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RADIO HORROR SHOWS – seconde partie

Pour introduire cette seconde partie sur les émissions d’horreur américaines (première partie disponible ici), et pour ceux qui ne maîtrisent pas la langue de Shakespeare (qui doit aussi se trouver quelque part au fond d’un caveau, ceci dit…), voici pour mieux illustrer mon propos, une émission française récente de France Culture, que vous pourrez écouter les yeux fermés.

DES OMBRES SUR INNSMOUTH

RADIO HORROR SHOWS - seconde partie dans Dossier 14010501332615263611870957DES OMBRES SUR INNSMOUTH est une réalisation d’Etienne Valles et une adaptation de la nouvelle d’H.P. Lovecraft par Laurent Martin

L’intrigue : Alors qu’il visite la Nouvelle-Angleterre et qu’il souhaite se rendre à Arkham, au Nord de Boston, le jeune narrateur décide de passer par Innsmouth, une cité lugubre dont les habitants ont mauvaise réputation. Arrivé sur place, il est tout d’abord frappé par l’odeur de poisson qui y règne et la vétusté des habitations. Le doute et la crainte commencent à s’imposer dans son esprit lorsqu’il se rend compte que la plupart des habitants ont un visage déformé et un comportement étrange. Obligé de rester pour une nuit dans l’unique hôtel de la ville, il comprend que quelque chose d’anormal se trame…

Les comédiens : Guillaume Marquet (Narrateur), Philippe Beautier (L’employé), Frédéric Antoine (Joe Sargent), Alain Rimoux (L’hôtelier), Grégory Quidel (Le jeune homme), Jean-Claude Sachot (Zadok Allen), Eric Herson Macarel (L’oncle)

Bruitage : Bertrand Amiel, Assistance technique et montage : Pierre Henry, Prise de son et Mixage : Bernard Lagnel, Assistante à la réalisation : Lise-Marie Barré.

Les fans des années 80 qui ont suivi la carrière de Gene Wilder, doivent se souvenir qu’il rendait hommage à ces comédiens de radio du début du XXe siècle, dans NUIT DE NOCE CHEZ LES FANTÔMES (1986, Haunted Honeymoon), en incarnant un acteur de ces séries d’horreur radiophoniques qui se retrouvait mêlé à une intrigue d’épouvante dans sa vie de couple.

En revenant sur ses souvenirs d’enfance, Woody Allen a aussi rendu hommage a ces émissions de radio, mais plus particulièrement à celles qui diffusaient des comédies musicales, dans RADIO DAYS (1987).

THE WEIRD CIRCLE

THE WEIRD CIRCLE était une série qui fut diffusée de novembre 1943 à octobre 1947, et très brièvement pendant septembre et octobre 1947 sur ABC. Ce spectacle a consisté en 30 contes 14010501351415263611870958 dans Dossier : Radio Horror Showsd’horreur, inspirés de sujets classiques ou des histoires de fantômes, et fréquemment écrits par des auteurs célèbres.

Voici l’intro de l’émission : « Dans cette caverne face à la mer agitée, nous nous sommes rencontrés pour faire resurgir du passé, des histoires étranges et bizarres. Le gardien agite la cloche pour que tous puissent savoir que nous nous sommes réunis de nouveau dans THE WEIRD CIRCLE ! »

Voici l’épisode 6 : «A Terribly Strange Bed » diffusé le 3 octobre 1943.

THE MYSTERIOUS TRAVELER

14010501364915263611870959 dans FantastiqueTHE MYSTERIOUS TRAVELER était une série de radio, un magazine de pulp et un magazine de bandes dessinées, qui ont présenté un large éventail d’histoires de fantasy, de science-fiction jusqu’aux histoires criminelles, de mystère et de suspense. Écrite par Robert Arthur et David Kogan, la série de radio a débuté le 5 décembre 1943, et en continu jusqu’au 16 septembre 1952. Le son lointain d’une locomotive annonçait l’arrivée du narrateur malveillant interprété par Maurice Tarplin qui annonçait le programme :

« ….. Voici le Voyageur Mystérieux, qui vous invite à me rejoindre vers une autre sorte de voyage dans l’étrange et le terrifiant. J’espère que vous aimerez ce voyage, et qu’il vous transportera et vous refroidira un peu. Installez-vous en arrière, obtenez une bonne maîtrise de vos nerfs et tentez de vous mettre à l’aise – si vous pouvez ! »

Voici l’épisode 31 : «  Vacation From Life » diffusé le 2 juillet 1944, ainsi que l’épisode 297, « Knives Of Death » du 13 mars 1951.

ESCAPE

ESCAPE était une des principales séries dramatiques de la radio de drames à suspense, lancée par la CBS du 7 juillet 1947 au 25 septembre 1954. N’ayant pas de sponsor régulier, l’émission fut diffusée de manière très aléatoire, mais malgré ce problème, ESCAPE a fasciné beaucoup d’auditeurs pendant ses sept années de diffusion, avec cette introduction entonnée par Paul Frees et William Conrad :

14010501390015263611870960 dans Science-fiction« Fatigué de la corvée quotidienne ? Jamais rêvé d’une vie d’aventure romantique ? Vous voulez repartir à zéro ? Nous vous offrons… ESCAPE ! »

Voici le second épisode pilote : « The Ventriloquist’s Dummy » interprété par John Baines et Art Carney, et diffusé le 2 mars 1947.

Pour conclure cet article sur les émissions d’horreur radiodiffusées, j’ajouterai une touche science-fictionnelle avec 3 émissions de pure SF. Pour le reste, si le sujet vous intéresse, nous vous proposons de faire des recherches sur Youtube pour découvrir d’autres émissions et épisodes.

2000 +

2000 + était une série de radio américaine de 30 minutes, qui a été diffusé sur le Mutual Broadcasting System du 15 mars 1950 au 2 janvier 1952, et dans des créneaux horaires divers. Lancée par la Dryer Weenolsen production, c’était la première série de science-fiction pour adulte à la radio, dont le succès engendrera l’émission DIMENSION X, un mois après le premier programme. Créé par Sherman H. Dryer, 2000 + était un programme original, n’adaptant aucune histoire publiée dans aucun magazine ou livre. Les émissions étaient interprétées par Lon Clark, Joseph Julian, Henry Norell, Bill Keene, Bryna Raeburn et Amzie Strickland et d’autres encore. Emerson Buckley a orchestré la musique composée par Elliott Jacoby. Et Ken Marvin était l’annonceur du programme.

Voici l’épisode 10 : « The Insect » diffusé le 7 main 1950.

DIMENSION X

14010501421315263611870962 dans TrapardDIMENSION X était une émission de la NBC diffusée du 8 avril 1950 au 29 septembre 1951. Les 13 premiers épisodes ont été émis en direct et le reste a été préenregistré. Fred Wiehe et Edward King en étaient les réalisateurs et Normand Rose annonçait ses histoires de la manière suivante : « les Aventures dans le temps et l’espace…nous racontent le futur … ».

Voici l’épisode 13 : « A Logic Named Joe » du 1er Juillet 1950.

Tom Corbett était le personnage principal de la série TOM CORBETT, SPACE CADET qui fut l’une des premières séries TV américaines de science-fiction, dont les comédiens intégraient les sponsors des programmes dans leurs dialogues. En voici quelques épisodes comme « Space Projectile », « Assignment Mercury », « Monster of Space », ou encore « Fight fo Survival ».

Mais Tom Corbett fut aussi le personnage central de séries à la radio, ou publiées dans des livres, dans des magazines pulp, dans des bandes dessinées, dans des ouvrages à colorier etc…

Les histoires radiodiffusées ont suivi les aventures de Tom Corbett, d’Astro et de Roger Manning, des cadets de l’Académie Spatiale ayant reçu la formation de membres de la Garde d’élite Solaire.

L’action se déroule à l’Académie, à bord du croiseur Polaris et sur des mondes étrangers, tant dans notre système solaire qu’en orbite autour des étoiles voisines. Le programme a été diffusé du 1er janvier 1952 jusqu’au 26 juin 1952, dans des segments de 15 minutes, trois fois par semaine. Par la suite, l’émission dura une demi-heure.

Voici l’épisode 25 « The Mission Of Mercy » première partie du 25 mars 1952.

Fin de cet article en deux parties, et… Enjoy the program !

- Trapard -



SUR LES MERS D’ALTAÏR IV

Embarquez à bord, hissez les voiles, nous partons sur les mers d’Altaïr IV, à la recherche de toutes les publications que Les Échos d’Altaïr ont accordé aux océans ! À travers les légendes, les mystères, les films, les séries télévisées, plongez dans le royaume de Poséidon et partez à la rencontre des sirènes, du Kraken, de l’île de Colossa et du Nautilus, rencontrez Ulysse et Sinbad, et saluez Cthulhu dans sa cité de R’lyeh !

SUR LES MERS D'ALTAÏR IV dans Cinéma 14010206341315263611863382

LÉGENDES ET MYSTÈRES DES OCÉANS

Les océans ont toujours été propices aux légendes les plus folles et aux mystères les plus sombres. Là où le rêve et la réalité se confondent, les histoires de marins regorgent de créatures aquatiques superbes ou effrayantes. Le mythe des sirènes serait-il seulement un mythe ou posséderait-il sa part de vérité ?… « Ça n’était pas un phoque, c’était vraiment une sirène… Moquez-vous de moi autant que vous voudrez. Je sais que j’ai vu une vraie sirène et je n’en démordrai pas, pour tout l’or du monde » raconte affolé Alexander Gun en 1900, marin écossais traumatisé à vie par sa rencontre… Effets du whisky ou pure vérité ? Bien d’autres témoignages étranges sont à découvrir dans Et si les sirènes…

14010207030415263611863389 dans DossierUn « bloop » sous-marin et tout le monde frémit ! Oui mais ce mystérieux « bloop » émis sous l’océan, en 1997, n’a pas eu lieu n’importe où… Enregistré dans le Pacifique Sud, non loin de la Nouvelle-Calédonie (diantre !), il correspond quasiment là où se situerait la légendaire cité de R’lyeh où dort… le Grand Cthulhu ! Mais il y a plus encore… Vous voulez tout savoir ? C’est ici : L’appel de… Cthulhu ?

Vous pensiez pouvoir vous baigner en toute sécurité ? Vous avez tort. Quelques derniers spécimens de Mégalodon, requin préhistorique qui pouvait atteindre jusqu’à 40 mètres de long (!), hanteraient peut-être encore nos eaux… Vous dites « impossible ! », et pourtant, vous trouverez nombre d’informations particulièrement dérangeantes dans cet article de cryptozoologie consacré à notre Mégalodon, article d’ailleurs toujours au top n°1 du blog depuis sa création !

Vous n’aimez pas voir une masse sombre passer sous vos palmes ? Comme je vous comprends ! Surtout quand celle-ci peut atteindre entre 20 et 30 mètres de long… Mais de quoi s’agit-il, me direz-vous ? Eh bien de celui que l’on appelle « le Jaune ». Il aime fréquenter les eaux chaudes et tempérées de l’océan Indien et… du Pacifique, nous dit-on…

14010207065315263611863390 dans Dossier : Sur les Mers d'Altaïr IVEt la Nouvelle-Calédonie n’est pas épargnée par les mystères, dont le fameux mystère de La Monique, navire disparu dans la nuit du 31 juillet 1953 sans que l’on n’ait jamais retrouvé son épave. De même, que seraient les légendes et les mystères des océans sans le fameux grand serpent de mer ? Plusieurs témoignages étranges ont été relevés en 1923, en Nouvelle-Calédonie, dont certains à Nouméa, lors du passage remarqué de la « créature ». « Créature » ou plutôt… calmar géant ?… À chacun de s’en faire sa propre idée en lisant la première et la deuxième partie de cette histoire qui a fait grand bruit à l’époque.

Enfin, vous n’auriez pas par hasard une petite envie de partir en plongée du côté de Houaïlou pour dénicher le mystérieux objet tombé du ciel en 1978 ? L’occasion rêvée pour vous de jouer Mulder ou Scully, tout dépend.

CRÉATURES MARINES ET NAVIRES FANTASTIQUES AU CINÉMA

Le cinéma est l’outil idéal pour mettre en images de telles légendes que celles évoquées plus haut. Ainsi les sirènes ont-elles eu droit à de nombreux films et, forcément, à de nombreuses représentations à travers L’HOMME DE L’ATLANTIDE, SPLASH, PIRATES DES CARAÏBES, etc. Vous pourrez rencontrer ici ces créatures fantastiques immortalisées à l’écran.

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Beaucoup moins sensuel qu’une sirène (et beaucoup, c’est peu dire), le Kraken est également devenu une star au cinéma avec LE CHOC DES TITANS ou PIRATES DES CARAÏBES. Vous pourrez trouver ici sa courte filmographie.

Pour finir, n’oublions pas le légendaire Hollandais Volant, navire fantôme devenu à lui seul un véritable Monstre Sacré du cinéma Fantastique qu’il ne vaut mieux pas croiser sur l’océan, la nuit…

À LA RENCONTRE DES HÉROS DE L’OCÉAN CINÉMATOGRAPHIQUE ET TÉLÉVISUEL 

Allons, pas de fausse modestie, soyons chauvins, commençons donc par notre grand Jules Verne national. Nous le retrouvons sur L’ÎLE MYSTÉRIEUSE (1961) dans une très infidèle, mais ô combien sympathique, adaptation du roman éponyme : crabe géant, abeilles géantes, poulet géant, amonite géante, volcan géant, tout est géant dans ce film, y compris les effets spéciaux très réussis de Ray Harryhausen ! Ensuite, c’est dans VINGT MILLE LIEUES SOUS LES MERS (1916), à bord du Nautilus de Nemo, que notre homme se manifeste dans une version revue et corrigée là encore. Ce sont les Verniens qui vont râler…

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Vous préférez les héros de la mythologie grecque à ceux des romans de tonton Jules ? Ulysse vous attend dans le film éponyme de Mario Camerini (1955) avec le grand Kirk Douglas dans le rôle principal. Ulysse, roi de l’île d’Ithaque, est parti, depuis plusieurs années, participer au siège de Troie. Après la prise de la cité, son voyage de retour par la mer va être retardé par de nombreux dangers comme sa rencontre avec le cyclope Polyphème, avec la magicienne Circé ou avec le chant des maléfiques Sirènes. Tout un programme !

Si Les Contes des Mille et Une Nuits vous ont toujours fait rêver, le célèbre Sinbad saura vous accompagner dans des aventures mouvementées en des lieux exotiques où la magie et les créatures fantastiques sont les parfaits ingrédients. Ainsi, dans LE 7e VOYAGE DE SINBAD (1958), film de Nathan Juran, Sinbad part à la recherche du remède miracle qui permettra à sa fiancée de retrouver sa taille normale perdue après la malédiction d’un sorcier… Avec l’aide d’un génie enfant, il se rendra alors sur l’île de Colossa, y affrontera un terrible cyclope, un dragon et un squelette manipulé par un puissant sorcier.

14010207164315263611863393 dans MystèreMais nous retrouvons notre marin arabe en 1974 avec une nouvelle aventure, LE VOYAGE FANTASTIQUE DE SINBAD. Cette fois, une amulette en or et une carte mystérieuse en poche, Sinbad et ses compagnons choisissent de naviguer jusque sur une île inconnue afin d’atteindre un trésor : la fontaine de Jouvence…

Enfin, Sinbad revient une dernière fois avec SINBAD ET L’ŒIL DU TIGRE (1977) car une odieuse magicienne a transformé le jeune prince héritier en babouin afin de placer son fils sur le trône. Sinbad, héros des mers, part à la recherche d’un mage capable de rompre l’enchantement. Il devra affronter mille dangers. Mille ! Oui, on les a comptés !

Cependant tout cela s’avère peut-être trop « sexiste » pour vous, avec des Nemo, des Ulysse, des Sinbad à ne plus savoir qu’en faire… Vous cherchez désespérément l’héroïne, et non le héros, qui saura affronter tous les dangers les plus redoutables sur les océans de la Terre entière ! Alors je vous en propose non pas une seule mais plusieurs, avec ce véritable groupe de femmes vikings déchaînées dans, prenez votre souffle, THE SAGA OF THE VIKING WOMEN AND THEIR VOYAGE TO THE WATERS OF THE GREAT SEA SERPENT ! Ouf ! Dans l’ère Viking, quelque part dans la région de l’Atlantique Nord, les femmes vikings attendent le retour de leurs hommes partis pour une expédition de chasse. Fatiguées de la longue attente, les femmes dirigées par la belle Desir partent à bord de leur drakkar à leur recherche. Au cours du voyage, leur vaisseau est détruit et une poignée d’entre elles échouent sur une île. Là, elles retrouvent leurs hommes qui sont maintenus prisonniers par des guerriers barbares… Vous devriez être comblé.

14010207200815263611863394 dans Science-fiction

Rendez-vous incontournable, la merveilleuse Atlantide, continent englouti, vous accueillera dans le film LES 7 CITÉS D’ATLANTIS, réalisé en 1978 par Kevin Connor. Au début du siècle, Charles Aitken organise une mission scientifique destinée à percer le secret des célèbres disparitions du Triangle des Bermudes. Pour cela, il bénéficie de la toute nouvelle invention de son ami Gregory Collinson : une cloche sous-marine sans fond capable de transporter une poignée d’hommes. L’engin immergé est vite entraîné par un courant marin puissant qui le conduit directement en plein cœur de l’Atlantide. Là, des êtres supérieurement intelligents, aux origines martiennes, régissent de manière autoritaire sept grandes cités. 

14010207284515263611863398Mais à force de défier les océans, vous risquez de réveiller les monstres des profondeurs. Avec THE MONSTER THAT CHALLENGED THE WORLD (1957), c’est au fond des mers, au sud des États-Unis, qu’un puissant séisme provoque une crevasse dont s’extrait une créature rampante, proche du mollusque préhistorique géant. Gail MacKenzie, l’un des membres de l’équipage d’un navire, qui a survécu aux remous causés par le séisme, fait son rapport au shérif, Josh Peters qui demeure très sceptique (et on le comprend). Par la suite, d’autres victimes sont attaquées dans la mer de Salton, et elles sont vidées de leur sang. Deux paléontologues, le Dr Jess Rogers et le Dr Tad Johns, sont alors contactés par l’armée, pour identifier le mollusque géant qui s’avère être un «gornaxis », autrement dit, un ancêtre géant des mollusques modernes. Le gornaxis s’attaque, alors, à la région d’Imperial Valley, et il se trouve qu’il n’est pas un cas isolé…

Et comme si cela n’était pas suffisant, sachez que LE MONSTRE VIENT DE LA MER pour détruire le Golden Gate Bridge dans le film de Robert Gordon, tourné en 1955. Sans compter que tout ce raffut ne pouvait qu’attirer aussi HYDRA, LE MONSTRE DES PROFONDEURS, d’Amando de Ossorio !

Toutes ces péripéties vous ont visiblement épuisé. Il vous faut à présent goûter au bonheur tranquille d’une pêche au trésor avec LA CITÉ  SOUS LA MER (1953)… Les plongeurs Brad et Tony arrivent en Jamaïque pour tenter de sauver la cargaison du Lady Luck, qui a coulé avec son équipage et un million de dollars en or. Ils affrètent un bateau, American Beauty, skippé par la très attrayante Terry McBride, mais ils ne peuvent trouver le navire. C’est à une autre découverte bien plus extraordinaire et ancestrale, mais entourée de tabous locaux, à laquelle ils vont devoir faire face… Méfiez-vous tout de même du grand requin blanc qui hante ces eaux. On le surnomme « Bruce ». Quel nom ridicule !

Si Sinbad n’a pas eu le temps de profiter de sa fontaine de Jouvence dans LE VOYAGE FANTASTIQUE DE SINBAD, vous pourrez peut-être user et abuser de la vôtre grâce aux cocons de COCOON. Rien ne vaut en effet une cure de rajeunissement made in Antarea. Des aliens déguisés en humains reviennent sur Terre pour reprendre des cocons de leur espèce (de la planète Antarea) qu’ils avaient laissés lors d’un précédent voyage. Une fois qu’ils ont récupéré les cocons, ils les conservent dans la piscine d’une maison qu’ils ont louée dans une petite ville de Floride. Ils sont génés dans leur entreprise par quelques personnes âgées, pensionnaires d’une maison de retraite située non loin de la maison. Ces dernières se sont secrètement baignées dans la piscine et ont découvert les pouvoirs extraordinaires des cocons…

14010207321015263611863399Une petite ballade AU FOND DES MERS vous paraît utile ? Alors sachez que le Neptune saura vous bercer au gré des flots, au-delà de vos espérances, et c’est irrésistiblement que vous glisserez peu à peu vers un sommeil profond tant la série s’apparente plus à Derrick au fond des mers qu’à un feuilleton plein d’action…

Après ce long périple à travers les océans d’Altaïr IV, c’est par de la poésie que nous nous échouons enfin sur une plage de sable chaud, baignée de soleil, avec un court-métrage fantastique calédonien, LE SABLIERLa pandémie du H1W40 fait déjà des victimes en Asie et se rapproche des îles du Pacifique. En Nouvelle-Calédonie, des scientifiques spécialisés dans la faune du lagon, le Professeur Biloboa et son assistant, Tom, recherchent, à partir de l’ADN de plusieurs variétés de cônes venimeux, le moyen d’enrayer le H1W40. Alors qu’il doit prendre l’avion pour Ouvéa, pour rejoindre sa compagne et sa fille pour le weekend, Tom se souvient d’un de ses rêves d’enfant dans lequel le vieux sage Wahnyitaû lui prophétisait, à partir d’une énigme, qu’il découvrirait un élément vital pour l’humanité. C’est au moment où il part plonger, près d’une roche sous-marine, avec son ami Erwan, que l’énigme de la prophétie du vieux Wahnyitaû se matérialise…

J’espère que ce grand voyage ne vous aura pas donné le mal de mer… Comme vous l’avez constaté, les océans d’Altaïr IV sont riches en monstres, légendes, héros et héroïnes ! Il ne tient qu’à vous, à présent, de les explorer.

- Morbius -



RADIO HORROR SHOWS – première partie

Alors que Morbius présentait les fameux magazines pulps américains sur Les Échos d’Altaïr, et qu’il m’arrive d’écrire sur les serials des années 20-30 et 40, voici pour changer, les Horror Shows ou Spectacles d’Horreur Radiodiffusés. Quel meilleur véhicule, plus encore que la Littérature, et bien sûr le Cinéma qui laisse peu de place à la suggestion, que la Radio ? Il suffit simplement de fermer les yeux, ou de fixer un point imaginaire, et de laisser les animateurs vous emporter à l’aide d’une histoire et de quelques ambiances sonores, et votre imagination fera le reste.

RADIO HORROR SHOWS - première partie dans Dossier 13121809252215263611826600

Ces émissions étaient très proches du théâtre et les animateurs devaient exceller dans leurs intentions de comédiens. Dès les années 1930, les annonces de programmes ressemblaient déjà à ce que vous connaissez des génériques de séries télévisées des années 50 ou 60 comme LA QUATRIÈME DIMENSION ou AU-DELÀ DU RÉEL puisque leur énoncé, qu’on appellera finalement plus tard des « jingles » devaient susciter une réaction d’enthousiasme.

Voici, par exemple, l’annonce du Show de 1932, intitulé MACABRE :

« L’homme vit dans un monde de temps et d’espace, il vit dans un spectre de l’univers. Quand il entreprend d’aller au-delà de cette limite, il pénètre l’inconnu : un domaine où les forces de l’étrange sont mises en jeu. Lorsque l’homme tente d’abuser de ces forces… Il risque d’être anéanti. Voici Macabre ! »

Voici quelques exemples d’Horror Shows :

THE WITCH’S TALE

THE WITCH’S TALE (ou « Conte de la sorcière ») était une série radiophonique d’horreur et de fantastique qui a été diffusée de 1931 à 1938 sur la radio WOR. Le programme a été créé, écrit et réalisé par Alonzo Deen Cole. C’était un 13121809270515263611826601 dans Dossier : Radio Horror Showsspectacle radiophonique fantasmagorique pour lequel Cole a créé la vieille Nancy, la sorcière de Salem, qui présentait un conte terrifique différent chaque semaine. C’est la comédienne Adelaide Fitz-Allen, qui interprétait le rôle de la vieille Nancy.

Ces spectacles étaient, bien entendu, enregistrés en direct, et souvent distribués à d’autres stations. Voici l’épisode, « Frankenstein », enregistré en 1934 ainsi que celui de « Flying Dutchman » qui sont aussi deux de nos Monstres Sacrés : La Créature de Frankenstein et Le Hollandais Volant.

En 1933, l’écrivain Wyllis Cooper a conçu MIDNIGHT MYSTERY SERIAL pour attirer l’attention des auditeurs sur une heure de crime imaginaire et très tardive : Minuit. Une émission de la NBC qui était diffusée à un moment où les concurrents ne diffusaient plus que de la musique.

Voici l’épisode du 16 décembre 1936, intitulé « Poltergeist. »

DARK FANTASY

DARK FANTASY est un programme de 31 épisodes de thrillers surnaturels ayant débuté le 21 Novembre 1941 et s’étant terminé le 19 Juin 1942. Son auteur était Scott Bishop, également connu pour 13121809320915263611826609 dans Fantastiqueson travail sur THE MYSTERIOUS TRAVELER. DARK FANTASY a été diffusée de la station WKY à Oklahoma City.

Voici l’épisode pilote « The Man Who Came Back » diffusé le 14 novembre 1941.

La plus connue de ces émissions est INNER SANCTUM MYSTERY qui a été diffusée à partir du 7 Janvier 1941 jusqu’au 5 Octobre 1952, et créée par le producteur Himan Brown. Un total de 526 épisodes ont été diffusés. Le show narrait des histoires de mystère, d’horreur et de suspense. Les premiers programmes de 1940 ont été lancés avec Raymond Edward Johnson se présentant comme « Votre hôte, Raymond, » d’une voix sardonique et moqueuse accompagnée de sons organiques, l’émission étant ponctuée de blagues morbides de Raymond. Son style pince-sans-rire et sadique est devenu devenu la norme pour beaucoup de ces narrateurs de shows radio d’horreur à suivre.

Voici l’épisode « Fog » diffusé le 20 avril 1941, avec Boris Karloff en guest-star. Ainsi que l’épisode «  Death Is A Joker » du 5 mai 1941, en compagnie de Peter Lorre.

D’autres stars ont participé au show comme Claude Rains, Frank Sinatra, Orson Welles, Richard Widmark, Burgess Merdedith ou Evereth Sloane.

INNER SANCTUM MYSTERY

INNER SANCTUM MYSTERY a eu le privilège que la Universal Pictures produise six long-métrages de séries B, entre 1943 et 1945, adaptant des histoires du show et tous interprétés par Lon Chaney Jr et réalisés par Reginald Le Borg.

En voici 3 épisodes, en VOSTF, intitulés THE FROZEN GHOST (1944), STRANGE CONFESSION (1945) et PILLOW OF DEATH (1945).

13121809373415263611826615 dans Trapard

La petite firme, M.R.S. Pictures Inc., en a aussi produit une version à petit budget, INNER SANCTUM (1948) réalisée par Lew Landers, et qui est tombée dans le domaine public, et téléchargeable ici.

À suivre…

- Trapard -



EXCURSION GALACTIQUE : DEUXIÈME PARTIE

Après avoir visité, dans la première partie, Altaïr IV et ses mystères, Vulcain et ses volcans, Arrakis et son Épice et enfin la dangereuse Fyrine IV, nous reprenons notre excursion galactique avec les nouveaux mondes étranges que sont Pandora, Akir, Krypton et Coruscant… Suivez le guide !

LE PARADIS PANDORA…

EXCURSION GALACTIQUE : DEUXIÈME PARTIE dans Cinéma 13120102443915263611780835

Quitter le monde hostile de Fyrine IV pour faire escale sur Pandora, c’est comme passer de l’enfer au paradis… Satellite de la géante gazeuse Polyphème située dans le système Alpha Centauri, Pandora n’en est pas moins une planète à l’atmosphère irrespirable pour des êtres humains (cyanure d’hydrogène et d’ammoniac…). Par conséquent, il vous faudra avant tout porter un masque pour vous rendre à sa surface. En effet, en cas d’inhalation de l’air de Pandora, vous risqueriez de vous évanouir en vingt secondes avant de passer de vie à trépas en quatre minutes seulement… Mais une fois protégé, et malgré une certaine gêne que procure forcément le port d’un masque, vous pourrez profiter pleinement de l’incroyable beauté que réservent les paysages paradisiaques de Pandora.

Pandora est une immense jungle luxuriante, sa faune et sa flore sont incomparables dans toute la galaxie. N’hésitez pas à demander à un guide Na’vi (autochtone) de vous faire découvrir les plus beaux spécimens de plantes. Vous serez surpris par leur diversité et leur aspect souvent étonnant (en particulier les hélicoradianes géantes qui se rétractent au moindre toucher). Par contre, n’essayez pas de cueillir le moindre végétal ou il vous en coûterait chèrement : les Na’vis sont un peuple respectueux de la Nature, ils vivent en parfaite symbiose avec Pandora. On peut même affirmer qu’ils sont littéralement en connexion avec leur monde. Un concept difficile à appréhender pour les Terriens pour lesquels la Terre (Gaïa) n’est qu’une immense réserve de nourriture à ciel ouvert…

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Si vous souhaitez en savoir plus sur les coutumes des Na’vis, demandez l’autorisation à un autochtone du clan Omaticaya de vous rendre à l’Arbre Sacré de sa tribu. La vue de cet arbre est à couper le souffle : 325 mètres de haut pour un tronc atteignant 57 mètres de diamètre ! On dit que les « graines de l’Arbre Sacré disposent d’une âme pure »…

Les nuits sur Pandora sont un spectacle unique : la géante gazeuse Polyphème éclaire les cieux de toute sa beauté tandis que les plantes bioluminescentes offrent une vision de rêve. Vous ne serez pas déçu !

Pandora est également célèbre pour ses énormes blocs de roches qui lévitent dans le ciel. Ce phénomène incroyable est dû au pouvoir magnétique de l’unobtanium, minerai actuellement très recherché dans la galaxie par la RDA (un consortium militarisé très critiqué sur Terre par les mouvements écologistes). Plus que tout, la vision de ces montagnes flottant dans les airs de Pandora vous laissera pantois, comme tous ceux qui ont un jour visité la planète pour la première fois. Dites-vous bien que ces images resteront à jamais gravées dans votre mémoire !

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Nous pourrions parler des heures de Pandora, notamment de sa faune, que nous n’avons malheureusement pas eu le temps d’évoquer. Réputée dangereuse (loup-vipère, banshee, thanator, guêpe Hellfire…), il vous faudra être particulièrement attentif aux recommandations de vos guides ou vous pourriez le regretter amèrement…

Vous l’avez compris : Pandora est LA destination incomparable de cette excursion galactique. Ne loupez en aucun cas l’opportunité de découvrir un monde extraterrestre unique en son genre !

AKIR, MONDE AGRICOLE…

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Akir est essentiellement un monde paisible d’agriculteurs. La vie s’y déroule, tel un long fleuve tranquille, rythmée par les saisons et les récoltes. Visiter Akir vous permettra de renouer avec la terre grâce à un stage d’initiation aux plantations. Loin du monde moderne, vous pourrez enfin vous déconnecter complètement des réseaux sociaux et de votre mode de vie virtuel. Les fermiers d’Akir se feront une joie de vous guider dans vos tâches quotidiennes, le temps de votre séjour. Ne vous attendez à rien d’autre. Akir n’est qu’une étape destinée à vous confronter aux problèmes des agriculteurs vivant sur des mondes éloignés, dans des conditions souvent misérables.

En outre, depuis peu, les Akiriens sont menacés par le tyran Sador et son armée de mutants Malmoris. Zed, dernier guerrier de la planète, a fait appel a des mercenaires pour les protéger. Il va sans dire que ce monde est devenu instable et qu’il vous faudra vite vous y rendre avant que cette destination galactique ne soit plus qu’un vague souvenir…

KRYPTON VOUÉE À DISPARAÎTRE ?…

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Un autre monde qui pourrait bien être rayé des futures excursions galactiques est celui de Krypton. Il s’avère en effet que, d’après des études scientifiques récentes, Krypton dévierait progressivement de son orbite pour se diriger dangereusement vers son soleil rouge… Néanmoins, la communauté scientifique kryptonienne n’est toujours pas parvenue à trancher dans cet interminable débat. En attendant, la vie suit son cours sur ce monde étrange, aux paysages austères et tristes.

Krypton, dont les planètes sœurs sont Argos et Kandor, est le siège d’une brillante civilisation. Si rien n’existe en surface, vous devrez pénétrer ses entrailles afin de vous y promener et de rencontrer ses habitants. Ces derniers déambulent affublés de vêtements luminescents aux symboles proches de lettres de l’alphabet. Les Kryptoniens sont par essence un peuple fier et peu ouvert. Vous aurez cependant peut-être la chance d’assister à un procès dirigé par le conseil de Krypton et présidé par Jor-El, éminent scientifique. La condamnation est un moment très impressionnant où les coupables sont expédiés dans la Zone Fantôme, une sorte d’autre dimension qu’il vous est vivement déconseillé de visiter.

CORUSCANT, LA COSMOPOLITE…

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Si Pandora était le monde où la Nature est reine, à l’inverse Coruscant demeure celui du béton et de l’acier. Il s’agit d’une planète-cité (Galactic City) comme il en existe peu à travers la galaxie. Nulle trace de végétation (ne cherchez pas de forêts), mais des millions d’immeubles dont les hauteurs défient les cieux. Coruscant est souvent surnommée « le Pivot » ou « le Joyau des Mondes du Noyau ». Situé à un endroit stratégique des plus grandes routes commerciales, c’est un monde « artificiel » où tout est contrôlé (eau, climat…). Alors pourquoi surnommer Coruscant « le Joyau des Mondes du Noyau » ? C’est un endroit cosmopolite et de toute beauté, unique en son genre, où lieux culturels et de divertissements (théâtres, opéras, casinos…), de commerces et de restaurants, ouverts en permanence, se côtoient et offrent au visiteur l’embarras du choix. Si vous souhaitez terminer votre excursion galactique en faisant des achats, Coruscant est la planète qu’il vous faut ! Vous y trouverez tout, et même ce que vous n’y attendiez pas…

Aucune difficulté pour vous rendre d’un point à l’autre de Galactic City : les nombreux taxis volants feront l’affaire, en espérant tout de même que vous n’êtes pas sujet au mal de l’air. Néanmoins, le touriste devra faire preuve de prudence car il sera souvent la proie de malandrins, voire pire… Tout dépend bien sûr des quartiers que vous visiterez. À ce sujet nous vous déconseillons grandement les bas-fonds de Coruscant, endroits malfamés, à moins que vous ne soyez amateur de sensations fortes ou en quête d’aventures extrêmes.

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Un lieu à ne surtout pas manquer est le célèbre night-club Le Barbare. Très à la mode, il vous proposera ses délicieux cocktails, ses jeux et même de la compagnie si vous le souhaitez. Cependant, ces derniers temps, Le Barbare a été victime de nombreuses plaintes de la part de certains de ses clients, notamment en ce qui concernerait un trafique de « bâtons de la mort », puissants narcotiques aux effets néfastes sur la santé. Si ‘un revendeur ou un trafiquant s’adresse à vous, nous vous invitons à porter plainte auprès des autorités dans les plus brefs délais.

Un séjour sur Coruscant ne pourrait se terminer sans la visite du Sénat Galactique ou du Temple Jedi pour un souvenir inoubliable.

C’est ainsi que s’achève notre excursion galactique. Nous espérons que cette présentation de ces huit mondes vous aura permis de déterminer vos choix. Nous vous y souhaitons un bon séjour.

- Morbius -

Planètes citées : Altaïr IV (PLANÈTE INTERDITE), Vulcain (STAR TREK), Arrakis (DUNE), Fyrine IV (ENEMY), Pandora (AVATAR), Akir (LES MERCENAIRES DE L’ESPACE), Krypton (SUPERMAN), Coruscant (STAR WARS).



EXCURSION GALACTIQUE : PREMIERE PARTIE

Abandonnez votre travail et vos soucis : Les Échos d’Altaïr vous proposent une excursion galactique sur huit planètes. Altaïr IV, Vulcain, Arrakis, Fyrine IV, Pandora, Akir, Krypton et Coruscant seront nos destinations. Des plus sauvages et hostiles aux plus paradisiaques ou cosmopolites, votre voyage à travers la galaxie SF ne sera pas de tout repos. Présentation d’un tour organisé…

ALTAÏR IV : LÀ OÙ LE RÊVE ET LA RÉALITÉ SE CONFONDENT…

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Nous commencerons bien sûr par Altaïr IV où je vous recevrai avec plaisir dans mon humble résidence. Ce sera le point de départ de notre tour organisé.

Altaïra, ma fille, et Robby, mon fi… euh, mon robot, pardon, sauront vous accueillir dans les règles de l’art. Pour ces dames qui seraient du voyage, Altaïra se fera une joie de leur exposer sa magnifique garde-robe issue des plus grands couturiers en vogue dans la galaxie. Quant à Robby, il pourra dupliquer à l’infini tout objet précieux à vos yeux. Sachant que mon robot pratique couramment 187 langues (y compris leurs différents dialectes et dérivés), nos voyageurs aliens n’auront aucun mal à entreprendre de longues et passionnantes conversations avec lui sur le métabolisme cellulaire, l’hyperstatisme, la théorie métrique de la gravitation ou la dilatation du temps. Si pour certains ce genre de causerie équivaudrait à une source d’ennui, ils pourront prendre un bain dans ma piscine en attendant la suite de la visite de ma résidence.

13102306491415263611664398 dans DossierJe serai moi-même votre guide pour l’exploration des installations souterraines des Krells, une étonnante civilisation dont la technologie non moins étonnante fait d’Altaïr IV le lieu où le rêve et la réalité se confondent. Vous pourrez, si vous le souhaitez avec insistance, tester quelques machines à vos risques et périls. En effet, je me dégage de toute responsabilité concernant les moindres séquelles cérébrales que pourrait entraîner l’utilisation prolongée de certaines inventions des Krells…

En dehors de ma résidence, ne cherchez pas de villes ou de monuments : Altaïr IV réserve peu de surprises au visiteur si ce n’est son ciel vert, ses déserts poudreux et ses montagnes escarpées… Un havre de paix, voilà ce que représente Altaïr IV…

VULCAIN : SES VOLCANS, SES RUINES, SES TEMPLES…

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Notre seconde destination nous mènera sur la chaude planète Vulcain, si bien nommée. Il vous faudra rapidement vous habituer à sa gravité et à son atmosphère plus ténue que celle de la Terre (je parle ici pour les Terriens, bien entendu). Si quelques étourdissements se font sentir, un médipac est prévu dans votre kit touristique.

Un Vulcain en personne sera votre guide et vous accompagnera durant tout votre séjour. Afin de ne pas le froisser, veuillez refouler toutes vos émotions lorsque vous découvrirez les impressionnants volcans actifs, les merveilleuses ruines antiques, le légendaire mont Seleya ou les mystérieux temples religieux dont ceux d’Amonak, de T’Panit et de T’Karath. À préciser également que si le guide est en période de Pon farr, cela pourrait occasionner quelques problèmes pour le bon déroulement de la visite, en particulier au niveau de la gente féminine de notre tour organisé. Ne pas paniquer et se réfugier dans ce cas à bord de la navette.

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Les orages de la planète Vulcain sont électriques et souvent accompagnés de tempêtes de sables brûlants. En dehors de ses chaînes de montagnes et de ses déserts, la planète possède quelques petites mers et des planétoïdes situés à proximité et parfaitement visibles dans son ciel, ce qui lui confère un panorama des plus impressionnants parmi toutes les planètes de notre excursion galactique.

Enfin, si certains sont intéressés par des cours de logique pure et de maîtrise des émotions, le signaler dès l’arrivée afin de réserver vos places.

ARRAKIS, PLANÈTE DE L’ÉPICE…

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Appelée également Dune, la planète Arrakis est le lieu de bronzage idéal si vous souhaitez profiter de son climat et de son ensoleillement permanent. En effet, plus chaude encore que Vulcain, et entièrement couverte de sable et de roches, Arrakis est un monde unique en son genre où les déserts s’étendent à perte de vue.

13102306364515263611664390Mais votre visite d’Arrakis ne saurait être complète sans votre rencontre avec un ver des sables. Les autochtones, appelés Fremen, sauront, à votre demande, attirer cette impressionnante créature géante (400 mètres de long). Le Shai-Hulud, c’est son nom en langage fremen, se déplace sous les sables de la planète. Vous aurez peut-être même la chance d’en chevaucher un. Cependant attention : le Shai-Hulud ne se laisse pas facilement apprivoiser et nous vous conseillons vivement d’être bien harnaché afin de ne pas tomber et de vous retrouver sous le ver et non plus sur le ver. Mais si vous parvenez à le contrôler grâce aux crochets prévus pour cela, vous vivrez alors un moment particulièrement intense, une expérience totalement unique dans la galaxie.

Le ver des sables de Dune sécrète une substance très mystérieuse : l’Épice (également appelée Mélange). Une dégustation s’impose, mais tout de même avec modération : l’Épice est considérée, par certains, comme une drogue. Néanmoins y goûter une fois ne devrait pas entraîner d’accoutumance. Il est dit que l’Épice prolongerait la vie, renforcerait les défenses immunitaires et, si elle est consommée à outrance, pourrait même permettre les voyages interstellaires… Cette dernière affirmation demeure, vous vous en doutez, sujette à caution. Parvenir à voyager dans l’univers grâce à un aliment s’avère être une hypothèse des plus fantaisistes ! Seule la technologie autorise les trajets spatiaux, vous vous en doutez.

FYRINE IV, POUR LES PLUS TÉMÉRAIRES…

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Fyrine IV est l’endroit recommandé aux plus aventuriers d’entre vous : dans un environnement particulièrement hostile, vous vivrez les moments les plus intenses et les plus dangereux de votre excursion galactique…

Fyrine IV, quatrième planète du système Fyrine, est constamment la proie de pluies de météores et de puissants orages. Sa surface volcanique et très rocailleuse est clairsemée de quelques étendues d’eaux boueuses. Sa flore s’avère quasi inexistante. Quant à sa faune, celle-ci vous réserve bien des surprises et non des plus agréables… Nous nous gardons le droit de ne rien vous dévoiler afin de préserver tous les mystères de ce monde sauvage.

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Lors des pluies de météores, nous vous conseillons de vous réfugier au plus vite dans un abri naturel, une grotte fera parfaitement l’affaire. Ne comptez sur aucun bâtiment ou hôtel : Fyrine IV est un monde désert de son pôle Nord à son pôle Sud.

Après quelques jours passés à sa surface, vous devriez pleinement prendre conscience de la chance que vous avez de vivre sur un autre monde que celui de Fyrine IV. Il est bon de le rappeler.

Voilà pour notre première partie de notre excursion galactique.

Nous vous donnons rendez-vous prochainement pour la suite de notre voyage  :

Excursion galactique : deuxième partie

- Morbius -



LE FANTASTIQUE ET LES PREMICES DU CINEMATOGRAPHE

Alors que Francophiles et Américanophiles placent encore au centre d’une polémique l’attribution de l’invention du Cinématographe, avec Thomas Edison, inventeur de la pellicule, et les frères Louis et Auguste Lumière, créateurs de la première caméra-projecteur, Georges Méliès reste sans contestes l’instigateur du Fantastique, voire même du film de genre.

LE FANTASTIQUE ET LES PREMICES DU CINEMATOGRAPHE dans Cinéma 13060210120915263611253233Loin d’être en restes, Thomas Edison sera l’un des meilleurs concurrents de Méliès et de sa Star Films, mais il sera loin d’être le seul.

Fondée à New-York en 1896 par les réalisateurs James Stuart Blackton et Albert E. Smith, la Vitagraph Company of America proposait déjà nombre de films aux sujets fantastiques, d’exploitation ou même historiques. James Stuart Blackton est même considéré comme le père de l’animation aux États-Unis, en créant un semblant de dessin animé qu’il projeta en 1900, et dans lequel on le voit dessiner un bonhomme qui bouge, dans THE ENCHANTED DRAWNING. Ce procédé mêlant leurs auteurs au sein de leur travail animé est presque une marque de fabrique des débuts du cinéma américain, et nombre de grands bédessinateurs s’essayeront à cet exercice flatteur, comme par exemple Winsor McCay, créateur de la BD cultissime LITTLE NEMO IN SLUMBERLAND (1905-1914), qui apparaîtra dans ses propres réalisations comme LITTLE NEMO (1911), WINSOR McCAY, THE FAMOUS CARTOONIST OF THE N.Y. HERALD AND HIS MOVING COMICS (1911) ou dans son GERTE THE DINOSAUR (1912), ce dernier film fantastique et préhistorique étant assez facile à trouver sur le web.

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Les fans du bédessinateur Otto Messmer, et de son personnage FÉLIX LE CHAT, matou filou souvent mêlé à des intrigues flirtant entre Fantastique et Surréalisme, ont sûrement aussi pu découvrir ses premières apparitions cinématographiques dans FELINE FOLIES (1919).

Mais pour rembobiner ma pellicule, et revenir sur les prémices de l’animation cinématographique, si James Stuart Blackton avait créé un semblant de film d’animation, le Français Émile Cohl est quand à lui considéré comme étant le premier réalisateur de dessins animés scénarisés, et même carrément fantastiques, comme FANTASMAGORIE (1908), ou LES ALLUMETTES ANIMÉES (1908), un film d’animation qui annonce à lui seul les films de Willis O’Bien, de Ladislas Starewitch, de 13060210201715263611253238 dans FantastiqueMan Ray, et j’en passe… Il réalisera aussi le premier film de marionnettes avec LE TOUT PETIT FAUST, ainsi que le premier film d’animation en couleurs, les premiers effets de morphing (bien avant Georges Méliès) et le premier film en pixilisation, JOBARD NE PEUT PAS VOIR LES FEMMES (1911). La pixilisation étant un procédé où des acteurs réels ou même des objets sont filmés image par image, un effet qui se développera, en France, sous l’appellation d’ “Animation en volume” et aux États-Unis, sous celui de “Stop-Motion” (autrement dit arrêter régulièrement le moteur de la caméra pour déplacer le “décor”). Hollywood et sa sur-médiatisation obligeront, on oubliera vite que le père de la Stop-Motion, n’est pas l’Américain Willis O’Bien, mais le Russe d’origine polonaise Ladislas Starewitch, réalisateur d’un nombre incroyable de très beaux films d’animation aux sujets merveilleux, grâce à ce même procédé. Son influence se répandra comme une poudre enflammée dans toute la future Union Soviétique, et particulièrement en Tchécoslovaquie, qui engendra une École de l’Animation, considérée comme étant l’une des meilleures du monde.

Pour en revenir, au Fantastique des débuts du Cinématographe, l’Angleterre était elle aussi productrice de films fantastiques, avec par exemple la firme Clarendon, pour laquelle les réalisateurs Percy Stow et Cecil Hepworth réalisèrent la première version d’ALICE AU PAYS DES MERVEILLES (1903) qui est, visuellement, très intéressante.

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Loin de se limiter à son invention, la concurrence cinématographique entre Thomas Edison et la France s’est aussi inscrite dans la production de films, Edison étant devenu producteur, engagea des réalisateurs dont les sujets de films étaient étrangement similaires à ceux réalisés en France par Georges Méliès (par exemple, A TRIP TO MARS, 1910) ou en Espagne par Segundo de Chomon (un cinéaste du Fantastique et concurrent européen direct de Méliès qu’on oublie trop vite et dont, personnellement, j’affectionne particulièrement le travail).

Au cours de ces mêmes années 1900-1910, la Gaumont avait aussi déjà sous son aile un jeune réalisateur de films aux sujets souvent dramatiques, et qui deviendra à partir des années 1910 l’un des meilleurs réalisateurs français de serials, entre polars et réalisme poétique, atmosphériques et à la limite du Fantastique, Louis Feuillade (FANTÔMAS, 1913-1914, JUDEX, 1915, LES VAMPIRES, 1916).

13060210274415263611253253Un autre cinéaste français, Abel Gance, issu de la petite Avant-Garde cinématographique hexagonale, et dont le style empreint de lyrisme tranchait aussi sur la production de l’époque, réalisait déjà des films très proches du genre qui nous intéresse avec, par exemple, LE MASQUE D’HORREUR (1912), LA FOLIE DU DOCTEUR TUBE (1915, sorte de précurseur du film de Savant Fou), et surtout J’ACCUSE ! (1919, dans lequel, tous les soldats morts à la guerre reviennent à la vie, en guise d’avertissement contre une éventuelle prochaine guerre).

Je conclurai aussi cet article en citant quelques grands noms américains du Fantastique comme J. Searle Dawley, réalisateur de la toute première version de FRANKENSTEIN (1910), Otis Turner, réalisateur d’une très bonne version de THE WIZARD OF OZ (1910), Lucius Henderson, qui réalisa la version de 1912 de DR JEKYLL AND MR HYDE, Stuart Paton qui réalisa un mémorable 20 000 LEAGUES UNDER THE SEA (1916), et Scott Sidney qui tourna la version de 1918 de TARZAN OF THE APES.

Enfin, des films comme L’ÉTUDIANT DE PRAGUE (1913), LE GOLEM (1915), mais surtout LE CABINET DU DOCTEUR CALIGARI (1919), annonçaient déjà en Allemagne ce que deviendrait, tout le long des années 1920, le mouvement Expresionniste. Mais ceci est déjà une autre page de l’Histoire du cinéma Fantastique…

- Trapard -

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BERNARD QUATERMASS ET LA FAMILLE DELAMBRE

BERNARD QUATERMASS ET LA FAMILLE DELAMBRE : DEUX LÉGENDES DU CINÉMA DE SCIENCE-FICTION

BERNARD QUATERMASS ET LA FAMILLE DELAMBRE dans Cinéma 13032807112115263611020530

QUATERMASS

Le professeur Bernard QUATERMASS est un physicien créé par l’écrivain et scénariste anglais Nigel Kneale pour une mini-série TV en 6 épisodes, pour la BBC, THE QUATERMASS EXPERIMENT (1953). À la tête d’un programme spatial britannique baptisé le « British Experimental Rocket Group », on le voit régulièrement confronté à de sinistres forces extraterrestres menaçant de détruire la Terre.

Le succès fut tel, en Angleterre, que la BBC relancera en 1955 et en 1958 deux nouvelles mini-séries de 6 épisodes chacune, QUATERMASS 2 et QUATERMASS AND THE PIT. Ce sont les comédiens Reginald Tate (1953), John Robinson (1955) et André Morell (1958) qui se succèderont dans le rôle de QUATERMASS à la télévision.

13032807144715263611020532 dans DossierÀ l’instar du DOCTEUR WHO, c’est surtout grâce au cinéma, et à la maison de production HAMMER FILMS, que le public français a découvert notre cher physicien dans des intrigues inquiétantes et fascinantes, sous les traits de l’excellent comédien irlandais, Brian Donlevy. On le voit mener son enquête et traquant une créature extraterrestre monstrueuse arrivée à bord d’une fusée spatiale de retour sur Terre dans LE MONSTRE (The Quatermass Xperiment), réalisé par Val Guest. Val Guest et Brian Donlevy seront d’ailleurs, de nouveau, de l’aventure pour une suite, LA MARQUE (Quatermass 2) sortie en 1957, et dans laquelle, toujours accompagné de son complice l’inspecteur Lomax, Quatermass se retrouve coincé au milieu d’un complot politique camouflant une nouvelle invasion extraterrestre.

La Hammer Films produira une nouvelle enquête de Bernard Quatermass, en 1967, LES MONSTRES DE L’ESPACE (Quatermass and the Pit), réalisée cette fois-ci par Roy Ward Baker, et Andrew Keir y endosse le rôle du physicien, traquant l’envahisseur dans les tunnels du métro londonien.

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Loin d’être démodé, le professeur Quatermass est régulièrement le héros d’émissions radiophoniques et de romans de science-fiction, et ses aventures ont même été réactualisées par les télévisions britanniques, Thames Television, en 1979, jusqu’à dernièrement, en 2005, par la BBC Four, au moment même où la BBC One rajeunissait le DOCTEUR WHO dans la série qui est largement diffusée outre-Manche.

Moins traqué, mais plus pragmatique et tout aussi obstiné que le David Vincent des ENVAHISSEURS, le professeur Bernard QUATERMASS est un véritable personnage culte de la science-fiction classique.

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LES DELAMBRE

La famille Delambre est issue de l’esprit de l’écrivain franco-anglais George Langelaan, auteur de la nouvelle « The Fly » qui deviendra, en 1958, la fameuse adaptation cinématographique de la 20th Century Fox qu’est LA MOUCHE NOIRE (The Fly). À part quelques variantes, cette famille au nom à la consonance française, et originaire de Montréal, au Québec, gardera sa place de choix dans le film de Kurt Neumann.

13032807275215263611020540André (Al Hedsison), frère cadet de François Delambre (Vincent Price), est marié à Hélène Delambre (Patricia Owens), avec laquelle il a eu un fils, Philippe (Charles Herbert). Il est scientifique et entreprend, dans le laboratoire familial, le projet fou d’inventer un prototype de ce que pourrait être la téléportation. Tout le monde connaît la suite : une mouche pénètre accidentellement dans l’un des télépodes (ou bipodes de téléportation), au moment où André Delambre s’utilise lui-même, en cachette, comme cobaye pour son expérience. Une expérience qui transformera malheureusement André en un croisement d’homme-mouche et qui anéantira la famille Delambre…

Hélène Delambre tuera son homme-mouche de mari avant de feindre la folie pour protéger l’honneur familial, mais un dénouement culte à la fin de LA MOUCHE NOIRE nous laisse imaginer le sort des survivants des Delambre…

Mais seuls François Delambre (toujours Vincent Price) et son neveu, Philippe, devenu un adulte (Brett Halsey), seront les héros du RETOUR DE LA MOUCHE (Return of the Fly) après que l’intro nous annonce le suicide d’Hélène, traumatisée. Réalisé par Edward Bernds pour Asssociated Producers et sorti en 1959, cette suite nous replonge dans l’univers de la téléportation, et devinez qui reprend le flambeau (ou l’éprouvette) d’André Delambre ? Philippe !

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Traumatisé par la mort de ses parents, Philippe décide de reprendre les expériences de son père, malgré le savant – le savon, pardon – que lui passe Tonton François, qui ne désire pas être, encore une fois, spectateur d’un nouveau drame familial. Mais Savant Fou, c’est dans les gênes, on le sait, et il suffit de revoir la saga des FRANKENSTEIN de la Universal Pictures pour s’en persuader… Et LE RETOUR DE LA MOUCHE est presque un alibi pour les transformations animalières les plus fantaisistes, que ça en est presque étonnant que les scénaristes n’aient pas introduit l’arche de Noé au grand complet dans les télépodes pour nous épater, ô pauvres spectateurs que nous sommes…

13032807412315263611020548Mais la saga et la malédiction de la famille DELAMBRE ne s’arrête décidément pas là, puisque dans LA MALÉDICTION DE LA MOUCHE (Curse of the Fly), production anglaise réalisée par Don Sharp en 1965, Henri Delambre continue les expériences de son père Philippe et de son grand-père André. Quand je vous disais que c’était dans les gênes ! Et là où je peux boucler mon article grâce à un lien providentiel avec le début de celui-ci, c’est qu’Henri Delambre est interprété par Brian Donlevy, notre vieux professeur Bernard Quatermass, recyclé en savant fou et névrosé. Henri Delambre est aussi assisté de ses deux fils, Martin et Albert Delambre (George Baker et Michael Graham), les arrière-petits enfants de notre savant originel de LA MOUCHE NOIRE.

13032807472615263611020551Et le plus étonnant dans ce film anglais de 1965, qui glisse légèrement vers un psychédélisme qui commence à pointer le bout de son nez cette année-là en Angleterre comme aux USA, dans la musique rock, comme au cinéma, c’est que l’on retrouve, menant son enquête, un certain inspecteur Charas retraité qui, si vous vous en souvenez, était déjà le policier attaché à l’affaire Delambre dans LA MOUCHE NOIRE… mais trois générations de Delambre plus tôt ! Il est presque comme l’homme de loi qui a ouvert judiciairement l’« affaire Delambre » (interprété alors par Herbert Marshall) et il est celui qui la bouclera définitivement (sous les traits de Charles Carson), même si, trop âgé, il est finalement relayé par le jeune Inspecteur Ronet (Jeremy Wilkins). On aurait même pu attendre une nouvelle génération Delambre, puisque le générique de LA MALÉDICTION DE LA MOUCHE se conclut, avec humour, par les mots « Is this the End ? ».

Je ne reviendrai pas sur les deux autres adaptations de la nouvelle de George Langelaan, réalisées par David Cronenberg et Chris Walas, en 1986 et 1989, et mettant en scène la famille BRUNDLE, Seth et Martin, père et fils. Mais je me limiterai aux Delambre qui, comme le fameux professeur Quatermass, sont deux figures exceptionnelles d’un cinéma de science-fiction, un cinéma qui hésitait encore entre un classicisme et un modernisme, mais qui fait néanmoins encore partie des films de chevet de plusieurs générations de cinéphiles du Fantastique et de la SF.

- Trapard -



LA MAISON HANTEE AU CINEMA

LA MAISON HANTÉE AU CINÉMA

(par Trapard du Cri du Cagou)

LA MAISON HANTEE AU CINEMA dans Cinéma 13010204463615263610717854

Le thème de l’habitat hanté par une présence maléfique est en partie né de la littérature anglaise, survolé par Shakespeare, puis mieux exploité par Oscar Wilde (Le Fantôme de Canterville), Clive Barker et j’en passe…

« La Maison » est, pour tout un chacun, l’abri, le lieu de repos, de laisser aller, où l’on peut se refaire un monde entre quatre murs. Mais elle peut aussi devenir un lieu d’enfermement physiologique, véhicule d’angoisse et plus encore, en y ajoutant un zeste de superstitions. Les thèmes de l’esprit errant, et de l’être invisible, du non-mort, sont autant nés de croyances les plus lointaines et les plus partagées dans toutes cultures ancestrales, les religions polythéistes jusqu’aux codes chrétiens leur ayant ajouté une orientation plus dogmatique. On désigne aussi le Fantôme comme étant celui qui est présent et absent à la fois, tel un être flou ou invisible, ou qui se cache tout simplement (certains tueurs en série se sont vus affublés de ce sobriquet).

13010204500515263610717855 dans DossierDe manière plus pragmatique et à l’instar des jeux vidéos, le « Fantôme » est aussi le double d’un individu qui le suit comme son ombre, ou alors comme un simple élément parasitant une action dont on connait la conclusion et qui pourrait faire en sorte de fausser des pistes déjà établies, voire, au contraire, de les améliorer pour une réussite alternative.

Pour ce qui est du Fantôme au Cinéma, je me limiterai aux films où des lieux renferment une présence invisible et souvent néfaste : les maisons dites hantées. Et je ne pourrai en aucun cas, être vraiment exhaustif avec ce texte, je me limiterai plutôt à mettre en avant mes goûts et ma culture de cinéphage.

Je pense que l’on connait tous au moins une maison ou un autre lieu indéfini, considéré comme hanté. Les enfants savent très bien créer des transferts de leurs propres angoisses sur un lieu, un individu ou un objet précis. L’effet de groupe, ou sociétal, peut très vite aussi cristalliser à une échelle plus élevée, un démon commun aux maux communs à ce même groupe.

Pour ma part, et pour rester sur le mythe de la maison hantée, j’ai toujours entendu parler de cette demeure abandonnée et angoissante située au Faubourg Blanchot, au cœur de Nouméa, et elle a beaucoup alimenté mon imagination d’adolescent comme beaucoup d’autres rumeurs anciennes liées à ce quartier et aux quartiers l’avoisinant.

Le cinéma horrifique, d’abord prioritairement ciblant un public adolescent souvent cloîtré sur lui même, n’a fait que reprendre ce principe angoissant de l’enfermement contraint, ou même de l’auto-enfermement, comme cette enfance que l’on garde au fond de nous et qui se retrouve soudainement enfermée dans un endroit exigüe avec un danger invisible prêt à blesser. Certains réalisateurs, comme Roger Corman, expriment clairement cibler un public peu expérimenté et assez innocent, avec lequel, une réalisation de plus en plus fermée (des plans larges se resserrant peu à peu sur des personnages en danger et une ambiance sonore adéquate) est une manière de jongler avec l’adrénaline d’un spectateur passif.

13010204543915263610717856 dans Dossier : La Maison Hantée au Cinéma

Le réalisateur/producteur américain, William Castle poussera même le vice en 1959, se donnant ainsi l’occasion de créer un phénomène de spectacle, en réaménageant les salles d’exploitation pour son film, LA NUIT DE TOUS LES MYSTÈRES (House on Haunted Hill) d’effets mécaniques et vibratoires, pour intensifier les sensations physiques des spectateurs. La trame : le millionnaire Frédérick Loren (Vincent Price) organise, suivant une idée de sa femme Annabelle, un jeu où il offrira 10000 $ à chacun des participants sélectionné qui acceptera de passer la nuit dans sa maison hantée…(William Malone en tournera en remake en 2000 sous le titre de LA MAISON DE L’HORREUR).

William Castle récidivera l’année suivante avec 13 FANTÔMES (13 Ghosts) dont le remake éponyme de Steve Beck, datant de 2001, est à mon goût, l’un des rares remakes de films de maisons hantées qui soient plutôt réussi.

13010205014015263610717857 dans FantastiqueJe pense que, et ça n’engage que moi, le meilleur film de maison hantée reste, à ce jour, LA MAISON DU DIABLE (The Haunting) tourné en 1963 par Robert Wise. Afin de poursuivre ses expériences de parapsychologie, le professeur Markway (Richard Johnson) réunit un groupe de personnes dans un vieux manoir réputé hanté. Dès la première nuit, les hôtes du professeur sont terrorisés par des bruits insolites. Eleanor (Julie Harris) est au bord de la dépression et le professeur lui conseille de partir mais elle refuse en prétendant que la maison la retient. Le personnage interprété par Julie Harris, névrotique de par sa condition sociale et familiale développée dès le début du film, est l’élément moteur d’un sujet de maison hantée qui en devient profondément douteux et incertain jusqu’à sa conclusion, d’où l’angoisse constante que soutient le réalisateur du film. (Jan De Bont en tournera un remake moins impressionnant, en 1999 avec HANTISE).

Par la suite, le thème de la demeure maléfique sera repris par la longue vague du cinéma gothique exploitée durant les années 1960 aux USA par Roger Corman mais surtout en Italie, dont je retiendrai surtout, concernant l’Italie, deux de mes préférés, celui d’Antonio Margheriti, DANSE MACACRE (Danza macabra) de 1964 et LES AMANTS D’OUTRE-TOMBE (Amanti D’Oltretomba) de Mario Caiano (1965). Un cinéma gothique, dans lequel chaque malédiction est si minutieusement orchestrée et si parfaitement cyclique, comme pourrait l’être un esprit dérangé et décalé en perpétuels mouvements, comme la trajectoire de l’aiguille d’une vieille montre à gousset, ou encore, comme pouvaient l’être certains textes de l’écrivain Edgar Allan Poe qui est presque, à lui seul, la source d’une partie de ce genre cinématographique dans les années 1960.

13010205072115263610717858 dans TrapardLes années 70 verront ressurgir le thème de la maison hantée, en Angleterre, avec LA MAISON DES DAMNÉS (The Legend of Hell House) réalisé par un ancien cinéaste de la Hammer Films, John Hough, et adapté d’un roman d’un autre maître du Fantastique : Richard Matheson. Un curieux milliardaire envoie un groupe de savants et de médiums dans une maison que l’on suppose hantée, la maison Belasco, afin de tenter de l’exorciser. Le Dr. Barett (Clive Revill) est un spécialiste de la parapsychologie, cartésien résolu, prêt à mettre tout en œuvre pour prouver ce qu’il avance. Aussi, c’est assez dépité qu’il se rend à la maison Belasco, puisqu’il devra partager l’expérience avec Mlle Tanner, une jeune médium. Sa femme décide aussi de l’accompagner. Les dernières expériences parapsychologiques qui y eurent lieu furent un désastre puisqu’une seule personne survécut. Cet unique survivant est Mr. Fischer (Roddy McDowall), un médium à effets physiques. Et il participe encore une fois à l’expérience. C’est un véritable combat entre la science et l’au-delà qui peut commencer… Bien entendu, ce genre de films reflète souvent deux antagonismes : La Science contre la Foi Christique. Et au-delà de ces deux thèmes contradictoires, on retrouve toujours des personnages bien dessinés qui, quelques soient leurs croyances, ne sont rien d’autres que des humains face à leurs propres angoisses…

Pour continuer sur ma lancée, je retiendrai aussi un téléfilm américain assez culte, LES CRÉATURES DE L’OMBRE (Don’t be afraid of the dark) tourné en 1973 par John Newland, qui ne sera, bien entendu, pas le film qui enterrera le genre de la maison démoniaque, ni des thèmes satanistes. Les années 70 en seront particulièrement friandes dans un grand nombre de films européens ou américains à grands comme à minuscules budgets, de L’EXORCISTE à ses dérivés italiens, en passant par les divers films de sectes nébuleuses et sacrificatoires (que Terence Fisher et la Hammer Films avaient déjà mis en exergue avec LES VIERGES DE SATAN dès 1968).

LES CRÉATURES DE L’OMBRE est très angoissant malgré ses petites créatures démoniaques qui n’ont pas dû laisser indifférent un réalisateur comme Charles Band (spécialisé dans les films de marionnettes tueuses ou d’êtres minuscules maléfiques et qui ont, malgré tout, plutôt mal vieillies. Le téléfilm aura d’ailleurs un tout récent remake, en 2011, réalisé par Troy Nixey et scénarisé par Guillermo Del Toro (le film est sorti en France sous le titre DON’T BE AFRAID OF THE DARK, tout simplement).

LES CRÉATURES DE L’OMBRE et son ambiance de claustration me fait beaucoup penser, dans un sens, à ce que sera, en 1979, AMITYVILLE, LA MAISON DU DIABLE, distribué par l’American International Pictures, et réalisé par Stuart Rosenberg adapté du roman de Jay Anson, lui-même inspiré d’une histoire (prétendument) vraie : « L’Affaire d’Amityville »…

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Je vais écrire fébrilement sur le premier AMITYVILLE car il est, avec LA MAISON DU DIABLE (1963) et LA MAISON DES DAMNÉS (1972) : LE FILM DE MAISON HANTÉE DE MA JEUNESSE, à ceci près, et pour différencier AMITYVILLE des deux autres, est que la réalisation en était plus contemporaine de l’époque de mon premier visionnage du film. Les têtes d’affiche du film, James Brolin (le père de Josh Brolin), Margot Kidder et Rod Steiger étaient les comédiens de mon enfance et bien que j’ai très vite égaré mes rares valeurs chrétiennes durant mon enfance, l’ambiance satanique du film (les mouches, le crucifix inversé…) trouvaient encore des échos en moi, et le tout m’avait beaucoup impressionné.

Par contre, si  AMITYVILLE, LA MAISON DU DIABLE a bouleversé mon adrénaline de jeune spectateur, je dois avouer que je trouve le second opus, AMITYVILLE 2, LE POSSÉDÉ, tourné par Damiano Damiani en 1982, beaucoup plus malsain et bien plus intelligent scénaristiquement que le premier. Concernant les six autres volets, même si Richard Fleischer en a réalisé un, je les trouve franchement ratés. Je n’ai pas vraiment non plus appécié le remake d’Andrew Douglas sorti en 2005.

Après le satanique AMITYVILLE et outre les quelques films de possessions qui lui ont succédés (EVIL SPEAK, INCUBUS…), et les films de fantômes sexuellement coriaces (comme L’EMPRISE, bien que ce film surfait plutôt sur une vague de films de viols de jeunes femmes par des êtres hideux comme POSSESSION, INSEMINOÏD, LA GALAXIE DE LA TERREUR, EVIL DEAD…) et quelques zèderies de maisons hantées (LE COULOIR DE LA MORT), c’est plutôt sur POLTERGEIST (1982) que je m’arrêterai un instant.

13010205190315263610717864Réalisé par Tobe Hooper au sortir de son MASSACRE DANS LE TRAIN FANTÔME et produit (et terminé) par Steven Spielberg, POLTERGEIST, fait lui-aussi figure de film culte dans le genre maison hantée, reprenant même comme source d’angoisse le vieux tabou du génocide amérindien et des valeurs ancestrales très vite enterrées…Mais sous la maison de la famille américaine moyenne, puisque le film traite de ces résidences à prix abordables qui fleurissaient au début des années 80, en plein Boom économique qui avait ce caractère quasi-international : chaque famille se devait de posséder chacune un toit, un jardin, son poste de télévision, son chien, ses deux gosses…Et ses voisins identiques.

Mais voilà que dans POLTERGEIST, les promoteurs immobiliers  ne s’embarrassent plus de l’état, ni de la valeur immatérielle des terrains sur lesquels ils entassent des kilomètres de résidences et c’est justement sur un très ancien cimetière indien que s’alignent ces demeures. Et c’est justement par cette « fenêtre » vers un ailleurs (qui ne sera pas le jardin du voisin), qu’est le poste de télévision familial, que les esprits des morts accèdent jusqu’à la jolie tête blonde, Carol-Ann, cadette de notre famille américaine moyenne. Donc POLTERGEIST est un film familial très subtile et très angoissant, Steven Spielberg n’ayant pas fait ses premières armes pour la Télévision inutilement, puisqu’il semble parfaitement connaître ses spectateurs. Je m’abstiendrai d’écrire sur les deux suites que je trouve plutôt inutiles, bien que non dénuées d’un certain charme fantastique qui se laisse savourer par un amateur de cinéma bis averti.

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L’autre film de demeure hantée de ce tout début des années 1980 est EVIL DEAD, un film indépendant et gore, tourné par Sam Raimi du haut de ses 20 ans, et très vite devenu culte pour son efficacité à être morbide, angoissant, et rythmé au-delà de son manque évident de moyens. Espérons que son remake lui sera un digne successeur. Personnellement, je suis un fan des deux suites du film, tournées par Raimi, lui-même, et qui optent par une dérision bienvenue. D’ailleurs, EVIL DEAD 2 est à mon goût, une manière pour Raimi de se moquer du sérieux du premier EVIL DEAD.

Après EVIL DEAD 2, Umberto Lenzi et quelques survivants du bis italien tenteront leurs propres versions de ce que pourrait être un pseudo-EVIL DEAD 3. Mario Bava et son fils Lamberto, et même Lucio Fulci, se risqueront à des films de maisons hantées à la toute fin des années 80 qui n’ont, je le pense, de valeur, aujourd’hui, que le simple plaisir d’amoureux du cinéma bis italien, de redécouvrir les fins de carrières cinématographiques de ces vieux réalisateurs cultes en fin de parcours.

Enfin, outre le BEETLEJUICE de Tim Burton, et le HIGH SPIRITS de Neil Jordan qui exploitent le mode humoristique, j’éluderai les années 1990 pour terminer sur la fin de cette décennie où sont apparus les films de fantômes asiatiques, puis les divers remakes américains ou parodies, qui, jusqu’à aujourd’hui, ne font que réactualiser le thème de la maison hantée, à l’instar des slashers, des survivals, des rape-and-revenge jusqu’à nos vieilles séries TV cultes, le tout cuisiné pour des nouvelles générations.

Si vous avez apprécié un film de maison hantée que j’aurai omis de parler dans cet article, je vous propose de partager vos goûts en laissant un commentaire et me citer le ou les films en question.

- Trapard -

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FIN DU MONDE : J-1

J-1 avant cette fin du monde annoncée en fanfare pour demain, vendredi 21 décembre 2012… Avez-vous pris toutes vos précautions ? Êtes-vous fin prêt pour l’accueillir comme il se doit ? Saurez-vous y survivre ? Ah oui, c’est vrai : vous n’y croyez pas… Moi non plus, je vous rassure. Et pourtant, certains sont persuadés qu’elle va se produire demain. Et si ?… En attendant cette fin apocalyptique, Les Échos d’Altaïr vous proposent un survol de la fin du monde dans l’univers de la Science-Fiction, avec l’avis des spécialistes !

FIN DU MONDE : J-1 dans Cinéma 12122006223115263610682246

DES FINS DU MONDE…

On nous la prédit depuis que l’homme existe, cette fin du monde ! On ne compte plus le nombre de fois où on nous l’a annoncée solennellement. La dernière année où elle devait avoir lieu était 2000. On prévoyait même un bug informatique à l’échelle planétaire (ce qui est moins grave qu’une fin du monde, vous en conviendrez). Il ne s’est finalement rien passé… Comme ça n’a pas marché, cette année on a décidé de nous la ressortir, plus belle que jamais, avec ses expositions, ses débats, ses livres, ses documentaires, ses chaînes, ses compteurs, etc. Vous ne pourrez pas dire : « On ne m’avait pas prévenu ! » Il y a même un bouquin qui vient de paraître pour vous donner en quelques leçons les moyens de survivre. Oui, parce que cette année c’est du sérieux. Le calendrier maya a dit : « Après 2012 c’est fini ! J’arrête de compter ! » Alors ?…

12122006244915263610682248 dans DossierEn tout cas il y en a une qui n’a pas attendu aujourd’hui pour célébrer à sa façon la fin du monde, c’est la SF ! Elle a tout prévu depuis fort longtemps, elle, cette vieille dame respectable, et vous a même inventé toutes les fins du monde possibles : collision avec un astéroïde, explosions nucléaires, invasion extraterrestre, virus mortel, apocalypse zombie, cataclysme naturel, pollution, révolte des animaux, expérience scientifique ratée, et j’en oublie des tonnes. Pierre Versins déclare dans son Encyclopédie de l’Utopie et de la Science-Fiction :

« Il faudra d’abord savoir qu’il y a cataclysme et cataclysme : certains écrivains d’emblée démolissent tout, vandales définitifs pour lesquels tout est mauvais de l’homme et de la Terre. D’autres se contentent de changer certaines conditions, bricoleurs sans spécialité définie ou réparateurs qualifiés. À ceux-ci les déluges, les collisions planétaires manquées, l’assèchement soudain des océans, l’empoisonnement passager de l’atmosphère de ce globe, les épidémies (issues des pestes médiévales), les guerres mondiales, interplanétaires, la disparition brutale d’une loi de la nature, ou l’altération des conditions habituelles de vie sur la Terre, et les invasions, croisades, guerres saintes ou moins saintes, bref, tout ce que nous avons inventé pour ajouter à ce que la nature nous propose. À de certains moments, c’est la nature qui gagne, mais notre imagination n’est pas en reste et, en définitive, il n’y a pas d’épouvante aussi féroce que les épouvantes que nous fabriquons. Dès qu’il s’agit de quantité, à l’homme la prépondérance. La nature se rattrapera dans le détail. »

12122006284215263610682249 dans Dossier : Fin du Monde

LA FIN D’UN MONDE…

Mais d’abord il faudrait nous mettre d’accord sur l’expression « fin du monde »… « Fin du monde » sous-entend qu’il n’y aura plus de monde : donc disparition pure et simple de la Terre, point barre ! Cependant la SF a décidément bien du mal à supprimer notre planète bleue. Qu’il s’agisse de romans ou de films, la Terre est très rarement détruite. Il demeure toujours au moins un survivant après l’apocalypse… Dans ce cas il ne s’agit pas vraiment de fin du monde, mais de « fin d’un monde », avec une race humaine qui tente de se reconstruire en repartant à zéro. On ne compte plus les œuvres qui mettent à l’honneur un monde post-apocalyptique. Voici ce que déclare à ce propos, non sans humour, Stan Barets dans son livre Le Science-Fictionnaire (tome 2) :

« Fin du monde ! Fin du monde ! C’est vite dit ! Même après l’apocalypse, ça continue encore… L’esprit humain semble incapable d’imaginer le définitif ou le néant… Alors les fins du monde sont toujours truquées. (D’ailleurs si tout le monde avait disparu, qui raconterait l’histoire ?) Et le thème se divise en deux intentions très claires. Ceux qui souhaitent détruire. Et ceux qui veulent reconstruire quelque chose de différent, mais ne peuvent pas se contenter de faire voter par le parlement quelques amendements aux lois actuelles. Ils ont besoin d’abord de faire table rase… »

ESPRIT TORDU…

12122006312915263610682251 dans LittératureEt c’est là que, avec toutes ces histoires de fin du monde, on se rend compte d’une chose : l’Homme est décidément un sacré malade mental, ou un maso-pessimiste (il existe des maso-optimistes, si, si !) qui se complaît à inventer différentes façons d’entraîner son extinction ! Il lui faut détruire la Terre, ou au moins la race humaine. J.G. Ballard déclare dans l’Encyclopédie Visuelle de la Science-Fiction :

« Les visions de cataclysmes mondiaux constituent une des catégories les plus importantes et les plus mystérieuses de la science-fiction. Dans sa forme classique, le thème est apparu des milliers d’années avant la science-fiction moderne. Je pense que la science-fiction est en fait un descendant du récit de catastrophe. Depuis le déluge du mythe zodiacal de Babylone de Gilgamesh jusqu’aux histoires fantastiques issues de la super-science du XXe siècle, l’homme n’a connu aucune limite à son besoin d’inventer de nouveaux moyens de destruction du monde qu’il habite. À mon avis, dès que l’homme a compris que cette planète existait indépendamment de lui, il a voulu la détruire ; exactement comme un enfant qui se réveille seul dans son berceau et cherche soudain à tout casser autour de lui. »

Et J.G. Ballard va plus loin : « L’étude psychiatrique des fantasmes et des rêves de malades mentaux montre que la notion de destruction du monde est latente dans l’inconscient ».

De toute façon on le sait déjà : le plus grand danger ne vient pas de l’espace mais de l’homme lui-même qui finira bien par détruire pour de vrai le monde sur lequel il vit…

12122006342815263610682254 dans Science-fiction

ET LES ÎLES DANS TOUT ÇA ?…

Eh oui ! Et là, je l’avoue bien sûr, c’est le Néo-Calédonien que je suis qui parle ! Les fins du monde sont toujours montrées se déroulant d’un continent à l’autre, mais les îles sont-elles concernées ou représentent-elles des oasis de survie ?… Si une guerre nucléaire devait éclater, les premières nations à être atteintes par les bombes seraient forcément les États-Unis, la Chine, la Russie, le Japon, l’Angleterre et la France. Qui pointerait ses missiles vers la Nouvelle-Calédonie, Tahiti ou Hawaï, hein ? Ridicule ! Mais inutile de pousser un ouf de soulagement, chers îliens, les nuages radio-actifs finiraient tôt ou tard par nous rejoindre, et là… Non, le plus dangereux pour nous serait l’impact d’un astéroïde là où il a le plus de chance de s’écraser : dans l’océan… Le raz-de-marée qu’il provoquerait relève du domaine de l’inimaginable. Même nos surfeurs les plus compétents n’auraient pas le temps d’en profiter, les pauvres… Tiens, et puisqu’on parle d’îles et de fins du monde, laissons la parole à Jacques Van Herp qui écrit dans Panorama de la Science-Fiction :

« Le thème des fins du monde est l’un des plus exploités, mais c’est un thème à la fois attirant et difficile. Attirant car chacun se croit capable d’en écrire, en mettant en scène ses préoccupations, ses inventions, ses craintes. Difficile car, plus qu’aucun autre, il ne supporte pas la médiocrité, surtout dans les récits racontant la reconstruction d’une civilisation. Il est mal aisé d’échapper au thème de Robinson sur son île, et, bien souvent, les auteurs ne font que répéter L’Île Mystérieuse, le suspense en moins, les bavardages pseudo-philosophiques en plus. »

THIS IS THE END…

12122006404915263610682256Avec le décalage horaire, la Nouvelle-Calédonie sera parmi les premiers pays au monde à entrer, demain, dans ce jour fatidique du 21 décembre 2012 ! Que notre bonne vieille France se rassure : nous scruterons le ciel avec attention toute la journée et serons les premiers à l’avertir en cas de danger ! Ainsi vous aurez peut-être le temps de vous réfugier tous (ça risque de faire du monde tout de même) à Bugarach, seul bastion au monde à résister à l’apocalypse. Alors ne vous plaignez pas, tandis que nous, mis à part enfiler nos combinaisons de plongée et nous harnacher de nos bouteilles à oxygène…

« Après l’apocalypse, que reste-t-il de nos sociétés ? Les mondes à venir, même quand ils ont été dévastés par la guerre, le feu, la glace, la maladie ou les virus informatiques, ne sont le plus souvent qu’un miroir déformé de nos mégalopoles contemporaines dont les problèmes et les pathologies (violence, racisme, ségrégation, perte du lien social, crise écologique…) sont volontairement amplifiés pour mieux nous inciter au repentir et, peut-être, à changer nos habitudes avant qu’il ne soit trop tard. » (Alain Musset, Sciences et Science-Fiction)

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THE SURVIVEUSE

Pour finir sur une pointe d’humour, je vous invite à lire cette sympathique et courte nouvelle de Sandra, The Surviveuse, sur son blog Nouvelles en Vrac ! Vous ne le regretterez pas…

- Morbius -

Ouvrages cités : L’Encyclopédie de l’Utopie et de la Science-Fiction (Pierre Versins, éd. L’âge d’homme), Encyclopédie Visuelle de la Science-Fiction (éd. Albin Michel), Le Science-Fictionnaire (Stan Barets, éd. Denoël), Panorama de la Science-Fiction (Jacques Van Herp, éd. Le Francq), Sciences et Science-Fiction (éd. de La Martinière).

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UN TOUR DANS LES BOÎTES DE LA GALAXIE

UN TOUR DANS LES

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Let’s disco !

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Et si on allait faire un p’tit tour dans quelques boîtes et bars plus ou moins célèbres de la galaxie ? Des plus kitschs aux plus chaudes en passant par les plus dangereuses, suivez Morbius, votre guide dans ces lieux parfois peu recommandables…

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tournante012LA PLUS DANGEREUSE

16012801234415263613930728 dans Dossier : Un Tour dans les Boîtes de la Galaxie

Notre première destination sera Tatooine, planète aride située dans un système binaire…

18123112521015263616054689 dans Science-fictionSi vous aimez l’exotisme et que vous cherchez un peu de piment dans votre vie monotone, nul doute que la Cantina de Mos Eisley sera le lieu idéal. Réputée pour sa dangerosité (repaire de malandrins et de pilotes peu fréquentables de la galaxie : on n’y compte plus les rixes qui y sont monnaie courante), la Cantina est dirigée par un patron peu bavard et aussi aimable qu’un Rancor constipé. On vous y sert ce que vous voulez (y compris le célèbre lait bleu de Tatooine), et vous pourrez même y fumer ce que vous désirez dans un cadre simple, dénué de toute fioriture, en compagnie d’un orchestre sympathique de Biths mélomanes. Cependant attention : les droïdes n’y sont pas admis. Pensez à les laisser à bord du vaisseau ou dans une crèche prévue pour cela. Aperçu musical :

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tournante012LA PLUS DISCO

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C’est à présent sur Carillon que nous nous retrouvons…

18123112533715263616054690Mais sachez que pour vous rendre sur cette petite planète il vous faudra d’abord passer à travers la nova Madagon, à vos risques et périls si vos systèmes de pilotages se mettent à flancher. C’est la seule voie possible car Carillon se situe juste derrière, bien cachée par ce gigantesque amas de gaz. Ensuite, perdue en plein milieu du désert de la planète, vous trouverez (comme un pavé dans la mare) cette boîte disco où se rendent nombre d’espèces de toute la galaxie.

Vous pourrez jouer à des jeux d’argent (prévoyez des cubites en quantité) ou boire une double coupe (oui, oui, elles sont doubles sur Carillon) tout en assistant à l’impressionnant spectacle de trois filles (à la touffe de cheveux non moins impressionnante). Leur tube, It’s Love, Love, Love, sera interprété par les incomparables compétences vocales de leurs bouches multiples. Méfiez-vous de certaines vibrations sonores qui risquent de briser en mille morceaux votre coupe de cristal… Quant à la gérance de la boîte, elle demeure aussi mystérieuse que les nombreuses disparitions de clients constatées depuis l’ouverture de l’endroit… Aperçu de It’s Love, Love, Love :

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tournante012LA PLUS CHAUDE

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En orbite autour de Jupiter, la géante gazeuse du système solaire, nous trouvons l’insignifiant petit satellite Io…

18123112553015263616054691C’est ici que nous nous donnons rendez-vous. Non pas à la surface, ce qui serait évidemment bien trop risqué, mais à l’intérieur de la station de l’immense complexe minier de la Con-Amalgamate 27. C’est en effet dans l’un de ses secteurs que, surprise, l’on y déniche la plus sulfureuse boîte de toute la galaxie ! L’endroit n’est fréquenté que par les ouvriers, il n’est donc pas ouvert au public. Néanmoins, l’administrateur de la station, Mark Sheppard, saura vous laisser entrer si vous vous montrez financièrement suffisamment persuasif… Et là vous découvrirez un spectacle assez étonnant où, situés sur de petites scènes circulaires en surélévation, se déhanchent des couples de danseurs qui simulent quelques chaudes copulations sous des éclairages laser avec effets brumeux et musique électronique… Si votre regard parvient à se détacher un instant de ce spectacle torride, vous constaterez avec stupéfaction que les habitués du lieu n’y prêtent guère attention, contrairement à vous qui venez de débarquer… Aperçu :

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tournante012LA PLUS KITSCH

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C’est sur la Terre que nous nous retrouvons maintenant, dans une boîte perdue en plein cœur de la ville de San Francisco…

18123112592515263616054694Peu importe son nom (en a-t-elle un d’ailleurs ?…), si vous aimez les éclairages roses, rouges ou verts fluos, les paillettes et les perruques aux reflets d’argent et les serveuses dont les maquillages sont tracés au feutre indélébile : cette boîte est faite pour vous. Sur un air de jazz lancinant, vous pourrez peut-être y siroter en cachette une bière romulienne (moyennant le prix, naturellement) tout en y jouant à des jeux tels que des hologrammes miniatures avec de vieux rafiots volants du début du XXe siècle, ou tenter votre chance sur des semblants de machines à sous. On dit que l’on peut parfois y croiser Stellar Star*, une habituée de la maison. Vague aperçu :

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tournante012LA PLUS BANALE

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On se pose à présent sur Coruscant, planète ville, pour se donner rendez-vous au Barbare situé dans Uscru, un quartier de loisirs de Galactic City…

18123112590715263616054693Il s’agit, nous dit-on, d’un labyrinthe de bars et de salles de jeu où les fêtards coruscanti, les gangsters et les étrangers viennent parier sur des événements sportifs et des jeux de hasard. D’une affligeante morosité et d’une grande banalité en ce qui concerne la décoration, Le Barbare demeure malgré tout très fréquenté par une foule de belles créatures. Son silence profond, où seuls les murmures des clients curieux et le bruit de quelques jeux distants parviennent à rompre une atmosphère soporifique, demeure surprenant pour une boîte à la mode dans le milieu chic. Néanmoins, si vous êtes à la recherche de bâtons de la mort, je ne saurais que trop vous recommander le lieu…

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tournante012LES PLUS CASINOS

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Deux destinations pour finir, et si vous aimez les jeux d’argent : la station Babylon 5 puis une autre, la Deep Space Nine (ou anciennement Terok Nor)…

18123101044515263616054695En ce qui concerne Babylon 5, on y trouve un lieu où se côtoient de multiples races extraterrestres dont quelques ambassadeurs, en particulier Londo Mollari de Centauri 18123101082215263616054696(un fidèle client). Vous pourrez y boire un verre et y jouer, tout en y faisant parfois des rencontres surprenantes, de même que dans le bar de Quark, sur la station Deep Space Nine. Son propriétaire, un Ferengi rusé (comme la plupart de ses semblables), en a fait quasiment un lieu de débauche. Soyez sur vos gardes lorsqu’il vous propose une boisson, un jeu ou tout autre chose. Mais j’avoue qu’il s’avère difficile de résister à la compagnie de ses « Dabo girls », lesquelles s’occuperont de vous avec beaucoup d’attention si vous prenez part aux jeux… ou à leurs jeux…

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Et voilà, nous en avons déjà fini pour notre grande tournée des boîtes de la galaxie !

Certes, il en reste encore d’autres, mais je tenais à vous en présenter quelques-unes parmi les plus célèbres ou les plus originales. Avant que vous ne fassiez votre choix, je me permets de vous rappeler que l’abus de bière romulienne peut être dangereux pour la santé, de même que les bâtons de la mort sont strictement prohibés. À bon entendeur, salut !

- Morbius – (morbius501@gmail.com)

* Stella Star : héroïne de STAR CRASH

La plus dangereuse : STAR WARS IV, UN NOUVEL ESPOIR (1977 / George Lucas / Twentieth Century Fox)

La plus disco : GALACTICA, LA BATAILLE DE L’ESPACE (1978 / Glenn A. Larson / Universal)

La plus chaude : OUTLAND (1981 / Peter Hyams / Warner Bros Pictures)

La plus kitsch : STAR TREK III, A LA RECHERCHE DE SPOCK (1984 / Leonard Nimoy / Paramount)

La plus banale : STAR WARS II, L’ATTAQUE DES CLONES (2002 / George Lucas / Twentieth Century Fox)

Les plus casinos : BABYLON 5 (1993 / Joe Michael Straczynski), STAR TREK, DEEP SPACE NINE (1993 / Rick Berman & Michael Piller)



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