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Archive pour la catégorie « Fanzine CosmoFiction »

RETOUR VERS LES 80′s : FANTOMES EN FETE (1988)

Aventurons-nous à la fin des années 1980 avec, cette fois, la seconde génération du fanzine calédonien CosmoFiction, celle qui se compose de six numéros étalés de 1988 à 1991. Notre voyage nostalgique se poursuit avec quelques-unes des critiques cinématographiques parues au fil des numéros du fanzine.

RETOUR VERS LES 80's : FANTOMES EN FETE (1988) dans Cinéma 12112408251115263610587540

FANTÔMES EN FÊTE (SCROOGED) est un film de Richard Donner avec Bill Murray. L’ai-je vu ?… Je me le demandais en relisant la critique de P.E.C. parue dans le numéro 5 de CosmoFiction Fanzine. Si c’est le cas, je dois avouer qu’il ne m’a laissé aucun souvenir…

L’histoire : « Frank Cross est le directeur d’une chaîne de télévision carriériste, cynique et égoïste. Il est au sommet de sa gloire, terrorise ses collaborateurs et nul ne résiste à ses diktats. À quelques jours de Noël, il décide d’adapter de façon provocante Un Chant de Noël, de Charles Dickens et licencie un de ses collaborateurs. C’est le moment que choisit d’apparaître le fantôme de son ancien patron, Hawyard, décédé sept ans auparavant, pour le hanter, reprochant à Frank son avarice. Le spectre lui somme de s’amender sous peine de finir en enfer. Pour cela, trois fantômes vont lui rendre visite afin de l’aider à faire son choix… » (Wikipédia)

12112408275815263610587543 dans Fantastique« Accrochez-vous bien, les enfants ! Après GHOSTBUSTERS, qui pouvait réellement penser que Bill Murray pouvait être aussi hilarant ? Après GOONIES, qui aurait pu prévoir que Donner se remettrait au burlesque typiquement ricain ? Qui ? Peu, sans doute. Mais moi, certainement pas ! ‘Tention les dératés, il ne s’agit pas d’un chef-d’œuvre, contentons-nous simplement de retirer au film ses qualités. Donner, qui a déjà atteint la perfection avec LADYHAWKE, n’en est plus à un succès près. Mais là, il cogne fort sans pour autant déballer une myriade d’effets spéciaux et de décors sublimes (si, si ! Pour ceux qui ne me croient pas, revoyez LADYHAWKE. Ââââh, ces incultes…). Mais bon, passons.

L’originalité de FANTÔMES EN FÊTE naît de l’extraordinairement inhabituelle critique de la société yankee, constamment branchée sur MTV sans jamais disjoncter du tube cathodique, s’en prenant même à l’animateur suprême de tous ces « rêves » du petit écran : Bill Murray, sadique, ambitieux, ordurier et dégueulasse, qui tient le film à lui seul. Mais trop, c’est trop. Je me suis fêlé une côte à regarder sa tronche et à entendre ses répliques fendantes. Mais Foi de Moi, je ne vous dévoilerai pas un milligramme de l’histoire. Sachez seulement qu’ils furent heureux et eurent beaucoup d’… âh ! âh ! âh ! …scrooged !!! À vos souhaits ! »

- P.E.C. -

Réalisateur : Richard Donner / Scénario : Mitch Glazer & Michael O’Donoghe (d’après Un Chant de Noël de Charles Dickens) / Acteurs : Bill Murray, Karen Allen, Robert Mitchum, John Forsythe, John Glover…

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Androïde / Cocoon / Retour vers le Futur / Les Goonies / Electric Dreams / Terminator / Lifeforce / 2010 / Les Aventuriers de la Quatrème Dimension / Brazil / Legend / Gremlins / Starman / Les Maîtres de l’Univers / Superman IV : le Face à Face / Princess Bride / Hellraiser / Running Man / Histoires Fantastiques / Les Sorcières d’Eastwick / Miracle sur la 8e Rue / Star Trek IV / Incidents de Parcours / Génération Perdue / Willow / Le Blob / Retour vers le Futur 2 et 3 / Le Cauchemar de Freddy

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RETOUR VERS LES 80′s : LE CAUCHEMAR DE FREDDY (1988)

Aventurons-nous à la fin des années 1980 avec, cette fois, la seconde génération du fanzine calédonien CosmoFiction, celle qui se compose de six numéros étalés de 1988 à 1991. Notre voyage nostalgique se poursuit avec quelques-unes des critiques cinématographiques parues au fil des numéros du fanzine.

RETOUR VERS LES 80's : LE CAUCHEMAR DE FREDDY (1988) dans Cinéma 12111708343015263610560657

Robert Englund est Freddy Krueger, Freddy Krueger est Robert Englund, et ce n’est pas le fadasse reboot de Samuel Bayer qui nous prouvera le contraire ! Devenu rapidement un Monstre Sacré du cinéma fantastique, Freddy Krueger a eu droit à huit films (si l’on compte celui où il affronte Jason Voorhees), une série télévisée et son clip vidéo. En 1988 sort LE CAUCHEMAR DE FREDDY (A NIGHTMARE ON ELM STREET 4 : THE DREAM MASTER), chapitre 4 de la saga du grand brûlé signé Renny Harlin. Voici la critique du film publiée dans le numéro 5 du fanzine CosmoFiction de janvier 1990.

L’histoire : « Bien décidé à exterminer les descendants des parents qui l’avaient brulé dans le passé, l’épouvantable Freddy, à nouveau ressuscité, s’apprête à revêtir les tenues les plus perverses pour pénétrer dans les rêves de ses prochaines victimes. Mais c’était sans compter sur Alice, elle aussi capable de s’introduire dans les rêves de ses amis pour faire face au redoutable croque-mitaine… » (Wikipédia)

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« Si je vous dis : chapeau poussiéreux, pull-over rouge à rayures vertes, gant de cuir aux lames effilées et acérées, pantalon noir et chaussures boueuses, vous me répondez tous horrifiés : « C’EST FREDDY !!! », et vous avez gagné ! Si en plus je vous révèle que même le Grand-Brûlé-Au-Gant-d’Acier peut faire des cauchemars, vous vous empressez de me donner le numéro de ce nouveau chapitre de la saga Krueger : « IV ! C’est FREDDY IV ! » Oui ! Vous avez vu juste ! Cela vous rapporte donc un abonnement gratuit à Cosmo valable pour un an !… Mais… que dis-je ? Divaguerais-je ? Commencerais-je à rêverais-je ou, pire, cauchemarderais-je ?… Trêve de sérieux, redevenons blagueur. Euh ! Trêve de plaisanterie, redevenons sérieux !

12111708412315263610560714 dans Fanzine CosmoFictionFreddy revient, et il n’est pas content (… ça me rappelle quelque chose…). Et même si c’est un jeune finlandais (ou finnois, comme vous l’entendez) qui a enfanté le dernier démon de la série, un presque-débutant en la matière, FREDDY IV s’affirme comme un grand cru, un des meilleurs volets consacré au terrible héros de Wes Craven qui, à lui seul, attire les foules par milliers de par son look ravageur, de par sa beauté plastique (!), mais aussi de par son humour noir, très noir, et ses facéties cruelles. Plus que tout, Robert Englund EST Freddy Krueger. C’est cet acteur de seconde zone (LA GALAXIE DE LA TERREUR, REINCARNATIONS…), aujourd’hui reconnu de première, qui a su épouser le personnage à la perfection en lui insufflant une personnalité propre, loin des morts-vivants stéréotypés des multiples psycho-killers américains. Je n’ose songer à ce qui aurait pu advenir de Freddy si Wes Craven n’avait pas choisi Robert Englund pour l’incarner… et que serait devenu l’acteur si le diabolique croque-mitaine n’avait pas été un jour inventé par Wes Craven alors qu’il visitait une chaufferie (là je brode !). Et quelle idée de génie d’avoir créé cette arme plus qu’originale, plus qu’efficace, plus qu’effrayante et redoutable, ce gant en cuir dont les doigts se prolongent par de longues lames aiguisées avec amour, cette arme de l’enfer que Freddy enfile comme un gant d’hiver et qu’il manie avec agilité et férocité, éventrant, découpant, crevant, dépeçant ses victimes avec une pointe de sadisme non dissimulée…

12111708442815263610560719 dans Retour vers les 80'sFreddy Krueger est maintenant devenu un mythe, un personnage étonnamment fascinant bien qu’effrayant, incroyablement populaire, la star de l’Horreur cinématographique des années 1980, et cela se ressent pleinement à travers les premières séquences du film de Renny Harlin où l’on assiste à l’extraordinaire résurrection nocturne, ou plutôt reconstitution de Freddy, sous terre, dans la braise rougeoyante de l’enfer, les os du squelette de Krueger se rassemblant, puis se recouvrant progressivement de muscles, de nerfs, de veines et de chair, une séquence de recomposition où l’on assiste médusé à la résurrection du tueur d’enfants. On frôle la scène d’anthologie : c’est visuellement superbe et accompli par des effets spéciaux hallucinants ! Mais ce n’est pas fini. Une fois Freddy sorti de terre, debout, immobile, la caméra nous montre d’abord son ombre qui s’étire démesurément devant lui, le chapeau et les griffes se découpant de la silhouette noire. Puis, la caméra finit par atteindre le corps de Krueger. Elle débute son escalade à partir des pieds et termine sur le faciès grimaçant de Freddy Krueger. En quelques plans grandioses, toute la puissance mythique du « héros » s’est imposées à nos yeux ébahis !

FREDDY IV s’inscrit dans la lignée du précédent chapitre des GRIFFES DE LA NUIT et s’avère être en droite ligne de l’esprit particulier de la série. Renny Harlin, l’auteur de ce nouveau volet, nous prouve tout au long du film qu’il maîtrise avec art les ingrédients qui ont fait la renommée des NIGHTMARE… et qu’il évolue avec grâce au milieu de l’énorme machinerie d’effets spéciaux que représente ce quatrième film. Cela nous vaut quelques scènes particulièrement prenantes et décoiffantes, d’une authentique crédibilité. Quant aux amoureux fous de Freddy Krueger, qu’ils se rassurent : cette fois-ci, ses apparitions sont plus fréquentes que dans FREDDY III, qu’on se le dise ! »

- Hervé -

Réalisateur : Renny Harlin / Scénario : Wes Craven, William Kotzwinkle, Brian Helgeland, Jim Wheat & Ken Wheat / Acteurs : Robert Englund, Lisa Wilcox, Andras Jones, Tuesday Night…

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RETOUR VERS LES 80′s : RETOUR VERS LE FUTUR 2 ET 3

Aventurons-nous à la fin des années 1980 avec, cette fois, la seconde génération du fanzine calédonien CosmoFiction, celle qui se compose de six numéros étalés de 1988 à 1991. Notre voyage nostalgique se poursuit avec quelques-unes des critiques cinématographiques parues au fil des numéros du fanzine.

RETOUR VERS LES 80's : RETOUR VERS LE FUTUR 2 ET 3 dans Cinéma 12111007414715263610533274

Après le succès phénoménal de RETOUR VERS LE FUTUR, il fallait s’attendre à une suite. Mais c’est finalement à deux suites auxquelles nous avons eu droit ! Voici la critique des deux films parue dans CosmoFiction Fanzine numéro 6 d’avril 1991 et signée Alain.

L’histoire : RETOUR VERS LE FUTUR 2 (1989) : « Lors de son premier voyage en 1985, Marty a commis quelques erreurs. L’avenir qu’il s’était tracé n’est pas si rose, et son rejeton est tombé sous la coupe du voyou Griff Tannen, qui veut régner sur la ville. En compagnie de son ami Emmett « Doc » Brown et de sa fiancée Jennifer, Marty va devoir entreprendre un voyage vers le futur, pour tenter de donner un peu plus de moralité à son héritier. Un voyage aux conséquences dramatiques… » RETOUR VERS LE FUTUR 3 (1990) : « Après son voyage mouvementé entre passé, présent et futur, Marty McFly apprend par une lettre vieille de cent ans que son vieil ami Emmett « Doc » Brown se serait crashé en 1880 au volant de sa DeLorean, restant ainsi prisonnier du far-west, sous la menace de Buford « Molosse » Tannen qui s’est juré de le tuer. Il n’a que cinq jours pour retrouver Doc et le ramener vivant vers le présent… » (AlloCiné)

12111007442115263610533278 dans Fanzine CosmoFiction

« Robert Zemeckis n’a pas fait les choses à moitié. N’allait-il pas toutefois sacrifier la qualité à la quantité en réalisant une suite et une autre dans la foulée ?

Tout d’abord, il s’agit bien de suites, tout est lié entre les trois épisodes, aussi mieux vaut-il les voir dans l’ordre. Il est vrai qu’en s’adressant au public de RETOUR VERS LE FUTUR, Zemeckis vise suffisamment large, vu le succès international de son premier morceau. Les mêmes ingrédients sont là : quiproquos, course contre la montre, etc. Mais, comme pour un bon plat, le contexte modifie la saveur et, ici, peu importe d’avoir vu RETOUR VERS LE FUTUR sous les palmiers et les deux autres en prison, le problème est d’avoir vu le PREMIER, car ses suivants ont beau tenir leurs promesses, l’originalité et l’effet de surprise sont forcément atténués par le souvenir de leur prédécesseur dont les quelques scènes présentes risquent de rendre plus d’un spectateur nostalgique.

Les situations impossibles et les trouvailles sont toujours à la hauteur, davantage dans le II, plus farfelu et sans doute préféré par les amateurs de SF plus sensibles au voyage en 2015 qu’en 1895 : l’ »Overboard », la pizza déshydratée et bien d’autres surprises les attendent.

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Pour le reste, les chassés croisés entre le passé, le présent et le futur sont d’une efficacité remarquable. Et même si une impression de « déjà vu » flotte malheureusement sur l’ensemble (en raison du souvenir du premier épisode dont les deux suites reprennent forcément la même trame), le rythme à cent à l’heure et l’humour omniprésent font passer un bon moment, presque aussi bon que celui vécu lors du premier, aux grands enfants que nous sommes… Hélas plus grands qu’en 1985 ! »

- Alain -

Réalisateur : Robert Zemeckis / Scénario pour le II : Robert Zemeckis & Bob Gale / Scénario pour le III : Bob Gale / Acteurs : Michael J. Fox, Christopher Lloyd, Thomas F. Wilson, Lea Thompson, Mary Steenburgen…

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RETOUR VERS LES 80′s : LE BLOB (1988)

Aventurons-nous à la fin des années 1980 avec, cette fois, la seconde génération du fanzine calédonien CosmoFiction, celle qui se compose de six numéros étalés de 1988 à 1991. Notre voyage nostalgique se poursuit avec quelques-unes des critiques cinématographiques parues au fil des numéros du fanzine.

RETOUR VERS LES 80's : LE BLOB (1988) dans Cinéma 12110308261515263610508780

LE BLOB (THE BLOB) de Chuck Russell est le remake de DANGER PLANÉTAIRE (THE BLOB, 1958) où Steve McQueen faisait ses débuts. J’ai découvert le film en France, et je me souviens m’être éclaté comme un fou lors de sa vision ! À tel point qu’il me fallait parler de « chef-d’œuvre », de « futur classique », lorsque j’ai écrit cette critique enthousiaste pour le numéro 5 de CosmoFiction Fanzine de janvier 1990. Avec plus de 20 ans de recul, je n’irai pas jusqu’à parler de chef-d’œuvre aujourd’hui, même si j’apprécie toujours autant de revoir ce sacré bon film de Chuck Russell, beaucoup plus que l’original, c’est sûr. On nous annonce d’ailleurs un nouveau remake du remake (on parlera plutôt de « reboot » aujourd’hui, ça fait mieux) par le fameux Rob Zombie… Ce sera autre chose !

L’histoire : Une météorite percute la Terre. Une masse informe s’en extrait et grandit en ingérant un à un les habitants d’une ville des États-Unis. Le Blob se glisse partout pour traquer ses proies et rien ne semble pouvoir l’arrêter. Dans cette ambiance d’enfer, Meg Penny et Brian Flagg, tentent de survivre, alors qu’une mystérieuse équipe gouvernementale met la ville en quarantaine… (Wikipédia)

12110308281515263610508786 dans Fanzine CosmoFiction« Énorme masse gélatineuse rose, gluante, dégoulinante, visqueuse, poisseuse, qui s’infiltre entre les fissures, les fentes et les trous de serrure, le Blob (tel est le nom de la « chose ») s’étale mollement pour se déverser, d’un jet, sur sa victime qu’il recouvre, baveur et affamé afin de la digérer en… la liquéfiant. Fuyez les gelées de fraises et de cassis, refusez les chewing-gums, n’approchez plus la pâte à modeler (rose), ne vous brossez plus les dents avec ce dentifrice à pâte rouge transparente et, surtout, ne dressez plus vos cheveux avec le premier gel rose acheté au supermarché du coin : vous risqueriez de le regretter amèrement car une portion du Blob s’est perdue à Nouméa… Où s’est-elle cachée ?… Peut-être bien au Sci-Fi Club ! Soyez sans crainte en tout cas : nos espions nous ont récemment révélé que vous ne la rencontrerez jamais dans une salle de cinéma de la ville…

12110308304315263610508792 dans Retour vers les 80'sEn attendant, permettez-moi de ne pas résister au désir brûlant de vous parler de ce petit chef-d’œuvre de science-fiction horrifique (gorifique, devrait-on dire !) que j’ai eu la chance de visionner en février en France dans une salle parisienne pleine à craquer, devant laquelle il fallait faire la queue sur les Champs-Elysées pour pouvoir entrer et littéralement VIVRE l’un des films les plus détonnants et haletants de ces dernières années, un futur classique du genre qui s’inscrit dans un style SF-horrifique moderne du type de THE THING ou LA MOUCHE, un film au titre déjà entendu et que tout poisson rouge peut prononcer dans son aquarium : le BLOB… BLOB… BLOB…

Non, LE BLOB 88 n’est pas à proprement parler un remake du BLOB 58 dans lequel le défunt Steve McQueen faisait ses débuts en tant qu’acteur (DANGER PLANÉTAIRE était le titre du film). Ce n’est pas non plus une version quelconque de ATTENTION AU BLOB, suite tournée en 1974 par le terrible J.R. de DALLAS : Larry Hagman (eh oui, comme quoi le pétrole mène à tout !). Même si le Blob est toujours le Blob, c’est-à-dire un gigantesque Malabar qu’on aurait un peu trop mâché et recraché négligemment sur le trottoir, ou une gelée mauve sans saveur dont seules les ménagères néo-zélandaises ont le secret, sa couleur a changé (on passe du rouge vif 58 au rose-violacé translucide très 88), et ses attaques se caractérisent par une violence inouïe. En outre, telle une créature tout droit issue des méandres d’un délirant cerveau lovecraftien, le Blob s’est doté de longs bras ou tentacules capables de se dresser en un tour de mains (!) pour brutalement saisir ses victimes !

12110308324015263610508807 dans Science-fiction

Mais là où le Blob 88 distance radicalement ses prédécesseurs et les relègue au rang de contines-pour-teenagers-à-ne-pas-brusquer, là où réside la force de frappe du film de Chuck Russell, c’est là où nul Blob n’était encore jamais allé auparavant : dans le gore absolu de séquences infernales relevées par une sauvage dose de violence qui ferait fondre de peur les deux premiers Blob réunis en une seule et même montagne gélatineuse ! Les scènes baignent dans un suspense de première classe que l’on n’avait pas connu depuis longtemps.

12110308350415263610508827Dans le premier film de la série tourné il y a trente ans, la caméra n’était pas aussi indiscrète que celle d’aujourd’hui. Elle filmait les séquences d’attaque avec pudeur et sobriété, montrant uniquement le Blob et ses « allures menaçantes », s’attardant rarement à filmer la chose s’acharnant sur ses victimes. Jamais elle n’aurait osé exécuter un plan arrière afin de dévoiler les restes fumants des corps liquéfiés, en partie digérés par le Blob. La caméra de Chuck Russell ne s’en prive pas. Elle se délecte de ses gros plans et lèche de long en large les corps essorés par cet immense estomac rampant qu’est le Blob. Les effets gores de Tony Gardner et John Caglione ont de quoi vous remuer les tripes, notamment lors de la séquence où le corps d’un clochard est découvert rongé jusqu’au bassin, ou lors de celle où une fille implose devant les yeux horrifiés de son boy-friend, ou encore celle où… je n’en dirai pas plus ! Vous l’avez compris : le Blob 88 ne fait pas dans la dentelle. Il s’est mis au goût du jour : toujours plus de sang, toujours plus de tripes, toujours plus de gore… avec des SFX toujours plus convaincants.

Ruez-vous dans votre vidéo-club si vous n’avez pas encore vu ce petit chef-d’œuvre de SF horrifique : il est fait pour vous ! »

- Hervé -

Réalisation : Chuck Russell / Scénario : Frank Darabont & Chuck Russell / Acteurs : Kevin Dillon, Shawnee Smith, Donovan Leitch…

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RETOUR VERS LES 80′s : WILLOW (1988)

Aventurons-nous à la fin des années 1980 avec, cette fois, la seconde génération du fanzine calédonien CosmoFiction, celle qui se compose de six numéros étalés de 1988 à 1991. Notre voyage nostalgique se poursuit avec quelques-unes des critiques cinématographiques parues au fil des numéros du fanzine.

RETOUR VERS LES 80's : WILLOW (1988) dans Cinéma 12102807205915263610486155

Si aujourd’hui WILLOW, film de Ron Howard, est devenu à sa façon un film culte, il fut vivement décrié lors de sa sortie. Je me rappelle encore de certaines critiques, dont celles de Starfix, qui assassinaient allègrement ce « produit formaté » aux normes de la Lucasfilm. Il est vrai que l’on y retrouve beaucoup de STAR WARS dedans, mais ce serait faire preuve d’une extrême mauvaise foi en le réduisant seulement à un copier-coller de l’œuvre de Lucas. Voici ce que j’en pensais alors, en 1990, dans le numéro 5 de CosmoFiction Fanzine, lors de la sortie de la VHS du film.

L’histoire : Lorsque Willow Ufgood, un jeune paysan féru de magie appartenant au peuple des Nelwyns, découvre un bébé abandonné sur un radeau d’osier, sa vie est bouleversée. Poursuivi par la cruelle reine Bavmorda, il doit assurer la protection de l’enfant et déjouer les forces du mal dans un monde de sorcellerie, de créatures étranges et d’aventures…

12102807230915263610486158 dans Fanzine CosmoFiction

« WILLOW, avant-dernière superproduction en date de la Lucasfilm (INDIANA JONES III étant la dernière), est un courant d’air frais tournant la page des récents échecs enregistrés par la maison de production Lucas dans le genre Fantastique avec des films tels que HOWARD et LABYRINTHE. WILLOW représente en effet le meilleur succès par rapport aux deux précédents films, même s’il ne s’agit pas en fait du succès escompté au vu de l’ampleur du projet. Étrange, car le film de Ron Howard voit grand et évolue dans le spectaculaire.

12102807265515263610486159 dans MerveilleuxAprès les deux intéressants produits que sont HOWARD et LABYRINTHE, même s’ils s’avèrent peu exaltants, WILLOW marque le retour en force de la mise en scène à grand spectacle de laquelle se dégage un souffle épique, mais quelque peu faiblard face à celui de STAR WARS auquel on compare volontiers, et trop facilement, le film de Ron Howard.

Les décors extérieurs sont d’une grande beauté, et la forêt n’a jamais été aussi envoûtante, mystérieuse et magique que dans WILLOW. Les peintures sur verre y sont également pour beaucoup ! Révolutionnaires les effets spéciaux du film d’Howard ? Certainement pas ! C’est d’ailleurs l’un des reproches qu’on pourrait leur adresser. Par contre, c’est dans la musique de James Horner qu’il faut aller chercher l’événement. Majestueuse, ample, héroïque, la dernière partition d’un des meilleurs compositeurs de musiques de films actuels est digne de décrocher son Oscar si l’on élimine tous les coups fourrés que réserve une telle manifestation où l’on récompense un peu n’importe qui, n’importe comment.

12102807301415263610486160 dans Retour vers les 80'sEst-ce pour attirer un large public avide de sensations fortes et amoureux fou du grand spectacle que Lucas et Howard ont volontairement joué la carte du big-budget, le tout flanqué d’une histoire archi connue mais infatigable, dont les héros ont tout pour nous être sympathiques et les méchants tout pour être détestés ? Il est bien évident que nous tenons ici l’aspect de WILLOW qui dérange ou qui agace les blasés, ceux qui croient avoir tout vu  et qui passent au travers de tout, ne sachant plus apprécier la simple simplicité , la naïveté et le charme d’une histoire vieille comme le monde mais qui n’a rien perdu de son piment.

L’attrait de WILLOW repose en grande partie sur la performance de l’acteur nain Warwick Davis, Ewok isolé d’Endor, qui excèle dans son interprétation du jeune Ufgood, marié et père de deux enfants, et qui vit dans un village digne de Donjons & Dragons ! D’ailleurs, WILLOW est à ce propos une excellente incursion dans l’univers du célèbre jeu de rôles américain car on y rencontre des nains par centaines, des sorciers, des magiciens et des Trolls (même si ces derniers revêtent une apparence qui s’oppose à la version officielle !), pour le plus grand plaisir des amateurs de jeux de rôles (et ils sont nombreux sur le Territoire !). »

- Hervé -

Réalisation : Ron Howard / Scénario : George Lucas (histoire) & Bob Dolman (adaptation) / Acteurs : Warwick Davis, Val Kilmer, Joanne Whalley, Jean Marsh…

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RETOUR VERS LES 80′s : GENERATION PERDUE (1987)

Aventurons-nous à la fin des années 1980 avec, cette fois, la seconde génération du fanzine calédonien CosmoFiction, celle qui se compose de six numéros étalés de 1988 à 1991. Notre voyage nostalgique se poursuit avec quelques-unes des critiques cinématographiques parues au fil des numéros du fanzine.

RETOUR VERS LES 80's : GENERATION PERDUE (1987) dans Cinéma 12102007293415263610454812

En 1987, les vampires n’étaient pas aussi présents qu’aujourd’hui au cinéma, mais ils revenaient progressivement à la mode. GÉNÉRATION PERDUE (THE LOST BOYS) de Joel Schumacher, avec AUX FRONTIÈRES DE L’AUBE (NEAR DARK, de Kathryn Bigelow, 1987), vont lancer les suceurs de sang jeunes, modernes et new look. Dracula n’a plus qu’à se retourner dans sa tombe ! Voici la critique de P.E.C. parue dans le numéro 2 de CosmoFiction Fanzine daté de juin 1988.

L’histoire : Lucy Emmerson emménage avec ses deux enfants, Michael et Sam, dans la petite ville de Santa Clara, baptisée capitale du crime. Lors d’un tour à la foire, Michael tombe amoureux d’une jeune fille, Star, qui fait partie d’un groupe de jeunes motards. Michael est prêt à tout pour la séduire : faire une course de moto en bordure de précipice, goûter à une boisson mystérieuse et même devenir membre du clan des créatures de la nuit… (Wikipédia)

12102007313615263610454813 dans Fantastique« Spielberg ? Non ! Lucas ? Non plus… Peut-être… euh… Joe Dante ! Non ! Richard Donner ? Gagné ! Enfin, presque : le film est produit par ce dernier, mais le vrai homme derrière la caméra c’est Joel Schumacher, le gars de St ELMO’S FIRE, ouais, c’est lui !

Cette histoire de vampires adolescents n’a en fait rien d’une production Spielberg. Appuyé sur une bande musicale musclée et des images somptueuses, THE LOST BOYS (GÉNÉRATION PERDUE) s’inscrit dans la lignée de toutes les autres histoires vampiriques modernisées dont FRIGHT NIGHT avait ouvert la voie il y a quelques années. Mais ici, attention : on mise sur le look moderne. Les héros sont beaux, jeunes, attirants, sans peur ni reproche, et leur âge oscille entre 15 et 19 ans. La musique est ravageuse, entraînante et terrifiante à la fois, et les vampires sont totalement à l’opposé des stéréotypes ridicules qui leur ont été à maintes reprises infligés. Ils ont un look d’enfer, mi-punk, mi-jeune-dans-le-vent, et donnent un punch fracassant au film. Kiefer-STAND BY ME-Sutherland y est en partie pour quelque chose ! Si les autres ont eux aussi des gueules terrifiantes, sinon plus effrayantes que la sienne, ils n’ont pas en revanche le magnétisme qui se dégage de Kiefer, cette force, ce charisme qui en font une des valeurs sûres du cinéma « jeune » américain.

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12102007540515263610454822 dans Retour vers les 80'sChez les bons, on retrouvera l’éternel Corey Feldman (GOONIES, STAND BY ME), plus taré qu’à l’accoutumé, égal à lui-même… génial ! On trouve aussi un petit nouveau, Corey Haim, avec sa tronche de poupon et ses répliques à se fendre les côtes ! On peut lui prédire un sacré avenir !

Mais THE LOST BOYS se distingue surtout par ses images : quelle photographie, quelle maîtrise dans la mise en scène ! C’est un film hors du commun et différent (dans un sens positif !) de ce à quoi l’on aurait pu s’attendre… »

- P.E.C. -

À noter que Corey Haim est décédé en 2010 (à l’âge de 38 ans seulement) de mort naturelle, alors que la presse parlait injustement d’une overdose (Corey Haim s’est drogué durant de longues années suite à des agressions pédophiles subies durant son enfance).

Réalisation : Joel Schumacher / Scénario : Janice Fischer, James Jeremias & Jeffrey Boam / Acteurs : Corey Feldman, Jami Gertz, Corey Haim, Edward Herrmann, Barnard Hughes, Jason Patric, Kiefer Sutherland, Dianne Wiest…

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RETOUR VERS LES 80′s : INCIDENTS DE PARCOURS (1988)

Aventurons-nous à la fin des années 1980 avec, cette fois, la seconde génération du fanzine calédonien CosmoFiction, celle qui se compose de six numéros étalés de 1988 à 1991. Notre voyage nostalgique se poursuit avec quelques-unes des critiques cinématographiques parues au fil des numéros du fanzine.

RETOUR VERS LES 80's : INCIDENTS DE PARCOURS (1988) dans Cinéma 12101309144615263610427189

Je n’ai gardé aucun souvenir d’INCIDENTS DE PARCOURS (MONKEY SHINES, de George A. Romero) que je confonds d’ailleurs souvent avec LINK, et pourtant je l’ai vu à l’époque… C’est dire si ce film devait être intéressant… Une chance (?) : je viens tout juste de le dénicher en DVD pour une somme dérisoire. Ce sera l’occasion pour moi de le découvrir… euh… de le re-découvrir… Voici la critique de Yan D. publiée dans le numéro 5 de CosmoFiction Fanzine de janvier 1990.

L’histoire : « Allan Mann est un jeune scientifique doué qui voit son brillant avenir brisé par un accident qui le laisse paraplégique. Il sombre alors dans la dépression jusqu’au jour où un ami lui offre un singe capucin prénommé Ella. Avec ce singe, Allan reprend goût à la vie, mais l’animal développe bientôt un comportement agressif envers tous ceux qui s’approchent de lui. » (Wikipédia)

12101309165415263610427190 dans Fantastique« Il y a des metteurs en scène dont le moins que l’on puisse dire est qu’ils ne sont pas très prolifiques. C’est le cas notamment de George Andrew Romero qui, en vingt ans de carrière, n’a que six films à son actif. Six films, oui, mais quels films ! Jugez plutôt : LA NUIT DES MORTS VIVANTS (LE classique of the classiques), MARTIN, ZOMBIE (chef-d’œuvre), CREEPSHOW (un classique), LE JOUR DES MORTS VIVANTS (superbe) et enfin INCIDENTS DE PARCOURS (hallucinant). Dans ce dernier, il est heureux de constater le changement d’optique opéré par Romero (que l’on aurait pu croire définitivement enfermé dans un carcan zombiesque). En effet, ici, point de créatures éructantes et baveuses, point de vampires et encore moins de loups-garous. Non. Dans INCIDENTS DE PARCOURS, il n’y a qu’un singe. Un innocent, un mignon petit singe. Si mignon, en fait, que l’on a envie de le prendre dans ses bras pour le cajoler. Cependant, ce singe n’est pas comme les autres : il est supérieurement intelligent par rapport à la moyenne de ses petits copains, tellement intelligent qu’il peut même se mettre en contact télépathique avec un humain et également ressentir toute la gamme d’émotions…

12101309192215263610427193 dans Fanzine CosmoFictionComme on peut le constater, l’intrigue d’INCIDENTS DE PARCOURS est tout à fait originale et passionnante. L’histoire ne sombre dans aucune facilité (si ce n’est la scène d’amour, quelque peu incongrue… mais pas dénuée de sens). Comme d’habitude chez les films de Romero, l’interprétation est hors-pair : les acteurs entrent dans la peau de leur personnage avec un tel talent, un tel réalisme, qu’on y croit vraiment, notamment en ce qui concerne Allan, magistralement interprété par Jason Beghe (qui ne volerait pas une nomination à l’Oscar) et aussi l’astucieux primate, Boo (et on ne rigole pas !), qui est certainement la révélation du film (je n’avais pas vu un singe aussi réaliste depuis… 1933, avec KING KONG !).

La musique, magistrale, fait ressentir admirablement le drame qui se joue dans le film. Elle est dûe aux talents du musicien David Shire qui nous livre là une partition quelque peu ressemblante à celle de LINK signée Goldsmith.

Les effets spéciaux sont quant à eux l’œuvre d’un vétéran des films de Romero : Tom Savini, qui travaille avec le grand cinéaste depuis 1977 (MARTIN). Dans INCIDENTS DE PARCOURS, les SFX sont aussi réussis qu’invisibles à l’écran (et c’est un compliment que je fais à Savini). Quoiqu’il en soit, il s’agit là d’une réussite majeure dans la carrière du Maître.

Mais la palme revient sans nul doute à Romero qui, avec son dernier film, nous prouve enfin qu’il sait filmer autre choses que des zombies. Le seul défaut du film serait peut-être sa lenteur (on les sent passer les 90 minutes, croyez-moi !). Néanmoins, ce n’est là qu’un infime détail qui ne nuira en rien au futur classique de Romero. »

- Yan D. -

Réalisation : George A. Romero / Scénario : George A. Romero / Acteurs : Jason Beghe, John Pankow, Kate McNeil, Joyce Van Patten, Christine Forrest…

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RETOUR VERS LES 80′s : STAR TREK IV (1986)

Aventurons-nous à la fin des années 1980 avec, cette fois, la seconde génération du fanzine calédonien CosmoFiction, celle qui se compose de six numéros étalés de 1988 à 1991. Notre voyage nostalgique se poursuit avec quelques-unes des critiques cinématographiques parues au fil des numéros du fanzine.

RETOUR VERS LES 80's : STAR TREK IV (1986) dans Cinéma 12100609244315263610401154

STAR TREK IV : RETOUR SUR TERRE (STAR TREK IV : THE VOYAGE HOME) connut un grand succès (amplement mérité) à la fois critique et public, sauf en France bien sûr. Réalisé par Leonard Nimoy (Spock), il célébrait alors dignement les 20 ans de la saga de Gene Roddenberry (qui en est aujourd’hui à ses 46 ans…). Voici la critique de P.E.C. et la mienne parues dans les numéros 3 (d’août 1988) et 4 (de novembre 1988) de CosmoFiction Fanzine.

L’histoire : « Au XXIIIe siècle, dans notre galaxie, un étrange cylindre non identifié neutralise plusieurs vaisseaux. Mis sur orbite terrestre, il envoie une sonde surpuissante qui aspire l’eau et les océans. La Terre est déréglée, le Soleil ne se lève plus, la température baisse. Tout l’équipage de l’USS Enterprise part pour son plus fabuleux voyage… sauver la Terre. »

« Dans l’une de ses lettres, notre rédac-chef adoré – qui venait de découvrir l’épisode LE MYSTÈRE FARPOINT de la nouvelle série STAR TREK, THE NEXT GENERATION – me tenait à peu près ces propos : « Tu ne sais pas ce que tu perds, Paul-Étienne, à ne pas être trekkie ! » Encore sous le choc de la vision trekkienne de cette nouvelle génération, perturbé, pour ne pas dire aveuglé par sa passion, il ne semblait pas se souvenir que je considérais STAR TREK, THE MOTION PICTURE comme l’un des plus grands chefs-d’œuvres de la science-fiction… Eh oui, même si les autres épisodes m’ont paru manquer de saveur, voire même être insipides, j’ai toujours défendu avec énergie et conviction que cette série (télévisée et cinématographique) avait été un élément moteur et indispensable à notre passion commune. Cependant, j’avoue (et ce, sans honte !) ne pas vouer un culte fanatique à ces monuments de notre univers cinémato-scifilique. Peut-être suis-je inculte, ou idiot, mais c’est ainsi. Et l’on ne peut changer sa nature comme cela, en un tour de bras (triste destin que le nôtre !).

12100609330615263610401164 dans Fanzine CosmoFictionMais voilà, je suis tout de même allé voir STAR TREK, quatrième du nom (et ils en prévoient un cinquième !), totalement objectif, et… j’ai… ADORÉ ! Quoi de plus normal que cette réaction quand on retrouve des personnages si familiers, si sympathiques, dans une nouvelle aventure encore plus palpitante (toujours plus fort, toujours plus loin !) ; lorsque l’on sait que le temps pèse inlassablement sur eux, à tel point que la télé leur a préféré une « next generation » plus jeune, plus solide et… moins ringarde ? Quoi qu’il en soit, Mr Spock, l’Amiral Kirk, le Dr McCoy, Uhura, Sulu, Chekov et les autres (l’Enterprise, surtout…) me manqueront toujours ! Et ceci d’autant plus qu’après la vision de ce nouveau film, il ne peut en être autrement, et c’est sans hésitation aucune que je peux affirmer qu’il s’agit bel et bien là du meilleur épisode de la saga STAR TREK (après le premier, tout de même !). Nos amis vous entraîneront dans une aventure extraordinaire, aux accents quelque peu écolos, dont la morale serait : « Touchez pas aux baleines ! », destinée à sensibiliser ces salopards avides d’argent qui exterminent ces mammifères dans le but pur et simple de s’emplir les poches.

12100609265715263610401158 dans Retour vers les 80'sL’histoire est d’une originalité et d’une subtilité sans précédent ! Jamais un tel sujet n’avait été abordé, et personne n’y aurait même songé. Imaginez plutôt : une sonde extraterrestre revient vers la Terre du XXIIIe siècle pour rétablir un contact rompu inexplicablement il y a trois siècles avec le « peuple » qui l’habitait depuis des millénaires, bien avant l’apparition des hommes : les baleines à bosse… La suite ? À vous de la découvrir grâce à ce formidable scénario qui nous délivre des moments de pur plaisir, drôles et rafraîchissans à la fois, comme ces scènes – peut-être légèrement attendues au tournant, mais si drôles – durant lesquelles l’équipage de l’Enterprise se retrouve confronté à cette « civilisation barbare du XXe siècle » (dixit : Dr McCoy).

Les effets spéciaux sont pour leur part d’extraordinaires prouesses techniques et stylistiques, d’un réalisme troublant (ah ! Il est loin le temps des travelling-mattes défaillantes du premier !) et d’une quasi perfection (sauf, peut-être, pour ce qui est des décors de Vulcain… et encore !).

Le film, enfin, ne souffre que de deux accrocs (mineurs !) : l’affiche française – c’est incroyable, alors que celle d’outre Atlantique était… géante ! La française est pour le moins « craignos » ! Si c’est le genre d’affiche convenant parfaitement à des films comme RETOUR VERS LE FUTUR, elle trahit ici (volontairement ?) la mentalité qui émerge d’un film comme STAR TREK, ainsi que sa spécificité.

Deuxième « hic » : la musique. De pire en pire ; on part du summum (Master Jerry), en passant par un très bon cru Horner (pourtant inférieur à son prestigieux et talentueux collègue), pour se rabattre sur un sombre inconnu qui nous compose un générique de STAR TREK à la mélodie plus proche de « Jingle Bells » que des envolées lyriques que pourrait lui inspirer la beauté infini de l’espace.

12100609371315263610401178 dans Science-fictionMais tout ceci reste secondaire, il faut aller voir RETOUR SUR TERRE (ça y est, le trekkisme m’envahit inexorablement !) qui aurait pu être un chef-d’œuvre s’il n’avait souffert de la (trop) rude concurrence du premier épisode qui, lui, est différemment mais intrinsèquement supérieur.

Il faut aller retrouver ces merveilleux personnages qui, vieillis (surtout pour Leonard Nimoy), n’en sont que plus convaincants et réalistes ; plus humain pour Kirk (un peu moins play-boy enrobé que dans la série TV), plus imposant pour Spock (plus grave, plus solennel, et même plus… humain !), ainsi que pour tous les autres protagonistes, figures de proue immortelles de cette saga intergalactique qui ne cesse de faire des heureux et des « envoûtés ».

On se doit, comme tout fantasticophile qui se respecte, d’aller voir STAR TREK IV, ne serait-ce que pour entendre Mr Spock employer une de ces fameuses « métaphores pittoresques » : « Merde, alors ! »

- P.E.C. -

12100609395615263610401186 dans Star Trek

« L’aventure humaine continue dans la formidable saga STAR TREK avec STAR TREK IV : RETOUR SUR TERRE, prouvant ainsi la bonne santé d’une série qui ne cesse de faire des émules dans le monde entier depuis sa date de naissance, le 8 septembre 1966.

Ce quatrième volet, humoristique, sentimental et mouvementé, est sans nul doute le plus proche des héros de l’Enterprise : Kirk, Spock, McCoy, Scott, Chekov, Sulu, Uhura, des compagnons qui n’ont jamais été aussi liés entre eux pour lutter contre le danger.

12100609440815263610401204STAR TREK IV ne manque pas d’émouvoir à plusieurs reprises les trekkies : lors de l’accident de Chekov, ou du jugement de Kirk et de ses compagnons, ou encore l’entretien entre Spock et son père Sarek, ou les retrouvailles avec un nouvel Enterprise flambant neuf. Mais, plus que tout, nos héros favoris accusent un sérieux coup de vieux… Le temps ne les épargne pas, ce qui les rend encore plus proches de nous, plus fragiles.

Leur retour sur la Terre du XXe siècle, dont il est ici question, est sujet à diverses mésaventures comiques. Les jugements portés sur notre époque sont d’ailleurs savoureux ! Il est notamment intéressant de voir comment Mr Spock parvient à se repérer dans le temps : « À en juger le fort taux de pollution atmosphérique, nous devrions nous trouver à la fin du XXe siècle. »

Saluons également l’excellente prestation de Catherine Hicfks (Gillian) qui se retrouve propulsée dans les étoiles à la fin du film, entrant ainsi dans la légende ! Une légende qui vit et vivra toujours… Vivement STAR TREK V : THE FINAL FRONTIER ! »

- Hervé -

Réalisation : Leonard Nimoy / Scénario : Steeve Meerson, Peter Krikes, Harve Bennett & Nicholas Meyer / Acteurs : William Shatner, Leonard Nimoy, DeForest Kelley, James Doohan, George Takei…

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RETOUR VERS LES 80′s : MIRACLE SUR LA 8e RUE (1987)

Aventurons-nous à la fin des années 1980 avec, cette fois, la seconde génération du fanzine calédonien CosmoFiction, celle qui se compose de six numéros étalés de 1988 à 1991. Notre voyage nostalgique se poursuit avec quelques-unes des critiques cinématographiques parues au fil des numéros du fanzine.

RETOUR VERS LES 80's : MIRACLE SUR LA 8e RUE (1987) dans Cinéma 12092909253515263610373532

MIRACLE SUR LA 8e RUE (BATTERIES NOT INCLUDED) ne m’a pas laissé de souvenir impérissable. Je me rappelle plutôt m’être profondément ennuyé en le voyant, un peu rassasié à l’époque par ces histoires pleines de bons sentiments… Ce n’est pas le cas de P.E.C. qui l’exprime vivement à travers cette critique publiée dans CosmoFiction Fanzine numéro 4 de novembre 1988.

L’histoire : « Les habitants d’un vieil immeuble sont menacés d’expulsion par Lacey, un promoteur véreux qui souhaite raser le quartier pour y construire un complexe immobilier. Comme ils refusent de partir, celui-ci engage Carlos, un voyou, pour les déloger par la manière forte. Mais c’est sans compter sur l’aide inopinée d’étranges créatures mécaniques qui se nourrissent d’électricité, sont des bricoleurs hors pair, et se prennent d’amitié pour les habitants de la bâtisse. » (Wikipédia)

12092909285015263610373545 dans Fanzine CosmoFiction« Le COCOON nouveau est arrivé ! C’est ce qui vient tout de suite à l’esprit au vue de l’affiche (splendide, signée Drew), et cette déduction n’est pas totalement injustifiée. En effet, le film de Matthew Robbins n’est pas très éloigné du chef-d’œuvre de Ron Howard, car ce qui frappe en premier lieu ce sont bien ces héros du troisième âge, quelque peu dépassés par des événements qu’ils ne contrôlent pas, mais qu’ils parviendront à résoudre grâce à une précieuse aide extérieure ! Cependant, les similitudes ne s’arrêtent pas là. L’émotion tient certainement la part du lion dans cette production qui se voulait avant tout distrayante… quelques scènes sont vraiment touchantes… et ce, sans jamais tomber dans l’excès.

12092909312215263610373558 dans Retour vers les 80'sNéanmoins, la grande originalité de ce nouveau rejeton de l’écurie Spielberg est, chose extraordinaire, les extraterrestres eux-mêmes… alors que l’on croyait avoir tout vu sans que plus rien ne puisse nous étonner ! D’E.T. à Alien en passant par Jabba, que pouvait-on encore inventer ? La trouvaille est de taille, car si nos êtres – non belliqueux, il faut le préciser, Spielberg oblige – venus de l’espace sont bel et bien vivants, leur organisme n’est pas fait de chair ou de sang mais de mécaniques ; et il devient comique de les voir se nourrir de boîtes de conserve, de se régénérer à l’électricité, de se réparer eux-mêmes ou de se perfectionner (si, si, avec des casseroles et des fers à repasser !), et même d’accoucher de petits Scouts Walkers plus vrais que les vrais ! Ce qui veut dire que les I.L.M. sont effets spéciaux… euh, non ! Comment dire ?… Ah : I.L.M. s’est chargé des effets spéciaux ! Voilà qui explique tout et me dispense totalement de m’étendre sur cette partie du film dont vous avez déjà compris la quasi perfection. Matthew Robbins, qui avait déjà signé CORVETTE SUMMER avec Mark-Skywalker-Hamill, vient de me faire la plus belle surprise de l’année !

Sorti presque inaperçu en France, et même aux States, jamais je n’aurais imaginé l’instant d’un quart de millième de secondes que ce petit film pouvait prétendre à bousculer les grands. C’était sans voir le nom de tonton Steven bien en évidence, pourtant, sur le haut de l’affiche, ni sur la formidable prestation musicale de James Horner dont la composition, « tout en innovation » vous verrez, est à elle seule un élément moteur indispensable.

12092909335015263610373569 dans Science-fictionQuant à ceux qui n’y verront, comme toujours, qu’une simple et « nouvelle recette pognon » de Spielberg, une nouvelle histoire de gentils E.T. prêts à tout pour aider les désespérés au cœur généreux,  à ceux-ci : tant pis ! Moi, j’ai adoré, et cela me suffit ! Je ne me noierai pas dans une vaste entreprise de reconversion des bornés, ils ne me concernent plus, ils ne m’intéressent plus ! Et pourtant, Dieu sait si j’ai flippé pour ces papys, que j’ai craqué face aux « extra-engins-terrestres » (tous vraiment plus originaux les uns que les autres), que j’ai flanché à chaque plan de ce film sympa, distrayant, agréable, tendre, drôle, merveilleux… tant de qualificatifs qui correspondent si bien au film et qui montrent à quel point je voudrais le défendre !

Bref, MIRACLE SUR LA 8e RUE est un film comme on les aime et comme on aimerait qu’ils soient tous (dans l’esprit). C’est en tout cas un des rares que je suis allé voir avec une migraine astrale (mais c’était le dernier jour d’exploitation… ma mission de Scifile avant tout !) et dont je suis ressorti « pétant la forme », prêt à me mettre à l’écoute des étoiles ! »

- P.E.C. -

Réalisation : Matthew Robbins / Scénario : Brad Bird, Matthew Robbins, Brent Maddock & S.S. Wilson Mick Garris (histoire) / Acteurs : Hume Cronyn, Jessica Tandy, Frank McRae…

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Aujourd’hui sur la chaîne YouTube des Échos d’Altaïr : LAST WOMAN ON EARTH (V.O. / 1960)

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RETOUR VERS LES 80′s : LES SORCIERES D’EASTWICK (1987)

Aventurons-nous à la fin des années 1980 avec, cette fois, la seconde génération du fanzine calédonien CosmoFiction, celle qui se compose de six numéros étalés de 1988 à 1991. Notre voyage nostalgique se poursuit avec quelques-unes des critiques cinématographiques parues au fil des numéros du fanzine.

RETOUR VERS LES 80's : LES SORCIERES D'EASTWICK (1987) dans Cinéma 12092209481115263610346634

Le génial LES SORCIÈRES D’EASTWICK (THE WITCHES OF EASTWICK) est signé du papa de MAD MAX : George Miller. Servi par une belle brochette d’acteurs (Jack Nicholson, Susan Sarrandon et Michelle Pfeiffer), d’une magnifique bande originale de John Williams et d’effets spéciaux forts réussis de Rob Bottin, le tout sur une histoire… endiablée (!), le spectacle en valut la chandelle en 1987 ! Voici la critique de P.E.C. parue dans le numéro 2 de CosmoFiction Fanzine de juin 1988.

L’histoire : « Trois jeunes femmes espiègles et indépendantes se morfondent dans la très puritaine petite ville d’Eastwick ou jadis furent brûlées maintes sorcières accusées de commerce avec le Diable. Nos trois belles se réunissent tous les week-ends et babillent gaiement à bâtons rompus de tous et sur tout. Jusqu’au jour où un extravagant personnage, un certain Daryl van Horne, s’installe dans la demeure la plus somptueuse de la ville… » (AlloCiné)

12092209501515263610346640 dans Fantastique

« C’est la bave aux lèvres, les yeux « injectés » de passion, les cheveux hirsutes (n’ayant pas dormi de la nuit) que je me précipitais dans une de ces salles obscures qui font si souvent mon bonheur. Et, encore une fois, celui-ci fut au rendez-vous, à un degré tel que l’on aurait pu parler d’extase ou de béatitude. En effet, LES SORCIÈRES D’EASTWICK est un film for-mi-dable qui doit beaucoup à la présence de George Miller derrière les caméras. Il y a, dans ses prises de vue, cette touche de génie que l’on avait déjà pu remarquer dans le post-apocalyptique MAD MAX III. Non, la vérité c’est que tout, TOUT dans ce film est génial ; que ce soit le scénario qui est à lui seul un véritable chef-d’œuvre empli jusqu’à la lie de finesse créative, de situations burlesques ou satiriques et de dialogues étonnants tant ils sonnent juste. Mais que seraient-ils devenus s’ils n’avaient été prononcés par des acteurs et actrices aussi variés et convaincants que le sont : Cher, Susan Sarandon et… surtout Michelle Pfeiffer (belle, mais alors belle !) qui trouve enfin le succès après lequel elle courait depuis tant d’années ! Elle est magnifique, ensorceleuse… magique ! Tout comme l’est, différemment, Jack Nicholson – formidable comme à l’accoutumée – dans un rôle fait sur mesure pour lui. On savait déjà, depuis SHINING, que celui-ci pouvait jouer les personnages les plus fous tout en les rendant convaincants : il le prouve, une fois de plus, dans ce film dans lequel il livre une interprétation si parfaite, que la seule phrase de Dan Geunger : « Les sourcils de Jack Nicholson mériteraient à eux seuls une nomination à l’Oscar », publiée dans le Philadelphia Daily News, résume l’étendue du talent de Jack : il EST Daryl van Home… et ça c’est extraordinaire ! Tout comme l’est Veronica Cartwright, à peine sortie de l’estomac de l’Alien dans lequel elle avait fini ses jours en 1979, celle-ci contre-attaque avec un méga rôle de sorcière plutôt… impulsive, en chasse contre le malin. Elle réussit à nous faire écrouler de rire tout en nous faisant peur… et on en redemande !

12092209563815263610346651 dans Fanzine CosmoFiction

Mais les nombreuses qualités du film ne s’arrêtent pas là : LES SORCIÈRES D’EASTWICK est aussi à l’origine de la plus fabuleuse B.O. de l’année, signée John Williams (éééévidemment !). Un bijou, une beauté, une merveille… je ne trouve plus mes mots ! Cette musique est tout bonnement… ensorcelante ! Quant aux effets spéciaux ILM (ça devient lassant !) : à vous sortir les yeux des orbites tant ils sont bien foutus ; pas très nombreux, mais d’une grande qualité… Encore ! Encore ! Oui, j’avoue, j’en ai redemandé !

L’histoire, quant à elle, se résume très bien par la seule phrase, en apparence anodine : « Trois ensorceleuses, un diable sous le charme ». C’est une parodie crucifiante sur la guerre des sexes, où les sorcières sont sexy (et ignorent leurs pouvoirs), et où le diable est vulgaire, fascinant. Les scènes se succèdent, d’un humour ravageur (notamment les parties de tennis… à dérider un boule-dogue !), plus fascinantes les unes que les autres.

LES SORCIÈRES D’EASTWICK est non seulement un film burlesque, mais également une œuvre intelligente et originale. Il s’agit en tout cas d’un film-événement de l’année 1988 à ne point rater ! Croix de bois, croix de fer, si je mens j’irai en enfer ! »

P.E.C.

Réalisation : George Miller / Scénario : Michael Cristofer (d’après le roman de John Updike) / Acteurs : Jack Nicholson, Susan Sarandon, Michele Pfeiffer, Cher, Veronica Cartwright, Richard Jenkins…

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Aujourd’hui sur la chaîne YouTube des Échos d’Altaïr : A BUCKET OF BLOOD (V.O. / 1959)

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