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FRENCH WALKERS

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Le Week-End Geek, c’est aussi la formidable opportunité de rencontrer des gens étonnants, passionnés, qui œuvrent parfois dans l’ombre ou dont la notoriété s’avère plus forte ailleurs que dans leur propre pays ! C’est le cas d’Eliott Salinas (pseudo Eliott Hugo), jeune Youtubeur calédonien de 16 ans, qui a créé FRENCH WALKERS, une chaîne YouTube dédiée à l’une des plus grandes séries télévisées actuelles : THE WALKING DEAD. Eliott, avec qui nous avons pu discuter au stand des Échos d’Altaïr, a accepté de répondre aux questions du blog pour nous parler de FRENCH WALKERS, bien sûr, mais aussi de ses goûts pour le post-apocalyptique, les zombies, et pour nous livrer également quelques-uns de ses nombreux projets. La Nouvelle-Calédonie peut s’enorgueillir de posséder un sacré vivier de geeks dynamiques !

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C’est à un véritable passionné que nous avons affaire ici, un fan absolu de l’univers de THE WALKING DEAD, un Youtubeur calédonien plein d’énergie et de détermination pour faire de FRENCH WALKERS une chaîne régulièrement alimentée par des avis, des théories, des hypothèses autour des personnages et des intrigues de la série. Faisons plus ample connaissance avec lui.

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Eliott Hugo sur FRENCH WALKERS.

« Robert Kirkman a créé un univers exceptionnel. Enfin, il a plutôt créé deux, voire trois univers, celui du comics, celui de la série TV et celui du jeu. »

Comment as-tu connu THE WALKING DEAD ?

16111906233315263614645970J’ai tout d’abord découvert le comics en feuilletant des magazines en Australie. Quelques planches du tout premier comics étaient à la fin du magazine, et appréciant beaucoup l’univers post-apocalyptique, que ce soit avec des zombies ou non, j’ai tout de suite voulu lire les comics en français. À mon retour à Nouméa je me suis empressé d’acheter les premiers volumes Walking Dead que j’ai dévorés. Enfin, en 2010, j’ai appris qu’une adaptation de la BD en série TV existait, alors j’ai sauté sur mon ordi et j’ai fini la saison 1 en l’espace de 3 jours. Je suis devenu un vrai mordu de THE WALKING DEAD ! Et puis plus tard les jeux vidéo de Telltale Games sont sortis, d’ailleurs je fais un Let’s Play sur ces jeux sur ma chaîne YouTube ! Ensuite des romans sont parus, et j’adore lire, alors tout ceci n’a fait qu’amplifier mon amour pour l’univers de THE WALKING DEAD !

Étais-tu déjà un amateur de films d’horreur avant de découvrir THE WALKING DEAD ?

16111906254715263614645971À vrai dire j’étais surtout fan des univers apocalyptiques à la Fallout, les univers où il faut survivre. J’ai adoré le film LA ROUTE, une histoire originale avec un travail sur les comportements humains… Excellent film ! J’aimais bien évidemment aussi les classiques de Romero comme LA NUIT DES MORTS-VIVANTS, ZOMBIE ou encore CHRONIQUE DES MORTS-VIVANTS. Mais les films de zombies récents ne me plaisent plus vraiment à part 28 JOURS PLUS TARD et l’excellent SHAUN OF THE DEAD. Les histoires, je préfère les lire comme notamment les World War Z ou le Guide de Survie en Territoire Zombie.

Qu’est-ce qui te plaît dans THE WALKING DEAD ?

Absolument tout. Robert Kirkman a créé un univers exceptionnel. Enfin, il a plutôt créé deux, voire trois univers, celui du comics, celui de la série TV et celui du jeu. Tout le travail sur les comportements, les sentiments, la survie… Il y a tout un travail vraiment très bien construit derrière Walking Dead, avec la philosophie des personnages qui change par rapport aux conditions dans lesquelles ils vivent. Le fait qu’un shérif deviennent un meurtier, ça paraît tout simple mais derrière ce « tout simple » il y a un réel travail qui pousse THE WALKING DEAD dans la réalité. La qualité des dessins ou du maquillage est aussi exceptionnel. Et les épisodes dit « mous » sont des épisodes encore mieux que les épisodes dit « violents », rien que pour la philosophie des personnages. Enfin THE WALKING DEAD, c’est des univers bourrés de psychologie, et surtout de la psychologie bien pensée !

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« Après THE WALKING DEAD il faut avoir du courage pour se lancer dans une série de zombies. »

Parmi tous les personnages, qui préfères-tu ?

Pour la série, mes personnages préférés sont de loin Rick, Michonne et bien évidemment Negan. Pour le comics, ce sont Carl, Dwight et Michonne.

Que penses-tu de FEAR THE WALKING DEAD ?

16111906322115263614645973Une très bonne série, qui nous montre le changement radical de psychologie des personnages. Malheureusement j’ai eu du mal à finir la saison 2, c’était vraiment trop lent, l’histoire n’avançait pas et je m’en suis lassé, et c’est dommage car bon Dieu, cette série possède un immense potentiel !

Et Z NATION, ça te dit quelque chose ?

Oui, une série diffusée sur SyFy sans réel intérêt à mes yeux que de remodéliser des histoires déjà vues des dizaines de fois. Mais bon, après THE WALKING DEAD il faut avoir du courage pour se lancer dans une série de zombies, alors bravo quand même !

Depuis quand FRENCH WALKERS, ta chaîne YouTube, existe-t-elle?

Ma chaîne YouTube existe depuis début 2015, mais à l’époque je n’avais pas encore en tête de sortir des vidéos comme aujourd’hui, j’avais donc juste mis en ligne une vidéo tribute sur THE WALKING DEAD pas terrible, et ensuite plus rien, jusqu’au mois de mars de cette année ou j’ai décidé de me lancer à fond dans ma chaîne YouTube !

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« J’ai un gros projet en cours de production, un film d’environ une heure et demi qui sortira je l’espère vers le mois de mars 2017. »

Qu’est-ce qui t’a donné envie de créer FRENCH WALKERS ?

Le fait de parler tout le temps avec mon frère et mes amis des théories ou de mes pensées sur THE WALKING DEAD, c’est la raison principale pour laquelle je voulais me lancer sur YouTube. THE 16111907023715263614645980WALKING DEAD ne sera sûrement pas la seule série dont je vais parler, des vidéos sur STRANGER THINGS sont prévues. Mais THE WALKING DEAD est, et restera, le moteur de FRENCH WALKERS bien évidemment ! Ensuite, étant fan de gaming, ma chaîne m’ouvre des opportunités sur les jeux de survival, ou des jeux post-apocalyptiques. Et enfin, comme je suis un grand amateur de cinéma et de courts métrages, un univers qui me fascine, ma chaîne me permet de publier mes courts métrages et autres projets professionnels sur YouTube afin qu’ils soient vus par pas mal de monde, et c’est vraiment sympa ! Par ailleurs, j’ai un gros projet en cours de production, un film d’environ une heure et demi qui sortira je l’espère vers le mois de mars 2017, il sera bien évidemment sur ma chaîne ! Son titre est : GENÈSE pt.1.

Que présentes-tu sur FRENCH WALKERS ?

Tout ce que j’aime, que ce soit des théories, des reviews, ou encore des vidéos juste pour discuter d’un sujet qui me plaît sur THE WALKING DEAD ! Depuis quelques jours un let’s play sur le jeu de Telltale Game The Walking Dead a débuté sur ma chaîne et les premiers retours sont très positifs, alors c’est vachement cool ! Et prochainement des courts et longs métrages seront proposés sur FRENCH WALKERS !

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Es-tu le seul à t’occuper de FRENCH WALKERS ?

Yes ! FRENCH WALKERS est uniquement « dirigée » par moi-même, Eliott. J’ai eu des coups de mains, notamment pour l’intro et l’outro, et même pour l’audience, par THE WALKING DEAD FRANCE, 16111907062415263614645982mais pour le reste tout est fait par moi-même : écriture, tournage, montage. Je m’occupe de tout mais je suis beaucoup aidé par mes amis qui me poussent à aller plus loin !

Être un Youtubeur calédonien, c’est facile ?

Oui et non. Oui, car ça fait rêver les Métropolitains qui me suivent et que ça me donne un côté un peu exotique ! Mais il y a quelques inconvénients, notamment le décalage horaire ! Je dois programmer mes vidéos pour qu’elles sortent entre 00:00 et 02:00 du matin, sinon il n’y aura que très peu d’audience. Communiquer avec des personnes pour des partenariats et autres est également compliqué. Le décalage horaire joue et c’est un peu chiant. Et il y a bien évidemment le fait qu’ici, à Nouméa, je suis sûrement inconnu. Je crois que je n’ai que 5 abonnés calédoniens sur 2260 ! C’est bien peu, pourtant je suis sûr que les Calédoniens aiment autant THE WALKING DEAD que les Métropolitains!

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En espérant que cette petite interview te fera connaître davantage sur le Caillou, Les Échos d’Altaïr te remercient et souhaitent à FRENCH WALKERS un bel avenir !

Image de prévisualisation YouTube

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- Morbius -

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DAVID GUIVANT : ANECDOTES DE CONVENTIONS

DAVID GUIVANT : ANECDOTES DE CONVENTIONS dans Entretien 13100208544615263611602685

Dans cette seconde et dernière partie de notre longue interview de David Guivant (la première est disponible ici), geek néo-calédonien et cinéaste amateur, David répond à la question suivante : « Tu as participé à de nombreux festivals et à de nombreuses conventions. Quel est ton meilleur souvenir, et le pire ? » Ne jamais poser une telle question à David !

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Peinture de David pour GALACTICA SECOND COMING : « Return of Starbuck ».

J’ai eu la chance d’étudier dans quatre pays différents et d’aller à plusieurs conventions en tant que fan et aussi quelques fois en tant qu’artiste. Tous ces événements artistiques et culturels autour de nos passions m’ont permis de faire de nouvelles connaissances, et de mon côté de promouvoir un échange culturel en faisant connaître la Nouvelle-Calédonie. Ainsi, en Australie : CONQUEST 99 et SUPANOVA 2001. Aux USA : GALACTICON 2003, MEGACON 2010 et CELEBRATION V. En France : STAR WARS REUNION 2005 et FESTIVAL D’ANNECY 2012. À Singapour : ART OF STAR WARS EXHIBITION 2005, ANIME FESTIVAL ASIA X et STGCC 2010. Au Royaume-Uni : LONDON SUPER COMICON 2014, LONDON ANIMECON 2014, LONDON FILM AND COMICON 2O14 et LONDON MCM EXPO 2014.

CONQUEST 1999 BRISBANE

Dans les années 90, lors de mes études à Brisbane en Australie, j’ai pu assister à une mini convention, CONQUEST 99, où j’ai pu rencontrer un acteur de STAR TREK et un autre de BATTLESTAR GALACTICA : René Auberjonois et Richard Hatch. Malheureusment toutes les grosses conventions se déroulaient à Sydney. À chaque fois qu’on regardait les affiches des conventions avec mes camarades de l’université, on arrêtait pas de baver devant le liste prestigieuse des invités de STARGATE, STAR TREK, STAR WARS, BABYLON 5 et BATTLESTAR GALACTICA. 

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Richard Arnold, en haut à gauche, consultant sur la série STAR TREK.

Le vol de René Auberjonois avait du retard et il est arrivé le jour même directement de l’aéroport avec seulement une demi heure pour nous divertir, raconter des anecdotes de tournages sur DEEP SPACE NINE et signer quelques autographes.

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René Auberjonois, Odo dans STAR TREK : DEEP SPACE NINE. On voit également David, à droite.

Richard Arnold, consultant sur STAR TREK, avait des anecdotes croustillantes avec beaucoup de diapos et souvenirs de tournages. Richard Hatch quant à lui faisait campagne pour ramener BATTLESTAR GALACTICA sur le grand écran ou au moins au cinéma avec son projet GALACTICA SECOND COMING dont les trucages avaient été réalisés par Lee Stringer. J’ai pu rencontrer sa compagne de l’époque, la scénariste Sophie Laporte qui m’a proposé d’aider à promouvoir GALACTICA SECOND COMING. J’ai alors rejoint le Battlestar Fanclub d’Amérique et peint un poster appelé  “Return of Starbuck”.

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Richard Hatch (Apollo dans GALACTICA) vu de très loin.

Lors d’une escale à Sydney même, j’ai quand même pu assister à Supanova 2001, la convention de comic book à Sydney où j’ai pu rencontrer Bryan Michael Bendis (« Ultimate Spiderman »), Walter et Louise Simonson (« X-Factor ») l’actrice Virginia Hey qui a joué dans FARSCAPE, JAMES BOND et MAD MAX 2.

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À gauche : Brian Michael Bendis (« Ultimate Spiderman »). Au centre, étreignant David, l’actrice Virginia Hey (FARSCAPE, MAD MAX 2…). À droite : Walter Simonson, créateur de « Facteur X ».

Entre-temps plusieurs projets GALACTICA concurrents avaient émergé :

1/ BATTLESTAR GALACTICA SECOND COMING de Richard Hatch, une suite qui se déroule 25 après.

2/ BATTLESTAR GALACTICA du créateur original Glen A Larson, une suite qui se déroule 30 ans après la série TV.

3/ BATTLESTAR GALACTICA SDS de Tom de Santo, une suite qui se déroule plus tard également. Malheureusement, le projet a été interrompu par les événements tragiques du 11 septembre où Hollywood stoppa toute production pendant un mois.

4/ La chaine Sci-Fi a donc décidé de faire un remake de cette série culte sous la tutelle de Ronald D Moore connu pour son travail sur STAR TREK.

GALACTICON 2003 LOS ANGELES

14121706064315263612801285En 2003, l’acteur Richard Hatch avait réussi l’exploit d’organiser une convention internationale de BATTLESTAR GALACTICA regroupant les divers acteurs ainsi que les représentants de ces quatre projets. J’ai été ravi de retrouver Richard hatch, Sophie Laporte et aussi de rencontrer les présidents du Battlestar Fanclub : Sean O’Donnell et Chris Feehan, Lee Stringer qui a travaillé sur le projet de Richard et aussi celui de Tom. Les présidents du club avaient eu l’ingéniosité d’organiser des tournois de Laser Tags histoire de faire connaissance et de se mélanger un peu plus avec la participation du Capitaine Apollo.

J’ai pu faire connaissance avec Francis Greenaway l’ancient président du Battlestar Fanclub UK et qui a aussi servi de consultant pour Universal Vivendi Interactive pour le jeu vidéo BATTLESTAR GALACTICA.

Francis, un professeur d’informatique, est devenu un de mes meilleurs ami et aussi un consultant informatique sur tous mes projets de cours-métrages.

STAR WARS REUNION 2005 PARIS

Pour Star Wars Réunion, c’était la première convention de STAR WARS en France organisée par Patrice Girod, rédacteur en chef du Lucasfilm Mag. C’était la mode de faire des fan films STAR WARS. En tant que geek je n’ai pas échappé à la règle. Cette convention m’a donné l’occasion de présenter mes courts-métrages et faire de la promotion pour notre pays. J’y étais avec Abel Lasserre qui a fabriqué sa propre armure de Boba Fett et qui joue aussi dans mes films.

Avec les copains on avait réalisé GEORGE LUCAS LEGEND OF THE FORCE qui relate la première rencontre légendaire ente Lucas et Spielberg avec un budget de 125 euros. Et ensuite on avait tourné des courts-métrages sous forme de TV spots à Yaté, Nouville, au Mont Coffin, Mont Vénus avec les amis, des costumes de Jedi et aussi la collection de jouets qui a servi au tournage.

Paris était superbe, le Grand Rex était un peu à l’étroit. J’ai pu discuter longuement avec le producteur de STAR WARS et de YOUNG INDIANA JONES CHRONICLES, Rick Mc Callum, qui nous avait donné quelques tuyaux et encouragé à continuer à réaliser des courts-métrages. C’est comme cela qu’on apprend, qu’on évolue et ensuite que l’on se fait repérer pour après intégrer le monde du cinéma. À l’époque il avait déjà annoncé la mise en chantier d’INDIANA JONES IV et STAR WARS REBELS, mais en série TV.

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Nous avons aussi fait la connaissance de nouveaux fans et nous étions très contents de rencontrer des gens qui partagent la même passion que nous. L’un d’entre eux, Erwan Blaise, qui a fait des études de cinéma et travaillé sur la série animée WOUNCHPOUNCH, nous a aussi aidé sur le projet CAPITAINE FLAM.

Abel Lasserre costumé en Boba Fett a pu rencontrer Martin Rezard qui a fabriqué l’armure de Darth Vader et aussi l’acteur Jeremy Bulloch : le vrai Boba ! Il est arrivé quatrième au concours de costumes STAR WARS, juste après Anakin , Amidala et Obi-Wan, donc il reste le meilleur Boba Fett de France 2005 !

D’autres rencontres inoubliables avec Peter Mayhew, Warwick Davis, Roger Carel (la voix de Benny Hill, C-3PO, Isidore et Buggs Bunny)… Excellent souvenirs ! Une petite publication dans le Lucasfilm Mag grâce à Monsieur Patrice Girod et une petit publicité pour la Nouvelle-Calédonie également.

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Grâce à la publication dans le Lucasfilm Mag, mes projets STAR WARS ont eu une mini notoriété et j’ai pu faire connaissance d’autres membres de la 501 dans divers pays, et aussi faire passer mes courts-métrages à HOLORED V en Espagne et FORCE IV en Australie.

THE ART OF STAR WARS EXHIBITION 2005

J’avais contacté le président du club STAR WARS de Singapour et j’ai pu ensuite projeter mes fan films de STAR WARS à l’expo. Rencontres avec les fans de Singapour et aussi la Garnison 501 de Malaisie venue spécialement pour visiter l’expo en costume. Ça fait aussi de la pub pour la Nouvelle-Calédonie en même temps, une destination encore inconnue pour eux. On a pu mettre en valeur les canyons de Nouville à Fort Tereka et ceux de Yaté également.

Singapour est une île plus petite que la Nouvelle-Calédonie mais avec beaucoup trop de buildings, une vraie cité. Nos paysages font donc rêver les fans de Singapour qui ne rêvent que de visiter notre destination et aussi de participer un jour à nos projets de fan films.

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CELEBRATION V 2010

En 2009, grâce à mes courts-métrages qui me servent de démo, j’avais pu intégrer la Digital Animation and Visual Effect School à Universal Studios Orlando. Un de nos projets de fin d’année était un court-métrage STAR WARS en 3D stéréoscopique. Un de mes camarades de classe faisait la voix du robot et la Daveschool a eu la chance d’avoir John Armstrong qui fait les voix d’Indiana Jones et Han Solo pour les jeux Lucasarts.

14121706155015263612801288STAR WARS THE SOLO ADVENTURES avait été sélectionné pour le concours de fan film STAR WARS à Celebration V, la plus grosse convention de STAR WARS qui s’est déroulée à Orlando-même au Convention center qui fait la taille d’un aéroport international. George Lucas lui-même nous a récompensé du prix du Best Animated Feature 2010. Le projet servait de pilote pour une éventuelle série, malheureusement George avait négocié sa retraite et aussi entamé la vente de Lucasfilm à Disney.

C’est dommage, Dave Filoni réalisateur des CLONE WARS aurait bien voulu nous offrir quelques opportunités de travail, mais George Lucas a rappelé que le niveau de Lucasfilm reste très élevé, ils ne recrutent que le top du top. Hors nous étions à peine sortis de formation, donc nous avons encore beaucoup à prouver avant d’intégrer les grands prestigieux studios du grand Lucas.

Superbe convention encore une fois ! Rencontre avec divers acteurs et actrices, producteurs, superviseurs des effets visuels de films et séries TV : STARGATE, STAR WARS, FARSCAPE, RETOUR VERS LE FUTUR, STAR TREK…

FESTIVAL D’ANNECY 2012

Un festival international et multiculturel également, y’a pas à dire, de très belles rencontres dont un artiste qui a autrefois bossé avec un de nos anciens instructeurs à la Daveschool sur CAPTAIN POWER, une de mes séries sci-fi préférées des années 80. Excellents souvenirs. Annecy est une très belle ville, très propre, chère mais très, très accueillante, y’a pas à dire dès qu’on sort de Paris on respire nettement mieux. La Nouvelle-Calédonie pourrait s’en inspirer dans bien des domaines !



DAVID GUIVANT, GEEK DU PACIFIQUE

DAVID GUIVANT, GEEK DU PACIFIQUE dans Entretien 13100208544615263611602685

À moins de deux jours du Week-End Geek 2014, il nous fallait un geek déchaîné, passionné, débrouillard et prêt à remuer ciel et terre pour faire aboutir tous ses projets, un vrai geek calédonien qui a participé à de nombreux festivals à travers le monde, qui a rencontré quelques-uns des artistes les plus talentueux en matière d’effets spéciaux, un geek prêt à nous livrer quelques-uns de ses secrets, mais aussi certaines de ses impressions sur le cinéma fantastique et de SF actuel. On l’a bien sûr trouvé en la personne de David Guivant, déjà présenté, à plusieurs reprises, sur Les Échos d’Altaïr. L’interview fut si prolixe qu’une suite est d’ores et déjà prévue où David nous racontera ses anecdotes de festivals !

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Bonjour David. Peux-tu te présenter en quelques mots, nous raconter vers quel âge tu es tombé dans la SF et comment ?

Bonjour Morbius. Je suis David Guivant, artiste Néo-Calédonien indépendant et ancien enseignant en Arts Appliqués avec une formation de Graphic Designer à Singapour et ensuite à Brisbane.

Après les prouesses digitales sur ABYSS et TERMINATOR 2, James Cameron avait voulu se lancer dans une adaptation de Spiderman avec ses acteurs Fétiches, Michael Bienh pour Peter Parker et Arnold Shwarzeneger pour Eddie Brock. Une de mes illustrations,  représentant Michael Bienh en Peter Parker et Arnold Shwarzeneger en Venom, avait gagné le premier prix d’un concours aux U.S.As et avait été publiée dans le Magazine Wizard (Magazine spécialisé dans les comic books).

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J’avais donc réalisé à l’époque (1999 – 2005) des trading cards de GI JOE, TRANSFORMERS, XXX, GEN 13, 4 FANTASTIQUES, STARMAN et BIRDS OF PREY en espérant travailler un jour pour des studios de cinéma comic books, animés, mangas, jeux de rôles et trading cards. L’une d’entre elle a inspiré un studio de cinéma pour son casting lors de son adaptation directe d’un film basé sur une gamme de jouet très populaire de ces années (Birds of Prey LithographsTransformers Lithographs, Widevision Trading CardsComic Books Trading Cards).

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J’ai toujours été fasciné également par la science-fiction et les effets spéciaux. En 2006 j’ai achevé un court-métrage indépendant, une adaptation personnelle de la bande dessinée L’INVINCIBLE IRON MAN TV SHOW, diffusé sur le net en décembre 2007 (sorti 4 mois avant la version de Jon Favreau, tourné sur les quais de Nouméa et dans une mezzanine).

Ne possédant aucun budget pharaonique ou matériel professionnel, les cinéastes amateurs voulant captiver l’attention  des studios dans le but de décrocher un emploi dans le milieu cinématographique font généralement des courts-métrages eux mêmes comme Steven Spielberg (avec le court-métrage FIRELIGHT) à ses débuts avant de décrocher un poste à Universal Studios pour réaliser un épisode de COLUMBO. D’après son complice George Lucas, « Steven pouvait faire voler des avions à hélices qui se déplaçaient plus vite que la vitesse de la lumière comme des vaisseaux. »

Le succès de la saga STAR WARS a incité de nombreux fans, dont moi-même, à réaliser eux-mêmes leur propre version de STAR WARS et à la prolonger par le biais de décors, d’effets spéciaux et de scénarios souvent fort intéressants. J’avais réalisé, avec mes amis, GEORGE LUCAS : LEGEND OF THE FORCE, relatant le rencontre entre 2 légendes du cinéma : Spielberg et Lucas, ainsi que PRIME OF THE JEDI, une suite fictive (tourné à Yaté, Fort Tereka / Nouville, Mont-Coffin, Mont Vénus…)

Mes projets sont en général des courts-métrages à but non lucratifs réalisés sans aucun budget mais avec le cœur à l’ouvrage et beaucoup de passion.

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Après une incursion dans STAR WARS, je passais donc à l’univers MarvélienGrâce à Invincible Iron Man et un début de Captain Future, j’ai pu intégrer la Digital Animation & Visual Effects school, à Universal Studios / Orlando. Durant ma formation, j’ai pu participer à deux projets : ANTHRO, du réalisateur Aristomenis Tsirbas (MECHWARRIOR et BATTLE FOR TERRA) et STAR WARS : The Solo Adventures, mettant en scène Chewbacca et Han Solo, qui a gagné le prix du meilleur court-métrage animé au concours de Fan films à Celebration V, la plus grosse convention de STAR WARS de la planète, dont le juge est le fameux  George Lucas lui même. Suite à cette aventure, j’ai eu l’opportunité d’enseigner le dessin, la peinture ainsi que le logiciel After Effects à l’institut Universitaire Polytechnique de Singapour. Je viens juste d’achever Captain Future, inspiré des Romans d’Edmond Hamilton ainsi que le dessin animé Japonais culte : Capitaine Flam

Tu es un fan absolu de STAR WARS. STAR WARS, ça représente quoi pour toi ?

STAR WARS représente le top du top en film de sci-fi. C’est la raison pour laquelle la plupart des artistes veulent bosser dans le domaine des effets spéciaux, suivi  de TERMINATOR et STAR TREK. Je possède une vaste collection de trading cards, art books et storybooks STAR WARS également.

Y a-t-il quelque chose que tu n’aimes pas ou que tu ne supportes pas en science-fiction, un sous-genre, une manie, un cliché ?

Effectivement, les remakes inutiles et parfois horribles de films classiques ou reboot, genre ROBOCOP, TOTAL RECALL, PLANÈTE DES SINGES, I AM A LEGEND, THE FOG… Ou bien des suites inutiles comme UNDERWORLD 2, 3, 4…. Les films trop pop-corns avec trop d’action et d’effets spéciaux comme les nouveaux STAR TREK ! Gene Rodenberry nous avait fait découvrir un univers avec des explorateurs et scientifiques intelligent et diplomates, une myriade de personnages avec lesquels on pouvait s’identifier. Dans les nouveaux STAR TREK, les héros sont trop impulsifs, de vrais cow-boys.

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En dehors de STAR WARS, quels sont tes autres films de SF préférés ?

Eh oui, effectivement, STAR WARS hors compétition, mes films préférés resteront toujours ROBOCOP, TOTAL RECALL et STARSHIP TROOPERS de Paul Verhoeven. BUCK ROGERS, FLASH GORDON, BATTLESTAR GALACTICA, RENCONTRES DU TROISIÈME TYPE, les STAR TREK, TERMINATOR 1 et 2, E.T., RETOUR VERS LE FUTUR, TRON… À peu près tous les films de sci-fi des 60′s, 70′s, 80′s et 90′s. SOLEIL VERT, L’ÂGE DE CRISTAL…LES 7 CITÉS D’ATLANTIS… J’adore aussi tous les films de séries B, certains sont hilarants et d’autres ont un manque flagrant de budget mais avec des histoires sont vraiment passionnantes. J’essaie aussi de découvrir différents notules asiatiques ou russes, toujours un manque de budget, mais des histoires souvent divertissantes.

Et le Fantastique, et l’Horreur, tu y goûtes aussi parfois ?

INDIANA JONES, HIGHLANDER, X-FILES… DARK CITY, DARK CRYSTAL… LE CHOC DES TITANS, LES GOONIES… Pour les films d’horreur, je préfère seulement les films avec des créatures : ALIEN, PREDATOR I et II, CRITTERS, TREMORS, LES DENTS DE LA MER, VAMPIRE, VOUS AVEZ DIT VAMPIRE ?, GREMLINS… Pour l’épouvante, John Carpenter reste le maître absolu avec FOG, le remake THE THING,  HALLOWEEN et bien entendu PRINCE OF DARKNESS. VENDREDI 13 également… Je n’ai jamais vu un seul film de Freddy ! Quelques films japonais aussi, des tokusatsus tels que : GODZILLA FINAL WARS, VERSUS, RETURNER, GOEMON et CASSHERN… Dailleurs mis à part le grand écran, les séries TV nous offrent parfois de vrais petits bijoux !

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Être fan de SF en Nouvelle-Calédonie, c’est quoi pour toi ?

C’est faire des choses qui sont en rapport avec l’univers qu’on aime bien sur ce petit morceau de France, et d’avoir la possibilité de faire des échanges culturels et partager ce que l’on fait avec plusieurs pays étrangers. Notre île est le plus souvent inconnue, on nous confond souvent avec Tahiti, ou bien quelque fois certaines personnes pensent que notre île est située dans l’océan Indien. C’est surtout à l’étranger, à travers le net, divers festivals et conventions dans le monde entier où je suis le mieux accueilli. D’ailleurs quand mes projets artistiques sont applaudis à l’étranger, ça prouve que les gens du pays sont capables de réaliser de bonnes choses, et en conséquence c’est la Nouvelle-Calédonie toute entière qui est valorisée.

Quels sont tes projets actuels ?

14110609452215263612677156Je viens de mettre en ligne mon nouveau projet Captain Future sous forme de bande-annonce, un projet inspiré des romans d’Edmond Hamilton, ainsi que le dessin animé japonais culte : Capitaine Flam. En Nouvelle-Calédonie, il n’y pas grand monde qui vous prend au sérieux, même après avoir déjà réalisé quelques courts-métrages. Il ne faut pas se décourager et avoir foi en Dieu. 

Le tournage s’est déroulé entièrement en Nouvelle-Calédonie, en 2008, au lycée Blaise Pascal, dans une salle d’histoire-géo transformée en plateau de cinéma pour l’occasion. Beaucoup d’humour et de rigolade, avec un camescope mini dv et un budget de 750 euros (de ma poche). Mon correspondant en France, Pascal Refloch’, webmaster du site Capitaine Flam.fr, est mon consultant sur le projet. 

À notre grande surprise, nous avons découvert que Flam s’appelait Future et que son origine était américaine. Il était né sous la plume d’Edmond Hamilton qui n’est autre que l’époux de Leigh Bracket qui a co-écrit le scénario de L’EMPIRE CONTRE-ATTAQUE avec le producteur Gary Kurtz. Comme quoi, on a beau changer de galaxie, on est toujours très proche de LA GUERRE DES ÉTOILES. 

Le dessin animé était une interprétation artistique parmi tant d’autres publications japonaises dont les personnages avaient des looks tout aussi différents et aussi proches des romans originaux.

L’acteur Paul Lasserre, qui fut le premier homme à interpréter Tony Stark en live dans mon court-métrage Iron Man, troque son armure de vengeur contre celle du Capitaine Flam. Abel Lasserre est également de retour dans le rôle de l’androïde Otho. Frédéric Lasserre, nouveau venu, incarne le Marshal « Starwolf » Ezra, chef de la police intergalactique, croisement entre un Jack Palance et un Lee Van Cleef futuriste. Le Capitaine Flam est aussi entouré de son fils adoptif Ken (Loup Paolo Courdent), de sa douce amie Joan Randall (Tehani Jeandot), de la Comtesse Cydonia (Valentine Ollivaud), de la Princesse Inana (Ophélie Matkovic) ainsi que de la reine Thiamat (Nania Turpin).

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Nous avons fait la connaissance aussi d’autres personnes (Julien, Nathanael, Françoise, Eric, Patrice, Kenny, Gilbert), tous fans de dessins animés Japonais (Récré A2 + Club Dorothée) qui sont venus se greffer à notre équipe. Ils ont tous grandi avec COBRA, L’EMPIRE DES 5, GOLDORAK, JUDO BOY, CANDY, RÉMY, SAINT SEIYA, KEN LE SURVIVANT, DRAGONBALL et ALBATOR… Mes amis de longue date, Francis et Erwan, se sont joints au projet également en tant que consultants informatiques. 

Nous avions voulu le faire façon Tokusatsu, avec un costume et une armure physique (façon X-OR) qui a été bel et bien fabriquée (les tokusatsu sont des séries télévisées japonaises très riches en effets spéciaux. Elles dérivent des films de kaijū, les films de monstres, comme GODZILLA.) Mon ami sculpteur Abel Lasserre, qui a autrefois fabriqué une armure de Boba Fett et de Dark Vador, s’est attelé à la tâche.

Les épisodes de SAN KU KAÏ et de X-OR ont été étudiés soigneusement et, lors de mes voyages à l’étranger, j’ai pu ramener quelques storybooks de Kamen Rider 555 (achetés dans les Kinokuniya) pour pouvoir créer notre propre armure du Capitaine Flam. La confection d’une armure physique était assez inconfortable pour son interprète, et ses mouvements étaient très restreints.

Pour le tournage, nous avons opté pour une combinaison de plongée recouverte de morceaux de feuilles brillantes. Pour la lampe façon Iron Man sur son torse, j’ai pris un tupperware que j’ai collé sur son torse comme on peut le voir dans la vidéo sur les trucages. Le costume de Mala a été fait avec du tissu bordeaux. Pour la partie cuir, notre costumière Marie-Thérèse, déjà habituée à faire des costumes pour ses enfants cosplayers, a tout simplement découpé une petite partie de son canapé (façon Tokusatsu fauché). Le court-métrage est donc une suite logique qui se déroule cinq ans après les événements des romans et des dessins animés (et ce n’est donc pas un remake).

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La post-production a été entièrement réalisée en 2D (aucune 3D n’a été utilisée), en suivant les traces du réalisateur Kazuaki Kirya (CASSHERN, GOEMON) où le monde réel et le manga fusionnent. Les logiciels Photoshop et After Effects sont utilisés pour les trucages.

Notre savoir-faire limité sur les tokusatsu m’a poussé à voir du côté de l’Amérique ! Pourquoi ne pas combiner le savoir-faire de plusieurs cultures? L’équipe de George Lucas a elle-même utilisé des pommes de terre pour représenter les astéroïdes de l’EMPIRE CONTRE-ATTAQUE ! Pourquoi pas nous ? Le monde de Captain Future est entièrement composé d’éléments organiques, la plupart d’entre eux comestibles. Une boule de glace vanille sert de planète, les astéroïdes dans un des plans sont en fait des nuggets de pouletDes crêpes fabriquées maison servent de texture pour les paysages déserts et lunaires de la base spatiale du Capitaine Flam. L’effet d’hyper-espace est obtenu en appliquant un flou radial (en mode zoom) sur des feuilles de saladesMon ami, Alain Weihsbach, photographie de nombreux insectes et m’a refilé quelques-unes de ses photos dont les textures composent l’armure de la Princesse Inana.

Les Néo-Calédoniens étant férus de plongée et de pêche, il est donc naturel que le look final de nos héros intègre divers éléments comme des morceaux de moulinets de pêche ainsi que des morceaux de camescopes (moulinets achetés dans un magasin de pêche à Shimbashi, au Japon).

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Finalement j’ai réalisé une œuvre Tokusatsu mais de façon digitale. Voilà donc quelques astuces qui démontrent comment on peut réaliser un mini court-métrage sous forme de teaser pour un budget dérisoire (de ma propre poche), sans crowd-funding, tout en rendant hommage à notre dessin animé d’enfance ainsi qu’à l’auteur original.
Il n’y a toujours pas de dialogues dans mes courts-métrages, c’est un choix délibéré et aussi une contrainte car on n’a pas les moyens adéquats, ni une équipe pour la bande son. Il faut rappeler aussi que nous sommes en Nouvelle-Calédonie, où il y a plus de poissons dans l’eau que d’habitants sur cette île. Rassembler des gens autour d’une passion et d’un projet de cette envergure relève plus du miracle que de l’exploit ! 

Une des personnes de l’industrie Américaine (nom de Code: Uncle Glenn)  qui passe en revue nos démos à la Digital Animation and Visual Effects School et qui est aussi un des juges dans la catégorie Effets Visuels lors des Academy Awards, nous dit toujours que c’est mieux de réaliser un fan film sous forme de générique d’ouverture de série tv pilote ou bien une bande annonce (teaser) qui, espérons le, pourra captiver l’attention des studios pour en faire un long métrage. 

C’est aussi plus attrayant pour un artiste digital de bosser sur des séquences diversifiées qu’offre le format du teaser ou générique de série TV. D’ailleurs, beaucoup de recruteurs de grands studios coupent le son lors du visionnage de ces démos. Quand on est seul pour assurer toute la post-production, des formats très courts sont les bienvenus.

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Mes fan films Invincible Iron Man TV Show et Captain Future à but non lucratifs seront programmés bientôt pour une projection dans de nombreux festivals et conventions :

• Tri-Cities International Fantastic Film 2014 Festival (Washington)

• Gameplay 2014 (Belgique)

• ASFA 2014 (Amélie les Bains)

• StarGeek Universe 2 (Lyon)

• Shore Leaves 2014 (Baltimore)

• Le Salon de Geeks (2014)

• Salon du Jouet 2014 (Basillac)

• Fed con 2014 (Allemagne) présenté par le journaliste Robert Vogel

• Annecy Off 2014

• Manga Dax 2014 (France)

• Detcon 1 (Michigan)

• Spocon SF & F 2014 (Washington)

• Malta Comicon 2012 et 2014 ( Malte)

• Anima Geek (2014)

• Hero Festival (2014)

Je regrette cependant de ne pas pouvoir assister avec mes amis à tous ces festivals pour y présenter nous-mêmes les courts-métrages. On pourrait ainsi optimiser un peu plus l’échange culturel entre la Nouvelle-Calédonie et d’autres destinations. On ne peut pas tout avoir dans la vie donc je remercie Dieu d’avoir mis tous les responsables de ces événements geeks sur mon chemin et de m’avoir permis de faire connaitre mes travaux à l’étranger. En tout cas une chose qui est bien vraie:  “ Nul n’est prophète en son pays ! “ 

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Après avoir autrefois enseigné des modules de dessin ainsi que le motion graphics sur after effects (VFX) à l’Institut Polytechnique de Singapour, je suis allé me ressourcer au Royaume Uni où j’ai pu suivre une formation complémentaire à Escape Studios dans le domaine des trucages visuels 2D, sur le logiciel de Compositing appellé NUKE. Armé de ces nouvelles connaissances, grâce à mes instructeurs qui ont collaboré aux trucages fabuleux de plusieurs films comme MATRIX et LES GARDIENS DE LA GALAXIE, j’ai entamé la phase de post-production de mon nouveau court-métrage : une version live de Module ✧ d’Action ✧ Secrète ✧ Kommando (M.A.S.K) inspirée du dessin animé culte ainsi que de la gamme de jouet très populaire des années 80. Projet ambitieux qui se décrit comme un croisement entre GI JOE et FAST & FURIOUS !

Le tournage avait déjà été planifié de longue date depuis 2011, les scènes avaient été tournées en une journée au Tiki Pacific en 2012 (juste avant que la prophétie Maya se réalise), une ancienne boutique située dans le centre-ville de Nouméa, pour une sortie prévue en 2016.

Dieu nous accompagne sur cette épopée : nous avons aussi reçu un mail d’encouragement de la part de Monsieur Joe Del Beato, artiste original sur la série M.A.S.K pour DC Comics ! Quelques fans de M.A.S.K en provenance de France, Écosse, USA et Singapour qui servent de consultants sur cette aventure ! On n’a toujours pas les millions de Michael Bay, mais que les fans se rassurent, c’est réalisé avec le cœur et c’est fait par des geeks !

Quel est ton rêve le plus fou ?

Ça serait cool que tous les peuples vivent en paix et que toutes les personnes au monde puissent vivre de leur passion. J’aimerais aussi réaliser une préquelle de LA GUERRE DES ÉTOILES, un film de Defenders of the Earth, Bob Morane, Blake et Mortimer et les GALAXY RANGERS. Une série TV Starman (DC Comics) pour la Warner Bros. Manger une pizza avec Morbius avant que je quitte le territoire !

Encore une fois merci pour tout Morbius !

Merci à toi, David !

 

 

 



INTERVIEW DE JÉRÔME WYBON

INTERVIEW DE JÉRÔME WYBON   dans Cinéma 14072703494415263612413227

C’est le 24 octobre de cette année que paraîtra chez Huginn et Muninn le livre événement de Jérôme Wybon : Les Guerres des Étoiles. Cet ouvrage unique en son genre présentera le space opera cinématographique et télévisuel durant la période 1975-1985. Jérôme a sympathiquement accepté de répondre aux questions de notre dévoué Trapard.

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Bonjour Jérôme. Pour commencer, pouvez-vous nous présenter le Jérôme Wybon cinéphile ?

Je suis un enfant des vidéo-clubs. J’avais 9 ans quand mes parents ont acheté leur premier magnétoscope, un VHS AKAI à chargement par le dessus et on s’est tout de suite inscrit au vidéo-club du coin. Bruce Lee, LE CONTINENT OUBLIÉ, ÉPOUVANTE SUR NEW-YORK… autant de films que j’ai découvert en VHS. Et puis, il y a eu Canal +, avec ses films fantastiques du samedi à 23h, les comédies américaines de John Hughes et bien sûr Cinéma de Quartier de Jean-Pierre Dionnet. Je me rappelle très bien de la programmation des trois QUATERMASS, en particulier du troisième, LES MONSTRES DE L’ESPACE, sûrement l’un de mes films de science-fiction préférés. Le Blu-ray anglais est d’ailleurs une franche réussite. Et puis il y a eu le Laserdisc, avec la découverte de la v.o., le DVD et aujourd’hui le Blu-ray, tous ces supports qui permettent de voir les films dans des conditions inédites, et inespérés vingt ans auparavant.

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Vous êtes en train de nous concocter un recueil sur le cinéma de space opera. Comment est née l’idée de ce projet ambitieux ?

Je suis entré en contact avec l’éditeur Huginn & Muninn par un ami journaliste. Cela faisait longtemps que je voulais parler de la science-fiction de ces années-là, ayant vécu enfant et adolescent la sortie de ces films en salles et en vidéo. Je voulais revenir sur la fabrication de ces films, parfois loin de la version officielle comme pour les STAR WARS. J’aime beaucoup les livres « Making » des trois STAR WARS, écrit par Rinzler, mais c’est la version de George Lucas qui y est racontée, et l’influence de Gary Kurtz ou de Marcia Lucas y est réduite. Et puis, je voulais depuis longtemps revenir sur le tournage de STAR TREK : LE FILM qui reste mon film préféré de cette période, complètement à l’opposé de STAR WARS au niveau du design et des effets spéciaux. Mais surtout, je trouve le concept très risqué : vouloir faire cohabiter l’univers d’une série des années 60, centrée sur les personnages, et une histoire très proche des thématiques du film de Kubrick. Je n’arrive toujours pas à comprendre comment la Paramount a pu se décider pour un scénario original.

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Pourquoi vous être centré sur le space opera des années 70 et 80?

Parce qu’il s’agit d’une période riche, de par la sortie de STAR WARS et d’ALIEN, et de leurs enfants plus ou moins légitimes. Et il y a l’émergence de gens comme John Dykstra, Richard Edlund, Dennis Muren, Brian Johnson, qui ont révolutionné les effets spéciaux. J’ai d’ailleurs retrouvé une interview de 1978 de John Dykstra qui pensait sincèrement qu’il n’était pas loin le moment où son nom et celui de quelques autres seraient mis en avant sur les affiches au même titre que les acteurs. Cela démontre le poids que les effets spéciaux avaient à l’époque pour vendre un film. BATTLESTAR GALACTICA s’est vendu principalement sur le nom de Dykstra qui était producteur du pilote de la série. J’ai choisi la période 1975-1985 car je n’imaginais pas écrire un livre sur le space opera sans y intégrer COSMOS 1999. J’aurais pu commencer avec STAR WARS, mais c’était trop évident, et surtout je ne voulais pas qu’il n’y ait que des longs métrages de cinéma. Je ne fais pas de distinction entre le cinéma et les séries TV. Des séries comme BUCK ROGERS ou SAN KU KAÏ ont laissé autant de souvenirs forts aux enfants et adolescents de cette époque que L’EMPIRE CONTRE-ATTAQUE ou ALIEN. Et je voulais traiter aussi de tous ces petits films italiens ou japonais, fauchés ou opportunistes, car ils ont trompé des spectateurs ou des consommateurs de VHS à l’époque, nourrissant au passage le genre du space opera. Et puis, j’adore STAR CRASH, l’énergie que le film dégage et le charme de Caroline Munro.

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Pourquoi avoir fait par exemple l’impasse sur les « Gamma Uno » d’Antonio Margheriti des années 60 ou sur la SF des années 90-2000?

Je parle un peu des films de Margheriti que j’aime beaucoup, mais parler des films de space opera des années 50/60 nécessiterait un livre entier. Margheriti a d’ailleurs supervisé les effets spéciaux de L’HUMANOÏDE en 1979 pour Aldo Lado. Pour les années 90/2000, c’est tout à fait autre chose, avec l’apparition des images de synthèses. Personnellement, même si je trouve que l’on fait des choses magnifiques sur ordinateur, c’est franchement moins agréable à illustrer dans un livre. Là, sur les années 80, j’ai pu obtenir des photos rares de maquettes et de scènes de tournage, autrement plus réjouissantes à voir. Mais surtout, les films des années 90 ou 2000 ont été beaucoup décortiqués et racontés dans la presse, beaucoup plus que des films des années 70 et 80.

Merci Jérôme.

- Trapard -

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Voici le sommaire alléchant du fameux ouvrage à paraître, Les Guerres des Étoiles :

Cosmos 1999 (1975)

La Guerre des Étoiles (1977)

La Guerre de l’Espace (1977)

Les Évadés de l’Espace (1979)

San Ku Kaï (1979)

Battlestar Galactica

Dossier Animation (1978-1982)

Le Trou Noir (1979)

Moonraker (1979)

Star Trek le Film (1979)

La vague italienne, dossier (1980)

L’Humanoïde (1979)

Starcrash (1979)

Buck Rogers (1979)

Alerte dans le Cosmos (1979)

Les affiches

L’Empire contre-attaque (1980)

Flash Gordon (1980)

Saturn 3 (1980)

Galaxina (1980)

Outland (1981)

Inseminoid (1981)

Le système Roger Corman, Dossier (1981)

Star Trek II (1982)

Le Retour du Jedi (1983)

Turkish Star Wars (1983)

Bye Bye Jupiter (1984)

Ice Pirates (1984)

2010 (1984)

Star Trek III (1984)

Dune (1984)

The Last Starfighter (1984)

Life Force (1985)

Enemy Mine (1985)

Dossier : Projets non aboutis



INTERVIEW DE CHRISTOPHE MAUNIER

INTERVIEW DE CHRISTOPHE MAUNIER dans Entretien 13100208544615263611602685

Christophe Maunier est vidéaste calédonien fan de Fantastique, mais il s’adonne aussi à la photographie, à la programmation et à la retouche d’images. Dans cette interview réalisée par notre dévoué Trapard (on dit merci à qui encore une fois, hein ?), nous faisons connaissance avec Christophe, son passé, son présent et aussi son avenir !

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Bonjour Christophe. J’ai découvert ton travail de vidéaste à travers les divers concours de courts-métrages du Marathon de l’Image au Festival du cinéma de La Foa aux alentours de 2008, tout en découvrant parallèlement ton goût prononcé pour la photographie, la programmation et la retouche d’images via les réseaux sociaux et divers blogs calédoniens. En 2014, tu es déjà très loin de tes premiers courts-métrages, dont le premier que tu as symboliquement titré ERREURS est du pur space­ opera. Et tu es déjà un nom bien connu sur le marché du clip musical calédonien ou au niveau de tes différents projets et expérimentations personnels et collectifs, dont le Five Club que Manuella Ginestre a déjà présenté sur ce blog. Peux ­tu nous expliquer qui est Christophe Maunier à l’origine : un cinéphile, un geek, une sorte de « Géo­-Trouve­-Tout » de l’Image, un fan de SF ? Peux ­tu cocher les bonnes cases et nous indiquer celles qui manquent, en nous parlant de ton parcours personnel ?

Salut Jimmy ! Alors, mon rapport à l’image a toute une histoire. J’ai demandé il y a peu, à mes grands parents, ce que je disais quand on me demandait, quand j’étais petit, ce que je voulais faire quand je serais grand, et je répondais tout le temps « raconter des histoires »… J’ai donc tout naturellement commencé à faire du théâtre, j’ai adoré ça mais j’ai dû arrêter quand je suis allé en France. Là-bas, je n’ai rien fait en rapport avec l’image ou le cinéma. Une fois de retour, je rencontre une fille qui fait de la photo, je craque pour elle, on sort ensemble quelque temps et elle me quitte… Pour « l’impressionner » je décide de m’acheter un superbe appareil photo, ça ne l’impressionne pas du tout, par contre, j’y prends goût, à la photo… et je découvre que ce même appareil peut aussi faire de la vidéo… C’est comme ça que j’ai vraiment commencé à m’y mettre et ça explique pourquoi je fais les deux en parallèle aujourd’hui.

L’anecdote de « Géo-Trouve-Tout » est marrante car c’était mon personnage préféré dans les Mickey Magazine… et c’est un peu ce qui me définirait aujourd’hui ! Lors de ma première interview par Jessy Deroche, à l’époque de « Story Board », la regrettée seule émission à parler du cinéma local, il avait dit que j’étais une nouvelle « race » de réalisateur car je filmais avec un appareil photo, et crois moi, certains ici me regardaient de haut quand ils apprenaient ça… Aujourd’hui, tout le monde le fait, même sur des projets cinéma ! Donc, en plus d’aimer les défis, j’aime être à la pointe de ce qu’il se fait, et si ça peut se bidouiller, ça va encore plus me plaire (Utile à préciser, pour gagner ma vie, je suis informaticien, ce qui me facilite grandement la vie dès qu’il s’agit de bidouiller des choses avec un logiciel dedans) !

Plus que de la SF, je suis fan de Fantastique, et j’aime l’idée que ces choses improbables puissent arriver dans notre quotidien… Et je ne dis pas ça au hasard aujourd’hui…

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En regardant tes divers courts-­métrages, je te trouve souvent drôle comme avec RUGARU KILU, LA LIGUE DES JUSTICIERS CALÉDONIENS et quelques autres plus récents. Et à l’inverse, on peut te trouver plus sérieux, plus lyrique même, avec le court, JE NE SAIS PAS CE QU’IL S’EST PASSÉ. As­-tu un style de prédilection ou préfères-­tu laisser vaguer ton inspiration au grès des moments ?

Pour moi, mettre en scène de la comédie, il n’y a rien de plus simple, je n’ai pas besoin de faire d’effort pour raconter des histoires drôles, donc je trouve naturellement le ton pour les mettre en scène… C’est pourquoi j’ai commencé par ça !

En plus de mes recherches pour m’améliorer techniquement, je voulais être sûr de comprendre les subtilités de la mise en scène. Aujourd’hui, je n’ai aucune prétention, mais j’aime penser que mon niveau a très largement évolué, en bien, et je m’autorise donc à aborder des sujets plus sérieux, voire plus dramatique. À part LES SONDEURS, aucun de mes prochains projets n’est humoristique, au risque de décevoir les fans de mon humour légendaire (lol), je vais sur du cinéma d’anticipation, car j’aime critiquer la société et tous mes films essaient de faire passer un petit message plus ou moins subtilement… Les prochains ne seront plus subtiles du tout !

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Il y a quelque temps, tu nous parlais de ton envie de tourner une série de courts­-métrages post­ apocalyptiques, peux ­tu nous en dire plus ?

Déjà, ma vision du « post-apo » est un peu différente du classique, on peut le vivre de différentes manières, à diffèrents degrés, et je vais jouer là-dessus. J’ai toujours aimé ça, l’idée de reconstruire une société à partir des cendres de la précédente… Difficile à mettre en scène à mon niveau, alors je vais faire des choses plus simples. Avec Fabien Dubedout, qui est aussi le scénariste des SONDEURS, on a eu une idée qu’on n’a pas eu le temps de faire il y a deux ans au Marathon de l’Image, le thème était « Après la fin du monde ». Cette idée a eu le temps de mûrir et on a commencé à entrevoir des choses plus intéressantes à exploiter qu’en une seule minute. Ce n’est pas la première fois que je fais ça, j’avais aussi eu cette démarche avec QUE LA LUMIÈRE SOIT, où j’avais présenté une version « ratée » du film au marathon. L’idée a mûri et deux ans plus tard, j’avais un film, certes, de deux minutes, mais très largement meilleur que le premier, partant pourtant exactement de la même base ! Je pense que là aussi on va dans la même direction. En parallèle à cette idée, j’avais envie de faire un autre film sur notre avenir, mais en choisissant l’angle des dérives économiques et leurs conséquences sur notre société. De là est née une idée assez énorme, mais pas facile à réaliser, alors je me suis demandé : pourquoi ne pas créer un univers et plusieurs films ayant pour unique point commun cet univers ? L’anarchie en fera forcement partie et donc certaines parties du monde seront forcement dévastées, quant à d’autres parties, bien plus infimes, elles seront « préservées »… Mais à quel prix?

J’ai aussi l’intention de réaliser un faux documentaire avec un autre point de vue, plus positif, mais en essayant de rester réaliste, faire de vraies interviews de gens, dans la rue, à propos d’une fausse utopie économique et sociale… et présenté par un faux candidat aux élections qui, pour la première fois, est pris au sérieux !

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Tu es un des cinq doigts du collectif Five Club avec lequel tu tournes LES SONDEURS, peux­-tu nous raconter cette aventure de ton point de vue après celui de Manuella Ginestre ?

Le Five Club est né de la volonté de partager nos connaissances pour réaliser des projets de plus grande envergure. LES SONDEURS en est le premier exemple, mais on a d’autres projets dans notre besace, comme la création d’un site internet pour promouvoir le cinéma local via 3 axes: un historique des concours locaux, des cours de cinéma (simples et accessibles à tous) et une base de données, a la IMDB, avec les acteurs/réalisateurs/techniciens locaux et les projets/bandes-annonces sur lesquels ils ont travaillé, tout sera lié !

Mais revenons aux SONDEURS et au Five Club. On a donc eu envie de faire des choses et de mélanger nos compétences, et à l’usage ce n’est pas évident car on a tous appris différemment, et on n’aime pas forcément le même cinéma, on a donc pas toujours le même point de vue et ça reste la plus grosse difficulté. Cependant, on est très soudés et seuls deux membres du F.C. ont géré à eux seuls (j’insiste !) toute la préparation des SONDEURS car le reste de l’équipe n’était pas disponible pendant un bon moment, pour des raisons personnelles et/ou de santé ! S’il n’y avait pas cette dynamique, le projet serait à peine en phase de préparation aujourd’hui (alors qu’on commence le tournage très prochainement !). Donc je pense que ça vaut le coup de se prendre la tête de temps en temps.

Comme Manuella l’a précisé il y a peu, LES SONDEURS est un projet assez lourd compte tenu qu’on a mis la barre assez haut dans le grand n’importe quoi cohérent (oui, oui, c’est possible). Pendant plusieurs mois on s’est vu tous les week-ends pour imaginer ensemble les grandes lignes et les personnages, ensuite Fabien Dubedout a saucissonné tout ça aux petits oignons…

On a créé un univers tellement riche qu’on espère ne pas en rester au seul film et le décliner en web-série.

Merci Christophe.

Merci à toi Jimmy !

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INTERVIEW DE MANUELLA GINESTRE

INTERVIEW DE MANUELLA GINESTRE dans Entretien 13100208544615263611602685

Si vous êtes un fidèle Altaïrien, vous avez déjà virtuellement rencontré Manuella Ginestre dans la catégorie Court-métrage Fantastique Calédonien régulièrement alimentée par Trapard. Celui-ci, non content de vous avoir proposé la découverte de quelques-uns de ses courts-métrages, a décidé aujourd’hui de vous faire profiter d’une interview de cette réalisatrice du Caillou. On le remercie une fois de plus, et on laisse la parole à Manuella…

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Manuella Ginestre (ou ‘Manu’ pour qu’elle descende), tu es réalisatrice depuis… houlà… environ 15 ans maintenant. On te connaît avant tout pour tes premiers courts-métrages d’horreur adaptés de Stephen King ou carrément personnels. Peux-tu nous parler de la petite Manuella découvrant le cinéma devant sa télévision ou au cinéma, de tes premiers coups de cœur de cinéphile et de tes premiers frissons cinématographiques d’enfant ou d’adolescente ?

« Et pourquoi faire ?» … parce que c’est mon destin ! (rires) Le premier film d’horreur que j’ai regardé en cachette était L’EXORCISTE, j’avais 6 ans et je faisais semblant de dormir sur les genoux de ma mère. Je me rappelle de cette sensation délicieuse d’être terrifiée (même si je ne comprenais pas tout…) et protégée en même temps. Les films d’horreur sont devenus mes montagnes russes à moi. J’ai enchaîné avec des films comme, LA MOUCHE, MUTANT AQUATIQUE EN LIBERTÉ, les « Freddy », « Jason », etc. J’ai eu de la chance car mes parents me laissaient faire, je sais que ça paraît fou mais ça m’a aidé, je veux dire c’est ce qui m’a donné l’envie de réaliser : je voulais faire les films que j’avais envie de voir…

Ma première expérience au Cinéma a été E.T., et il a fallu me faire sortir quand il est « mort » tellement je pleurais et hurlais : « Ils ont tué E.T. !!!!!! ».

J’ai toujours eu une préférence pour l’horreur, le fantastique et la SF. Mais c’est vrai que depuis un certain temps, le cinéma d’horreur n’est plus ce qu’il était, aujourd’hui on est plus dans les « films-tortures ». Certains finissent par oublier que des films cultes tels que MASSACRE À LA TRONÇONNEUSE n’étaient pas sanglants pour un sou mais jouaient avec nos peurs primaires, et ça me manque… Aujourd’hui James Wan (CONJURING, INSIDIOUS et le 1er SAW) est le seul qui me fait un peu sursauter mais dès qu’on voit les fantômes, les démons ou autres, le charme est rompu et le film devient ennuyeux…

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Comment es-tu passée de cinéphile passive à cinéphile active en décidant de tourner tes propres films ?

Je l’ai fait très tôt à cause d’une série qui parlait aux jeunes (HARTLEY, CŒURS À VIF). Je me suis mise à réaliser « mon » épisode au collège Sainte-Marie de Païta, mais évidemment sans suite. Puis je suis partie à Montpellier faire mes études, et je filmais tout ce qui m’arrivait. C’était plus une sorte de docu-étudiant mais j’aimais y apporter une petite touche cinématographique de temps en temps. À mon retour j’ai commencé à participer au Festival de La Foa assidûment (j’étais dans l’association du Festival au début). Delphine Ollier (l’organisatrice) a vraiment contribué à ce que j’ai réalisé : elle m’a toujours encouragé et mise en avant. La Province Sud et le Gouvernement m’ont beaucoup apporté aussi financièrement. J’ai pu réaliser mes projets et « la machine » était lancée. Puis j’ai fait une longue pause… parce que… ça épuise ! J’ai deux métiers : réalisatrice et bibliothécaire. Et c’est parfois très dur à concilier, mais on n’a souvent pas le choix dans ce milieu de la vidéo, vu qu’on n’en vit pas en Nouvelle-Calédonie.

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Tu as eu une période de réalisation de courts-métrages d’horreur aux alentours de 2000 jusqu’à environ 2009, puis tu as changé de cap avec le film MANOUS en 2010 et avec la web-série sur laquelle tu travailles en ce moment en collaboration avec d’autres réalisateurs. C’est un choix définitif ?

Non, je continuerai à faire ce que j’aime, de mon côté, dans mes genres de prédilection. C’est juste la question de trouver la bonne idée de scénario, et je ne veux plus « rendre hommage » ou « m’inspirer de… ». En tout cas plus pour mes projets personnels… J’aimerais créer quelque chose d’original et ça prends du temps… Et en attendant, je travaille avec les membres de l’association Five Club sur leurs projets respectifs (j’ai été cadreuse sur DE CHARYBDE EN SCYLLA de Erwann Bournet, mon compagnon, par exemple…). C’est comme cela, en travaillant avec les autres, qu’on a créé Five Club, et à plusieurs le résultat est souvent meilleur. Il y a notre scénariste Fabien Dubedout (avec qui j’avais travaillé sur MANOUS et sur le clip des Yellow Press Toy) et les réalisateurs Erwann Bournet, Chistophe Maunier et Lucas Genna. Là on se lance dans du lourd ! C’est un court-métrage qui s’appelle LES SONDEURS. C’est une comédie fantastique, qui implique costumes et post prod. Bref beaucoup de boulot ! Mais que du bonheur ! De plus nous avons déjà pensé à des suites, et nous pourrions ainsi le décliner en une série-web. Pour l’instant c’est LE projet auquel je me consacre en priorité.

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Certains de tes courts-métrages sont des adaptations comme L’A6, UNE SALE GRIPPE, d’autres sont écrits par des scénaristes comme Fabien Dubedout sur MANOUS, mais certains de tes courts-métrages d’horreur comme TUEZ-MOI, SEULES et VERMINES sont issus de ta propre imagination. Et quand on te connait un peu, on peut aussi les trouver très « personnels ». Les considères-tu comme de purs films de genre et d’horreur ou par certains égards, tu considères que ce sont aussi des films d’auteur ?

Un peu des deux effectivement, mais je dirais qu’ils sont peut-être plus personnels, puisqu’il y a plus d’émotion… Et c’est vers ça que je veux aller. Je veux faire ressentir des choses en passant un message je pense que c’est le but non ? Mais je considère surtout que ce sont des exercices de style. Tant que je ne ferai pas un film, tout ce que je ferai ne sera qu’exercice pour m’aider à me rapprocher de ce que je souhaite réellement raconter.

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Dernièrement, tu as tourné un certain nombre de clips musicaux et tu as aussi collaboré à certains projets de ton compagnon Erwann Bournet ou d’autres vidéastes. Mais depuis quelques temps, tu participes à ce projet collaboratif : LES SONDEURS. Peux-tu nous parler de la genèse de cette série et nous annoncer quelques nouvelles croustillantes au sujet de son évolution ?

Avec le Five Club, on a pu avoir plus de poids pour présenter notre projet aux institutions. Nous sommes également soutenus par Radikal Pictures. Fabien Dubedout a d’abord écrit le scénario mais on a tous participé à la création des SONDEURS en y apportant des idées supplémentaires. On a voulu rendre hommage à des films comme LA CITÉ DE LA PEUR ou aux Monty Python. LES SONDEURS n’est qu’un court-métrage comme je te le précisais déjà. L’adaptation en série web est un projet futur, qui ne se réalisera que selon l’accueil et les moyens financiers qu’on aura. On tourne dans un mois et du coup on est actuellement en pleine préparation du tournage… Ça faisait longtemps que je n’avais pas réalisé, du coup j’ai dû ré-apprendre à me faire confiance. Heureusement on est une super équipe, et on a les moyens de raconter ce qu’on veut, et du coup c’est juste génial ! C’est le meilleur métier du monde. On n’a pas encore d’anecdotes croustillantes mais ça risque surtout d’être marrant, vous allez voir des gens pas très normaux se balader dans Nouméa bientôt…

Merci Manuella.

Merci Jimmy.

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INTERVIEW EXCLUSIVE DE TERENCE TESH CHEVRIN, RÉALISATEUR DE Ni 28 – STRATE 1

INTERVIEW EXCLUSIVE DE TERENCE TESH CHEVRIN, RÉALISATEUR DE Ni 28 - STRATE 1 dans Entretien 13100208544615263611602685

Terence Tesh Chevrin est aujourd’hui célèbre en Nouvelle-Calédonie pour avoir réalisé Ni 28 – STRATE 1, grand succès sur le Caillou et premier long-métrage calédonien de SF récompensé dans plusieurs festivals américains (Fright Night Film Fest Kentucky 2013, Miami International Science-Fiction Film Festival 2014, et il vient d’être nominé au Toronto International Film and Video Awards !). Dans cette interview exclusive, Terence répond aux questions de Trapard, il évoque les difficultés à produire un long-métrage sur le Caillou et les prochaines suites de Ni 28 – STRATE 1. Un grand merci à lui et à Trapard !

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Bonjour Terence. Cette interview sur Les Échos d’Altaïr pour continuer de suivre ton parcours depuis la sortie du long-métrage Ni 28 pour lequel tu nous avais aimablement invité à son avant-première. La question qui brûle la peau de mes doigts sur le clavier sur lequel je te prépare cette interview écrite est la suivante : que devient Ni 28 ?

Comme tu le sais, Ni 28 est une trilogie, un projet de Films avec un grand F. Monter un projet de long-métrage est une tâche ardue, le cinéma étant une entreprise humaine et financière très lourde. Et ça l’est encore plus quand l’on transpose cette ambition à un petit pays comme la Nouvelle-Calédonie, où il n’existe aucune industrie cinématographique, où les techniciens manquent, où les comédiens ne peuvent exercer à plein temps, et où rentabiliser un tel investissement est difficile. Si tu rajoutes à ça les thèmes et genres que j’aborde (les soucis du pays, les conflits sociaux et politiques, teinté de SF et de dystopies en tout genre), la difficulté s’amplifie grandement. Cette situation est alarmante mais connue de ma part depuis que j’ai décidé de me lancer dans cette aventure. Je suis un enfant du pays qui va réaliser des films, un point c’est tout.

Concrètement, l’écriture du second et du troisième volet de la trilogie est sur la fin. J’éprouve encore les situations et personnages, je les alimente en m’imprégnant du quotidien des Calédoniens. Ces films se doivent d’être contemporains. Les recherches de financements ne devraient pas tarder à débuter, nous souhaitons tourner les deux films en même temps, l’an prochain.

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Je voudrais revenir sur Terence Chevrin, et non pas sur le réalisateur mais sur le jeune homme. J’ai encore chez moi ton court-métrage Hna Gopi Tàà qui date de 2004 et qui m’avait touché, non pas pour sa partie technique, mais pour le message écologiste (déjà!) sous-entendu et assez fataliste. Mais aussi pour cet échange culturel et humain que ma génération issue des Évènements a mis, dans une certaine généralité, plus de temps à aborder. Ce jeune Terence de 2004 et d’avant son départ pour des études métropolitaines, était-il avant tout un cinéphile, un rêveur ou un curieux-de-tout ?

Plus un rêveur je dirais ! C’est l’apanage des gens qui veulent raconter des histoires je pense, ensuite seulement l’expérience nous fait accomplir des choses. Mais on passe énormément de temps à imaginer, croire, positiver. À cette époque je passais mon Bac, la vie n’était pas vraiment difficile, celle que l’on nomme « active » n’existait pas encore, le temps était à revendre et on rêvait notre vie plus qu’autre chose. Aujourd’hui je rêve encore plus ! Mais je passe à l’action.

Les thèmes abordés dans Hna Gopi Tàà sont simples d’approches mais nombreux : l’importance du Dialogue (en général) entre les hommes, la fatalité du changement, ses bénéfices et ses malheurs… Pour moi, ce court-métrage était surtout l’opportunité de me mettre à la place de quelqu’un d’autre, d’une autre communauté, de réfléchir à certains aspects de l’expansion de la Calédonie et de prendre du recul. Je mène encore cette réflexion aujourd’hui dans mes projets, elle m’aide à voir plus loin et à analyser mon pays.

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Depuis Ni 28 dont tu avais annoncé deux suites, tu as tourné des clips musicaux. Arrives-tu à allier passion et gagne-pain dans ce métier en Nouvelle-Calédonie ? Et existe-t-il d’autres manières d’aborder la réalisation qui te font rêver, que ce soit au niveau du format (documentaires, reportages, expérimentations diverses…) ou de ta manière de travailler ?

Oui, j’arrive à survivre grâce à l’audiovisuel. En réalisation, mais parfois en assistanat de réalisation (organisation logistique et artistique d’un tournage). Je réalise parfois des pubs mais plutôt quand la disette guète. Je pourrais gagner plus d’argent mais je ne pourrais plus mener à bien mes projets personnels, alors j’essaie de doser. Je tiens encore, malgré les coups durs qui mettent parfois à rude épreuve ma motivation. C’est ma passion, je l’assume sans me plaindre. Toutefois, le statut de l’artiste en Calédonie est particulièrement à chier, ce qui n’est pas pour rendre service aux gens qui se bougent pour créer.

Quant aux différents formats de médias, il s’agit là de différents types de réalisations. Tout me plait dans m’absolu, mais rien ne pourra être prioritaire sur le long-métrage. Je m’en fais mon objectif, passer du temps sur d’autres supports ne me ferait plus progresser en fiction, et j’ai encore tellement à apprendre.

Enfin, depuis ton retour, t’es-tu fait une idée générale des métiers de l’audiovisuel en Nouvelle-Calédonie ?

Il est évident qu’en Nouvelle-Calédonie, pour essayer de vivre de l’audiovisuel, il faut savoir être multi-casquettes. Cette polyvalence à énormément de défauts puisqu’elle nous empêche d’être excellent partout. Le four, le moulin, et on donne de mauvaises habitudes aux productions qui gardent en référence nos pratiques galériennes : un « Oui, oui, je fais tout ! » et on pourra peut-être payer son loyer. Malheureusement ce n’est pas comme cela que l’on fait avancer son secteur. On ne peut pas se prétendre professionnel en improvisant un métier, c’est paradoxal. C’est sûr, le secteur n’est pas tout à fait développé, il est très difficile de se spécialiser. Et comme les métiers manquent aussi, il n’y a parfois plus de compétition, les gens ne font plus d’efforts car leur place est acquise. C’est le pire. À contrario, certains techniciens s’avèrent être indispensables sur des projets. On a de tout ! Malheureusement, certains quittent le pays par manque de boulot ou d’ambition de la part des productions et porteurs de projets…

Le tournage de Ni 28 – Strate II & III aura donc la lourde tâche d’être une vraie première pour le secteur local, habitué aux périodes courtes et avec peu de moyens, mettant en place une logistique sans précédent et porté par une ambition légèrement démesurée ! Quand faut y aller…

Merci Terence.

Merci Jimmy !

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