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Archive pour la catégorie « Cinéma »

L’Ile Mystérieuse

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L’ILE MYSTERIEUSE
Année : 1961
Réalisation : Cy Endfield
Scénario : John Prebble, Crane Wilbur & Daniel B. Ullman, inspiré de L’Île Mystérieuse de Jules Verne
Production : Charles H. Schneer
Musique : Bernard Herrmann
Effets spéciaux : Ray Harryhausen
Pays : USA
Durée : 101 minutes
Interprètes : Michael Craig, Joan Greenwood, Michael Callan, Gary Merrill, Herbert Lom… 

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L’HISTOIRE :
Durant la guerre civile américaine, des soldats confédérés s’échappent de leur prison à bord d’une montgolfière. Après en avoir perdu le contrôle, suivi d’un long voyage à la dérive dans les airs, ils s’échouent sur une île apparemment déserte. A leur grande surprise, ils y découvrent bientôt des animaux gigantesques. Quelque temps plus tard, deux femmes naufragées s’échouent à leur tour sur l’île. Le groupe va apprendre à vivre ensemble dans un refuge caché dans une falaise. Mais il ne tardera pas à découvrir le formidable secret de cette île mystérieuse…

CREATURES :
Crabe géant, poulet géant, abeilles géantes et amonite géante !

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L’ÎLE MYSTERIEUSE, version cinématographique, nous propose une histoire librement inspirée du célèbre roman du non moins célèbre Jules Verne. Ainsi, on y découvre ses animaux géants (absents du roman), résultats des manipulations génétiques (déjà !) du capitaine Nemo en vue de permettre aux hommes de ne plus jamais connaître la famine. De même, l’arrivée des femmes naufragées est une trouvaille originale absente également du roman. Finalement, ce film se révèle à bien des niveaux… presque supérieur au livre lui-même, malgré tout le talent d’écrivain de notre cher Jules Verne national ! Tous ces éléments nouveaux ont été rajoutés afin de permettre au spectateur de ne pas s’ennuyer un seul instant, et, il faut l’avouer, c’est bien le cas ! On va de mystère en mystère sur cette île ô combien mystérieuse !

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Ray Harryhausen, maître incontesté et incontestable de l’animation image par image (dynamation / dynarama…), se charge des effets spéciaux des créatures géantes. La séquence du crabe est impressionnante au possible, de même que celle des abeilles, lorsque nos pauvres héros se réfugient dans les alvéoles géantes de la ruche pour échapper à l’arrivée des monstrueux insectes ! A l’origine, une scène avec une plante carnivore géante était également prévue. Malheureusement elle fut éliminée malgré sa conception sur papier.

La musique de Bernard Herrmann accompagne magnifiquement le film avec son côté dramatique et déchaîné, à l’image des éléments naturels de cette île qui finiront par tout ravager dans une éruption volcanique.

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La séquence de la découverte du Nautilus, caché dans une grotte, est superbement filmée avec de très beaux éclairages mettant en valeur le décor impressionnant. Le sous-marin n’est pas celui de la version Disney de 20 000 LIEUES SOUS LES MERS, bien sûr, mais il en garde tout de même quelques éléments, en tout cas il s’avère lui aussi très réussi extérieurement comme intérieurement.

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L’ÎLE MYSTERIEUSE est toujours introuvable en DVD zone 2 alors qu’il est depuis longtemps disponible en zone 1. Rarement rediffusé à la télévision, il est une perle rare…

 

Bande-annonce américaine du film :

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- Morbius -



Sinbad et l’Oeil du Tigre

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SINBAD ET L’OEIL DU TIGRE (SINBAD AND THE EYE OF THE TIGER)
Année : 1977
Réalisation : Sam Wanamaker
Scénario : Beverly Cross et Ray Harryhausen
Production : Charles H. Schneer et Ray Harryhausen
Musique : Roy Budd
Effets spéciaux : Ray Harryhausen
Pays : USA
Durée : 113 min
Interprètes : Patrick Wayne, Jane Seymour, Taryn Power, Margaret Whiting…

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L’HISTOIRE :
Une odieuse magicienne a transformé le jeune prince héritier en babouin afin de placer son fils sur le trône. Sinbad, héros des mers, part à la recherche d’un mage capable de rompre l’enchantement. Il devra affronter mille dangers. (Wikipédia)

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CREATURES :
Minotaure mécanique, morse géant, tigre à dents de sabre et créatures sans nom !

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SINBAD ET L’OEIL DU TIGRE est le dernier d’une série de trois films ayant pour héros le légendaire aventurier arabe. 1977 signifie l’arrivée de STAR WARS au cinéma, désormais le space opera remplacera la fantasy durant de nombreuses années, ce qui peut représenter l’une des raisons de l’arrêt des Sinbad. Il faut cependant avouer que ce dernier chapitre s’avère le moins bon. Peu passionnant, flanqué d’acteurs peu convaincants, SINBAD ET L’OEIL DU TIGRE nous plonge souvent dans un ennui profond… Seuls les effets spéciaux de Ray Harryhausen offrent au spectateur quelques scènes intéressantes, même si eux aussi se montrent parfois hésitants, et la présence de la belle Jane Seymour est appréciable ! Egalement, de beaux paysages souvent mystérieux s’offrent à nos yeux de spectateurs avides de contrées étranges.

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La musique est quant à elle un ratage complet. Rien à voir avec les Bernard Herrmann ou les Miklos Rosza précédents.
Ce dernier voyage de Sinbad, qui a coûté aux environs de sept millions de dollars, fut tourné en Espagne et à Petra pour son décor fabuleux. SINBAD ET L’OEIL DU TIGRE est disponible en DVD. A voir tout de même pour s’en faire une idée, et puis c’est un Ray Harryhausen, alors !

Bande-annonce américaine du film :

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- Morbius -



Le Voyage Fantastique de Sinbad

Le Voyage Fantastique de Sinbad dans Cinéma 14122607131915263612823755

LE VOYAGE FANTASTIQUE DE SINBAD (THE GOLDEN VOYAGE OF SINBAD)

Année : 1974
Réalisation : Gordon Hessler
Scénario : Brian Clemens, d’après une histoire de Brian Clemens et de Ray Harryhausen
Production : Charles H. Schneer et Ray Harryhausen
Musique : Miklos Rosza
Effets spéciaux : Ray Harryhausen
Pays : GB / USA
Durée : 105 min
Interprètes : John Pillip Law, Caroline Munro, Tom Baker, Douglas Wilmer…

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L’HISTOIRE :
Une amulette en or et une carte mystérieuse en poche, Sinbad et ses compagnons choisissent de naviguer jusque sur une île inconnue afin d’atteindre un trésor : la fontaine de Jouvence…

CREATURES :
Griffon, centaure, statue vivante de Kali, homonculus, proue vivante…

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Près de vingt ans après LE SEPTIEME VOYAGE DE SINBAD, Ray Harryhausen et Charles H. Schneer embarquent à nouveau dans un fabuleux voyage dans les contrées de l’Imaginaire avec ce nouveau chapitre de la trilogie des Sinbad. Le nouvel acteur incarnant le légendaire héros arabe est certainement le plus convaincant et le mieux joué de tous. Moins guindé que son prédécesseur, il ne résistera pas longtemps aux charmes de la très belle Margiana incarnée par la pulpeuse Caroline Munro ! Années 1970 oblige, elle porte des tenues qui mettent plus qu’en valeur ses formes…

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En dehors de ces effets spéciaux « naturels », LE VOYAGE FANTASTIQUE DE SINBAD est encore une très grande réussite, en particulier, bien sûr, dans le domaine des réalisations de notre incomparable et incontournable Ray Harryhausen. Si je n’avais qu’une seule scène à retenir de ce film, ce serait celle du combat de Sinbad contre la déesse Kali. Véritable prouesse, chaque bras étant animé un par un, Harryhausen nous offre là une scène d’anthologie où la déesse danse un instant avant d’affronter notre héros et ses hommes, maniant ses sabres avec grande dextérité !
On a également droit au combat assez cruel entre un griffon et un centaure (l’agonie du griffon est plutôt bruyante), on y rencontre un petit être ailé, l’homonculus, qui pousse de petits cris amusants, et on assiste à une impressionnante scène où la proue du navire de Sinbad s’arrache pour venir défier ses marins !

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La musique, confiée au grand Miklos Rosza (BEN HUR), est un atout non négligeable pour LE VOYAGE FANTASTIQUE DE SINBAD, notamment pour son superbe générique d’ouverture.

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Tout comme LE SEPTIEME VOYAGE DE SINBAD, LE VOYAGE FANTASTIQUE DE SINBAD est disponible en DVD. A voir d’urgence si vous ne le connaissez pas encore !

Bande-annonce américaine du film :

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- Morbius -



Perle rare : The Earth Dies Screaming

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Attention : film rare ! The Earth Dies Screaming est actuellement programmé en VOST sur TCM ! Réalisé en 1964 par Terence Fisher, réalisateur attitré de nombre de films de la Hammer, The Earth Dies Screaming est un film de science-fiction d’une durée de 60 minutes qui raconte l’histoire d’un petit groupe de survivants dans un village envahi par d’étranges robots ! Même si le film de Fisher est loin d’être un chef-d’oeuvre, même si l’on se croirait très souvent revenu dans un vieil épisode fauché du célèbre Doctor Who des années 1960 et même si l’on s’ennuie souvent dans cette histoire qui s’enlise progressivement, The Earth Dies Screaming est une perle rare à voir, mieux : à enregistrer ! Je ne vous ai pas convaincu ?… ah bon !…

Pour en savoir plus sur The Earth Dies Screaming et lire l’excellente critique de Mallox : http://films.psychovision.net/critique/earth-dies-screaming-871.php



Le 7e Voyage de Sinbad

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LE 7e VOYAGE DE SINBAD (THE SEVENTH VOYAGE OF SINBAD)
Année : 1958
Réalisateur : Nathan Juran
Scénario : Ken Colb
Production : Charles H. Schneer et Ray Harryhausen
Musique : Bernard Herrmann
Effets spéciaux : Ray Harryhausen
Pays : USA
Durée : 1H25
Interprètes : Kerwin Mathews, Kathryn Grant, Richard Eyer, Torin Thatcher…

L’HISTOIRE :
Sinbad part à la recherche du remède miracle qui permettra à sa fiancée de retrouver sa taille normale perdue après la malédiction d’un magicien…

LES CREATURES :
Cyclope, dragon, oiseau roc, squelette.

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LE 7e VOYAGE DE SINBAD est le premier d’une série de trois films sur Sinbad produits par Charles H. Schneer. Mais surtout, ses effets spéciaux, tout comme ceux des prochains Sinbad, seront confiés au maître de l’animation image par image, au génie : Ray Harryhausen.
L’histoire se déroule à Bagdad, à l’époque des contes et légendes où les créatures fantastiques côtoient les humains. On y rencontre des génies, des sorciers et magiciens, des lampes merveilleuses et des princesses vivant dans des palais. L’histoire n’a pas d’autre but que de faire rêver, et elle y parvient merveilleusement bien en nous replongeant dans l’univers des contes de fées de notre enfance.

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Ce chef-d’oeuvre du genre, aujourd’hui un classique, nous offre des séquences où le talent de Ray Harryhausen excelle. Ainsi, l’arrivée impressionnante du cyclope sur la plage, le combat du dragon contre un autre cyclope, l’attaque de l’oiseau roc et le duel de Sinbad contre le squelette vivant (qui nous rappelle un autre chef-d’oeuvre du genre : JASON ET LES ARGONAUTES…). A l’époque où le numérique n’existe pas encore, Ray Harryhausen insuffle à ses créations une vie, une âme, le tout renforcé par l’extraordinaire musique de Bernard Herrmann.

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LE 7e VOYAGE DE SINBAD est régulièrement rediffusé à la télévision, et sa version restaurée est désormais disponible non seulement en DVD mais aussi en Blu-ray. Un film à voir et à revoir.

Bande-annonce américaine du film :

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- Morbius -



Tron Legacy

Tron Legacy dans Cinéma 14122607524815263612823784

En 1982 sortait un film événement, aujourd’hui un classique, qui marqua une génération de fans de SF : Tron. Tron, réalisé par Steven Lisberger et produit par Walt Disney, était alors le premier film presque entièrement tourné en images de synthèse. David Warner y jouait le rôle du méchant, Jeff Bridges et Bruce Boxtleiner (Babylon 5) étaient également de la partie. L’histoire racontait une lutte sans merci entre des concepteurs de programme miniaturisés et précipités à l’intérieur des circuits d’un ordinateur… On assistait à des poursuites en motos électroniques, à des combats à l’aide de frisbees lumineux, tout cela avec des costumes et des décors incroyables auxquels ont participé Moebius et Syd Mead.

En 2010 sortira l’un des événements cinématographiques de l’année : Tron Legacy, la suite officielle de Tron. Beaucoup en espérait une depuis longtemps, même si elle ne s’avérait pas forcément nécessaire. Pour l’instant on sait peu de choses de l’intrigue, néanmoins les premières images du film sont assez impressionnantes et rappellent aux nostalgiques bien des séquences de l’original ! Bande-annonce :

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Fascinante planète Mars (4) : Délires martiens

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DELIRES MARTIENS

Mars peut également engendrer des produits extravagants, à la façon de MARS NEEDS WOMEN de Larry Buchanan. En effet, en 1966 la planète rouge a besoin de femmes pour assurer la survie de l’espèce ! Un groupe de Martiens part donc à la chasse aux Terriennes, lesquelles s’enfuient en poussant des cris stridents dès l’approche de nos extra-terrestres !

Pire encore avec les PAJAMAS PARTY (1964) de Don Weiss, PINNOCHIO IN OUTER SPACE (1965) de Ray Groosens ou encore SANTA CLAUS CONQUERS THE MARTIANS (1964) de Nicholas Webster, sans compter ABBOT AND COSTELLO GO TO MARS (1952) de Charles Lamont !

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Mars, rouge de colère, en voit décidément de toutes les couleurs entre des pyjamas, un Pinnochio, un Père Noël et deux andouilles ! Les Américains ne reculent devant rien… Même les célèbres SENTINELLES DE L’AIR, de Gerry Anderson, ont vécu leur première aventure cinématographique sur Mars avec THUNDERBIRDS ARE GO ! (1966) de David Lane.

Et les Français dans tout ça ?… On pourra citer NE JOUEZ PAS AVEC LES MARTIENS (1967) de Henri Lanoë, avec Jean Rochefort, où deux reporters assistent à l’arrivée des Martiens sur la côte bretonne et UN MARTIEN A PARIS (1961), de Jean-Daniel Daninos, avec Darry Cowl, considéré comme une satire de moeurs terriennes.

Mais les Mexicains ne sont pas en reste avec leur SANTO CONTRA LA INVASION DE LOS MARCIANOS (1966) de Alfredo B. Crevenna, tout comme les Italiens avec I MARZIANI HANNODODICI MANI (1964) de Franco Castellano.

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Quand il s’agit de délirer, les Terriens sont toujours au rendez-vous ! Pauvre planète Mars ! Mais tout cela pourrait bien changer avec, annoncé enfin officiellement pour 2012, JOHN CARTER OF MARS, réalisé par Andrew Stanton et produit par Paramount / Walt Disney. Une méga production qui mettra en scène le premier tome de la célèbre saga littéraire de SF d’Edgar Rice Burroughs, A PRINCESS OF MARS ! Ouf ! Mars a encore de beaux jours devant elle !

-Morbius -

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Fascinante planète Mars (3) : Ménagerie martienne

Fascinante planète Mars (3) : Ménagerie martienne dans Cinéma 14122608525215263612823812

MENAGERIE MARTIENNE

Connaissez-vous THE ANGRY RED PLANET (1960) ? Inédit en France et réalisé par Ib Melchior, ce film constitue une petite merveille d’étrangeté et d’originalité rares. Une fusée américaine revient sur Terre après une mission d’exploration sur Mars. Seule la femme de l’équipage a survécu au voyage, et c’est à l’hôpital qu’elle raconte son incroyable aventure. Le spectateur découvre alors les scènes intrigantes de l’extraordinaire odyssée, lesquelles baignent constamment dans une couleur orangée. Jungle aux plantes carnivores géantes, gigantesque créature poilue à tête de rongeur et aux pattes démesurées, océan renfermant un monstre aquatique au corps gélatineux, cité martienne aux tours élancées et Martien à l’apparence indescriptible parsèment THE ANGRY RED PLANET pour le plus grand bonheur des amateurs du genre ! Dans cette ménagerie étonnante évoluent des acteurs qui ne perdent jamais rien de leur sérieux malgré la légèreté de certaines scènes. Une bande-annonce à voir d’urgence pour se faire une petite idée du film de Melchior à ranger bien entendu dans les délicieuses séries B… Allez jusqu’au bout, car c’est vers la fin que les créatures et autres étrangetés apparaissent !

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 IT ! THE TERROR FROM BEYOND SPACE (1958), réalisé par Edward L. Cahn, est le film réputé pour avoir inspiré l’ALIEN de Ridley Scott. Ici, un vaisseau spatial, de retour lui aussi d’une mission sur Mars, va découvrir qu’un monstre s’est glissé dans ses soutes. L’ « horrible » créature décimera un à un les pauvres membres d’équipage.

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A l’inverse, la « créature » de DEVIL GIRL FROM MARS (1954), une « séduisante » Martienne accompagnée de son robot-caisson, a parcouru l’espace pour nous donner une belle leçon de morale dans cette série Z d’une nullité affligeante, signée David McDonald. L’ensemble du film se déroule en effet d’une soucoupe volante au salon d’une maison de campagne et du salon d’une maison de campagne à une soucoupe volante, notre Martienne se contentant régulièrement d’ouvrir et de fermer des rideaux pour faire ses apparitions théâtrales… Un aperçu ? Attention…

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Loin des délires navrants du Britannique David McDonald, son compatriote Roy Ward Baker nous livre une oeuvre passionnante et de grande qualité, au climat des plus étranges, avec son QUATERMASS ET LE SQUELETTE DE L’ESPACE (QUATERMASS AND THE PIT aka FIVE MILLION YEARS TO EARTH / 1967). Dans le métrode Londres, une nouvelle rame en construction met à jour un vaisseau extra-terrestre datant de plusieurs millions d’années, lequel révèle bientôt son incroyable contenu aux scientifiques : des êtres, à l’apparence d’insectes, parfaitement conservés. Très vite, le vaisseau émet de puissantes ondes dévastatrices et projette des images dans l’esprit de ceux qui s’en approchent.

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On découvre ainsi qu’à l’aube de l’humanité les Martiens vinrent sur notre planète pour chercher des esclaves, et qu’ils accélérèrent eux-mêmes le processus d’évolution de notre race avant de disparaître. La grande originalité de ce sujet entraîne le spectateur dans une histoire captivante de bout en bout, traitée avec grand sérieux et intelligence. La civilisation martienne à l’origine de la civilisation terrienne… vaste programme ! Bande-annonce :

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- Morbius -



Fascinante planète Mars (2) : L’invasion vient de la Terre

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L’INVASION VIENT DE LA TERRE

Si l’on ne compte plus les invasions martiennes, la Terre elle-même ne s’est pas privée de coloniser ou, mieux, de terraformer la planète rouge. Ainsi, CHRONIQUES MARTIENNES (THE MARTIAN CHRONICLES / 1980), mini série télévisée fauchée, adapte le splendide roman de Ray Bradbury avec plus ou moins de talent.

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En 1990, Paul Verhoeven se charge avec son TOTAL RECALL (TOTAL RECALL / 1990) de transcrire à l’écran une nouvelle de l’auteur Philip K. Dick. Arnold Schwarzenegger y campe un héros hanté par un cauchemar qui l’entraîne chaque nuit sur Mars. Il découvrira bientôt que sa vie sur terre, véritable rêve artificiel, lui cache en fait un passé vécu sur la planète rouge. TOTAL RECALL s’éloigne forcément de la nouvelle originale en raison de sa durée, néanmoins il réserve au cinéphile un scénario passionnant, et la vision du monde martien qu’il nous propose est certainement la plus aboutie dans le genre.

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MISSION TO MARS, de Brian de Palma (MISSION TO MARS / 2000), racontera quant à lui la mésaventure d’un groupe d’astronautes partis vers la planète rouge pour connaître la réponse à l’énigme de la disparition d’une première mission quelques années plus tôt. Avec des scènes à couper le souffle, le film de de Palma est une brillante réussite où le spectateur n’est plus dans la salle mais avec les astronautes, dans l’espace, vivant à chaque instant des moments d’angoisse et de suspense très intenses : les micrométéorites, l’explosion du réservoir, la mort héroïque de l’un des membres d’équipage… Le soin apporté également aux décors du vaisseau confère à MISSION TO MARS toute l’ampleur d’un film d’une rare crédibilité. La fin, critiquée par beaucoup, s’avère pourtant tout à fait à la hauteur de cette merveille du genre.

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- Morbius -

 



Fascinante planète Mars (1) : L’invasion vient de Mars !

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Fascinante planète Mars qui déchaîne les passions depuis des décennies ! Qu’ils soient romanciers, cinéastes ou même scientifiques, les hommes ont toujours voulu donner une vie à cette pauvre planète morte, à cette soeur de la Terre dont on a cru, pendant longtemps, qu’une civilisation y avait bâtie de gigantesques canaux… Malheureusement, dans les années 1970, les sondes Viking devaient nous apporter la preuve (?) que Mars n’est qu’une immense boule rouillée, un monde figé depuis des millions d’années… grande déception pour les fans de science-fiction ! Malgré cela, l’espoir perdure : depuis la découverte de ce qui pourrait être un microfossile sur une météorite martienne, l’homme s’interroge. Et si Mars nous cachait encore des secrets ?… Déjà l’homme se prépare à y aller. Ce sera la première planète de l’histoire de l’humanité où il posera le pied. Mais ce n’est pas pour demain ! En attendant, revisitons le palais des rois martiens, celui de notre imagination terrienne si fertile, car la planète rouge a inspiré des dizaines de films à des réalisateurs plus ou moins inspirés. Une bonne moitié de ces oeuvres demeure inédite en France. Survolons ensemble, à travers quatre chapitres, quelques titres sélectionnés pour leur originalité ou leur qualité, mais n’oublions pas pour autant quelques dignes représentants du « nanar » martien ! Premier chapitre aujourd’hui à l’honneur :

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L’INVASION VIENT DE MARS

 

Avant tout, Mars est LA planète qui veut conquérir la Terre ! Combien de films nous ont montré les terribles invasions martiennes, à commencer par le chef-d’oeuvre de Byron Haskin, produit par George Pal, LA GUERRE DES MONDES (THE WAR OF THE WORLDS / 1953). Adaptation cinématographique du célèbre roman de H.G. Wells, il s’agit là d’un des plus grands films de SF jamais réalisé, aux nombreuses scènes d’anthologie (les attaques des soucoupes, la destruction d’immeubles) où l’on assiste à la destruction totale des plus grandes villes du monde. Effets spéciaux, musique et acteurs se conjuguent à la perfection dans ce classique qui surprend encore aujourd’hui par sa puissance, quelques scènes s’avèrent même étonnantes pour l’époque : destruction d’une église, sauvage désintégration d’un prêtre… pourtant ce film n’a absolument rien d’anti-religieux, sa fin nous le prouve d’ailleurs très clairement ! A signaler que LA GUERRE DES MONDES obtint l’Oscar des meilleurs effets spéciaux à l’époque, chose amplement justifiée. Steven Spielberg, cinquante ans plus tard, en fera un remake très réussi et surtout fort traumatisant, hyper-réaliste, où les tripodes balaieront les rues des mégalopoles de la planète à l’aide d’un puissant faisceau volatilisant les corps comme des ballons de baudruche !

 

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Loin de l’impact de l’oeuvre de Haskin, LES ENVAHISSEURS DE LA PLANETE ROUGE (INVADERS FROM MARS / 1953), réalisé par William Cameron Menzies, s’inscrit tout de même dans le registre des bonnes séries B typiques de l’époque des fifties. Ici, les pauvres humains que nous sommes sont transformés en êtres dénués de tout sentiment, de toute émotion, contrôlés par une créature martienne au cerveau hypertrophié. Un gamin, seul individu conscient de l’invasion, tentera de convaincre les autorités du danger qui menace la Terre entière. En 1986, Tobe Hooper en fera un fadasse remake intitulé L’INVASION VIENT DE MARS (INVADERS FROM MARS / 1986) qui, s’il y gagne en effets spéciaux (et encore…), y perd énormément au niveau de l’intrigue et des acteurs.

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Mais, en 1996, Tim Burton nous offrira la plus délirante des invasions martiennes avec son MARS ATTACKS (MARS ATTACKS / 1996). Des trading cards, publiées dans les années 1960, sont à l’origine de l’histoire où de très méchants Martiens, au look d’enfer, arrosent littéralement de leurs désintégrateurs tout ce qui est terrien ! Tim Burton écorche au passage gentiment l’Amérique, ce qui ne plut pas vraiment à nos amis des Etats-Unis qui boudèrent quelque peu le film, en préférant alors un autre au passage : INDEPENDENCE DAY, plus patriotique en son genre… MARS ATTACKS avait pourtant tout pour plaire : des effets spéciaux de l’ILM, un casting d’enfer (Jack Nicholson, Michael J.Fox, Pierce Brosnan, pour ne citer qu’eux !) et une mise en scène électrique avec un humour sans doute trop martien pour certains Américains…

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