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Archive pour la catégorie « Drive-in »

DRIVE-IN : BARAN, LE MONSTRE GEANT (1958)

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BARAN, LE MONSTRE GEANT (Daikaijū Baran)
Année : 1958
Réalisateur : Ishiro Honda
Scénario : Ken Kuronuma & Shin’ichi Sekizawa
Production : Tomoyuki Tanaka
Musique : Akira Ifukube
Pays : Japon
Durée : 87 min
Interprètes : Kozo Nomura, Ayumi Sonoda, Fumito Matsuo, Nadao Kirino, Hisaya Ito, Koreya Senda…

Sorti en 1958 au Japon avec le titre DAIKAIJÙ BARAN, puis aux États-Unis en 1962 comme VARAN, MONSTER FROM THE EAST, on retrouve parfois, en France, le film sous cet autre nomination : VARAN, LE MONSTRE GÉANT.

À l’origine, le film devait être produit pour la télévision américaine ABC, mais les producteurs américains se sont retirés en cours de tournage, et BARAN, LE MONSTRE GÉANT fut complété et terminé grâce à une équipe de la Toho, ce qui a permis au film de sortir en salles japonaises. Une version modifiée et retouchée sortira par la suite aux États-Unis. BARAN, LE MONSTRE GÉANT est aussi le dernier kaiju eiga a avoir été tourné en noir et blanc, alors que RODAN, datant de 1956, ou d’autres films du genre, sortaient déjà en couleurs. Le noir et blanc du film permit entre autre, à la Toho, de réutiliser des stock-shots d’attaque d’avions issus du premier GODZILLA de 1954.

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L’intrigue : Une espèce rare de papillon originaire de Sibérie est découverte dans une vallée mystérieuse au Japon, et un couple d’entomologistes guidant un groupe de scientifiques part enquêter sur place, dans une région située le long du fleuve Kitakami, afin de découvrir pourquoi ses insectes continentaux sont arrivés jusqu’au Japon. Deux membres de l’équipe scientifique de l’expédition sont mystérieusement écrasés par quelque chose d’inconnu et gigantesque. Les villageois de la région insistent sur le fait que ces décès sont le résultat de la colère de leur dieu de la montagne Baradagi-Sanjin. Une plus grande expédition est alors dépêchée sur les lieux et elle arrive en pleine prière rituelle des villageois à leur dieu de la montagne, et c’est ainsi que se réveille le Varan, le monstre de la rivière Kitakami. Et là, ça va faire mal…

Personnellement, BARAN, LE MONSTRE GÉANT est un des mes kaiju préférés. Souvent proche du GODZILLA initial, il crée bien la contradiction entre Japon médiéval et Japon moderne. Les effets spéciaux de Eiji Tsuburaya sont particulièrement réussis, et nous sommes encore loin des dialogues balourds des kaiju eiga des années 60. L’ambiance y est prenante, proche du cinéma d’horreur, et encore dans le sérieux d’un GODZILLA, KING OF THE MONSTERS ! (en français, GODZILLA, LE MONSTRE DE L’OCÉAN PACIFIQUE, et en japonais, Kaiju no Gojira) du même Ishiro Honda. Le continuateur des kaiju après Ishiro Honda, qu’était Jun Fukuda proposera plus, par la suite, un versant humoristique et léger des films de monstres japonais.

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BARAN, LE MONSTRE GÉANT est notre drive-in du samedi soir, petite perle culte et méconnue à la fois, un film qui a été, à de nombreuses reprises, remonté par la suite. Daikaiju Baran, est aussi sorti en DVD en 2005, en version originale japonaise, mais retitré en français VARAN, L’INCROYABLE.

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DRIVE-IN : THE MONSTER THAT CHALLENGED THE WORLD

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THE MONSTER THAT CHALLENGED THE WORLD
Année : 1957
Réalisateur : Arnold Laven
Scénario : Pat Fielder
Production : Arthur Gardner & Jules V. Levy (United Artists)
Musique : Heinz Roemheld
Pays : États-Unis
Durée : 83 min
Interprètes : Tim Holt, Audrey Dalton, Hans Conried, Harlan Warde, Max Showwalter, Mimi Gibson…

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Après les fourmis géantes du continent américain de DES MONSTRES ATTAQUENT LA VILLE (1954, Them!), les tarentules géantes de TARANTULA (1955) ou EARTH VS THE SPIDER (1958), la mante religieuse géante venue du Groenland de THE DEADLY MANTIS (1957), les immenses abeilles africaines de MONSTERS FROM GREEN HELL (1957), ou même les sangsues démesurées du bayou marécageux de L’ATTAQUE DES SANGSUES GÉANTES (1959, Attack of the Giant Leeches), voici les escargots géants des Mers du Sud !

Personnellement, j’éviterai le trop facile amalgame du récent engouement de la sortie de PACIFIC RIM pour ranger les films de monstres américains dans la catégorie nippone des Kaiju Eiga, car bien qu’il s’agisse aussi de sujets nés de l’après-Hiroshima, il s’agit avant tout de séries B américaines de monstres atomiques, qui n’ont pas le rapport métaphorique, poétique et ancestral japonais à la Nature. Et seuls quelques-uns de ces films US (THE DEADLY MANTIS, MONSTERS FROM GREEN HELL et THE MONSTER THAT CHALLENGED THE WORLD) ont repris l’apparenté ancestrale, voire préhistorique, des Kaiju, mais, pour moi, ces séries B américaines restent avant tout de la science-fiction horrifique des années 50. Mais on peut trouver des points communs, bien entendu, entre les larves géantes et luisantes d’un RODAN (1956, Sora No Daikaiaju Radon) et nos affreux mollusque de THE MONSTER THAT CHALLENGED THE WORLD, mais seulement dans une logique d’échanges d’influences entre deux industries cinématographiques, bien distinctes (et même si Hollywood a, à plusieurs reprises, participé à la production et à la distribution de certains Kaiju Eiga).

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L’intrigue : Au fond des mers, au sud des États-Unis, un puissant séisme provoque une crevasse dont s’extrait une créature rampante, proche du mollusque préhistorique géant. Gail MacKenzie, l’un des membres de l’équipage d’un navire, qui a survécu aux remous causés par le séisme, fait son rapport au shérif, Josh Peters qui demeure très sceptique (et on le comprend). Par la suite, d’autres victimes sont attaquées dans la mer de Salton, et elles sont vidées de leur sang. Deux paléontologues, le Dr Jess Rogers et le Dr Tad Johns, sont alors contactés par l’armée, pour identifier le mollusque géant qui s’avère être un «gornaxis », autrement dit, un ancêtre géant des mollusques modernes. Le gornaxis s’attaque, alors, à la région d’Imperial Valley, et il se trouve qu’il n’est pas un cas isolé…

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Produit par Arthur Gardner et Jules V. Levy pour l’Allart Pictures Inc., et distribué par la United Artists, THE MONSTER THAT CHALLENGED THE WORLD a été réalisé par Arnold Laven. Laven a été réalisateur pour l’United States Army Air Forces pendant la Seconde Guerre Mondiale, et c’est à cette époque qu’il a rencontré Arthur Gardner et Jules V. Levy, avec lesquels ils s’associera pour tourner une poignée de séries B dans les années 50, comme WITHOUT WARNING (1951), un thriller avec un tueur psychopathe, VICE SQUAD (1953), un film noir avec Edgar G. Robinson, et ce fameux THE MONSTER THAT CHALLENGED THE WORLD (1957).

Le film est assez prenant et les effets visuels plutôt réussis, le mollusque géant, bien que montré à l’écran à l’aide d’une simple superposition d’images, peut parfois rappeler le poulpe gigantesque (animé en stop-motion par Ray Harryhausen) de IT CAME FROM BENEATH THE SEA (1955).

THE MONSTER THAT CHALLENGED THE WORLD est un bon divertissement de Drive-in pour un samedi soir en famille.

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THE MONSTER THAT CHALLENGED THE WORLD : LE FILM ENTIER (V.O.)

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DRIVE-IN : LA FILLE DU DOCTEUR JEKYLL (1957)

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LA FILLE DU DOCTEUR JEKYLL (DAUGHTER OF Dr. JEKYLL)
Année : 1957
Réalisateur : Edgar G. Ulmer
Scénario : Jack Pollexfen
Production : Film Venturers
Musique : ?
Pays : États-Unis
Durée : 71 min
Interprètes : John Agar, Gloria Talbott, Arthur Shields, John Dierkes, Molly McCart, Martha Wentworth, Marjorie Stapp…

Nous avions déjà présenté les Docteur Jekyll et Monsieur Hyde dans les Monstres Sacrés, mais voici pour notre Drive-in de ce soir LA FILLE DU DOCTEUR JEKYLL (Daughter of Dr Jekyll), descendante directe de notre déviant docteur. Le principe de la descendance au cinéma n’a rien de nouveau en 1957, puisque Dracula, lui-même, en afficha une, en 1936, avec LA FILLE DE DRACULA (Dracula’s Daughter) de Lambert Hillyer, et en 1943 avec LE FILS DE DRACULA (Son of Dracula) de Robert Siodmak, tous deux produits par la Universal Pictures. Le Baron Frankenstein aura aussi son FILS DE FRANKENSTEIN (Son of Frankenstein) de Rowland V. Lee, en 1939, et beaucoup plus tard on aura le plaisir de découvrir, en 1966, un farfelu JESSE JAMES CONTRE FRANKENSTEIN (Jesse James Meets Frankenstein’s Daughter) de William Beaudine. La Hammer Films produira elle aussi quelques LA FILLE DE JACK L’ÉVENTREUR (1971, Hands of the Ripper) de Peter Sasdy ou DOCTEUR JEKYLL ET SISTER HYDE (1971, Dr. Jekyll and Sister Hyde) de Roy Ward Baker. Et j’en passe des vertes et des pas mûres, tellement ce genre de liste serait longue à dresser, et dépasserait le cadre de cet article sur le film d’Edgar G. Ulmer.

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Bien qu’assez maîtrisé, malgré quelques gourdes ou anachronismes, LA FILLE DU DOCTEUR JEKYLL était un film de commande pour Ulmer dont nous présentions un des films de SF dans le cadre d’Utopic Fashion pour le costume de THE MAN FROM PLANET X (1951). Très bon réalisateur qui n’a pas toujours tourné de bons films, ni de bons sujets, Ulmer s’est d’ailleurs retrouvé avec LA FILLE DU DOCTEUR JEKYLL à mettre en scène un sujet bien farfelu, malgré la maîtrise de l’univers gothique qu’il impose à sa réalisation.

L’intrigue : C’est le jour même de ses vingt-et-un ans que Janet Smith (Gloria Talbott) se rend en Angleterre, en compagnie de son fiancé George Hastings (John Agar), afin d’annoncer son mariage à celui qui, jadis, fut son père d’adoption : le Docteur Lomas (Arthur Shields) qui vit dans une  demeure isolée dans de vastes bois. Janet est alors victime de cauchemars récurrents. Elle découvre que son père ne serait autre que le diabolique Dr Jekyll. Petit à petit, une mutation schizophrénique s’opère, entre rêves et réalité…

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Gloria Talbott est particulièrement excellente dans le rôle de Miss Jekyll, tandis que John Agar, ce grand comédien de westerns et de classique de la science-Fiction des 50′s, est étrangement absent et décalé dans son interprétation du fiancé, un contraste qui offre une double dimension à LA FILLE DU DOCTEUR JEKYLL, entre nanar et petit classique du cinéma gothique.

Le film a néanmoins été restauré par Bach Films qui l’a édité avec d’autres inédits d’Edgar G. Ulmer dans un petit coffret bourré de films rares et à redécouvrir, du réalisateur.

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DRIVE-IN : SUPERSONIC SAUCER (1956)

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13070608270115263611355980 dans Cinéma bis américain

SUPERSONIC SAUCER
Année : 1956
Réalisateur : Guy Fergusson
Scénario : Dallas Bower (d’après une histoire de Frank Wells)
Production : Gaumont British Picture Corporation
Musique : ?
Pays : Angleterre
Durée : 50 min
Interprètes : Marcia Monolescue, Gillian Harrison, Fella Edmonds…

Généralement, lorsque je vois le mot SUPERSONIC dans un titre, je me dis que le film ne s’adressera pas à des « Lumières ». Mais SUPERSONIC SAUCER est une vraie curiosité. Série B anglaise de la Gaumont British Picture Corporation, ce film met en scène des enfants, comme cela arrivait fréquemment dans les années 50 dans des films de SF tout public (LE JOUR OÙ LA TERRE S’ARRÊTA, TOBOR THE GREAT…). Personnellement, je considère que l’arrivée de la télévision dans les foyers américains et européens a monopolisé la présence et l’attention des enfants devant leurs téléviseurs, avec des programmes familiaux, du coup, l’industrie cinématographique, face à cette nouvelle concurrence, a essayé de récupérer une partie de ce public avec quelques astuces de ce genre (dont, notamment, la création de la 3D).

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SUPERSONIC SAUCER a aussi un petit détail en plus qui nous intéressera, c’est que son intrigue, et un certain nombre de scènes, semblent avoir inspiré un certain Steven Spielberg pour son E.T. (1982) : Un groupe d’écoliers découvre un petit extraterrestre vénusien ronronnant et doué de multiples pouvoirs, du nom de Meba, qui communique avec eux par télépathie. Les enfants tentent alors de le protéger contre un gang de criminels qui tente de s’en emparer…

Là où s’arrête la comparaison avec le film de Spielberg, c’est que SUPERSONIC SAUCER est uniquement destiné à un public très jeune, avec les enfants au centre de l’intrigue, et un humour caricatural.

Les effets spéciaux sont plutôt aléatoires, lorsque, par exemple, Meba se transforme en soucoupe volante lumineuse et virevolte régulièrement et grossièrement à l’écran, en animation superposée. Mais SUPERSONIC SAUCER, qui semble ressortir du néant grâce à internet, est surtout à voir comme l’ancêtre du film de Steven Spielberg et comme étant une de ses sources d’inspiration  les plus évidentes.

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DRIVE-IN : RODAN (1956)

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13062907521215263611336528 dans Cinéma bis japonais

RODAN (Sora no Daikaijū Radon)
Année : 1956
Réalisateur : Ishiro Honda
Scénario : Ken Kuronuma, Takeshi Kimura & Takeo Murata
Production : Tomoyuki Tanaka, Frank King (USA)
Musique : Akira Ifukube
Pays : Japon
Durée : 82 min
Interprètes : Kenji Sahara, Yumi Shirakawa, Akihiko Hirata, Akio Kobori, Yasuko Nakata, Minosuke Yamada…

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RODAN est un Kaijù Eiga, autrement dit, un film japonais de monstres géants, des créatures étranges considérées comme des forces de la nature devant lesquelles l’homme est impuissant. Produit par Tomoyuki (Japon) et Frank King (USA) et distribué par la fameuse Toho, RODAN a été tourné par le réalisateur Ishiro Honda, réalisateur des premiers Godzilla (en 1954 et 1955), monstre climatique réveillé par la bombe atomique sur Hiroshima et Nagasaki, à la différence, ici, qu’il s’agit de libellules préhistoriques géantes. Comme c’était souvent le cas à cette époque, à cause du blocus americano-japonais, RODAN fut tourné en deux versions, une japonaise et une autre exportable pour les États-Unis. Dans la version américaine RODAN THE FLYING MONSTER, des scènes montrant la bombe atomique ont été ajoutées et l’on insiste bien sur le nucléaire comme cause de l’apparition des monstres. Le film fut le premier Kaijù Eiga a être tourné en couleurs, et il engendra, d’ailleurs, un des plus gros succès du film de SF aux USA, cette année 1957 (l’année suivante de celle de la sortie japonaise).

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L’intrigue : Des mineurs sont attaqués dans un chantier près du Mont Aso; les policiers envoyés les chercher sont retrouvés déchiquetés. On identifie les coupables : des Meganulons, des larves de libellules préhistoriques géantes. Un des mineurs est retrouvé amnésique et en état de choc; il déclare avoir vu un œuf géant éclore dans les mines. Quelque temps plus tard des avions sont détruits par un mystérieux objet volant…

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Les effets montrant les larves géantes et visqueuses, renforcés par la couleur et la musique d’Akira Ifukube (déjà créateur de la memorable B.O. de GODZILLA), peuvent peut-être prêter à rire aujourd’hui, mais ce film se regarde contextuellement dans la logique d’un Kaijù Eiga et de sa continuité télévisuelle comme SPECTREMAN (un robot écolo, que je m’étais amusé à classer dans les robots-craignos de ce blog). GODZILLA annonçait d’ailleurs lui aussi quelques créatures issues de mère-nature que les dérèglements atomiques ont dangereusement (pour l’Homme) augmenté la croissance : DES MONSTRES ATTAQUENT LA VILLE (Them ! 1954) de Gordon Douglas, THE DEADLY MANTIS (1957) de Nathan Juran, et j’en passe des moins glorieux…Puis bien avant la mante religieuse de THE DEADLY MANTIS et le vautour préhistorique de THE GIANT CLAW, et d’autres films encore, RODAN anticipait la future menace gigantesque et animale venue du ciel, bien que je serais incapable de classer cette créature volante dans une quelconque catégorie des premières créatures terrestres, la Toho ayant plutôt misé sur son étrangeté apparente. Elle n’est juste rien de moins que RODAN.

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DRIVE-IN : LE PEUPLE DE L’ENFER (1956)

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LE PEUPLE DE L’ENFER (THE MOLE PEOPLE)
Année : 1956
Réalisateur : Virgil W. Vogel
Scénario : László Görög
Production : William Alland (Universal Pictures Company)
Musique : ?
Pays : USA
Durée : 77 min
Interprètes : John Agar, Cynthia Patrick, Hugh Beaumont, Alan Napier, Nestor Paiva, Phil Chambers…

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Samedi dernier, nous avions rencontré un cadavre étrusque ressuscité avec CURSE OF THE FACELESS MAN (1958), et nous avons déjà exploré les univers de la Momie de l’Egypte Antique et celle de l’ancienne civilisation Aztèque. Aujourd’hui, dans notre Drive-in du samedi soir, ce sont les « Mole People » (ou Hommes-Taupes) qui sont nos héros, des créatures rescapées de la toute première civilisation humaine, celle des Sumériens. J’en entends déjà s’exclamer « comme Conan le Cimmérien !!! ». Bah non, aucun Dieu Crôm au programme ici, et les Hommes-Taupes de notre film n’ont rien à voir, non plus, avec les petites créatures extraterrestres du film SUPERMAN AND THE MOLE-MEN (1951) avec George Reeves. Non, souvenez-vous plutôt de vos très anciens cours d’Histoire sur la très antique Mésopotamie, et de Sumer, une civilisation considérée comme telle, grâce à son écriture qui fut la toute première à être référencée (et même décryptée). Souvenez-vous de sa capitale Akkad, de sa religion polythéiste, mais surtout, de sa légende (dont il reste des parcelles racontées par écrit) dans laquelle le héros Gilgamesh traverse un monde surnaturel en quête de sa propre immortalité.

13062209154915263611315311 dans Fifties SF

LE PEUPLE DE L’ENFER est présenté, en début de film, par le Dr Frank Baxter, professeur d’anglais à l’Université de Californie du Sud, qui explique le fondement dans la réalité du scénario, à partir d’une école de pensée florissante au XIXe et au début du XXe siècle, qui considérait que la Bible hébraïque et le judaïsme étaient directement dérivés de la Mésopotamie antique et de Babylone, autre civilisation quasi-contemporaine de celle de Sumer. Les scénaristes et les décorateurs s’en sont d’ailleurs donné à cœur joie, sous des alibis scientifiques, de mélanger, ou d’amalgamer, la culture sumérienne et la culture babylonienne, et même pour les spectateurs qui ont l’œil, ils remarqueront sûrement les grandes fresques égyptiennes antiques sur les murs de la vieille cité mésopotamienne…. Mais je vous rappelle que nous sommes dans la rubrique du Drive-in des Échos d’Altaïr, et non pas, dans une critique de documentaire historique diffusé sur Arté.

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L’intrigue : Le Professeur Roger Bentley et son collègue le Docteur Hugh Beaumont se trouvent en Asie où ils recherchent les traces de l’antique civilisation sumérienne. Un jour, ils découvrent l’existence d’une plaque où sont inscrits des caractères sumériens. Brusquement un léger tremblement de terre survient et effraye les porteurs qui pensent que la secousse tellurique vient de la montagne appartenant à la Déesse antique ISTAR-KUM-I-TARM. Un jeune garçon ramène une lampe à huile qu’il a trouvée à vingt cinq milles de l’épicentre du tremblement de terre. Cette lampe de l’époque sumérienne contient des inscriptions sur la dynastie du Roi SHARU-AD indiquant qu’il serait possible que ce peuple aurait survécu au déluge…

Connu en France sous le titre du PEUPLE DE L’ENFER, et parfois de celui de MENACES SOUS LA TERRE, THE MOLE-PEOPLE est une production de William Alland qui fut distribuée par la Universal Pictures, à la même enseigne que TARANTULA et L’ÉTRANGE CRÉATURE DU LAC NOIR l’année précédente. Le réalisateur Virgil W. Vogel, qui a d’abord été monteur durant les années 50 pour des westerns ou des films de SF comme LES SURVIVANTS DE L’INFINI (1955), passera à la réalisation de quelques films du genre comme L’OASIS DES TEMPÈTES (1957) que Morbius nous avait présenté et ce MOLE-PEOPLE, avant de finir sa carrière comme réalisateur d’épisodes de séries télévisées.

13062209193715263611315316 dans Trapard

Enfin, en tête d’affiche, on retrouve John Agar, un habitué de la SF hollywoodienne des 50′s et des 60′s, que Morbius a dû voir passer dans de nombreuses diffusions, ici dans un film qui, malgré quelques défauts, n’en reste pas moins un bon classique du genre, bourré d’effets spéciaux, de scènes pleines d’imageries fantastiques et de rebondissements. Et comme il faut bien un peu de sensibilité et de charme féminins dans ce PEUPLE DE L’ENFER, bourré de la testostérone des archéologues et des guerriers sumériens, c’est la jeune et jolie Cynthia Patrick qui s’y colle pour interpréter la jeune et blonde sumérienne, Adad, bien droite dans son bustier et pas du tout insensible aux charmes de l’archéologue (« Adad ah ! Sur les genoux du vieux soldat… » lui susurrera sûrement, le séducteur John, devenu hagard, après le générique de happy-end)…

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LE PEUPLE DE L’ENFER : LE FILM EN ENTIER (V.O.)

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DRIVE-IN : CURSE OF THE FACELESS MAN (1958)

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13061507302815263611293926 dans Cinéma bis américain

CURSE OF THE FACELESS MAN
Année : 1958
Réalisateur : Edward L. Cahn
Scénario : Jérôme Bixby
Production : Robert E. Kent & Edward Small (United Artists)
Musique : Gerald Fried
Pays : USA
Durée : 67 min
Interprètes : Richard Anderson, Elaine Edwards, Adele Mara, Luis Van Rooten, Gar Moore, Felix Locher…

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Et hop ! De la série B d’horreur pour ce Drive-in du samedi soir ! Il s’agit d’un classique d’Edward L. Cahn, et il faut bien avouer que les films de Cahn possèdent un réel charme, et que bien que ce réalisateur ait fait un petit détour, dans les 50′s, sous l’égide de l’American International Pictures, comme Roger Corman, et bien d’autres, les films de Cahn restent aujourd’hui les plus regardables de cette décennie, voire même les plus passionnants. Le privilège de l’âge et de l’expérience, sans doute, puisqu’étant l’un des plus âgés, Edward L. Cahn s’était même fait la main sur un nombre impressionnant de comédies dans les années 30 et 40, avant de s’aventurer dans la série B, à partir des années 50, et ceci grâce à l’explosion des firmes indépendantes californiennes. À partir du milieu des 50′s, il est devenu le type même du réalisateur de films de pure exploitation pour drive-in, avec des films d’horreur devenus cultes (CREATURE WITH THE ATOM BRAIN, 1955, THE SHE-CREATURE, 1956, ZOMBIES OF MORA-TAU, 1957), avec des films pour teenagers (RUNAWAY DAUGHTERS, 1956), ou des westerns (FLESH AND SPUR, 1956) ou même des films de prison pour femmes (GIRLS IN PRISON, 1955), un genre déjà bien à la mode depuis les années 40. C’est donc naturellement qu’il intégrera la firme californienne, l’American International Pictures, réalisant pour ses deux producteurs en chefs, James H. Nicholson et Samuel Z. Arkoff, une nouvelle poignée de séries B comme les films d’horreur VOODOO WOMAN (1957) ou de science-fiction horrifique, mais à la la limite de la comédie pour teenagers, comme INVASION OF THE SAUCER MEN (1957), et même un film de rock que l’A.I.P. affectionnait tant, en mettant en avant quelques petites scènes musicales de groupes de rock’n'roll et de blues de l’époque, entremêlées d’intrigues de flirts de teenagers (SHAKE, RATTLE & ROCK !, 1956).

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CURSE OF THE FACELESS MAN est une toute petite production de série B produite par Robert E. Kent en 1958, une collaboration qui sera beaucoup plus fructueuse sur le film suivant, IT ! THE TERROR FROM BEYOND SPACE, un classique de la SF horrifique des 50′s, qui inspirera l’ALIEN de Ridley Scott, et dont Morbius lui avait consacré petit un article sur LEA.

Moins culte, CURSE OF THE FACELESS MAN possède néanmoins le charme exotique et horrifique des séries B de la fin des 50′s qui sont presque un sous-genre à part entière.

L’intrigue : Le corps pétrifié d’un gladiateur est découvert, en 1958, à Pompeï, et portant un médaillon en bronze avec une incantation étrusque gravée, qui appelle à une malédiction contre le peuple romain qui l’a autrefois soumis. Une archéologue italienne, Maria Fiorillo, est persuadée que le corps est encore vivant, mais personne ne la croit, jusqu’à ce que plusieurs meurtres mystérieux et brutaux sont commis, et ceci toujours en présence du corps du gladiateur…

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Nous sommes bien entendu dans le pur mélange des genres, entre la Momie égyptienne de la Universal Pictures dans les années 30 et 40, de la momie récupérée et détournée par le cinéma mexicain dans la récente trilogie de LA MOMIE AZTÈQUE (1957-1958), alors pourquoi pas une momie étrusque, dans le fond ? D’ailleurs, on en retrouvera encore quelques traces dans certains giallos italiens des 70′s, et même jusqu’au film de Sergio Martino, en 1982, CRIME AU CIMETIÈRE ÉTRUSQUE (Assassinio al cimitero etrusco). La momie étrusque ayant plutôt de faux airs de zombie mal embaumé, ou recouvert de cendres froides, pour être plus précis, d’où, peut-être, le titre de CURSE OF THE FACELESS MAN, tellement cette créature pétrifiée ne ressemble finalement à rien… Mais c’est aussi une bonne occasion de jouer sur une horreur abstraite et insaisissable, et Edward L. Cahn était assez doué pour ses séquences atmosphériques et horrifiques. Et comme je l’annonçais plus haut, c’est à un bonne série B d’horreur à laquelle les lecteurs des Échos d’Altaïr ont affaire ce soir. Le film est tombé dans le domaine public depuis des années, mais le petit éditeur français, « L’Atelier 13 » a eu l’intelligence de l’éditer en version restaurée, en VOSTF et en Zone 2, il y a peu de temps, ce qui permet de le trouver assez facilement en boutiques, et de pouvoir le découvrir en très bonne qualité.

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CURSE OF THE FACELESS MAN : LE FILM EN ENTIER (V.O.)

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DRIVE-IN : VIKING WOMEN AND THE SEA SERPENT

DRIVE-IN : VIKING WOMEN AND THE SEA SERPENT dans Cinéma bis 13051809153815263611200263

13060806192715263611271277 dans Cinéma bis américain

THE SAGA OF THE VIKING WOMEN AND THEIR VOYAGE TO THE WATERS OF THE GREAT SEA SERPENT
Année : 1957
Réalisateur : Roger Corman
Scénario : Lawrence L. Goldman (d’après une histoire de Irving Block)
Production : American International Pictures
Musique : ?
Pays : USA
Durée : 71 min
Interprètes : Abby Dalton, Susan Cabot, June Kenney, Bradford Jackson…

Si vous êtes arrivés jusqu’au bout de ce titre, vous aurez plus ou moins cerné l’ambiance de cette bonne série B made by Roger Corman et produite par l’American International Pictures, souvent retitrée VIKING WOMEN AND THE SEA SERPENT. En effet, après les Femmes de la Jungle des serials des années 40, la production de longs-métrages des 50′s pour l’exploitation en Drive-in brassait son lot de films où Amazones, superbes femmes préhistoriques (PREHISTORIC WOMEN, 1950, THE WILD WOMEN OF WONGO, 1958) et autres femmes vikings, toujours belles et toujours bien coiffées, étaient destinées à émoustiller les jeunes spectateurs masculins, et peut-être à agacer les jeunes spectatrices, leurs concubines…

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Ce… VIKING WOMEN AND THE SEA SERPENT (pour faire court) est d’ailleurs interprété par de jeunes et jolies starlettes qu’étaient Abby Dalton, June Kenney et surtout Susan Cabot, qui partent courtement vêtues à l’aventure à travers les océans : Dans l’ère Viking, quelque part dans la région de l’Atlantique Nord, les femmes vikings attendent le retour de leurs hommes partis pour une expédition de chasse. Fatiguées de la longue attente, les femmes dirigées par la belle Desir partent à bord de leur drakkar à la recherche de leurs hommes. Au cours du voyage, leur vaisseau est détruit et une poignée d’entre elle échouent sur une île. Là, elles retrouvent leurs hommes qui sont maintenus prisonniers par des guerriers barbares…

Ne pas s’attendre avec ce film à suivre un spectacle du calibre de VIKINGS (1958) de Richard Fleischer, nous sommes bien dans de la série B destinée à un jeune public, mais aussi destinée à nous plonger dans un univers historique et costumé avec très peu de moyens financiers. Durant le tournage, l’actrice Abby Dalton se fâcha d’ailleurs avec Corman, demandant à ce qu’on augmente son cachet…

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Mais au-delà de certains inconvénients liés au manque évident de moyens, THE VIKING WOMEN AND THE SEA SERPENT se regarde comme une agréable série B d’aventure, bourrée d’action, au même titre que n’importe quel bon peplum spaghetti ou comme une bonne série B italienne de vikings (comme LE DERNIER DES VIKINGS, 1961, de Giacomo Gentilomo). D’ailleurs, Roger Corman ne récidivera pas cet exercice de style d’époque. Il dira plus tard avoir été impressionné par une présentation d’effets spéciaux par les experts, Jack Rabin et Irving Block, ce qui le motiva à écrire un sujet de film costumé avec un monstre marin géant. Il avouera, bien plus tard, que le budget était beaucoup trop insuffisant pour ce qu’il désirait montrer et il en tira cette leçon de ne plus faire de films à grosse échelle de moyens à partir d’un minuscule budget. Personnellement, j’ai un peu de mal à le croire, au vu de ses récentes productions des années 2000 pour la chaîne Syfy, mais c’est aussi de cette logique budgétaire de production qu’est née, chez certains cinéphiles, la définition d’une série Z, à partir d’un budget de série B, la non-crédibilité du sujet.

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DRIVE-IN : THE NIGHT THE WORLD EXPLODED (1957)

DRIVE-IN : THE NIGHT THE WORLD EXPLODED (1957) dans Cinéma bis 13051809153815263611200263

THE NIGHT THE WORLD EXPLODED
Année : 1957
Réalisateur : Fred F. Sears
Scénario : Jack Natteford
Production : Sam Katzman (Clover Productions / Columbia Pictures Corp.)
Musique : ?
Pays : USA
Durée : 64 min
Interprètes : Kathryn Grant, William Leslie, Tristram Coffin, Raymond Greenleaf, Charles Evans, Franck J. Scannell, Marshall Reed…

13060108465815263611250350 dans Cinéma bis américainEt une petite production signée Sam Katzman pour le Drive-in de ce samedi soir ! THE NIGHT THE WORLD EXPLODED est une nouvelle énième version du film catastrophe de tremblement de terre, mais pas inintéressant, et il est mâtiné d’ingrédients de science-fiction, ce qui nous arrange ici.

Le film raconte l’histoire d’un couple qui forme une équipe scientifique à eux deux et qui construit une machine qui peut prévoir les séismes. Après avoir prédit un tremblement de terre en Californie 24 heures à l’avance, les chefs d’États restent encore sceptiques jusqu’à ce qu’un séisme a bel et bien lieu, et se matérialise en faisant des dégâts incroyables au nord de l’État. Maintenant, avec le soutien et le financement nécessaires, l’équipe travaille sur l’élaboration de son invention, et arrive à la conclusion qu’une vague de tremblements de terre est prévisible vers le sud des États-Unis. En retraçant l’épicentre de la catastrophe dans une zone située sous des cavernes de la région de Carlsbad, ils s’y rendent et descendent à un niveau de profondeur encore inexploré. Ils y trouvent un minerai étrange qui, lorsqu’il est placé au contact de l’eau, devient très explosif. Nos deux scientifiques décident d’analyser ce nouvel élément chimique, qu’ils appellent « élément 112 », et qui serait responsable des successifs tremblements de terre sur le continent américain…

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Nous ne sommes pas encore dans de mystérieuses profondeurs terrestres comme dans VOYAGE AU CENTRE DE LA TERRE, le film d’Albert Lewin qui sortira deux ans plus tard, avec de superbes couleurs et de très bons effets spéciaux, mais THE NIGHT THE WORLD EXPLODED, de par son sujet, aborde déjà des profondeurs inconnues sous la Terre, qui étaient, dans les années 50, autant sujets de mystères que la profondeur des océans, les contrées inexplorées du Pacifique ou les voyages dans l’espace.

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À la réalisation, Fred F. Sears qui avait déjà commis THE GIANT CLAW (1957) qui, à mon goût, serait une bonne série B, si les effets spéciaux concernant le rapace meurtrier géant n’étaient pas complètement ratés, voire ridicules… Quand à THE NIGHT THE WORLD EXPLODED, nous nous éloignons plutôt bien du Z puisque les ambitions de la production se concrétisent beaucoup mieux et plus modestement à l’image, avec des effets visuels modestes mais réussis. Et ce petit film de Drive-in est autant regardable aujourd’hui que dans les années 50, sans trop de dérisions, et il arrive plus ou moins à tenir son spectateur en haleine jusqu’à sa conclusion.

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THE NIGHT THE WORLD EXPLODED : LE FILM EN ENTIER (V.O.)

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DRIVE-IN : NOT OF THIS EARTH (1957)

DRIVE-IN : NOT OF THIS EARTH (1957) dans Cinéma bis 13051809153815263611200263

13051807364215263611200142 dans Cinéma bis américain

NOT OF THIS EARTH
Année : 1957
Réalisateur : Roger Corman
Scénario : Charles B. Griffith & Mark Hanna
Production : Roger Corman (Los Altos Productions)
Musique : Ronald Stein
Pays : USA
Durée : 67 min
Interprètes : Paul Birch, Beverly Garland, Morgan Jones, William Roerick, Dick Miller…

Un bon demi-nanar cette fois-ci, et pas inintéressant malgré son minuscule budget, pour notre Drive-in du samedi soir ! Ce film réalisé et produit par Roger Corman sortit en 1957, en double programme, avec un autre des ses classiques, mais plus Z, ATTACK OF THE CRAB MONSTERS (1957).

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NOT OF THIS EARTH mélange les sujets de la crainte atomique et celui des transfusions sanguines, sur fond de science-fiction : Après une guerre nucléaire, les habitants de la planète Davanna souffrent d’une maladie sanguine incurable . Un de ses habitants est envoyé sur Terre pour examiner le sang de l’espèce humaine. L’intrus a adopté le nom de Mister Johnson, caché derrière ses lunettes de soleil, il possède une ouïe ultra-sensorielle et son regard vide et blanc, une fois ses lunettes ôtées, est une arme redoutable qui brûle les organes visuels et le cerveau de ses victimes…

Assez bien réalisé, NOT OF THIS EARTH n’a rien à voir avec un de ces films bâclés dont Corman avait le secret, en cumulant parfois plusieurs tournages sur un même lieu, profitant du loyer des décors, pour tourner dans un empressement défavorable qualitativement plusieurs films comme ATTACK OF THE CRAB MONSTERS (1957), SHE GODS OF THE SHARK REEF (1958), et j’en passe… On se rapproche beaucoup plus ici de la qualité d’un MITRAILLETTE KELLY (Machine Gun Kelly), tourné en 1958, en mettant en vedette le jeune Charles Bronson, avec une réalisation appliquée, une attention portée aux comédiens et à la mise en scène, ainsi qu’au scénario écrit, comme très souvent, par Charles B. Griffith et Mark Hanna.

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Mister Johnson est incarné par Paul Birch, un bon comédien de théâtre et de films hollywoodiens souvent de qualité comme OURAGAN SUR LE CAINE (1954, aux côtés d’Humphrey Bogart) et de nombreuses séries TV. L’American International Pictures et Roger Corman prendront la relève en assurant une continuité à la carrière de ce comédien vieillissant avec quelques films comme THE BEAST WITH ONE MILLION EYES (1955), DAY THE WORLD ENDED (1955) ou QUEEN OF OUTER-SPACE (1958). Aux cotés de Paul Birch se côtoient aussi Beverly Garland, une autre star du petit écran, Morgan Jones, qui fit les beaux jours des premières années de la télévision américaine tout en alternant westerns et films de SF comme PLANÈTE INTERDITE (1956). Et bien sûr, le jeune Dick Miller qui fit les belles années des films de Roger Corman, alternant petits rôles, jusqu’aux têtes d’affiches sur A BUCKET OF BLOOD (1959) mais que nous connaissons tous pour son petit rôle marquant de Murray Futterman dans les deux GREMLINS de Joe Dante (cet ancien réalisateur issu des productions Corman et qui redonnera encore un rôle à Miller, dernièrement dans THE HOLE, 2009).

NOT OF THIS EARTH connut un certain succès public et il a même engendré deux remakes éponymes, le premier de 1988 réalisé par ce vieux routard de Jim Wynorsky qui offrit même, à cette occasion, à Tracy Lords son premier non-pornographique, lui permettant ainsi de démarrer une nouvelle carrière dans la série B de science-fiction. Le second remake, datant de 1995, a été tourné par Terence H. Winkless et le film met en vedette un Michael York vieillissant dans le rôle de Mister Johnson.

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NOT OF THIS EARTH : FILM EN ENTIER (V.O.)

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