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Archive pour la catégorie « Fanzine CosmoFiction »

Retour vers les 80′s : Brazil (1985)

« Retour vers les 80′s », nostalgie oblige, présentera de temps à autre une critique (ou plutôt devrais-je dire une opinion) parue dans la première série du fanzine calédonien CosmoFiction, celui, très amateur, publié de 1984 à 1986 et rassemblant 17 numéros (non scannés sur ce blog). C’était l’époque des GREMLINS, WARGAMES, SOS FANTÔMES, DUNE, LEGEND, TERMINATOR, LADYHAWKE, LES GOONIES… bref, que du bon ! C’était aussi l’époque où, à l’âge de 19-20 ans, alors que le Sci-Fi Club n’était pas encore né, je vendais à mes potes Cosmo et où le cousin de Métropole était le « correspondant de France » ! Notre passion se lisait à travers nos écrits et notre engouement aveuglait parfois notre sens critique ! Mais peu importe, au moins nous vivions intensément nos rêves sans nous soucier du « qu’en-dira-t-on ».

Retour vers les 80's : Brazil (1985) dans Cinéma 120707081117217275

L’histoire : « Sam Lowry, un bureaucrate d’un monde rétro-futuriste totalitaire, essaye de corriger une erreur administrative, et va lui-même devenir un ennemi de l’État. Sam se contente de son travail et de sa petite vie tranquille tout en s’échappant en rêve dans un monde de héros romantiques. Son existence satisfaite, mais solitaire, est compliquée par l’arrestation brutale d’un certain Archibald Buttle, en raison d’une erreur administrative. Il tente de réparer cette injustice et doit lutter contre un système extrêmement contrôlé qui le considère de plus en plus comme un dissident. Les tentatives de sa mère de lui obtenir une promotion, l’intrusion d’un chauffagiste rebelle au système, Harry Tuttle, et la survenue en chair et en os de la femme de ses rêves sont les autres éléments de l’intrigue. » (Wikipédia)

En 1985 sort BRAZIL, le dernier Terry Gilliam. Le film est salué par la presse, il est aujourd’hui devenu un classique du genre. Retour vers la critique d’Alain parue en mai 1985 dans le numéro 6 de CosmoFiction Fanzine.

« Si George Orwell s’était trompé en 1951 dans ses descriptions du monde de 1984, souhaitons qu’il en soit de même pour Terry Gilliam dans sa description de la vie future, car celle-ci , comme celle de Orwell, s’apparente à un véritable cauchemar.

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BRAZIL nous fait vivre l’enfer quotidien d’un employé ministériel qui tente de s’évader, par le rêve, du monde où il vit.  Monde où la sécurité est très discutable, où vie privée et liberté sont pratiquement inexistantes. Les rêves de l’employé seront d’ailleurs plus tard la cause de bien des tours…

Annoncé par beaucoup de journaux comme un film comique, ce que l’on pourrait facilement croire en voyant la première heure du film ainsi qu’en remarquant que le réalisateur n’est autre qu’un des célèbres Monty Python, BRAZIL se révèle être en fait un film assez dramatique et angoissant. Les formidables effets sonores ne font d’ailleurs qu’accentuer cette angoisse. Il est à noter que le film n’est qu’une suite de rebondissements inattendus nous empêchant sans cesse de faire la part du rêve et de la réalité, ce fait constituant donc aussi un des nombreux éléments d’angoisse du film.

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Du côté des effets spéciaux : impressionnant. Du côté de la musique du film : intéressant. Ces deux choses constituant, en plus des autres, un ensemble formidable contribuant à faire de BRAZIL un très bon film. »

- Alain -

Réalisation : Terry Gilliam / Scénario : Charles McKeown, Tom Stoppard & Terry Gilliam / Acteurs : Jonathan Pryce, Robert De Niro, Kim Greist, Katherine Helmond, Ian Richardson, Michael palin, Bob Hoskins, Ian Holm…

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Retour vers les 80′s : Les Aventuriers de la Quatrième Dimension (1985)

« Retour vers les 80′s », nostalgie oblige, présentera de temps à autre une critique (ou plutôt devrais-je dire une opinion) parue dans la première série du fanzine calédonien CosmoFiction, celui, très amateur, publié de 1984 à 1986 et rassemblant 17 numéros (non scannés sur ce blog). C’était l’époque des GREMLINS, WARGAMES, SOS FANTÔMES, DUNE, LEGEND, TERMINATOR, LADYHAWKE, LES GOONIES… bref, que du bon ! C’était aussi l’époque où, à l’âge de 19-20 ans, alors que le Sci-Fi Club n’était pas encore né, je vendais à mes potes Cosmo et où le cousin de Métropole était le « correspondant de France » ! Notre passion se lisait àtravers nos écrits et notre engouement aveuglait parfois notre sens critique ! Mais peu importe, au moins nous vivions intensément nos rêves sans nous soucier du « qu’en-dira-t-on ».

Retour vers les 80's : Les Aventuriers de la Quatrième Dimension (1985) dans Cinéma aventuriers

L’histoire : « A deux semaines de rendre un projet de science vital pour eux, car susceptible de les faire recaler, deux lycéens, Michael et Vince, adeptes des « 400 coups » ne trouvent rien de mieux que de dérober, dans une base militaire, un appareil mystérieux dont ils ne tardent pas à découvrir qu’il est doté d’une technologie leur ouvrant des portes spatio-temporelles ! » (scifi-universe.com)

LES AVENTURIERS DE LA QUATRIÈME DIMENSION (MY SCIENCE PROJECT) s’annonçait plutôt comme un bon divertissement de SF. Il n’en fut rien. La déception fut au rendez-vous en 1985, autant pour moi que pour Alain !

« Amateurs des AVENTURIERS DE L’ARCHE PERDUE, fanatiques de LA QUATRIÈME DIMENSION, c’est à vous que je fais appel ici car, comme vous, ce nom bien sympathique des AVENTURIERS DE LA QUATRIÈME DIMENSION m’a tapé dans l’œil ! Seulement… elles sont à présent bien loin mes illusions à propos de ce que pouvait contenir ce petit film de science-fiction, car il s’agit bien là d’un petit film… tout petit même à mes yeux… ainsi qu’à mon sens de l’humour…

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Première remarque : l’humour qui se veut ici omniprésent s’avère, par l’intermédiaire des héros de l’histoire (deux étudiants minables qui ne savent que réparer leur voiture ou baiser), être assez plat (pour situer à peu près le niveau, disons que les amateurs de RAMBO y trouveront quand même leur compte !). On est bien loin du comique d’INDIANA JONES et du charme de la série de Rod Serling ! Une seule consolation : les effets spéciaux, qui, de leur côté, ont largement rempli leur rôle.

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Un film qui, s’il semble s’inscrire dans la jeune lignée de RETOUR VERS LE FUTUR, n’en demeure pas moins d’un niveau bien moins élevé, tant au point de vue de l’histoire que du comique !

Pour en revenir aux effets spéciaux, on peut dire qu’il est aujourd’hui si commun d’en rencontrer d’excellents dans le cinéma US que ceux-ci ne suffisent pas à relever l’intérêt du film dont l’histoire, mal exploitée, en fait un navet. »

- Alain -

Réalisation : Jonathan R. Betuel / Scénario : Jonathan R. Betuel / Acteurs : Dennis Hopper, John Stockwell, Fisher Stevens, Michael Berryman…



Retour vers les 80′s : 2010 (1984)

« Retour vers les 80′s », nostalgie oblige, présentera de temps à autre une critique (ou plutôt devrais-je dire une opinion) parue dans la première série du fanzine calédonien CosmoFiction, celui, très amateur, publié de 1984 à 1986 et rassemblant 17 numéros (non scannés sur ce blog). C’était l’époque des GREMLINS, WARGAMES, SOS FANTÔMES, DUNE, LEGEND, TERMINATOR, LADYHAWKE, LES GOONIES… bref, que du bon ! C’était aussi l’époque où, à l’âge de 19-20 ans, alors que le Sci-Fi Club n’était pas encore né, je vendais à mes potes Cosmo et où le cousin de Métropole était le « correspondant de France » ! Notre passion se lisait à travers nos écrits et notre engouement aveuglait parfois notre sens critique ! Mais peu importe, au moins nous vivions intensément nos rêves sans nous soucier du « qu’en-dira-t-on ».

Retour vers les 80's : 2010 (1984) dans Cinéma 2010av

Jamais nous n’aurions pu imaginer une suite au chef-d’œuvre de Stanley Kubrick : 2001, L’ODYSSÉE DE L’ESPACE. Et pourtant, Arthur C. Clarke, déjà à l’origine de la nouvelle qui inspira le film de Kubrick, écrivit quelques années plus tard 2010, la suite officielle. Son roman sera adapté au cinéma par Peter Hyams. Voici les trois critiques parues sur ce film dans le fanzine CosmoFiction. La première, d’Alain, date de mai 1985 (CosmoFiction 6) ; la seconde, de Paul-Étienne C., date de février 1986, elle parut en compagnie de la mienne dans CosmoFiction 14. Le film nous avait fait forte impression, au point même que je le considérais alors personnellement comme un chef-d’œuvre !

L’histoire : « Neuf ans après la disparition de Frank Poole et David Bowman ainsi que la perte de Discovery, le responsable de la mission, l’américain Heywood Floyd, parvient à convaincre son gouvernement, alors au bord de la guerre nucléaire avec les Russes, de l’urgence d’y retourner, officiellement pour empêcher « l’ennemi » de faire main basse sur des secrets d’état, officieusement pour voir de plus près ce mystérieux monolithe… » (CinéCritiques)

« Si 2001 : L’ODYSSEE DE L’ESPACE apparut, il y a dix-sept ans de cela, comme une révolution dans le cinéma et reste encore aujourd’hui considéré comme un chef-d’œuvre, 2010 n’en demeure pas moins réussi.

C’est d’ailleurs un film formidable à tous points de vue que nous présente Peter Hyams, à commencer par son scénario. Un scénario qui nous donne une image totalement différente de celles que nous ont proposé des films comme LE JOUR D’APRES, LA TROISIEME GUERRE MONDIALE ou encore L’AUBE ROUGE, puisqu’il nous présente l’étonnante association de l’URSS et des USA pour non seulement tenter de découvrir ce qui s’est passé à bord du vaisseau américain « Discovery » abandonné, après un incident terrible, en orbite autour de Jupiter, mais également pour poursuivre les recherches qui n’avaient pas pu être menées à bien par l’équipage du « Discovery » : découvrir si la vie existe ou peut exister sur d’autres planètes que la Terre. Il ne fait aucun doute que le réalisateur a voulu ici transmettre par l’image de cette association un message humanitaire et de paix, ce qui me semble d’ailleurs avoir été très bien réussi car je dois dire que personnellement je fus très impressionné par ce côté du film.

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Il est surprenant de remarquer, pendant la vision du film, qu’à aucun moment Peter Hyams n’a fait preuve de chauvinisme envers les Américains. Cela s’explique peut-être par le fait qu’il ait fait appel à plusieurs acteurs soviétiques, en plus des acteurs américains, pour incarner l’équipage russe du vaisseau « Leonov ». Cette excellente idée est certainement l’un des nombreux atouts qui font de 2010 un film très réaliste. Mais le plus grand restera, sans aucun doute, les effets spéciaux. Ils réussissent à impressionner le spectateur par des images et des décors dénués de ces nombreux gadgets SF que l’on rencontre souvent aujourd’hui dans tout film de science-fiction.

S’il existe un côté, par contre, où Peter Hyams n’a pas du tout suivi l’exemple de Stanley Kubrick dans 2001 : L’ODYSSEE DE L’ESPACE, c’est au niveau des rapports humains et des sentiments qui sont ici nettement plus visibles. Avec des films comme ORANGE MECANIQUE et SHINING, il est évident que Stanley Kubrick n’est pas très sentimental. Peter Hyams a remis les choses en place.

Ceux qui ont apprécié 2001 auront certainement hâte de connaître l’explication ayant trait à la nature du monolithe noir qui hante l’espace, et qui le hante d’ailleurs toujours dans 2010. A vrai dire, cette intrigue ne sera résolue qu’à moitié, le seul astronaute à s’en être approché ayant été pulvérisé dans l’espace. L’on imagine que le monolithe est la structure de base à la création de toute forme de vie puisque partout où celui-ci est présent il y a de la vie ou il va y en avoir. Le responsable américain de l’expédition le surnommera « Ambassadeur d’Intelligence ». On ne peut en fait lui donner une définition exacte. Le mystère qui était, à son sujet, total dans 2001 reste donc ici encore mystère… partiel, si l’on veut.

Et pour ceux qui n’ont pas vu 2001 : L’ODYSSEE DE L’ESPACE, me direz-vous, que leur reste-t-il d’attrayant ? Qu’ils se rassurent. Peter Hyams, qui a décidément réussi ce film d’une façon magistrale, a fait en sorte que 2010 soit un film plaisant et tout à fait compréhensible pour tous. »

- Alain -

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« Enfin ! Le voilà sur nos écrans (depuis le temps qu’on l’espérait !). Ne vous attendez surtout pas , en allant voir 2010, à vous retrouver en face d’une pâle reconstitution du chef-d’œuvre de Stanley Kubrick (2001), ou encore en face d’un super space opera du genre de STAR WARS ; mais 2010 n’est pas non plus un de ces films psychologiques où l’on ne comprend rien du début à la fin, non, 2010 : L’ANNEE DU PREMIER CONTACT est un chef-d’œuvre, il n’y a pas d’autre mot pour le désigner. Du début jusqu’à la fin du film vous resterez béat devant les effets spéciaux…

2010, c’est l’Événement de l’année, malgré la sortie prochaine de STAR TREK III (space opera à 100%) qui ne pourra sans doute pas me faire changer d’avis ; 2010, c’est un bijou ! Mais non, je ne déteste pas le space opera, loin de moi cette idée. Mais quand on se retrouve devant un film qui a demandé des années de travail, dont la réalisation a été menée de main de maître, dont l’intrigue est si passionnante…

Dès les premières images du film, je fus cloué à mon fauteuil. Et lorsque je vis Jupiter apparaître sur l’écran, je sentis mes yeux s’écarquiller ! J’assistais à un spectacle unique, d’une rare somptuosité. Il s’agit en effet de la plus étonnante représentation de planètes réalisée à ce jour : SU-PER-BE (c’est le mot !).

2010et dans Science-fiction

Quant aux vaisseaux, vous pourrez découvrir et admirer le magnifique « Leonov » qui, vu de l’extérieur, possède une certaine ressemblance avec ceux de STAR WARS. Le « Discovery » est toujours présent, ainsi que le monolithe noir (ou plutôt « les ») dont on n’apprend rien de plus dans ce second volet que ce que l’on avait appris dans le premier (c’est-à-dire pas grand chose). Quant aux acteurs, 2010 compte une excellente distribution avec le non moins excellent Roy Scheider, révélé par JAWS et confirmé par 2010. Également présente, Helen Mirren (CALIGULA) qui, pour une Américaine incarnant une Russe, mérite toute notre admiration ! Les autres acteurs sont tous aussi convaincants les uns que les autres, leur prestation est plus qu’excellente…

Mais il nous faut également tirer un grand coup de chapeau au réalisateur, Peter Hyams, et au responsable des effets spéciaux : Richard Edlund. Que dire à leur sujet à part que c’est grâce à eux que le film atteint son niveau de crédibilité le plus total, qu’ils se sont saignés les quatre veines pour satisfaire les spectateurs assidus que nous sommes… et ils y sont arrivés, au-delà de nos espérances, en nous offrant un très grand et très beau film. Allez voir 2010 et, pourquoi pas, le revoir !

- Paul-Étienne C. -

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« Décidément, Jupiter semble être le monde préféré de Peter Hyams ! Après son excellent film OUTLAND, où toute l’action était censée se dérouler sur Io, l’un des satellites de Jupiter, Hyams récidive, toujours dans le même secteur du système solaire avec, cette fois-ci, un morceau de choix : 2010, la suite du chef-d’œuvre de Stanley Kubrick, 2001 : L’ODYSSEE DE L’ESPACE. Alors que l’œuvre cinématographique originale réalisée par Stanley Kubrick, pleine de poésie mais froide, nous entraînait dans l’espace sur un air de Strauss, nous faisait découvrir des vaisseaux blancs aux allures élancées et nous obligeait à nous creuser les méninges, 2010 version Hyams est une œuvre tout à fait différente du premier film, mais une œuvre digne du plus haut intérêt. En effet, 2010 est un film superbe, admirablement mis en scène par Peter Hyams qui, là encore, nous prouve tous ses talents de réalisateur et sa parfaite maîtrise quant à la direction d’acteurs. Il serait stupide de vouloir à tout prix comparer les deux films : Hyams avait décidé, dès le départ, que 2010 serait tout à fait différent de 2001. C’est ainsi que nous découvrons une suite qui, sur une histoire parfaitement claire, répond à certaines de nos questions laissées en suspens à la fin de 2001, une suite où les vaisseaux sont tarabiscotés mais d’un grand réalisme, où les effets spéciaux n’ont jamais atteint un tel degré de perfection (à part dans les STAR WARS !) : ils sont incroyablement convaincants !

Certains, comme moi, regretteront peut-être les vaisseaux du premier film et leurs intérieurs d’un réalisme sans pareil au contraire de ceux de 2010 aux tableaux de bord aux couleurs de l’arc-en-ciel : on se croirait en pleine fête foraine ! Mais, malgré ce détail, 2010 constitue une digne suite à 2001, un chef-d’œuvre sublime par ses images et ses acteurs au talent irréprochable. C’est aussi et surtout un grand message de paix. La fin du film reste, à ce propos, quelque peu surprenante. Mais il est parfois si bon de pouvoir s’imaginer qu’un jour, peut-être en 2010, les peuples de la Terre finiront par s’entendre et se tourneront alors, ensemble, vers les étoiles en oubliant à jamais leurs conflits… »

- Morbius -

Et non, mon cher Morbius, les peuples de la Terre en cette année 2012 n’ont jamais été aussi c… et proches de la destruction, et la Nouvelle-Calédonie est loin d’être épargnée par la bêtise humaine, crois-moi.

Réalisation : Peter Hyams / Scénario : Peter Hyams (d’après le roman d’Arthur C. Clarke) / Acteurs : Roy Scheider, Helen Mirren, John Lithgow, Keir Dullea, Bob Balaban…

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Retour vers les 80′s : Lifeforce (1985)

« Retour vers les 80′s », nostalgie oblige, présentera de temps à autre une critique (ou plutôt devrais-je dire une opinion) parue dans la première série du fanzine calédonien CosmoFiction, celui, très amateur, publié de 1984 à 1986 et rassemblant 17 numéros (non scannés sur ce blog). C’était l’époque des GREMLINS, WARGAMES, SOS FANTÔMES, DUNE, LEGEND, TERMINATOR, LADYHAWKE, LES GOONIES… bref, que du bon ! C’était aussi l’époque où, à l’âge de 19-20 ans, alors que le Sci-Fi Club n’était pas encore né, je vendais à mes potes Cosmo et où le cousin de Métropole était le « correspondant de France » ! Notre passion se lisait à travers nos écrits et notre engouement aveuglait parfois notre sens critique ! Mais peu importe, au moins nous vivions intensément nos rêves sans nous soucier du « qu’en-dira-t-on ».

En 1985 sortait LIFEFORCE (dont la fiche film est disponible ici dans Les Échos d’Altaïr). Réalisé par Tobe Hooper et produit par la célèbre Cannon des Yoram Globus et Menahem Golan, cette histoire de vampires spatiaux reçut, comme la plupart des films de la Cannon, un accueil très mitigé. Voici la critique d’Alain parue à l’époque dans le numéro 11 de CosmoFiction Fanzine d’octobre 1985…

Retour vers les 80's : Lifeforce (1985) dans Cinéma lifeforce

L’histoire :  « À la suite d’une expédition spatiale sur la comète Halley, des vampires de l’espace transforment la plupart des habitants de Londres en morts-vivants. Un survivant de l’expédition et les autorités britanniques tentent de capturer une jeune fille extraterrestre qu’ils jugent responsable de ces terribles événements. » (allocine.fr)

« Ils sont là. Ils veulent se refaire une santé. Ils savent comment…

Non ! Il ne s’agit pas cette fois d’esprits frappeurs mais de vampires ! Cependant, attention : la simple légende définissant cette espèce comme étant constituée de suceurs de sang amorphes ne s’applique nullement au dernier film de Tobe Hooper qui nous livre, à travers LIFEFORCE, une image des vampires, disons, aussi subtile que celle des fantômes de POLTERGEIST ! L’histoire, assez complexe, nous incite d’ailleurs durant la projection à chercher un message qui, cependant, n’existe pas…

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La présence de Dan O’Bannon au scénario du film se fait particulièrement ressentir à travers les scènes les plus terrifiantes de LIFEFORCE qui sont en effet plongées dans un humour noir queqlue peu anglais ; par contre, on ne reconnaît pas l’empreinte de John Dykstra présent quant à lui au générique des effets spéciaux. Ces derniers, bien qu’assez impressionnants par moments, restent dans l’ensemble médiocres (notamment ceux ayant trait aux vols spatiaux qui s’avèrent être ridicules), et pour rester dans le domaine négatif du film, il est à noter que LIFEFORCE s’inspire directement d’un certain nombre de productions comme, par exemple, ALIEN (pour le début du film) et LA GUERRE DES MONDES (pour la fin du film). À ce propos, il suffit, pour avoir un certain aperçu de l’histoire, d’imaginer que le monstre d’ALIEN ait débarqué sur terre…

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L’action ne manque donc pas dans LIFEFORCE, elle contribue même à lui donner l’atmosphère d’une production SF-catastrophe des années cinquante.

LIFEFORCE est un film de science-fiction horrifique intéressant et agréable mais qui, toutefois, ne peut avoir la prétention de « faire du bruit » dans l’actualité SF… ou alors Tobe Hooper a mal choisi son année pour que je prenne réellement son film en considération ! »

- Alain -

Réalisation : Tobe Hooper / Scénario : Dan O’Bannon & Don Jakoby / Acteurs : Steve Railsback, Mathilda May, Peter Firth, Patrick Stewart, Frank Finley, Michael Gothard…

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Retour vers les 80′s : Terminator (1984)

« Retour vers les 80′s », nostalgie oblige, présentera de temps à autre une critique (ou plutôt devrais-je dire une opinion) parue dans la première série du fanzine calédonien CosmoFiction, celui, très amateur, publié de 1984 à 1986 et rassemblant 17 numéros (non scannés sur ce blog). C’était l’époque des GREMLINS, WARGAMES, SOS FANTÔMES, DUNE, LEGEND, TERMINATOR, LADYHAWKE, LES GOONIES… bref, que du bon ! C’était aussi l’époque où, à l’âge de 19-20 ans, alors que le Sci-Fi Club n’était pas encore né, je vendais à mes potes Cosmo et où le cousin de Métropole était le « correspondant de France » ! Notre passion se lisait à travers nos écrits et notre engouement aveuglait parfois notre sens critique ! Mais peu importe, au moins nous vivions intensément nos rêves sans nous soucier du « qu’en-dira-t-on ».

Revenons à l’époque de la sortie de TERMINATOR de James Cameron, en 1984. Alain et moi avions alors des avis divergents sur un film devenu aujourd’hui un classique incontournable. Voici ce que nous en pensions dans les numéros 8 et 12  de CosmoFiction Fanzine respectivement parus en juillet et en décembre 1985…

Retour vers les 80's : Terminator (1984) dans Cinéma term1

L’histoire : « A Los Angeles en 1984, un Terminator, cyborg surgi du futur, a pour mission d’exécuter Sarah Connor, une jeune femme dont l’enfant à naître doit sauver l’humanité. Kyle Reese, un résistant humain, débarque lui aussi pour combattre le robot, et aider la jeune femme… » (allocine.fr)

« Si, à première vue, le scénario de TERMINATOR peut paraître original et recherché (transfert temporel d’un des robots qui dominent le monde en 2029 pour tuer la mère du plus redoutable des rebelles à leur tyrannie avant qu’il ne naisse), on s’aperçoit en fait (en particulier à la fin du film) que l’histoire est plus absurde que recherchée et qu’elle ne représente qu’un infernal cercle vicieux. Il est, de plus, bien difficile de comprendre au tout début du film, lors de la présentation de Los Angeles en 2029, que l’on se trouve face au premier prix du Festival d’Avoriaz 85 : le vol des vaisseaux (si on peut les appeler ainsi) est plus proche de SPECTREMAN que de LA GUERRE DES ETOILES !

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Mais d’autres plans du film se révèleront, fort heureusement, bien plus flatteurs que ceux que je viens d’énoncer, en particulier les maquillages spéciaux de Stan Winston ou encore les effets mécaniques du Terminator qui constituent certainement à eux seuls les deux atouts du film.

TERMINATOR est un film qui n’est pas sans rappeler une quantité d’autres, et surtout SATURN 3. Son climat a trop tendance à devenir du STARSKY ET HUTCH…

La musique ne demeure quant à elle que peu intéressante. Par contre, il n’y a aucun reproche à faire au jeu d’Arnold Schwarzenegger. Il faut dire que celui-ci n’est pas plus bavard que dans CONAN… et pas plus civilisé non plus d’ailleurs !

Il ne reste de TERMINATOR qu’un film SF de bas niveau, mais, à l’opposé, un excellent film d’action. Il serrait en tout cas invraisemblable de le présenter, malgré son succès à Avoriaz, comme l’un des événements cinématographiques de l’année. »

- Alain -

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« Accrochez-vous bien à votre fauteuil : dès les premières images, le Terminator – la plus redoutable des machines jamais créée par le cinéma fantastique – donne le ton au film de James Cameron : action, violence et sang ! Oui, TERMINATOR est avant tout un film d’action, le cyborg étant ici le seul élément fantastique du film, où le scénario disparaît pour faire place aux scènes choc et aux effets spéciaux. En cela, le film est une réussite totale. Fracassante, la scène du night-club ! Sanglante, la scène du carnage du commissariat ! Haletante, la poursuite en voiture à la fin du film ! Étonnante, la lutte au corps à corps entre un robot et des êtres humains !

De son côté, Arnold Schwarzenegger interprète là un rôle qui lui va à ravir ; il cesse de rouler les mécaniques (pourtant ne devrait-il pas le faire puisqu’il est ici une machine ?!) pour prendre un air grave : il voit rouge en permanence (!).

Quant au robot, au cyborg pour être plus précis, il est stupéfiant ! Son apparence, ses mouvements, sont d’une étonnante crédibilité !

James Cameron signe là un petit chef-d’œuvre du genre, et c’est avec une grande impatience que l’on attend TERMINATOR 2, déjà en projet. »

- Morbius -

Réalisation : James Cameron / Scénario : James Cameron & Gale Anne Hurd / Acteurs : Arnold Shwarzenegger, Michael Biehn, Linda Hamilton…

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Retour vers les 80′s : Electric Dreams (1984)

« Retour vers les 80′s », nostalgie oblige, présentera de temps à autre une critique (ou plutôt devrais-je dire une opinion) parue dans la première série du fanzine calédonien CosmoFiction, celui, très amateur, publié de 1984 à 1986 et rassemblant 17 numéros (non scannés sur ce blog). C’était l’époque des GREMLINS, WARGAMES, SOS FANTÔMES, DUNE, LEGEND, TERMINATOR, LADYHAWKE, LES GOONIES… bref, que du bon ! C’était aussi l’époque où, à l’âge de 19-20 ans, alors que le Sci-Fi Club n’était pas encore né, je vendais à mes potes Cosmo et où le cousin de Métropole était le « correspondant de France » ! Notre passion se lisait à travers nos écrits et notre engouement aveuglait parfois notre sens critique ! Mais peu importe, au moins nous vivions intensément nos rêves sans nous soucier du « qu’en-dira-t-on ».

Retour vers les 80's : Electric Dreams (1984) dans Cinéma dreams1

L’histoire : « Un ordinateur se trouve doté d’émotions humaines à la suite d’incidents techniques. Pire : il tombe amoureux de la même femme que son propriétaire. » (cinemovies.fr)

« Le meilleur qualificatif qui conviendrait pour évoquer l’univers d’ELECTRIC DREAMS serait, je crois, « divertissant ». Divertissant par son caractère plutôt comique, par son histoire mêlant admirablement le fantastique au romantisme et par sa musique qui ne fait qu’amplifier l’attractivité du film (cette dernière donnant au film l’aspect d’un immense vidéo-clip, ce qui est sûrement volontaire vu que Steve Barron, le réalisateur, est un expert en la matière ayant déjà réalisé une centaine de clips dont le fabuleux « Billie Jean » de Michael Jackson). ELECTRIC DREAMS possède en fait tous les atouts pour attirer un large public, et en particulier un public jeune.

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Toutefois, le fantastique n’occupe pas une place importante dans le film. Cependant il faut avouer qu’il est habilement utilisé, nous permettant, fanatiques de science-fiction que nous sommes, de pleinement l’apprécier. Steve Barron a su introduire dans ELECTRIC DREAMS une juste dose des thèmes en vogue actuellement, il va sans dire que le résultat ne pouvait qu’être brillant. »

- Alain -

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À signaler qu’ELECTRIC DREAMS a obtenu à Avoriaz 1985, à l’unanimité, le Prix du Public et l’Antenne d’Or A2. Les chansons originales, tout à fait d’époque, sont signées : Culture Club, Heaven 17, Jeff Lynne, Helen Terry, P.P. Arnold, Giorgo Moroder et Phil Oakey.

Réalisation : Steve Barron / Scénario : Rusty Lemorande / Acteurs : Lenny Von Dohlen, Virginia Madsen, Maxwell Caulfield, Bud Cort…

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Retour vers les 80′s : Les Goonies (1985)

« Retour vers les 80′s », nostalgie oblige, présentera de temps à autre une critique (ou plutôt devrais-je dire une opinion) parue dans la première série du fanzine calédonien CosmoFiction, celui, très amateur, publié de 1984 à 1986 et rassemblant 17 numéros (non scannés sur ce blog). C’était l’époque des GREMLINS, WARGAMES, SOS FANTÔMES, DUNE, LEGEND, TERMINATOR, LADYHAWKE, LES GOONIES… bref, que du bon ! C’était aussi l’époque où, à l’âge de 19-20 ans, alors que le Sci-Fi Club n’était pas encore né, je vendais à mes potes Cosmo et où le cousin de Métropole était le « correspondant de France » ! Notre passion se lisait à travers nos écrits et notre engouement aveuglait parfois notre sens critique ! Mais peu importe, au moins nous vivions intensément nos rêves sans nous soucier du « qu’en-dira-t-on ».

Aujourd’hui ce « Retour vers les 80′s » met à l’honneur un film culte, un pur délire des années 1980, plein de punch et d’humour : LES GOONIES ! Voici ce que j’en pensais alors (et mon avis n’a pas changé d’un centième depuis !) à travers ma petite « critique » publiée en février 1986 dans le fanzine CosmoFiction numéro 14…

 Retour vers les 80's : Les Goonies (1985) dans Cinéma goonies1

L’histoire : « Astoria, été 1985. Alors que les terribles Fratelli s’évadent de prison, une bande de gamins Bagou, Choco, Data et Mickey, trouvent dans le grenier de ce dernier une vieille carte au trésor menant au pirate Willy Le Borgne. Alors que leur quartier va bientôt être rasé par le promoteur Elgin Perkins pour être remplacé par un terrain de golf, les garçons décident de se mettre à la recherche du butin pour éviter la destruction des maisons. Bientôt rattrapés par Brand, le frère de Mickey, et deux amies, Steph et Andy, les « Goonies », suivant leur carte, arrivent et pénètrent dans un vieux restaurant en bordure de mer ; sans savoir que l’endroit est déjà occupé par les Fratelli en cavale, s’en suivra de la poursuite de leur aventure souterraine jusqu’au bateau pirate de Willy Leborgne et de son fameux trésor… » (Wikipédia)

« Il faut que je l’avoue : longtemps avant d’avoir vu LES GOONIES je m’étais mis dans la tête que le film ne pourrait certainement pas me plaire, cela pour deux raisons bien précises. La première était qu’une histoire se déroulant uniquement sous terre devait être difficilement captivante et supportable pour le spectateur ! La seconde était qu’un film où l’on ne verrait que des gosses dans les rôles principaux devait être un ratage (presque) total ou du moins, là encore, difficile à supporter ! Je m’étais même juré d’être moins généreux dans mes critiques portant sur les films au label « Steven Spielberg présente ». Bref, j’étais plein de mauvaises intentions !

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Maintenant que j’ai vu LES GOONIES, je ne peux pas m’imaginer avoir pensé à de pareilles choses ! LES GOONIES est un spectacle merveilleux, cela à tous les points de vue, où tout est source de rire et de plaisir ! C’est un véritable petit chef-d’œuvre du genre qui m’a totalement envouté et qui vous envoutera certainement aussi, j’en suis sûr, si vous ne l’avez pas encore vu.

12101201021015263610424471 dans Fanzine CosmoFiction

Dès les premières images, le film démarre sur les chapeaux de roues (sans jeu de mots !), et durant toute l’heure un rythme endiablé est maintenu, ponctué par des scènes de suspense et de gags hilarants ! Les enfants jouent à merveille et incarnent leur rôle avec une parfaite conviction, ils sont tous littéralement sublimes ! Dans le film, chacun d’entre eux est catalogué par son surnom : l’un « Bagou » en raison de son baratin qui le caractérise, l’autre « Choco » car glouton comme pas un, etc. Ils sont quatre avec, pour chacun, un caractère bien précis et une particularité propre. Il nous est alors facile, sinon amusant, en tant que spectateur, de nous identifier à l’un d’entre eux comme celui que nous avons été, ou que nous sommes, ou que nous aurions aimé être. C’est, en partie, à ce niveau que repose tout le charme du film. Mais il est certain que l’aventure, le fantastique et le comique ne pouvaient que contribuer à renforcer LES GOONIES. Richard Donner s’est indubitablement amusé et nous présente là l’une de ses meilleures réalisations, un film plein de fraîcheur et d’originalité.

goonies4 dans Retour vers les 80's

Oui, j’ai craqué à la vision du film ! Oui, j’ai passé un formidable moment de divertissement ! Oui, l’aventure sous terre peut être aussi passionnante que sur terre ! Oui, j’aimerais bien être un Goonie !… »

Réalisation : Richard Donner / Scénario : Chris Columbus / Acteurs : Sean Astin, Josh Brolin, Jeff Cohen, Robert Davi, Corey Feldman, Kerri Green, John Matuszak, Joe Pantoliano, Martha Plimpton, Jonathan Ke Quan, Anne Ramsey.

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Retour vers les 80′s : Retour vers le Futur (1985)

« Retour vers les 80′s », nostalgie oblige, présentera de temps à autre une critique (ou plutôt devrais-je dire une opinion) parue dans la première série du fanzine calédonien CosmoFiction, celui, très amateur, publié de 1984 à 1986 et rassemblant 17 numéros (non scannés sur ce blog). C’était l’époque des GREMLINS, WARGAMES, SOS FANTÔMES, DUNE, LEGEND, TERMINATOR, LADYHAWKE, LES GOONIES… bref, que du bon ! C’était aussi l’époque où, à l’âge de 19-20 ans, alors que le Sci-Fi Club n’était pas encore né, je vendais à mes potes Cosmo et où le cousin de Métropole était le « correspondant de France » ! Notre passion se lisait à travers nos écrits et notre engouement aveuglait parfois notre sens critique ! Mais peu importe, au moins nous vivions intensément nos rêves sans nous soucier du « qu’en-dira-t-on ».

Place au cousin, aujourd’hui, pour ce retour vers les années 1980 avec sa critique de RETOUR VERS LE FUTUR parue dans CosmoFiction Fanzine 12 de décembre 1985. Un film qui le marquera à jamais et qui en fera l’un de ses fans les plus fervents ! Et il y a de quoi, quand on sait que le film de Robert Zemeckis est devenu avec le temps un grand classique du genre !

Retour vers les 80's : Retour vers le Futur (1985) dans Cinéma back1o

L’histoire : « 1985. Le jeune Marty McFly mène une existence anonyme auprès de sa petite amie Jennifer, seulement troublée par sa famille en crise et un proviseur qui serait ravi de l’expulser du lycée. Ami de l’excentrique professeur Emmett Brown, il l’accompagne un soir tester sa nouvelle expérience : le voyage dans le temps via une DeLorean modifiée. La démonstration tourne mal : des trafiquants d’armes débarquent et assassinent le scientifique. Marty se réfugie dans la voiture et se retrouve transporté en 1955. Là, il empêche malgré lui la rencontre de ses parents, et doit tout faire pour les remettre ensemble, sous peine de ne pouvoir exister… » (AlloCiné)

« Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais une production Steven Spielberg, disons même du trio de choc Spielberg-Marshall-Kennedy, ne m’a jamais déçu, et plus encore : ne m’a jamais paru montrer un quelconque signe de faiblesse, cela à n’importe quel niveau. Eh bien si vous pensez de même, croyez-moi, ce n’est pas leur dernière production RETOUR VERS LE FUTUR qui risque de mettre en péril cette réputation, bien au contraire ! Certes, il y a toujours là-dessous la marque d’un réalisateur, et ici non des moindres en la personne de Robert Zemeckis, mais il est bien difficile de croire à un simple rôle de « producteur », quant à Spielberg, lorsque l’on retrouve à travers RETOUR VERS LE FUTUR l’originalité, le sens de l’humour et le caractère un peu loufoque propres à un film tel que GREMLINS de Joe Dante…

Et de l’originalité et du comique, il y en a à revendre dans ce film que l’on pourrait définir comme étant un grand sketch ; car l’histoire de RETOUR VERS LE FUTUR n’est pas sans rappeler l’atmosphère d’une série télévisée non moins excellente : LA QUATRIÈME DIMENSION.

back2fp dans Fanzine CosmoFiction

Un père minable, une mère alcoolique et des frères et sœurs à moitié mongoles, tel est l’entourage familial de notre jeune héros Marty, quant à lui tout à fait équilibré. Toutefois, l’équilibre, pour lui comme pour nous, a des limites et celles-ci vont s’avérer être dépassées lorsqu’un concours de circonstances, pour le moins déroutantes, vont le faire se retrouver, par le biais d’une machine à voyager à travers le temps, 30 ans en arrière, à l’époque où ses parents avaient précisément le même âge que lui ! Ses parents qu’il va d’ailleurs rencontrer et se voir obligé de les faire se rencontrer pour des raisons que je n’irai pas jusqu’à citer ! Je me contenterai simplement de préciser que ce voyage va permettre à Marty de retrouver, à son retour à 1985, sa famille dans un état bien plus différent qu’auparavant, à vous de deviner lequel !…

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RETOUR VERS LE FUTUR a été présenté par beaucoup comme un hommage à l’Amérique des fifties, mais il serait faux d’en rester là et de le prendre à ce seul niveau. Certes, l’hommage est présent mais parmi d’autres encore car c’est avec un certain sens de l’humour que les années 50 sont ici caricaturées, et encore une fois, c’est un comique dévastateur et ironique qui fait du film presque plus une comédie qu’un film fantastique ; presque ! Car le spectacle n’est pas non plus avare en effets spéciaux qui se révèlent, de plus, être une réussite rare et presque incroyable… un peu moins quand on sait qu’ils sont l’œuvre de l’ILM ! Le tout est orchestré par une musique digne par moments du plus grand intérêt, un intérêt qui ne peut que se répercuter à l’interprétation avec un excellent Michael J. Fox et surtout un diabolique Christopher Lloyd ! Pas étonnant après cela que le film attire les foules par millions aux USA… et en France aussi, je l’espère !

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Pour finir, je voudrais vous mettre en garde sur un point particulier : le fait que le script domine plus que tout dans le film (comme le dit d’ailleurs lui-même Zemeckis), le moindre détail est en fait considérable. C’est pourquoi il est à mon avis d’une importance capitale de suivre avec attention les premières scènes du film…

RETOUR VERS LE FUTUR est donc un événement de taille à ne pas rater, une merveille du genre, mais qui n’est tout de même pas à considérer comme le meilleur film de l’année. »

Réalisation : Robert Zemeckis / Scénario : Robert Zemeckis & Bob Gale / Acteurs : Michael J. Fox, Christopher Lloyd…

- Alain - 

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Retour vers les 80′s : Cocoon (1985)

« Retour vers les 80′s », nostalgie oblige, présentera de temps à autre une critique (ou plutôt devrais-je dire une opinion) parue dans la première série du fanzine calédonien CosmoFiction, celui, très amateur, publié de 1984 à 1986 et rassemblant 17 numéros (non scannés sur ce blog). C’était l’époque des GREMLINS, WARGAMES, SOS FANTÔMES, DUNE, LEGEND, TERMINATOR, LADYHAWKE, LES GOONIES… bref, que du bon ! C’était aussi l’époque où, à l’âge de 19-20 ans, alors que le Sci-Fi Club n’était pas encore né, je vendais à mes potes Cosmo et où le cousin de Métropole était le « correspondant de France » ! Notre passion se lisait à travers nos écrits et notre engouement aveuglait parfois notre sens critique ! Mais peu importe, au moins nous vivions intensément nos rêves sans nous soucier du « qu’en-dira-t-on ».

Après ANDROÏDE, voici COCOON de Ron Howard, un film que j’ai adoré à l’époque. Je m’aperçois d’ailleurs, en relisant cette petite « critique » que j’avais écrite pour CosmoFiction Fanzine 17 d’août 1986, que je l’aime toujours autant. Souvenirs, souvenirs…

Retour vers les 80's : Cocoon (1985) dans Cinéma cocoon1

L’histoire : « Un groupe d’aliens déguisés en humains reviennent sur Terre pour reprendre des cocons de leur espèce (de la planète Antarea) qu’ils avaient laissés lors d’un précédent voyage. Une fois qu’ils ont récupéré les cocons, ils les conservent dans la piscine d’une maison qu’ils ont louée dans une petite ville de Floride. Ils sont génés dans leur entreprise par quelques personnes âgées, pensionnaires d’une maison de retraite située non loin de la maison. Ces dernières se sont secrètement baignées dans la piscine et ont découvert les pouvoirs extraordinaires des cocons… » (AlloCiné)

« Ron Howard, étonnant personnage passé rapidement du stade d’acteur (souvenez-vous, LES JOURS HEUREUX, c’était lui !), à celui de réalisateur, nous avait déjà émerveillé avec l’excellent SPLASH et sa sirène qui allait par la suite en faire rêver plus d’un ! Éclaboussés par la vision de cette petite merveille, nous étions cependant loin d’attendre ce que Howard nous avait concocté pour 1985, année de la sortie de son second film : COCOON.

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Découvert, pour nous Calédoniens, en 1986, ce film restera sans aucun doute l’un des événements majeurs de cette année. Ron Howard signe avec COCOON une œuvre remarquable de sensibilité et de tendresse, une fable somptueuse pleine d’humour et de générosité, là où d’autres auraient sombré dans l’ennui ou même le ridicule. Howard fait preuve d’un immense talent pour nous faire partager les joies et les peines des vieillards de la maison de retraite, leur angoisse face à la mort et leur espérance face aux étonnants pouvoirs de rajeunissement libérés par les cocons extraterrestres de la piscine. Des pouvoirs qui permettront à ces vieux de retrouver jeunesse et vitalité, ce qui nous vaudra quelques scènes désopilantes, tels les plongeons acrobatiques dans la piscine ou le break-dance dans la boîte de nuit !

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Ces vieillards oseront défier la nature et le temps pour jouir d’une vie nouvelle, bien que certains, indécis et surtout inquiets, refuseront de se joindre à eux. Ces derniers seront alors fatalement les proies du temps et de la mort, même s’ils prendront conscience, soudainement mais beaucoup trop tard, du formidable pouvoir des cocons, telle la scène de la mort de Rose et la réaction désespérée de son mari cherchant en vain à la ressusciter dans la piscine aux cocons, la plus belle scène du film et la plus poignante. [...]

COCOON est bien plus qu’un simple film ou qu’un soi-disant « divertissement », c’est un chef-d’œuvre plein de tendresse et d’humanité qui vous réchauffe le cœur, un de ces films comme on n’en fait plus aujourd’hui, et doté d’une musique splendide signée James Horner. Ron Howard est un réalisateur de génie ! »

COCOON connut un immense succès au cinéma, à tel point qu’une suite, tout de même inférieure, fut tournée. Je signale que la (splendide) fille de Raquel Welch comptait parmi le casting de COCOON et que le thème de la musique du film (de James Horner), présente dans la bande-annonce ci-dessous, fut également employée récemment pour la bande-annonce de SUPER 8 de JJ Abrams.

Réalisation : Ron Howard / Scénario : Tom Benedek / Acteurs : Don Ameche, Wilford Brimley, Hume Cronyn, Brian Dennehy, Jack Gilford, Steve Guttenberg…

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Retour vers les 80′s : Androïde (1983)

« Retour vers les 80′s », nostalgie oblige, présentera de temps à autre une critique (ou plutôt devrais-je dire une opinion) parue dans la première série du fanzine calédonien CosmoFiction, celui, très amateur, publié de 1984 à 1986 et rassemblant 17 numéros (non scannés sur ce blog). C’était l’époque des GREMLINS, WARGAMES, SOS FANTÔMES, DUNE, LEGEND, TERMINATOR, LADYHAWKE, LES GOONIES… bref, que du bon ! C’était aussi l’époque où, à l’âge de 19-20 ans, alors que le Sci-Fi Club n’était pas encore né, je vendais à mes potes Cosmo et où le cousin de Métropole était le « correspondant de France » ! Notre passion se lisait à travers nos écrits et notre engouement aveuglait parfois notre sens critique ! Mais peu importe, au moins nous vivions intensément nos rêves sans nous soucier du « qu’en-dira-t-on ». 

Retour vers les 80's : Androïde (1983) dans Cinéma bis 12112407554515263610587495

J’ai souhaité commencer par un film de série B que j’ai découvert à l’époque en VHS et que je n’ai jamais pu revoir depuis : ANDROÏDE de Aaron Lipstadt (1983) avec Klaus Kinski (production New World Picture). Cependant, heureuse trouvaille : alors que je cherchais la bande-annonce d’ANDROÏDE sur YouTube, j’y ai carrément déniché le film tout entier (80 minutes) ! Il y est disponible depuis octobre 2011… avec tant d’autres d’ailleurs… Peut-être est-il tombé dans le domaine public… Sinon profitons-en avant qu’il ne soit prochainement supprimé : je vous l’ai joint à la fin de cet article (il est en V.O.) ! C’est une perle rare. L’histoire :

Dans une station spatiale abandonnée depuis longtemps, le Docteur Daniel poursuit, inlassablement, ses travaux : la création de Cassandra, l’androïde le plus parfait de la galaxie. Comme assistant, il ne possède que Max 404, un androïde de la génération précédente passionné par la vie humaine. Soudain, la vie récluse des deux habitants de la station se trouvera bouleversée par l’arrivée de trois criminels. Pour le Docteur Daniel, la présence d’une femme parmi eux est une chance inespérée : seule son énergie vitale peut en effet donner vie à Cassandra…

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Voici à présent mon opinion sur ANDROÏDE telle qu’elle fut publiée dans CosmoFiction numéro 4 de mars 1985 :

« ANDROÏDE est un film merveilleux pour plusieurs raisons. Tout d’abord par son histoire, histoire qui, à première vue, peut paraître banale, mais qui se révèle être en fait un véritable tour de force, car bien que l’action se déroule uniquement sur une station spatiale habitée par seulement deux personnes, il nous est impossible de nous ennuyer un seul instant tant les différentes scènes sont bien menées. Max 404 (Don Opper) est fascinant, Klaus Kinski surprenant. Et lorsque l’on sait que les décors utilisés pour la station ne sont que des décors de fortune, déjà maintes et maintes fois utilisés dans LA GALAXIE DE LA TERREUR et LES MERCENAIRES DE L’ESPACE, et qu’ici ils sont tout à fait méconnaissables, l’on ne peut que tirer un grand coup de chapeau au réalisateur : Aaron Lipstadt. Tout jeune débutant dans le métier, il a réussi à nous faire plonger dans cet univers qui nous passionne et qui nous fait suivre avec le plus grand intérêt la vie d’un androïde qui voudrait être un être humain, qui voudrait connaître les sentiments d’un être humain, qui voudrait apprendre à aimer comme un être humain… sans savoir qu’il est bien plus qu’un être humain… »

Je n’ai pas encore revu ANDROÏDE à l’instant où je tape ces lignes. Je ne sais donc pas si mon avis demeurera le même qu’en 1985 avec 27 ans de plus au compteur…

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