Catégorie

Archive pour la catégorie « Dictionnaire altaïrien »

Dictionnaire altaïrien : P comme… Predator !

predator2.jpg 

lettrep.gifPulps… Planète Interdite… Price Vincent… Planète des Singes… Predator, le rasta galactique ! Quelle belle gueule que celui-là ! Apparu en 1987 aux côtés de Schwarzenegger auquel il donnera une belle raclée, le Predator est instantanément devenu une créature culte au même titre que l’Alien grâce à son look original et sa taille imposante. Intelligent, rapide et rusé, il en fera voir de toutes les couleurs à de pauvres humains, devenus ses proies, dans une chasse à mort à travers la jungle.

Contrairement à l’Alien, le Predator dispose d’armes sophistiquées car c’est un chasseur avant tout. Bénéficiant d’une technologie avancée, il utilise un casque analyseur avec vision infrarouge, son amplifié et viseur intégré, et chasse avec des armes si variées et puissantes qu’elles ridiculisent celles des pauvres humains que nous sommes. Conçu par le regretté Stan Winston, le Predator a été incarné à l’écran par Kevin Peter Hall (2,20 m). Le film Predator a connu une suite beaucoup moins intéressante en 1990, Predator 2 (original comme titre…). Mais notre Predator est depuis quelques années devenu le grand combattant des Aliens dans Alien vs. Predator en 2004 et Alien vs. Predator : Requiem en 2007, car dans le film Predator 2 on pouvait apercevoir, à bord du vaisseau du Predator, un crâne d’Alien exposé parmi les trophées de chasse, donc le Predator avait déjà rencontré la race des Aliens ! Tous les fans de l’Alien et du Predator fantasmèrent des années durant sur cette rencontre au sommet entre les deux monstres sacrés du cinéma ! Une BD est d’abord parue, puis Alien vs. Predator est enfin sorti au cinéma… Alors que l’on s’attendait à un film extraordinaire le résultat fut une déception monumentale, et sa suite encore plus…

On nous annonce pour cette année le film Predators, qui reprend tout à zéro… J’aimerais bien savoir pourquoi mon p’tit doigt me dit de me méfier ?… A quand des Predators largués sur Hollywood pour une belle chasse aux producteurs en manque d’idées ?…

Pour en savoir énormément sur la chasse et les rites des Predators que l’on appelle aussi « Yautja » :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Yautja

predator.jpg



Dictionnaire altaïrien : O comme… OVNI !

ovni.jpg 

lettreo.gifOrwell George… O’Brien Willis… Orange Mécanique… Outland… OVNI : objet volant non identifié ! Là, ce n’est plus de la SF mais une réalité. Bien sûr, pour certains, en particulier les éternels sceptiques (ceux qui doutent même de leur propre existence…) cela appartient encore au domaine de l’Imaginaire, aux phénomènes naturels, voire au domaine des phénomènes hallucinatoires de masse, quitte à faire passer des gens parfaitement sain de corps et d’esprit pour des fantaisistes de premier ordre. Ben oui, tout a forcément une explication rationnelle. Ben non, justement. Environ 20% de cas d’observations d’OVNI demeurent totalement inexpliqués… Ce n’est pas pour rien, je suppose, que la France a créé le GEIPAN (Groupe d’Etudes et d’Informations sur les Phénomènes Aérospatiaux Non identifiés), et ce n’est sans doute pas pour rien non plus que le rapport COMETA fut à l’époque remis au président de la République Jacques Chirac et à son premier ministre Lionel Jospin… Ce rapport sur les cas d’OVNI inexpliqués a été publié aux éditions J’ai Lu (2006) sous le titre Le rapport COMETA : les ovnis et la défense. Tout le monde peut donc se le procurer et le lire (il est également disponible gratuitement sur le site du GEIPAN, fichier PDF).

Aujourd’hui appelés PAN (Phénomènes Aérospatiaux Non identifiés), les OVNI demeurent encore et toujours une énigme. Alors certes, en dehors des faux témoignages de farfelus ou d’attardés mentaux, des illusions d’optiques possibles et des mauvaises interprétations de phénomènes naturels que sont la foudre en boule, les retombées atmosphériques, etc., restent tout de même suffisamment de cas pour se poser plusieurs questions : s’agit-il d’appareils volants ultra-secrets testés par l’armée, ou, pourquoi pas, d’engins extraterrestres ?… Les scientifiques sont maintenant persuadés que la vie existe aussi en dehors de la Terre. Pourquoi des civilisations extraterrestres qui seraient plus vieilles que la nôtre de plusieurs milliers d’années, voire de plusieurs millions d’années, ne pourraient-elles pas avoir accédé à la connaissance et à la technologie suffisantes pour explorer l’Univers à bord d’engins sophistiqués ? Il est vrai qu’aujourd’hui la conquête spatiale et l’exploration de l’Univers sont devenues chez nous des préoccupations tellement futiles que l’on n’arrive même plus à raisonner scientifiquement…

J’en profite pour redonner l’adresse du GEIPAN : http://www.cnes-geipan.fr/

Pour en savoir plus sur le rapport COMETA : http://fr.wikipedia.org/wiki/Rapport_COMETA



Dictionnaire altaïrien : N comme… Nimoy Leonard !

leonardnimoy.jpg 

lettren.gifNyarlathotep… Nono, le petit robot… Na’vi… Nimoy Leonard, Monsieur Spock ! Oui, Nimoy sera à jamais Spock, le célèbre Vulcain de Star Trek qui a renié ses émotions. Je ne pensais pas qu’un personnage aussi froid pourrait finalement devenir aussi attachant grâce au talent d’acteur de Leonard Nimoy. Âgé aujourd’hui de 79 ans, notre homme est un homme épanoui qui aura touché à tout : théâtre, poésie, photographie, réalisation cinématographique… Bien plus que le prétentieux William Shatner, Kirk, il aura incarné Star Trek, le Star Trek des années 1960, puis celui du cinéma. A tel point que son rôle de Spock aura fini par le gêner quelque peu dans la vie. Il en écrira un livre, « I am not Spock », puis finira par en écrire un autre quelques années plus tard au titre significatif : « I am Spock »… Oui, Nimoy sera à jamais Spock même si Zachary Quinto, dont la ressemblance est frappante, incarne désormais le Vulcain. Longue vie et prospérité, Monsieur Leonard Nimoy !

http://fr.wikipedia.org/wiki/Leonard_Nimoy

http://www.leonardnimoyphotography.com/



Dictionnaire altaïrien : M comme… Merveilleux !

castlefantasywallpapers.jpg

lettrem.gifMutant… Mos Eisley… Mars… Morbius (!)… Mad Movies… Matheson Richard… Merveilleux, le genre à la mode !

On le remarque jour après jour à travers ce blog : je suis un fan inconditionnel de la science-fiction, celle de Planète Interdite, de Star Wars, de Star Trek et aujourd’hui celle d’Avatar, bref, celle du space opera ! C’est le genre que j’ai toujours préféré à travers tous ceux qui composent les multiples dimensions de l’Imaginaire. Mais depuis 2001, précisément lors de l’arrivée de la version cinématographique du Seigneur des Anneaux, version qui représenta pour moi un choc presque aussi grand que celui de la découverte de Star Wars, j’ai grand plaisir à explorer les contrées du Merveilleux, que l’on appelle aussi Fantasy. Je n’avais toujours lu et vu que de la SF. Eh oui, je n’avais encore jamais lu Tolkien et son chef-d’oeuvre littéraire, même si bien sûr j’en avais beaucoup entendu parler autour de moi à l’époque où je m’occupais du Sci-Fi Club de Nouvelle-Calédonie, surtout par l’intermédiaire des rôlistes… Après avoir été secoué par Gandalf et ses Hobbits, Sauron et ses Nazguls, j’ai décidé de combler cette énoooooooorme lacune en dévorant la trilogie littéraire du Seigneur des Anneaux : La Communauté de l’Anneau, Les Deux Tours et Le Retour du Roi (mais ce dernier ne m’a pas accroché, je l’ai abandonné en plein cours…).

J’avais déjà beaucoup aimé les Harry Potter, au cinéma toujours, mais sans plus. Puis ce fut la déferlante avec des Narnia, Eragon, Le Secret de Terabithia, Arthur Spiderwick, Stardust et compagnie ! Et je me suis alors plongé dans les fabuleux volumes de L’Encyclopédie du Merveilleux d’Edouard Brasey (éd. Le Pré aux clercs), dans les nombreux livres qui touchent à la « dragonologie » (y compris ceux du professeur Ernest Drake aux éditions Milan !), dans L’Encyclopédie du Fantastique et de l’Etrange (éd. Casterman), dans Traité de Faërie, Traité de Vampirologie, Le Grand et le Petit Albert, Gimoires et Rituels Magiques (éd. Le Pré aux clercs), et j’arrêterai là car la liste est longue. Dorénavant, je dispose d’une jolie petite bibliothèque rassemblant un bel échantillon d’ouvrages plus ou moins sérieux (ou plus ou moins délirants, c’est comme vous voulez) sur le Merveilleux. Magie, créatures fantastiques et objets aux pouvoirs insoupçonnés m’ont finalement… ensorcelé ! Eh oui, c’est ça le danger avec le Merveilleux, c’est qu’une fois qu’on y a goûté, on ne peut plus s’en passer ! Enfin presque. Cependant même si je suis toujours plus accroc aux planètes extraterrestres qu’aux forêts enchantées, j’apprécie énormément, quand je suis gavé de robots, de vaisseaux, d’aliens et de technologie, m’évader sur les immenses Terres du Milieu, courir dans la mystérieuse Brocéliande, dormir dans un superbe château (de préférence à Poudlard), croiser des licornes, des dragons et des fées, ressentir couler en moi le pouvoir bien-faisant de la Nature, et prononcer quelques formules magiques pour faire disparaître, le temps de quelques jours, l’univers parfois glacial de la science-fiction…

fort.jpg



Dictionnaire altaïrien : L comme… loup-garou !

wolfman1.jpg 

lettrel.gifLéia… Lucas George… Lee Stan… Lee Christopher… Lexx… Lovecraft Howard Phillips… loup-garou, werewolf, l’homme-loup ! Le loup-garou est certainement l’une des créatures fantastiques qui m’impressionne le plus en littérature comme au cinéma car j’ai toujours, depuis ma plus tendre enfance, craint les loups ! Et pourquoi diable me direz-vous puisque de toute façon il n’y en a pas un seul sur mon île ? Sans doute à cause de ces contes que l’on vous raconte lorsque vous êtes môme… Peut-être aussi parce que j’ai toujours trouvé la gueule du loup assez effrayante, oui, et ses yeux en particulier m’ont toujours fasciné, ce n’est pas le regard d’un chien, loin de là, c’est autre chose de bien plus pénétrant… Et lorsque le loup s’énerve, lorsqu’il devient menaçant, j’ai presque l’impression qu’il se métamorphose en une sorte de créature diabolique… Alors avec le loup-garou, ou l’homme atteint de lycanthropie, on atteint là le summum de la créature de l’enfer !

Méfions-nous des soirs de pleine lune ! Dans son livre de référence, L’Encyclopédie du Merveilleux : Des Peuples de l’Ombre (éd. Le Pré aux clercs, Fantasy / 2006), Edouard Brasey répond ainsi à la question « à quoi reconnaît-on un loup-garou ? » : « Certains signes physiques désignent à coup sûr le loup-garou potentiel : des sourcils qui se rejoignent, des mains poilues jusqu’à l’intérieur des paumes, des pouces gros et courts, et des doigts plats et palmés. » Bon. J’ai bien des sourcils qui se rejoignent, mais heureusement pas de mains poilues du tout ni de pouces gros et courts, encore moins des doigts palmés même si je suis Verseau et que j’aime beaucoup nager. Ouf ! Me voilà rassuré ! Quoique… en général un lycanthrope ne sait pas qu’il en est un, surtout s’il a été un jour mordu par un loup-garou… Il agit les soirs de pleine lune, courant dans les rues désertes à la recherche de sa proie, puis, une fois qu’il l’a trouvée… Enfin il revient chez lui comme si de rien n’était et se rendort dans son lit…

Les loups-garous sont comme les vampires : éternellement à la mode. On se souvient des films The Wolf Man (de George Waggner / 1941) avec Lon Chaney Jr ; La Nuit du Loup-Garou de Terence Fisher (The Curse of the Werewolf / 1961), grand classique de la Hammer ; Hurlements (The Howling / 1981) de Joe Dante ; et mon préféré : Le Loup-Garou de Londres (An American Werewolf in London / 1981) de John Landis, avec son impressionnante métamorphose qui lui valut un Oscar. Entretemps le loup-garou s’est aussi montré dans Wolf (de Mike Nichols / 1994), Van Helsing (de Stephen Sommers / 2004) et surtout la série Underworld, sans compter ses nombreuses apparitions dans des séries TV. Il aura droit prochainement à son grand retour avec Wolfman, plus ou moins le remake du classique de la Universal, un film réalisé par Joe Johnston avec Anthony Hopkins. Je vous laisse voir la bande-annonce française. En attendant, moi, je vais chercher quelques balles d’argent…

Image de prévisualisation YouTube



Dictionnaire altaïrien : K comme… King Kong !

kingkong.jpg

lettrek.gifKing Stephen… Klein Gérard… Klaatu… Kirk James T… King Kong, la 8e Merveille du Monde ! Quel acteur d’envergure ! Un peu trop poilu, plutôt grand… très grand même… avec des manières assez brusques. Peu bavard, il apprécie les jeunes femmes en quête de célébrité. Il les rendra d’ailleurs célèbres sans le vouloir.

King Kong est apparu en 1933 dans le film d’Ernest B. Schoedsack et Merian C. Cooper devenu aujourd’hui un classique, que dis-je, un monument du cinéma fantastique. King Kong a depuis tourné dans une dizaine de films, du Fils de King Kong à King Kong contre Godzilla en passant par deux remakes, l’un de John Guillermin en 1976 et l’autre plus récent signé Peter Jackson, en 2005. Kong n’a pas pris une ride. Les poils, ça conserve. Son meilleur rôle demeure pour moi dans le remake tant critiqué de John Guillermin. Je n’ai jamais autant pleuré étant gosse pour la mort du gorille géant… On pourra dire tout ce que l’on voudra, Fay Wray est glaciale tout au long du King Kong de 1933 et n’exprime aucun sentiment envers Kong. Alors que la version de 1976, avec Jessica Lange, est beaucoup plus humaine, par moments « bestiale » il est vrai aussi, mais là au moins on sait que la Belle aime la Bête. Certes, dans cette version, King Kong semble parfois atteint de graves rhumatismes. Raide comme une statue, il est tout juste capable de lever un bras et de le baisser, même pas cap de tourner la tête. Le docteur Carlo Rambaldi est décidément un piètre docteur… Mais dans les séquences où Rick Baker l’incarne, Kong est des plus impressionnants lorsqu’il frappe sur sa poitrine ou lorsqu’il hurle à pleins poumons, et son visage est des plus expressifs, on peut y lire l’étonnement, la colère, l’amusement ou encore l’amour.

Dans le film de Peter Jackson, Kong est encore plus crédible que jamais malgré ses poils presque grisonnants. C’est pas au vieux singe qu’on apprend à faire la grimace : ses impressionnants combats contre des T-Rex le prouvent. Et les sentiments passent mieux, encore une fois, que dans la version de 1933…

Mais la plus belle mort de Kong est celle tournée par John Guillermin en 1976 où, abattu par les tirs des hélicoptères, Kong s’écrase au pied du World Trade Center. Sous les flashes des photographes, il agonise. Son coeur bat lentement, de plus en plus lentement, jusqu’à s’arrêter… Dwan (Jessica Lange) pleure, je pleure, et plus encore lorsque la musique de John Barry entame son émouvant générique de fin…

kong3.jpg



Dictionnaire altaïrien : J comme… Jones Indiana !

indianajones.jpg 

lettrej.gifJackson Peter… Jodorowsky Alexandro… Judge Dredd… Jurassic park… Juran Nathan… Jones Indiana, le célèbre aventurier archéologue ! En 1981, Spielberg a brillamment remis l’aventure au goût du jour avec Les Aventuriers de l’Arche Perdue, premier film d’une formidable série où l’on découvrira un nouveau héros qui deviendra très vite aussi célèbre que James Bond : Indiana Jones ! Campé par Harrison Ford (dire qu’on a failli avoir Jacques Dutronc dans le rôle, on y a échappé belle !), l’archéologue expert qui porte le prénom du chien de George Lucas, son créateur, nous fera vivre des aventures comme jamais on n’en avait connu jusqu’alors ! Indiana Jones, l’homme au chapeau et au fouet, trouvera ainsi l’arche d’alliance et le saint Graal, affrontera les nazis et des sorciers déchaînés, explorera des temples maudits et des jungles hostiles, croisera nombre de femmes qui tomberont sous son charme et rencontrera même les extraterrestres ! Mêlant constamment à la fois aventure et fantastique, voire même science-fiction dans Le Royaume du Crâne de Cristal, la série des Indiana Jones est un must du cinéma hollywoodien grand spectacle, la réussite totale (sauf peut-être pour le dernier film de la série…) de la rencontre de deux géants : Lucas et Spielberg. Et qui d’autre que Harrison Ford aurait pu aussi bien interpréter le personnage si sympathique de cet archéologue que l’on n’oubliera jamais, car l’heure de la retraite a malheureusement sonné pour lui, même si un nouveau film est annoncé. Et ce n’est pas le p’tit jeunot Shia LaBeouf qui assurera la relève avec brillot, non, ça c’est sûr !

indianajonesharrisonford1.jpg



Dictionnaire altaïrien : I comme… Independence Day !

independenceday.jpg 

lettrei.gifPas grand chose du côté de la lettre « i »… Industrial Light and Magic… Inseminoïd… tiens, Independence Day que j’ai aimé, question provoc car j’adore la provoc ! Eh oui, j’ai aimé Independence Day, de toute façon vous le verrez souvent à travers ce blog, j’aime aller à contre-courant ! Voilà la critique « scandaleuse » que j’avais écrite à l’époque :

« On a pratiquement tout entendu sur Independence Day, ou plutôt nous n’avons entendu que ceux qui s’égosillaient contre le film de Roland Emmerich. La critique française a fait preuve, dans sa grande majorité, d’un anti-américanisme primaire auquel nous sommes habitués depuis Jurassic Park de Spielberg. Seuls quelques rares magazines, tel L’Ecran Fantastique, de plus par l’intermédiaire de la plume de Jean-Pierre Andrevon, ont pris la défense d’ID4. Bien sûr, Roland Emmerich ne s’appelle pas Luc Besson (ouf !) et son film ne nous présente pas de cantatrices bleues sur fond étoilée, de Tahitiens intergalactiques ni de grands méchants tout en cape avec col redressé… grande déception, je l’imagine, pour tous les adeptes du fadasse Cinquième Elément, car enfin qu’attendait-on d’Independence Day si ce n’est un pur divertissement ! Non, désolé pour tous ceux qui espéraient y trouver une grande réflexion philosophique sur la rencontre au sommet entre la race humaine et une civilisation extraterrestre, ID4 détient seulement la puissance extraordinaire d’un film absolument spectaculaire dont l’unique but (avoué d’ailleurs par son réalisateur) est de garantir au spectateur deux heures vingt de scènes percutantes et de séquences encore jamais vues ! Independence Day se veut à sa façon un grand hommage au cinéma de science-fiction, toutes époques confondues. Bourré de clins d’oeil à Star Wars, Alien, 2001, V, Star Trek, Le Jour où la Terre s’arrêta, Rencontres du Troisième Type, X-Files, il demeure aussi et surtout, on le sait, un formidable « remake » de La Guerre des Mondes avec tous les moyens actuels dont bénéficient les films de SF. Ainsi, Roland Emmerich nous sert sur un plateau d’argent une véritable compilation (que certains ont confondu avec « pillage ») des scènes d’anthologies provenant des oeuvres citées précédemment. En bon fan de science-fiction, il sait ce qui plaît, ce qui provoque les frissons, ce qui fait applaudir la salle et vibrer les antennes des amoureux du genre, rien ne lui échappe !  Il sait également que les spectateurs ne sont pas dupes, même si certains aimeraient le faire croire, car s’ils ont classé son film en tête des box-offices mondiaux, c’est la preuve formelle  que pour eux le cinéma a le droit, et le devoir, d’être un formidable moyen de distraction. Alors, dans ces conditions, peu importe l’extrême légèreté du scénario (et la niaiserie de certaines scènes…), les incroyables situations dont se sortent toujours nos héros (une vraie BD…) ou encore le délire absolu (piloter un vaisseau extraterrestre comme s’il s’agissait d’un U.L.M. ou détruire l’indestructible grâce à de bons vieux virus informatiques bien d’chez nous…), Star Wars n’est-il  pas d’ailleurs le précurseur dans ce domaine ?… Quant au patriotisme assurément présent dans ID4 et si décrié par nous, Français, pourquoi en éprouver de l’agacement alors que le film entier repose sur la fête nationale américaine du 4 juillet ! N’est-ce pas là le titre même ? Le plus étonnant aurait été de ne pas en trouver du tout ! »

independenceday560x330msdindafe014h.jpg



Dictionnaire altaïrien : H comme… Harryhausen Ray !

harryhausen.jpg 

lettreh.gifHobbit… Heinlein Robert… Horner James… horreur… Hammer… heroic fantasy… Harryhausen Ray, le maître de l’animation image par image, je ne pouvais pas le rater, étant fan comme chacun sait déjà !

C’est à treize ans que Ray Harryhausen, impressionné par le travail de Willis O’Brien sur King Kong (1933), décide de s’exercer aux trucages dans de petits films faits maison. Il rencontrera un jour en personne celui qu’il admire plus que tout autre, Willis O’Brien, et lui montrera alors ses réalisations. Il sera encouragé à poursuivre, ce qu’il fera jusqu’à travailler à partir de 1947 sur Monsieur Joe (Mighty Joe Young / 1949) en compagnie de Willis O’Brien lui-même, lequel l’a engagé sur le projet. Ray Harryhausen ayant désormais fait ses preuves assurera en 1953 les effets spéciaux du Monstre des Temps Perdus (The Beast From 20,000 Fathoms).

Puis à partir de 1955 Harryhausen travaille aux côtés de Charles H. Schneer, une collaboration qui durera plus de 25 ans, avec Le Monstre Vient de la Mer (It Came From Beneath the Sea / 1955), Les Soucoupes Volantes Attaquent (Earth vs the Flying Saucers / 1956), A des Millions de Kilomètres de la Terre (20 Million Miles to Earth / 1957), Le Septième Voyage de Sinbad (The Seventh Voyage of Sinbad / 1957), Les Voyages de Gulliver (The 3 Worlds of Gulliver / 1960), L’Île Mystérieuse (Mysterious Island / 1961), Jason et les Argonautes (Jason and the Argonauts / 1963), Les Premiers Hommes dans la Lune (First Men in the Moon / 1964), Un Million d’Année avnt J.-C. (One Million Years B.C. / 1966), La Vallée de Gwangi (The Valley of Gwangi / 1969), Le Voyage Fantastique de Sinbad (The Golden Voyage of Sinbad / 1974), Sinbad et l’Oeil du Tigre (Sinbad and the Eye of the Tiger / 1977) et Le Choc des Titans (Clash of the Titans / 1981) ! Que de classiques et de chefs-d’oeuvre éternels, pour la plupart, que je garde précieusement dans ma vidéothèque et que j’ai toujours grand plaisir à revoir !

Wikipédia écrit à propos de Ray Harryhausen : « Réduire le travail de Ray Harryhausen à celui de l’animation de modèle est la plus commune des erreurs. Car son talent et son travail sont toujours allés bien au-delà de la stricte réalisation de l’animation elle-même. Premièrement, par ses apports importants aux techniques de l’animation et particulièrement à celui de l’intégration dans des séquences de prise de vue réelles, et ce, avec des interactions toujours plus poussées. On pense bien sûr aux divers procédés de Dynamation avec leur principe de cache et d’expositions successives de la pellicule. Mais ce serait faire peu de cas de ses recherches sur la lumière et la photographie pourtant au final garant elles seules de la validité du résultat obtenu. Ensuite et surtout parce que Ray était alors l’artisan total de la réalisation de ces séquences. De leur conception sur papier (les illustrations et story-board réalisés par Ray pour porter ses projets jusqu’aux porte-monnaie des studios sont admirables, témoignant d’un sens de la composition remarquable), des premiers modèles réels sculptés par l’artiste lui même (idem), jusqu’à la localisation des extérieurs et supervision des prises de vue avec les acteurs. Sans oublier, pour finir, les réglages précis des lumières pour combiner de façon crédible l’ensemble des éléments et le montage des séquences elle-même.« 

Aujourd’hui âgé de 90 ans, Monsieur Ray Harryhausen profite d’une retraite bien méritée. En pleine forme, il apparaît souvent dans les nombreux documentaires réalisés à la gloire de son talent, dont un récent où des réalisateurs tels que James Cameron, Peter Jackson, Terry Gilliam, Joe Dante… lui ont rendu hommage en avouant avoir été influencés par son travail. Et si je ne me trompe pas, Ray Harryhausen a été décoré par la République française en tant que Chevalier des Arts et des Lettres. Des ouvrages entiers lui ont été consacrés dont l’excellent Ray Harryhausen, An Animated Life.

Image de prévisualisation YouTube

Pour en savoir plus :

http://www.rayharryhausen.com/index.php

http://fr.wikipedia.org/wiki/Ray_Harryhausen



Dictionnaire altaïrien : G comme… Goldsmith Jerry !

goldsmith.jpg 

lettreg.gifGodzilla… Goldorak… Gandalf… Galactica… gore… geek… Goldsmith Jerry, brillant compositeur de musiques de films ! Il compte parmi les meilleurs avec John Williams, Bernard Hermann, Miklos Rosza, Basil Poledouris et éventuellement James Newton Howard et James Horner. Voilà ce que l’on dit de lui sur Wikipédia :  »Jerry Goldsmith, de son vrai nom Jerrald K. Goldsmith, est un compositeur américain né le 10 février 1929 à Los Angeles en Californie et mort le 21 juillet 2004 à Beverly Hills. Goldsmith a été nommé dix-huit fois aux Oscars et neuf fois aux Golden Globes, et à remporté quatre Emmy Awards. Il a travaillé dans une large variété de films et de genres de télévision, mais il est surtout associé à l’action, le suspense et des films de science-fiction et/ou horreur. Formé à la composition classique, il était un musicien érudit, exigeant, volontiers moderniste, empruntant parfois son inspiration aux grands compositeurs du XXe siècle et intégrant dans ses œuvres les innovations de la musique contemporaine. Il faisait figure de musicien d’avant-garde à Hollywood. »

Jerry Goldsmith est à l’origine des magnifiques B.O. de La Planète des Singes (1968), L’Age de Cristal, Star Trek : The Motion Picture, Poltergeist, Alien, La Malédiction, La Quatrième Dimension (le film), Explorers, Legend, La Momie… Il savait composer des thèmes (chose inexistante aujourd’hui au cinéma), il utilisait souvent des instruments aux sons étranges qui conférait souvent un aspect « organique » à ses B.O. (La Planète des Singes, Star Trek : The Motion Picture), il parvenait à greffer sa musique comme un tout unique avec le film, il créait une ambiance franchement stressante dans les scènes les plus tendues (Alien, La Malédiction) et inventait des envolées splendides à donner des frissons. C’est une honte qu’il n’ait jamais reçu un seul Oscar.

Image de prévisualisation YouTube

Pour en savoir plus : http://fr.wikipedia.org/wiki/Jerry_Goldsmith

Pour écouter gratuitement du Jerry Goldsmith : http://www.deezer.com/fr/music/jerry-goldsmith#music/jerry-goldsmith

 



123