Catégorie

Archive pour la catégorie « Drive-in »

DRIVE-IN : THIS IS NOT A TEST (1962)

DRIVE-IN : THIS IS NOT A TEST (1962) dans Cinéma bis 13051809153815263611200263

13120704410315263611797472 dans Cinéma bis américain

THIS IS NOT A TEST
Année : 1962
Réalisateur : Fredric Gadette
Scénario : Fredric Gadette, Peter Abenheim & Betty Lasky
Production : Murray De Atley, Fredric Gadette, James Grandin & Arthur Schmoyer (Allied Artists)
Musique : Greig McRitchie
Pays : USA
Durée : 73 min
Interprètes : Seamon Glass, Thayer Roberts, Aubrey Martin, Mary Morlas, Mike Green…

Pour ce drive-in, voici un film du début des années 60, sur l’angoisse d’une potentielle bombe atomique. Un sujet particulièrement propre aux années 50, mais que les petites productions indépendantes américaines ont fait évoluer sur le début de la décennie suivante. La télévision américaine ayant particulièrement participé à alimenter cette anxiété, en cette pleine période de Guerre-Froide, avec de nombreux programmes de documentaires ou de docu-fiction, comme avec cet ATOMIC ATTACK datant de 1953, et expliquant aux familles américaines comment se protéger d’une potentielle attaque nucléaire. Des programmes très anxiogènes servant surtout d’enjeux électoraux.

Souvenez-vous aussi que ce grand classique de 1963, de George Pal qu’était LA MACHINE À REMONTER LE TEMPS (The Time Machine) n’épargnait pas à notre voyageur temporel, issu de l’époque victorienne, un futur des plus annihilé, qu’il en était obligé de fuir et de se propulser plus loin encore vers un futur post-apocalyptique peuplé de Morlocks, humains dégénérés revenus à l’état primitif. Et d’humains manipulés à qui notre voyageur du passé était décidé de réapprendre la paix…

13120704423615263611797473 dans Drive-in

En 1965, le cinéaste anglais Peter Watkins tournera même un étonnant docu-fiction pour la BBC, LA BOMBE (The War Game) sur le principe d’un vrai documentaire d’anticipation. Et à partir de données recueillies à Hiroshima, Nagasaki et sur d’autres lieux où eurent lieu des bombardements intensifs, il essayait d’imaginer et de faire entrevoir aux téléspectateurs anglais, ce que provoquerait une attaque nucléaire sur Londres. Il décortiquait et anticipait les effets sur les populations, les réactions sociologiques, et l’efficacité des mesures prises par le gouvernement…

Pour ce qui est de THIS IS NOT A TEST, voici son intrigue : Un officier de police reçoit comme ordre de bloquer une route menant à une ville de Californie. Il immobilise plusieurs véhicules mais les automobilistes entendent à la radio les avertissements d’une attaque nucléaire. L’agent tente de maintenir l’ordre malgré la panique. Pour compliquer les choses, la radio annonce qu’un auto-stoppeur psychotique est recherché pour meurtres dans la région…

Produit par l’ex-Monogram Pictures, devenue l’Allied Artists, THIS IS NOT A TEST est un sympathique petit film effrayant. Pour je ne sais quelles raisons, le film n’est jamais sorti en salles, et il est aujourd’hui dans le domaine public et est disponible au téléchargement gratuit.

- Trapard -

THIS IS NOT A TEST : LE FILM EN ENTIER (V.O.)

Image de prévisualisation YouTube

Autres articles publiés dans la catégorie Drive-in :

L’Oasis des Tempêtes / It Conquered the World / The Giant Claw / Bataille Au-Delà des Étoiles / Attack of the Fifty Foot Woman / Cat-Women of the Moon / Le Fantôme de l’Espace / Mesa of Lost Women / Gorilla at Large / The Amazing Colossal Man / The Beast with a Million Eyes / The Astounding She-Monster / The Deadly Mantis / La Fiancée du Monstre / Not of this Earth / The Night the World Exploded ! / Viking Women and the Sea Serpent / Curse of the Faceless Man / Le Peuple de l’Enfer / Rodan / Supersonic Saucer / World Without End / La Fille du Docteur Jekyll / The Monster that Challenged the World / Baran, le Monstre Géant / Frankenstein’s Daughter / Giant from the Unknown / I married a Monster from Outer Space / How to make a Monster / J’enterre les Vivants / The Manster /King Dinosaur / Les Envahisseurs de la Planète Rouge / Ring of Terror

Rejoignez le groupe des Échos d’Altaïr IV sur Facebook !

INDEX DU BLOG



DRIVE-IN : RING OF TERROR (1962)

DRIVE-IN : RING OF TERROR (1962) dans Cinéma bis 13051809153815263611200263

RING OF TERROR
Année : 1962
Réalisateur : Clark Paylow
Scénario : Lewis Simeon & Jerrold I. Zinnamon
Production : Playstar
Musique : James Cairncross
Pays : USA
Durée : 72 min
Interprètes : George Mather, Esther Frust, Austin Green…

13113006143115263611778065 dans Cinéma bis américainRING OF TERROR est un de ces classiques de la série B américaine aujourd’hui considéré comme un nanar amusant, mais qui inspira forcément d’autres réalisateurs. Le film débute dans une université de médecine, et le protagoniste principal, Lewis Moffitt, est sujet à de profondes phobies morbides qu’il tente de dépasser dans ses études. Un début d’intrigue qui en rappelle bien d’autres, comme par exemple le fameux L’EXPÉRIENCE INTERDITE (1990, Flatliners) de Joel Schumacher. L’anneau de la terreur du titre n’est autre qu’une bague que porte un défunt autopsié lors d’un cours, et dont les membres d’une fraternité d’étudiants ont placé comme enjeu, pour le phobique Lewis Moffitt, justement. Un futur sujet pour séries Z des années 90 et 2000, comme les nombreuses réalisations de David Decoteau, qui semble vouloir recycler ce thème sous toutes ses coutures pour un public adolescent. Et enfin, c’est sans compter l’identité du défunt en question : « Monsieur John Doe a quitté ce monde, avec en sa possession, un anneau d’or », nous indique le professeur pratiquant l’autopsie, sur un ton des grandiloquents…

Bref, nous sommes en train de regarder un film de Drive-in du tout début des années 60, sur un scénario de Lewis Siméon et Jerrold I. Zinnamon.

RING OF TERROR a été mal reçu à sa sortie par la critiques qui a ridiculisé le décalage entre l’âge des comédiens et celui, supposé, des universitaires. Le film a d’ailleurs eu les privilèges d’un passage télévisé dans l’émission MYSTERY SCIENCE THEATER 3000, et de quelques éditions DVD. Il est aussi consultable sur Youtube.

- Trapard -

RING OF TERROR : LE FILM EN ENTIER (V.O.)

Image de prévisualisation YouTube

Autres articles publiés dans la catégorie Drive-in :

L’Oasis des Tempêtes / It Conquered the World / The Giant Claw / Bataille Au-Delà des Étoiles / Attack of the Fifty Foot Woman / Cat-Women of the Moon / Le Fantôme de l’Espace / Mesa of Lost Women / Gorilla at Large / The Amazing Colossal Man / The Beast with a Million Eyes / The Astounding She-Monster / The Deadly Mantis / La Fiancée du Monstre / Not of this Earth / The Night the World Exploded ! / Viking Women and the Sea Serpent / Curse of the Faceless Man / Le Peuple de l’Enfer / Rodan / Supersonic Saucer / World Without End / La Fille du Docteur Jekyll / The Monster that Challenged the World / Baran, le Monstre Géant / Frankenstein’s Daughter / Giant from the Unknown / I married a Monster from Outer Space / How to make a Monster / J’enterre les Vivants / The Manster /King Dinosaur / Les Envahisseurs de la Planète Rouge

Rejoignez le groupe des Échos d’Altaïr IV sur Facebook !

INDEX DU BLOG



DRIVE-IN : LES ENVAHISSEURS DE LA PLANETE ROUGE (1953)

 

DRIVE-IN : LES ENVAHISSEURS DE LA PLANETE ROUGE (1953) dans Cinéma bis 13051809153815263611200263

13112308161415263611757990 dans Cinéma bis américain

LES ENVAHISSEURS DE LA PLANÈTE ROUGE
Année : 1953
Réalisateur : William Cameron Menzies
Scénario : John Tucker Battle & Richard Blake
Production : Edward L. Alperson Jr & Edward L. Alperson
Musique : Raoul Kraushaar
Pays : USA
Durée : 77 min
Interprètes : Jimmy Hunt, Helena Carter, Arthur Franz, Morris Ankrum, Leif Erickson, Hillary Brooke…

13112308215115263611757991 dans Drive-in

Et un film culte pour le Drive-in de ce soir ! LES ENVAHISSEURS DE LA PLANÈTE ROUGE, beaucoup plus connu sous son titre original, INVADERS FROM MARS, a été réalisé par William Cameron Menzies qui, à l’origine, était un décorateur de plateaux. Il a d’ailleurs alterné à Hollywood sous cette double casquette de décorateur (pour les décors historiques sur AUTANT EN EMPORTE LE VENT, en 1939, et sur un grand nombre de classiques), et de réalisateur (comme le film futuriste THINGS TO COME en 1936, et ces ENVAHISSEURS DE LA PLANÈTE ROUGE, dont il participait aussi aux effets visuels). À l’origine prévu en 3D, INVADERS FROM MARS n’a pas bénéficié du budget escompté. Menzies a donc tourné cette excellente série B à grands renforts d’astuces et de système D, comme les cadrages en très grands angles, pour renforcer l’impact dramatique et visuel de certaines scènes clés. De plus, certains des décors du réalisateur-décorateur ont été constitués de structures très allongées avec des murs sans fioritures, parfois beaucoup plus grands que nécessaire, pour ajouter des touches surréalistes, expressionnistes et, voire, cauchemardesques, pour un sujet paranoïaque, sorti en salles en pleine Guerre Froide (lire à ce sujet notre article des Monstres Sacrés sur les Body Snatchers).

13112308234515263611757992 dans Fifties SF

L’intrigue a été scénarisée par Richard Blake, et est basée sur une histoire de John Tucker Battle qui lui a été inspirée par un rêve que lui a raconté sa femme : un jeune garçon passionné d’astronomie aperçoit, alors que ses parents se sont endormis, une soucoupe-volante atterrissant sur un banc de sable à proximité de sa maison. Il prévient son père, qui est scientifique et qui travaille sur une mission secrète pour une fusée à propulsion atomique pour le gouvernement. Tenu de signaler tout fait suspect, le père part inspecter les lieux. Au petit matin, il n’est pas revenu et sa femme s’inquiète de son absence. Il revient bientôt, avec un regard vague et un caractère irascible…

13112308253415263611757994 dans Science-fiction

Les Étrangers (d’outre-espace) débarquent donc parmi les Américains moyens, le tout vu par un regard d’enfant. LES ENVAHISSEURS DE LA PLANÈTE ROUGE est comme un étrange cauchemar d’enfant, rythmé par une tonalité aléatoire chantée par un chœur de chorale assez fascinant.

Cette série B cumule les effets spéciaux comme celle où un Martien se met à bouillonner, par réverbération, sous l’effet de la chaleur des rayons émis par le vaisseau spatial. La fonte des parois des tunnels souterrains a été créé en coulant un grand bain avec de la farine d’avoine bouillante de couleur rouge, ceci grâce à un colorant alimentaire. Puis l’avoine bouillante a été jetée du haut des parois, le tout éclairé avec de puissantes lumières rouges.

13112308272115263611757996 dans Trapard

Toujours dans cette logique de système D, les séquences où le banc de sable ouvrant l’accès aux tunnels martiens se referme, ont été très simplement réalisées en inversant l’effet d’optique de la lentille sur l’objectif de la caméra. C’est ce même effet que la Metro-Goldwyn-Mayer réutilisera en 1956 pour les traces laissées au sol par le mouvement de la pensée invisible Krell, dans PLANÈTE INTERDITE.

Une série B très impressionnante, pour rebondir sur certains commentaires de Jean Beauvoir concernant la crédibilité et la réussite de certains films manquant d’un budget adéquat à la réalisation de blockbusters. Tobe Hooper en tournera un remake tout aussi étonnant, et se voulant proche de l’original, en 1986, avec L’INVASION VIENT DE MARS (Invaders from Mars), malgré l’interprétation du jeune comédien, qui fit polémique à la sortie du film.

- Trapard -

INVADERS FROM MARS : LE FILM EN ENTIER (V.O.)

Image de prévisualisation YouTube

Autres articles publiés dans la catégorie Drive-in :

L’Oasis des Tempêtes / It Conquered the World / The Giant Claw / Bataille Au-Delà des Étoiles / Attack of the Fifty Foot Woman / Cat-Women of the Moon / Le Fantôme de l’Espace / Mesa of Lost Women / Gorilla at Large / The Amazing Colossal Man / The Beast with a Million Eyes / The Astounding She-Monster / The Deadly Mantis / La Fiancée du Monstre / Not of this Earth / The Night the World Exploded ! / Viking Women and the Sea Serpent / Curse of the Faceless Man / Le Peuple de l’Enfer / Rodan / Supersonic Saucer / World Without End / La Fille du Docteur Jekyll / The Monster that Challenged the World / Baran, le Monstre Géant / Frankenstein’s Daughter / Giant from the Unknown / I married a Monster from Outer Space / How to make a Monster / J’enterre les Vivants / The Manster / King Dinosaur

Rejoignez le groupe des Échos d’Altaïr IV sur Facebook !

INDEX DU BLOG



DRIVE-IN : KING DINOSAUR (1955)

DRIVE-IN : KING DINOSAUR (1955) dans Cinéma bis 13051809153815263611200263

13111606083915263611736489 dans Cinéma bis américain

KING DINOSAUR 
Année : 1955
Réalisateur : Bert I. Gordon
Scénario : Bert I. Gordon, Tom Gries & Al Zimbalist
Production : Bert I. Gordon & Al Zimbalist (Lippert Pictures)
Musique : Louis Palange & Gene Garf
Pays : USA
Durée : 63 min
Interprètes : William Bryant, Wanda Curtis, Douglas Henderson, Patti Gallagher, Marvin Miller…

13111606103315263611736494 dans Drive-in

Voici du grand DINO de SF, pour ce Drive-in du samedi soir, avec un film que m’a fait découvrir Morbius. KING DINOSAUR est le tout premier film de Bert I. Gordon, alias B.I.G., le réalisateur du gigantisme dans la série B (comme THE AMAZING COLOSSAL MAN, en 1957). Écrit et produit par Al Zimbalist pour la petite Lippert Pictures (spécialisée dans le mockbuster de SF de série B des 50′s, et généralement tournée sur une belle pellicule en noir et blanc), KING DINOSAUR raconte l’histoire suivante :

En 1960, quatre astronautes décollent vers la planète Nova qui vient d’entrer dans le système solaire. L’équipage commence à étudier la planète, ainsi qu’une hypothétique colonie terrestre sur celle-ci. Mais les astronautes découvrent bientôt des insectes géants, ainsi que des mammifères préhistoriques, jusqu’à un énorme Tyrannosaure, dominant une petite île…

13111606121015263611736495 dans Fifties SF

Malgré la qualité de KING DINOSAUR, le film a été réalisé sur une courte période de sept jours et le matériel nécessaire à sa réalisation a été loué sur crédit, tout comme les comédiens qui ont participé au tournage, qui ont travaillé sous un contrat basé sur l’avance sur recettes. Autrement dit, le remboursement et les salaires se sont effectués sur les recettes du film, à sa sortie. D’ailleurs, seuls quatre comédiens ont participé au tournage, les soldats apparaissant au début de KING DINOSAUR sont des « stock-shots » issus de séquences d’archives militaires, l’explosion de la bombe atomique visible à la fin du film étant aussi extraite d’un court-métrage militaire. Certaines scènes d’attaques de dinosaures sont aussi des « stock-shots » extraits de films comme TUMAK, FILS DE LA JUNGLE (1940) d’Hal Roach, père et fils.

13111606133815263611736496 dans Science-fiction

Les deux comédiens vedettes, William Bryant et Wanda Curtis ne sont pas des inconnus du petit écran, ainsi que le narrateur du film, Marvin Miller, qui était un animateur radiophonique célèbre possédant une voix profonde de baryton. « Morbius et ses SciFi Fans » le connaissent forcément pour avoir été la voix de Robby le Robot (en v.o.), dans PLANÈTE INTERDITE, l’année suivante.

 KING DINOSAUR est un très bon divertissement pour Drive-in, bourré de monstres de toutes sortes, au même titre que L’OASIS DES TEMPÊTES, ou d’autres films de dinosaures qui ont fleurit dans les années 50 et 60.

- Trapard -

Image de prévisualisation YouTube

Autres articles publiés dans la catégorie Drive-in :

L’Oasis des Tempêtes / It Conquered the World / The Giant Claw / Bataille Au-Delà des Étoiles / Attack of the Fifty Foot Woman / Cat-Women of the Moon / Le Fantôme de l’Espace / Mesa of Lost Women / Gorilla at Large / The Amazing Colossal Man / The Beast with a Million Eyes / The Astounding She-Monster / The Deadly Mantis / La Fiancée du Monstre / Not of this Earth / The Night the World Exploded ! / Viking Women and the Sea Serpent / Curse of the Faceless Man / Le Peuple de l’Enfer / Rodan / Supersonic Saucer / World Without End / La Fille du Docteur Jekyll / The Monster that Challenged the World / Baran, le Monstre Géant / Frankenstein’s Daughter / Giant from the Unknown / I married a Monster from Outer Space / How to make a Monster / J’enterre les Vivants / The Manster

Rejoignez le groupe des Échos d’Altaïr IV sur Facebook !

INDEX DU BLOG



DRIVE-IN : THE MANSTER (1959)

DRIVE-IN : THE MANSTER (1959) dans Cinéma bis 13051809153815263611200263

13110907030915263611715220 dans Cinéma bis japonais

THE MANSTER
Année : 1959
Réalisateur : George Breakston & Kenneth G. Krane
Scénario : George Breakston
Production : George Breakston (United Artists)
Musique : Hirooki Ogawa
Pays : USA – Japon
Durée : 72 min
Interprètes : Peter Dyneley, Jane Hylton, Tetsu Nakamura, Terri Zimmern, Norman Van Hawley, Jerry Ito…

13110907050115263611715221 dans Drive-inAttention les yeux : ce soir, sur notre petit drive-in des Échos d’Altaïr, vous risquez de voir double, et sans aucune anamorphose ! THE MANSTER est une de ces rares séries B avec, comme sujet, la greffe d’une seconde tête sur un être humain. Bien que la firme American International Pictures ait réutilisé ce thème pour deux petites productions de sa fameuse blaxploitation, avec THE INCREDIBLE 2-HEADED TRANSPLANT (1971) de Anthony M. Lanza, et THE THINGS WITH TWO HEADS (1972) de Lee Frost, deux comédies où la tête d’un Afro-américain était transplantée sur un corps unique à côté de celle d’un raciste, ce qui engendrait les réactions les plus cocasses de la part des deux co-habitants. Mais c’est surtout Samuel Raimi qui rendra un hommage plus direct à THE MANSTER, dans son ARMÉE DES TÉNÈBRES (1992), lorsque Ash (Bruce Campbell) a un œil qui lui pousse sur son épaule droite, ce qui entraîne le fractionnement de son corps en deux êtres différents : Good Ash et Bad Ash. Mais là où Sam Raimi fait dans l’humour noir, THE MANSTER est un pur film d’horreur à l’ancienne, parfois à la limite du kitsch, et co-produit entre les États-Unis et le Japon. Et ceci, à une période où la Nouvelle Vague cinématographique japonaise commençait à exploiter les univers délirants de l’horreur visuelle. L’univers en question est particulier avec THE MANSTER, et il y a déjà dans avec ce film des éléments de l’horreur charnel que l’on retrouvera des décennies plus tard, avec le cyberpunk de Shin’ya Tsukamoto et son fameux TETSUO (1989) qui n’en a pas fini de faire des émules, et des dérivés cinématographiques, au Japon. Mais les fans de mangas et de leurs dérivés de SF ou de gore, de notre petit groupe des Échos d’Altaïr, sauront écrire mieux que moi sur la nouvelle génération cinématographique nipponne…

13110907064815263611715222 dans FantastiqueTHE MANSTER est, néanmoins, catalogué parmi les Tokusatsu, autrement dit, des films japonais qui comportent un usage considérable d’effets spéciaux, au même titre que les Kaigu-eiga, et autres Mecha. Tokusatsu se traduisant, plus ou moins en japonais par « tournage spécial »…

L’intrigue : Un journaliste américain est envoyé au Japon pour interviewer un scientifique excentrique japonais travaillant sur des expériences secrètes dans son laboratoire, situé sur les hauteurs d’une montagne. Le journaliste semble être le cobaye parfait pour une expérience inconnue, lorsque le médecin sadique le drogue à l’aide d’un sérum qui le transforme progressivement en un affreux monstre à deux têtes…

THE MANSTER est sorti au Japon en 1959 sous le titre 双頭の殺人鬼, Sôtô pas Satsujinki, puis il fut distribué aux États-Unis, l’année suivante, en complément de programme du cultissime film français de Georges Franju, LES YEUX SANS VISAGE (1960), mais il est inédit en France. Ce film est un petite curiosité cinématographique à découvrir, pour ceux qui en auront la curiosité, toute la partie finale étant comme une version gothique, à la japonaise, du fameux FRANKENSTEIN (1931) de James Whale. Un univers gothique plutôt rare dans l’industrie nippone et qui ne sera pas sans déplaire aux fans du genre, comme Jean Beauvoir, s’il passe sur le blog, et s’il ne l’a pas déjà vu, bien entendu…

- Trapard -

THE MANSTER : LE FILM EN ENTIER (V.O.)

Image de prévisualisation YouTube

Autres articles publiés dans la catégorie Drive-in :

L’Oasis des Tempêtes / It Conquered the World / The Giant Claw / Bataille Au-Delà des Étoiles / Attack of the Fifty Foot Woman / Cat-Women of the Moon / Le Fantôme de l’Espace / Mesa of Lost Women / Gorilla at Large / The Amazing Colossal Man / The Beast with a Million Eyes / The Astounding She-Monster / The Deadly Mantis / La Fiancée du Monstre / Not of this Earth / The Night the World Exploded ! / Viking Women and the Sea Serpent / Curse of the Faceless Man / Le Peuple de l’Enfer / Rodan / Supersonic Saucer / World Without End / La Fille du Docteur Jekyll / The Monster that Challenged the World / Baran, le Monstre Géant / Frankenstein’s Daughter / Giant from the Unknown / I married a Monster from Outer Space / How to make a Monster / J’enterre les Vivants

Rejoignez le groupe des Échos d’Altaïr IV sur Facebook !

INDEX DU BLOG



DRIVE-IN : J’ENTERRE LES VIVANTS (1958)

DRIVE-IN : J'ENTERRE LES VIVANTS (1958) dans Cinéma bis 13051809153815263611200263

13101908163215263611652632 dans Cinéma bis américain

J’ENTERRE LES VIVANTS (I BURY THE LIVING)
Année : 1958
Réalisateur : Albert Band
Scénario : Louis Garfinkle
Production : Louis Garfinkle & Albert Band (United Artists)
Musique : Gerald Fried
Pays : USA
Durée : 76 min
Interprètes : Richard Boone, Theodore Bikel, Peggy Maurer, Howard Smith, Herbert Anderson…

Houlà ! Il est déjà 3 heures passées du matin et nous sommes arrivés dans la nuit à Poindimié, avec mon pote photographe, Alain, pour le festival Ânûû-rû âboro. Après quelques difficultés à nous loger, nous nous retrouvons à deux, seuls dans un immense internat vide, à devoir nous choisir chacun une chambre, entre la trentaine de libres (et je n’ai pas encore exploré les longs couloirs très symétriquement identiques). Le calme règne implacablement dans cet internat du bord de mer, pas loin du village endormi, sur les trottoirs duquel une poignée de fêtards sont tombés, trop alcoolisés, avant d’avoir pu rejoindre leurs foyers. Seuls les fantômes de l’internat ne se sont pas encore manifestés, ce soir de pleine Lune, qui éclaire le vent qui secoue, très fébrilement, les branches des arbres, les faisant presque ressembler à d’immenses mains crochues. Mais d’ici deux heures, ces mains gigantesques agripperont le rideau de la nuit, pour me laisser entrevoir les premiers rayons du soleil. En attendant, devant mon portable, et sans connexion internet, je cherche mes mots, puisque j’ai promis à Morbius de lui modeler un article pour la rubrique du samedi sur le blog sur lequel vous êtes en train de poser votre regard, et pour qu’il puisse le publier demain, à heure fixe. Tel un rédacteur en chef, pointilleux et méthodique, Morbius reçoit, de Nouméa, capitale d’Altaïr IV, les dépêches de ses correspondants du monde entier (comme de l’autre versant de la Calédonie). Et pour ce fameux Drive-in du samedi, c’est d’un film d’Albert Band qu’il sera question aujourd’hui. Une chance qu’entouré de la bonne humeur se dégageant du prestigieux festival de Poindimié, présentant de nombreux documentaires, souvent passionnants à regarder, à écouter, à décoder, à débattre, j’ai pensé à me munir de quelques très vieux films d’horreur en noir et blanc, pour laisser un peu flotter mes soirées…

J’ENTERRE LES VIVANTS (I bury the living) est un des premiers longs-métrages du réalisateur/producteur Charles Band. Un film de malédiction, comme la fin des années 50 commençaient à en produire, jusqu’à l’explosion de ce genre de sujet au tout début des 60′s, mais qui déviaient vers une forme plus gothique, entre sorcellerie, réincarnations et adaptations d’Edgar Allan Poe.

13101908181415263611652633 dans Drive-in

L’intrigue : Robert Kraft (comme la marque de mayonnaise), gérant l’administration d’un cimetière, utilise des punaises noires et blanches pour coordonner les emplacements mortuaires à l’aide d’une carte. Le jour où il se trompe de couleur, punaisant des caveaux pleins à la place des vides, les propriétaires des tombes en question meurent les uns après les autres. La mayonnaise tourne, et Kraft commence à douter, se sentant l’instrument d’une malédiction qui le dépasse…

Entre série B d’horreur et « Film Noir », proche du polar de second programme d’exploitation, J’ENTERRE LES VIVANTS n’en reste pas moins un film captivant, et excellemment réalisé, dont Richard Boone (aka Robert Kraft) tient le spectateur jusqu’au quasi -« sad ending »- nouvellement de rigueur (en 1958, le fameux « Rêve Américain » se teintait déjà de quelques balbutiements psychologiquement morbides…). Richard Boone, qui débutait pratiquement sa carrière cinématographique avec ce film d’horreur, après quelques apparitions télévisées et deux petites séries B (dont CLIMAX, en 1958) s’est surtout fait connaître, par la suite, pour ses rôles de cowboys aux côtés de John Wayne, et dans de bons westerns de série B, comme dans quelques bons thrillers comme LA LETTRE DU KREMLIN (1970). Père de Charles, qui produit et réalise encore aujourd’hui de nombreuses zèderies souvent cultes, Albert Band était déjà l’initiateur d’une série de films d’exploitation du cinéma bis, dès les années 50. Son ZOLTAN, LE CHIEN DE DRACULA (1978) est son film le plus connu de par l’originalité de son sujet, mais le réalisateur a surfé sur de nombreuses modes, au même titre que les autres firmes indépendantes du bis, tournant des peplums en Italie, dans les années 60, des westerns spaghettis, dans les 70′s, ainsi que quelques films d’horreur pour teenagers dans les années 80 et 90, avant de décéder en 2002.

L’anecdote qui intéressera Morbius, pour conclure cet article, c’est que le compositeur de la BO de J’ENTERRE LES VIVANTS est Gerald Fried, qui participera, bien plus tard, à la composition de certains thèmes des séries TV, STAR TREK (1966), MISSION IMPOSSIBLE (1966), MANNIX (1967), ainsi qu’à l’excellent OUTLAND (1981) de Peter Hyams.

- Trapard -

J’ENTERRE LES VIVANTS : LE FILM EN ENTIER (V.O.)

Image de prévisualisation YouTube

Autres articles publiés dans la catégorie Drive-in :

L’Oasis des Tempêtes / It Conquered the World / The Giant Claw / Bataille Au-Delà des Étoiles / Attack of the Fifty Foot Woman / Cat-Women of the Moon / Le Fantôme de l’Espace / Mesa of Lost Women / Gorilla at Large / The Amazing Colossal Man / The Beast with a Million Eyes / The Astounding She-Monster / The Deadly Mantis / La Fiancée du Monstre / Not of this Earth / The Night the World Exploded ! / Viking Women and the Sea Serpent / Curse of the Faceless Man / Le Peuple de l’Enfer / Rodan / Supersonic Saucer / World Without End / La Fille du Docteur Jekyll / The Monster that Challenged the World / Baran, le Monstre Géant / Frankenstein’s Daughter / Giant from the Unknown / I married a Monster from Outer Space / How to make a Monster

Rejoignez le groupe des Échos d’Altaïr IV sur Facebook !

INDEX DU BLOG



DRIVE-IN : HOW TO MAKE A MONSTER (1958)

DRIVE-IN : HOW TO MAKE A MONSTER (1958) dans Cinéma bis 13051809153815263611200263

13101209111015263611632095 dans Cinéma bis américain

HOW TO MAKE A MONSTER
Année : 1958
Réalisateur : Herbert L. Strock
Scénario : Herman Cohen & Aben Kandel
Production : Herman Cohen & James H. Nicholson (American International Pictures)
Musique : Paul Dunlap
Pays : USA
Durée : 73 min
Interprètes : Robert H. Harris, Gary Conway, Gary Clarke, Morris Ankrum…

13101209125415263611632097 dans Drive-in

Ni vraiment une suite de I WAS A TEENAGE FRANKENSTEIN qu’Herbert L. Strock a réalisé en 1957, ni vraiment, non plus, de I WAS A TEENAGE WEREWOLF (1957) de Gene Fowler Jr, HOW TO MAKE A MONSTER est plutôt un dérivé de ces deux films que l’American International Pictures fit tourner par Strock pour relancer leur relatif succès en drive-in. Un peu à la manière de NIGHTMARE CONCERT (1990) de Lucio Fulci, de FREDDY SORT DE LA NUIT (1994) de Wes Craven, ou encore de SCREAM 2 et 3, HOW TO MAKE A MONSTER est comme un film dans le film, puisqu’il met en scène le créateur d’effets spéciaux, Pete Dumond (interprété pour l’occasion par le comédien Robert H. Harris), hypnotisant et poussant à tuer les comédiens qui portent ses maquillages. Le titre est donc à double sens.

13101209150315263611632099 dans Fantastique

L’intrigue : Un célèbre créateur d’effets spéciaux, Pete Dumond, travaillant depuis des décennies pour les studios de l’American International Pictures voit sa carrière et sa passion s’interrompre brusquement lorsque la nouvelle gestion de la société décide arbitrairement que leur cycle de films  d’horreur doit s’achever pour une nouvelle mode de comédies musicales. Ainsi, l’A.I.P., décide de tourner une suite à leurs deux films de monstres, mais aigri et névrotique, Pete Dumond devient  psychotique et jure d’assassiner les nouvelles stars chantantes des futures films musicaux, grâce à l’hypnose, et en utilisant et une formule chimique qu’il a lui-même développé. Dumond prend alors le contrôle mental des jeunes comédiens jouant le Teenage Frankenstein et le Teenage Werewolf pour se venger…

HOW TO MAKE A MONSTER est un bel hommage à Pete Dumond, même s’il n’est finalement, avec Paul Blaisdell (qui réalisa les effets de beaucoup de séries B de Roger Corman dans les 50′s), que le pâle continuateur, sans moyens financiers, des maquillages cultes des films de monstres de la Universal Pictures (DRACULA, FRANKENSTEIN, LA MOMIE, LE LOUP-GAROU…) réalisés par Jack Pierce. À moins d’y voir un hommage ironique et amusé, puisque Dumond est de plus en plus psychotique dans le film, une frénésie assez décalée en rapport à son travail, finalement.

13101209165515263611632100 dans Fifties fantastique

Un exemple de dialogue de HOW TO MAKE A MONSTER :

Pete Dumond : Pourquoi, même les psychiatres disent que dans toutes ces images de monstres, il y a non seulement le divertissement, mais pour certaines personnes il y a une thérapie ? Eh bien, vous le savez, nous n’osons jamais empiéter sur le sinistre de nos peurs de l’enfance : ces visages terrifiants que nous voyons dans nos cauchemars. À travers ces images, nous pouvons vivre nos peurs cachées, et ça nous aide !

Jeffrey Clayton : Peut-être avez-vous vécu trop longtemps avec ces monstres !

Pete Dumond : Parfois je les trouve de meilleure compagnie que les humains. Rappelez-vous juste qu’un artiste ne doit pas avoir peur. Sa création est presque une chose sacrée. Toutes mes créations ! Le Bon Dieu a créé les Saints, et il a également créé les pécheurs. Il a créé l’agneau et la biche, mais il a aussi créé le loup et le chacal. Qui peut juger ce qui est le plus louable ?

Larry Drake (montrant les maquillages de Dumond) : Qu’est-ce que c’est ?

Pete Dumond : Ma famille… Mes enfants !!!

13101209185815263611632102 dans Trapard

Avec HOW TO MAKE A MONSTER, nous ne sommes finalement pas très loin de NIGHTMARE CONCERT dans lequel le réalisateur Lucio Fulci, jouant son propre rôle, est torturé par les scènes gores et malsaines qu’il invente lui-même pour ses propres films…

Le film d’Herbert L. Strock s’adressant, avant tout, à des adolescents, le jeune chanteur John Ashley pousse la chansonnette, au milieu du film, pour les yeux et les oreilles de nos jeunes spectatrices de l’époque.

Au début du film, on voit des spectateurs venus visiter les studios et qui sont accueillis par un guide qui leur annonce qu’ils vont pouvoir assister au tournage d’une scène clef de CRIMES AU MUSÉE DES HORREURS (Horrors at the Black Museum), un film anglais d’Arthur Crabtree que j’apprécie beaucoup, et qui a été écrit et produit par Herman Cohen, film qui aura un très gros succès l’année suivante, en 1959, et sur lequel je reviendrai dans cette rubrique. D’ailleurs, la majorité de HOW TO MAKE A MONSTER est tournée en noir et blanc, et seule la fin du film a été réalisée avec le même technicolor que celui utilisé sur CRIMES AU MUSÉE DES HORREURS, donnant une dimension gothique au film d’Herbert L. Strock. Le film se concluant en un superbe incendie où les créatures (les enfants, rappelez-vous !) de Dumond sont brûlées, et pour les besoins de cette scène l’A.I.P. a détruit certains maquillages de Paul Blaisdell, dont les connaisseurs reconnaitront sûrement celui du monstre de SHE-CREATURE (1956) d’Edward L. Cahn, suspendu à un mur.

13101209205615263611632108

Bien qu’étant une simple série B, HOW TO MAKE A MONSTER est plutôt culte pour nombre de cinéphiles du cinéma bis, le chanteur Rob Zombie lui ayant même dédié un morceau sur son album, Hellbilly Deluxe en 1998, le groupe de psychobilly (ou plus précisément de hellbilly), THE CRAMPS sortira aussi un album éponyme en 2004, et quelques court-métrages et documentaires dédiés au maquillage gore reprendront aussi ce titre culte et efficace.

Pour conclure cet article, je voulais aussi ajouter que le maquillage du loup-garou que l’on voit dans  I WAS A TEENAGE WEREWOLF, ainsi que dans HOW TO MAKE A MONSTER, a été repris dans le clip THRILLER que John Landis a tourné pour Michael Jackson, en 1983. Un clip qui symbolise autant la fin de la Motown pour de nombreux chanteurs afro-américains, que la fin de la Blaxploitation, un mouvement qui évolua vers une mixité ethnique dans le cinéma américain du début des années 80. Sans oublier que Michael Jackson fut le premier artiste afro-américain dont MTV accepta, sous la menace du président de la CBS Records, de diffuser un vidéo-clip, avec BILLIE JEAN, puis BEAT IT, suivi enfin de THRILLER. Ce dernier clip étant comme un pied de nez au cinéma de drive-in des 50′s destiné à un « public blanc », Michael Jackson et la jeune comédienne-chanteuse, Ola Ray, interprétant sa petite amie au début du clip, jouent des personnages de teenagers qui n’étaient attribués qu’à des comédiens d’origine européenne dans les années 50. Michael Jackson reprenant même le maquillage du « werewolf » des deux films cités plus haut, dans un uniforme universitaire américain des années 50, le restant de ce clip de 14 minutes devenant plus sombre, et Jackson se transformant ensuite en zombie, sur la voix off de Vincent Price, un autre grande star du cinéma d’horreur des 50′s et 60′s.

- Trapard -

Image de prévisualisation YouTube

Autres articles publiés dans la catégorie Drive-in :

L’Oasis des Tempêtes / It Conquered the World / The Giant Claw / Bataille Au-Delà des Étoiles / Attack of the Fifty Foot Woman / Cat-Women of the Moon / Le Fantôme de l’Espace / Mesa of Lost Women / Gorilla at Large / The Amazing Colossal Man / The Beast with a Million Eyes / The Astounding She-Monster / The Deadly Mantis / La Fiancée du Monstre / Not of this Earth / The Night the World Exploded ! / Viking Women and the Sea Serpent / Curse of the Faceless Man / Le Peuple de l’Enfer / Rodan / Supersonic Saucer / World Without End / La Fille du Docteur Jekyll / The Monster that Challenged the World / Baran, le Monstre Géant / Frankenstein’s Daughter / Giant from the Unknown / I married a Monster from Outer Space

Rejoignez le groupe des Échos d’Altaïr IV sur Facebook !

INDEX DU BLOG



DRIVE-IN : I MARRIED A MONSTER FROM OUTER SPACE (1958)

DRIVE-IN : I MARRIED A MONSTER FROM OUTER SPACE (1958) dans Cinéma bis 13051809153815263611200263

13100506211715263611612014 dans Cinéma bis américain

I MARRIED A MONSTER FROM OUTER SPACE
Année : 1958
Réalisateur : Gene Fowler Jr.
Scénario : Louis Vittes
Production : Gene Fowler Jr. (Paramount Pictures)
Musique : ?
Pays : USA
Durée : 78 min
Interprètes : Tom Tryon, Gloria Talbott, Peter Baldwin, Robert Ivers, Chuck Wassil, Ty Hardin…

Pour le Drive-in de ce samedi, voici une série B de science-fiction de la fin des 50′s, plus intéressante que son titre le laisserait supposer.

L’intrigue : Fraîchement mariés, Marge et Bill Farrell voient leur couple très vite vaciller : Bill semble s’éloigner de l’affection que lui porte sa femme et se comporter de manière étrange. Inquiète, Marge se rend vite compte que Bill n’est pas le seul homme de la ville à se comporter différemment depuis peu…

13100506251015263611612015 dans Drive-in

L’intrigue de I MARRIED A MONSTER FROM OUTER SPACE rappelle évidemment le scénario paranoïaque de L’INVASION DES PROFANATEURS DE SÉPULTURES, sorti la même année, en pleine Guerre Froide, et dont nous abordions déjà le sujet dans notre rubrique des Monstres Sacrés.

Le chroniqueur allemand du cinéma dans ses évolutions sociales, George Seeßlen, ira même plus loin dans cette analyse en décrivant I MARRIED A MONSTER FROM OUTER SPACE comme un des premiers films qui montre l’angoisse du mariage à travers le décès d’un des deux partenaires.

Le fameux couple du film est interprété par la belle Gloria Talbott, actrice de télévision qui fit une courte carrière dans le cinéma bis avec LA FILLE DU DOCTEUR JEKYLL (1957) d’Edgar G. Ulmer, et qui a aussi tourné pour Bert I. Gordon dont mon lecteur favori, Jean Beauvoir, est un inconditionnel. Bill est joué par Tom Tryon, qui fit une courte carrière de comédien de westerns et de films fantastiques avant de devenir un auteur renommé de romans de science-fiction.

13100506284615263611612016 dans Fifties SF

Pour ce qui est du réalisateur, Gene Fowler Jr., je ne connais malheureusement que ses deux films les plus célèbres, I WAS A TEENAGE WEREWOLF (1958) et I MARRIED A MONSTER FROM OUTER SPACE (1958), le reste de sa carrière étant considéré comme très mineur par les Historiens du cinéma, il est, par conséquent, très difficile de lui trouver une filmographie exhaustive, ainsi que ses films sur le net ou même en DVD. Ce qui est plutôt dommage, vu la qualité de I MARRIED A MONSTER FROM OUTER SPACE qui a récemment été édité par L’Atelier 13.

- Trapard -

Image de prévisualisation YouTube

Autres articles publiés dans la catégorie Drive-in :

L’Oasis des Tempêtes / It Conquered the World / The Giant Claw / Bataille Au-Delà des Étoiles / Attack of the Fifty Foot Woman / Cat-Women of the Moon / Le Fantôme de l’Espace / Mesa of Lost Women / Gorilla at Large / The Amazing Colossal Man / The Beast with a Million Eyes / The Astounding She-Monster / The Deadly Mantis / La Fiancée du Monstre / Not of this Earth / The Night the World Exploded ! / Viking Women and the Sea Serpent / Curse of the Faceless Man / Le Peuple de l’Enfer / Rodan / Supersonic Saucer / World Without End / La Fille du Docteur Jekyll / The Monster that Challenged the World / Baran, le Monstre Géant / Frankenstein’s Daughter / Giant from the Unknown

Rejoignez le groupe des Échos d’Altaïr IV sur Facebook !

INDEX DU BLOG



DRIVE-IN : GIANT FROM THE UNKNOWN (1958)

DRIVE-IN : GIANT FROM THE UNKNOWN (1958) dans Cinéma bis 13051809153815263611200263

13092807422315263611589556 dans Cinéma bis américain

GIANT FROM THE UNKNOWN
Année : 1958
Réalisateur : Richard E. Cunha
Scénario : Ralph Brooke & Frank Hart Taussig
Production : Marc Frederic & Arthur A. Jacobs (Astor Pictures)
Musique : Albert Glasser
Pays : USA
Durée : 77 min
Interprètes : Ed Kemmer, Sally Fraser, Buddy Baer, Bob Steele, Morris Ankrum…

13092807440315263611589557 dans Drive-in

Après la Momie de l’Égypte antique ressuscitée (sous les traits de Boris Karloff, en 1932), puis les Sumériens rejaillissant du passé dans LE PEUPLE DE L’ENFER (1956), et encore, le gladiateur étrusque ranimé des cendres de Pompeï dans CURSE OF THE FACELESS MAN (1958), et sans oublier notre bon vieux Vlad Tepes… Voici le grand retour fantomatique ancestral des conquistadors espagnols sur le sol américain. Un retour cauchemardesque que Lucio Fulci nous a aussi offert dans une scène culte de L’ENFER DES ZOMBIES (1979), lorsqu’un très vieux corps zombifié, affublé d’un casque de conquistador, s’extirpait d’une tombe sur une petite île des Caraïbes. À partir des années 70-80, le cinéma d’horreur se permettra plus facilement d’aborder des retours d’esprits de guerriers indiens comme dans POLTERGEIST (1982) de Tobe Hooper, jusqu’au récent L’ESPRIT DES MORTS (Bone Eater, 2007) de Jim Wynorski, et dans lequel l’esprit d’un guerrier géant annihile tout ceux qui approchent d’une terre ancestrale sacrée dont il est le gardien.

L’intrigue de GIANT FROM THE UNKNOWN est la suivante : Au 16ème siècle, un groupe de conquistadors espagnols, dirigé par Ptolémée Firello, part en expédition vers la Californie. Vargas, l’un des lieutenants de Firello, qui est autant démesuré que dépravé, crée une mutinerie et entraîne avec lui quelques guerriers en direction des montagnes à la recherche du fameux Eldorado, mais le groupe disparaît sous un éboulement. Des centaines d’années plus tard, un éclair libère Vargas de son coma centenaire et il commence à terroriser un village rural de la montagne…

13092807453915263611589558 dans Fantastique

Malgré cette intrigue alléchante de série B, il faut bien avouer que GIANT FROM THE UNKNOWN est bien un film de Richard E. Cunha, et on n’y voit pas grand chose tant les effets spéciaux sont quasi inexistants, exceptées quelques superpositions de gigantisme assez réussies. Rappelez-vous que nous parlions justement de lui, dans le dernier Drive-in des Échos d’Altaïr, au sujet de son FRANKENSTEIN’S DAUGHTER, et exceptées quelques rares exceptions, les films de Cunha sont très loin d’être des réussites du cinéma fantastique, mais n’en demeurent pas moins du divertissement sans trop de prétentions. GIANT FROM THE UNKNOWN est un petit film sans budget, légèrement effrayant (à grands renforts d’une B.O. théâtrale et pétaradante) mais extrêmement bavard. D’ailleurs, la majorité de l’intrigue, développée plus haut, ressort plus de ces longs bavardages entre les principaux protagonistes dont on suit les déambulations, que de vraies actions historiques et costumées. Seules les interventions meurtrières de Vargas attaquant les héros du film, souvent nocturnes, possèdent ce charme des séries B d’horreur des 50′s, et elles étaient, sans aucun doute, les moments forts des diffusions en Drive-in. GIANT FROM THE UNKNOWN a été vendu sous plusieurs titres d’exploitation comme, par exemple, GIANT FROM DEVIL’S CRAG ou encore GIANT FROM DIABLO POINT, et il est est proposé dans cette rubrique du blog comme une curiosité pour les fans de ce cinéma bis décalé des années 50.

- Trapard -

GIANT FROM THE UNKNOWN : LE FILM EN ENTIER (V.O.)

Image de prévisualisation YouTube

Autres articles publiés dans la catégorie Drive-in :

L’Oasis des Tempêtes / It Conquered the World / The Giant Claw / Bataille Au-Delà des Étoiles / Attack of the Fifty Foot Woman / Cat-Women of the Moon / Le Fantôme de l’Espace / Mesa of Lost Women / Gorilla at Large / The Amazing Colossal Man / The Beast with a Million Eyes / The Astounding She-Monster / The Deadly Mantis / La Fiancée du Monstre / Not of this Earth / The Night the World Exploded ! / Viking Women and the Sea Serpent / Curse of the Faceless Man / Le Peuple de l’Enfer / Rodan / Supersonic Saucer / World Without End / La Fille du Docteur Jekyll / The Monster that Challenged the World / Baran, le Monstre Géant / Frankenstein’s Daughter

Rejoignez le groupe des Échos d’Altaïr IV sur Facebook !

INDEX DU BLOG



DRIVE-IN : FRANKENSTEIN’S DAUGHTER (1958)

DRIVE-IN : FRANKENSTEIN'S DAUGHTER (1958) dans Cinéma bis 13051809153815263611200263

13092108131415263611570720 dans Cinéma bis américain

FRANKENSTEIN’S DAUGHTER
Année : 1958
Réalisateur : Richard E. Cunha
Scénario : H. E. Barrie
Production : Marc Frederic (Astor Pictures)
Musique : Nicholas Carras
Pays : USA
Durée : 85 min
Interprètes : John Ashley, Sandra Knight, Donald Murphy, Sally Todd, Harold Lloyd Jr., Felix Locher…

13092108145815263611570721 dans Drive-in

Il n’y a pas si longtemps, nous abordions LA FILLE DU DOCTEUR JEKYLL (1957) d’Edgar G. Ulmer dans cette même rubrique. Il me semble donc tout naturel d’aborder la fille d’un autre monstre sacré à travers FRANKENSTEIN’S DAUGHTER, tourné par Richard E. Cunha, réalisateur hawaïen d’une poignée de petites zèderies tournées pour la firme Astor Pictures. Souvent  B, parfois Z, les films de Cunha ne sont jamais dénués d’un certain charme décalé que l’on retrouve souvent dans les films des années 50 de Roger Corman, de l’American International Pictures ou de l’Allied Artists Pictures. Ses quatre nanars les plus connus ont été réalisés par Cunha, la même année 1958, ce qui prouve l’efficacité du réalisateur mais souvent l’inaboutissement de ses films comme son film de SF, MISSILE TO THE MOON, son étrange film de conquistador espagnol ressuscité, GIANT FROM THE UNKNOWN, son film de savant fou nazi dans le Pacifique, plutôt marrant, SHE DEMONS (édité en France chez Bach Films), et ce FRANKENSTEIN’S DAUGHTER dont voici l’intrigue :

Olivier, le petit-fils de Victor Frankenstein, est laborantin pour le professeur Morton. Tout en travaillant pour Morton, le Dr Frankenstein travaille secrètement sur ses propres expériences sur la nièce de son bienfaiteur, Trudy Morton, qui refuse ses avances. Les expériences en question la défigurent accidentellement, mais temporairement. Puis, avec l’aide de l’un des anciens assistants de son père, Oliver décide de réaliser une femme monstrueuse à l’aide de parties de corps de diverses personnes qu’ils assassinent…

13092108163215263611570722 dans Fantastique

À quoi sert de créer une femme monstrueuse me demanderez-vous ? Très bonne question, et Olivier Frankenstein y répond lui-même en hurlant à la pauvre jeune femme qu’il va défigurer : « Tu m’as toujours considéré comme un monstre, Trudy. Maintenant, c’est à ton tour d’en devenir un ! ».

On est donc bien ici dans une série B basique pour drive-in, pour teenagers un peu conditionnés par le pop-corn.

Un autre extrait de dialogue :

« Elsu : Pourquoi ton père et grand-père n’ont jamais utilisé de cerveau féminin ?

Olivier Frankenstein (prenant un air réfléchi) : Le cerveau de la femme est conditionné par un monde d’hommes. Par conséquent, un cerveau féminin sera plus simple pour nous à diriger. »

Oliver Frankenstein est interprété par Donald Murphy, un comédien qui jouera très peu. La plupart des comédiens du film sont des teenagers comme John Ashley, par exemple, qui était un habitué des tournages rapides et peu rémunérés des petits firmes indépendantes.

13092108182415263611570723 dans Trapard

FRANKENSTEIN’S DAUGHTER pourrait presque faire suite à son versant masculin sorti l’année passée en 1957, I WAS A TEENAGE FRANKENSTEIN, dont les maquillages de Pete Dumond étaient tout aussi ratés.

Les maquillages de FRANKENSTEIN’S DAUGHTER ont été réalisés, quand à eux, par Harry Thomas qui ne fut pas du tout informé par la production que la créature qu’il devait créer était censé être une femme. Du coup, il créa un masque hideux qu’il fit porter par le comédien, Harry Wilson, mais à la dernière minute, il lui appliqua simplement du rouge à lèvres, ce qui lui donne finalement un air si décalé et musclé. Tout récemment, le réalisateur Richard E. Cunha a d’ailleurs déclaré dans un entretien qu’en arrivant sur le plateau et en découvrant le make-up pour sa créature normalement féminine, il fut tellement déçu et démoralisé qu’il quitta le tournage, fou de colère et en sanglots.

Le résultat aboutit à notre petit nanar du Drive-in du samedi soir, sans réelles prétentions de la part des producteurs qui en firent un simple complément de double programme.

- Trapard -

FRANKENSTEIN’S DAUGHTER : LE FILM EN ENTIER (V.O.)

Image de prévisualisation YouTube

Autres articles publiés dans la catégorie Drive-in :

L’Oasis des Tempêtes / It Conquered the World / The Giant Claw / Bataille Au-Delà des Étoiles / Attack of the Fifty Foot Woman / Cat-Women of the Moon / Le Fantôme de l’Espace / Mesa of Lost Women / Gorilla at Large / The Amazing Colossal Man / The Beast with a Million Eyes / The Astounding She-Monster / The Deadly Mantis / La Fiancée du Monstre / Not of this Earth / The Night the World Exploded ! / Viking Women and the Sea Serpent / Curse of the Faceless Man / Le Peuple de l’Enfer / Rodan / Supersonic Saucer / World Without End / La Fille du Docteur Jekyll / The Monster that Challenged the World / Baran, le Monstre Géant

Rejoignez le groupe des Échos d’Altaïr IV sur Facebook !

INDEX DU BLOG



1...67891011