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Archive pour la catégorie « Court-métrage fantastique calédonien »

VERMINES

VERMINES dans Court-métrage fantastique calédonien 13100208544615263611602685

Dans le domaine des courts-métrages purement fantastiques ou inspirés par le fantastique, les Calédoniens ne sont pas en reste. Pour preuve cette catégorie qui leur est désormais entièrement consacrée et où Trapard nous présente régulièrement une œuvre de son choix. Suivez le guide !

VERMINES (2009) de Manuella Ginestre

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Réalisation : Manuella Ginestre

Équipe technique et artistique : Manuella Ginestre, Dalia Cordeiro, Jacques-Olivier Trompas, Vincent Lépine, Samuel Breton…

Interprètes : Dominique Jean, Daniel Biheauro, Patrick Vassard…

Déconseillé aux moins de 12 ans

VERMINES est sûrement le plus ambitieux des courts-métrages de Manuella Ginestre, mais aussi le plus simple. Il est ambitieux, puisque sa réalisation a bénéficié de l’assistance technique et financière de la boîte de production calédonienne Néo-Prod, connue pour ses docu-fictions historiques de qualité, comme FEU NOS PÈRES (2008). Entre un tournage réglé comme un cadran, avec de techniciens de qualité, des comédiens et des figurants sélectionnés sur castings, des effets spéciaux réussis, une image léchée et une ambiance fantastique, très psychotique et très particulière, le scénario, à contrario, est beaucoup plus linéaire que dans les films précédents de la réalisatrice. Mais quoi que…

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Certaines scènes sont exploitées sur le mode du temps-réel, et c’est particulièrement sur cette notion d’espace-temps que la réalisation s’est jouée. C’est sur l’abus de médicaments consommés par le personnage central, doublé des effets psychotiques engendrés par le traumatisme qu’il a subi, que l’espace-temps semble souvent planer. La seconde moitié du film étant un sujet de vengeance, le fameux personnage central se trouve inversé, et c’est le coupable devenant victime qui subit les affres d’un espace-temps déformé.

L’intrigue : Alex perd sa femme dans un accident de voiture provoqué par un chauffard. Le choc le fait sombrer dans une folie morbide et obsessionnelle, dans un univers où la soif de vengeance le guide…

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VERMINES traite d’un sujet localement très sensible, et démarre assez violemment à la manière d’À L’INTÉRIEUR (2007) d’Alexandre Bustillo et Julien Maury, à la différence qu’Alex, malgré son prénom androgyne, est un homme. Puis suivent les soins médicaux, la psychose d’Alex développée en clinique à partir d’une régression physiologique qui se développe par l’attirance-rejet d’insectes rampants ou volants près de lui. Les « vermines » du titre. Puis c’est la tentative quasi-impossible de réinsertion sociale d’Alex, d’abord religieuse puis mêlée de doutes conjugaux, dans des scènes très sombres. Et c’est à ce moment là, que démarre une seconde lecture du film…

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Seule la fermeture de la boucle complète entre un trio fictif « Alex-sa femme-le chauffard » semble pouvoir soulager le film. « Ça c’était pour moi. Et ça, c’est pour ma femme, connard ! » semble vouloir dire la conclusion, à la manière d’UN JUSTICIIER DANS LA VILLE (1974). Une conclusion qui ramène à un nouvel espace-temps d’ensemble finalement. Et un espace-temps quasiment physiologique, j’aurais envie d’écrire, et qui rappelle, une fois de plus, le film d’Alexandre Bustillo et de Julien Maury, mais dont la réponse qui semble moins concrète dans le film des deux réalisateurs métropolitains. VERMINES est comme une descente physiologique et psychotique très brutale, puis une remontée en surface très lente et minutieuse, la partie la plus sadique de la vengeance d’Alex n’étant que suggérée, et c’est d’ailleurs la dernière impression qui reste et qui hante le spectateur après le générique final. Un peu comme cet avertissement « Tu ne tueras point, et tu ne te protègeras point derrière le jugement de Dieu, car c’est à moi que tu auras affaire, et ça sera expéditif. Et tu te démerderas avec la suite »…

- Trapard -

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DE L’AUTRE CÔTÉ DU MIROIR

DE L'AUTRE CÔTÉ DU MIROIR  dans Court-métrage fantastique calédonien 13100208544615263611602685

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DE L’AUTRE CÔTÉ DU MIROIR (2009) de Daniel Strougar

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Tourné vers la fin de l’année 2008, DE L’AUTRE CÔTÉ DU MIROIR a été diffusé au Festival du cinéma de La Foa en 2009. Ce film d’un professeur de collège de Païta est un sujet d’humour noir, très pince-sans-rire. Avec son titre à la Lewis Carroll, et sous une apparence de programme télévisé, il semble autant parler d’un contexte imaginaire anxiogène, appelé ironiquement « Nouvelle-Normandie », sous une dictature armée d’un certain Général Lopez, que d’un Sud plus ou moins futuriste de la Nouvelle-Calédonie, avec ses deux versants : sa carte postale pour touriste, et le fossé creusé entre deux couches sociales entretenu par les politiciens locaux. Amené à la manière punk, (le film se concluant même par un morceau des Sex Pistols), le réalisateur a utilisé les décors délabrés de certains quartiers de Nouméa, et à l’inverse, il a accentué le contraste en filmant certains détails luxueux des Quartiers Sud, pour raconter son sujet.

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Animant un atelier vidéo sur Païta, le réalisateur de DE L’AUTRE CÔTÉ DU MIROIR a tourné son film avec sa caméra mini-DV et sans équipe technique (« seul au monde » comme il le précise avec humour), et lors de quelques scènes, on aperçoit sa fille errant seule, ça et là, dans un décor semblant laissé à l’abandon. On peut même imaginer qu’il a pensé l’idée de son scénario en filmant sa fille, dans un quartier comme Rivière Salée, totalement déserté un dimanche matin, comme cela arrive à tout un chacun de pouvoir réinventer une histoire autour d’une image photographique qui semble totalement sortir du contexte dans lequel le cliché à été instantanéisé. Il indiquera aussi, plus sérieux, au sujet de son film : « Il est facile de détourner les images, mais veillons tout de même à ce que la fiction ne soit pas rattrapée un jour par la réalité. »

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DE L’AUTRE CÔTÉ DU MIROIR est un exercice de détournement amusant, même s’il peut donner un peu froid dans le dos, puisqu’il rappelle autant le principe des Fakes et des Hoax, que des Intox politiques qui sont de plus en plus banalisés par le web, et particulièrement en périodes préélectorales. Le court-métrage n’est malheureusement pas consultable sur Youtube.

- Trapard -

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ZOMBIE MADNESS

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ZOMBIE MADNESS (2008) de Clément Bouchet et Ben’ De los Santos

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Dans le courant de l’année 2008, deux bacheliers, Clément Bouchet et Ben’ De los Santos, faisaient parler d’eux à Nouméa grâce aux blogs, en médiatisant une expérience intitulée ZOMBIE MADNESS. Une médiatisation qui a aussi été relayée par la presse locale pour son originalité : les deux jeunes réalisateurs reprenaient la vieille touche « Grindhouse » re-popularisée par Quentin Tarentino et Robert Rodriguez, pour tourner un film de zombies local, dans les rues de Nouméa.

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En compagnie d’amis, de quelques maquillages et de plusieurs litres de sang de porcs, ZOMBIE MADNESS narrait les aventures d’un macho tentant de survivre face à une attaque de zombies. Le film était surtout une succession de scènes gores ou drôles, comme une longue bande annonce de 10 minutes. Les réalisateur semblaient ne pas avoir de but concret pour l’exploitation de ce que la presse nommera, le ZOMBIE MADNESS PROJECT. D’ailleurs, des dérivés du film, comme une pub gore sur le don du sang, en ont été réalisés dans la foulée. Et après quelques péripéties, ZOMBIE MADNESS fut même diffusé en hors-concours au Festival du cinéma de La Foa.

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Clément Bouchet et Ben’ De los Santos réaliseront quelques films dans le cadre du Concours de court-métrages de l’EGC dont LES VRAIS DANGERS DE LA ROUTE, avant de devenirs des professionnels des métiers de la vidéo en Nouvelle-Calédonie, Ben’ De los Santos, participant à plusieurs gros projets comme FOUDRE, et Clément Bouchet se spécialisant dans la post-production et le montage.

- Trapard -

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VERS LE PETIT COIN ET AU-DELÀ

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VERS LE PETIT COIN ET AU-DELÀ (2008) de Théo Quillier & Philippe Crifo

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En compétition au Festival du cinéma de La Foa en 2008, le film d’animation de Théo Quillier et de Philippe Crifo fit son petit effet. Réalisé avec un simple logiciel gratuit d’animation, « Flash », VERS LE PETIT COIN ET AU-DELÀ avait amusé toute la petite salle du Festival lors de sa diffusion, pour sa légèreté et son efficacité. Il en remporta même le Nautile d’Or.

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L’intrigue : Un extraterrestre parcourt l’univers à la recherche d’un endroit pour faire pipi… À l’aide d’un univers de science-fiction qui s’alimente de quelques références du cinéma de SF et des jeux vidéo, nous sommes déjà dans l’univers geek de la nouvelle génération. La même année, les deux très jeunes réalisateurs présentaient d’ailleurs THE VALABRIX au concours de court-métrages de l’École de gestion et de Commerce de Nouméa, et bien que son humour soit souvent comme potache qui tâche, il y avait déjà dans cette vidéo un rapport direct et constant à la nouvelle culture g33K, et des effets plutôt réussis pour de jeunes autodidactes.

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VERS LE PETIT COIN ET AU-DELÀ est un court-métrage sans aucun dialogue, excepté les onomatopées prononcées par les protagonistes extraterrestres, et la sensibilité du sujet annonçait déjà un autre court film d’animation muet, diffusé à La Foa en 2009 : OPUNTIA.

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Élèves de l’ESRA de Nice pendant deux années, Théo Quillier & Philippe Crifo ont eu le temps de tourner plusieurs exercices d’animation dont vous pouvez en consulter certains sur la page Youtube de Philippe Crifo. Vous pouvez aussi découvrir VERS LE PETIT COIN ET AU-DELÀ sur notre blog.

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SEULES

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SEULES (2007) de Manuella Ginestre

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Scénario : Manuella Ginestre et Sébastien Pernelle.
Assistant réalisateur :Vincent Lépine.
Montage : Manuella Ginestre.
Régie : JB Ginestre et Tchonny.
Maquillages : Karine Coen.
Interprètes : Fanny Dorio, Dorothée Chalut, Matthieu Perrochaud, Alain Mardel, Carla Rambaud, Moéa Neuville, Jean-Pierre Lafay, Jessy Deroche, Lucie Lépine, Mathieu Payone…

SEULES est un court-métrage d’horreur hybride de Manuella Ginestre que j’aime pour beaucoup de qualités, et à l’inverse, de multiples détails plombent la réussite de ce film. Mélange de Slasher, de Survival, et de mode narratif hitchcockien, SEULES narre l’histoire de deux sœurs qui vont camper dans une forêt isolée pour se réconcilier après 13 ans de silence… Un soir, un homme leur demande s’il peut se réchauffer autour de leur feu de camp, parce qu’on lui a volé ses affaires. L’une des sœurs accepte, l’autre se méfie de l’homme…

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Ce que j’apprécie particulièrement avec SEULES, c’est que son intrigue ne mène jamais le spectateur là où il croit se rendre. Le point de vue change régulièrement, comme le ton et l’humeur de chaque personnage. Seule la figure violente castratrice du père, centre névralgique du film, et même si on ne la voit que très peu, ne décrispe pas de colère, dans le souvenir des deux sœurs. La figure du père est, d’ailleurs, ce qui déclenche la séparation, puis la réconciliation des sœurs, de par son décès. Un troisième personnage intervient, c’est Jimmy, le campeur, et il est autant inquiétant qu’il semble lire comme un livre ouvert sur le visages des frangines, puis alterne entre une relation fraternelle, puis paternelle, mêlée de sadisme lorsqu’il décide de passer à l’acte en tueur sadique. Ce qui est amusant, pour ma part, c’est que sans avoir participé à ce film, je ressens tout son système D caché derrière les relations familiales, amicales ou de concubinage cachées derrière chaque comédien et chaque technicien ayant participé à ce tournage. Pour exemple, les deux sœurs se nomment Fanny et Lucie dans le film, et la comédienne incarnant Fanny n’est autre que Fanny Dorio, une habituée des tournages de Manuella Ginestre, et dont la sœur cadette, une comédienne de théâtre connue à Nouméa, se nomme Lucie. Le personnage de psychopathe incarné par Matthieu Perrochaud, très bien choisi pour le rôle, avec sa mâchoire de hyène et son regard fou, se fait appeler Jimmy…Comme Jimmy Janet qui avait déjà fait quelques bouts d’essais pour la réalisatrice en jouant un inquiétant psychopathe traquant une jeune femme dans les couloirs de l’Hôtel Le Banu. Ce même hôtel à La Foa, où toute la scène d’intro de SEULES a été tournée. Et je pourrai continuer ainsi longtemps ce jeu de relation à la calédonienne, mais au risque de dévier sur un fameux Radio Cocotier… Et en prime, il y a un peu de l’humour et de la présence de Quentin Tarentino, qui plane ça et là, tout le long du film.

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Ce jeu se retrouve sur les lieux de tournages également, dont un œil exercé s’efforcera de repérer certains « coins » de la Rivière Bleue, de la Rivière de Tontouta ou de la baie de Prony, quitte à se détacher de l’ambiance du film. Et c’est un peu là, où l’ambiance pêche justement, puisque la réalisatrice semble avoir voulu montrer trop de « beaux coins » de Calédonie, que SEULES dévie à deux reprises sur une sorte de spot publicitaire local pour Hollywood Chewing-Gum, ce qui rompt carrément l’élan d’un spectateur qui devient plus contemplatif, que réellement actif. Ce qui accentue encore cet effet, c’est que les personnages sont quasiment toujours centrés à l’image, et même lors des scènes censées être angoissantes. Ces cadrages les incluent malheureusement trop dans le décors naturel, SEULES rompt totalement avec tous les codes visuels de dramaturgie du cinéma d’horreur, en calant normalement les personnages sur les bords de cadres, pour cacher une éventuelle présence. Du coup, dans le film, les personnages semblent poser en imitant les stéréotypes du Slasher, la musique additionnée, on se sentirait presque dans un clip musical avec des extraits d’un film d’horreur.

Mais aux dires de la réalisatrice, une version plus courte (donc forcément plus « nerveuse ») aurait été remontée pour une projection de l’évènement « Cinésud », une version que j’aimerais beaucoup découvrir.

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L’autre erreur, mais qui vient avant tout d’une problématique calédonienne, que d’une réelle faute d’inattention de la part de Manuella Ginestre, vient de ce travers local, transmis très jeunes aux Calédoniens, et qui commence seulement à être interprété comme du racisme depuis peu. Il se trouve que les sœurs Fanny et Lucie sont suivies, en flash-back, tout le long du film, de l’enfance, à l’âge adulte, en passant par l’adolescence. Et l’une des sœurs semble croître en alternant entre un type physique calédonien et un type plus européen, un lissage universel qui passe beaucoup mieux dans le but d’une exploitation hors-Calédonie, mais qui passe malheureusement moins dans un petit cadre insulaire.

Mais j’ai accentué quelques détails qui ont désavantagé ma vision du film, lorsque je l’ai découvert en 2007, mais j’aime assez son culot et toutes ses astuces scénaristiques et visuelles. Et, de plus, je suis un grand fan de Slasher, donc je ne me permettrai pas de cracher dans la soupe, lorsqu’un(e) Calédonien(ne) fait l’effort d’en tourner un. Il me semble que le film a été proposé en compétition au Festival du cinéma de La Foa, l’année suivante, en 2008, et il n’est malheureusement pas consultable sur YouTube, pour des raisons de droits d’exploitation sur certains morceaux musicaux.

- Trapard -

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NOUMEA 2097

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NOUMÉA 2097 (2007) de Manerosprod

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NOUMÉA 2097 est un court-métrage ovni reprenant le principe de la série Z, un peu à la Richard J. Thomson en France, et qui avait été balancé sur le web en janvier 2007. Plus ou moins inspiré de MAD MAX ou, plus précisément, de certains films post-apocalyptiques à minuscules budgets, NOUMÉA 2097 est un film très très (mais alors, très très) potache, tourné en majeur partie sur les hauteurs du Ouen-Toro, mais qui a le mérite d’exister. Ici, pas question de minuscule budget, bien entendu, mais il s’agit d’un film amateur imitant les séries Z.

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Signé par Samuel Herby, Jean-Baptiste Douazan et de Kostia Deldo (qui avait déjà co-réalisé le court-métrage ESCAMOTAGE dont nous parlions déjà dans cette rubrique), les trois jeunes réalisateurs sont aussi les comédiens principaux de NOUMÉA 2097 (ce sont les « Maraudeurs écarlates »). Je ne m’attarderai pas sur l’intrigue, que vous découvrirez ou redécouvrirez en visionnant le film sur YouTube, ou directement à partir de leur blog qui semble avoir été lâchement abandonné après l’apocalypse. Mais pas celle de 2097, mais plutôt en 2007…. Vous y découvrirez aussi leur humour post-punk des années 2000, que personnellement je trouve rigolo.

- Trapard -

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LES PAPILLONS

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LES PAPILLONS (2007) de David Minguez

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(Vous trouverez des indications techniques sur ce film ici.)

Je me souviens parfaitement de l’effet que la projection des PAPILLONS, dans le grand hall d’honneur du bâtiment de la Province Sud, en novembre ou décembre 2007, avait provoqué sur moi. En 2007, je ne connaissais de l’animation à la calédonienne que les habillages de génériques de RFO et quelques films de David Guivant. Ou même, une poignée de court-métrages en stop-motion, avec de la pâte à modeler, à la manière de Willis O’Brien, comme celui que David Minguez lui-même avait tiré d’un court texte de Rudyard Kipling, avec L’ENFANT D’ÉLÉPHANT (1999). Ou encore les courtes vidéos avec des personnages découpés dans du papier ou du carton, et se déplaçant en pixilisation numérique, des films réalisés par des enfants ou des adolescents, encadrés par Matthieu Perrochaud. Plus tard, je découvrirai les films d’animation de la famille Vassard, comme les tous premiers films de Christophe Maunier, souvent ratés mais rigolos, et ultra-geeks (comme celui-ci ou celui-là), ainsi que les très beaux films, animés très simplement, de Théo Quillier et de Philippe Crifo, dont nous reparlerons dans cette rubrique…

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Avec LES PAPILLONS, je m’aventurais totalement là où les premiers courts-métrages en 3D de David Minguez (comme RÊVES et MON CIEL) m’avaient déjà mis une jambe entière : des films très sensibles, mais avec une forte propension à des univers fantastiques ou carrément cauchemardesques (vous en trouverez une liste non-exhaustive ici). Et LES PAPILLONS est comme un nouveau cauchemar, puisqu’il raconte les mésaventures d’une jeune fille qui retrouve l’homme qui l’a agressé sexuellement 4 ans auparavant, en reconnaissant le papillon tatoué sur son cou. Elle décide de le suivre chez lui…

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On est donc à la fois dans l’univers du manga pour adolescents avertis, et dans cet univers de sensibilité, déjà présent dans la plupart des court-métrages de David Minguez., avec ce décalage schizophrénique en plus qui s’installe dans l’esprit du spectateur, tout le long du film, et qui dérape carrément dans le Fantastique.

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Par la suite, on retrouvera très souvent le nom de David Minguez à la télévision, que ce soit en tant que scénariste (CHEZ NADETTE, 2007-2008), ou pour sa création d’anime 3D sur des séries TV comme WOUK, D’APRÈS VOUS ? (2009-2010) ou LES MARGOUILLES (2013), et en tant que co-gérant de la boîte Banana Studio, dont la popularité ne fait que s’accroître d’année en année, en Nouvelle-Calédonie.

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Revenir sur LES PAPILLONS, c’est aussi, pour Les Échos d’Altaïr, une manière de revenir sur ce superbe coup de maître, même si son réalisateur s’est déjà bien éloigné de cet univers depuis…

- Trapard-

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LE SABLIER

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LE SABLIER (2007) de Jean-Michel Boré & Sophie Vuvant

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Tourné dans le prolongement d’une résidence d’écriture dirigée, à La Foa, par le Groupe de Recherches et d’Essais Cinématographiques, le film de Jean-Michel Boré explore, plus que de coutume, l’univers de la fiction, et particulièrement celui du fantastique avec LE SABLIER. Ingénieur à l’Institut de Recherche pour le Développement de Nouvelle-Calédonie, et spécialisé dans la faune du lagon, Jean-Michel avait déjà, à plusieurs reprises, présenté au Festival du cinéma de La Foa des courts-métrages mêlant de courtes intrigues et mêlant des histoires entre enfants à de superbes images de fonds sous-marins. LE SABLIER allait plus loin dans cette imagerie, en quelque sorte.

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L’intrigue : La pandémie du H1W40 fait déjà des victimes en Asie et se rapproche des îles du Pacifique. En Nouvelle-Calédonie, des scientifiques spécialisés dans la faune du lagon, le Professeur Biloboa et son assistant, Tom, recherchent, à partir de l’ADN de plusieurs variétés de cônes venimeux, le moyen d’enrayer le H1W40. Alors qu’il doit prendre l’avion pour Ouvéa, pour rejoindre sa compagne et sa fille pour le weekend, Tom se souvient d’un de ses rêves d’enfant dans lequel le vieux sage Wahnyitaû lui prophétisait, à partir d’une énigme, qu’il découvrirait un élément vital pour l’humanité. C’est au moment où il part plonger, près d’une roche sous-marine, avec son ami Erwan, que l’énigme de la prophétie du vieux Wahnyitaû se matérialise…

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Manuella Ginestre abordait déjà le thème de la pandémie, mais de manière plus macabre, avec son L’A6 : UNE SALE GRIPPE, et c’est aussi, dans un sens, le sujet du long-métrage d’infectés, NI 28, de Terence Chevrin. Mais LE SABLIER est un court-métrage plus féérique, et bien qu’il aborde contradictoirement des sujets scientifiques très techniques dans son scénario, Jean-Michel Boré  développe, avec son film, une de ces belles fantasmagories de l’enfance. Une de ces rêveries abstraites et concrètes pour qui la porte en soi, que l’on cultive parfois, encore à l’âge adulte, comme un jardin secret, et dans lequel on puise, de temps à autres, quelques notes d’espoir, d’innocence et de conquête sur l’inconnu. Pour ceux qui connaissent, plus ou moins, les court-métrages de Jean-Michel Boré, on retrouve dans LE SABLIER la même équipe qui lui est fidèle, comme le comédien Jacob Waneux, interprétant le vieux sage Wahnyitaû, un rôle récurrent dans les films de Jean-Michel. On retrouve aussi une fois de plus, à la post-production, l’infographiste et animateur 3D de Banana Studio, David Minguez. Cette fois-ci, Sophie Vuvant, transfuge d’une collaboration de Jean-Michel Boré à un tournage de Néo-Prodcution, FEU NOS PÈRES, sur l’Histoire de la communauté japonaise de Nouvelle-Calédonie, co-réalise une partie du SABLIER. Tourné entre Nouméa, Ouvéa et sur l’îlot Canard, pour la scène du rêve, Jean-Michel Boré et Sophie Vuvant en profitent pour filmer, derrière le vieux Wahnyitaû, les superbes sculptures d’Adjé et d’Ito Waïa tout récemment achetées pour l’organisme qui gère l’îlot en question.

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Pour conclure, LE SABLIER est un court-métrage sans prétention, mais visuellement très beau, avec une intrigue à double niveau de lecture, concernant les rêves, comme l’appréhension du temps lorsque l’on doit résoudre un problème. Un film que je n’ai pas trouvé sur Internet que je ne pourrai donc malheureusement pas partager sur le blog.

- Trapard -

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Autres courts-métrages présentés dans Court-Métrage Fantastique Calédonien :

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INNOCENTE

INNOCENTE dans Court-métrage fantastique calédonien 13100208544615263611602685

Dans le domaine des courts-métrages purement fantastiques ou inspirés par le fantastique, les Calédoniens ne sont pas en reste. Pour preuve cette catégorie qui leur est désormais entièrement consacrée et où Trapard nous présente régulièrement une œuvre de son choix. Suivez le guide !

INNOCENTE  (2007) de Jessy Deroche

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La semaine dernière, nous abordions avec UN JOUR l’année 2006 comme étant une année de films à thèmes pour les courts-métrages calédoniens. En 2007, une autre étape a été franchie, puisque nombre de films locaux se sont nettement professionnalisés. Je citerai, entre autres, L’ODEUR DU BOIS DE SANTAL de Fabien Cailleau, qui traitait d’une excursion des trafiquants malhonnêtes de bois de santal à l’Île des Pins, un court-métrage costumé et largement subventionné, déployant une équipe technique de professionnels. David Minguez proposait son superbe film en animation 3D, LES PAPILLONS, sur le thème du viol et de ses séquelles. Manuella Ginestre, quand à elle, toujours aussi passionnée par ses sujets, retraçait les retrouvailles ambivalentes de deux sœurs qui sont confrontées à un tueur en série sur superbe fond de décors de la Rivière Bleue avec SEUL(E)S. Stéphane Baillet, un des lauréats du concours Sci-Fi Les Nouvelles en 1991, présentait 24H DE LA VIE D’UN MORT, un film très drôle et efficace qu’il mit néanmoins plus de 6 ans à se faire produire. Un vidéaste de passage, Bruno Tomasi, présentait une comédie sur le thème du bagne avec CHAÎNE DU SUD, tandis que le photographe Claude Beaudemoulin, frappait fort avec son hystérique T’ES PAS AU COURANT ? Des films, sur lesquels nous reviendrons, en partie dans cette rubrique.

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Seul votre serviteur, avec le décalage légendaire qui lui est propre (et assisté au montage du vidéaste, Matthieu Perrochaud), présentait au concours de clips du Festival du cinéma de La Foa, cette vidéo musicale diffusée entre deux clips de reggae dansés par des pin-up locales. Un clip sans aucun budget sur le thème du cannibalisme et sur un son tonitruant du DJ 11 Fletcher.

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Tout nouveau, tout beau, et inconnu à ce même festival, Jessy Deroche, issu du music-hall et de la réalisation de films plus institutionnels et scolaires, se faisait remarquer avec un court-métrage étrange et fascinant à la fois, co-réalisé avec Gilles Cateau, INNOCENTE. Sans trop dévoiler le sujet de son film, puisque vous pourrez le découvrir en fin d’article, Jessy abordait à la manière japonaise et légèrement coréenne le thème du fantôme. Un thème déjà exploité localement, bien qu’il ne s’agisse pas vraiment de notre Dame Blanche locale, puisque nous en parlions, avec quelques films consultables, dans les articles LA DAME BLÔNCH et THE GHOSTS OF THE PASTS. Mais ce qui m’avait marqué à l’époque, c’était ce mélange d’amateurisme dans le choix des trois jeunes actrices, ou de la danseuse, Linda Kurtovich, dans un rôle d’infirmière échangeant avec un inspecteur de police à l’accent méridional, Linda dont l’accent calédonien très prononcé aurait rebuté le pire des démons de minuit. Ceci contrastant avec l’excellente qualité du film, de sa réalisation et de ses effets spéciaux. Un bon petit court-métrage, au final, qui a d’ailleurs sûrement surpris autant que moi le jury du festival du cinéma de La Foa, puisque INNOCENTE remporta le prix du meilleur court-métrage calédonien cette année 2007. Par la suite, Jessy Deroche deviendra, en quelque sorte, le porte-parole des vidéastes indépendants en animant l’émission « Storyboard », et multipliant les interviews de gens du métier, sur NC Première.

Vous pouvez visionner INNOCENTE ici :

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UN JOUR…

UN JOUR... dans Court-métrage fantastique calédonien 13100208544615263611602685

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UN JOUR… (2006) de Laurent Rivaton et Christophe Gorin

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Musique : Patrick Schoukroun

Script-girls : Nathalie Darricau et Sophie Eugène

Éclairages : Xavier Flandreau et Marc Le Chélard (éclairages)

Interprètes : Gaël Chevrier, Patrice Féré, Charles Ginguene, Vincent Ginguene, Annabelle Gondard, Maëva Gorin, Fiona Grouarel, Martine Ngo Nlend Manga, Claudie Ollivier, Hugo Ragaj

Boîte de production : Cablery

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2006 : une année charnière pour les courts-métrages calédoniens. La semaine dernière, nous parlions de DETRESSE.COM de Michel Besse, qui abordait modernisme et traditions, ainsi que LA FABLE DE MULTIPLICATION de Laurent Béghin qui traitait de la surconsommation de carburant et de véhicules tout terrains polluants. Toujours en 2006, l’écrivain, Roland Rossero traitait avec un humour décalé des inégalités sociales dans INVERSTISSEMENTS. Jimmy Janet revenait sur le partage communautariste noyé par les conflits politiques des Évènements, avec LE COMPLEXE LOCAL. Et Manuella Ginestre présentait parallèlement deux courts-métrages, au Festival de La Foa et au Carrefour des Arts, son film personnel, adapté du roman de Didier Daeninckx, sur les Mélanésiens exposés à Paris en 1931, avec ARRÊT SUR IMAGE, et un film de l’atelier audiovisuel du Dock socioculturel de Païta, sur les conflits générationnels entre communautés ethniques de Païta. Laurent Rivaton et Christophe Gorin, quand à eux, proposaient un sujet post-apocalyptique, bien avant NI 28, un court-métrage dans lequel un personnage nommé Le Boss représentait la compétitivité industrielle et dont l’avidité et la projection continuelle dans un univers budgétaire qui lui est propre, n’anticipe pas l’inéluctable : un monde dénué d’eau potable. Ainsi, dans un futur proche, un petit groupe se retrouve réunis autours du Boss, dans une villa délabrée au milieu d’un désert aride. Devant leur poste de télévision, ils attendent l’annonce de la prochaine pluie. Le Boss, lui, continue d’imaginer ce que pourrait être son entreprise dans ce monde dévasté…

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On retrouve beaucoup de visages nouméens connus dans UN JOUR… puisque Charles Ginguene et  Martine Ngo Nlend Manga sont des habitués des courts-métrages de la firme Cablery, et Claudie Ollivier est beaucoup apparue sur les planches dans les années 2005-2007, et dans quelques courts-métrages dont SQUATTITUDE (2005) de Nathalie Darricau (qui est justement l’une des script-girls sur ce film). Quand à Gaël Chevrier et Patrice Féré, ils ont joué plusieurs années au sein de la troupe de théâtre, Les Incompressibles, Patrice Féré étant aussi un visage connu dans le groupe des Échos d’Altaïr sur Facebook, et un comédien que, personnellement, je regrette de ne plus voir jouer ni au théâtre, ni dans de courts films.

UN JOUR… est un film étrange et décalé, qui rappelle parfois l’humour de Carot et Jeunet, et particulièrement grâce à la musique de Patrick Schoukroun. Mais c’est aussi un court-métrage qui rappelle l’abus local de gaspillage de l’eau et qui annonce surtout les futurs taux de pollution que NC Première décidera enfin de diffuser quotidiennement.

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UN JOUR… est un titre faussement prémonitoire, comme un synonyme de « Demain » ou de « On verra plus tard », pour, finalement, ne jamais dire « Maintenant ». Un titre aussi qui parle de nos rêves du futur, toujours décalés avec le futur qu’on risque de ne pas voir venir, si on est pas assez attentifs au présent et à ce qui nous entoure, ce que l’on consomme, et ce que l’on gaspille. UN JOUR…Ça va nous tomber sur le coin de la g*** comme semble le suggérer avec l’humour des Monty Python, le générique de début du film.

- Trapard-

Lien pour télécharger librement le court-métrage :

http://www.cablery.com/UnJour.html

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