Catégorie

Archive pour la catégorie « Fantastique »

MONSTERS CRASH THE PAJAMA PARTY (1965)

MONSTERS CRASH THE PAJAMA PARTY (1965) dans Cinéma bis DlFSIb-pajama2

MONSTERS CRASH THE PAJAMA PARTY (1965)

Réalisation : David L. Hewitt

Production : David L. Hewitt

Scénario : David L. Hewitt

Musique : David L. Hewitt

Distribution : David L. Hewitt et associés

Pays : États Unis

Année : 1965

Interprètes : Vic McGee, James Reason, Peter James Noto et David L. Hewitt dans un petit rôle.

QmFSIb-pajama dans Cinéma bis américainSurtout connu pour son WIZARD OF MARS (1965) alias HORROR OF THE RED PLANET, David L.Hewitt a tourné la même année un film interactif qui démarre avec MONSTERS CRASH THE PAJAMA PARTY, lequel dure une trentaine de minutes et se conclut par l’intervention des monstres dans la salle de cinéma et des comédiens, qui leur tranchent la tête au milieu des spectateurs. L’idée allait donc plus loin que la 3D ou que les fauteuils vibrants et l’effet odorama proposés pendant les séances de projection des films de William Castle. Une intervention théâtrale grand-guignolesque que Ray Dennis Steckler avait déjà expérimentée l’année précédente avec THE INCREDIBLY STRANGE CREATURES WHO STOPPED LIVING AND BECAME MIXED-UP ZOMBIES. D’ailleurs, hasard ou coïncidence, l’une des créatures de MONSTERS CRASH THE PYJAMA PARTY ressemble beaucoup aux zombies du film de Steckler.

L’intrigue : Un groupe d’adolescentes décide de passer la nuit dans un vieux manoir sombre en vue d’une initiation à un club universitaire féminin. Ce qu’elles ne savent pas, c’est que le bâtiment est en fait le refuge d’un scientifique fou et de son assistant bossu, qui expérimentent la transformation des humains en gorilles…

1oFSIb-pajama5 dans Fantastique

Le sujet du film en lui-même est assez bateau et s’inspire de classiques du fantastique parodique avec Bela Lugosi comme LE GORILLE (1939) ou GHOSTS ON THE LOOSE (1943) mais avec une variété de créatures plus vaste : un savant fou et son assistant bossu nommé Igor, un gorille maladroit, un loup-garou, une belle goule eurasienne au doux nom de Draculina, et une espèce de « mix-up Zombie ».

Résultat de recherche d'images pour "MONSTERS CRASH THE PAJAMA PARTY 1965 gif"

MONSTERS CRASH THE PAJAMA PARTY démarre de manière absurde avec l’intervention d’un savant fou qui se présente lui-même à la caméra avec les mots « Mad Doctor » brodés sur la poche avant de sa blouse. Et par un générique qui pourrait très bien parodier celui du MÉPRIS (1963) de Jean-Luc Godard puisque c’est un gros gorille affublé d’une casquette de réalisateur et d’une grosse caméra 16 mm qui énonce les noms des comédiens et des techniciens. Le résultat est plutôt amusant, bien que le film ne possède aucune fin et que les scènes interactives ne semblent pas avoir été filmées ni éditées nulle part. C’est bien dommage, mais pour les curieux le film est trouvable sur le Net en cherchant bien, et il a été édité en DVD par Something Weird Video dans le coffret « Spook show spectacular a-go-go » avec de nombreux extraits croustillants de Spook shows télévisés.

- Trapard -

LE TRAILER :

Image de prévisualisation YouTube

Cliquez ici pour rejoindre Le Groupe d’Altaïr IV sur Facebook !

Cliquez ici pour visiter les tableaux des Échos d’Altaïr sur Pinterest !

Cliquez ici pour visiter la chaîne YouTube des Échos d’Altaïr !

Cliquez ici pour accéder à la page Facebook publique des Échos d’Altaïr !

INDEX DU BLOG / GUIDE ALTAÏRIEN / CARNET GEEK NC

Pour contacter le blog : morbius501@gmail.com



CITATION CÉLÈBRE : LES CHIENS DE TINDALOS

CITATION CÉLÈBRE : LES CHIENS DE TINDALOS dans Citation célèbre 5n1PIb-1« Le temps est simplement notre perception imparfaite d’une nouvelle dimension de l’espace. Le temps et le mouvement sont deux illusions. Tout ce qui a existé depuis le commencement du monde existe encore aujourd’hui. Des événements qui se sont déroulés il y a des siècles sur cette planète continuent d’exister dans une autre dimension de l’espace. Des événements qui se produiront dans plusieurs siècles existent déjà aujourd’hui. Nous ne pouvons percevoir leur existence parce que nous sommes incapables de pénétrer la dimension de l’espace qui les contient. Les êtres humains tels que nous les connaissons ne sont que des fractions, des fractions infiniment petites d’un tout immense. Tout être humain est relié à toute vie qui l’a précédé sur terre. Tous ses ancêtres font partie de lui. Seul le temps le sépare de ses ascendants, et le temps est une illusion qui n’existe pas. »

(Les Chiens de Tindalos / 1929 / Frank Belknap Long Jr. / Les Meilleurs Récits de Weird Tales)



LES MONTAGNES HALLUCINÉES – T1 – (éd. Bragelonne)

LES MONTAGNES HALLUCINÉES - T1 - (éd. Bragelonne) dans Fantastique 14072703494415263612413227

Après la superbe édition illustrée de L’Appel de Cthulhu parue en 2017, les éditions Bragelonne remettent le couvert avec ce premier tome de la longue et fascinante nouvelle de H.P. Lovecraft : Les Montagnes Hallucinées (paru en octobre 2019)

eyoNIb-mont2 dans Littérature

À nouveau, François Baranger se charge des illustrations, que dis-je, de ses toiles de maître tant le spectacle visuel est aussi impressionnant que le texte de Lovecraft !

eyoNIb-mont1C’est à une version « cinémascope » que nous avons droit ici, non seulement grâce au format de l’album, mais aussi grâce à des panoramas qui nous plongent littéralement dans l’histoire, dans ces paysages glacés de l’Antarctique où nous découvrons, éberlués, les incroyables représentations des imposants monuments de la cité ancienne.

Baranger EST l’illustrateur qu’il fallait, incontournable dès qu’il s’agit de mettre en images les folles visions de Lovecraft, il nous l’avait déjà prouvé avec l’album de L’Appel de Cthulhu paru deux ans plus tôt.

« Paysages déserts glacés, créatures innommables vieilles de plusieurs millions d’années découvertes dans un état de conservation anormal, étranges structures géométriques au sommet des montagnes noires, plus hautes que l’Everest… Cette nouvelle de Lovecraft a inspiré des générations d’auteurs et de réalisateurs, de John Carpenter, lorsqu’il réalise THE THING, à Guillermo del Toro qui rêve de la porter à l’écran. 

Fasciné depuis toujours par l’univers de H.P. Lovecraft, François Baranger, illustrateur reconnut dans le monde pour ses talents de concept artist pour le cinéma et le jeu vidéo, s’est attelé à la tâche « cyclopéenne » de mettre en images ses principaux récits. »

Et quelle tâche ! Et quelle œuvre !  Les Grands Anciens ne pouvaient rêver meilleur disciple ! Vivement le tome 2 !

 Morbius – (morbius501@gmail.com)

18031309271915263615610534

Cliquez ici pour rejoindre Le Groupe d’Altaïr IV sur Facebook !

Cliquez ici pour visiter les tableaux des Échos d’Altaïr sur Pinterest !

Cliquez ici pour visiter la chaîne YouTube des Échos d’Altaïr !

Cliquez ici pour accéder à la page Facebook publique des Échos d’Altaïr !

INDEX DU BLOG / GUIDE ALTAÏRIEN / CARNET GEEK NC

Pour contacter le blog : morbius501@gmail.com



FILMS DE SECTES

FILMS DE SECTES dans Cinéma 8uuKIb-sect15

FILMS DE SECTES

Alors que les films de sectes païennes ont fait les choux gras du cinéma d’épouvante des années 60 jusqu’aux débuts des années 90, avec des somets comme THE WICKER MAN (1973) et RÉINCARNATIONS (1981), quelques titres phares ont rajouté de la paille sur le bûcher sacrificiel à partir de la fin des années 90 au moment où des informations en tous genres sur les illuminati et les franc-maçons commençaient à partir dans tous les sens sur internet. Voici quelques exemples de films d’horreur très connus avec des sectes autant urbaines que rurales : LA SECTE SANS NOM (1999), DAGON (2001), LE VILLAGE (2003), DARKNESS (2004), THE WOODS (2006), LES CHÂTIMENTS (2007), X-CROSS (2007), SEVENTH MOON (2008). Puis bien sûr le parodique HOT FUZZ (2007), les remakes de CHILDREN OF THE CORN, les deux relectures de THE WICKER MAN (THE WICKER MAN et THE WICKER TREE), le RED STATE de Kevin Smith, ou encore le retour de Tarantino sur l’affaire Sharon Tate dans ONCE UPON A TIME… IN HOLLYWOOD (2019). Et le film de secte n’est pas prêt de ralentir sa course puisque sont encore sortis dernièrement LE BON APÔTRE (2018) et MIDSOMMAR (2019).

rruKIb-sect14 dans Cinéma bis

En cette période de réunions familiales pour les fêtes de fin d’année, je vous propose une petite sélection de films de sectes au sens large que je trouve très sympas. La liste est loin d’être exhaustive, alors si vous avez d’autres suggestions, n’hésitez pas à laisser un commentaire.

SHROOMS (2007) de Paddy Breathnach. Irlande.

wKtKIb-sect1 dans DossierPlus connu pour ses bad trips sous hallucinogènes que pour ses messes noires, SHROOMS n’en reste pas moins une très bonne série B d’horreur alternant entre modernisme et austérité monastique avec son « Ordre des Chevaliers Noirs de Colmcille ».

L’intrigue : Une virée dans la forêt irlandaise entre amis pour faire du camping, l’idée est sympathique. Goûter aux champignons hallucinogènes, pourquoi pas. Surtout que c’est marrant de se promener dans les bois en voyant des créatures étranges et effrayantes. Jusqu’à ce qu’on se rende compte qu’il ne s’agit pas uniquement d’hallucinations…

HEARTLESS (2009) de Philip Ridley. Grande-Bretagne.

aNtKIb-sect2 dans FantastiqueDernier film en date du photographe Philip Ridley (L’ENFANT MIROIR, LE JOUR DU CHÂTIMENT). Comme dans ses deux films précédents, Ridley explore le côté sombre de l’adolescence et sa perte de repères dans une ambiance d’apocalypse urbaine avec son lot de sectes démoniaques à capuches.

L’intrigue : Jamie, un jeune homme défiguré depuis la naissance par une tache qui lui recouvre une partie du corps, décide de signer un pacte avec le Diable pour accéder à la beauté extérieure…

WAKE WOOD (2009) de David Keating. Grande-Bretagne.

DOtKIb-sect3 dans TrapardUne bonne série B de la Hammer Films avec une secte païenne plus classique et avec une thématique assez proche de celle de THE WICKER MAN.

L’intrigue : Louise et Patrick sont sous le choc de la mort tragique de leur fille Alice. Ils décident de déménager dans une petite bourgade reculée appelée Wake Wood. C’est dans ce lieu qu’ils découvrent l’existence d’un rituel païen entretenu par les habitants depuis des décennies, et permettant de faire revenir d’outre-tombe pour une durée de trois jours n’importe quelle personne, afin de lui accorder un dernier adieu. A la fois effrayé et excité par cette perspective, le jeune couple sollicite l’aide des villageois pour ramener Alice à la vie. Mais une question fondamentale se pose : que feront-ils lorsque l’heure du départ définitif sera venue ?

LE VILLAGE DES OMBRES (2010) de Fouad Benhammou. France.

eQtKIb-sect4Une histoire classique mais béton, et sûrement l’un des films d’horreur français que j’ai le plus apprécié ces dernières années malgré toutes les critiques négatives que j’ai pu lire sur le web. Des personnages sont piégés dans une boucle temporelle entre présent et passé, un peu à la manière de WIND CHILL (2007) ou de TRIANGLE (2009). Et aussi de SHROOMS dans un certain sens. Mais LE VILLAGE DES OMBRES nous propulse jusque sous la Révolution Française dans les griffes de « L’Ordre du 8 » du village de Ruiflec. Le film est bien construit avec des énigmes qui se développent au fur et à mesure, donc tout l’inverse de X-CROSS de Kenta Fukasaku par exemple, qui nous raconte tout dès le début pour partir sur du grand-guignol costumé. Enfin bon, les goûts et les couleurs (des costumes)…

L’intrigue : Un groupe d’amis prend la route pour passer le week-end dans le village de Ruiflec. Arrivés sur place, certains disparaissent mystérieusement. Les autres, tout en essayant de retrouver leurs traces, vont tout faire pour rester en vie et échapper à l’emprise du Village des Ombres…

THE SHRINE (2010) de Jon Knautz. Canada.

3StKIb-sect5Un excellent film bourré de fausses pistes.

L’intrigue : Une journaliste aventureuse parvient à convaincre sa stagiaire et son copain photographe de partir en Pologne pour enquêter sur une disparition mystérieuse. Sur place le trio est confronté à un immense brouillard au milieu de la forêt, le même dont faisait référence le journal de voyage du disparu. Après s’être aventuré dans cet opaque brouillard pour y découvrir une statue démoniaque, le trio est accosté par les membres d’un culte qui les kidnappe pour prendre part à un sadique rituel…

KILL LIST (2011) de Ben Wheatley. Grande-Bretagne.

FUtKIb-sect6Une claque. Impossible d’en parler sans spoiler l’ensemble, mais qui mieux qu’un Anglais pour réaliser un très bon film sur le sujet ? De plus, Ben Wheatley a démontré son talent avec ses films suivants.

L’intrigue : Deux amis, un contrat, une famille. Un couple qui se déchire. Jay en déprime, Shel sa femme ne peut plus assumer seule les finances de leur famille. Jay devenu tueur à gage après une mission militaire ratée à Kiev, et son ami Gal acceptent un travail. Un contrat et une liste de noms. Des gens à éliminer. Une descente aux enfers dans la perversité de l’âme humaine à chaque nom rayé de la liste. Qui s’en sortira indemne ?

THE SACRAMENT (2013) de Ti West. États-Unis.

dXtKIb-sect7Le found-footage est un style de réalisation devenu désormais insupportable jusqu’à la nausée, mais paradoxalement ce film de Ti West (et d’Eli Roth à la production) passe plutôt bien et ne tombe pas dans dans la facilité habituelle malgré la simplicité du scénario.

L’intrigue : Patrick reçoit une invitation à rejoindre sa sœur Caroline installée à Eden Parish, une communauté religieuse autonome isolée au cœur d’une forêt et dirigée par un chef charismatique surnommé « Père ». Accompagné de deux amis journalistes caméra aux poings, Patrick soupçonne que sa sœur Caroline soit sous l’emprise d’une secte. Les premières interviews présentent une communauté heureuse de ses choix de vie, d’isolement et de partage. Mais cet apparent petit paradis va très vite sombrer dans l’horreur…

WHERE THE DEVIL HIDES (2014) de Christian E. Christiansen. États-Unis.

OZtKIb-sect8Entre WITNESS (1985) et LA FERME DE LA TERREUR (1981) avec une enquête policière au sein même d’une communauté Amish. Un film d’horreur agréable avec la jeune Alycia Debnam-Carey de FEAR THE WALKING DEAD (d’ailleurs dans cette série, il y a aussi une secte dont le rapport à la mort est assez particulier en cas d’apocalypse zombie).

L’intrigue : Le 6 juin 1994, six femmes d’une communauté Amish mettent au monde six filles, générant la peur dans la communauté que cela soit l’accomplissement d’une ancienne prophétie. La prophétie dit que six filles naîtront le sixième jour du sixième mois (6-6-6) et que l’une d’entre elles deviendra la main du Diable. Par peur, l’une des mères asphyxie sa fille avant de se planter un couteau dans la gorge. Les cinq filles restantes grandissent ensemble dans l’ignorance de la prophétie. Alors que leurs dix-huitième anniversaires arrivent, leurs faits et gestes sont surveillés par la communauté, surtout par le Père Beacon, qui voit toute action profane comme preuve que l’une d’entre elles est le sbire de Satan. Tout cela est de plus troublant, lorsque Mary, l’une des cinq jeunes filles, commence à avoir des visions qui laissent penser qu’elle pourrait être la main du Diable. Alors que la tension monte, un personnage mystérieux commence à tuer les filles une par une…

AVA’S POSSESSIONS (2015) de Jordan Galland. États-Unis.

9buKIb-sect9Un film d’épouvante à l’humour décalé sorti dans le sillage de THE LORDS OF SALEM (2012) mais qui lorgne plutôt du côté de ROSEMARY’S BABY (1967).

L’intrigue : Après avoir subi un exorcisme, Ava Dopkins essaie de vivre une vie normale. Ayant tout oublié du mois précédent, elle est obligée d’intégrer un groupe anonyme pour les personnes possédées. Elle tente de se rapprocher de ses amis, de retrouver un boulot mais surtout de savoir d’où viennent toutes ces taches dans son appartement. La vie d’Ava a été volée par un démon. Maintenant, il est temps de la récupérer…

COLONIA (2015) de Florian Gallenberger. Allemagne/Royaume-Uni/France/Luxembourg.

NduKIb-sect10Un film de secte dont le thème du retour de l’Ordre Nouveau se rapproche de certains classiques de la « Nazisploitation » comme CES GARÇONS QUI VENAIENT DU BRÉSIL (1978). Mais contrairement aux films fauchés de prisons pour femmes des années 70 dont l’action se situe en Amérique du Sud, COLONIA nous plonge radicalement dans les côtés sombres du régime du Général Pinochet et face aux dogmes d’une secte qui a bel et bien existé au Chili. Un film passionnant et tout public.

L’intrigue : Chili, 1973. Le Général Pinochet s’empare du pouvoir par la force. Les opposants au coup d’Etat descendent dans la rue. Parmi les manifestants, un jeune couple, Daniel photographe et son ami Lena. Daniel est arrêté par la nouvelle police politique. Il est conduit dans un camp secret, caché dans un lieu reculé au sein d’une secte dirigée par un ancien nazi. Une prison dont personne n’est jamais sorti. Pour retrouver son amant, Lena va pourtant rentrer dans la Colonia Dignidad…

THE INVITATION (2015) de Karyn Kusama. États-Unis.

HfuKIb-sect11Je vais simplement résumer l’intrigue pour ne pas spoiler ce film à l’ambiance paranoïaque et captivante (et je sais que ça fait toujours bizarre de dire que la paranoïa est captivante, mais on aime le cinéma d’horreur pour ça, non ?).

L’intrigue : Par une sombre nuit, Will est invité à un dîner chez son ex-femme et son nouveau mari. Au cours de la soirée, il s’aperçoit que ses hôtes ont d’inquiétantes intentions envers leurs invités…

GET OUT (2017) de Jordan Peele. États-Unis.

tiuKIb-sect12Le film de Jordan Peele a fait son petit effet et il est encore tout chaud. Donc si vous ne l’avez pas encore vu, c’est le bon moment.

L’intrigue : Chris Washington est un jeune photographe noir qui partage depuis plusieurs mois la vie de Rose Armitage. Il accepte de passer un week-end chez les parents de Rose, pour rencontrer sa belle-famille. Alors qu’il est inquiet des réactions que sa couleur de peau pourrait susciter, il est accueilli très chaleureusement par Dean et Missy Armitage. L’ambiance dans la grande propriété recèle cependant une atmosphère étrange, qui ne va pas en s’arrangeant lorsque les parents de Rose organisent une grande réception avec tous leurs proches.

Et en conclusion, voici le clip de RADIOHEAD réalisé en stop-motion en hommage à THE WICKER MAN (1973).

- Trapard -

Image de prévisualisation YouTube

Autres articles de la catégorie Dossier :

Les mondes perdus de Kevin Connor : 1 – Le Sixième Continent2 – Centre Terre 7e Continent3 – Le Continent Oublié4 – Les 7 Cités d’Atlantis / Fascinante planète Mars : 1 – L’invasion vient de Mars2 – L’invasion vient de la Terre3 – Ménagerie martienne4 – Délires martiens / Ralph McQuarrie : créateur d’univers (1)Ralph Mc Quarrie : créateur d’univers (2) / À la gloire de la SF : les pulps / Le cinéma fantastique français existe-t-il ? / Les séries d’Irwin Allen / Les Envahisseurs / Howard ou l’Ange Noir / Le Pays de l’Esprit : essai sur le rêve / Philip José Farmer, ou le seigneur de la ré-création (1) / Philip José Farmer, ou le seigneur de la ré-création (2) / Les dinosaures dans la littérature de science-fiction et de fantastique / Gérard Klein, ou l’homme d’Ailleurs et Demain / L’homme et son double / Jean-Pierre Andrevon, ou l’homme qui déclara la guerre à la guerre (1) / Jean-Pierre Andrevon, ou l’homme qui déclara la guerre à la guerre (2) / Homo Mecanicus (1) / Homo Mecanicus (2) / Jules Verne, ou le scaphandrier de l’Imaginaire (1) / Jules Verne, ou le scaphandrier de l’Imaginaire (2) / Jack Arnold (1) / Jack Arnold (2) / Jack Arnold (3) / Démons et merveilles (1) / Démons et merveilles (2) / Fungi de Yuggoth, ou l’oeuvre poétique / Un tour dans les boîtes de la galaxie / Fin du monde : J-1 / La maison hantée au cinéma / Bernard Quatermass et la famille Delambre / Le Fantastique et les prémices du cinématographe / Excursion galactique : première partie / Excursion galactique : deuxième partie / Radio Horror Shows : première partie / Sur les mers d’Altaïr IV / Radio Horror Shows : seconde partie / La flore extraterrestre au cinéma et à la télévision / Science-fiction et fantastique télévisés spécial 14 juillet / Science-fiction télévisée polonaise des années 60 / Cinéma de science-fiction des années 90 – première partie / Cinéma de science-fiction des années 90 – deuxième partie / Cinéma de science-fiction des années 90 : troisième partie / Quelques séries B fantastiques indonésiennes (1) / Quelques séries B fantastiques indonésiennes (2) / Quelques histoires classiques de fantômes japonais (1) / Vaisseaux (1) : Le règne des vaisseaux-fusées / Quelques histoires classiques de fantômes japonais (2) / Quelques belles créatures des années 2000 – partie 1 / Quelques belles créatures des années 2000 – partie 2 / Quelques véhicules du futur d’autrefois / Quelques véhicules du futur d’autrefois (2) / Lucha libre : Les justiciers masqués mexicains – 1 / Lucha libre : Les justiciers masqués mexicains – 2 / Lucha libre : Les justiciers masqués mexicains – 3 / Narciso Ibáñez Menta / Super-héros de séries TV brésiliennes inédites en France / Vaisseaux (2) : L’invasion des vaisseaux soucoupes / Fin du monde spéciale 14 juillet / Le Cycle du Programme Conscience / Les 40 ans de Star Crash / Conan le Cimmérien / Blade Runner : 1992-2029-2049

18031309271915263615610534

Cliquez ici pour rejoindre Le Groupe d’Altaïr IV sur Facebook !

Cliquez ici pour visiter les tableaux des Échos d’Altaïr sur Pinterest !

Cliquez ici pour visiter la chaîne YouTube des Échos d’Altaïr !

Cliquez ici pour accéder à la page Facebook publique des Échos d’Altaïr !

INDEX DU BLOG / GUIDE ALTAÏRIEN / CARNET GEEK NC

Pour contacter le blog : morbius501@gmail.com

 



GRAVE OF THE VAMPIRE (1972)

GRAVE OF THE VAMPIRE (1972) dans Cinéma bis MXcCIb-grave

GRAVE OF THE VAMPIRE (1972)

Titre original : Grave of the Vampire

Titres français : Les Enfants de Frankenstein / Bébé Vampire

Réalisation : John Hayes

Scénario : David Chase d’après une histoire de John Hayes

Monteur : John Hayes

Musique : Jaime Mendoza-Nava

Producteur : Daniel Cady

Pays : États-Unis

Année : 1972

Acteurs : William Smith, Michael Pataki, Lyn Peters, Diane Holden, Kitty Vallacher…

KZcCIb-grave2 dans Cinéma bis américain

Une bonne surprise que cette petite série B sans prétention que je n’ai longtemps pas eu le courage d’affronter à cause de l’un de ses titres français : BÉBÉ VAMPIRE. Il faut dire que l’année 1971 était un grand cru de bidules vampiriques surfant sur la Sexploitation qui touchait à sa fin (L’HORRIBLE SEXY VAMPIRE, DRACULA VAMPIRE SEXUEL) et qui poussaient encore et encore la surenchère yddCIb-grave3 dans Fantastiquelibidineuse augurée par LE BAL DES VAMPIRES. Et le scénario de GRAVE OF THE VAMPIRE (1972) sentait aussi un peu le souffre, avec ses faux airs de rape-and-revenge mâtiné d’une cuillerée de DRACULA, PÈRE ET FILS, mais sans Bernard Menez.

L’intrigue : Venu flirter une nuit dans un cimetière, un jeune couple est soudainement attaqué par un vampire qui a surgi de sa tombe. Alors que le jeune homme succombe sous ses morsures, la jeune fille, elle, survit après que le monstre l’ait violée. Cette dernière accouche finalement d’un bébé au goût prononcé pour le sang. Une fois adulte, le fils du vampire devra faire face à une terrible vérité…

Et pourtant, le film ne s’attarde pas du tout sur le bébé du titre français, mais sur ce qui fera le succès de la bande-dessinée BLADE crée par Marvel Comics en 1973, donc un an après la sortie de GRAVE OF THE VAMPIRE, et dont Wesley Snipes incarne à merveille ce genre de « métissage sanguin » dans la trilogie. Ici c’est le robuste et buriné William Smith (L’INVASION DES FEMMES ABEILLES) qui incarne le métis traquant son propre père Caleb Croft, joué par Michael Pataki (ZOLTAN, LE CHIEN SANGLANT DE DRACULA).

zddCIb-grave4 dans Trapard

Évidemment, série B des Seventies oblige, on est très loin des hiérarchies complexes de BLADE ou même d’UNDERWORLD, Caleb Croft se comportant surtout comme un Jack l’Éventreur frustré accumulant des victimes au coin d’une rue ou d’une salle de cours. Et l’ambivalence du fils mi-vampire mi-humain tranche agréablement avec la fatalité des descendances des Monstres de la Universal et de ses dérivés des années 30, 40, 50 et 60 (LA FILLE DE DRACULA, LE FILS DE DRACULA, LA FILLE DU DOCTEUR JEKYLL, LA FILLE DE FRANKENSTEIN, LADY FRANKENSTEIN…).

- Trapard -

18031309271915263615610534 dans Trapard

Cliquez ici pour rejoindre Le Groupe d’Altaïr IV sur Facebook !

Cliquez ici pour visiter les tableaux des Échos d’Altaïr sur Pinterest !

Cliquez ici pour visiter la chaîne YouTube des Échos d’Altaïr !

Cliquez ici pour accéder à la page Facebook publique des Échos d’Altaïr !

INDEX DU BLOG / GUIDE ALTAÏRIEN / CARNET GEEK NC

Pour contacter le blog : morbius501@gmail.com



MONSTRES SACRÉS : LE MONSTRE EST VIVANT

MONSTRES SACRÉS : LE MONSTRE EST VIVANT dans Cinéma bis 14050303003115263612199975

wtVAIb-bebe1 dans Cinéma bis américain

LE MONSTRE EST VIVANT

Ce monstre-là est assez particulier avec son faciès déformé, ses longues canines, ses griffes acérées, son petit penchant pour le cannibalisme et son protectionnisme sauvage. Disons qu’il a du potentiel pour générer des fausses-couches en série.

Il est le fils hybride du couple Frank et Lenore Davies du MONSTRE EST VIVANT (1974, It’s Alive!) de Larry Cohen.

L’intrigue : Lenore Davies accouche d’un bébé monstrueux, qui tue les médecins et s’enfuit dans la nature. Le père, Frank Davies, part aider la police à abattre ce monstre…

ZuVAIb-bebe2 dans FantastiqueOn ne connaît pas réellement les raisons de cette mutation, bien que de nombreuses possibilités soient évoquées dans la salle d’attente par plusieurs pères qui attendent que leurs femmes entrent en salle d’accouchement. La plus pertinente serait la conséquence des OGM, un des thèmes majeurs du cinéma d’épouvante des années 70. Mais finalement ce thème n’est qu’un prétexte pour montrer la dislocation d’une famille de classe moyenne. D’un côté, elle se retrouve recluse et montrée du doigt par les médias. Et de l’autre, elle implose de l’intérieur en relations triangulaires entre les parents et le monstre, puis avec le frère aîné. La relation entre le père et le monstre est le vrai fil conducteur du film, comme une relecture de la relation complexe entre le baron Frankenstein et sa créature, jusqu’à même le choix du titre (It’s Alive !). Mention spéciale à l’acteur John P. Ryan qui incarne le père. Mais c’est forcément la vulnérabilité de la mère (jouée par Sharon Farrell) qui fait le plus mouche et qui plonge l’histoire dans ce qu’elle a de plus monstrueux et viscéral, et ceci bien avant le cinéma de David Cronenberg. À l’instar de la complicité des frères siamois Duane et Belial Bradley de FRÈRE DE SANG (1982, Basket Case) de Frank Henenlotter, ou de celle des faux jumeaux de L’AUTRE (1972) de Robert Mulligan, la relation entre Lenore Bradley et son fils est sûrement l’une des plus poignante du cinéma d’épouvante.

SwVAIb-bebe3 dans Monstres sacrésLarry Cohen a aussi tourné lui-même deux suites plus ou moins directes au premier opus : LES MONSTRES SONT TOUJOURS VIVANTS (1979) et LA VENGEANCE DES MONSTRES (1987). Mais le complotisme y remplace malheureusement trop facilement le sujet de fond du premier volet.

Millenium Films (et la très discrète nouvelle Amicus) en a aussi produit un remake en 2009 basiquement baptisé IT’S ALIVE. Le film a été réalisé par l’Allemand Josef Rusnak (PASSÉ VIRTUEL) qui lui a influé une assez bonne ambiance paranoïaque. Le bébé est beaucoup plus ambiguë que celui de Larry Cohen, mais l’ensemble, consumérisme oblige, fait finalement figure de « coquille vide » face à l’original de 1974.

Enfin, LE MONSTRE EST VIVANT précède de cinq ans l’embryon chestburger d’ALIEN, LE HUITIÈME PASSAGER (1979), mais il s’inscrit dans la suite chronologique du BÉBÉ DE ROSEMARY (1967) de Roman Polanski et du BÉBÉ VAMPIRE (1972) de John Hayes. Et il est en quelque sorte le point de départ d’une longue série de films d’enfants meurtriers (EVIL BABY, LES RÉVOLTÉS DE L’AN 2000, DEMAIN LES MÔMES, CHROMOSOME 3, DE SI GENTILS PETITS… MONSTRES, LES DÉMONS DU MAÏS), mais l’ambiance paranoïaque et complotiste présente dès la fin du film ramène assez à celle du VILLAGE DES DAMNÉS (1960) de Wolf Rilla.

Enfin, on peut aussi compter quelques faux-jumeaux à ce nouveau-né aigri, comme par exemple avec les deux productions Corman plutôt discrètes, THE UNBORN (1991) et THE UNBORN 2, NÉ POUR TUER (1994).

- Trapard -

Résultat de recherche d'images pour "it's alive 1974 gif"

Autres Monstres Sacrés présentés sur Les Échos d’Altaïr :

Alien / King Kong / Predator / Créature du Lac Noir / Mutant de Métaluna / Ymir /Molasar / Gremlins / Chose / Triffides / Darkness / Morlock / Créature de « It ! The Terror from Beyond Space«   / Blob / Mouche / Créature de Frankenstein / Visiteurs /Martien de La Guerre des Mondes (1953) / E.T. / Pinhead / Michael Myers / Fu Manchu / Leatherface / Jason Voorhees / Tall Man / Damien Thorn / Toxic Avenger / Bruce : le grand requin blanc / La Momie / Le Loup-Garou / Dr Jekyll et Mr Hyde / Golem / Dracula / Orlac / La Bête / Les Krells / Les Pairans / Le Cavalier sans Tête / Le Hollandais Volant / Body Snatchers / Freddy Krueger / L’Homme au masque de cire / Godzilla / Zoltan / Les fourmis géantes de « Them ! » / Les Demoni / Shocker / Green Snake / It, le Vénusien / Bourreau de Xerxès / The Creeper / Ginger et Brigitte, les sœurs lycanthropes / Tarantula / Intelligence Martienne / She-Creature / Gorgo / La princesse Asa Vajda / Ed Gein, le boucher de Plainfield / Quetzalcoatl / Le fétiche du guerrier Zuni / Octaman / Lady Frankenstein / Les rongeurs de l’apocalypse / Le baron Vitelius d’Estera / Les Tropis / Sssnake le cobra / Pazuzu / Sil / Pluton / Le docteur Freudstein

18031309271915263615610534 dans Trapard

Cliquez ici pour rejoindre Le Groupe d’Altaïr IV sur Facebook !

Cliquez ici pour visiter les tableaux des Échos d’Altaïr sur Pinterest !

Cliquez ici pour visiter la chaîne YouTube des Échos d’Altaïr !

Cliquez ici pour accéder à la page Facebook publique des Échos d’Altaïr !

INDEX DU BLOG / GUIDE ALTAÏRIEN / CARNET GEEK NC

Pour contacter le blog : morbius501@gmail.com



L’APPEL DE CTHULHU – H.P. Lovecraft (1928)

L'APPEL DE CTHULHU - H.P. Lovecraft (1928) dans Fantastique 14072703494415263612413227

9wG7Ib-call1 dans Le Hangar Cosmique

Cthulhu par Disse86

« La dernière histoire de Lovecraft, L’appel de Cthulhu, est bel et bien le chef-d’œuvre qui, j’en suis sûr, vivra en tant que l’un des piliers de la littérature (…) Lovecraft a le rare don de faire en sorte que l’irréel paraisse réel et terrible, sans en amoindrir la sensation d’horreur. »

Robert E. Howard

Lettre à Weird Tales (1928)

 

« Le conflit avec le temps m’apparaît comme le thème le plus puissant et fructueux de toute l’expression humaine. »

Howard Phillips Lovecraft

Notes sur l’écriture de la fiction surnaturelle (1935)

 

« Au sujet de la prononciation du mot extraterrestre grossièrement rendu par Cthulhu dans notre alphabet – les autorités semblent différer. Bien entendu, ce n’est en rien un mot humain – n’ayant jamais été destiné à être énoncé par l’appareil vocal de l’Homo Sapiens. La meilleure approximation qu’on puisse en donner est de grogner, d’aboyer ou de tousser les syllabes imparfaites Cluh-Luh avec la pointe de la langue fermement appliquée contre le palais. Ceci, si on est un être humain. Pour d’autres entités, les directives sont, naturellement, différentes. »

Howard Phillips Lovecraft

29 août 1936 (à Willis Connover)

 

La somme de toutes les peurs

R0G7Ib-call2 dans LittératureAprès la mort suspecte de son grand-oncle, l’éminent spécialiste en langues sémitiques George Gammel Angell, l’anthropologue Francis Wayland Thurston hérite, entre autres biens, d’une mystérieuse boîte scellée par un cadenas. Une fois ouverte, il y découvre un bas-relief incrusté de hiéroglyphes inconnus et orné d’une monstrueuse figure ailée dont le corps grotesque et vaguement humanoïde est surmonté d’une tête de pieuvre. Parcourant les notes amassées par le défunt linguiste, le narrateur reprend son investigation restée inachevée, sur un inquiétant phénomène de délire collectif survenu quelques années plus tôt. De Providence à Oslo, en passant par le bayou putride de Louisiane, la côte inhospitalière du Groenland et le port de Dunedin en Nouvelle-Zélande, Thurston se lance sur les traces d’un culte impie qui, par des rituels sanglants, entretient depuis des temps immémoriaux la mémoire de Cthulhu, dieu extra-terrestre venu des étoiles. Si la dépouille du Grand Ancien gît sous la mer dans la cité de R’lyeh, son esprit immortel n’a de cesse d’appeler à lui ses fidèles à travers le globe. 

Reconnaissance tardive, mais éternelle !

X3G7Ib-call3Écrite vraisemblablement durant l’été 1926 et jugée médiocre par Lovecraft lui-même, L’Appel de Cthulhu sera refusée successivement par les deux pulp magazines Weird Tales et Mystery Tales. Ce n’est que deux ans plus tard, grâce à l’intervention de l’écrivain Donald Wandrei, ami de Lovecraft et futur co-fondateur, avec August Derleth, de la maison d’édition Arkham House spécialisée dans la weird fiction (Lovecraft, forcément… mais aussi Howard, Smith, Blackwood, Le Fanu et bien plus tard Bruce Sterling ou J.G. Ballard), que la nouvelle sera enfin publiée dans le numéro de février de Weird Tales.

Si à l’époque, la qualité de la nouvelle est soulignée par de nombreux amateurs, y compris le père de Conan le Cimmérien, il semble qu’elle doive une belle part de sa redécouverte « actuelle » au succès du jeu de rôle L’Appel de Cthulhu (1981), créé par Sandy Petersen. Celui-ci réussit l’exploit de faire souffler un vent nouveau dans les donjons poussiéreux remplis de sempiternels dragons, en puisant son inspiration dans la nouvelle de Lovecraft (mais aussi le reste de sa mythologie), laquelle devient, en quelque sorte, le mètre-étalon des premiers scénarios du jeu : un groupe d’Investigateurs, émules de Francis Thurston ou de Randolph Carter, mène l’enquête pour déjouer les projets machiavéliques de cultes voués aux Grands Anciens, au risque d’y laisser la vie ou pire encore… sa santé mentale ! 

rDG7Ib-call4Cet univers ludique ne cessera de s’étoffer au fil des décennies, grâce à la publication régulière de toute une gamme de suppléments et de campagnes fort bien troussés, qui permettront aux joueurs d’explorer les lieux emblématiques imaginés par Lovecraft (Arkham, Dunwich, Innsmouth, Kingsport…), mais aussi d’autres époques (l’Angleterre victorienne, le Paris des Années Folles, l’ère moderne), d’autres pays (l’Egypte, l’Australie…), voire même d’autres dimensions (les fameuses Contrées du Rêve !), quitte à laisser parfois de côté bibliothèques et impénétrables forêts de Nouvelle-Angleterre, au profit de trépidantes aventures occultes que n’aurait pas reniées le professeur Jones.

Le jeu de rôle, grâce lui soit rendue, aura donc permis d’initier toute une nouvelle génération de lecteurs aux écrits lovecraftiens, même si certains, comme votre serviteur, en conserveront longtemps la vision nostalgique et fantasmatique, liée aux interminables sessions de jeu de leur adolescence, d’une littérature horrifique servie par une écriture un peu trop archaïque -  »Why so serious ?! » - pour qu’elle remporte objectivement l’adhésion. Pour le dire autrement : lire Lovecraft, c’est bien ; en parler, ou pire… s’en souvenir !, c’est mieux.      

Inspiration, expiration

L’intrigue éclatée de L’Appel de Cthulhu s’appuie, à travers le récit du marin norvégien Gustav Johansen, sur une idée que l’auteur avait déjà exploitée dans Dagon (1917), sa première publication professionnelle : un naufragé, perdu au beau milieu du Pacifique, se réveille sur une île déserte qui semble avoir subitement surgi du fond de l’océan. En son centre et au sommet d’un monticule, se dresse un terrible monolithe que vient étreindre un monstre gigantesque au corps recouvert d’écailles. Parvenant à s’échapper de ce lieu de folie, le pauvre homme finit sa misérable existence l’esprit perpétuellement embrumé par la morphine, seule capable d’apaiser ses cauchemars. A cette bouture, Lovecraft greffe d’autres sources d’inspiration littéraire fréquemment relevées – Dunsany, Machen, Merritt… – mais il en est une, moins souvent citée (ou du moins étayée) qui semble pourtant apporter un éclairage passionnant sur la nouvelle :

Le Kraken d’Alfred Tennyson

« Sous les agitations de la surface,

Loin, loin, dans le calme des abysses,
Enveloppé de son très vieux sommeil sans rêve,
Repose le Kraken.
De faibles reflets de lumière
Frôlent ses flancs ténébreux.
Des éponges géantes, millénaires,
L’entourent.
Dans la pénombre des cavernes infinies,
D’énormes poulpes
Démêlent de leur bras la verte statuaire.
Il s’y repose depuis les premiers âges
Et toujours monstrueusement grandit,
Dévorant d’immenses vers marins,
Jusqu’à la Fin des Temps, le dernier incendie,
La rouge Apocalypse.
Alors, pour la première fois,
Il sera vu des hommes et des anges.
Il se réveillera dans l’horreur pourpre,
Il montera à la surface
Et y mourra. »

Une brève histoire du temps

Publié en 1830, ce sonnet s’inspire à la fois de la figure d’un monstre légendaire, issu de la littérature médiévale norvégienne, et du Léviathan décrit dans le Livre de Job et remis au goût du jour (si l’on peut dire d’une œuvre qui date du 17e siècle) par John Milton dans son Paradis Perdu (1667).    

hHG7Ib-call5Au-delà du fait que Cthulhu partage avec le Kraken des accointances fabuleuses avec la classe des céphalopodes (Lovecraft le décrit comme le croisement improbable d’une pieuvre et d’un dragon), il n’échappera sans doute pas au lecteur familier de l’écrivain que les fameux vers du Necronomicon d’Abdul Alhazred : « N’est pas mort ce qui éternellement repose,/Et dans les longues éternités même la mort peut mourir », cités à maintes reprises dans L’Appel de Cthulhu, font étrangement écho à ceux du poème de Tennyson. En effet, dans les deux œuvres, nous nous trouvons en présence de monstres gigantesques qui dorment d’un « très vieux sommeil sans rêve » au fond de l’océan, attendant « la Fin des Temps » pour se réveiller et remonter à la surface. Lovecraft nous livre d’ailleurs une vision très détaillée de cette « rouge Apocalypse », par l’intermédiaire de Castro, un vieux marin interrogé dans le second chapitre de sa nouvelle : « … ce temps serait aisé à reconnaître, parce que l’humanité alors serait devenue comme l’étaient les Grands Anciens ; libres et sauvages, et tous les hommes criant et tuant et révélant leur joie. Alors les Grands Anciens libérés leur apprendraient de nouvelles manières de crier et de tuer et de se réjouir, et toute la terre s’enflammerait dans un holocauste d’extase et de liberté. » Vaste programme !  

QKG7Ib-call6D’après le critique James Welch, le Kraken de Tennyson incarnerait deux conceptions du temps que l’on retrouve généralement dans d’autres œuvres du poète : d’une part le temps répétitif (associé à l’isolation), d’autre part le temps dynamique (associé au contact avec autrui, qu’il s’agisse d’un individu, d’un groupe ou d’une communauté). Toujours selon Welch, le sonnet parlerait de la qualité du temps lui-même. Figé, statique, dans les premiers vers, tandis que la créature solitaire est plongée dans un profond sommeil, il se fait dynamique, lorsqu’enfin elle s’élève hors de l’eau pour mourir, dans une brève et splendide apothéose. Ce passage de la stase, et de l’enfermement spatio-temporel, au mouvement qui fait se rencontrer le temps et l’Eternité se retrouve également au cœur de la nouvelle de Lovecraft : jusqu’au récit final de Johansen, qui relate la mésaventure du marin et de ses compagnons, Cthulhu est présenté au lecteur, soit sous la forme minérale d’un bas-relief ou d’une statuette (quintessence symbolique de la pétrification spatio-temporelle), soit emmuré dans sa cité de R’lyeh. La créature se situe donc elle aussi dans ce temps statique de l’isolation évoqué par Welch à propos du Kraken. Dès lors que le groupe de marins ouvre par erreur la porte qui le retenait prisonnier, Cthulhu s’anime, se fait (violemment) dynamique et s’apprête à accomplir la prophétie annoncée par Castro, qui doit instaurer sur Terre le règne de la Fin des Temps. Celle-ci sera toutefois repoussée par Johansen dans un acte désespéré qui obligera Cthuhlu à replonger littéralement dans un sommeil confinant à la mort et l’attente d’une nouvelle conjonction des astres.   

8NG7Ib-call7

S’il n’avait fait qu’accommoder l’immortalité tennysonnienne à sa sauce, le travail de Lovecraft serait déjà fort louable, comparé notamment au tout venant des productions littéraires publiées, comme les siennes, dans Weird Tales et consorts. Il y manquerait toutefois un brin de personnalité, qu’il apporte avec intelligence, en opposant au dieu atemporel les représentants isolés d’une humanité condamnée, qui tentent par des moyens dérisoires de contrôler l’inéluctabilité du Temps, dans laquelle leur nature mortelle les contraint de s’inscrire, à la différence du Grand Ancien. Dès lors, Cthulhu peut-il être perçu, dans sa forme endormie ou minérale, comme le temps envisagé sous cette forme maîtrisée par l’humanité, que nous évoquions. Une thématique de l’ordonnancement spatio-temporel que vient renforcer l’accumulation d’indications relatives aux dates et lieux, disséminées par le narrateur tout au long de la nouvelle comme autant d’amulettes brandies contre le chaos rampant qui cerne les frontières rationnelles de notre monde dit civilisé [1]. Cependant, une fois libéré par l’équipage de l’Alert, Cthulhu redevient cette force cosmique aveugle, à laquelle tout un chacun est soumis, une force qui terrorise, autant qu’elle fascine, et nous mène inexorablement à la tombe. 

Une proposition de lecture, certes un brin désabusée, mais qui ne semble pas si absurde, appliquée au texte d’un écrivain dont toute l’existence a été marquée par une santé fragile qui lui a fait perdre trop tôt son propre conflit avec le temps. Si le corps de Lovecraft repose à jamais sous les portiques de Kadath, son œuvre, elle, est suffisamment protéiforme pour rendre sa vision immortelle.   

1. « Chaos » dont l’architecture non-euclidienne de R’lyeh, insulte à notre fragile ordonnancement du monde, nous semble constituer un symbole supplémentaire.

- Le Hangar Cosmique -

18031309271915263615610534

Cliquez ici pour rejoindre Le Groupe d’Altaïr IV sur Facebook !

Cliquez ici pour visiter les tableaux des Échos d’Altaïr sur Pinterest !

Cliquez ici pour visiter la chaîne YouTube des Échos d’Altaïr !

Cliquez ici pour accéder à la page Facebook publique des Échos d’Altaïr !

INDEX DU BLOG / GUIDE ALTAÏRIEN / CARNET GEEK NC

Pour contacter le blog : morbius501@gmail.com



TRANSPLANTATION (2009)

TRANSPLANTATION (2009) dans Cinéma bis EWX6Ib-trans1

TRANSPLANTATION (2009)

Titre original : Tell-Tale

Réalisation : Michael Cuesta

Scénario : David Callaham, d’après la nouvelle « Le Cœur révélateur » de Edgar Allan Poe

Musique : David Buckley

Pays : Grande-Bretagne/États-Unis, 2009

Interprètes : Josh Lucas, Lena Headey, Brian Cox

PZX6Ib-trans2 dans Cinéma bis américainVoilà bien un film dont je n’aurais jamais parlé sur le blog de Morbius si je n’avais pas acheté le DVD d’occasion. Et puis c’est tout de même plus reposant de parler d’un film sorti il y a dix ans, plutôt que d’un classique des années 1920 ou 1930. Déjà, parce que lorsque son thème est éculé jusqu’à la moelle, c’est nettement plus simple de savoir d’où viennent ses références. Alors que pour un film de 1910 ou 1920, on redécouvre aujourd’hui tellement de films anciens qui n’étaient pas toujours référencés dans les dictionnaires français, qu’il vaut mieux apprendre à paraphraser Socrate jusqu’à la fin de nos jours : « Je sais que je ne sais rien ».

Pour son TELL-TALE, Michael Cuesta vend une adaptation d’Edgar Poe. Il s’agit d’une modernisation très libre pour être exact, et le titre « Tell-Tale heart » du conte de Poe prend même plus de sens encore dans ce film. L’argument de vente permet surtout d’annoncer que le sujet sera très différent de THE EYE avec Jessica Alba sorti l’année précédente, bien qu’il s’inscrit dans la même veine du greffé devenu medium malgré lui. Mais c’est finalement à BODY PARTS (1991) que TELL-TALE s’apparente le plus.

MbY6Ib-trans3 dans Fantastique

L’intrigue : Terry est un jeune père célibataire qui prend grand soin de sa fille atteinte de Fibrodysplasie ossifiante progressive. Sa vie prend un nouveau tournant lorsqu’il reçoit une greffe de cœur. Mais d’étranges maux de tête apparaissent, puis des visions. Son nouveau cœur semble battre à son propre rythme. Hanté par son passé, le cœur commence à prendre possession de Terry, à la recherche de l’assassin du donneur…

Le thème a beau être éculé, l’histoire devient vite passionnante puisque le scénariste David Buckley créé une identité propre au donneur. Ainsi qu’une histoire posthume à traverser à travers un rythme cardiaque qui s’emballe, et à la manière d’une enquête policière qui nous mène jusqu’à un commerce des plus obscurs. On est donc loin d’une énième adaptation des « Mains d’Orlac ». Et la médiumnité soudaine de ce genre de greffé modernise assez agréablement le thème de la voyance chère aux giallos des années 70 et à certains thrillers américains (faîtes la comparaison avec THE EYE et LES YEUX DE LAURA MARS.

TRANSPLANTATION est une bisserie qui semble avoir été tournée avec un budget assez conséquent, et malgré certaines incohérences et certaines longueurs, il est assez passionnant à suivre.

- Trapard -

18031309271915263615610534

Cliquez ici pour rejoindre Le Groupe d’Altaïr IV sur Facebook !

Cliquez ici pour visiter les tableaux des Échos d’Altaïr sur Pinterest !

Cliquez ici pour visiter la chaîne YouTube des Échos d’Altaïr !

Cliquez ici pour accéder à la page Facebook publique des Échos d’Altaïr !

INDEX DU BLOG / GUIDE ALTAÏRIEN / CARNET GEEK NC

Pour contacter le blog : morbius501@gmail.com



THE RUINS (2008)

THE RUINS (2008) dans Cinéma bis CBS1Ib-ruins

THE RUINS (2008)

Réalisation : Carter Smith

Scénario : Scott B. Smith, d’après son roman

Production : Chris Bender, Stuart Cornfeld et Ben Stiller

Musique : Graeme Revell

Pays : États-Unis, Allemagne, Australie, 2008

Interprètes : Shawn Ashmore, Jena Malone, Jonathan Tucker…

PDS1Ib-ruins2 dans Cinéma bis américain

THE RUINS est une série B assez classique mais très réussie qui est passée dans les mailles du filet des réussites ultra-médiatisées, et c’est plutôt dommage. Le film de Carter Smith démarre d’ailleurs en pleine mode de ce sous-genre exotico-gore à base de jeunes Américains qui voyagent dans des pays dont les cultures vendues aux touristes cachent une misère économique qui se résume généralement par 3FS1Ib-ruins3 dans Fantastiquedes pièges à base de trafics d’organes. Un peu comme une métaphore de l’expansion inaboutie du socialisme dans le tiers-monde qui est finalement devenue un piège à « bobos ». Parmi les titres phares qui ont suivi le succès d’HOSTEL (2005) d’Eli Roth, il y a TURISTAS (2006), BORDERLAND (2007), AND SOON THE DARKNESS (2010), Eli Roth faisant même évoluer la thématique avec un humour cynique avec THE GREEN INFERNO (2013).

Du coup, quand THE RUINS est sorti en DVD, rien ne semblait impliquer qu’il sortirait du lot.

L’intrigue : En vacances à Cancún, au Mexique, un groupe de jeunes gens décide de rejoindre le frère de l’un d’entre eux, parti explorer une pyramide sacrée. Arrivés sur le site, ils sont accueillis par des hommes armés s’exprimant en langue maya et sont contraints de se réfugier au sommet de la pyramide tapissée d’une étrange liane grimpante…

kIS1Ib-ruins4 dans Trapard

La problématique avec THE RUINS, si problématique il y a, c’est que le film n’apporte aucun message socio-économique et ferait presque figure de « réac » s’il n’était pas passionnant de bout-en bout, avec son histoire de liane carnivore et gardienne d’un temple sacré. Puis le thème des sites archéologiques cachés cadre bien avec la politique coutumière kanak actuelle de refuser une géolocalisation QKS1Ib-ruins5globaliste de leurs sites funéraires. Et ce qui n’est pas normalisé implique forcément une touche de mystère. Dans THE RUINS, c’est une poignée de descendants de la civilisation maya, vivant recluse dans la jungle aux alentours du temple, qui apporte en premier lieue une dimension brutale et décalée, avant que le film vire carrément au cauchemar mystique. D’ailleurs les échanges brutaux en langue maya, même s’ils sont incompréhensibles pour le spectateur lambda, laissent au moins entendre à plusieurs reprises le nom obscur de « Caltiki ». Ce nom est aussi celui d’une déesse dont le temple sacré est protégé par une gigantesque créature blobesque dans le film de Riccardo Freda et de Mario Bava, CALTIKI, LE MONSTRE IMMORTEL (1959, Caltiki – il mostro immortale) dont voici le résumé :

Un groupe de scientifiques découvre dans une grotte d’un temple Maya dédié à la déesse Caltiki, une créature informe et cannibale, vieille de 20 millions d’années qui est finalement détruite. Un des morceaux a dissout le bras d’un des archéologues et modifié agressivement son comportement. Le morceau qui est resté accroché est enlevé et étudié par le biologiste du groupe. L’être unicellulaire réagi à la radioactivité et la comète Arsinoé qui passe tous les milliers d’années, justement présente, augmente la radioactivité ambiante, déclenchant la division et la croissance accélérée du monstre. L’armée intervient et détruit la menace aux lances-flammes…

tNS1Ib-ruins6

Évidemment, THE RUINS en est la version minimaliste et épurée de toutes prophéties astrologique, mais elle n’en reste pas moins efficace, effrayante et gore. Puis les lianes meurtrières sont nettement plus crédibles et meurtrières que le blob du film de Freda et Bava. Autrement dit, THE RUINS est une très bonne série B sans prétention aucune, si ce n’est de faire passer un bon moment à ses spectateurs.

- Trapard -



HALLOWED GROUND (2007)

HALLOWED GROUND (2007) dans Cinéma bis hN6xIb-hall1

HALLOWED GROUND (2007)

Réalisation : David Benullo

Scénario : David Benullo

Production : Daniel Grodnik

Musique : Neal Acree

Pays : États-Unis

Année : 2007

Interprètes : Jaimie Alexander, Brian McNamara, Ethan Phillips, Chloë Grace Moretz…

fN6xIb-hal2 dans Cinéma bis américain

Thème archi-connu et archi-revisité depuis DARK NIGHT OF THE SCARECROW et les CHILDREN OF THE CORN jusqu’aux JEEPERS CREEPERS… Ou comment revenir sans cesse sur les mythes surnaturels de la colonisation américaine. Dans ce sens, HALLOWED GROUND aka EVIL GROUND n’apporte rien de nouveau, si ce n’est qu’il se laisse regarder agréablement.

L’intrigue : Suite à une panne de sa voiture, Liz Chambers est forcée de rester dans la petite ville de Hope le temps que la pièce défectueuse soit livrée. Sur les lieux, elle se lie d’amitié avec une journaliste venue enquêter sur le passé nébuleux du petit village. Alors que les deux femmes visite la maison du Révérend Hathaway, le fondateur de la ville, la journaliste est assassinée par un épouvantail qui a pris vie. Rapidement, Liz se voit poursuivie par l’épouvantail, puis par les citoyens de Hope, qui voient en elle l’élue pour la résurrection du Révérend Hathaway…

fN6xIb-hal3 dans Fantastique

Le film ne se trouve qu’en VO, car il est toujours inédit en France semble-t-il. En fait, j’ai pisté cette petite série B sur Internet parce qu’à force de revoir le remake de CARRIE, j’ai fini par penser que Chloë Grace Moretz a complètement détrôné Sissy Spacek dans la peau de Carrie White. Du coup, j’ai suivi sa filmo pour revoir tous les films d’horreur dans lesquels elle a joué lorsqu’elle était fillette : le remake YQ6xIb-hal4 dans Trapardd’AMITYVILLE (2005), HEART OF THE BEHOLDER (2006), le ZOMBIE de J.S. Cardone, le remake de THE EYE (2008) et, bien sûr, le remake de MORSE produit par la Hammer (LAISSE-MOI ENTRER). Comme elle est encore très jeune, elle a ce jeu un peu figé, poupon et répétitif, mais elle arrive tout de même à donner de la dimension à certains de ses personnages. C’est la cas par exemple avec le polar KILLING FIELDS (2011) où elle joue aux côtés de Jeffrey Dean Morgan (le Negan de WALKING DEAD mais dans un rôle moins lourdingue).

Dans HALLOWED GROUND, Chloë Grace Moretz joue l’un des personnages centraux en fillette de service en quête de fuite. Mais c’est Jaimie Alexander en début de carrière elle aussi (depuis elle est la princesse Sif des THOR) qui interprète la jeune citadine traquée dans un village figé dans son propre espace-temps avec son lot de superstitions, de corbeaux et d’épouvantails vivants…

Donc rien de nouveau du côté des champs de maïs, mais le film n’est pas mauvais. Par contre petit budget oblige, il n’y a quasiment pas d’effets spéciaux. Tout se joue au contraire sur l’ambiance et la tension du spectateur.

- Trapard -

LE FILM EN ENTIER ET EN VERSION ORIGINALE :

Image de prévisualisation YouTube

18031309271915263615610534

Cliquez ici pour rejoindre Le Groupe d’Altaïr IV sur Facebook !

Cliquez ici pour visiter les tableaux des Échos d’Altaïr sur Pinterest !

Cliquez ici pour visiter la chaîne YouTube des Échos d’Altaïr !

Cliquez ici pour accéder à la page Facebook publique des Échos d’Altaïr !

INDEX DU BLOG / GUIDE ALTAÏRIEN / CARNET GEEK NC

Pour contacter le blog : morbius501@gmail.com

ne8tIb-weg19



12345...57