qui ne plut pas vraiment à nos amis des Etats-Unis qui boudèrent quelque peu le film, en préférant alors un autre au passage : INDEPENDENCE DAY, plus patriotique en son genre… MARS ATTACKS avait pourtant tout pour plaire : des effets spéciaux de l’ILM, un casting d’enfer (Jack Nicholson, Michael J.Fox, Pierce Brosnan, pour ne citer qu’eux !) et une mise en scène électrique avec un humour sans doute trop martien pour certains Américains…

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- Morbius -



Les Mondes Perdus de Kevin Connor (4) : Les 7 Cités d’Atlantis

Les Mondes Perdus de Kevin Connor (4) : Les 7 Cités d'Atlantis dans Cinéma 14122912250615263612830772

LES 7 CITÉS D’ATLANTIS : VINGT MILLE LIEUES SOUS LES MERS

Dernier film de notre série d’articles consacrés aux Mondes Perdus de Kevin Connor, voici LES 7 CITÉS D’ATLANTIS ! Edgar Rice Burroughs est rangé dans les rayons de la bibliothèque car cette fois Kevin Connor décide de s’atteler à un projet personnel, une histoire originale où l’action se déroule sur le célèbre continent disparu : l’Atlantide. Ce sera LES 7 CITÉS D’ATLANTIS (WARLORDS OF ATLANTIS / 1978).

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Au début du siècle, Charles Aitken (Peter Gilmore) organise une mission scientifique destinée à percer le secret des célèbres disparitions du Triangle des Bermudes. Pour cela, il bénéficie de la toute nouvelle invention de son ami Gregory Collinson (Doug McClure) : une cloche sous-marine sans fond capable de transporter une poignée d’hommes. L’engin immergé est vite entraîné par un courant marin puissant qui le conduit directement en plein coeur de l’Atlantide. Là, des êtres supérieurement intelligents, aux origines martiennes, régissent de manière autoritaire sept grandes cités…

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Avec LES 7 CITÉS D’ATLANTIS, Kevin Connor signe un film où aventure, exotisme, fantastique et science-fiction se conjuguent avec autant de charme que dans LE SIXIÈME CONTINENT. Les superbes décors, pour la plupart des peintures sur verre très réussies, confèrent à l’Atlantide toute sa grandeur. On y voit d’imposants bâtiments taillés dans la pierre et parcourus d’immenses escaliers sans fin. Les intérieurs du palais de la reine, soignés, baignent dans une lumière dorée. Le dépaysement est souvent présent et l’ensemble se maintient à un bon niveau avec, pour une fois, une musique plus inspirée que d’habitude.

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On y apprend que les Alphans (non, non, rien à voir avec COSMOS 1999 !), fondateurs d’Atlantis, peuvent manipuler à leur gré l’histoire de la Terre. Pour eux, seule compte la Race Supérieure (cela vous rappelle-t-il quelque chose ?…), celle qu’ils souhaitent faire croître à travers le monde… Bonne trouvaille également que cette cloche sous-marine digne d’un Jules Verne !

Les monstres, incontournables guest-stars, appartiennent tous ici à l’imagination fertile de notre cinéaste (sauf le charmant plésiosaure à la nage contractée du début du film) ; ainsi, la créature géante (appelée Zaag) que l’on voit à deux reprises se dresser dans les marais longeant la cité, ou encore les deux monstres énormes et dévastateurs qui s’en prennent aux murailles de la ville. La plupart grondent, rugissent, mais l’un d’entre eux émet de sympathiques gargouillements quand il s’acharne sur le talon d’un pauvre aventurier ! N’oublions pas enfin la pieuvre géante, cousine éloignée de celle d’Ed Wood !

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Et dans tout cela, que deviennent les acteurs ? Peter Gilmore, dans la peau de Charles Aitken, cabotine gentiment, ayant tendance à reléguer au second plan Doug McClure. Lea Brodie, dans le rôle de Delphine, habitante prisonnière de l’Atlantide, se contente de jouer platement le peu de scènes qui lui est accordé. En outre, elle ne correspond pas vraiment à la charmante créature que nous étions en droit d’attendre !

LES 7 CITÉS D’ATLANTIS / WARLORDS OF ATLANTIS / 1978 / Prod. : John Dark / Scén. : Brian Hayles / SFX : John Richardson & George Gibbs / Mus. : Mike Vickers / Photo : Alan Hume / Int. : Doug McClure, Peter Gilmore, Shane Rimer / 96 min / EMI

- Morbius -

Bande-annonce américaine du film :

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La Hammer, une vieille dame respectable

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Ah, la Hammer et ses films « so british » ! Ce n’est pas que j’apprécie les Anglais (loin de là !) mais les films de cette firme ô combien célèbre sont, pour la plupart, des perles du genre dans l’Epouvante, le Fantastique ou l’Horreur, voire de véritables chefs d’oeuvre. Personnellement, étant jeune, je n’aimais pas les films de la Hammer… non, il faut bien l’avouer : pas du tout…  Il m’a fallu atteindre un certain âge (ou un âge certain ) pour les revoir en appréciant réellement tout le charme désuet de ces films, en les replaçant dans leur contexte et leur époque. Et là j’ai découvert des merveilles comme La Malédiction des Pharaons (1959), La Nuit du Loup-Garou (1960), et bien sûr tous les Dracula avec le grand Christopher Lee et son complice, Peter Cushing (Moff Tarkin dans Star Wars IV).

J’apprécie les films d’épouvante où tout est dans l’ambiance et les images, le propre de la Hammer. Mais je dois avouer que les films qui m’ont fait le plus peur de ma vie ne sont pas issus de la prestigieuse firme britannique ! Ce sont L’Exorciste, Les Dents de la Mer, Alien (le premier) et La Maison du Diable (de Robert Wise). J’aime aujourd’hui les films de la Hammer pour leur aspect rétro unique, aux éclairages si particuliers, aux décors souvent kitchs dans des châteaux ou des manoirs aux longs et lourds rideaux de velours, aux chandeliers dans les couloirs sombres, aux immenses escaliers entourés de statues qui mènent vers des étages inquiétants ; j’aime aussi les films de la Hammer pour les toiles d’araignée dans les tombeaux humides, pour les ombres furtives dans les cimetières, pour les savants fous dans leurs laboratoires, pour les grimaces de Dracula, pour les cris stridents de ces femmes qui s’évanouissent de frayeur dans les bras du héros, et pour tant d’autres choses encore complètement inexplicables !

Je possède une trentaine de films de la Hammer dans ma DVDthèque. Je suis loin du compte quand on sait qu’il en existe… plus d’une centaine ! Mais ces oeuvres sont difficiles à dénicher, et n’appartiennent pas toutes au fantastique ou à la science-fiction. Ce sont seulement ces dernières qui m’intéressent. Pour la plupart, je les ai enregistrées dans le regretté « Cinéma de Quartier » de Canal Plus. Parfois TCM en diffuse une ou deux.

Il faut savoir que la Hammer vient de renaître de ses cendres après des dizaines d’années de coma profond. Mais le style n’y sera plus, elle l’a déjà annoncé… Elle préfère jouer dans la cour des »grands ». Cette Hammer ne devrait pas m’intéresser…

La Hammer Films Production a été fondée en 1934 par William Hinds et Enrique Carreras. Son âge d’or s’étalera sur l’ensemble des années 1950 et 1960, les années 1970 annonçant sa chute.

Pour tout savoir sur la Hammer ou presque : http://fr.wikipedia.org/wiki/Hammer_Film_Productions

Et pour devenir complètement fan de la Hammer, le site incontournable sur la célèbre firme britannique, un forum francophone excellent proposant également de magnifiques galeries d’affiches et de photos des films : http://www.thehammercollection.net/

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