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Archive pour la catégorie « Fanzine CosmoFiction »

RETOUR VERS LES 80′S : HISTOIRES FANTASTIQUES (1986)

Aventurons-nous à la fin des années 1980 avec, cette fois, la seconde génération du fanzine calédonien CosmoFiction, celle qui se compose de six numéros étalés de 1988 à 1991. Notre voyage nostalgique se poursuit avec quelques-unes des critiques cinématographiques parues au fil des numéros du fanzine.

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HISTOIRES FANTASTIQUES (AMAZING STORIES) connut sa première diffusion française au cinéma, et non à la télévision, alors qu’il s’agit d’une série télévisée. Par la suite, la série sortira en Nouvelle-Calédonie par doses homéopathiques en VHS pour être enfin diffusée très irrégulièrement à la télévision. On pourra enfin la découvrir dans sa totalité des dizaines d’années plus tard grâce aux coffrets DVD. Que dire d’AMAZING STORIES si ce n’est que Spielberg aurait dû traiter la série avec un peu plus de sérieux et non la transformer en une comédie fantastique à l’humour souvent lourdingue. Est-ce la raison pour laquelle HISTOIRES FANTASTIQUES ne connaîtra que deux saisons ?… Voici la critique des trois épisodes présentés en 1986 dans les salles françaises (CosmoFiction Fanzine numéro 2 de juin 1988).

L’histoire : « La Mascotte (The Mission) raconte les mésaventures du vingt-quatrième raid de Jonathan, mascotte de l’équipage d’une forteresse volante. Papa, Momie (Mummy, Daddy) retrace les aventures d’un acteur de cinéma qui joue le rôle d’une momie traquée par les paysans de la région et qui ne peut quitter son costume compliqué entre les scènes tandis que sa femme est en train d’accoucher dans un hôpital voisin. Dans La Mauvaise Tête (Go to the head of the class), deux étudiants décident d’avoir recours à la magie noire pour se venger d’un professeur sadique. » (AlloCiné)

12091510502315263610320326 dans Fantastique« Trois sketches, trois petits courts métrages réalisés par les maîtres actuels du Fantastique que sont Spielberg et Zemeckis, ça ne vous rappelle rien ? LA QUATRIÈME DIMENSION, évidemment ! AMAZING STORIES, la fameuse série télévisée de Spielberg (au cinéma pour nous… heureux veinards), est bâtie sur ce modèle, et le moins que l’on puisse dire c’est que le résultat est satisfaisant et divertissant, même si le film souffre beaucoup de son aspect télévisuel.

Les trois sketches sont différents les uns des autres : le premier met en scène une histoire plutôt émouvante, sur un scénario de Bob Gale, où Kevin Costner (LES INCORRUPTIBLES) apporte son physique de beau ténébreux et sa présence (ce qui est déjà beaucoup !). Le deuxième, « Papa Momie », est plutôt comique. Mais les gags restent prévisibles, et si l’on prend plaisir à voir ce sketch c’est grâce à une certaine qualité de mise en scène et un choix de bons acteurs. Le troisième épisode, le meilleur à mon goût (notamment grâce au jeu inspiré de Christopher Lloyd), nous livre une histoire bien interprétée mais malheureusement trop courte ! Le sujet aurait mérité d’être traité beaucoup plus longuement, dans un film de deux heures, ç’aurait pu être un film événement !

L’ensemble, vous l’aurez compris, reste bien en-dessous de ce que l’on était en droit d’attendre de Spielberg. Mais il faut également prendre en compte qu’il s’agit, au départ, d’une série télévisée, ni plus ni moins. À ce niveau, c’est une véritable réussite. Mais pourquoi, alors, nous passer les séries TV américaines au cinéma ? C’est ridicule, car même venant de Spielberg, le spectacle ne sera assurément pas à la mesure d’un film conçu pour le grand écran. LA QUATRIÈME DIMENSION, film à sketches également, ne donnait nullement cette impression un peu fade qui nous reste au travers de la gorge après avoir vu HISTOIRES FANTASTIQUES, tout simplement parce que celui-ci avait été fait pour le cinéma, avec un budget ajusté au grand écran, et la différence est de taille.

Cependant, HISTOIRES FANTASTIQUES n’est pas à considérer comme le « mauvais fils » de Spielberg, il vaut le détour, sans mériter pour autant qu’on s’y précipite, surtout avec des idées préconçues (Spielberg, le nom qui prête à rêver !). Si vous êtes en manque d’aventures spielbergiennes, allez plutôt voir « l’intérieure » concoctée par Joe, elle est autrement plus efficace ! »

- P.E.C. -

Réalisation : William Dear, Steven Spielberg, Robert Zemeckis / Acteurs : Kevin Costner, Lukas Haas, Tom Harrison, Christopher Lloyd…

Autres critiques publiées dans la catégorie « Retour vers les 80′s » :

Androïde / Cocoon / Retour vers le Futur / Les Goonies / Electric Dreams / Terminator / Lifeforce / 2010 / Les Aventuriers de la Quatrème Dimension / Brazil / Legend / Gremlins / Starman / Les Maîtres de l’Univers / Superman IV : le Face à Face / Princess Bride / Hellraiser / Running Man

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RETOUR VERS LES 80′s : RUNNING MAN (1987)

Aventurons-nous à la fin des années 1980 avec, cette fois, la seconde génération du fanzine calédonien CosmoFiction, celle qui se compose de six numéros étalés de 1988 à 1991. Notre voyage nostalgique se poursuit avec quelques-unes des critiques cinématographiques parues au fil des numéros du fanzine.

RETOUR VERS LES 80's : RUNNING MAN (1987) dans Cinéma 12090808410815263610294273

RUNNING MAN (THE RUNNING MAN) représente sans doute l’un des films les plus moyens de la grande carrière d’Arnold Schwarzenegger. Honnête, sans coup d’éclat, version américaine du PRIX DU DANGER d’Yves Boisset (1982), il fut réalisé par un certain Paul Michael Glaser, le célèbre Starsky de STARSKY ET HUTCH. Voici la critique de P.E.C. parue dans CosmoFiction Fanzine numéro 2 de juin 1988.

L’histoire : « Los Angeles, 2019. Des candidats, sélectionnés parmi la population carcérale, s’affrontent à mort dans le cadre d’une émission de télévision à succès. » (AlloCiné)

12090808452215263610294275 dans Fanzine CosmoFiction« Il court, il court le Schwarzy ! Oui, il court, et il va finir par s’épuiser à force d’enchaîner superproductions après superproductions. Bon, on ne peut tout de même pas lui reprocher de s’adonner à fond dans la SF, mais il faudrait peut-être qu’il songe à se sortir de ces personnages incorruptibles, inflexibles, toujours prêts à lutter pour le bon droit et qui finissent à chaque fois par gagner… On pouvait tout de même attendre quelque chose d’autre après TERMINATOR, non ? D’accord : je ne vais pas critiquer Schwarzy car RUNNING MAN est un très bon film qui se veut inspiré de BLADE RUNNER et du PRIX DU DANGER. Cependant, si RUNNING MAN est un spectacle efficace, il n’arrive pas à la hauteur de BLADE RUNNER, et si l’action se déroule à deux cents à l’heure, si la mise en scène est très stylisée et l’histoire originale, tout n’est que prétexte pour nous montrer l’inébranlable Arnold, seul, prêt à combattre pour la bonne cause et pour essayer de sauver ce monde de la pénurie ; car à cette époque, la pauvreté règne presque partout, et tout l’argent est misé dans des jeux télévisés, ou est concentré chez des riches. Enfin, tout cela a peu d’importance puisqu’en fait, durant tout le film, Arnold se dépatouille avec des traqueurs qui veulent le réduire à l’état de Monsieur Muscle Usagé. Cela pour le bonheur des télespectateurs de l’émission « Running Man ».

À noter que RUNNING MAN nous permet de retrouver Yaphet-ALIEN-Kotto en très grande forme, et nous fait quand même passer un excellent moment…

Pour vous, la grande question est encore : « Schwarzy va-t-il s’en sortir ? »… Ah, ah ! Je le sais, moi ! »

- P.E.C. -

Réalisation : Paul Michael Glaser / Scénario : Steven E. de Souza (d’après l’œuvre de Stephen King) / Acteurs : Arnold Shwarzenegger, Maria Conchita Alonso, Yaphet Kotto, Richard Dawson…

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RETOUR VERS LES 80′s : HELLRAISER (1987)

Aventurons-nous à la fin des années 1980 avec, cette fois, la seconde génération du fanzine calédonien CosmoFiction, celle qui se compose de six numéros étalés de 1988 à 1991. Notre voyage nostalgique se poursuit avec quelques-unes des critiques cinématographiques parues au fil des numéros du fanzine.

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Alors qu’un reboot ou remake (je ne sais plus, et peu m’importe) est en préparation, revenons sur la sortie en 1987 du désormais classique du cinéma gore : HELLRAISER, LE PACTE (HELLRAISER). Voici deux critiques parues dans le numéro 4 de CosmoFiction Fanzine daté de novembre 1988.

L’histoire : « En actionnant le mécanisme d’un cube mystérieux, Franck Cotton pénètre les portes du plaisir et de la douleur et se retrouve anéanti par les sanguinaires cénobites, des entités maléfiques… » (Wikipédia)

12090107260815263610268943 dans Fantastique« Sept ans après l’EVIL DEAD de bonne mémoire, le gore semble une nouvelle fois avoir franchi les limites de l’Épouvante et de l’Horreur avec HELLRAISER, film d’un jeune écrivain qui signe là sa première mise en scène : Clive Barker.

À première vue, le film de Barker se place dans la lignée de GOTHIC, chef-d’œuvre de Ken Russell, de par son univers à la fois fascinant et dérangeant, mais aussi (et surtout) de par l’incompréhension qui résulte après sa vision première.

Ce n’est qu’en second lieu, et après une analyse clairement mûrie, que l’on découvre que HELLRAISER dégage une certaine aura qui fait de lui un film hors du commun, un « marginal » en quelque sorte, mais dans le sens positif du terme.

Dans HELLRAISER, Clive Barker réduit les humains à de simples bêtes sans âme (ou si peu) et, à ce propos, on pourrait aisément comparer Julia à une Veuve Noire (vous savez, cette araignée qui, une fois accouplée, tue le mâle), sauf que, dans son cas, elle tue non pas pour le plaisir – la première fois, elle est terrifiée – mais plutôt par amour pour Franck, même si elle sait qu’elle se détruit progressivement, preuve d’un certain masochisme.

Quant à l’humour de HELLRAISER, il faut avouer qu’il est noir et froid, très froid, car toujours suivi par une mare de sang. Enfin, après tout, on a mis quatorze ans avant de découvrir que MASSACRE À LA TRONÇONNEUSE était avant tout un film d’humour noir ; de même, peut-être que dans vingt ans on traitera HELLRAISER de comédie !… »

- Yan D. -

12090107285715263610268947 dans Fanzine CosmoFiction« Le gore glorifié par HELLRAISER ? Les avis sont partagés. Affirmons plutôt qu’il s’agit là d’une œuvre qui ne laisse pas le spectateur indifférent à sa vision, Barker ayant volontairement souhaité donner au genre une nouvelle dimension plus philosophique, et peut-être même plus prétentieuse, cela par l’intermédiaire de son film aux indéniables qualités.

Il n’est pas hasardeux d’avouer que HELLRAISER possède tous les ingrédients lui permettant d’accéder au rang de classique, de film culte, celui dont on parlera et parlera encore durant des années, cela d’autant plus que sa suite est déjà sortie (HELLBOUND) et qu’un troisième chapitre est prévu à la sanglante saga de Clive Barker  (HELL ON EARTH, titre prometteur !).

Avec HELLRAISER, le gore prend un nouveau tournant qui l’affirme davantage. »

- Hervé -

Réalisation : Clive Barker / Scénario : Clive Barker / Acteurs : Doug Bradley, Andrew Robinson, Clare Higgins, Sean Chapman, Oliver Smith…

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Aujourd’hui sur la chaîne YouTube des Échos d’Altaïr : WHITE ZOMBIE (V.O. / 1932)

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RETOUR VERS LES 80′s : PRINCESS BRIDE (1987)

Aventurons-nous à la fin des années 1980 avec, cette fois, la seconde génération du fanzine calédonien CosmoFiction, celle qui se compose de six numéros étalés de 1988 à 1991. Notre voyage nostalgique se poursuit avec quelques-unes des critiques cinématographiques parues au fil des numéros du fanzine.

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Voici la critique passionnée du film PRINCESS BRIDE parue dans CosmoFiction Fanzine numéro 3 d’août 1988 et rédigée par P.E.C…

L’histoire : « Que peut bien faire un petit garçon cloué au lit par la grippe, condamné à écouter les conseils des grands et même de subir un grand-père rabat-joie, au lieu d’aller faire les quatre cents coups avec ses copains ? Et voilà en plus que le papay se met en tête de lire à haute voix un conte de fée aux antipodes de Superman et de Rambo ! Au Moyen-Age, dans le pays imaginaire de Florin, la belle Bouton d’Or se languit après le départ de son bien-aimé Westley, parti chercher fortune et qu’elle croit mort. Cinq ans plus tard, elle accepte d’épouser le prince Humperdinck pour qui elle n’éprouve aucun amour. Mais peu avant son mariage, elle est enlevée par trois bandits et entraînée dans une aventure mouvementée au cours de laquelle elle retrouvera sa raison de vivre… » (allociné)

12082509011315263610242472 dans Fanzine CosmoFiction« Formidable Rob Reiner, personnage inattendu et surprenant qui ne cessera de nous étonner ; après le succès, incroyable et totalement imprévisible, de STAND BY ME – œuvre merveilleusement sincère et émouvante – celui-ci nous propose maintenant un nouveau plat, hors-normes une fois de plus, qui provoquera certainement plus d’un rejet malvenu de ce public bien trop fier et précieux pour aller voir un conte de fées. Pensez donc : « ils ont passé l’âge ! » Quel gâchis, monsieur Reiner, c’est vraiment donner de la confiture aux cochons !

Certains vont certainement commencer à se demander si j’ai vraiment du goût à force de mettre des 6, 7, à volonté dans mes « cosmotations ». Mais, ne craignez rien, il se trouve que j’ai la « chance » de ne tomber que sur des films qui le méritent (après une sélection assez sévère !). Et ce PRINCESS BRIDE est également de ceux qui vont engendrer plus d’une discussion passionnée au SCI-FI MINICLUB… ce conte de fées si vrai, si beau, comme ceux que l’on vous racontait quand vous étiez gosse, avec, en bonus, un petit humour déridant irrésistible ! Vous y retrouverez de beaux héros prêts à se battre, comme toujours, pour une bonne et noble cause (même si celle-ci est plus d’une fois tournée en dérision !), où l’héroïne est chaste et vertueuse (mais aussi c…e que ses pieds !), avec de gros géants sans rien dans le ciboulet, des nains plein d’esprit, des sorciers, mais aussi un méchant à la hauteur de la situation (Chris Sarandon, irrésistible dans le rôle du prince lâche et cruel !)… Bref, tous les ingrédients qui font de ce film un petit chef-d’œuvre.

L’histoire commence un peu à la façon de L’HISTOIRE SANS FIN, lorsque Peter Falk offre à son petit-fils le livre : « Bouton d’Or »… Je ne vous en dit pas plus, l’histoire se déroulera  devant vos yeux enchantés, en douceur, vous turlupinant le nerf optique avec délectation, sans que vous ne puissiez décrisper ce sourire béat qui ne vous quittera pas de toute la projection si ce n’est pour laisser place à un éclat de rire !12082509035015263610242479 dans Merveilleux

Mark Knopfler nous signe quant à lui une B.O. formidable d’une beauté pure et simple (sic !), face cachée de son immense talent ou, du moins, un côté que je ne lui connaissais pas. Les décors et la mise en scène sont indiscutablement… indiscutables ! Les acteurs sont également irrésistibles, chacun dans leur composition. Ils personnalisent à eux seuls les héros de toutes les histoires merveilleuses du monde, même Robin Wright-l’ignoble, fameuse héroïne du feuilleton le plus attardé de toute la planète : « SANTA BARBOUZE » !

GO AND SEE THIS FILM ! Désopilant jusqu’au tréfond de la moëlle épinière, un petit chef-d’œuvre unique en son genre, intelligent, mixant audace, amour, humour, aventure et beauté enchanteresse ! Mêlez-vous aux feux de l’action, entrez dans cet univers fabuleux où vous devrez faire face aux dangers les plus mortels de l’homme à six doigts, sombre personnage qui éprouve une volupté sadique à faire souffrir les autres, sans oublier aussi les cruels R.T.I. (Rongeurs de Taille Inhabituelle)… et les mille et un pièges tendus par les Marais de Feu. PRINCESS BRIDE est un conte trop hors du commun pour être simplet, mais hélas trop magique pour être vrai !

12082509062615263610242481 dans Retour vers les 80'sL’humour, s’il est omniprésent, n’écrase pas de sa masse tout le film. Il sait se montrer présent quand il faut, avec justesse et malice, parodiant même parfois certains éléments de notre société actuelle. Ainsi : le sorcier de la forêt, caricature flagrante du Juif new-yorkais tout droit sorti d’un film de Woody Allen (ce qui n’est pas forcément une référence).

PRINCESS BRIDE sait aussi laisser place à des scènes tendres, peu convaincantes et émouvantes, il est vrai, mais tellement superbes, car transposées dans des décors somptueux, sur une musique peu envahissante mais caressant ces quelques moments avec douceur et amour, le tout sur fond de coucher de soleil flamboyant de mille feux, « orchestrées » par une mise en scène si simple qu’elle en est touchante… et ceci est devenu beaucoup trop rare dans notre cinéma pour que je m’en passe, croyez-moi !

Rob Reiner est un magicien qui commence à lézarder sérieusement l’édifice bâti par les Maîtres Lucas et Spielberg au plus profond de mon être… méfiez-vous, l’élève pourrait très bien dépasser ses maîtres plus tôt que prévu !

Quant à Avoriaz, petite station baignant dans l’hémoglobine pure et dure, il ne pourra jamais récompenser du Grand Prix un film comme PRINCESS BRIDE, trop crûment drôle et féérique pour répondre aux critères fondamentaux des cervelles éclatées et des poitrails éventrés… il est trop tard !

PRINCESS BRIDE fait partie de ces chefs-d’œuvre trop rares pour engendrer l’engouement et la reconnaissance, trop vrai pour susciter l’attention et l’adhésion profonde… C’est vraiment bien triste ! »

- P.E.C. -

Réalisation : Rob Reiner / Scénario : William Goldman / Acteurs : Cary Elwes, Mandy Patinkin, Chris Sarandon, Christopher Guest, Wallace Shawn, Peter Falk…

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Aujourd’hui sur la chaîne YouTube des Échos d’Altaïr : THE DEADLY MANTIS (V.O. / 1957)



RETOUR VERS LES 80′S : SUPERMAN IV (1987)

Aventurons-nous à la fin des années 1980 avec, cette fois, la seconde génération du fanzine calédonien CosmoFiction, celle qui se compose de six numéros étalés de 1988 à 1991. Notre voyage nostalgique se poursuit avec quelques-unes des critiques cinématographiques parues au fil des numéros du fanzine.

RETOUR VERS LES 80'S : SUPERMAN IV (1987) dans Cinéma 12081808302615263610220560

Après le film LES MAÎTRES DE L’UNIVERS présenté la semaine dernière, c’est à nouveau à un produit Cannon auquel nous avons affaire avec ce SUPERMAN IV sorti en 1987 (SUPERMAN IV : THE QUEST FOR PEACE). Et pourtant, qui aurait pu croire Superman capable de tomber aussi bas ? Oui, car le résultat, on s’en doute, ne fut pas au rendez-vous, loin de là ! Voici les deux critiques parues dans CosmoFiction Fanzine. La première, de Raphaël, fut publiée dans le numéro 2 de juin 1988. La seconde, écrite par moi-même, date du numéro 3 paru en août de la même année.

L’histoire : « Superman revient sur Terre et reprend sa place au sein du journal sous le pseudonyme de Clark Kent. Mais Lex Luthor, toujours décidé à anéantir l’Homme d’Acier, décide de créer son propre super-héros et décide de voler quelques cheveux de Superman présentés dans un musée. Il crée alors Nuclear Man (l’Homme Nucléaire), un homme fait d’une matière que Superman ne peut combattre. Nuclear Man permettra ainsi à Lex Luthor de réaliser en toute liberté ses plans les plus criminels. » (Wikipédia)

12081808325915263610220565 dans Fanzine CosmoFiction« Une observation : le grand Christopher Reeve (un peu enrobé) reste fidèle à son image. Il se veut altruiste, généreux, et prêt à se sacrifier pour la Terre (arrêtez, je meurs…). Sur un coup de tête, il décide d’éliminer les armes atomiques de la planète, mais se heurte au méchant de service : Lex Luthor, cette fois-ci affublé d’un neveu plus débile que permis. Le criminel génial nous concocte un Nuclear-Man analphabète (pire que Rambo) et terrifiant à pleurer ! Notre Superman adoré et l’affreux nous offrent une castagne du tonnerre : et hop, que je te bousille la muraille de Chine ! Et hop, que je t’envoie la statue de la Liberté sur la gueule ! À ce petit jeu, l’affreux l’emporte et on croit Superman banané pour de bon. Mais non ! Toujours mort, toujours vainqueur : un vrai Phénix ! Plus fort et plus gnan-gnan que jamais, il déplace la Lune (on n’en est plus à un délire près) et époussète le drapeau américain (c’est beau le patriotisme !).

L’affreux est vaincu après une baston mémorable, et Lex Luthor revient là où il est finalement le mieux : en prison (Home, Sweet Home). Quant au neveu, il est renvoyé à ses études (Superman aurait pu trouver quelque chose de mieux). Et pour ne pas trahir sa réputation, Superman refuse les avances d’une superbe créature (Mariel Hemingway). C’est à se demander s’il est normalement constitué, lui qui se prétend homme comme nous tous. Bref, de l’incohérence au délire, il n’y a qu’un pas à franchir comme le fait ce SUPERMAN soi-disant « new look » mais encore plus coincé et nul qu’avant. La seule réjouissante révélation du film sont les gambettes de Mariel Hemingway qui, elles, valaient le déplacement.

SUPERMAN IV est à jeter (si, si !), mais on n’en voudra pas à Christopher Reeve de s’être fourvoyé (une fois de plus). »

- Raphaël -

« On aurait pu croire qu’avec Superman-Christopher Reeve aux commandes de SUPERMAN IV, le nouveau chapitre de la saga du Kryptonien allait prendre une nouvelle tournure des plus positives. Hélas, non ! 12081808364615263610220572 dans Retour vers les 80'sChristopher Reeve signe avec SUPERMAN IV la plus médiocre des aventures du héros qui fête cette année ses cinquante ans de carrière (quel cadeau empoisonné !), à croire que l’on s’est mis dans la tête de détruire le mythe ! Il y a tant de scènes grotesques aux effets spéciaux souvent bâclés, et tant d’autres où Superman nous donne des leçons de morale naïves bien américaines, que l’on trouve le spectacle bien ennuyeux sans Nuclear-Man. Oui, car voilà quelqu’un qui se fout éperdument de la morale, tellement à l’image des Terriens eux-mêmes. Deux fois plus costaud que notre brave héros, il nous vaut à lui seul quelques séquences spectaculaires pleines de punch qui nous sortent de la monotonie du film.

Comme il est éloigné le temps de chef-d’œuvre de Richard Donner où l’on riait, tremblait, pleurait, un film si proche de la BD… Sob !… »

- Hervé -

Réalisation : Sidney J. Furie / Scénario : Lawrence Konner & Mark Rosenthal / Acteurs : Christopher Reeve, Gene Hackman, Jackie Cooper, Margot Kidder, Mariel Hemingway…

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RETOUR VERS LES 80′s : LES MAITRES DE L’UNIVERS (1987)

Aventurons-nous à la fin des années 1980 avec, cette fois, la seconde génération du fanzine calédonien CosmoFiction, celle qui se compose de six numéros étalés de 1988 à 1991. Notre voyage nostalgique se poursuit avec quelques-unes des critiques cinématographiques parues au fil des numéros du fanzine.

RETOUR VERS LES 80's : LES MAITRES DE L'UNIVERS (1987) dans Cinéma bis 12081108204115263610198345

Durant les années 80, la (mauvaise) réputation de la Cannon précédait ses films… Autant dire que la sortie prochaine des MAÎTRES DE L’UNIVERS (MASTERS OF THE UNIVERSE, de Gary Goddard, 1987) en inquiétait plus d’un à l’époque, alors que le film s’annonçait comme l’un des plus ambitieux, si ce n’est LE plus ambitieux, de toute l’histoire de la firme des fameux frères Menahem Golan et Yoram Globus. Je me souviens même de l’avis du vendeur de la boutique Mad Movies à Paris qui m’avait confié que le film risquait d’être très bon, alors que celui-ci n’était pas encore à l’affiche et que j’achetais, fébrilement, tandis que je servais sous les drapeaux, un jeu de photos des MAÎTRES DE L’UNIVERS pour le futur fanzine CosmoFiction. Et c’est aujourd’hui, 24 ans plus tard, que je me demande comment j’ai pu, en 1988, aimer ce film… Je l’ai revu il y a un an ou deux, et je n’arrive toujours pas à m’expliquer ce qui m’a permis de parler alors d’un « très bon film » !… J’ai donc décidé de publier les deux critiques, la négative d’Alain (que je rejoins aujourd’hui sans hésitation !), parue dans CosmoFiction Fanzine numéro 1 d’avril 1988, et la positive d’Hervé (c’est-à-dire moi, Morbius), parue dans CosmoFiction Fanzine numéro 2 de juin 1988 … au risque de passer pour un fou ! Ah non : j’ai dû définitivement perdre mon âme d’enfant…

L’histoire : « Aux confins des galaxies, la planète Eternia connait le joug du terrible Skeletor. Seul Musclor, guerrier d’une force et d’un courage exceptionnels, peut changer le cours des évènements et c’est de la planète Terre, où il se retrouve avec ses compagnons, que Musclor entreprend un combat titanesque contre Skeletor et les Forces des Ténèbres. Un combat dont l’enjeu est le sort de l’Univers. » (Wikipédia)

12081108282015263610198349 dans Cinéma bis américain« Annoncé en fanfare par les revues spécialisées en cinéma fantastique, LES MAÎTRES DE L’UNIVERS version cinématographique n’est assurément pas le produit qu’on était en droit d’attendre. D’ailleurs, son impact n’a pas ébranlé les médias autres que spécialisés : pendant que les « maîtres de l’univers » (Musclor et Skeletor) débarquaient en France, tout le monde a préféré s’intéresser aux maîtres du monde (Reagan et Gorbatchev) qui se payaient une bonne bouffe à Washington.

Une campagne publicitaire fantôme, une affiche douteuse avec en sous-titre « Musclor » (!), deux lignes dans Première, etc. Ingratitude envers les vrais maîtres ? Eh bien non ! LES MAÎTRES DE L’UNIVERS a reçu l’accueil qu’il méritait, n’en déplaise à la riche (et pauvre à la fois) équipe technique du film. C’est triste à dire, mais la superproduction Cannon ne fait pas l’effet d’une bombe ! L’espoir aura d’ailleurs été de très courte durée : à peine le très beau sigle Cannon disparu au début du générique, les premières images du film annoncent l’échec : un prélude narré à la manière Dominique Paturel et un générique gauchement pompé sur celui de SUPERMAN. La suite du film n’arrange rien : un scénario qu’on connaît par cœur, des héros qu’on connaît encore mieux : le bon, ses acolytes, la belle, le gnome, tous chiants sauf Dolph Lundgren (Musclor) qui semble s’être prêté au jeu par pitié tant on le sent capable de mieux faire ; des scènes d’action lentes, parfois au ralenti, des décors flous et des effets spéciaux d’une médiocrité à renvoyer Richard Edlund (méconnaissable !) à l’école !

12081108334115263610198352 dans Fanzine CosmoFiction

Tout le monde aura compris que je n’ai pas aimé LES MAÎTRES DE L’UNIVERS… mais ne prenez pas cela pour une poussée de fièvre personnelle et passagère car pour voir si je n’étais pas malade, en sortant de la salle qui projetait le film pour le deuxième jour d’exclusivité, j’ai observé les cinq autres spectateurs (!) qui avaient crus au pouvoir des MAÎTRES DE L’UNIVERS deux heures plus tôt, et permettez-moi de vous dire que le mécontentement était général. En fait, pour achever l’œuvre, on peut dire que LES MAÎTRES DE L’UNIVERS est une bonne petite pub pour les jouets du même nom et que si certains, en voulant voir le dernier Walt Disney, se trompaient de salle et tombaient dans celle qui projette les aventures de Musclor, ils pourraient vraiment se croire devant le dernier film de la maison Disney ! »

- Alain -

« Diable ! Suis-je devenu fou, ou n’est-ce qu’une crise passagère ? GRAVE : je suis allé voir LES MAÎTRES DE L’UNIVERS. PIRE : je lui ai mis un « très bon » en cotation ! Mon sort est réglé : je vais être la risée de la rédaction et des lecteurs ; on va me rouer de coups, me renier, m’oublier. Vais-je pouvoir me faire entendre auprès d’Alain ? Yan va-t-il continuer à m’accepter en tant que rédac-chef ? Quant à Paul-Étienne, encore traumatisé par la bande-annonce des MAÎTRES DE L’UNIVERS, sera-t-il toujours présent dans la rédaction du numéo trois ?… Mais mon inquiétude est-elle réellement justifiée ? Ou n’est-ce pas plutôt de votre côté, mes bons Scifiles, que l’on devrait s’interroger ?…12081108364815263610198354 dans Retour vers les 80's

On a dit (et on nous l’a assez rabâché !) que pour aimer LES MAÎTRES DE L’UNIVERS il fallait « avoir gardé son âme d’enfant ». Je peux donc soupirer : j’ai vingt-deux ans, et « elle » est toujours en vie ! D’autres, plus jeunes, l’ont apparemment perdue… à jamais ? Non. Je ne pense pas. Ils l’auront tout simplement laissée à l’entrée de la salle de cinéma ; car malgré ses faiblesses (et il en compte !), le film de Gary Goddard n’est pas le mutant difforme et pustuleux créé par la Cannon que l’on a voulu nous faire croire – et que l’on montre du doigt avec une réaction de retrait. C’est un divertissement de luxe, une superproduction où s’entrechoquent deux genres – space opera et heroic fantasy – qui évoquent, de par leur nom déjà, l’envergure des MAÎTRES DE L’UNIVERS.

À film grandiose, décors grandioses : le palais de Skeletor représente à lui seul un travail considérable. Le résultat est sur l’écran : tout un art et une architecture ont été inventés pour Grayskull. L’ensemble est d’une beauté surprenante. L’arrivée théâtrale de Skeletor dans la grande salle du palais est un moment de pur plaisir, la musique de Bill Conti épousant la marche élancée de l’ennemi juré de Musclor. Frank Langella, l’inoubliable Dracula de John Badham, est époustouflant dans son interprétation du « Grand Méchant ». Il donne au corps de celui-ci toute une noblesse et une puissance qui l’élèvent au rang du « plus-beau-méchant » après Dark Vador lui-même ! Son costume est une grande réussite, sans parler de son maquillage.

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Parmi les temps forts du film, on notera : le tunnel créé par la clef cosmique de Gwildor, déformant les statues imposantes du palais de Grayskull ; les armées de Skeletor, accompagnées de nacelles, déambulant dans les rues d’une ville américaine du XXème siècle ; les combats dans une boutique de la ville ; les combats aériens sur disques flottants, une trouvaille originale ! Dolph Lundgren, pour sa part, s’avère incarner un Musclor convaincant. Seule, Malicia reste irritante tout au long du film ; elle est une véritable caricature de la Méchante-bête-et-cruelle.

Bref, je suis venu voir LES MAÎTRES DE L’UNIVERS et j’en ai eu pour mon argent. Je n’hésiterai pas à le revoir lors de sa sortie vidéo. Et, par pitié, que l’on ne salisse pas la musique de Bill Conti ou je fais un malheur ! Achetez-la, écoutez-la, puis jugez.

Ouf ! J’en ai fini avec LES MAÎTRES DE L’UNIVERS ! Mon Dieu ! Tout ça d’écrit ?! »

- Hervé -

À noter que LES MAÎTRES DE L’UNIVERS sont actuellement l’objet d’un remake…

Réalisation : Gary Goddard / Scénario : David Odell & Stephen Tolkin / Acteurs : Dolph Lundgren, Frank Langella, Billy Barty, Meg Foster, Courteney Cox, Robert Duncan McNeill, Jon Cypher…

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RETOUR VERS LES 80′s : L’AVENTURE INTERIEURE (1987)

Aventurons-nous à la fin des années 1980 avec, cette fois, la seconde génération du fanzine calédonien CosmoFiction, celle qui se compose de six numéros étalés de 1988 à 1991. Notre voyage nostalgique se poursuit avec quelques-unes des critiques cinématographiqures parues au fil des numéros du fanzine.

RETOUR VERS LES 80's : L'AVENTURE INTERIEURE (1987) dans Cinéma 12080409033515263610175084

En 1987 sort L’AVENTURE INTÉRIEURE (INNERSPACE) de Joe Dante. Le film est une réussite totale, un cocktail d’humour, d’action et de SF renversant ! Joe Dante est incontestablement un sacré génie du cinéma fantastique et de science-fiction. Malheureusement, L’AVENTURE INTÉRIEURE ne connaîtra qu’un succès fort mitigé auprès du public américain… Les goût du spectateur sont décidément difficiles à cerner… Voici la critique de P.E.C. parue dans le numéro 3 de CosmoFiction Fanzine d’août 1988.

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L’histoire : « Tuck Pendleton, lieutenant de la marine américaine, se porte volontaire pour une expérience scientifique. Miniaturisé, aux commandes d’un submersible de poche, il doit être injecté dans l’organisme d’un lapin. Mais des espions industriels envahissent le laboratoire pour s’emparer de la puce qui régit le processus. Durant la fuite de l’un des scientifiques, Tuck se trouve propulsé dans le corps de Jack Putter un employé de supermarché, dépressif et complexé. » (Wikipédia)

« Quoiqu’on en dise, et ce, malgré les recettes catastrophiques du film aux USA, L’AVENTURE INTÉRIEURE est un joyau, une merveille, et Joe Dante – le chef d’orchestre – est un Génie. Après GREMLINS, je pensais que plus jamais il ne renouvellerait l’exploit d’un tel film… C’était sans compter sur l’extraordinaire talent de ce réalisateur qui a bel et bien l’étoffe des Grands, et sur mon fanatisme de l’époque. En effet, dans un registre totalement différent, Joe Dante ressuscite le cinéma fantastique à grand spectacle, truffé d’humour et d’action comme on n’en avait plus vu depuis RETOUR VERS LE FUTUR. Et si le maître Spielberg étiquette une fois de plus son label sur le film, la présence de son nom est plus discrète, il s’agit d’une œuvre purement Joe Dante.

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Si le papa de E.T. a décidé de délaisser ce genre de cinéma pour toujours (même la production), Dante, lui, persiste et signe ! Son film est mené à cent à l’heure, saupoudré d’un humour décapant et omniprésent, assaisonné d’acteurs à l’image du film, c’est-à-dire : déments ! Avec une mention spéciale pour le « Cow-boy » et Dennis Quaid (L’ÉTOFFE DES HÉROS, DREAMSCAPE), formidable dans le rôle du casse-cou de service et qui, avec son physique de play-boy, risque de faire parler de lui ! Quant aux effets spéciaux : là où LE VOYAGE FANTASTIQUE pêchait par manque de réalisme, L’AVENTURE INTÉRIEURE est une réussite TOTALE, d’un réalisme formidable et poignant, convaincant au possible !

Encore un film à ne manquer sous aucun prétexte, il y en a trop peu de ce calibre pour se permettre de les bouder ! »

- P.E.C. -

Réalisation : Joe Dante / Scénario : Jeffrey Boam & Chip Proser / Acteurs : Dennis Quaid, Martin Short, Meg Ryan, Robert Picardo, Henry Gibson, Kevin McCarthy…

Bande-annonce :

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Interview de Joe Dante à l’époque de la sortie du film :

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RETOUR VERS LES 80′s : STARMAN (1984)

« Retour vers les 80′s », nostalgie oblige, présentera de temps à autre une critique (ou plutôt devrais-je dire une opinion) parue dans la première série du fanzine calédonien CosmoFiction, celui, très amateur, publié de 1984 à 1986 et rassemblant 17 numéros (non scannés sur ce blog). C’était l’époque des GREMLINS, WARGAMES, SOS FANTÔMES, DUNE, LEGEND, TERMINATOR, LADYHAWKE, LES GOONIES… bref, que du bon ! C’était aussi l’époque où, à l’âge de 19-20 ans, alors que le Sci-Fi Club n’était pas encore né, je vendais à mes potes Cosmo et où le cousin de Métropole (Alain) était le « correspondant de France » ! Notre passion se lisait à travers nos écrits et notre engouement aveuglait parfois notre sens critique ! Mais peu importe, au moins nous vivions intensément nos rêves sans nous soucier du « qu’en-dira-t-on ».

RETOUR VERS LES 80's : STARMAN (1984) dans Cinéma 12072808503315263610149860

En 1984, à la grande surprise de tous, John Carpenter délaisse l’horreur pour une histoire SF… C’est l’époque où il se frotte aux majors hollywoodiennes avec THE THING, CHRISTINE et bien sûr STARMAN… Voici la critique d’Alain parue dans le numéro 9 de CosmoFiction Fanzine d’août 1985.

L’histoire : « Un extra-terrestre est poursuivi par l’armée américaine. Il se réfugie chez une jeune veuve et prend l’apparence de son mari défunt. La jeune femme l’héberge et l’accompagne dans sa fuite… » (allocine.fr)

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« Derrière l’image d’un John Carpenter cynique et cruel (HALLOWEEN, FOG, CHRISTINE), apparaît aujourd’hui une image totalement différente, qui reflète tendresse et amitié… Ce constat nous est offert après la vision de STARMAN qui s’avère être un film d’amour.

STARMAN nous relate une rencontre, au début tumultueuse, peu à peu amicale puis amoureuse, entre un extra-terrestre (brillamment interprété par Jeff Bridges) et une Terrienne (Karen Allen). Cette dernière aidera par la suite le visiteur à rejoindre sa planète, sa visite ayant reçu un accueil des plus froids. Ce scénario permet au film de ne pas sombrer dans une banale histoire d’amour. En effet, STARMAN compte un certain nombre de scènes d’action particulièrement réussies. De même, on peut ajouter que John Carpenter a apporté beaucoup d’attention aux effets spéciaux du film qui, cependant, restent secondaires. Leur réussite ne pourrait d’ailleurs être mise en cause, vu les maîtres en la matière : Rick Baker, Dick Smith, Stan Winston, et les techniciens de l’ILM !

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Je dirai, pour finir, que la réussite des effets spéciaux est égale à la réussite du film lui-même qui, après DUNE et 2010, constitue sans aucun doute l’un des événements cinématographiques SF de l’année ! »

- Alain -

Réalisation : John Carpenter / Scénario : Bruce A. Evans & Raynold Gideon / Acteurs : Jeff Bridges, Karen Allen, Charles Martin Smith, Richard Jaeckel, Robert Phallen…

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Retour vers les 80′s : Gremlins (1984)

« Retour vers les 80′s », nostalgie oblige, présentera de temps à autre une critique (ou plutôt devrais-je dire une opinion) parue dans la première série du fanzine calédonien CosmoFiction, celui, très amateur, publié de 1984 à 1986 et rassemblant 17 numéros (non scannés sur ce blog). C’était l’époque des GREMLINS, WARGAMES, SOS FANTÔMES, DUNE, LEGEND, TERMINATOR, LADYHAWKE, LES GOONIES… bref, que du bon ! C’était aussi l’époque où, à l’âge de 19-20 ans, alors que le Sci-Fi Club n’était pas encore né, je vendais à mes potes Cosmo et où le cousin de Métropole (Alain) était le « correspondant de France » ! Notre passion se lisait à travers nos écrits et notre engouement aveuglait parfois notre sens critique ! Mais peu importe, au moins nous vivions intensément nos rêves sans nous soucier du « qu’en-dira-t-on ».

Retour vers les 80's : Gremlins (1984) dans Cinéma 12072109150815263610127278

1984 : l’événement de l’année, c’est les Gremlins ! Quel film ! Quelle claque ! Il n’y avait qu’un Joe Dante pour accoucher de telles créatures démentielles ! Alain et moi, comme des centaines de milliers de spectateurs, serons instantanément conquis, la preuve dans ce que nous écrivions alors dans le numéro 9 de CosmoFiction Fanzine d’août 1985…

L’histoire : « Rand Peltzer offre à son fils Billy un étrange animal : un mogwai. Son ancien propriétaire l’a bien mis en garde : il ne faut pas l’exposer à la lumiere, lui éviter tout contact avec l’eau, et surtout, surtout ne jamais le nourrir apres minuit… Sinon… » (allocine.fr)

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« Horribles et délirants Gremlins ! À la base du film, un seul de ces deux adjectifs aurait suffit pour qualifier ces petits monstres car, dans la première version, les Gremlins étaient carrément horribles… mais pas délirants du tout ! Serait-ce la présence du « tendre » Steven Spielberg qui ait ainsi déformé le scénario pour le rendre plus comique et moins cruel ? Toujours est-il que la version définitive présentée sur nos écrans regroupe les deux adjectifs pourtant bien différents l’un de l’autre. D’ailleurs, à certains moments du film, on ne sait plus s’il faut rire ou frémir ! Enfin, cette association donne un résultat pour le moins sadique, et bien que le film ait attiré beaucoup de jeunes enfants, je ne crois pas qu’il soit spécialement adressé à un public très jeune.

Quant aux Gremlins, ils sont véritablement remarquables et très bien animés. Des petites bêtes que l’on pourrait croire en chair et en os tellement leurs comportements et leurs grimaces sont expressifs.

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GREMLINS est un film qui, peut-être pour avoir mis d’accord les fanas d’horreur, de suspens et de rire, a obtenu un grand succès dans les salles françaises. En tout cas, GREMLINS est un film qui ne risque pas de vous endormir ! »

- Alain -

« Que dire de GREMLINS sinon que c’est l’un des films les plus loufoques jamais passé à l’écran ! On sourit, on rit, on sursaute, on tremble : il ne se passe pas une scène sans que l’on éprouve une sensation forte ! Joe Dante s’amuse littéralement avec ses petites bêbêtes qui ne cessent de nous étonner, des petits monstres à l’animation plus que parfaite, surpassant tout Yoda, tout Gelfling et tout E.T. !

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GREMLINS est aussi un film aux scènes parfois très intenses, très dures, citons à ce sujet le véritable massacre des Gremlins par la mère de Billy qui ne paraît même pas affectée par ce qu’elle fait ! Et c’est bien là la volonté, l’ambition de Joe Dante : nous montrer des scènes choc, nous faire vivre des moments effrayants comme si de rien n’était, et entraîner le spectateur dans le rire… Nous devenons, sans nous en rendre compte, complices des Gremlins et de leurs actes sadiques, et nous nous en amusons tout comme eux !

Alors si un jour vous avez rêvé de tout casser dans la maison ou de manger comme un cochon, GREMLINS est fait pour vous ! Les créatures de Dante se chargeront d’exaucer vos vœux !… Oui, GREMLINS est un véritable chef-d’œuvre !… »

- Morbius -

Réalisation : Joe Dante / Scénario : Chris Colombus / Acteurs : Hoyt Axton, John Louie, Keye Luke, Don Steele, Scott Brady…

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Retour vers les 80′s : Legend (1985)

« Retour vers les 80′s », nostalgie oblige, présentera de temps à autre une critique (ou plutôt devrais-je dire une opinion) parue dans la première série du fanzine calédonien CosmoFiction, celui, très amateur, publié de 1984 à 1986 et rassemblant 17 numéros (non scannés sur ce blog). C’était l’époque des GREMLINS, WARGAMES, SOS FANTÔMES, DUNE, LEGEND, TERMINATOR, LADYHAWKE, LES GOONIES… bref, que du bon ! C’était aussi l’époque où, à l’âge de 19-20 ans, alors que le Sci-Fi Club n’était pas encore né, je vendais à mes potes Cosmo et où le cousin de Métropole (Alain) était le « correspondant de France » ! Notre passion se lisait à travers nos écrits et notre engouement aveuglait parfois notre sens critique ! Mais peu importe, au moins nous vivions intensément nos rêves sans nous soucier du « qu’en-dira-t-on ».

Retour vers les 80's : Legend (1985) dans Cinéma 120714083041716616

C’est au papa d’ALIEN, de BLADE RUNNER, de GLADIATOR et, dernièrement, de PROMETHEUS, à qui l’on doit cette merveille du Merveilleux : LEGEND. J’avoue avoir été, à l’époque, très surpris de découvrir un Ridley Scott parfaitement capable de passer d’un film de SF horrifique à une histoire de forêt enchantée où se promènent des licornes et lutins ! Alain fut également séduit, la preuve avec sa critique publiée dans CosmoFiction Fanzine numéro 10 de septembre 1985.

L’histoire : « Lili, jeune et jolie princesse, est convoitée à la fois par Jack, jeune homme proche de la nature, et par Darkness, véritable incarnation du mal, qui ne rêve que de plonger le monde dans une nuit éternelle en tuant les deux licornes protectrices. Avec l’aide du lutin Gump et de ses acolytes Screwball et Tom Brown, Jack se lance dans une quête désespérée pour mettre fin aux agissements du démon et empêcher la transformation de Lili en créature perverse. » (allocine.fr)

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« Alors qu’on commençait à taxer Ridley Scott de « précurseur de genres cinématographiques » (combien de films se sont inspirés d’ALIEN ou de BLADE RUNNER ?), son dernier film, LEGEND, remet tout en question, vu qu’il semble s’inspirer du film de Jim Henson : DARK CRYSTAL… Mais, bien que ce phénomène se ressente quelque peu, le film ne manque pas pour autant d’intérêt, l’atmosphère du conte de fées, par exemple, étant tout de même omniprésente. Et si l’on peut se plaindre d’avoir déjà rencontré un scénario du genre de celui de LEGEND il n’y a pas si longtemps (combat entre les forces du Bien et les forces du Mal), je pense que personne ne pourra contester la partie visuelle du film qui, de par sa beauté enchanteresse, est quant à elle un merveilleux spectacle permanent. Un décor qui ne nous est, certes, pas si inconnu (la forêt), mais qui prend ici grâce au talent de Ridley Scott des allures surnaturelles et fascinantes.

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De toute manière, le dépaysement total qu’offre LEGEND mettra certainement tout le monde d’accord, et comme en fait c’est ce que nous attendions du film en priorité !…

À noter que Ridley Scott a permis au film de sortir plus tôt dans les salles de cinéma françaises que dans celles des USA. De même, la version française est d’une durée plus longue de 10 minutes par rapport à la version américaine ! »

- Alain -

Réalisation : Ridley Scott / Scénario : William Hjortsberg / Acteurs : Tom Cruise, Mia Sara, Tim Curry…

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