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Archive pour la catégorie « Dossier »

IL Y A 40 ANS… STAR CRASH !

IL Y A 40 ANS... STAR CRASH ! dans Cinéma bis 18061008103715263615755449

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En 1978, c’est le choc des étoiles ! Alors que STAR WARS vient de triompher un an plus tôt sur les écrans du monde entier, un film de SF veut affronter le mastodonte de George Lucas sur son territoire, qu’il soit spatial comme américain ! C’est STAR CRASH, un space opera italien coloré et fauché où les étoiles sont des guirlandes, les vaisseaux des maquettes grossières, les décors des pistes de night-clubs et l’héroïne une femme en bikini ! C’est David contre Goliath. Et alors que le résultat ne se fait pas attendre, le film devient au fil du temps une œuvre culte par son culot jusqu’au-boutiste, son incroyable goût du kitsch et sa superbe vedette principale, la sculpturale Stella Star. Bingo ! 40 ans plus tard, en 2018, le film de Luigi Cozzi demeure toujours dans le cœur des fans de SF qui n’ont pas froid aux yeux !

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40 ans de STAR CRASH ou STARCRASH ou SCONTRI STELLARI OLTRE LA TERZA DIMENSIONE, avec ce dossier où souvenirs, points de vue, making of, album photo, secrets dévoilés, interviews vidéo de Luigi Cozzi et Caroline Munro, bande originale du film signée John Barry, bande-annonce et film complet entrent en collision, et où Stella Star et sa bande composée de Zarth Arn, Elias et robot géant, sans compter le jeu vidéo et les répliques cultes, provoquent le plus grand choc des étoiles sur Les Échos d’Altaïr ! Accrochez-vous, c’est parti en hyper-espace !

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STAR CRASH : Souvenirs éloignés d’un fan crash

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Ma première rencontre avec STAR CRASH, ce n’est pas au cinéma que je la dois mais à une pochette du 33 tours de la bande originale du film… C’était chez un pote, je devais alors avoir 14 ans. La pochette reprenait la superbe affiche du film. Contaminé quelque temps plus tôt par STAR WARS, je ne rêvais plus que de space operas, de batailles spatiales épiques avec des vaisseaux, robots et sabres laser ! Et c’est ce que la magnifique pochette du disque offrait à mes yeux écarquillés. En outre, la musique signée John Barry était une vraie merveille, même si elle s’éloignait clairement du style d’un John Williams. Épique, entraînante, bien rythmé, avec un je-ne-sais-quoi de moderne, elle me comblait de bonheur, à tel point que je finissais par l’écouter en boucle tout en agaçant mon pote !

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La pochette du disque de la B.O. de STAR CRASH.

« Je ne pouvais croire qu’avec une telle affiche un film put être aussi médiocre ! »

Totalement conquis, j’insistais alors pour que mon copain, fan de SF lui aussi, aille louer la VHS du film en vidéoclub car je ne possédais pas encore de magnétoscope. Il devait aussitôt me prévenir que STAR CRASH était très mauvais, l’ayant déjà vu… Qu’à cela ne tienne ! Je ne pouvais croire qu’avec une telle affiche un film put être aussi médiocre ! Et le jour arriva enfin où, allongé devant la télévision, je découvrais pour la première fois « Le Choc des Étoiles »…

Quelle déception… Quels regrets… Quelle imposture ! Plus j’avançais dans le film et plus je n’en croyais pas mes yeux… Les effets spéciaux, les costumes, les décors, les dialogues, sans compter les bruitages, eurent tôt fait de désintégrer mes derniers espoirs. STAR CRASH ressemblait à tout sauf à du STAR WARS. C’était désespérément mauvais. Et mon pote de me rappeler fièrement : « Je te l’avais dit ! »

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La jaquette de la VHS de STAR CRASH.

Mais le temps passa. Et, allez savoir pourquoi, je finissais par vouloir un jour revoir STAR CRASH. Ce fut à nouveau grâce à la VHS du film louée dans un vidéoclub (le film n’est d’ailleurs jamais sorti, je crois, sur les écrans calédoniens). J’ai alors souri et même souvent bien ri en redécouvrant ce merveilleux nanar d’un Lewis Coates, pseudo américain de Luigi Cozzi, bien gonflé ! Plus tard, je devais même enfin acheter la VHS avant de finir par acquérir, bien plus tard encore, le DVD. Pas encore le Blu-ray, mais ça ne saurait tarder !

Aujourd’hui, je regarde encore régulièrement STAR CRASH ! Que voulez-vous, il fait partie de ces petits plaisirs coupables auxquels l’âme humaine succombe facilement, et il me fait un bien fou, alors franchement pourquoi m’en priver ?

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STAR CRASH : L’histoire

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« Alors qu’ils tentent d’échapper à la police de l’espace, les deux bandits intergalactiques, Stella Star et Akton, rencontrent le survivant d’une attaque contre l’infâme Zarth Arn. Ce dernier est un être fourbe et malfaisant qui veut devenir le maître de l’univers. Ils apprennent que cet être ignoble possède une arme d’une puissance telle que la galaxie entière pourrait disparaître en quelques secondes… » 

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STAR CRASH : La fiche technique

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Année : 1978
Réalisateur : Lewis Coates (alias Luigi Cozzi)
Scénario : Luigi Cozzi
Production : Nat Wachsberger & Patrick Wachsberger
Musique : John Barry
Effets spéciaux : Germano Natali / Studio Quattro
Pays : USA / Italie (sorties : 1978 en Allemagne de l’Ouest, 1979 en Italie et en France)
Durée : 94 min
Interprètes : Caroline Munro, Marjoe Gortner, Christopher Plummer, David Hasselhoff, Robert Tessier, Nadia Cassini, Joe Spinell…

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STAR CRASH : Des explications

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À l’origine, STAR CRASH devait s’intituler LES AVENTURES DE STELLA STAR. Luigi Cozzi avoue fièrement avoir écrit le scénario en trois jours : « Le brouillon naquit spontanément, furieusement devrais-je dire, comme une rivière en crue. » Quant au choix d’une femme dans le rôle principal, voilà l’étonnante explication de Cozzi : « Mon idée de départ était de créer une espèce de 18061201325515263615759380version cosmique de la théorie chrétienne de la Trinité (Stella, Elle et Akton), avec la femme manifestement supérieure à l’unique mâle de l’aventure (Simon, le fils de l’Empereur), afin que, de la mort de Elle et de Akton et de l’union de Stella avec Simon naisse l’être parfait qui réunit les qualités de tous sans en prendre les défauts (un peu le « Fils des Etoiles » de mémoire kubrickéenne). » Sans commentaire…

En ce qui concerne Caroline Munro, notre charmante actrice américaine était pleine d’espoir pour STAR CRASH : « J’aime beaucoup la mise en scène de ce film et je devine qu’il sera très bon. » a-t-elle déclaré à l’époque… Armando Valcauda, spécialiste en effets spéciaux sur le film : « Pour la grande bataille qui se situe à la fin, nous avons utilisé la même technique que Stanley Kubrick, c’est-à-dire des diapositives projetées, masquées de noir, qui permettent d’obtenir des résultats irréalisables avec la « prise en 24″ (vitesse normale du cinéma). Dans d’autres scènes, avec des optiques déterminées, grand angulaire sur un décor étoilé de trente mètres de large, nous avons effectué la prise de vues normale des maquettes suspendues à des câbles noirs, et les résultats sont excellents. » Re-sans commentaire…

« Mon idée de départ était de créer une espèce de version cosmique de la théorie chrétienne de la Trinité. » - Luigi Cozzi

Les couleurs « flashy » des vaisseaux du film s’expliquent ainsi selon Luigi Cozzi : « C’est une particularité qui en surprend plus d’un. La plupart des maquettes d’astronefs qui apparaissent dans le film sont de couleur argent métallisé, bien que sur la pellicule ils soient très colorés. La Station Spatiale du Comte, par exemple, semble bleue alors qu’en réalité elle est argentée comme est argentée aussi la Cité Volante du final qui, elle, a la teinte de l’arc-en-ciel. La raison en est simple. S’il avait fallu peindre les modèles, nous 18061201325615263615759381n’aurions jamais obtenu ces couleurs intenses et chaudes que Valcauda voulait donner à ses créations. Pour les obtenir, il fallait donc éclairer les maquettes à l’aide d’intenses sources lumineuses « filtrées » (c’est-à-dire colorées de gélatines transparentes) selon la teinte souhaitée. Et comme l’argent a un haut pouvoir de réflexion et « prend » facilement les couleurs qu’on projette sur lui, nous avons eu recours à ce système insolite. Les très beaux résultats donnent entièrement raison à Valcauda. »…

STAR CRASH fut tourné principalement en Italie, dans le Delta du Pô, dans le sous-sol de Castellana, et sur les pentes de l’Etna en Sicile.

John Barry, grand compositeur parmi les compositeurs, a écrit la splendide musique de STAR CRASH. Il s’agit là certainement du plus bel attrait du film car sa B.O. est incontestablement de qualité, avec un thème majestueux parfois accompagné d’instruments électroniques. La musique de STAR CRASH fut récompensée au 8e Festival International du Film Fantastique et de Science-Fiction de Paris (récompense décernée par l’association Miklos Rosza France).

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STAR CRASH : Les secrets

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- STAR CRASH devait d’abord s’appeler STAR RIDERS.

- Il faut savoir que Luigi Cozzi avait présenté son projet de film de SF avant la sortie de STAR WARS, mais celui-ci avait été refusé par tous les producteurs italiens. Ce sera l’arrivée de STAR WARS et son triomphe colossal qui convaincront les producteurs de revenir sur leur décision. Luigi Cozzi devra alors revoir sa copie afin qu’elle corresponde davantage au film de George Lucas. Un nouveau titre sera choisi : L’EMPIRE DES ÉTOILES.

18061306280915263615760375- C’est le producteur Wachsberger qui décide du changement de titre pour un « STAR CRASH » plus vendeur d’après lui.

- Les producteurs souhaitaient Raquel Welch dans le rôle de Stella Star, mais Luigi Cozzi se bat pour obtenir Caroline Munro.

- David Hasselhoff est alors un tout jeune acteur qui débute dans le métier après être passé par la télévision avec LES FEUX DE L’AMOUR. Il pense que STAR CRASH va lancer sa carrière au cinéma… Il finira par retirer le film de sa filmographie.

- Peu de gens semblent savoir que le nom « Zarth Arn », attribué au grand méchant du film, n’est pas une création de Luigi Cozzi mais un nom de personnage, un savant, appartenant au roman d’Edmond Hamilton, Les Rois des Étoiles.

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Stella Star, dessin de préproduction.

- Ennio Morricone est proposé pour la musique. Mais celui-ci ne partage pas les attentes musicales du réalisateur et préfère quitter le navire. John Barry le remplace alors.

- C’est sous le label New World que le film sort aux États-Unis en mars 1979 au lieu de celui de l’A.I.P, qui a préféré se retirer.

18061306330515263615760377- Caroline Munro est alors doublée par l’actrice Candy Clark (AMERICAN GRAFFITI). En France, c’est Évelyne Séléna, déjà connue pour son doublage de la princesse Leia dans les STAR WARS IV, V et VI, qui prête sa voix à Stella Star.

- STAR CRASH rencontre un beau succès aux États-Unis de même que dans certains pays européens (à l’époque on n’est pas très exigeant, hein), à tel point qu’une suite est envisagée. Cependant elle ne se fera jamais.

- Le film STAR CRASH II sorti en 1981 (à découvrir ICI) n’est pas la suite officielle du STAR CRASH de Luigi Cozzi. Réalisé par Bitto Albertini, ce film de SF aux tendances érotiques ne fait qu’utiliser des stock-shots du STAR CRASH de 1978, et c’est quant à lui un vrai navet où strictement rien de rien n’est à sauver.

- Judd Hamilton (mari de Caroline Munro) et son ami le producteur David Winters voulaient acheter les droits du personnage de Stella Star pour la somme de 2000 dollars. Ils souhaitaient en faire un film intitulé STAR PATROL. Luigi Cozzi refusera, considérant que la somme proposée était bien trop faible pour Stella…

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STAR CRASH : La bande-annonce

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Bande-annonce française du film.

(Cliquez sur l’image ci-dessous pour voir la vidéo)

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STAR CRASH : Mon point de vue

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Déjà publié le 2 mai 2010, repris aujourd’hui dans son intégralité.

18061306233815263615760373Quiconque a vu STAR CRASH ne peut demeurer de marbre face à ce « nanar de luxe », cette incroyable fête foraine spatiale où clignotent sans cesse des étoiles vertes, jaunes, rouges, bleues et roses, où des pilotes hystériques de vaisseaux en plastique font des loopings en poussant des cris de joie, où chaque bruitage est à lui seul un gag sonore, et où de superbes créatures féminines arborent le strict minimum vestimentaire en compagnie de héros aux cheveux hirsutes qui déambulent dans des décors dignes d’un show à la Maritie et Gilbert Carpentier des années disco… STAR CRASH n’est pas seulement le « choc des étoiles », il est à lui seul un « choc visuel » d’une déroutante naïveté. Mais malgré tout, et c’est cela le pire, on ne parvient pas à détester cette space-opérette ! Non ! On rit tellement devant ce spectacle bourré de vitalité où notre magnifique Stella Star (Caroline Munro / L’ESPION QUI M’AIMAIT) s’en donne à coeur joie, sourire aux lèvres pulpeuses, et on jubile tellement face aux tordantes apparitions du méchant Zarth Arn (Joe Spinell / MANIAC) aux cheveux bouclés et à la barbe bien taillée, qu’on s’étonne de passer un « bon moment » dans cet univers qu’aucun réalisateur actuel ne serait capable de recréer même avec le numérique à l’appui ! Non, car STAR CRASH c’est d’abord du « fait-maison », à l’italienne (courageux Italiens qui n’ont jamais reculé devant rien ni devant aucun genre cinématographique contrairement aux Français !).

« STAR CRASH n’est pas seulement le « choc des étoiles », il est à lui seul un « choc visuel » d’une déroutante naïveté. »

STAR CRASH, c’est d’abord le plagiat raté de STAR WARS. Le film de Luigi Cozzi ne se prive pas de surfer sur la vague du succès de l’œuvre de Lucas, il va même jusqu’à utiliser les sabres laser. Sacrilège ! Le méchant du film, Zarth Arn, est un Vador de seconde zone, que dis-je, de millième zone, qui demeure dans sa forteresse spatiale en forme de main géante, clin d’œil à l’Étoile Noire. 18061306255215263615760374Cependant, ici, Luke Skywalker est remplacé par une femme, Stella Star, dont le nom n’est pas sans rappeler celui qu’aurait dû porter le héros de la trilogie STAR WARS des années 1970-80 : Starkiller…

Mais STAR CRASH c’est aussi, et ensuite, un soupçon prononcé de BARBARELLA (de Roger Vadim) avec une Stella Star adepte des tenues légères et plutôt érotiques, et un zeste de JASON ET LES ARGONAUTES (de Don Chaffey) avec un combat sur une plage entre notre héroïne et un robot géant animé image par image…

Parmi les acteurs, et en dehors de Caroline Munro et de Joe Spinell, on trouve également Christopher Plummer (mais qu’est-il venu faire dans cette galère !) dans le rôle de l’Empereur. Plummer débite constamment sans y croire des textes qu’un enfant de dix ans aurait pu écrire, sa meilleure réplique s’avérant celle de la fin du film… à se tordre de rire ! David Hasselhoff (ALERTE A MALIBU, K-2000) débutait à l’époque. Il incarne le fils bien aimé de l’Empereur.

Pour finir je ne dirai qu’une chose : Vive STAR CRASH, perle du nanar qu’il faut avoir vu au moins une fois dans sa vie !

- Morbius -

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STAR CRASH : L’album photo

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STAR CRASH : Le réalisateur, Luigi Cozzi

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Croyez-le ou non, Luigi Cozzi, le réalisateur de STAR CRASH, est un type bien, et je le dis en toute sincérité. C’est d’abord un grand passionné de Science-Fiction, un connaisseur même, ce qui suffit déjà pour lui coller l’étiquette de « type bien », vous en conviendrez. Grand fan de SF littéraire et cinématographique, adorateur des films de science-fiction américains des fifties, admirateur de Jack Arnold, Ray Harryhausen, Lucas et Spielberg, il avait développé son projet de film bien avant l’arrivée de STAR WARS, comme indiqué plus haut dans STAR CRASH : Les secrets

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Luigi Cozzi en bonne compagnie…

Lors du tournage de STAR CRASH, Luigi Cozzi dut faire face à un problème considérable pour un film de SF, qui plus est de space opera : le budget… « Vous connaissez MISSION IMPOSSIBLE ? On a eu toutes les difficultés possibles » déclare Cozzi. « Les techniciens n’étaient pas préparés à travailler sur un film de SF, le producteur était un fou avec qui je n’arrêtais pas de m’engueuler et qui a bien failli me virer vingt fois. Je travaillais avec les acteurs le jour et sur les effets spéciaux la nuit. Bref, c’était l’horreur ! Mais cela reste quand même l’un de mes meilleurs souvenirs de cinéaste. »

« Moi, ça me fait toujours plaisir quand un type comme Tom Savini, de passage à Rome, vient me voir en me disant qu’il aime bien STAR CRASH. »

D’après Cozzi, après le succès de LA GUERRE DES ÉTOILES tous les acteurs voulaient jouer dans un film de science-fiction. Aussi n’eut-il aucune difficulté, aussi étrange que cela puisse paraître, à obtenir Christopher Plummer pour le rôle de l’empereur. Cozzi confie : « Christopher Plummer a été très professionnel. On s’est rencontré une fois, on a discuté et il a accepté. » Quant à 18061306313815263615760376Caroline Munro pour le rôle de Stella Star, notre réalisateur italien déclare : « J’avais craqué pour Caroline en la voyant de LE VOYAGE FANTASTIQUE DE SINBAD de Gordon Hessler. J’ai donc suggéré son nom au producteur, qui a refusé d’emblée en me montrant une longue liste de super-stars féminines. Comme elles ont toutes refusé les unes après les autres, il m’a demandé de contacter Caroline Munro. Elle était très contente que je fasse appel à elle, et s’est montrée très enthousiaste vis-à-vis du film. »

La filmographie de notre bon vieux Luigi compte par exemple, pour celles et ceux qui ne le sauraient pas encore, des films comme le très bon CONTAMINATION (1980, une histoire d’œufs à la ALIEN !), l’incroyable HERCULE (1983, ou comment propulser Hercule dans un space opera à la STAR CRASH !), SINBAD (1989), PAGANINI HORROR (1989)…

On nous dit qu’aujourd’hui Luigi Cozzi s’occupe d’une petite boutique spécialisée en produits dérivés de films SF. Si vous passez à Rome, allez le voir, il est très ouvert et discute sympathiquement avec tout le monde !

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STAR CRASH : Caroline Munro, Stella Star

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Que serait STAR CRASH sans l’inoubliable Stella Star-Caroline Munro ? Contrairement à certaines vedettes hollywoodienne qui aiment cracher régulièrement dans la soupe, notre actrice n’a jamais regretté sa participation au film de Luigi Cozzi. « C’est fabuleux, cette façon dont le film fait sourire le public et le fait rire aux larmes », dit-elle aujourd’hui. « C’est véritablement le bébé de Luigi. Il l’a pensé comme un dessin animé. Et c’est tout à fait ça ! Par exemple, rien qu’avec ce moment où le vaisseau apparaît à l’écran et où l’on voit toutes ces étoiles colorées, on sait directement que ce ne sera pas STAR WARS, qui est tellement plus sérieux. » 

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Et quand on lui parle de la tenue légère et so sexy qu’elle porte tout au long du film, Caroline Munro répond : « La première fois que j’ai vu le costume, j’étais allée chez le costumier et il m’avait montré cette tenue très déshabillée. Là, je me suis exclamée : « OK, je porterai ça en-dessous du costume. » Le chef costumier était très italien dans l’attitude et m’a dit : « Non, C’EST le costume ! » J’ai répondu : « Ça c’est le costume ? » et il a conclu par : « Oui, ça, c’est Stella Star ! » Au secours ! Enfin, je m’y suis faite, même si on utilisait beaucoup d’adhésif pour qu’il tienne en place, car dans le film, je suis hyperactive. »

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STAR CRASH : La B.O. de John Barry

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La musique de STAR CRASH fut composée par le formidable John Barry, oui, celui de OUT OF AFRICA, DANSE AVEC LES LOUPS, GOLDFINGER (et de tant d’autres James Bond), KING KONG (1976), LE TROU NOIR, etc. On peut légitimement se demander comment un homme aussi talentueux a pu se laisser embarquer pour écrire la bande originale de l’un des plus célèbres navets de toute l’histoire du cinéma de science-fiction ! C’est donner de la confiture aux cochons, me direz-vous scandalisé ! Le site Les Oreilles entre les Yeux nous apporte un complément d’information à ce sujet : 

18061306413515263615760379« Cela s’est fait simplement, grâce à un coup de fil du producteur français Patrick Wachsberger. Ce dernier met l’eau à la bouche de Barry en lui promettant que cela sera le plus grand film de science-fiction jamais réalisé. Barry fonce et se met au travail en ayant comme simple indication de composer quelque chose dans un style proche de celui de John Williams.  Barry part bille en tête pour surpasser le score de Star Wars. Le tournage du film se fait en même temps qu’il entre en studio. Il demande, pour se donner une idée du film qu’il doit mettre en musique, de se faire envoyer les rushs des scènes les plus marquantes. Cozzi, catastrophé par les résultats de l’équipe des effets spéciaux, envoie une cassette vidéo au compositeur. Cette vidéo, à la base en couleur est passée en noir et blanc et Cozzi fait croire à Barry que les incrustations des effets n’ont pas encore été faites alors qu’elles figurent bien à l’écran. Berné, Barry compose, comme à son habitude, une musique magistrale et imposante. »

Sacrés Italiens ! Cozzi est un roublard de premier ordre qui parviendra ainsi à ses fins. Quant à John Barry, il nous offrira une merveilleuse musique de film mêlant à la fois son style si particulier avec des tonalités plus modernes, utilisant parfois des instruments électroniques.

Si sa B.O. est forcément loin, très loin d’égaler celle de STAR WARS de John Williams, elle possède un charme propre qui fut récompensé par le prix Miklos Rosza lors du VIIIe Festival International du Film Fantastique et de Science-Fiction de Paris. Un juste retour des choses !

Voici une « Star Crash Suite » de 7 minutes qui vous propose divers extraits de la B.O. Le générique de STAR CRASH débute quant à lui à 6’02 min. 

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STAR CRASH : Stella et son bikini spatial

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Le futur sera bikini pour les femmes ou ne le sera pas ! C’est à cette idée merveilleuse que STAR CRASH et sa superbe Stella Star (Caroline Munro) tentent de nous rallier.

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Enfin oui, bon sang ! À quoi bon vouloir à tout prix cacher ses courbes voluptueuses et sa peau mate sous une longue robe blanche comme la princesse Leia dans STAR WARS, sous un scaphandre justaucorps comme Elisabeth Shaw dans PROMETHEUS ou sous une tenue Fremen comme Chani dans DUNE ? Non, non, non et non ! La femme du futur doit pouvoir parader dans le plus simple appareil… ou presque…

18061305591015263615760365Stella Star est une femme libérée, déterminée et volontaire que le carcan d’une robe, ou même d’une jupe courte, ne pourrait satisfaire. Éprise de liberté et d’aventure, Stella est, comme de nombreuses femmes de son époque, confrontée à toutes sortes de défis. Rompue à l’art du combat, elle sait se défendre et n’hésite pas à faire taire définitivement ses ennemis. Quoi de mieux, alors, pour affronter ses adversaires, qu’un bikini (au grand col relevé…), flanqué d’une large ceinture et de superbes bottes montantes aux talons hauts ? Ainsi notre Stella Star, digne héritière de tant d’héroïnes de pulps des années 30 et 40, peut-elle allier le charme à la force et la détermination !

On peut aujourd’hui sourire face à l’incroyable audace d’un tel costume ! Les années 60 et 70 n’avaient peur de rien, et le spectateur, déjà habitué à une certaine Barbarella, ne pouvait que tomber sous le charme de Caroline Munro à travers son personnage de Stella Star. Et qu’on se le dise : toutes les femmes sont ainsi vêtues dans STAR CRASH… Oui, STAR CRASH, ou l’ère du bikini spatial !

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STAR CRASH : Interview de Luigi Cozzi et de Caroline Munro

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Interview de Luigi Cozzi et de Carolien Munro (en anglais).

(Cliquez sur l’image ci-dessous pour voir la vidéo)

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STAR CRASH : Les bouclettes de Zarth Arn

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ZARTH ARN ! ZARTH ARN ! ZARTH ARN ! Son nom résonne à travers l’Univers ! Il n’est pas de lune, de planète ou d’empire qui ne connaisse le terrible Zarth Arn. Mais pour notre homme, plus que tout, c’est la coiffure qui fait le tyran… et Dieu sait que, parmi tous les grands méchants, Zarth Arn possède le look le plus effrayant de l’Univers…

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Chez Zarth Arn, ce sont assurément ses élégantes bouclettes qui font toute la différence, car si certains méchants préfèrent honteusement cacher leur visage à travers des masques ou des giphycasques, voire des turbans ou des foulards, Zarth Arn, lui, exhibe courageusement ses bouclettes à travers les galaxies dans sa soif de pouvoir et de destruction. Elles l’accompagnent dans tous ses combats, dans toutes ses épreuves et même dans ses moments les plus difficiles. Elles sont sa force et sa détermination, que dis-je : sa fierté. Nul tyran autre que lui ne peut se vanter de posséder de tels attributs. Son coiffeur est réputé « des étoiles maudites aux confins de l’univers ». C’est d’ailleurs le même qui a taillé la barbe de l’Empereur Ming de Mongo avant de la reproduire, presque à l’identique, sur le faciès de Zart Arn, lui conférant ainsi ce visage si inquiétant mettant en valeur son regard profondément intelligent…

La légende raconte qu’un jour, au cours d’un duel, Zarth Arn perdit l’une de ses bouclettes. Il en fut tellement bouleversé qu’il décapita de rage son adversaire avant de ramasser, en larmes, sa mèche de cheveux… Sa douleur dura de longues semaines, elle ne trouva répit que lorsqu’une nouvelle bouclette eut repoussé à l’endroit exact où l’autre avait été sauvagement tranchée…

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En dehors de ses légendaires bouclettes, Zarth Arn possède aussi la cape, le col relevé et les bottes que tout noble méchant de space opérette se doit de porter.

Étrange que Stella Star ne soit pas tombée sous le charme des bouclettes de ce Zarth Arn incarné par Joe Spinell…

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STAR CRASH : Photos du making of

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Série de photos en noir et blanc dévoilant le tournage du film et de quelques scène supprimées, notamment celle des sables mouvants.

(Cliquez sur l’image ci-dessous pour voir la vidéo)

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STAR CRASH : Le robot Elias (ou Elle)

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18061306163715263615760370Elias, un robot flic, figure ici aux côtés de la charmante Stella Star sur une plage de sable blanc. Stella semble d’ailleurs déjà prête à aller se baigner avec son merveilleux accoutrement si propice à la trempette… Ah oui, c’est vrai, je m’égare… Revenons à Elias, notre robot-craignos. Pas si craignos me direz-vous ? C’est possible. Il y a eu pire encore une fois, et notre Elias aurait très bien pu figurer dans la scène de la cantina de Mos Eisley dans STAR WARS IV, oui, parfaitement, au milieu des aliens et divers pilotes de vaisseaux de la galaxie.

Elias possède tous les clichés du robot d’une série Z : gestes saccadés, voix caverneuse (le comédien qui le double doit parler dans une boîte à chaussures) et courts circuits plein de jolies étincelles. Peu efficace sur le terrain, sans cesse en train de faire ses réflexions et remontrances insupportables, Elias finira démembré grâce à une tribu d’hommes des cavernes. Bien fait pour lui !

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STAR CRASH : Le robot géant des amazones

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Ce gigantesque robot féminin (oui, regardez bien, il possède des seins !), conçu par de redoutables amazones, et qui poursuit sur une plage nos héros du film, déambule aussi raide qu’un balai en agitant sans cesse ses grands bras. Il s’agit en outre d’un robot géant extrêmement silencieux : à peine de vibrations à chacun de ses pas, aucun couinement ni grincement contrairement au Talos de Ray Harryhausen dont il se veut le digne descendant du futur… Hum… Son ombre gigantesque se projette même sur le décor situé derrière lui, assombrissant la planète que l’on aperçoit en fond ! Ah, les merveilleux effets spéciaux de STAR CRASH…

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Muni d’un sabre impressionnant, notre robot géant sera néanmoins détruit en un rien de temps par un vaisseau venu à la rescousse. Quelques rayons roses, et le voilà se tortillant désespérément sur place avant de s’effondrer (toujours presque sans un bruit…) sur cette plage devenue son tombeau.

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STAR CRASH : Les répliques qui tuent

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« Regarde ! un neutron stellaire ! »

« Ce n’est pas à un vieux robot qu’on peut faire le coup de l’hyper-espace. »

« N’espérez pas gagner, Stella Star ! »

« Ceci, comme vous le constatez, est un concentrateur d’énergie faciale. »

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STAR CRASH : Le jeu vidéo

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Je vois vos yeux s’écarquiller. Oui, en effet, il semblerait qu’un jeu vidéo STAR CRASH ait existé, édité par Atari. Cependant je ne dispose d’aucune information à son sujet, si ce n’est cette publicité… On y voit représentée, non pas en hyper-espace mais en hyper-pixellisation, la scène de combat contre le robot géant des amazones…

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STAR CRASH : L’avis des critiques

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« Ce film reste encore aujourd’hui l’un des plus réjouissants de l’ère post-STAR WARS. » (Jérôme Wybon, Les Guerres des Étoiles, éd. Huginn & Munnin)

« Quoi qu’il en soit, malgré ses efforts décoratifs et la musique de John Barry, il ne s’agit que de l’un de ces produits d’exploitation sympathiques comme l’Italie en a confectionné à la pelle à l’époque. » (Jean-Pierre Andrevon & Jean-Pierre Fontana, 100 Ans et Plus de Cinéma Fantastique et de Science-Fiction, éd. Rouge Profond)

« Considéré comme un « nanar », le film est très plaisant et apprécié notamment à cause des tenues sexy de la belle Caroline Munro. Les personnages éclatent de rire toutes les cinq minutes : voilà un film qui n’est pas guindé. » (Michel Chion, Les Films de Science-Fiction, éd. Cahiers du Cinéma – Essais)

« On peut tout de même rester admiratif devant l’incroyable talent de bricolage dont font preuve les auteurs du film. Cozzi parvient même, il faut le reconnaître, à développer une véritable esthétique personnelle, influencée tout autant par la bande dessinée que par le cinéma bis italien. » (Laurent Aknin, Les Classiques du Cinéma Bis, éd. Nouveau Monde)

« Si le film existe bel et bien grâce à LA GUERRE DES ÉTOILES, il n’en n’est pas pour autant une pâle copie sans imagination. S’il lui ressemble dans le fond, il s’en détache dans son contenu. » (Damien Granger, Impact n°48)

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STAR CRASH : Le film complet en V.F.

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On ne pouvait pas finir ce dossier sur les 40 ans de STAR CRASH sans vous proposer le film culte de Luigi Cozzi. Le voici, le voilà, à découvrir d’urgence si vous n’en avez jamais fait l’expérience, à revoir si les blockbusters entraînent votre désespoir. Stella, Elias, Zarth Arn et tous les autres sont là, au rendez-vous, 40 ans plus tard. Ils n’ont pas pris une ride. Préparez-vous au choc des étoiles ! (Cliquez sur l’image ci-dessous pour voir le film)

- Morbius – (morbius501@gmail.com)

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Sources : L’Écran Fantastique n°8, Impact n°48, Metaluna n°4, Les Guerres des Étoiles (de Jérôme Wybon, éd. Huginn & Munnin), Wikipédia.

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INDEX DU BLOG / GUIDE ALTAÏRIEN / CARNET GEEK NC

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DESTINATION FANZINES SF

DESTINATION FANZINES SF fusees005

Si aujourd’hui il en reste très peu, il y eut entre 1970 et 1990 principalement, beaucoup de fanzines francophones traitant de Science-Fiction, que ce soit au niveau du cinéma, de la BD ou de la littérature. 

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De ces trois genres, le plus largement représenté était certainement la littérature SF, avec énormément de titres dont on peut citer quelques principaux : Ailleurs et Autres, AOC, Brins d’éternité, Carfax, Géante Rouge, Lunatique, Mercury, Le Météore, Présences d’esprit, Vopaliec, etc. 

Pour la bande-dessinée on trouvait des titres exclusivement BD comme Le Citron Hallucinogène, Rivages, Altaïr, etc. 

Et enfin, il y avait les fanzines qui traitaient de cinéma de Science-Fiction mais en s’attachant aussi à d’autres sujets. C’est à cette catégorie qu’on va s’intéresser ici, quelques fanzines multi-genres qui furent édités bien avant l’arrivée des sites, blogs et autres webzines réunissant donc le ciné, la BD et la littérature et ayant un lien, petit ou grand, avec la SF et le fantastique.

erde003 A-Z erde003

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A-Z : A-Z était principalement consacré à la littérature, mais on y trouvait aussi quelques sujets cinéma. Entre 1985 et 1988 il y eu 23 numéros ainsi que plusieurs hors-série dont un consacré à Graham Masterton.

erde003 Chimères erde003

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Chimères : 50 numéros sur plus de 14 ans de 1987-2001, une belle longévité pour Chimères. Au programme : news cinéma, nouvelles, dossiers SF, Fantasy… et même une rubrique CD-Rom !

erde003 Crépuscule Galactique erde003

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Crépuscule Galactique : mélange de fantastique et d’horreur, Crépuscule Galactique connut 5 numéros de 1978 à 1980, dont un sur les rats dans le fantastique et un autre sur Satan. Tout un programme !

erde003 Faille temporelle erde003

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Faille temporelle : ce fanzine était lui plutôt spécialisé dans la BD, avec notamment ce n° 3 datant de janvier 1991 dans lequel on trouvait l’interview de Moebius. Chaque numéro proposait également un peu de cinéma.

erde003 Futura erde003

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Futura : ou Le Monde fou fou fou de la S.F. comme l’indique le sous-titre. Prometteur mais seulement 1 numéro paru en 1990.

erde003 Gnomus erde003

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Gnomus : en 1984 sont sortis 3 numéros de Gnomus. Au programme : festivals, BD et nouvelles (2) et articles divers. Ce fanzine est pratiquement introuvable, d’ailleurs je n’ai pas d’exemplaire en ma possession mais j’ai quand même pu dénicher quelques infos de ci de là, comme cette image de la couverture du n°0 (de très mauvaise qualité malheureusement).

erde003 Nagual erde003

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Nagual : principalement des sujets sur le cinéma pour les 9 numéros de Nagual parus entre 1996 et 2003, mais pas que, avec des rubriques qui vont de la littérature aux jeux vidéo en passant par la BD.

erde003 Nyarlathotep erde003

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Nyarlathotep : de la science-fiction littéraire et du cinéma, des nouvelles et des bandes dessinées. 10 numéros parus en 7 ans. Nyarlathotep a évolué petit à petit vers la revue professionnelle.

erde003 Star&Space Magazine erde003

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Star&Space Magazine : que faisait Alain Carrazé, grand spécialiste des séries-TV, avant de présenter l’émission DESTINATION SÉRIES sur Canal, d’écrire des livres sur le sujet ou de devenir un chroniqueur régulier de Mad Movies ? Un fanzine pardi, qui date de la fin des années 70. Star&Space Magazine se concentrait donc surtout sur les séries TV mais abordait aussi d’autres thèmes. Il connut au moins 7 numéros.

erde003 Tri-solaires erde003

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Tri-solaires : ce fanzine des années 70 est intéressant par son sommaire varié : plusieurs nouvelles, une interview de Gérard Klein (directeur de la collection SF du Livre de Poche) et pour la partie cinéma, un dossier Stanley Kubrick. Ce numéro fut le seul édité semble-t-il.

erde003 65 ans de SF au cinéma erde003

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65 ans de SF au cinéma : avec son format particulier de 20×32 cm (difficile à ranger dans une fanzinothèque!) 65 ans de SF au cinéma est une publication un peu spéciale, un fanzine, ou plutôt un fanbook, consacré au genre. D’origine franco-belge, il était ronéotypé avec plus de 2OO pages dont 40 de photos. 65 ans de SF au cinéma est sorti en 1968 à l’occasion d’une rétrospective de la Cinémathèque de Bruxelles. De À DES MILLIONS DE KILOMÉTRÉS DE LA TERRE (Twenty Million Miles to Earth, 1957, Nathan Juran) à ZA DVE STE LAT KONGEM CERVNA (alias IKARIE XB1, film tchécoslovaque de 1962)…. c’était plus de 200 films de SF qui étaient passés au crible par une dizaine de rédacteurs.

erde003 Cosmofiction, Amazine, Fantastic Zone erde003

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Cosmofiction, Amazine, Fantastic Zone : on ne pouvait terminer sans citer des fanzines calédoniens, comme Amazine et Fantastic Zone, dont vous trouverez tous les détails sur le blog Cosmofiction à cette adresse, et bien évidemment Cosmofiction, premier fanzine calédonien consacré aux genres de l’Imaginaire, en particulier au cinéma fantastique et de science-fiction, il connut 23 numéros et fut publié pat les membres du Sci-Fi Club entre 1984 et 1991. Tout est également sur le blog.

- Laurent Faiella -

Et pour en savoir plus encore sur les fanzines et le fanzinat, consultez le site LE FANZINOPHILE !

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FRANK HERBERT : LE FACTEUR ASCENSION

FRANK HERBERT : LE FACTEUR ASCENSION dans Antipathes 14072703494415263612413227

LE CYCLE DU PROGRAMME CONSCIENCE

- quatrième partie - 

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LE FACTEUR ASCENSION

Publié sous le titre original The Ascension Factor en 1988 et en français chez Robert Laffont en 1988. Il est le quatrième tome du Cycle du Programme conscienceDernier tome du cycle, ce dernier sera écrit sous la plume de Bill Ransom seul, étant donnée la mort tragique de son co-auteur Frank Herbert. Car si ce dernier a lui aussi préparé l’intrigue et les personnages, Bill Ransom sera seul à l’écrire.

18032708553015263615634090 dans Dossier : Le Cycle du Programme ConscienceIl aura fallu presque une génération pour changer radicalement le paysage de Pandore. Des continents ont immergés et les îliens ont posé le pied à terre. Seuls quelques irréductibles siréniens vivent encore sous la surface de l’eau. Sauf que le changement ne s’arrête pas là. Le caisson hyber récupéré en orbite a apporté son lot de nouveautés, dont une personne, Raja Flatterie, sixième du nom. Ce dernier va prendre le contrôle de la planète par son autorité de psychiatre-aumônier, bien que ce titre ne sera que temporaire. Raja Flatterie sera très différent de ce qu’ont été les précédents. Il va diriger d’une main de fer la population de Pandore sous une dictature brutale et sanglante. Il aura le contrôle du marché (interdisant aux pêcheurs et aux producteurs de garder pour eux une partie de leur production), du rationnement et des réseaux d’holovision, donc de l’information. Il tiendra dans le creux de sa main les médias par le rachat de la Sirénienne de Commerce, alors propriétaire du studio et de l’holovision. Acquisition stratégique afin de servir sa propagande. Les accidents mortels serviront de prétexte à la destruction du Varech ou de ce qu’il en reste et à décrédibiliser un mouvement d’insurgés aux yeux du public. À côté de ça, sa milice n’hésitera pas à abattre femmes et enfants si ceux-là s’avèrent être d’hypothétiques éléments subversifs. Certains sont pendus au sommet de la falaise pour servir de leçon au reste de Kalaloch, la cité de la colonie ouvrière.

Pendant que le peuple meurt littéralement de faim, Flatterie qui se fait désormais appeler le Directeur, s’est lancé dans le projet « Spationef » où il décide de repartir dans l’espace à bord d’une nouvelle nef spatiale qui sera pilotée par un N.P.O, anciennement Alyssa Marsh.

Le Varech n’est pas en reste car Avata est devenue l’esclave du Directeur et se contente de modifier les courants. Bien qu’une partie échappe encore à son contrôle.

18032708564815263615634091 dans LittératureFace à cette violence, vont se soulever un petit groupe d’insurgés nommés « Les Enfants de l’Ombre ». Groupe secret qui se spécialisera dans le vol et le sabotage. Véritables pirates des ondes, ce groupe diffusera à la radio et à l’holovisions, l’émission pirate « La Voix de l’Ombre ».

Au milieu de tout ça, la mystérieuse Crista Galli, élevée au rang de divinité par certains, ou de calamité par d’autres, est la fille sortie mystérieusement des océans et sera capturée et séquestrée par le Directeur dès sa sortie des océans pandoriens. Elle sera cependant libérée par Ben Ozette, journaliste de l’holovision, lors d’une interview en privé avec elle. Ils auront pour l’un et l’autre le coup de foudre.
Aidé de ses amis et des moines zavatariens, Ben Ozettes combattra le Directeur et ses escadrons de la mort.

D’où vient Crista Galli et qui sont ces « Enfants de l’Ombre » ?

L’histoire se situe à peu près 25 ans après les événements contés dans L’Effet Lazare. Ben Ozette et Rico Lapush sont d’ailleurs d’anciens réfugiés de Guemes. Des humains dits « originaux », plus grands que les Pandoriens, sont revenus. Les îliens ne vivent plus sur les îles et les siréniens les ont rejoint sur Terre. Et si Nef a été le tyran des toutes premières générations, Flatterie prendra ici sa place pour clore le cycle.

On y retrouve d’ailleurs les thématiques de l’auteur. Notamment Crista Galli, qui, grâce à ses origines, peut avoir accès à la mémoire cellulaire des humains avec qui elle entre en contact physique. Cependant, dans ce tome, les auteurs traitent d’un sujet nouveau, celui des sciences de l’information, de la censure, de la propagande et de la propagation des rumeurs par les médias. Tout accident est imputé à un hypothétique attentat terroriste des « Enfants de l’Ombre », même les catastrophe naturelles. Quant au Projet Spationef et à la propagande de Flatterie sur Crista Galli, ils occupent les ondes pendant que la pénurie de vivres fait rage dans la population. « Nous avons faim et tout de suite ! »

Maintenant, les personnages principaux.

18032708583115263615634092 dans Science-fictionCrista Galli : Elle est une jeune femme qui semble avoir une vingtaine d’années. Elle est apparue mystérieusement dans les profondeurs du Varech dans les océans de Pandore il y a de ça 5 ans avant de refaire surface. Après quoi elle sera séquestrée cinq années durant par le Directeur et servira sa propagande. Il n’hésitera pas à faire courir des rumeurs sur elle. Physiquement elle est albinos, d’une pâleur spectrale à la peau diaphane, ses cheveux sont blancs et elle a les yeux verts. Cette coloration des yeux est très spécifique de ceux qui possèdent en eux les gènes du Varech. Très intelligente, elle est dotée d’une force de caractère. Elle a aussi accès par simple contact à toute la mémoire cellulaire de n’importe qui, à l’instar du Varech.

Ben Ozette : Journaliste d’une quarantaine d’années à l’holovision, il est pour les Pandoriens une véritable célébrité. Il est, avec son ami et collègue Rico LaPush, l’un des rescapés de la catastrophe de l’île de Guemes alors qu’il avait 15 ans. Il s’enfuira du domaine privé de Flatterie avec Crista Galli et deviendra, avec Rico, un fugitif pourchassé par Spider Nervi, le bras droit du Directeur.

Rico LaPush : Personne méfiante de nature, il est un fidèle ami de Ben Ozette qu’il ne quitte plus depuis la tragédie de Guemes. Il fut recruté comme technicien triangulateur dans l’équipe holographique.

Béatriz Tatoosh : Ancienne amie et amante de Ben Ozette, elle travaille à l’holovision. Elle a vécu avec ce dernier beaucoup d’aventures et ils ont risqué leur vie ensemble. Ces expériences communes les auront beaucoup rapprochés. Elle tombera amoureuse de Nano MacIntosh, humain issu du caisson hyber et responsable de l’Orbiteur. Elle sera chargée, par le Directeur, du projet Spationef et prendra des décisions courageuses sur l’exemple de Ben Ozette, ce qui lui vaudra des soucis.

18032709014615263615634095Elvira : 35 ans, pilote de l’hydroptère Poisson-Volant appartenant à l’holovision. Elle déteste, par-dessus tout, toute forme de changement de plan de dernière minute. Pilote hors-pair elle est la plus coriace de tous ceux recrutés par l’holovision. Douée autant dans les airs, sur mer qu’en immersion, elle n’a ni opinion, ni religion, ni ami. Le pilotage c’est toute sa vie.

Raja Flatterie : Sixième du nom issu du caisson hyber, il est le psychiatre-aumônier devenu Le Directeur. Titre qu’il s’octroya de lui-même lorsqu’il prit le pouvoir sur Pandore. La population habituée à être gouvernée par les psyos ne s’y opposera pas. Véritable dictateur à la poigne de fer et au désir pathologique de tout contrôler, son passé de clone l’affectera toujours. Il a peur et ses cauchemars sont récurrents. Il relancera le projet de la nef spatiale, mais cette fois celle-ci sera conduite par un NPO, anciennement Alyssa Marsh, qu’il décapitera lui-même pour mettre le cerveau en orbite au contrôle de la nef. Ce projet lui tient à cœur et mettra toute l’énergie et les ressources de la planète à cette fin. Quitte à laisser mourir toute une population.

Alyssa Marsh : Ancienne humaine conditionnée à devenir NPO. Avant sa capture par Flatterie elle se passionnera pour le Varech et l’étudiera. Elle refuse son destin de NPO mais y sera forcée. Elle aura une aventure avec le Directeur et ce dernier se chargera lui-même de la décapiter et de retirer son cerveau pour la brancher à la nef.

Spider Nervi : Bras droit et assistant particulier du Directeur et mercenaire, il a l’art et la manière de torturer ses prisonniers. Il est très reconnaissable à son visage hermétique même face au Directeur en personne. Sa tête semble être dans les normes si ce n’est l’absence de nez pour avoir à la place une fente visqueuse et la présence des yeux noirs. Il a aussi la peau foncée et parsemée de veines rouges saillantes et luminescentes.

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Le Varech (Avata) : Véritable personnage à part-entière depuis le début de la saga, Avata n’aura de cesse de se faire annihiler par les humains qui tantôt le voient comme un ennemi à abattre, tantôt une divinité nommée. Il est la forme de vie consciente, intelligente et autochtone de Pandore. Avata prendra conscience de son esclavage et cherchera à récupérer son intégrité d’autrefois, aujourd’hui fragmentée. Avata aura conscience de ça et en ressentira une véritable frustration. Raja Flatterie fera tout d’ailleurs pour empêcher le Varech encore conscient et indompté d’entrer en contact avec le Varech lobotomisé qui lui sert de contrôleur des courants. Il pratiquera un élagage drastique des thalles car le Varech s’instruit par contacts des uns des autres, et il lui faut dompter le reste. Aussi il les isolera les uns les autres.

Les Moines Zavatariens : Groupe religieux vivant en Hermite à l’écart du monde civilisé se servant du Varech dans ses rituels. Il s’oppose en secret à la politique austère du Directeur.

- Antipathes -

Prochainement : Le bestiaire de Pandore

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Autres articles d’Antipathes :

Robot-cool (40) : Marvin / Nous Autres / Martiens, go Home ! / La Planète des Singes / Dirk Gently, le détective holistique / Bender / Spécial Frank Herbert / Le Cycle du Programme Conscience : Destination Vide / Le Cycle du Programme Conscience : L’Incident Jésus / Le Cycle du Programme Conscience : L’Effet Lazare

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FRANK HERBERT : L’EFFET LAZARE

FRANK HERBERT : L'EFFET LAZARE dans Antipathes 14072703494415263612413227

LE CYCLE DU PROGRAMME CONSCIENCE

- troisième partie -

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L’EFFET LAZARE

Publié sous le titre original The Lazarus Effect en 1983 et en français chez Robert Laffont en 1984. Il est le troisième volet du Cycle du Programme Conscience.

Petit saut dans le temps. Hop ! À pieds-joints !

18032608122415263615632450 dans Dossier : Le Cycle du Programme ConscienceNef a littéralement abandonné les Pandoriens et leur a laissé en partant un petit quelque chose qui gravite autour de la planète. Tiens, parlons-en de la planète car un changement radical dans l’écologie de ce monde a fait disparaître le peu de surface immergée de l’océan.

Une partie de la population, les descendants des clones M, vont vivre à la surface des océans dans des cités à bord d’îles organiques (aussi appelées vau-l’eau) dont la plus grande est Vashon. Ces îles (qu’il faut nourrir) flottent au grès des vents. Les spécificités génétiques des habitants, nommés « îliens », imposeront l’organisation d’une instance : « La Commission des formes de Vie ». Cette Commission est située sur Vashon, avec à sa tête Ward Keel, le Juge Suprême des Formes de Vie. Ce dernier sera en charge, sur l’étude du dossier médical de chaque nouveau-né, de décider si oui ou non celui-ci est apte à vivre.  Les dérives génétiques issues des manipulations de Jésus Louis ont fait que certains organismes sont mortellement nuisibles pour eux et les autres. Aussi, la commission composée de juges (dont le juge suprême) est chargée de statuer sur l’avenir du sujet. Les îliens ont bien sûr des difformités physiques : certains ont des bras trop longs, d’autres des têtes trop larges, des yeux trop grands, etc. Ce qui leur offre parfois quelques talents dans des domaines particuliers.
Ces derniers sont vulgairement surnommés « mutards » par les siréniens par mépris, voire entre îliens eux-mêmes par plaisanterie.

18032608134915263615632451 dans LittératureL’autre partie vit dans les fonds océaniques, en compagnie du varech qu’ils tentent d’éduquer, à l’intérieur d’une structure qui les abrite. Les « siréniens » sont beaucoup plus proches génétiquement des colons bien que plus petits. Leur vie passée sous les eaux les a rendu pâles, voire davantage et ils ne supportent plus aussi bien l’air sec de la surface. Ils doivent être humidifiés lorsqu’ils se retrouvent à l’air libre (moisturise me). Ils respirent dans l’eau grâce à des poissons à air mis au point par des bio-ingénieurs îliens. Les siréniens possèdent jalousement toute une technologie et des savoirs. Ils possèdent des compétences océanographiques poussées et écologiques. Ils se battent en secret pour restaurer le Varech, grâce à Vata, immerger les terres et récupérer le caisson hyber en orbite autour de Pandor. Pour se faire, un aérostat est en projet.
Ces derniers sont vulgairement surnommés «les phoques » par les îliens.

Cependant, s’il y a un domaine sur lequel ils sont d’accord, c’est l’importance de la vie. Les guerres sont dépassées et les meurtres inenvisageables. Quoi que, depuis, des fanatiques siréniens ont lancés des attaques terroristes sur certaines îles organiques.

18032608152615263615632452 dans Science-fictionLes personnages principaux :

Ward Keel : Îlien à la charge de Juge suprême des formes de vie. Il prend les décisions les plus difficiles de la communauté îlienne. Celle de décider de la vie et de la mort des nouveaux-nés devant ses géniteurs. Il possède une tête démesurée, un nez épaté au centre faisant la taille d’une main. Ses yeux sont situés aux extrémités de son crâne à angle-droit proche de ses tempes, l’un est bleu, l’autre brun. Son cou, trop mince pour supporter sa large tête, est soutenu par une prothèse qui le fait souffrir. Ward Keel est extrêmement intelligent et prend ses décisions avec beaucoup de discernement et de sagesse. Un personnage que j’apprécie énormément.

Queets Twisp : Îlien, pêcheur à bord de son coracle qui est sa seule richesse. Il est un vétéran dans sa profession et recueillera Brett Norton. Il possède des bras beaucoup trop longs qui atteignent 1,50 m. Cependant, même si ses mains traînent au sol, ses bras sont parfaitement adaptés à la pêche et lui permettent de remonter les filets sans difficulté.

Brett Norton : Jeune homme de 16 ans devenu pêcheur. Il est blond, grand, osseux et il a une morphologie jugée normale. Il possède de larges yeux gris qui lui permettent d’avoir une vue excellente et qui le rendent nyctalope. Il est issu d’une famille qu’il assume assez mal. Il sera recueilli par Queets Twisp qu’il verra comme un ami et fera aussi la rencontre de Scudi Wang avec qui il deviendra proche.

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Scudi Wang : Jeune fille de 15 à 16 ans, elle est notamment la fille de Ryan Wang et Elina Wang et héritière de l’entreprise La Sirénienne de Commerce, à la tête de laquelle siège Kareen Ale. Espiègle de caractère, elle prendra grand soin de Brett quand elle recueillera ce dernier au fond de l’océan.

Kareen Ale : Le visage ovale, elle a les yeux bleus, les cheveux roux et le teint rosé. Elle est diplomate auprès des îliens, elle est aussi docteur en médecine et est choisie pour être à la tête de la Sirénienne de Commerce. Elle est aussi la tutrice de Scudi Wang, héritière légitime.

18032608190015263615632460Gelaar Galow : Il est blond aux yeux bleus et possède des cheveux ondulés. Il est considéré comme le plus bel individu mâle sirénien. Il travaille en tant que directeur de la communication sirénienne. Il est très imbu de sa personne et possède une grande violence et agressivité. Il fait partie d’un groupe aux intentions douteuses, voire hostiles.

Vata : Cette créature humaine, aux attributs féminins, est une montagne de chair aux cheveux démesurément longs qui poussent indéfiniment. Elle  vit au centre de Vashon dans un sommeil profond, baignant dans une solution nutritive entretenue par des poissons coprophages. Elle baigne en compagnie de son compagnon « satellite » Duque, qui rêve ses rêves et les interprète parfois à haute voix. Vata est surveillée par la psyo Simone Rocksack, et tous voient en elle la clé du réveil du Varech.

Et beaucoup d’autres qui auront aussi un rôle important à jouer dans l’histoire.

Bien que les îliens et les siréniens soient tous deux humains, leurs disparités environnementales, physiques mais aussi sociales vont les diviser. N’étant pas soumis aux mêmes conditions de vie, ils ne se comprennent pas. Les siréniens veillent sur les îliens afin de prévenir de tout accident mortel pouvant survenir 18032608212015263615632461(tempêtes, attaque de capucins) et veillent aussi et surtout à préserver leur avantage génétique en ne se mélangeant pas. En plus des surnoms qu’ils se donnent entre populations, les mœurs sont aussi extrêmement différentes, rendant parfois une cohabitation directe difficile.

L’enjeu c’est bien sûr le retour des terres immergées. Mais là aussi cela s’oppose au conservatisme îlien qui y voit un risque et un danger pour eux et leur mode de vie.

Autre enjeu, le retour du Varech qui est en sommeil. Mais il y a aussi la grande question (dont la réponse n’est pas quarante-deux) : Qu’y a-t-il dans le caisson en orbite laissé par Nef ? Autant de questions que je maintiendrai sans aucune réponse. (Alors non, quarante-deux ne marche pas, j’ai déjà essayé.)

- Antipathes -

Prochainement : Le Facteur Ascension

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FRANK HERBERT : L’INCIDENT JÉSUS

FRANK HERBERT : L'INCIDENT JÉSUS dans Antipathes 14072703494415263612413227

LE CYCLE DU PROGRAMME CONSCIENCE

- deuxième partie -

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L’INCIDENT JÉSUS 

Publié sous le titre original The Jesus Incident en 1979 et en français chez Robert Laffont en 1981. Il est le second volet du Cycle du Programme conscience.

18032503484115263615630864 dans Dossier : Le Cycle du Programme ConscienceChangement de décor. Nous nous retrouvons sur la planète Pandore, une « frivolité de Nef »… Oui, Nef, et non plus la nef. Vaisseau atteignant maintenant à peu-près 60 km de long, qui a gagné avec le temps un grand nombre d’excroissances bulbeuses et tentaculaires dont les utilités restent, disons, incertaines. Depuis son éveil en tant que conscience, elle devient pour son équipage une véritable divinité omnisciente et omnipotente (Dieu ou Satan ?) et va mettre son équipage et les colons sous un ultimatum. Apprendre à véneFrer.

Et c’est pour cela que Nef va réveiller un fantôme qui nous surgit du passé : Raja Lon Flatterie qui prendra l’identité de Raja Thomas. Le nouveau psychiatre-aumônier. Vous comprendrez qu’au sein d’une colonie qui en possède déjà un, cela risque de faire au moins un jaloux.

C’est alors que nous suivons les habitants de Nef et les colons partis vivre à la surface de la planète Pandore autour de laquelle Nef est en orbite.

Pandore est une planète hostile sur laquelle vivent différentes espèces animales (qui feront l’objet d’un article à part entière) et abrite le Lectrovarech. La planète possède deux soleils : Réga et Alki qui s’alternent, non pas en jours mais en diurnes. Quant à sa constitution, elle est essentiellement océanique et ne possède que deux continents, Noirdragons, sur lequel est installé le Blockhaus, un avant-poste d’exploration, et le continent que Nef appelle l’Ovale.

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Mais Pandore c’est aussi et surtout le Lectrovarech. Il s’agit là d’une forme de vie intelligente à part-entière, un sorte d’entité globale qui vit sur toute la planète. Entité avec laquelle les humains devront vivre et cohabiter, bien que nous connaissons l’attitude hostile des humains envers les autres formes de vie. Le Lectrovarech ne fera hélas pas exception. Nef dira d’ailleurs pour plaisanter que l‘humain est la forme de vie la plus dangereuse sur la surface. Lorsque vous verrez le bestiaire de Pandore, vous comprendrez.

La population humaine pandorienne peut se diviser aisément en deux, voire en trois, mais nous y reviendrons.

18032503520015263615630866 dans Science-fictionIl y a les neftiles, ceux qui vivent à bord de Nef (dit côté nef) en orbite autour de Pandore et les colons, vivant sur la surface de la planète (dit côté sol) en sécurité à l’intérieur du Blockhaus (sécurité somme toute relative). D’ailleurs ces deux populations vont se distinguer rapidement. Si les neftiles vivent dans un confort fourni par Nef, les colons, eux, sont adaptés à un milieu hostile. Ces derniers sont vifs et systématiquement à l’affût du moindre danger. Mais une troisième catégorie va s’ajouter à tout ce beau monde d’étranges clones sortis des laboratoires de Jésus Louis, le bio-ingénieur (fou).

Qui sont les personnages principaux ?

Nous avons :

- Kerro Panille : Poète côté Nef. Il y sera envoyé sur Pandore pour communiquer avec le Lectrovarech. Il est connu pour vivre dans son propre monde. Physiquement il a le teint foncé et porte une barbe, c’est d’ailleurs le seul homme de toute la colonie à en porter une. Aussi, il est d’une grande perspicacité lorsqu’il s’agit d’observer les autres.

- Hali Ekel : Neftile, travaillant comme méditech, elle possède les cheveux coupés ras pour des raisons d’hygiène. Elle est amoureuse du poète. Nef lui fera vivre d’ailleurs une expérience biblique du passé.

- Waela TaoLini : Grande et mince, les cheveux noirs et les yeux marron bridés, elle est dotée d’un épiderme qui change de couleur suivant ses humeurs. Elle est membre de l’équipe de garde du Blockhaus côté sol et elle est équipée d’un crashfeu et d’un laztube. Elle tire une grande fierté du nombre de démons tués (créatures de Pandore) et est très confiante en ses réflexes et en ses propres aptitudes.

18032503532915263615630867- Winslow Ferry : Chirurgien, il vit dans un désordre monumental, alcoolique aussi, il est connu pour être un pervers notoire. Son poste au service Classement et Traitement le met devant les écrans des caméras de surveillances. Je vous laisse imaginer les abus professionnels auxquels il se livre. Il est chargé par ailleurs de surveiller Kerro Panille et de d’informer Jésus Louis sur toutes ses activités. Pour lui tout se vend. Surtout les informations qu’il glane sur les neftiles.

- Morgan Oakes : Psychiatre-aumônier (dit psyo) de 50 ans, corpulent sans pour autant être obèse, il a été nommé par son prédécesseur, le cynique psychiatre-aumônier Edmond Kingston. Il est le premier psyo à ne pas être nommé par Nef. Il est surnommé « Le Boss » dans son dos. De nature paranoïaque, il est en conflit permanent avec Nef qu’il nomme la nef par provocation.

- Jésus Louis : Homme de main de Morgan Oakes, il a à ses ordres son confident Sy Murdoch au sein du Lab I dans le Blockhaus où d’étranges clones sont fabriqués. Il est constamment suivi par un garde du corps Illuyank dont l’aspect physique au teint sombre et musclé fait contraste avec Jésus Louis. En effet, ce dernier est petit, des cheveux fillasses et des lèvres fines et décharnées. Il a le nez maigre, le regard sombre et le menton sec.

- Raja Thomas, alias Raja Flatterie : Véritable vestige du passé, celui que Nef appelle son « démon », est réveillé de son caisson hyber. Ce qui lui fera un choc et lui rappellera l’échec de sa mission. Il est envoyé comme psyo spécialiste en communication, officiellement pour entrer en contact avec le Lectrovarech en compagnie de Kerro Panille et de Waela TaoLini, mais officieusement envoyé par Nef pour mettre les humains face à l’ultimatum. Il faut que les humains apprennent réellement ce qu’est la véneFration. Il est mal vu cependant par Morgan Oakes qui voit en lui une provocation de « la nef ».

18032503550215263615630868Vous l’avez compris, la vie sur Pandore et sur la nef n’est pas la même, même si la disette, elle, est commune. Côté sol, les mœurs et la vie au sein du Blockhaus sont très différentes. Les gardes, qui veillent à la sécurité jouent à un jeu qui les met en danger mortel : « la péri ». Des équipes de chercheurs sont mobilisées pour tenter de faire des expéditions sur la surface de la planète et des généticiens dont Jésus Louis, s’activent à créer des clones adaptés à la vie pandorienne.

Côté nef, il y a toutes les équipes médicales et les serres hydroponiques. Toutes les naissances doivent se faire impérativement côté nef et les habitants dorment dans des hamacs. Morgan Oakes, qui fomente contre Nef, verra ses plans contrariés par l’arrivée du nouveau psyo avec qui il sera en rivalité.

Tout le roman est centré autour de l’aspect religieux, Nef, le vaisseau fait-Dieu, attend de ses humains qu’ils la VéneFrent, mais qu’est-ce que la véneFration ? Est-ce une prière ? Nef n’est pas satisfaite de l’attitude des humains et ces derniers ne répondent pas à ses attentes, d’où l’ultimatum et le choix d’envoyer Raja Flatterie pour mettre les humains face à leurs erreurs.

- Antipathes -

Prochainement : L’Effet Lazare

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FRANK HERBERT : DESTINATION VIDE

FRANK HERBERT : DESTINATION VIDE dans Antipathes 14072703494415263612413227

LE CYCLE DU PROGRAMME CONSCIENCE

- Destination Vide -

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De retour en compagnie de Frank Herbert. Si dans l’épisode précédent il fut question de deux œuvres très différentes, je vais là m’attarder sur une saga qui rivalise aisément avec celle de DuneEt cette fois-ci, on s’attaque à plus fort que soi : Le Cycle du Programme Conscience.

Comme il a été dit, ce cycle est bien moins connu que celui de Dune mais il n’a rien à envier à ce dernier.

Cette saga comporte quatre tomes :

  • Destination Vide (Destination : Void)

  • L’Incident Jésus (The Jesus Incident)

  • L’Effet Lazare (The Lazarus Effect)

  • Le Facteur Ascension (The Ascencion Factor)

Frank Herbert s’associera avec Bill Ransom pour l’écriture du cycle. Alors faisons un petit point, qui est-il ?

Bill Ransom est un écrivain et poète, né en 1945 à Puyallup (Washington). Il travailla dès l’âge de onze ans à temps plein dans l’agriculture. En 1970, il recevra à l’Université de Washington un BAC en Sociologie et en Anglais. Il étudiera ensuite, à l’Université du Nevada, la littérature américaine minoritaire et l’anglais ancien et moyen. Pendant six années il sera pompier instructeur et formateur en réanimation cardio-pulmonaire (RCP).

Il écrivit en 1979 avec Frank Herbert le premier tome de la saga, L‘Incident Jésus, après Destination Vide qui deviendra le Programme Conscience. Le dernier tome, Le Facteur Ascension, restera inachevé par la mort de Frank Herbert et Bill Ransom le terminera seul.

18032404513715263615629155 dans Dossier : Le Cycle du Programme Conscience

DESTINATION VIDE

Publié sous le titre original « Destion : Void » en 1966, il fut par la suite réédité en 1978 par Frank Herbert, d’une part à cause de l’influence qu’a eu sur lui « Le Monstre de Frankenstein » de Mary 18032404413815263615629151 dans LittératureShelley, d’autre part, afin de l’intégrer au sein du Cycle du Programme Conscience. Il fut par la suite édité en français en 1981 par Robert Laffont sous le titre de Destination Vide.

Morgan Hempstead (vulgairement surnommé Grand Papa), alors directeur du Programme Conscience sur Lunabase, regarde exploser la nef Terra V. Un autre échec, le cinquième. Le projet ? Envoyer aux confins de Tau Ceti des clones, considérés comme des biens d’équipement, mobilisés au sein d’une nef spatiale, Terra. Officiellement, ils sont envoyés dans le but de coloniser une planète habitable. Officieusement, ils ont pour objectif de créer une conscience artificielle à bord de la nef. Vous sentez venir les problèmes ?

Mais parlons de la nef, car elle est importante. Elle est décrite comme un ovoïde de fer blanc (l’Œuf de fer blanc). La nef est conduite et maintenue en état homéostatique jusqu’alors par un NPO (Noyau Psycho-Organique) et abrite en son sein toutes les espèces de la Terre en état d’hibernation sous forme embryonnaire, ainsi que des clones de remplacement.

Un NPO  est un cerveau retiré d’une boîte crânienne d’un corps mourant branché à l’ordinateur de la nef. Ça vous choque ?

Sauf que…

18032404432315263615629152 dans Science-fictionTrois NPO successifs deviennent complètement hors de contrôle, détruisant une partie de l’équipage à bord. Malheureusement, rien n’avait préparé l’équipage à ce dysfonctionnement pourtant majeur, et à cours de NPO de rechange, ils vont être confrontés à un problème. Le vaisseau ne peut être conduit autrement, étant beaucoup trop complexe. D’ailleurs, l’équipage restant, au nombre de quatre, se contentera des fonctions vitales qu’ils assureront à tour de rôle.

Alors, qui sont ces clones remplaçables balancés comme ça dans l’espace ?
Je vous présente l’équipage ombilical de la nef Terra :

Raja Lon Flatterie : Psychiatre-aumônier (combinaison intéressante dans la saga, car dans l’histoire, les psychiatres ont enfin admis leur rôle mystique, celui de sorcier de la tribu qu’ils remplissaient, aussi les deux fonctions ont été associées)

Gerrill Lon Timberlake : Ingénieur des équipements biofonctionnels, son conditionnement de clone l’a empêché de mettre un terme à la vie des NPO.

Prudence Lon Weygand : Chirurgien de grande classe et grande mathématicienne.

John Lon Bickel : Qui aura un rôle primordial dans la conception et la construction de la conscience artificielle.

18032404445215263615629153D’ailleurs, vous avez sans doute remarqué l’ajout d’un deuxième prénom, «Lon». Ce dernier est destiné à distinguer le clone. Car le clone n’est pas un individu et ne partage pas les droits de ce dernier. Comme il est précisé, il s’agit bien d’un bien d’équipement jetable, il sert aussi de cobaye pour les expériences alors interdites sur des humains et de « pièces détachées » biomédicaux. D’ailleurs, chacun d’entre eux est mis à l’écart dans des zones vierges de tout contact humain.

Aussi, l’arrêt brutal des NPO va mettre l’équipage dans une situation intenable, car il faut conduire la nef à bon port et sans NPO, cela est parfaitement impossible et illusoire. Une nécessité se fera donc sentir. Celle de construire une conscience artificielle pour remplacer les NPO. D’autant qu’une série de dysfonctionnements dans l’ordinateur et les systèmes de survie de la nef pousseront l’équipage dans leur retranchement. C’est sous les ordres explicites du susnommé « Grand Papa » que les clones Bickel, Prudence, Timberlake et Flatterie vont se mettre à la tâche.
Construire avec le matériel disponible, des blocs neurones, une conscience au sein de l’ordinateur de la nef qui soit les amènera à leur perte, soit à bon port.

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Toute l’articulation philosophique, religieuse et scientifique (trois domaines maniés avec brio par l’auteur) ne vous aura pas échappé. Qu’est-ce qu’une conscience, comment la définir ? Qu’est-ce qui est vivant, à partir de quand le non vivant, constitutif du vivant, devient une structure vivante ? Qu’est-ce qui fait l’humain aussi ? Autant de questions que Frank Herbert soulève dans son roman passionnant, bien que très ardu parfois. Les personnages sont soumis constamment à l’enfermement, aux pressions exercées par leur mission, au confinement, au rapport envers les uns et les autres et leur condition de clone.

- Antipathes -

Prochainement : L’Incident Jésus

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FIN DU MONDE SPÉCIALE 14 JUILLET

FIN DU MONDE SPÉCIALE 14 JUILLET

FIN DU MONDE SPÉCIALE 14 JUILLET dans Dossier 17071406004215263615148222

Depuis 2015 déjà, je n’avais plus proposé d’article « Spécial 14 Juillet » destiné à présenter quelques films ou téléfilms français tombés un peu dans l’oubli. Voilà qui est réparé (si on veut) avec cette spéciale fin du monde à la française présentant de futurs mondes dévastés. Des mondes présents et futurs où les individus rêvent encore de familles et de maternités. Des maternités qui sont condamner à s’entretuer pour une bouchée de pain, ou à l’inverse, pour une simple pièce de monnaie. Un peu comme si on glissait directement les fœtus dans les broyeurs à viande du futur. Et quoique l’on puisse en dire ou en penser, les Français n’ont jamais été en reste en matière d’anticipation. Et seuls les budgets de leurs films restent à la traîne, ce qui les ampute généralement de la qualité et de la notoriété recherchées. Néanmoins, voici quelques films que j’ai pu voir ces dernières années et qui ne m’ont pas déplus, bien au contraire…

LE DERNIER HOMME (1970) de Charles L. Bitsch.

17071406041815263615148223 dans Science-fictionL’intrigue : Au retour d’une mission, trois spéléologues, Jean-Claude, sa femme Catherine et Eva, se retrouvent être les seules personnes encore vivantes sur la Terre. Une guerre chimique a provoqué la mort de la population et des animaux. Le trio s’organise afin de survivre. Jean-Claude et Eva meurent après avoir été en contact avec des cadavres. Catherine, enceinte, a échappé à la contamination, et donne naissance à un garçon…
Ce film co-produit par l’ORTF propose une fin du monde réécrite par le réalisateur/scénariste Charles L. Bitsch sous la forme d’une renaissance, proche de celle de la « Genèse » de l’Ancien Testament. Une version qui a d’ailleurs été énormément exploitée au cinéma, entre les potentiels « Adam » du futur ou les dernières femmes fertiles sur Terre. Généralement, pour pimenter l’intrigue, il suffit d’y ajouter deux femmes pour un seul homme, ou à l’inverse, et c’est ce qui engendre généralement des conflits plus violents : deux hommes pour une seule femme.

Mais pour rester sur ce sujet sous-entendu et pour laisser la parole à Jean-Claude Dusse, égaré en pleine montagne avec deux femmes dans LES BRONZÉS FONT DU SKI (1981), les deux femmes reconnaissant pour lui faire plaisir qu’en cas de force majeure elles accepteraient de coucher avec lui, Jean-Claude Dusse de s’écrier énergiquement « Dans dix minutes, je nous considère comme définitivement perdus !! ».

17071406064815263615148224 dans Trapard

LE DERNIER HOMME fait suite à quelques petites productions post-apocalyptiques italiennes comme ECCE HOMO, LES SURVIVANTS (1968) de Bruno Gaburro, ou LA SEMENCE DE L’HOMME (1969) de Marco Ferreri. LE DERNIER HOMME est très posé, avec une ambiance Fifties sous-jacente, bien que Charles L. Bitsch semble avoir tenté de gommer tout ce qui pouvait ancrer le film dans son époque de tournage, avec des décors minimalistes. Une volonté que, à l’inverse, le cinéma d’anticipation des dix années suivantes se refusera, dans une certaine généralité. Difficile choix que de vouloir ou ne pas vouloir faire un clin d’œil à son époque ou à l’actualité.

LE DERNIER HOMME fait néanmoins référence à la bombe à neutrons (ou bombe N) fabriquée et testée au cours des années 60. La bombe N est une arme nucléaire tactique de puissance explosive réduite, conçue pour libérer une grande partie de son énergie sous forme d’émissions neutroniques. Le rayonnement neutronique inflige des dégâts aux tissus organiques et aux composants électroniques, tout en ayant des retombées radioactives minimes. Ainsi, LE DERNIER HOMME place ses trois personnages dans un monde déshumanisé, mais loin d’être dévasté, ce qui ne nécessite pas un budget conséquent.

DEMAIN, LA FIN DU MONDE (1971) de Michel Polac.

J’ouvre une courte parenthèse avec ce film qui n’a rien de futuriste. C’est simplement un constat désabusé sur l’existence, la politique, la course aux armements. On ressent dans ce téléfilm de l’ORTF, diffusé en 1971, le futur étendard du « No Futur » porté à la fin des années 70 et par les jeunes des années 80.

L’intrigue : De nos jours, à Paris, un homme est excédé par l’absurdité de la vie quotidienne. Il ne supporte plus que les jours se succèdent les uns aux autres, tous semblables. Par n’importe quel moyen, il décide que cela doit changer…

17071406092915263615148225À noter, la présence dans le film, de Léon Zitrone, de Bertrand Poirot-Delpech, et de toute la troupe du Magic Circus. Ou, toute une époque de la Télévision Française de grande écoute, sous Georges Pompidou et Giscard, concentrée en un téléfilm. Et mes souvenirs d’enfance aussi. Donc la Fin du Monde entre les interminables états d’âme de « La Noiraude » et les derniers mots expéditifs de Gros Nounours de « Bonne nuit les Petits  ». Mais DEMAIN, LA FIN DU MONDE de Michel Polac montre surtout une ambiance très parisienne d’hier (et d’aujourd’hui), ou des grandes mégapoles.

Enfin, ce thème sur l’absurdité de la vie quotidienne a touché une partie du cinéma européen des années 70. Et notamment le cinéma de Wim Wenders et de Peter Handke, qui feront naître le « road-movie » allemand. Mais en 1987, les mêmes Wenders et Handke prendront finalement ce thème à contre-pied avec LES AILES DU DÉSIR (1987) et avec son ange renonçant à la routine de l’immortalité afin de goûter aux plaisirs terrestres. Ah, ces belles et rassurantes années 80 !

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DEMAIN, LES MÔMES (1976) de Jean Pourtalé.

L’intrigue : Après un cataclysme qui a ravagé la planète à partir d’ondes sonores, Philippe cherche désespérément à rejoindre un groupe humain constitué majoritairement d’enfants, d’autant que sa compagne a été assassinée sous ses yeux par des rôdeurs. Son seul espoir est de localiser l’endroit d’ou proviennent les lointaines émissions radio qu’il arrive encore à capter. Et c’est au moment où il va se mettre en route que les enfants arrivent, mais ils s’avèrent être extrêmement indifférents au monde adulte qui les entoure…

17071406160315263615148228Un bon petit film post-apocalyptique qui traite différemment le thème des RESCAPÉS DE L’AN 2000. Nettement moins connu que le film espagnol de Narciso Ibáñez Serrador ou que « Les Enfants du Maïs » de Stephen King (édité en 1977 et adapté à plusieurs reprises au cinéma et à la télévision), DEMAIN LES MÔMES n’est pas un film d’enfants meurtriers, mais le résultat est peut-être plus dur encore. Le film montre une rupture entre deux mondes : l’ancien système et le monde dévasté. Silencieux et entourés d’adultes handicapés, les enfants reconstruisent un nouveau monde, le leur. Ceux qui, comme Philippe, cherchent à reconstituer l’ancien système pour s’y appuyer comme sur une béquille, ne trouveront aucune place parmi cette future génération. Ils finissent fatalement par s’exclure eux-mêmes pour devenir des rôdeurs. DEMAIN LES MÔMES est aussi une métaphore un peu cruelle sur le temps qui passe et sur le sentiment de vieillir.

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Philippe est joué par Niels Arestrup, alors tout jeune et excellent dans son rôle. Plus jeune encore, la bouille d’Emmanuelle Béart se mélange aux autres petites bouilles des enfants du futur.

LES RAISINS DE LA MORT (1978) de Jean Rollin.

L’intrigue : Une jeune femme découvre la présence d’un pesticide sur les vignes des propriétés environnantes. Elle apprend rapidement que le produit est très toxique : tous ceux qui goûtent au vin produit par les grappes contaminés deviennent de dangereux zombies tueurs…

17071406184515263615148229Un résumé trouvé sur Allociné qui ressemble assez à celui de TOXIC ZOMBIES (1980) et à sa communauté de paysans hippies intoxiqués par les pesticides déversés sur leur récolte de marijuana. À la différence tout de même que dans LES RAISINS DE LA MORT, il n’y a aucun zombies mais des humains infectés et aux pulsions meurtrières. Ce n’est donc pas un film post-apocalyptique, mais un film d’épidémie virale annonce forcément une dévastation qui va crescendo. Et depuis les années 2000, les films d’infectés sont devenus synonymes d’apocalypse.

Certains considèrent d’ailleurs que ce film de Jean Rollin anticipe à lui seul tout le sous-genre du « film d’infectés ». Mais après réflexion et quelques visionnages de films, j’en ai trouvé toute une série qui lui sont eux-mêmes antérieurs.

17071406222815263615148231Je peux déjà indiquer I DRINK YOUR BLOOD (1971) avec son gang de motards assassins et délirants, infectés par le virus de la rage. Puis DOOMWATCH (1972) de Pater Sasdy, dans lequel, une pseudo-marée noire camouflant des déchets chimiques néfastes, engendre des modifications sur la faune abyssale ainsi que l’acromégalie et des pulsions meurtrières sur les habitants d’un village côtier. Et évidemment, LA NUIT DES FOUS VIVANTS (1973) de George A. Romero, qui avec LA NUIT DES MORTS-VIVANTS (1968) fait de son réalisateur, l’un des fondateurs des films de zombies et d’infectés modernes. Beaucoup plus poétique, LE MESSIE DU MAL (1973) annonce pourtant une épidémie qui engendre des meurtres en cascade. Je pense aussi au MÉTRO DE LA MORT (1973) de Gary Sherman, bien que ce film relève plutôt d’un autre sous-genre qui est finalement assez récent : le Survival suburbain. Et j’ajouterai la série télévisée anglaise THE CHANGES (1975) dont le virus meurtrier est symbolisé par le modernisme, les engins motorisés, la télévision, les ondes hertziennes ou téléphoniques, les citadins devant finalement fuir les villes et migrer vers des endroits inhabités plus reculés. Enfin, dans le film espagnol de León Klimovsky, ÚLTIMO DESEO (1976), une dévastation nucléaire réduit la race humaine à des hordes d’aveugles assassins. Sans oublier la diptyque FRISSONS (1975) et RAGE (1977) de David Cronenberg et ses parasites sexuels et meurtriers.

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Très loin des ambiances poético-gothiques des films précédents de Jean Rollin, LES RAISINS DE LA MORT ne fait pourtant pas l’impasse sur certaines influences dans les décors et les accessoires. La scène où Brigitte Lahaie sort de l’obscurité, accompagnée de deux immenses dogues, fait forcément référence à l’apparition de la princesse Asa Vajda au début du MASQUE DU DÉMON (1960) de Mario Bava. Et la présence de l’actrice de films X, Marilyn Chambers, dans RAGE (1977) de David Cronenberg au sujet presque similaire, a sûrement influencé Rollin a faire tourner Brigitte Lahaie dans ces RAISINS DE LA MORT, puis dans FASCINATION, l’année suivante. En dehors de l’accidentel LAC DES MORTS-VIVANTS (1977), Jean Rollin exploitera de nouveau le sujet de la contamination en 1982 avec LA MORTE-VIVANTE. Et bien que ce soit un pur film de zombie, LA MORTE-VIVANTE n’en garde pas moins ce lyrisme et ces errances féminines chers à son réalisateur.

En attendant, LES RAISINS DE LA MORT est consultable en streaming sur YouTube.

AÉROPORT, CHARTER 2020 (1980) de Pierre Lary.

Voilà un titre qui ne paye pas de mine. Surtout après l’interminable série de films comme AIRPORT (1970), LES NAUFRAGÉS DU 747 (1977), AIRPORT 80 : CONCORDE (1979), SOS CONCORDE (1979) et la parodie du collectif ZAZ, AIRPLANE (1980, en Français :Y A-T-IL UN PILOTE DANS L’AVION?). On se devait de tomber dans le panneau planté au milieu de l’allée, en oubliant que certains films peuvent nous réserver des surprises. Et derrière ce téléfilm produit par Antenne 2 se cache une intrigue passionnante qui nous fait bourlinguer entre un sujet de film catastrophe, un autre d’espionnage, puis finalement, celui d’une dystopie mutante et divisée en plusieurs états en pleine guerre froide, et où les rapports physiques sont exclus. Et finalement, AÉROPORT, CHARTER 2020 commence là où un film catastrophe classique se serait conclu.

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L’intrigue : 2020. Un concorde dans un état déplorable traverse le ciel de France. À bord, des animaux et quelques passagers : le commandant aveugle, son fils, un vieux couple, Simone et Jacques, Nicole qui attend un bébé. La nuit tombe et il n’y a aucune lumière au sol, la radio reste muette et l’avion descend. Mais une autre réalité les attend…

Le monde futuriste présenté dans ce téléfilm est plutôt intéressant. Par exemple, les uniformes de cette nouvelle civilisation sont très élaborés. Les murs de détention sont parfois remplacés par des sortes de toiles d’araignée vivantes et absorbantes. Et un détail amusant : les humains communiquent à l’aide d’oreillettes, assez fidèles à celles utilisées de nos jours par les conducteurs d’automobiles.

Pour ceux qui se méfient des productions françaises des années 80, AÉROPORT, CHARTER 2020 est un téléfilm extrêmement sérieux, souvent sombre et sans aucun cabotinage.

GUEULE D’ATMOSPHÈRE (1980) de Maurice Château.

Avec son titre qui rappelle immanquablement la voix d’Arletty, GUEULE D’ATMOSPHÈRE est un court téléfilm régional de 52 minutes, produit par France 3 Alsace et tourné aux alentours de Strasbourg.

L’intrigue : Après la grande dépression, le monde est dévasté et l’humanité déstructurée, chaque groupe s’inventant ses nouvelles règles. Un père et son fils tentent d’atteindre la réserve où la vie serait meilleure, « Le Doux ». Mais les embûches et rencontres seront nombreuses…

Un scénario très stéréotypé, mais qui date du début des années 80, donc les imitations sont beaucoup plus nombreuses ultérieurement qu’antérieurement. Encore rares étaient les séries B qui utilisaient ce canevas dans les années 70 : la quête d’un Eldorado mythique en pleine apocalypse nucléaire et face à une dictature militaire. Au final, cette GUEULE D’ATMOSPHÈRE est plutôt bricolée, tournée dans des décors miniers ou dans des décharges et certains costumes sont assez craignos et rappellent un peu les futurs nanars italiens post-apocalyptiques. Mais la chute est plutôt surprenante et rehausse le niveau du téléfilm.

LA TENDRESSE DU MAUDIT (1980) et RÂ (1984).

Deux raretés que sont ces deux court-métrages d’animation édités avec deux autres courts, en VHS dans les années 80 chez Scherzo sous le titre BARBE BLEUE, HISTOIRES D’APOCALYPSE ET DE MAGIE.

17071406362415263615148233Les quatre films en question sont BARBE BLEUE (1979) d’Olivier Gillon et L’INVITÉ (1984) de Guy Jacques. Et pour les deux titres qui nous intéressent ici, ce sont LA TENDRESSE DU MAUDIT (1980) de Jean-Manuel Costa, qui a remporté plusieurs prix, dont un au Festival d’Avoriaz.

L’intrigue : Dans Paris dévasté après une guerre nucléaire, une gargouille de la cathédrale Notre-Dame reprend vie…

Jean-Manuel Costa est un réalisateur très humble de court-métrages d’animation en stop-motion inspirés des effets spéciaux de Ray Harryhausen. Vous pouvez visiter son site. Longtemps connu uniquement des festivaliers, le travail de Jean-Manuel Costa touche désormais un plus large public de cinéphiles puisque le double-DVD, DÉMONS ET MERVEILLES édité en octobre 2016 rend enfin à César ce qui appartient à César. Et à propose de César, voici une vidéo de remise d’un César en 1982 pour LA TENDRESSE DU MAUDIT, Costa s’y définissant ainsi : « Quand j’étais jeune, presque beau et plein de cheveux ».

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Enfin, RÂ (1984) de Thierry Barthes et Pierre Jamin. Le film est consultable sur Viméo ICI, et voici quelques indications trouvées sur le blog de Thierry Barthes :

« Court-métrage réalisé par Barthes & Jamin en 1984, en animation volume. Entièrement fait à deux ; il dure 17 minutes et a nécessité deux ans et demi de travail pour la fabrication des marionnettes, des décors, la création de la maison de production. 9 mois de tournage image par image…RÂ a remporté une dizaine de prix dans les festivals (Clermont Ferrand, Annecy), a été sélectionné à Berlin, à Tokyo, à Cannes dans le cadre d’ « Un certain regard », et a été nominé aux César. Acheté par TF1, FR3, Canal +. Il a aussi obtenu une subvention, une prime à la qualité du CNC et a fait l’objet d’une sortie vidéo ».

L’intrigue : Dans un monde où le soleil a tout brûlé, seule une autoroute suspendue n’a pas fondu. Quelques rescapés s’accrochent et pensent trouver refuge dans un immeuble encore debout. Mais pourquoi cet immeuble n’a pas été enseveli dans le sol en fusion comme tous les autres ? Ils le découvriront… trop tard.

BOUM !

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- Trapard -



VAISSEAUX (p2) : L’INVASION DES VAISSEAUX-SOUCOUPES

VAISSEAUX (p2) : L'INVASION DES VAISSEAUX-SOUCOUPES dans Cinéma 13061310034815263611288456

Bienvenue à bord. Installez-vous confortablement, si l’habitacle le permet bien sûr, et n’oubliez pas d’attacher votre ceinture de sécurité : nous partons pour un long voyage à travers les étoiles. Derrière le hublot vous pourrez voir défiler fusées, soucoupes volantes, vaisseaux high-tech, vaisseaux organiques et vaisseaux inclassables voler en direction de la galaxie SF d’Altaïr IV. Véritable flotte spatiale dédiée aux courageux explorateurs de l’Univers que nul ne saurait arrêter, nous nous intéresserons à certains de ses fabuleux engins qui ont à maintes reprises rencontré les étoiles de la toile…

VAISSEAUX

deuxième partie

L’INVASION DES VAISSEAUX-SOUCOUPES

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Si dans les vieux films le vaisseau-fusée incarne par excellence l’engin spatial piloté par des êtres humains (voir la première partie de ce long dossier), la soucoupe, en revanche, est indubitablement le moyen de locomotion favori des extraterrestres à travers l’Univers. Reflet d’une époque où un jour de juin 1947 un certain Kenneth Arnold, pilote privé américain, aperçoit neuf étranges objets volants au cours d’un vol près du Mont Rainier dans l’État de Washington. L’affaire fait grand bruit, à tel point que l’Associated Press s’en empare et parle alors de « soucoupes volantes » (« flying saucers »). Le mot est lancé (il deviendra plus tard « ovni » pour « objet volant non identifié » puis « pan » pour « phénomène aérospatial non identifié »). La soucoupe volante devient dès lors la vedette des innombrables invasions extraterrestres qui vont se succéder à travers toutes sortes de films de science-fiction. En voici quelques modèles issus des hangars aliens les plus reculés de l’espace…

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Glissant rapidement à travers les cieux, tournant souvent sur elle-même silencieusement ou bruyamment, diffusant parfois une lumière verdâtre, rougeâtre ou bleuâtre, la soucoupe volante ressemble généralement à deux assiettes posées l’une sur l’autre. Néanmoins, quelques-unes échappent aux canons galactiques en optant pour des formes plus ou moins circulaires et plus ou moins conformes à la vision que nous nous en faisons. Pour les spécialistes en effets spéciaux, la soucoupe volante offre une certaine facilité de conception que ne possède pas la fusée avec ses ailerons. Néanmoins, pour les plus exigeants d’entre eux, notre astronef vedette ne se contentera pas de si peu. On va lui ajouter des détails comme des hublots, des rampes d’accès, des échelles, des antennes, des ailerons parfois aussi, bref, beaucoup de petits accessoires purement… terriens. Rares sont les soucoupes qui obtiendront une apparence bien extraterrestre. Mais pour cela, il faudrait se mettre dans la tête d’un alien. Difficile… Alors avant de nous lancer dans l’exploration de la flotte E.T., intéressons-nous aux…

SOUCOUPES TERRIENNES…

17010501054415263614749194 dans Science-fictionComment voyager dans l’Univers en toute tranquillité et sans se faire repérer ? Réponse : utiliser un modèle de soucoupe volante, bien sûr ! Camouflage assuré ! Certains Terriens l’avaient peut-être compris en choisissant ce véhicule spatial si cher aux aliens. Ainsi, en 1956, dans PLANÈTE INTERDITE, le Commandant Adams dirige le croiseur C-57D, immense soucoupe volante terrienne (diamètre d’environ 50 m) partie s’aventurer dans les tréfonds de la galaxie.

50s movies

À son bord, tout un équipage dont la mission de haute importance consiste à retrouver des survivants du vaisseau Bellérophon sur Altaïr IV. Nous ne reviendrons pas sur les détails de ce magnifique vaisseau car nous en avons déjà parlé de long en large ICI. Le C-57D sera ensuite réemployé à outrance dans des épisodes de la série télévisée LA QUATRIÈME DIMENSION.

17010501255415263614749204 dans Vaisseaux SFAutre exemple de vaisseau-soucoupe utilisé par des Terriens, celui de la famille Robinson dans la série télévisée diffusée à partir de 1965 : PERDUS DANS L’ESPACE (Lost in Space). Il s’agit du Jupiter 2 (dont nous avons déjà parlé ICI), qui regroupe à son bord une petite famille américaine partie en mission en 1997 (!) pour atteindre le système Alpha du Centaure afin d’y fonder une colonie. Mais tout ne se passe pas comme prévu. En effet, embarqué clandestinement à bord, le Docteur Smith va saboter l’engin qui va alors se perdre dans l’espace… et ainsi nous offrir toutes sortes d’aventures plus rocambolesques les unes que les autres ! Ci-dessous, le plan détaillé de l’intérieur du Jupiter 2, avec deux autres disponibles ici et .

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SOUCOUPES MARTIENNES…

En 1953, la Terre intéresse plus que jamais les Martiens. Dans LES ENVAHISSEURS DE LA PLANETE ROUGE (Invaders from Mars, de William Cameron Menzies), « un jeune garçon passionné d’astronomie aperçoit une nuit une soucoupe volante atterrir dans un banc de sable à proximité de sa maison. Il prévient son père, un scientifique qui travaille sur une mission secrète 17010505394315263614749244pour une fusée à propulsion atomique. Tenu de signaler tout fait suspect, le père part inspecter les lieux. Au petit matin, sa femme s’inquiète de son absence, mais il revient bientôt, avec un regard vague et un caractère irascible… »

La soucoupe du film nous est toujours montrée de loin et comme dans un film d’animation. On ne saura rien d’elle, si ce n’est qu’elle émet en vol un halo bleuté. Elle a déposé de vils Martiens qui travaillent comme des taupes, cachés dans les entrailles de la Terre pour mener à bien leur funeste projet.

Toujours en 1953, et toujours du côté des Martiens, nous assistons à une impressionnante invasion de la Terre dans LA GUERRE DES MONDES (The War of the Worlds, de Byron Haskin). Mais la civilisation martienne du film n’a que faire des soucoupes, préférant donner une forme de raie manta du plus bel effet à ses redoutables vaisseaux de guerre. Cette version « moderne » du célèbre roman de H. G. Wells remplace donc volontairement les tripodes mécaniques et steampunk par des astronefs d’apparence high-tech (découvrez leurs plans secrets ICI). On pourra cependant noter dans le film le clin 17011411444415263614773216d’œil aux machines de guerre martiennes du classique de la littérature de SF : le dessous des vaisseaux raie manta émet parfois trois faisceaux magnétiques lumineux… Voilà ce que nous en disions déjà ICI :

« Afin d’envahir la Terre, les Martiens lancent dans l’espace ce qui ressemble à première vue à des météores. Ces derniers s’écrasent dans différents pays du monde. Mais on découvre rapidement qu’il s’agit en fait de coques métalliques creuses, déguisées sous la forme de météorites, d’où s’échappe un engin destructeur piloté par un (ou des) Martien(s). Cet appareil, d’apparence cuivrée et possédant la forme d’une raie manta géante, se déplace en glissant lentement à quelques mètres du sol grâce à trois faisceaux magnétiques. Une sorte de tête de cobra allongée et mécanique se dresse au-dessus de lui en émettant un son particulier très régulier. Il s’agit à la fois d’une sorte de « périscope » à l’extrémité lumineuse, et d’arme qui s’active en cas de besoin pour cracher un puissant rayon destructeur désintégrateur (sorte de flot d’étincelles impressionnant et bruyant) »

17010605335115263614751434Mais en 1967, Mars a subitement besoin de femmes ! C’est MARS NEEDS WOMEN (de Larry Buchanan) où la civilisation martienne, condamnée à n’engendrer que des enfants mâles, envoie sur Terre une équipe chercher des femmes. Celles-ci devront ensuite s’accoupler à des Martiens afin de produire des descendants femelles. Même si le sujet s’avère plutôt chaud, et au risque de vous décevoir, MARS NEEDS WOMEN n’entre pas dans la catégorie « Film érotique. » Soucoupes volantes à ailerons et hublots sont présentes et rien d’autre !

mars attacks

En 1996, Tim Burton nous balance ses soucoupes violentes dans son film satirique MARS ATTACKS ! Ses Martiens, originaires de trading cards (cartes de collection très prisées des Américains), s’en prennent à toutes les nations et à tous nos monuments dans leur soif de conquête, désintégrant facilement le moindre obstacle à leur invasion. Leurs soucoupes s’inspirent volontairement de celles du film LES SOUCOUPES VOLANTES ATTAQUENT (Earth vs. the Flying Saucers, 1956) présenté plus bas dans cet article, mais leurs effets spéciaux sont l’œuvre d’ILM.

Justin Gammon | Design + Illustration lol loop space wtf

Réussite incontestable, MARS ATTACKS ! se veut à la fois une parodie délirante et un sympathique hommage aux multiples films de soucoupes volantes des fifties.

SOUCOUPES JAPONAISES…

Ishiro Honda, réalisateur japonais, a montré une affection toute particulière pour les soucoupes volantes à travers trois films dont nous allons parler maintenant…

Revenons-nous encore aux Martiens dans son film PRISONNIÈRE DES MARTIENS réalisé en 1957 ? Non. Il s’agit tout simplement d’une traduction 17011512542215263614773244mensongère. Seuls extraterrestres présents dans l’histoire, les Mysterians donnent leur nom au titre du film, du moins en anglais, avec The Mysterians. Point de Martiens ici. Ainsi : 

« D’étranges visiteurs puissants et soi-disant pacifiques, les Mysterians, récemment débarqués sur la Terre, demandent au gouvernement de leur fournir quelques jolies jeunes femmes afin de perpétuer leur race en voie d’extinction. »

Oui, le sujet doit vous rappeler vaguement celui de MARS NEEDS WOMEN vu plus haut. Encore de pauvres femmes devenues les proies de vils aliens ! À vrai dire, il n’était pas bon appartenir à la gente féminine terrienne durant les années 50 au risque d’intéresser nos voisins galactiques !

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Cela dit, de jolies petites soucoupes volantes colorées, au design soigné par des aliens visiblement soucieux de l’apparence de leur mode de transport, volent dans les cieux de ce PRISONNIÈRE DES MARTIENS, classique du genre.

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Et c’est à une véritable armada de soucoupes volantes que doit faire face la Terre dans BATTLE IN OUTER SPACE, en 1959. De petits modèles blancs accompagnés de grands vaisseaux-soucoupes menacent la planète. Dans ces circonstances, les nations décident de s’unir pour affronter l’envahisseur extraterrestre…

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Enfin, dans INVASION PLANÈTE X (Kaiju Daisenso, 1965), « Deux astronautes partent en mission d’exploration sur une planète orbitant autour de Jupiter et récemment découverte. Arrivés sur place, ils rencontrent les habitants, les Ixiens, qui sont assiégés et contraints de vivre sous terre à cause de King Ghidorah. Les Ixiens proposent un marché aux Terriens : si ceux-ci acceptent de leur prêter Godzilla et Rodan pour chasser King Ghidorah, ils offriront à la Terre un vaccin capable de guérir toutes les maladies. »

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Soucoupes volantes blanches aux formes bien dans un style George Adamski (les ufologues me comprendront) circulent d’un bout à l’autre de ce Kaijū eiga, grand classique du genre.

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SOUCOUPES FRANÇAISES…

Nos soucoupes volantes bien françaises, on les doit à un certain Monsieur de Funès qui les attire comme un aimant ! Déjà en 1979, dans LE GENDARME ET LES EXTRA-TERRESTRES, de Jean Girault, où notre comédien humoristique fétiche est confronté à des aliens au son caverneux lorsqu’on leur tape dessus, lesquels rouillent au contact de l’eau…

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Deux modèles de soucoupes volantes furent conçus par les machinistes constructeurs en décors de la SFP (Société Française de Production) : l’une en grandeur nature et l’autre en plus petit (1,20 m de diamètre), utilisée pour la chute dans le port de Saint-Tropez. 

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Puis en 1981, c’est dans LA SOUPE AUX CHOUX, toujours de Jean Girault, qu’apparaît notre seconde soucoupe. « Le Glaude et le Bombé, deux vieux paysans portés sur la bouteille, vivent très retirés de la vie moderne. Une nuit, un extra-terrestre atterrit en soucoupe volante dans le jardin du Glaude. En gage de bienvenue, ce dernier lui offre un peu de sa fameuse soupe aux choux… » 

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On y découvre alors une soucoupe volante tout de même bien plus élaborée que celle du GENDARME ET LES EXTRA-TERRESTRES. Mais est-ce vraiment ce que l’on cherche en allant voir un Louis de Funès ?…

LES SOUCOUPES VOLANTES EN MODE « INVASION » OU « SIMPLE VISITE »

Intéressons-nous à présent à quelques spécimens de vaisseaux-soucoupes extraterrestres venus soit en simple visite ou soit, une fois de plus, en conquérants, et attardons-nous tout d’abord sur ceux qui visaient les États-Unis dans les années 50…

À tout seigneur tout honneur, ce sera avec la soucoupe de Klaatu que nous commencerons. Notre extraterrestre humanoïde pacifiste a traversé l’Univers pour venir nous délivrer un message important. Le survol de Washington par sa soucoupe bruyante provoque rapidement la 17010501551515263614749217panique. Peu sensible à cette frayeur bien terrienne, Klaatu se pose en plein centre de la capitale des États-Unis. Il est accueilli comme il se doit par un régiment entier de militaires qui braquent aussitôt leurs armes sur son engin. Nous sommes bien sûr dans LE JOUR OÙ LA TERRE S’ARRÊTA, chef-d’œuvre de Robert Wise réalisé en 1951.

La soucoupe de Klaatu est immense, avec une surface grise vide de tout détail et lisse comme la peau d’un bébé.  Plusieurs modèles furent conçus pour les besoins du film, dont une version presque grandeur nature pour les plans où l’on voit Klaatu et Gort face à l’armée. L’intérieur du vaisseau, d’une grande sobriété, joue sur de subtils jeux d’éclairages particulièrement soignés. On est loin des manettes extravagantes ou des énormes écrans de contrôle de certains films de SF de l’époque. En outre, sa forme s’avère une excellente synthèse des nombreux témoignages concernant les ovnis répertoriés dans les années 50.

Pour en savoir plus sur la soucoupe de Klaatu, lisez l’article que nous lui avons déjà consacré ICI.

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LES SURVIVANTS DE L’INFINI (This Island Earth, de Joseph M. Newman) nous propose quant à lui en 1955 une soucoupe volante dont la forme évoque vaguement un chapeau quand elle est vue de face. Dans ce film, des scientifiques américains sont enlevés par des extraterrestres de la planète Metaluna. Nos aliens comptent sur eux pour sauver leur planète mourante, mais leurs intentions s’avèrent bien plus belliqueuses…

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De belle taille, la soucoupe du film possède une vaste salle de contrôle où s’affairent des survivants de la planète Metaluna. L’engin est armé et peut détruire des astéroïdes en cours de vol. Il sera également le seul moyen pour nos héros de rejoindre la Terre.

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De méchants extraterrestres envahisseurs, on en retrouve en 1956 dans LES SOUCOUPES VOLANTES ATTAQUENT (Earth vs. the Flying Saucers, de Fred F. Sears). L’histoire : movies misc earth vs the flying saucers« Tandis que l’apparition de soucoupes volantes se multiplie dans le ciel terrestre, Russell Marvin, éminent scientifique, capte le message de l’une d’elles. Il indique l’invasion imminente de la Terre. Russell dispose alors de très peu de temps pour prévenir ses supérieurs et trouver une solution afin de percer l’apparente invulnérabilité des OVNI. »

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Ray Harryhausen, le grand spécialiste de l’animation image par image, s’est occupé lui-même des soucoupes volantes du film. On lui doit ainsi non seulement leur forme mais aussi leur vol si particulier (une partie tourne sur elle-même). Cela nous vaudra également de belles séquences d’attaque ou des scènes d’anthologie avec une soucoupe heurtant le Capitole ou encore l’obélisque à Washington, la même séquence qui fut parodiée en 1997 par Tim Burton dans son MARS ATTACKS ! 

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Enfin, nos soucoupes volantes du film, particulièrement bruyantes, disposent d’une arme qui apparaît sous l’engin lors des attaques et un cylindre émerge sous l’astronef durant la phase d’atterrissage pour libérer ses passagers.

En 1959 surgissent des profondeurs de la galaxie deux nanars. L’un devenu culte et l’autre beaucoup moins. Il s’agit de PLAN 9 FROM OUTER SPACE pour le premier. Réalisé par Ed Wood, il raconte l’histoire suivante :

17010508585215263614749298« Dans les années 1950, des extra-terrestres, alarmés par la maîtrise balbutiante de l’énergie atomique, craignent que nos progrès scientifiques ne nous amènent à détruire par accident la galaxie toute entière. Ils décident alors de prendre contact avec les gouvernements terriens afin de les persuader de renoncer à cette course à l’armement nucléaire. Peine perdue : les autorités américaines répondent par un méprisant silence avant d’ordonner à l’armée de tirer sur les soucoupes volantes. Les extra-terrestres n’ont cependant pas dit leur dernier mot. Comme aucun plan diplomatique ne semble déboucher sur une conclusion heureuse, ils décident de mettre en place le « plan 9 », qui vise à ressusciter les morts pour punir ces humains inconscients. D’inquiétants personnages hantent peu à peu les cimetières californiens : goules, femmes vampires et zombies fraîchement déterrés se mettent à harceler les résidences des alentours. Heureusement, les Américains vont se rebeller et lutter contre les extra-terrestres. »

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Maintenues au bout de ficelles visibles lors de la projection, tel un enfant qui les agiterait au dessus d’un décor miniature, les soucoupes de PLAN 9 FROM OUTER SPACE sont certainement les plus risibles de l’histoire de la SF au cinéma. Mais on n’en tiendra pas rigueur à notre cher Ed qui nous a offert un pur moment de délire grâce à son film désormais incontournable !

À l’inverse, et en seconde position, nous trouvons l’ennuyeux et ennuyant TEENAGERS FROM OUTER SPACE réalisé par Tom Graeff. « Une équipe de savants extraterrestres et une sorte de homard géant débarquent sur la Terre. Dotés d’un menaçant rayon, désintégrateur de chair, ces extraterrestres entament l’exploration de la planète afin de la coloniser. Mais l’un d’eux se rend compte qu’il existe une véritable notion d’unité familiale sur Terre : une valeur qui fait cruellement défaut sur sa planète d’origine. L’extraterrestre va alors faire tout son possible pour arrêter le massacre. »

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THE ATOMIC SUBMARINE, réalisé lui aussi en 1959 mais par Spencer Gordon Bennet, nous raconte l’histoire d’un sous-marin américain détruit près du pôle Nord par une 17010509051015263614749301étrange lumière sous-marine. Surviennent par la suite d’autres disparitions tout aussi mystérieuses. L’enquête révèle bientôt le coupable : un osni (objet sous-marin non identifié) en forme de soucoupe volante piloté par des extraterrestres. Le vaisseau s’avère également capable de voler dans l’atmosphère. D’une pierre deux coups, pratique !

Beaucoup moins sérieux, MINCE DE PLANÈTE (Visit to a Small Planet, de Norman Taurog) nous présente en 1960 Jerry Lewis dans la peau d’un E.T. junior appelé Kreton. Ce dernier désobéit à son professeur et quitte sa planète à bord d’une soucoupe volante pour aller visiter la Terre. Il atterrit dans le jardin d’un journaliste… 

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C’est dans LA MONTAGNE ENSORCELÉE (Escape to Witch Mountain, de John Hough), en 1975, qu’apparaît une jolie soucoupe volante. « Deux mystérieux jeunes jumeaux orphelins aux pouvoirs extraordinaires sont poursuivis par un malveillant milliardaire. Heureusement, pour eux, un veuf va les aider. Mais qui sont-ils, ces enfants ? Et où veulent-ils appeler leur monde ? »

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Ce film obtint un tel succès qu’il connut en 1978 une suite intitulée LES VISITEURS D’UN AUTRE MONDE (Return from Witch Mountain, toujours de John Hough), puis une version pour la télévision réalisée en 1995 sous le titre LE MYSTÈRE DE LA MONTAGNE ENSORCELÉE (de Peter Rader, avec Robert Vaughn) et enfin, en 2009, un nouveau film intitulé tout simplement LA MONTAGNE ENSORCELÉE (Race to Witch Mountain, d’Andy Fickman, avec Dwayne Johnson). 

17010605415815263614751436En 1977 a lieu L’INVASION DES SOUCOUPES VOLANTES (Starship Invasions, d’Ed Hunt). « Les preuves de manifestations extraterrestres semblent se multiplier : de nombreuses personnes qui affirmaient avoir été enlevées à bord de vaisseaux spatiaux se suicident, attirant tout particulièrement l’attention du scientifique Allan Duncan. Ce dernier est ensuite contacté par ces visiteurs d’une autre galaxie et apprend que la Terre est devenue l’enjeu d’une rivalité entre extraterrestres qui déploieront des armées de soucoupes volantes pour s’affronter… »

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En dehors des soucoupes vedettes aux formes différentes en fonction des races aliens, nous y croisons le grand Christopher Lee en compagnie de Robert Vaughn qui, décidément, aime beaucoup les flying saucers !

Dans son chef-d’oeuvre réalisé en 1977, Steven Spielberg nous offre un spectacle ufologique de toute beauté. Nous parlons ici bien sûr de RENCONTRES DU TROISIÈME TYPE (Close Encounters of the Third Kind), où nous assistons, médusés, à un merveilleux spectacle aérien coloré. Les nombreux petits ovnis du film n’ont pas ou peu l’apparence d’une soucoupe volante. Ce n’est qu’a fin du film, véritable apothéose de lumières, que nous découvrons l’arrivée du Mother Ship, vaisseau mère circulaire gigantesque dont nous avons déjà parlé ICI

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C’est l’épave d’un vaisseau-soucoupe alien que l’équipe scientifique américaine basée en Antarctique découvre. L’engin est demeuré emprisonné dans la glace durant des milliers d’années. Mais son pilote n’y est plus, préférant changer d’hôte pour survivre… Nous sommes dans THE THING de John Carpenter (1982), et nous avons déjà parlé du vaisseau de la Chose ICI.

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En 1985, dans COCOON de Ron Howard, c’est aussi à la fin du film que nous découvrons enfin le vaisseau alien qui a permis la venue sur Terre de sympathiques extraterrestres. Leur vaisseau soucoupe rappelle clairement celui de RENCONTRES DU TROISIÈME TYPE de par ses lumières et sa surface sombre. L’histoire :

« Un groupe de trois personnes âgées, pensionnaires d’une maison de retraite, entre par effraction dans une maison, afin de profiter des joies de la piscine. Ils trouvent dans celle-ci des « cocons », d’une taille équivalente à celle d’un homme. Les vieillards étant trop âgés, ils ne réussissent pas à sortir les cocons de l’eau et se baignent donc en leur compagnie. Quelques minutes après le début du bain, ils se rendent compte qu’ils ont subitement recouvré une « nouvelle jeunesse ». »

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Mais les soucoupes volantes les plus immenses vues au cinéma demeurent à ce jour celles des films INDEPENDENCE DAY, de Roland Emmerich. Déjà en 1996, elles frôlaient la Lune pour venir traverser notre atmosphère et stationner au-dessus des plus grandes villes du monde, tels les vaisseaux-soucoupes de la série V dont visiblement Emmerich s’est largement inspiré.

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Qui ne se souvient pas de leur arrivée visuellement superbe et de leur ombre menaçante ? Les aliens détruisaient ensuite nos capitales une à une, dans une puissance de feu destructrice impressionnante due à des effets spéciaux signés ILM. En 2016, Roland Emmerich remit le couvert avec des vaisseaux-soucoupes encore plus grands, encore plus menaçants et encore plus puissants…

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SOUCOUPES VOLANTES HORS NORMES…

Il est des soucoupes particulières ou inclassables en raison de leur forme qui s’éloigne singulièrement de la version conventionnelle. Nous en avons rangé ici quelques-unes…

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C’est dans un drôle de vaisseau plus ou moins soucoupe que les célèbres Daleks de la série DOCTOR WHO nous parviennent dans LES DALEKS ENVAHISSENT LA TERRE (Daleks’ Invasion Earth, de Gordon Flemyng, 1966). Cependant il ne s’agit nullement d’un épisode mais bien d’un film réalisé pour le cinéma avec, dans l’incarnation du Docteur, le grand Peter Cushing. L’histoire :

« Le Docteur, savant loufoque, entraîne sa nièce, sa petite-fille ainsi qu’un policier entré par mégarde dans une cabine téléphonique dans des aventures temporelles. Tous se retrouvent dans la capitale britannique en l’an 2150. La ville est quasi détruite, les quelques survivants étant sous le joug de terribles robots extraterrestres. Les humains sont peu à peu faits prisonniers et deviennent des miliciens « décérébrés » à la solde des extra-terrestres venus de Skaro, les Daleks. Aidés par des londoniens résistants, le Docteur tente d’attaquer le vaisseau des Daleks qui s’est posé dans la ville. »

17010605461415263614751438Avouez qu’un chat qui débarque d’une soucoupe volante, c’est plutôt rare, non ? Eh bien c’est pourtant le cas dans la comédie de SF LE CHAT QUI VIENT DE L’ESPACE (The Cat from Outer Space, de Norman Tokar, 1978). « Un extraterrestre à l’apparence d’un chat, mais aux capacités bien plus évoluées, est obligé d’atterrir sur Terre avec son vaisseau à cause de problèmes techniques. L’armée récupère l’engin pour en découvrir l’origine. Le chat décide alors de saisir cette occasion afin que son moyen de transport pour traverser l’espace soit remis en état… »

Petit astronef à l’apparence particulière pour petit chat, avec trains d’atterrissage, rampe d’accès, consoles et hublots verdâtres. Toute la technologie féline extraterrestre… Morale de cette histoire : méfiez-vous de votre chat, sous ses airs doucereux il pourrait être l’un des leurs…

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Dans LE VOL DU NAVIGATEUR (Flight of the Navigator, 1986, de Randal Kleiser), c’est à un ovni d’apparence bien étrange auquel nous avons affaire. Sa surface chromée réfléchit les alentours et sa forme évoque comme une énorme graine. Des marches flottantes permettent d’accéder à bord en passant par une porte « liquéfiée ».  L’histoire :

« David Freeman réapparait 8 ans après sa disparition sans avoir pourtant vieilli d’une seule année. Après diverses analyses et tests effectués par la NASA, les scientifiques concluent que le jeune garçon a été enlevé par des extraterrestres. »

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Les effets spéciaux du film innovent complètement à l’époque car ils utilisent la technique de l’Environment Mapping, ils permettent « l’illusion qu’un objet chromé fait partie d’une scène réelle. » Ils sont dus à Omnibus Graphics, considérée alors comme l’une des premières société d’animation numérique. Wikipédia précise :

« Deux exemplaires du vaisseau ont été construits, l’un avec une ouverture, l’autre avec la porte scellée. Les coques sont constituées de fines lamelles de bois incurvées, enrobées de métal, lui-même recouvert d’une peinture réfléchissante. L’une des deux coques, remise ensuite à neuf, est utilisée dans l’attraction Tomorrowland du parc d’attractions Magic Kingdom. L’autre est exposée aux studios MGM en Floride où elle est laissée à l’abandon, sans entretien. »

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LES SOUCOUPES ENVAHISSENT LA TÉLÉ

Pour finir, nous jetterons un coup d’œil vers la télévision où l’on ne compte plus le nombre d’apparitions de vaisseaux-soucoupes dans diverses séries TV.

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David Vincent les a vus dès 1967, mais personne ne veut l’écouter, encore moins le croire ! Nous sommes dans la célèbre série LES ENVAHISSEURS (The Invaders, créée par Larry 17011508515915263614773475Cohen). Chaque épisode s’ouvre sur son générique mémorable où l’on revoit la soucoupe volante vedette du feuilleton, inspirée elle aussi du modèle George Adamski. Son bruit, sa lumière aveuglante… Impossible de l’oublier ! Elle sera même vendue en maquettes ! Un épisode nous permettra de découvrir enfin son intérieur mystérieux.

On en rencontre aussi dans CAPITAINE SCARLETT (Captain Scarlett and the Mysterons, de Gerry Anderson, 1968), série de SF où les personnages sont des 17011508364915263614773468marionnettes (comme dans la presque totalité des productions de Gerry Anderson). Ces soucoupes appartiennent-elles aux mystérieux Mystérons, dangereuses entités incorporelles ?…

Dans les années 70, UFO, ALERTE DANS L’ESPACE (UFO, 1971, de Gerry Anderson) nous propose ses drôles de vaisseaux-soucoupes plus proches de la toupie volante que d’autre chose… L’histoire :

« En 1980, la Terre est menacée d’invasion par une race extraterrestre en voie d’extinction. Seule une organisation secrète militaire, appelée le SHADO (Supreme 17011508395415263614773470Headquarters Alien Defence Organization), dont le quartier-général est camouflé sous les studios de cinéma Harlington-Straker en Angleterre peut empêcher cette invasion… Pour cela, cette organisation dispose d’une base lunaire, d’un véhicule amphibie à la fois sous-marin et avion, et de véhicules tout-terrain d’intervention. »

Et puis nous ne pouvions finir cette deuxième partie de dossier sur les Vaisseaux sans évoquer les soucoupes volantes géantes de la célèbre et cultissime série télévisée V de 1983 ! « Évoquer » car nous en avons déjà parlé ICI. Elles ont marqué les esprits car c’était bien avant INDEPENDENCE DAY, et leur arrivée au-dessus des villes de monde fut un grand moment de la télévision.

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 ÉTERNELLES SOUCOUPES VOLANTES

Contrairement aux vaisseaux-fusées abordés dans la première partie de ce long dossier, les vaisseaux-soucoupes ont encore de beaux jours devant eux ! Indémodables, toujours au goût du jour, ils ont été, sont et seront présents dans les films et séries télévisées de science-fiction qui les transforment ou les adaptent en fonction des époques et des sujets.

Comme nous l’avions précisé dès le départ, il n’était pas dans notre intention d’examiner ici TOUTES les soucoupes volantes présentes dans l’histoire du cinéma et de la télévision ! Dans ce cas il nous aurait fallu un blog entier (tiens, en voilà un à créer !). Nous sommes conscients qu’il en manque considérablement, il y aurait encore tant à écrire, mais c’est volontairement que nous avons sélectionné ici quelques-unes d’entre elles, comme nous l’avions fait déjà dans notre chapitre précédent consacré aux vaisseaux-fusées, et comme nous le ferons également dans le prochain dédié aux vaisseaux-high-tech…

- Morbius -

(les synopsis des films et séries TV sont issus de Wikipédia et allocine.fr)

À SUIVRE :

VAISSEAUX – TROISIÈME PARTIE :

LA SUPRÉMATIE DES VAISSEAUX HIGH-TECH

Découvrez également plus de 50 vaisseaux dans :

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SUPER-HÉROS DE SÉRIES TV BRÉSILIENNES

SUPER-HÉROS DE SÉRIES TV BRÉSILIENNES INÉDITES EN FRANCE

Alors que le Mexique et le Brésil nous submergent depuis quelques années d’insipides télénovelas romantico-psychologiques, il existait dans les années 50 et 60, certains réseaux hertziens de la télévision brésilienne, comme la TV Tupi ou Rede Tupi (Réseau Tupi) qui produisaient et diffusait ses propres séries TV avec des super-héros nationaux issus de la bande dessinée. Et ceci dans des programmes pour enfants dont voici quelques exemples qu’on ne connaîtra sûrement jamais en France.

SUPER-HÉROS DE SÉRIES TV BRÉSILIENNES dans Dossier 17010801324115263614757016

0 FALCÃO NEGRO

(autrement dit, LE FAUCON NOIR)

Diffusion : 1957 à 1964 

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Les premières séries de télévision brésiliennes étaient pleines de héros fortement inspirés de la bande dessinée des États-Unis. Ainsi 0 FALCÃO NEGRO était un personnage faussement inspiré du 17010801350215263614757017 dans Fantastiquesuper-héros des DC Comics, BLACKHAWK, mais la bande-dessinée et la télévision brésiliennes en firent un mélange d’aventures à la Zorro et de féérique proche des aventures d’Aladin et de cape-et-d’épée.

L’acteur Joseph Parisi incarnait le FALCÃO NEGRO accompagné de sa douce Belle Dame jouée par Haydée Miranda.

Le FALCÃO NEGRO est un héros masqué combattant à l’épée depuis des années la criminalité dans le royaume médiéval de France, établissant des normes d’éthique et de justice. Les aventures ont été écrites par Périclès Leal, etJoseph Parisi a incarné le héros pendant des années, puis il a été remplacé par Gilberto Martin pour ce même rôle. À une période, le programme a été diffusé en direct, et a même été totalement improvisé ce qui semble avoir animé beaucoup d’anecdotes autour d’accidents récurrents pendant les tournages de la série diffusés en direct.

CAPITÃO 7

(ou LE CAPITAINE 7)

Diffusion : de 1954 à 1966 

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Le petit Carlos vit paisiblement avec ses parents dans une petite ville rurale du Brésil, jusqu’au jour où un étranger débarque sur notre planète et propose à Carlos de l’éduquer sur un endroit beaucoup plus évolué que la Terre.Carlos est revenu dans sa ville avec une superintelligence, et des super-pouvoirs ainsi qu’avec la capacité de voler. Il va alors braver des bandits sur Terre, dans l’espace et dans des mondes souterrains sous le nom de code capitaine 7.

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En raison du succès du héros sur les jeunes téléspectateurs, la série a engendré un effort gouvernemental pour son parrainage dans le but de créer des bourses sportives motivant les jeunes brésiliens à maintenir leur corps en bonne santé, et à suivre assidûment leurs études. L’acteur Ayres Campos qui incarnait le CAPITÃO 7 est décédé en Juillet 2003.

CAPITÃO ESTRELA

(ou CAPTAIN STAR)

Diffusé en 1961

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L’acteur brésilien Dary Reis incarnait le CAPITÃO ESTRELA dans la série éponyme.

La création de cette série de super-héros très populaire à São Paulo est une idée de la station TV Tupi dans le but de profiter d’un parrainage avec la compagnie de jouets Star Toys.

CAPITÃO ESTRELA était un mutant d’une très grande force, d’une agilité et d’une intelligence considérables et il avait combattu pendant la Seconde Guerre mondiale. Il luttait contre les méchants et de par son statut de héros national brésilien, le programme a également eu l’aval de l’armée à l’époque, qui s’est reconnue dans l’excellente propagande nationaliste, et ceci à trois ans du fameux coup d’État du 31 mars 1964 mené par le maréchal Castelo Branco.

À ses côtés, son partenaire Boy Brazilia était très proche du peuple du fait qu’il soit né dans une famille de travailleurs immigrés.Il n’avait pas de pouvoirs spéciaux mais il conduisait un véhicule arborant un énorme taureau.

Avec son uniforme blanc avec le logo de Star Toys imprimé sur la poitrine, le CAPITÃO ESTRELA était toujours prêt à combattre les méchants, y compris son plus grand ennemi, le sinistre Gargalhada Sinistra.

Vous avez sûrement déjà croisé sur Les Échos d’Altaïr une des créations maléfiques de Gargalhada Sinistra, en la personne mécanique du géant Astrul.

CAPITÃO AZA

(ou CAPITAINE AZA)

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Tout comme en France et un peu partout dans le monde, dans les années 70 la télévision brésilienne a réduit sa production nationale en achetant des programmes étrangers pour enfants comme les super-héros de Marvel (CAPTAIN AMERICA, IRON MAN, THOR, HULK, NAMOR, SPIDER-MAN). Mais aussi les THUNDERBIRDS, CAPTAIN SCARLET, BATMAN, puis des dessins animés comme LA PANTHÈRE ROSE, MISTER MAGOO LES AVENGERS, GIANT ROBOT, etc.

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La particularité de TV Pupi était d’avoir créé le CLUB AZA, émission dans laquelle CAPITÃO AZA présentait tous ces programmes vêtu d’un uniforme aéronautique et d’un casque de pilote surmonté d’un « A » ailé. CAPITÃO AZA n’était autre que le présentateur Wilson Vianna engagé en 1966 sous la dictature militaire brésilienne pour interpréter et rendre hommage à un héros brésilien de la Seconde Guerre mondiale : l’aviateur et capitaine Adalberto Azambuja que ses collègues aviateurs avaient baptisé AZA.

AS AVENTURAS DA TIAZINHA

 Diffusion : 1999-2000

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Enfin nettement plus récente puisque cette série date de 1999 : LAS AVENTURAS DA TIAZINHA ou LES AVENTURES DE TIAZINHA qui me semblent elles aussi inédites en France. TIAZINHA est une super-héroïne futuriste et ultra-sexy et jouée par l’actrice Suzana Alves. C’est une justicière masquée qui doit faire face à un gang de dangereux bandits qui ont apporté le mal dans sa ville. TIAZINHA est inspirée de personnages de Comics nord-Américains, comme Catwoman, Wonder Woman et ainsi de suite.

- Trapard - 

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NARCISO IBÁÑEZ MENTA, COMÉDIEN OUBLIÉ

NARCISO IBÁÑEZ MENTA

Je vais vous toucher quelques mots au sujet d’un comédien important mais malheureusement complètement oublié : Narciso Ibáñez Menta (1912-2004).

NARCISO IBÁÑEZ MENTA, COMÉDIEN OUBLIÉ dans Cinéma bis 16121708023115263614712041

J’ai découvert son cinéma il y a une quinzaine d’années, quelque temps avant son décès, lorsque mes parents sont revenus d’un court voyage en Argentine avec dans leurs valises trois classiques du cinéma d’horreur argentin en VHS : EL EXTRAÑO CASO DEL HOMBRE Y LA BESTIA (1951), LA BESTIA DEBE MORIR (1952) et EL VAMPIRO NEGRO (1953). « Mais quel est donc cet obscur cinéma dont nous parle encore Trapard cette fois-ci ? » me direz-vous ? Une question qui me rappelle une remarque de Skarn dans son entretien dans Paroles d’Altaïrien où il disait que le geek se sentait souvent 16121708252515263614712061 dans Dossierseul face à sa culture et ses discussions. Sachez que pour ma part, je me sens même seul au milieu des geeks. Je m’explique : j’ai grandi et passé ma vie en Nouvelle-Calédonie et assez peu voyagé, et donc à chaque fois qu’un membre de ma famille a quitté le Territoire pour tel ou tel voyage, au lieu de lui demander de me ramener un film ou un livre qu’on trouve partout, je lui ai toujours dit : « Trouve-moi les trucs les plus Z, amateurs ou obscurs du pays où tu vas ». Au final, je n’ai jamais eu de coffrets STAR WARS ou ALIEN ou de séries TV. Mon vrai plaisir, quitte à passer un mauvais moment, c’est de découvrir des films complètement improbables. Et pour les classiques du cinéma argentin, ça a été une véritable découverte pour moi qui ne connaissais surtout que les grandes lignes du cinéma fantastique mexicain. Je suis donc ce genre de Geek-là et c’est ainsi que je me suis intéressé à Narciso Ibáñez Menta.

16121708045715263614712042 dans Dossier : Narciso Ibanez Menta

Narciso Ibáñez Menta, qui est un peu comme le Vincent Price d’Amérique du Sud, était un comédien d’une grande finesse et très cultivé, ayant incarné de nombreux rôles fantastiques au théâtre, comme pour la télévision et le cinéma en Argentine, en Uruguay et en Espagne. Il a notamment incarné LE FANTÔME DE L’OPÉRA et DR. JEKYLL ET M. HYDE dans des pièces de théâtre dans les années 30 à Buenos Aires, une carrière théâtrale remarquée qui le propulsa vers de grands rôles cinématographiques. Narciso Ibáñez Menta est aussi le père de Narciso Ibáñez Serrador (LES RÉVOLTÉS DE L’AN 2000) qui l’un comme l’autre, se sont toujours attachés aux grands thèmes du Fantastique et au cinéma de genre.

Vous pouvez consulter certains de ses films sur YouTube, en versions complètes mais en espagnol. En voici quelques exemples :

16121708085015263614712043 dans Fantastique- UNA LUZ EN LA VENTANA (1942) de Manuel Romero. Le film est ICI.

Ce film est considéré comme le tout premier film d’horreur réalisé en Argentine et lançant la carrière légendaire de Narciso Ibáñez Menta.

Une infirmière travaille dans une villa, où elle s’occupe des soins médicaux d’une vieille femme paraplégique. Le Dr Herman y vient aussi régulièrement, mais les choses ne sont pas ce qu’elles semblent être, et la vieille femme est moins âgée qu’il n’y paraît. Elle souffre d’acromégalie, une maladie causée par une sécrétion excessive d’hormones de croissance, qui est aussi est produite par la glande pinéale et le Dr Herman a l’intention de pratiquer une transplantation…

- EL QUE RECIBE LAS BOFETADAS (1947) de Boris H. Hardy. Le film est ICI.

16121708230015263614712053 dans TrapardNarciso Ibáñez Menta y reprend le rôle culte de Lon Chaney dans LARMES DE CLOWN (1924, He Who Gets Slapped) tourné par Victor Sjöström et adapté du roman russe de Leonid N. Andreïev, « Tot, kto poluchayet poshchechini » (1922).

- LA MUERTE ESTÁ MINTIENDO (1950) de Carlos F. Borcosque. Le film est ICI.

Pour sauver la vie de son frère, un homme tue un maître chanteur, mais c’est son frère qui est accusé…

- LA CALLE JUNTO A LA LUNA (1951) de Román Viñoly Barreto. Le film est ICI.

Biopic de la vie du poète argentin Evaristo Carriego (incarné par Narciso Ibáñez Menta) située dans le Buenos Aires des années 1890-1910…

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- LA BESTIA DEBE MORIR (1952) de Román Viñoly Barreto. Le film est ICI.

Petite production argentine de la Esmeralda Films, LA BESTIA DEBE MORIR est la première adaptation du roman de Nicholas Blake, « The Beast must Die ». Les deux suivantes étant nettement plus connues puisqu’il s’agit du film de Claude Chabrol interprété par Jean Yanne, QUE LA BÊTE MEURE (1969) et le film anglais de la Amicus qui est très largement inspiré, voir même très éloigné du roman, LE MYSTÈRE DE LA BÊTE HUMAINE (1974, The Beast must Die) de Paul Annett et avec Peter Cushing.

Un écrivain dont la fille a été tuée par un chauffard qui a pris la fuite part en quête de vengeance.

Bien qu’un peu bavard, LA BESTIA DEBE MORIR n’en reste pas moins « un film d’acteurs ». Et Ibáñez Menta tient le film sur ses épaules, malgré la réalisation fluide de Román Viñoly Barreto.

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- PROCESADO 1040 (1958) de Rubén W. Cavalloti. Le film est ICI.

Un honnête homme emprisonné à tort, explore l’horreur des murs froids de l’intérieur de la prison…

- OBRAS MAESTRAS DEL TERROR (1960) de Enrique Carreras.

Le film le plus connu de Narciso Ibáñez Menta. C’est un film à sketchs adapté de « Le cas de M. Valdemar », « La Barrique d’amontillado » et « Le cœur révélateur » d’Edgar Allan Poe. Le film est ICI.

16121708184715263614712046OBRAS MAESTRAS DEL TERROR est un autre film de la Argentina Sono Film, tourné en plein âge d’or du Fantastique. Sorti juste avant la vague gothique d’adaptations d’Edgar Allan Poe par Roger Corman avec LA CHUTE DE LA MAISON USHER (1960, House of Usher) qui en fut le point de départ, OBRAS MAESTRAS DEL TERROR est un film à sketchs en noir et blanc qui adapte « Le cas de M. Valdemar », « La Barrique d’amontillado » et « Le cœur révélateur ». Tourné par le cinéaste péruvien Enrique Carreras, le scénario d’OBRAS MAESTRAS DEL TERROR a été mis en forme à partir des trois nouvelles citées plus haut, par le journaliste Rodolfo Manuel Taboada, puis par le cinéaste Narciso Ibáñez Serrador. Ce dernier, né en Uruguay, a réalisé une partie de sa carrière pour la télévision dans son pays avant d’entamer une carrière cinématographique en Espagne avec des classiques de l’épouvante mondialement connus comme LA RÉSIDENCE (1969) et surtout LES RÉVOLTÉS DE L’AN 2000 (1976).

L’intrigue : Un médecin hypnotise un malade en phase terminale pour tenter de retarder sa mort dans l’épisode Le cas de M. Valdemar. Un homme étrangle sa femme infidèle dans un tonneau de vin, dans l’épisode La Barrique d’amontillado. Un meurtrier croit entendre le rythme cardiaque de sa victime le dénoncer, dans Le cœur révélateur.

Comme son fils Narciso Ibáñez Serrador, Narciso Ibáñez Menta a beaucoup travaillé pour la télévision argentine et espagnole et notamment pour la série TV, HISTORIAS PARA NO DORMIR. Par exemple ICINarciso Ibáñez Serrador dirige son père dans LA PESADILLA, un épisode gothique sur un sujet de vampires, pour le Canal 11 de Buenos Aires (26 septembre 1974). Et ICI, le fils dirige encore le père en 1982, dans la même série HISTORIAS PARA NO DORMIR mais produite et diffusée par la télévision espagnole, dans un épisode intitulé FREDDY.

- Trapard -

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