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Archive pour la catégorie « Dictionnaire altaïrien »

Dictionnaire altaïrien : F comme… Farscape !

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lettref.gifFantasy… fantôme… fandom… Frank Herbert… Farmer Philip José… Flash Gordon… Frankenstein… Farscape, une série TV de SF pleine de punch, d’originalité et d’insolence ! Elle est australienne et aura connu seulement quatre saisons après bien des déboires et deux téléfilms. Dix webisodes ont été commandés par Syfy en 2007. Je ne sais pas ce qu’ils ont donné, de toute manière ce genre de truc sur internet ne m’a jamais intéressé.

Créé par un certain Rockne S. O’Bannon, Farscape marche en dehors des sentiers battus. Là où nombre de séries de SF se montrent timides, elle n’hésite pas à mettre les pieds dans le plat avec des scènes parfois assez chaudes et des réflexions politiquement incorrectes. Star Wars est souvent cité (c’est toujours marrant de retrouver de la SF dans la SF !) et les personnages principaux sont géniaux. On y trouve John Crichton (Ben Browder), l’astronaute américain perdu dans l’espace qui déboule soudainement dans un univers totalement inconnu et peuplé d’aliens de toutes sortes ; Aeryn Sun (Claudia Black) qui est une séduisante combattante ; Ka D’Argo (Anthony Simcoe), sorte de guerrier géant qu’il vaut mieux avoir dans son camp ; le Dominar Rygel XVIe (Jonathan Hardy), un sacré personnage égocentrique, vantard, roublard, prétentieux, paresseux et sans éducation ; Chiana (Gigi Edgley) souvent assez hystérique et farouche ! Voilà un échantillon, mais il y en a d’autres, notamment Pilote, et quelques-uns qui se joindront à l’aventure au fil des saisons. Le vaisseau à bord duquel voyagent nos héros s’appelle Moya, c’est une entité vivante, d’où les décors intérieurs plus ou moins biomécaniques.

Les créatures, absolument magnifiques, ont été conçues par le Jim Henson’s Creature Shop, donc pas de numérique, et c’est malheureusement l’utilisation de quelques marionnettes, telle Rygel (animé façon Yoda dans Star Wars V) qui rebute la plupart des détracteurs de Farscape. Personnellement, c’est sans aucune hésitation LA série de SF qui m’a le plus impressionné en matière de créatures, même Star Wars ne parvient pas à un tel degré de réussite. En dehors des aliens, un soin tout particulier a été accordé aux différents lieux de l’action. On a régulièrement droit pour les planètes et les villes à de splendides décors de pure SF. Le générique, très original, se déroule sur des rythmes guerriers version remixés et modernes, et pour une fois la série est bien doublée (je préfère les voix françaises aux voix américaines, c’est dire !). Farscape a reçu de nombreux prix et a été adapté en BD, c’est la moindre des choses pour une série intelligente devenue culte !

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Pour en savoir plus :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Farscape

http://farscape-universe.servhome.org/

http://farscape.free.fr/



Dictionnaire altaïrien : E comme… Enterprise !

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lettree.gifE.T… Les Envahisseurs… L’Ecran Fantastique… l’Enterprise de Star Trek ! Ah, sacré vaisseau que cet USS Enterprise NCC1701, et que d’Enterprise, les modèles présents dans l’illustration plus haut en sont un exemple ! Un de perdu, dix de retrouvé ! J’ai fini par arrêter de compter, entre le Constitution Class, le Galaxy Class, le Sovereign Class et j’en passe, la Paramount s’amuse comme un gosse à casser de l’Enterprise, son joujou favori. Gene Roddenberry, en créant Star Trek, a non seulement révolutionné l’histoire de la SF à la télévision mais il a aussi complètement changé l’idée que l’on se faisait jusqu’alors d’un vaisseau de science-fiction. Fini les fusées à la Flash Gordon ou les soucoupes volantes à la Planète Interdite, voilà une assiette géante flanquée de deux cigares à l’arrière ! J’ai tout de suite aimé lorsque j’ai découvert, dans mon enfance, les premières images de l’Enterprise sans même encore avoir jamais vu la série Star Trek. Sa ligne élégante et élancée, son apparence hight-tech et son armement puissant mon tout de suite séduit. Ensuite, quand on visite l’intérieur, on ne peut qu’être épaté par le travail mené pour rendre l’Enterprise crédible. J’ai toujours eu l’impression que ce vaisseau pourrait réellement exister. Et ses capitaines ! Que de légendes vivantes ! Archer, Kirk, Picard (un Français !) pour les plus célèbres (car il y en a eu d’autres), tous des grands issus de Starfleet Command à l’intelligence, aux capacités, à la bravoure et au sang froid exemplaires !

Les trekkies ont fini par convaincre la NASA de donner le nom d’Enterprise au premier vol de la navette spatiale américaine à la fin des années 1970 ! Il me semble également que la fameuse navette Virgin qui emportera prochainement les plus fortunés pour un petit tour dans l’espace s’appellera USS Enterprise. L’Enterprise est exposé dans les musées américains, on en a fait des dizaines de bouquins avec tous ses plans extérieurs et intérieurs, tout son mode de fonctionnement, qu’il s’agisse du premier Enterprise au dernier revu et corrigé par JJ Abrams. Chaque fan a son favori. Le mien, c’est le Galaxy Class Enterprise-D, de la série TV Star Trek : The Next Generation.

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Dictionnaire altaïrien : D comme… Dracula !

lettred.gifD comme droïde… Doctor Who… dragon… Dick K. Philip… Dante Joe… Druillet Philippe… Dune… Dracula, le Seigneur de la Nuit ! Bram Stoker n’aurait sans doute jamais cru que son personnage du comte Dracula aurait connu une telle célébrité à travers le monde ! Son vampire immortel l’est bien, traversant les unes après les autres nos générations de pauvres mortels, fascinant encore et toujours plus, entraînant des dizaines et des dizaines de versions de romans et de films de vampires de toutes sortes. De même, Vlad l’Empaleur, le vrai Dracula, était loin de se douter au XVe siècle que son nom résonnerait à travers le temps par l’intermédiaire de ce buveur de sang ! Bela Lugosi l’interpréta en 1931 dans son Dracula grimaçant, Christopher Lee l’incarna plusieurs fois pour la Hammer, Frank Langella endossa brillamment le rôle en 1979 dans la splendide version de John Badham et enfin Gary Oldman en 1993 fut impressionnant dans le chef-d’oeuvre de Coppola. Dracula le séducteur, Dracula le démon, Dracula le vampire immortel qui ne boit jamais de vin hante encore nos bibliothèques et nos écrans de cinéma, et ce n’est pas prêt de s’arrêter car les descendants de Bram Stoker viennent de donner une suite à ce pilier de la littérature fantastique, suite qui intéresse déjà Hollywood… Oui, Dracula est bien immortel !

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Pour en savoir plus :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Dracula

http://fr.wikipedia.org/wiki/Vlad_III_l’Empaleur



Dictionnaire altaïrien : C comme… Carpenter John !

lettrec.gifConan ?… Cylon ?… Clarke C. Arthur ?… Cosmos 1999 ?… Coruscant ?… C3-PO ?… Plutôt Carpenter John ! Je ne suis pas un adepte du cinéma d’horreur, même si je l’apprécie malgré tout, mais s’il y avait un seul nom que je devais retenir de ce genre cinématographique je pense que ce serait sans hésitation celui de John Carpenter (avec Dario Argento, oui, quand même !). Réalisateur, acteur, scénariste, monteur, compositeur et producteur, John Carpenter est l’auteur de Halloween, La Nuit des Masques (et de son thème musical si célèbre), Fog (un film qui m’a cloué sur mon fauteuil !), New York 1997 (de la SF qui percute !), The Thing (quel film !), Prince des Ténèbres, Christine, Starman, Les Aventures de Jack Burton, Vampires, Ghosts of Mars, Invasion Los Angeles, et j’arrête là ! Génie du genre, Maître incontesté de l’Horreur, il n’y a pas beaucoup de cinéastes aujourd’hui qui peuvent prétendre posséder son talent et son intelligence. Chaque nouveau film de l’homme est accueilli comme un événement et devient généralement un classique. Carpenter a néanmoins connu une période un peu moins inspirée, celle où les grosses pointures d’Hollywood lui ont proposé des budgets conséquents pour des films d’ampleur (Les Aventures d’un Homme Invisible, Le Village des Damnés…). Il est évident que notre cinéaste s’avère bien plus efficace et bien plus à l’aise dans son domaine privilégié, la série B, que dans celle des superproductions.

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Pour en savoir plus :

http://fr.wikipedia.org/wiki/John_Carpenter



Dictionnaire altaïrien : B comme… Bradbury !

lettreb.gifBabylon 5 ?… Bespin ?… Besson Luc ?… Blade Runner ?… Bova Ben ?… Brocéliande ?… Non, Bradbury Ray, l’un des géants de la littérature de l’Imaginaire pour lequel j’ai un profond respect. Né en 1920 (ce qui lui fait 90 ans aujourd’hui…), on ne présente plus aux fans ce grand monsieur qu’est Ray Bradbury, l’auteur des Chroniques Martiennes, de Fahrenheit 451, de L’Homme Illustré, de La Foire des Ténèbres et de tant d’autres classiques de la grande bibliothèque du rêve et de l’angoisse. Ses oeuvres, toujours empreintes de poésie, ont marqué des générations entières d’amoureux de science-fiction et de fantastique. Chaque année, dans ma classe de CM2, je ne manque pas de faire lire à mes élèves les deux larges extraits de Chroniques Martiennes présents dans leur manuel de lecture, et je peux affirmer que dès dix ans un enfant peut déjà apprécier le style de Ray Bradbury car beaucoup veulent ensuite découvrir le roman tout entier.

Mais Bradbury, grand ami de Ray Harryhausen, est connu également pour avoir participé en tant que scénariste à des films et des séries télévisées de science-fiction, et aux adaptations de certains de ses propres romans, ainsi : Le Météore de la Nuit (It Came From Outer Space / 1953), Le Monstre des Temps Perdus (The Beast from 20,000 Fathoms / 1953), Fahrenheit 451 (de Truffaut en 1966), La Foire des Ténèbre (Something Wicked This Way Comes / 1983), Ray Bradbury présente (1985-1992 / 58 épisodes), sans compter sa participation aux séries La Quatrième Dimension (The Twilight Zone, pour l’épisode La Fée Electrique) et La Cinquième Dimension (The New Twilight Zone). Ray Bradbury possède même sa plaque sur Hollywood Boulevard.

Malheureusement, Bradbury déclare : « Avant tout, je n’écris pas de science-fiction. J’ai écrit seulement un livre de science-fiction et c’est Fahrenheit 451 basé sur la réalité. La science-fiction est une description de la réalité. Le Fantastique est une description de l’irréel. Donc les Chroniques Martiennes ne sont pas de la science-fiction, c’est du fantastique. » Dommage de dire ça, oui, presque navrant, comme si la SF était une fois de plus une maladie honteuse…

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Pour en savoir plus :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Ray_Bradbury



Dictionnaire altaïrien : A comme… Alien !

lettrea.gifJ’ouvre aujourd’hui le petit dictionnaire altaïrien qui va s’étaler, vous vous en douter, sur vingt-six jours ! Pour chaque lettre de l’alphabet, une créature, un film, un livre, un personnage, un événement, un objet, une série, un auteur, un réalisateur, un artiste… peu importe, du moment que c’est lié à l’Imaginaire, de près ou de loin, et que cela m’inspire !

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Altaïr ?… Arctarus ?… Albator ?… Alderaan ?… Alpha ?… non, Alien bien sûr ! Impossible de ne pas en parler ! Alien le chef-d’oeuvre réalisé en 1979 par le talentueux Ridley Scott, Alien l’incomparable créature conçue par l’étonnant Giger, artiste de l’Etrange à l’origine de ce monstre qui fera frémir les salles comme jamais aucun autre avant lui. Je me demande vraiment à quoi aurait pu ressembler l’Alien sans Giger ?… A voir les premières ébauches de la créature par d’autres artistes, et même si certaines peuvent paraître quelque peu intéressantes, aucune, absolument aucune ne possèdera jamais cette apparence aussi aussi dérangeante car tellement crédible et si éloignée de tout ce que l’on aurait pu s’attendre à voir ! L’Alien porte bien son nom, « alien », traduction quasi impossible en français, « étranger » s’y rapprochant à peine, « alien » aujourd’hui employé presque couramment, même en français, pour désigner n’importe quel extraterrestre.

Pour incarner cette noble créature, il fallait un acteur suffisamment grand et maigre ! Il sera trouvé en la personne de Bolaji Badejo. « Membre de la tribu africaine des Masai et étudiant en arts graphiques en Angleterre, il décida que ça ne le dérangerait pas de faire une apparition dans un film, même s’il devait être totalement méconnaissable ». Il mesurait, paraît-il, deux mètres quarante ! Et bien sûr ce sera à Giger de lui conférer toute son incroyable apparence : « Comme d’habitude dans tout ce que je fais, j’ai donné une apparence biomécanique à ma créature », dit-il. « En partant du moule de plâtre, je me suis servi de Plasticine, de caoutchouc, de tuyaux nervurés, et de plusieurs trucs mécaniques comme du fil électrique. Le costume est entièrement translucide ; la tête est en fibre de verre. Il fallait aussi une grande souplesse parce que l’Alien adopte diverses attitudes et doit parfois bondir très vite, comme un insecte. »

Le résultat est aujourd’hui celui que l’on connaît, incomparable et, bien sûr, complètement inégalé depuis. Désolé pour le Prédator, même si c’est une belle bête celui-là aussi !

Sources : Métal Hurlant Hors Série Alien

Pour en savoir davantage sur les oeuvres de Giger : http://monratsappelledagon.unblog.fr/tag/peintre/

Et un site entièrement dédié à la saga des Aliens : http://www.planete-alien.net/



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