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Archive pour la catégorie « Cinéma »

Le cinéma Fantastique français existe-t-il ?…

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J’avais écrit cet article il y a fort longtemps, en 1997, pour « Futur Immédiat », un journal gratuit qui n’a jamais dépassé le stade de projet. Comme je vois, effaré, qu’en 2010 les temps ont à peine changé, je me permets de le modifier légèrement et de le publier… Et s’il peut en faire bondir ou réagir certains, alors tant mieux !

A l’heure des sempiternels blockbusters américains de science-fiction et de fantastique, on est en droit de se demander : mais que font les Français ? Vont-ils enfin se décider à réaliser des films appartenant à l’imaginaire ?…

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Nous sommes en 1997… pardon, en 2010, est-ce pour autant que notre doux pays s’investit dans le film de SF ou de fantastique ? Non. A l’ère de l’ordinateur-roi, du numérique bon marché, la France demeure complètement réfractaire au space-opera, à l’heroic-fantasy, au merveilleux, à tous ces genres qui lui paraissent sans doute encore trop « sous-genres » et donc loin de ses préoccupation d’un cinéma figé, lequel se borne à évoluer uniquement dans les domaines du policier, de la comédie, du drame psychologique et autres registres à des années lumière du rêve. Certains vont déjà brandir leur Planète Sauvage, Bunker Palace Hotel, Delicatessen, La Cité des Enfants Perdus, La Machine, etc. Mais peut-on franchement parler de « cinémaginaire » ici tant ces oeuvres, non dénuées parfois d’une certaine poésie, il est vrai, font preuve d’un pessimisme et d’une noirceur typiquement de chez nous ! Souvent ancrés dans des dialogues interminables qui compriment l’action  à sa plus simple expression, ces films fantastiques « nouvelle génération » engendrent vite l’ennui et le désintéressement.

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Le défaut inhérent à l’ensemble de la production française, s’il y a « production » (ce n’est pas à un rythme de deux à trois films fantastiques français par an, et encore lorsque c’est le cas, que l’on peut réellement parler de production !) se caractérise par une intellectualisation permanente des sujets traités. On ne peut pas s’empêcher de faire réfléchir le spectateur, ou de donner l’impression qu’on le fait réfléchir, sinon rien ne va plus, c’est forcément mauvais comme toutes ces grosses pointures hollywoodiennes qu’on montre du doigt avec un air de dégoût, Independence Day étant bien sûr devenu le symbole de ce qui se fait de pire dans le genre ! Le cinéma fantastique français, s’il en existe un, à besoin de se montrer au-dessus de tout ça, plus intelligent, plus beau, plus raffiné, en un mot : plus « racé ». C’est vrai, nous sommes « l’exception culturelle »… Et dire que nous avons été les premiers dans l’histoire du septième art à réaliser un film de science-fiction avec Le Voyage dans la Lune, de Méliès, ou que nous sommes les parents de chefs-d’oeuvre tels que La Belle et la Bête, de Jean Cocteau, et Les Yeux Sans Visage, de Georges Franju !

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Malheureusement pour nous, dès les années 1940 nos réalisateurs l’ont compris : la France n’est pas un pays ouvert au cinéma fantastique. C’est ainsi que Jacques Tourneur a préféré mettre en scène ses oeuvres en terre étrangère… les Etats-Unis, of course. Avec La Féline (Cat People / 1942), Vaudou (I Walked with a Zombie / 1942), Rendez-vous avec la Peur (Curse of the Demon / 1957) et tant d’autres merveilles, il a su prouver, plus que quiconque, ce qu’un Français était capable de faire si on lui laissait sa chance. Et Besson dans tout ça ? me direz-vous. Besson n’a finalement réalisé en tout et pour tout que son Cinquième Elément et ses deux Minimoys, en anglais, avec des acteurs américains, films tournés en Amérique, et avec plus ou moins de capitaux français et/ou européens. C’est mieux que rien, certes, mais on aimerait peut-être le voir plus productif car il prend de la bedaine, le bougre, à force de ne rien faire ! Et on aimerait surtout le voir tourner des films fantastiques en France avec des acteurs français et en français !

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Oui, les Français pourraient se montrer certainement aussi bons que les Américains si on leur en offrait enfin la chance ! Nul n’affirme qu’il faille obligatoirement prendre modèle sur les productions hollywoodiennes actuelles pour devenir efficace. Le cinéma fantastique et de SF français peut, et doit, s’épanouir de lui-même. Mais pour cela il a besoin de se lancer vraiment, ce qu’il n’a jamais osé faire. L’étiquette même « Film Fantastique » lui déplaît : combien de réalisateurs français ont en effet refusé cette appellation, comme s’il s’agissait d’une tare ! Ils préfèrent la contourner hypocritementen parlant de « comédie », de « thriller » ou autre. Il est vrai que tant que notre cinéma fantastique lui même ne se prendra pas au sérieux, personne ne pourra lui accorder une part de crédibilité… et quand on voit des niaiseries du style La Soupe aux Choux ou Les Anges Gardiens, on comprend… il vaut mieux dans ce cas parler, il est vrai, de « comédie »… En fait, on pourrait dire que les soi-disant films fantastiques nouvelle génération, made in France, se rangent obligatoirement dans deux catégories : soit le « film-à-message-profond-et-impénétrable » ou soit le « filmkiférir ».

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Tant que nous nous obstinerons à poursuivre sans prendre de risques, sans jamais endosser complètement la panoplie du film fantastique ou de science-fiction, autrement dit tant que nous refuserons de fabriquer de purs produits du genre avec leurs qualités et leurs défauts, nous tournerons en rond. Peut-être qu’un jour enfin les choses changeront. Stargate n’a-t-il pas été produit par des capitaux français ? Alors pourquoi ne réalisons-nous pas de films fantastiques ou de SF en France ? Parce qu’ils n’auront pas de succès à l’étranger ? Où est le problème ? Est-ce que le but est de les faire pour les étrangers ou pour les Français ? Luc Besson a beau réaliser des films aux Etats-Unis, tournés avec des acteurs américains et en anglais : ils ne marchent absolument pas au box-office US (le premier qui me dit que le Cinquième Elément ou les Minimoys ont été des succès aux USA est un gros menteur !).  Par contre, ils font des millions d’entrées en France ! Alors ? Cherchez l’erreur…

- Morbius -



Le Choc des Titans (1981)

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LE CHOC DES TITANS (CLASH OF THE TITANS)

Année : 1981
Réalisation : Desmond Davis
Scénario : Beverly Cross
Production : Charles H. Schneer, Ray Harryhausen, John Palmer
Musique : Laurence Rosenthal
Effets spéciaux : Ray Harryhausen
Pays : Royaume Uni
Durée : 118 min
Interprètes : Harry Hamlin, Judi Bowker, Burgess Meredith, Maggie Smith, Ursula Andress, Claire Bloom, Laurence Olivier…

L’HISTOIRE :
Persée, fils de Zeus et de la mortelle Danaé, s’éprend de la princesse Andromède. Mais leur amour est contrarié par une malédiction que fait peser sur elle son ancien prétendant, Calibos, rendu laid et difforme par Zeus. Tous ceux qui vondront épouser Andromède devront d’abord, sous peine de mort, être capables de répondre à une énigme élaborée par Calibos : jusqu’ici, personne n’a su relever ce défi morbide… (Chapitre.com)

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CREATURES :
Pégase, Méduse, Kraken, scorpions géants, le chien des enfers Dioskilos …

LE CHOC DES TITANS est tombé comme un pavé dans la mare en 1981, en pleine période où la science-fiction était reine, où STAR WARS venait d’imposer le space-opera comme le nouveau genre à succès. Complètement décalé par rapport à son époque, véritable OVNI cinématographique où les dieux, les déesses, les héros et les créatures fantastiques de la mythologie grecque revenaient soudain en force alors qu’on les avait oubliés depuis des années, le film de Desmond Davis a néanmoins obtenu un certain succès, à la fois critique et public. Tourné pour un budget de 16 millions de dollars, il en rapporta 41 millions au box-office rien que dans son pays d’origine (au niveau des recettes, il se classa même en onzième position pour l’année 1981).

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LE CHOC DES TITANS représente un projet d’envergure. Les décors sont souvent somptueux (l’Olympe, les villes grecques…), le casting est impressionnant (Laurence Olivier en Zeus est superbe, Ursula Andress en Aphrodite convient parfaitement au rôle !) et l’histoire de Persée, revue et corrigée, n’en demeure pas moins passionnante. On pourra regretter la présence de la chouette mécanique (uniquement présente pour séduire un public plus jeune, elle n’est pas sans rappeler d’ailleurs les pitreries de R2-D2 dans STAR WARS…) et peut-être le choix de l’acteur qui incarne Persée, Harry Hamlin. Mis à part ces petits détails, l’ensemble des interprètes incarne à merveille les personnages de cette histoire de la mythologie, le tout accompagné par une très bonne musique, au thème bien marqué, composée par Laurence Rosenthal.

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Le grand Ray Harryhausen signe une fois de plus les effets spéciaux visuels du film. Ce sera d’ailleurs sa dernière participation cinématographique avant une retraite bien méritée. On sent parfois quelques légers « ratés » en matière d’image par image, cependant les séquences du Kraken demeurent très impressionnante et, surtout, Harryhausen signera l’une des plus belles scènes d’anthologie du cinéma fantastique avec la rencontre entre Persée et Méduse, effrayante Méduse magnifiquement représentée avec un corps de serpent ! Dans un décor rougeoyant éclairé seulement par des flammes et plongé dans un silence pesant, des colonnes et des corps pétrifiés se dressent, c’est l’antre de Méduse où Persée, utilisant son bouclier comme un miroir, avance prudemment tandis que la Gorgone, armée de son arc, cherche le héros. La tension est vive, le suspense est à son comble !

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LE CHOC DES TITANS n’est ni plus ni moins qu’un merveilleux divertissement de premier choix, à une époque où les films fantastiques possédaient encore des histoires à raconter, et je peux affirmer en parfaite connaissance de cause qu’il garde toujours son impact sur les nouvelles générations d’enfants ! Devenu aujourd’hui un classique (n’en déplaise à Sam Worthington), il  a reçu le prix du meilleur film fantastique lors des Young Artist Awards en 1982. Burgess Meredith, ce sympathique acteur qui incarne Ammon dans le film, a quant à lui reçu le prix du meilleur second rôle masculin.

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Le remake du CHOC DES TITANS sortira en mars 2010. Réalisé par le Français Louis Leterrier (L’INCROYABLE HULK), avec Sam Worthington dans le rôle de Persée et Liam Neeson dans celui de Zeus, le film sera, d’après son réalisateur, un grand hommage à Ray Harryhausen même si les effets spéciaux ont été tournés, bien sûr, en numérique. Un grand hommage ? Espérons-le !

 LE CHOC DES TITANS est disponible en DVD et il est régulièrement rediffusé à la télévision.

Bande-annonce américaine du film :

Image de prévisualisation YouTube

- Morbius –



L’Imaginaire au ciné pour 2010

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Que nous réserve l’année 2010 en matière de cinéma fantastique et de science-fiction ?…

Pas mal de petits événements nous attendent parmi les blockbusters, à commencer par la suite de Tron (et non le reboot très à la mode actuellement !) dont j’ai déjà parlé ; Wolfman, nouvelle version du classique Le Loup-Garou et qui semble d’après les premières images s’annoncer comme une véritable réussite ; Iron Man 2, il fallait s’y attendre vu l’ampleur du succès du premier ; Prince of Persia, encore un jeu adapté au cinoche… (là encore les images paraissent alléchantes, reste à voir le film !) ; Twilight 3, ça c’est pour les ados, je passe ; Le Monde de Narnia Chapitre 3, largué par Disney mais sauvé par la Fox si je ne m’abuse, tant mieux ; Harry Potter et les Reliques de la Mort, qui devrait bien sûr être encore plus sombre que le précédent, à tel point que je ne sais même pas si on pourra y voir quelque chose ; et bien sûr Le Choc des Titans, l’un de ceux que j’attendais avec le plus d’impatience, cependant… après les déclarations imbéciles du décérébré Sam Worthington dans une récente interview de Mad Movies (genre Américain type moyen bouffeur de pop-corn et de burgers) et l’inquiétante bande-annonce, je doute que ce remake du grand classique de 1980 (n’en déplaise à notre Simplet Worthington) soit de qualité… On veut plus d’action-bourrin, plus d’effets spéciaux numériques, plus de muscles, bref, on veut le mettre au goût du jour. Dommage…

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Ralph McQuarrie, créateur d’univers (2)

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Ce sera finalement la Twentieth Century Fox qui décidera de donner à Lucas sa chance lorsqu’en 1975 débute la mise en chantier de Star Wars…

« George Lucas m’a déclaré pour Star Wars : « Faites ce qui vous intéresse. » Ce fut comme entendre de la musique et visualiser ce que vous entendiez », avoue McQuarrie. Il réalisera donc des centaines de peintures et de dessins s’inspirant des vagues indications fournies par Lucas. Il dessinera les chasseurs X, Y, Tie, donnera une apparence physique à des personnages jusque là uniquement à l’état d’ébauche dans l’esprit imaginatif de George Lucas. Nombre de ses créations seront retenues, d’autres seront rejetées par le père de Star Wars ou par les maquettistes en raison d’une réalisation trop coûteuse !

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On peut affirmer sans peine que si Lucas n’avait pas eu Ralph McQuarrie à ses côtés, il n’est pas sûr que Star Wars, d’une part, ait un jour existé et que, d’autre part, le soin extrême apporté au « look » de l’univers high-tech qui caractérise la saga n’en ait pas pris un coup sévère ! La puissance épique qui se dégage des peintures de McQuarrie pour Star Wars (et ses suites que furent L’Empire Contre-Attaque et Le Retour du Jedi), le souci du détail et de la crédibilité, de l’aspect fonctionnel des costumes, des vaisseaux, des engins de toutes sortes, la connaissance absolue du mouvement, de la lumière et des couleurs font que, bien souvent, les sublimes peintures de McQuarrie ressemblent plus à des photos qu’à des dessins.

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Après Star Wars, Spielberg s’empare de McQuarrie pour la conception du Mother Ship de l’un de ses chefs-d’oeuvre : Rencontres du Troisième Type. Ralph McQuarrie donnera à l’énorme vaisseau une structure de raffinerie pétrolière toute illuminée, selon la volonté expresse de Steven Spielberg.

Ralph McQuarrie travaillera ensuite sur une première version de Star Trek, The Motion Picture qui ne sera jamais portée à l’écran. Il collaborera aux travaux de Ken Adam (des films James Bond) et à ceux de Phil Kaufman (le réalisateur du remake de Invasion of the Body Snatchers). Galactica, la Bataille de l’Espace (Battlestar Galactica) suivra. McQuarrie réalisera pour le film de nombreuses peintures assez dans le style de celles exécutées pour Star Wars (normal, il s’agit encore d’un space-opera !), cependant moins appliquées et plus proches de l’ébauche. Cela n’empêchera pas à Galactica de passer devant les tribunaux américains car trop ressemblant à Star Wars (c’est la Fox qui le dit, non Lucas).

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McQuarrie est depuis longtemps à la retraite. Une nouvelle génération de talentueux artistes lui a succédé pour la nouvelle trilogie Star Wars, Doug Chiang étant aujourd’hui sont digne successeur. Néanmoins, Lucas n’a pas hésité à demander à sa nouvelle équipe de reprendre le style McQuarrie, et il est allé jusqu’à s’inspirer de nombre de ses peintures réalisées à l’époque de l’Episode IV, et jamais encore utilisées, pour concevoir Coruscant (la planète ville), mais aussi pour représenter Kashyyyk (la planète des Wookies) et bien d’autres choses encore. L’empreinte visuelle de Ralph McQuarrie aura à jamais marqué la saga Star Wars toute entière !

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Sources : Starlog, Mad Movies.

Le site de Ralph McQuarrie : http://www.ralphmcquarrie.com/#

Cliquez ici pour la première partie de cet article.



Ralph McQuarrie, créateur d’univers (1)

Ralph McQuarrie, créateur d'univers (1) dans Cinéma 13092910513615263611593982

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En choisissant Ralph Mc Quarrie pour mettre sur papier ses visions de space-opera, George Lucas ne pouvait pas trouver homme plus doué et plus à-même de bâtir le vaste univers de la saga Star Wars. Spielberg, Glen A. Larson et Gene Roddenberry se l’arracheront ensuite pour Rencontres du Troisième Type, Galactica la Bataille de l’Espace et Star Trek, The Motion Picture, de grands films à l’échelle des grandioses peintures de Ralph McQuarrie.

Peinture pour Galactica la Bataille de l’Espace

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 L’Enterprise selon Ralph McQuarrie…

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Ralph McQuarrie est né en 1929 aux Etats-Unis, à Gary, dans l’Indiana. La crise force ses parents à quitter la région pour aller s’installer dans la ferme de ses grands-parents située près de Billings, dans le Montana. Ils y restent jusqu’à ce que le jeune McQuarrie ait atteint ses dix ans.

Durant sa jeunesse, McQuarrie manifeste un vif intérêt pour les avions et fréquente souvent, avec des copains, l’aéroport de sa région. Plus tard, il travaille pour l’Air Force et finit par trouver sa vocation dans l’industrie aéronautique. Il y conçoit des illustrations d’hélicoptères, d’équipements électroniques, de soldats, etc. Un nouveau poste lui sera proposé par Litton Industries. Ralph McQuarrie travaille alors pour Boeing en 1968 où il réalise un grand nombre d’illustrations. En 1969, il dessine pour le projet Apollo.

Presque dans la même période, Barwood et Robbins – qui travaillèrent avec Lucas sur THX 1138 – demandent à McQuarrie de leur exécuter quelques peintures d’engins et d’aliens pour leur projet de film de science-fiction : Star Dancing, ces derniers cherchant à vendre le scénario. George Lucas, travaillant alors sur American Graffiti, verra les peintures. Et lorsque le grand projet de Star Wars arrive, Lucas fait appel aux services de Ralph McQuarrie.

« George portait son scénario en main lorsqu’il vint me rencontrer », déclare McQuarrie. « Il avait déjà parlé du film à la Universal, mais ils n’étaient pas convaincus par le projet qui leur paraissait banal et trop cher. La Paramount a acquis une option afin de voir ce que George voulait faire. Il décida qu’il aurait besoin d’un support graphique avant de les rencontrer. Aussi, nous fîmes quatre peintures. La première représentait les robots avançant dans le désert ; la deuxième, Luke combattant dans la tranchée de la Death Star ; la troisième, les robots s’échappant du Sandcrawler des Jawas ; la quatrième, un duel aux sabres laser entre Luke Skywalker et Darth Vader. » Ces quatre peintures sont ici réunies. Cliquez sur chacune d’entre elles pour les voir en plus grand.

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Les peintures eurent pour effet d’accentuer l’intérêt des studios pour la mise en chantier de Star Wars. Mais en retour, elles surprirent par la grandeur du projet de George Lucas. Le budget qu’il faudrait consacrer au film devrait suivre en conséquence, d’où une certaine inquiétude de la part des studios. Cependant, davantage d’argent fut donné à Lucas pour parfaire son scénario et réaliser d’autres peintures.

Ralph McQuarrie continua à mettre sur papier les idées de Lucas, des idées pas toujours très claires : « Le costume blanc du Stormtrooper est ma création ; George voulait un costume blanc, mais c’est tout ce que je savais. De même, R2-D2 et Darth Vader sont mes conceptions. » McQuarrie ne parle pas ici de C3-PO comme étant une pure création personnelle car le robot est en fait inspiré par celui du film Metropolis de Fritz Lang : Maria.

Cliquez ici pour la deuxième partie.

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Sources : Starlog, Mad Movies.



La Maison du Diable

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LA MAISON DU DIABLE (THE HAUNTING)
Réalisateur : Robert Wise
Année : 1963
Interprètes : Julie Harris, Claire Bloom, Richard Johnson…
Durée : 1H52
Pays : USA / GB

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L’HISTOIRE :

Le Dr Markway qui effectue des recherches dans le domaine de la parapsychologie tente une expérience de perception extrasensorielle avec un groupe de personnes réunies dans un vieux manoir réputé hanté. Dès le départ, des bruits insolites terrorisent les habitants de la demeure… (AlloCiné)

LA MAISON DU DIABLE est incontestablement un chef d’oeuvre du genre. C’est l’épouvante à l’état pur. Sans le moindre effet gore, sans la moindre goutte de sang versée, le film de Robert Wise nous plonge dans une ambiance glaciale à l’intérieur d’un vieux manoir hanté, monstrueuse demeure « vivante » où chaque ombre, chaque reflet dans un miroir, chaque rideau se soulevant au vent, chaque statue ou peinture entretiennent la peur de l’inconnu, sèment l’effroi, et nous glacent le sang dans des séquences magnifiquement réalisées. Par des images, des effets suggérés et autres cadrages, Robert Wise parvient à nous donner la chair de poule, le tout accompagné d’une bande son tout aussi « maléfique » ! Et le noir et blanc n’est pas sans offrir à LA MAISON DU DIABLE son côté délicieusement sinistre.

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Ce film que j’ai découvert pour la première fois à la télévision il y a des années, un soir tard, m’a littéralement cloué sur mon fauteuil. Il compte parmi ceux qui m’ont le plus effrayés ! L’épouvante de ce style est très rare au cinéma. Un seul film pourrait éventuellement lui ressembler, LA MAISON DES DAMNES (THE LEGEND OF HELL HOUSE / 1973 / du roman de Richard Matheson), qui lui aussi réussit l’exploit de terrifier sans jouer sur les effets d’horreur.

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LA MAISON DU DIABLE est à découvrir au plus tôt pour tous ceux qui ne connaîtraient pas ce monument du genre. Le DVD est facilement disponible de même que ce film bénéficie régulièrement de rediffusions sur la chaîne TCM.
Un remake a été réalisé par Jan de Bont en 1999. Intitulé HANTISE, avec Catherine Zeta-Jones et Liam Neeson, le film cède dans la facilité des effets spéciaux numériques même si quelques séquences s’avèrent assez bien réussies. Les décors sont également très impressionnants par leur aspect gigantesque, à tel point que les protagonistes semblent être des nains tout au long du film. Néanmoins, on ne frémit pas autant que dans l’original de 1963, et la couleur apporte trop de chaleur…

Bande-annonce américaine du film :

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- Morbius -



L’Ile Mystérieuse

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L’ILE MYSTERIEUSE
Année : 1961
Réalisation : Cy Endfield
Scénario : John Prebble, Crane Wilbur & Daniel B. Ullman, inspiré de L’Île Mystérieuse de Jules Verne
Production : Charles H. Schneer
Musique : Bernard Herrmann
Effets spéciaux : Ray Harryhausen
Pays : USA
Durée : 101 minutes
Interprètes : Michael Craig, Joan Greenwood, Michael Callan, Gary Merrill, Herbert Lom… 

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L’HISTOIRE :
Durant la guerre civile américaine, des soldats confédérés s’échappent de leur prison à bord d’une montgolfière. Après en avoir perdu le contrôle, suivi d’un long voyage à la dérive dans les airs, ils s’échouent sur une île apparemment déserte. A leur grande surprise, ils y découvrent bientôt des animaux gigantesques. Quelque temps plus tard, deux femmes naufragées s’échouent à leur tour sur l’île. Le groupe va apprendre à vivre ensemble dans un refuge caché dans une falaise. Mais il ne tardera pas à découvrir le formidable secret de cette île mystérieuse…

CREATURES :
Crabe géant, poulet géant, abeilles géantes et amonite géante !

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L’ÎLE MYSTERIEUSE, version cinématographique, nous propose une histoire librement inspirée du célèbre roman du non moins célèbre Jules Verne. Ainsi, on y découvre ses animaux géants (absents du roman), résultats des manipulations génétiques (déjà !) du capitaine Nemo en vue de permettre aux hommes de ne plus jamais connaître la famine. De même, l’arrivée des femmes naufragées est une trouvaille originale absente également du roman. Finalement, ce film se révèle à bien des niveaux… presque supérieur au livre lui-même, malgré tout le talent d’écrivain de notre cher Jules Verne national ! Tous ces éléments nouveaux ont été rajoutés afin de permettre au spectateur de ne pas s’ennuyer un seul instant, et, il faut l’avouer, c’est bien le cas ! On va de mystère en mystère sur cette île ô combien mystérieuse !

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Ray Harryhausen, maître incontesté et incontestable de l’animation image par image (dynamation / dynarama…), se charge des effets spéciaux des créatures géantes. La séquence du crabe est impressionnante au possible, de même que celle des abeilles, lorsque nos pauvres héros se réfugient dans les alvéoles géantes de la ruche pour échapper à l’arrivée des monstrueux insectes ! A l’origine, une scène avec une plante carnivore géante était également prévue. Malheureusement elle fut éliminée malgré sa conception sur papier.

La musique de Bernard Herrmann accompagne magnifiquement le film avec son côté dramatique et déchaîné, à l’image des éléments naturels de cette île qui finiront par tout ravager dans une éruption volcanique.

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La séquence de la découverte du Nautilus, caché dans une grotte, est superbement filmée avec de très beaux éclairages mettant en valeur le décor impressionnant. Le sous-marin n’est pas celui de la version Disney de 20 000 LIEUES SOUS LES MERS, bien sûr, mais il en garde tout de même quelques éléments, en tout cas il s’avère lui aussi très réussi extérieurement comme intérieurement.

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L’ÎLE MYSTERIEUSE est toujours introuvable en DVD zone 2 alors qu’il est depuis longtemps disponible en zone 1. Rarement rediffusé à la télévision, il est une perle rare…

 

Bande-annonce américaine du film :

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- Morbius -



Sinbad et l’Oeil du Tigre

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SINBAD ET L’OEIL DU TIGRE (SINBAD AND THE EYE OF THE TIGER)
Année : 1977
Réalisation : Sam Wanamaker
Scénario : Beverly Cross et Ray Harryhausen
Production : Charles H. Schneer et Ray Harryhausen
Musique : Roy Budd
Effets spéciaux : Ray Harryhausen
Pays : USA
Durée : 113 min
Interprètes : Patrick Wayne, Jane Seymour, Taryn Power, Margaret Whiting…

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L’HISTOIRE :
Une odieuse magicienne a transformé le jeune prince héritier en babouin afin de placer son fils sur le trône. Sinbad, héros des mers, part à la recherche d’un mage capable de rompre l’enchantement. Il devra affronter mille dangers. (Wikipédia)

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CREATURES :
Minotaure mécanique, morse géant, tigre à dents de sabre et créatures sans nom !

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SINBAD ET L’OEIL DU TIGRE est le dernier d’une série de trois films ayant pour héros le légendaire aventurier arabe. 1977 signifie l’arrivée de STAR WARS au cinéma, désormais le space opera remplacera la fantasy durant de nombreuses années, ce qui peut représenter l’une des raisons de l’arrêt des Sinbad. Il faut cependant avouer que ce dernier chapitre s’avère le moins bon. Peu passionnant, flanqué d’acteurs peu convaincants, SINBAD ET L’OEIL DU TIGRE nous plonge souvent dans un ennui profond… Seuls les effets spéciaux de Ray Harryhausen offrent au spectateur quelques scènes intéressantes, même si eux aussi se montrent parfois hésitants, et la présence de la belle Jane Seymour est appréciable ! Egalement, de beaux paysages souvent mystérieux s’offrent à nos yeux de spectateurs avides de contrées étranges.

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La musique est quant à elle un ratage complet. Rien à voir avec les Bernard Herrmann ou les Miklos Rosza précédents.
Ce dernier voyage de Sinbad, qui a coûté aux environs de sept millions de dollars, fut tourné en Espagne et à Petra pour son décor fabuleux. SINBAD ET L’OEIL DU TIGRE est disponible en DVD. A voir tout de même pour s’en faire une idée, et puis c’est un Ray Harryhausen, alors !

Bande-annonce américaine du film :

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- Morbius -



Le Voyage Fantastique de Sinbad

Le Voyage Fantastique de Sinbad dans Cinéma 14122607131915263612823755

LE VOYAGE FANTASTIQUE DE SINBAD (THE GOLDEN VOYAGE OF SINBAD)

Année : 1974
Réalisation : Gordon Hessler
Scénario : Brian Clemens, d’après une histoire de Brian Clemens et de Ray Harryhausen
Production : Charles H. Schneer et Ray Harryhausen
Musique : Miklos Rosza
Effets spéciaux : Ray Harryhausen
Pays : GB / USA
Durée : 105 min
Interprètes : John Pillip Law, Caroline Munro, Tom Baker, Douglas Wilmer…

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L’HISTOIRE :
Une amulette en or et une carte mystérieuse en poche, Sinbad et ses compagnons choisissent de naviguer jusque sur une île inconnue afin d’atteindre un trésor : la fontaine de Jouvence…

CREATURES :
Griffon, centaure, statue vivante de Kali, homonculus, proue vivante…

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Près de vingt ans après LE SEPTIEME VOYAGE DE SINBAD, Ray Harryhausen et Charles H. Schneer embarquent à nouveau dans un fabuleux voyage dans les contrées de l’Imaginaire avec ce nouveau chapitre de la trilogie des Sinbad. Le nouvel acteur incarnant le légendaire héros arabe est certainement le plus convaincant et le mieux joué de tous. Moins guindé que son prédécesseur, il ne résistera pas longtemps aux charmes de la très belle Margiana incarnée par la pulpeuse Caroline Munro ! Années 1970 oblige, elle porte des tenues qui mettent plus qu’en valeur ses formes…

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En dehors de ces effets spéciaux « naturels », LE VOYAGE FANTASTIQUE DE SINBAD est encore une très grande réussite, en particulier, bien sûr, dans le domaine des réalisations de notre incomparable et incontournable Ray Harryhausen. Si je n’avais qu’une seule scène à retenir de ce film, ce serait celle du combat de Sinbad contre la déesse Kali. Véritable prouesse, chaque bras étant animé un par un, Harryhausen nous offre là une scène d’anthologie où la déesse danse un instant avant d’affronter notre héros et ses hommes, maniant ses sabres avec grande dextérité !
On a également droit au combat assez cruel entre un griffon et un centaure (l’agonie du griffon est plutôt bruyante), on y rencontre un petit être ailé, l’homonculus, qui pousse de petits cris amusants, et on assiste à une impressionnante scène où la proue du navire de Sinbad s’arrache pour venir défier ses marins !

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La musique, confiée au grand Miklos Rosza (BEN HUR), est un atout non négligeable pour LE VOYAGE FANTASTIQUE DE SINBAD, notamment pour son superbe générique d’ouverture.

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Tout comme LE SEPTIEME VOYAGE DE SINBAD, LE VOYAGE FANTASTIQUE DE SINBAD est disponible en DVD. A voir d’urgence si vous ne le connaissez pas encore !

Bande-annonce américaine du film :

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- Morbius -



Perle rare : The Earth Dies Screaming

Perle rare : The Earth Dies Screaming dans Cinéma 14122607283615263612823769

Attention : film rare ! The Earth Dies Screaming est actuellement programmé en VOST sur TCM ! Réalisé en 1964 par Terence Fisher, réalisateur attitré de nombre de films de la Hammer, The Earth Dies Screaming est un film de science-fiction d’une durée de 60 minutes qui raconte l’histoire d’un petit groupe de survivants dans un village envahi par d’étranges robots ! Même si le film de Fisher est loin d’être un chef-d’oeuvre, même si l’on se croirait très souvent revenu dans un vieil épisode fauché du célèbre Doctor Who des années 1960 et même si l’on s’ennuie souvent dans cette histoire qui s’enlise progressivement, The Earth Dies Screaming est une perle rare à voir, mieux : à enregistrer ! Je ne vous ai pas convaincu ?… ah bon !…

Pour en savoir plus sur The Earth Dies Screaming et lire l’excellente critique de Mallox : http://films.psychovision.net/critique/earth-dies-screaming-871.php



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