Catégorie

Archive pour la catégorie « Fantastique »

DRIVE-IN : L’INVASION DES MORTS-VIVANTS (1966)

DRIVE-IN : L'INVASION DES MORTS-VIVANTS (1966) dans Cinéma bis 13051809153815263611200263

19011209104115263616073563 dans Drive-in

L’INVASION DES MORTS-VIVANTS (The Plague of the Zombies)
Année : 1966
Réalisateur : John Gilling
Scénario : Peter Bryan
Production : Anthony Nelson Keyx (Hammer Film Productions)
Musique : James Bernard
Pays : Royaume-Uni
Durée : 86 min
Interprètes : André Morell, Diane Clare, John Carson…

19011209130315263616073564 dans Fantastique

L’INVASION DES MORTS-VIVANTS est sûrement l’un des meilleurs films hammeriens de John Gilling. Si l’on excepte son tout dernier film, LA CRUZ DEL DIABLO (1974) interprété par Paul Naschy, on retrouve d’ailleurs ce même soucis du détail gothique cher à Terence Fisher dans les derniers grands films de Gilling : LA FEMME REPTILE (1966) et DANS LES GRIFFES DE LA MOMIE (1967). Tout comme dans LA GORGONE (1964) dont Gilling a écrit le scénario pour Terence Fisher. Et comme dans ces films précédents, L’INVASION DES MORTS-VIVANTS laisse s’insinuer dans un univers victorien, une forme d’exotisme macabre et ancestral à base de croyances issues de contrées lointaines. Et dans ce cas précis, il s’agit du vaudou.

L’intrigue : Dans un petit village des Cornouailles, de nombreuses morts inexpliquées attirent l’attention du professeur Forbes, qui vient accompagné de sa fille Sylvia. Venant en aide au docteur du village, ils découvrent le comportement renfermé des habitants et font la connaissance d’un châtelain mystérieux, Lord Hamilton…

19011209152115263616073565 dans Trapard

Le titre français est évidemment très racoleur au regard du titre original, plus alambiqué et pointu comme un couteau de chirurgie (THE PLAGUE OF THE ZOMBIES : la peste des zombies). Et il s’agit bien de contamination du sang par le biais du vaudou dans un but d’envoûtement esclavagiste, un thème qui ramène à WHITE ZOMBIE (1931). Il faut aussi compter sur George A. Romero qui a complètement épuré le thème du zombie en cette fin des années 60 avec LA NUIT DES MORTS-VIVANTS (1968), bien qu’on retrouve encore quelques traces hybrides du zombie vaudou en Angleterre, lorsque l’A.I.P. décide de co-produire LE CERCUEIL VIVANT (1969, The oblong box), pour conclure son cycle d’Edgar Poe, démarré avec LA CHUTE DE LA MAISON USHER (1960).

Quant à L’INVASION DES MORTS-VIVANTS, il s’agit d’une perle gothique vénéneuse avec des maquillages très réussis. Et la couleur cadavérique bleutée est de mise, une couleur que l’on retrouvera d’ailleurs tout au long des années 80 dans les films du genre.

- Trapard -

Résultat de recherche d'images pour "the plague of the zombies gif"

Autres articles publiés dans la catégorie Drive-in :

L’Oasis des Tempêtes / It Conquered the World / The Giant Claw / Bataille Au-Delà des Étoiles / Attack of the Fifty Foot Woman / Cat-Women of the Moon / Le Fantôme de l’Espace / Mesa of Lost Women / Gorilla at Large / The Amazing Colossal Man / The Beast with a Million Eyes / The Astounding She-Monster / The Deadly Mantis / La Fiancée du Monstre / Not of this Earth / The Night the World Exploded ! / Viking Women and the Sea Serpent / Curse of the Faceless Man / Le Peuple de l’Enfer / Rodan / Supersonic Saucer / World Without End / La Fille du Docteur Jekyll / The Monster that Challenged the World / Baran, le Monstre Géant / Frankenstein’s Daughter / Giant from the Unknown / I married a Monster from Outer Space / How to make a Monster / J’enterre les Vivants / The Manster /King Dinosaur / Les Envahisseurs de la Planète Rouge / Ring of Terror /This is not a Test / Le Monstre vient de la Mer / La Cité  sous la Mer / The Beast of Hollow Mountain / Le Labyrinthe / L’Île Inconnue / Bride of the Gorilla /Lost Continent / La Légion du Désert / The Astro-Zombies / El Extraño Caso del Hombre y la Bestia / Le Renne Blanc & La Résurrection de la Sorcière /The Vampire & The Return of Dracula / Le Lac de la Mort / Teenage Caveman / Drive-in spécial Mars /Dans les Griffes du Vampire /The Monster of Piedras Blancas / La Tête Vivante / Destination Planète Hydra / Incubus / Les Monstres de l’Apocalypse / The Golden Bat / The Flying Saucer / Unknown World / Four Sided Triangle / X The Unknown / Les Enfants de l’Espace / The Crawling Eye & The Strange World of Planet X /  The Wasp Woman, The Hideous Sun Demon & The Alligator People / L’Île du Sadique / Les Yeux de l’Enfer / Le Monde, la Chair et le Diable / Le Jour où la Terre prit Feu / Frankenstein meets the Space Monster / Billy the Kid vs Dracula /Red Planet Mars / La trilogie de l’OSI / The Werewolf / Les Créatures de Kolos /Target Earth / Space Master X-7 / La Femme Nue et Satan / Le Cri de la Mort /L’Homme et le Monstre / Teenage Zombies / La trilogie des mutants / Blood of the Zombie / Le Baron de la Terreur & Le Miroir de la Sorcière / Ataragon / The Incredibly Strange Creatures who Stopped Living and Became Mixed-Up Zombies / The Beach Girls and the Monster / From Hell it Came & The Woman Eater / Voodoo Woman & Zombies of Mora Tau / Le Tueur au Cerveau Atomique / Ikarie XB-1 / Cinq Survivants / The Snow Creature & Snowman / Indestructible Man / Monstres invisibles / Caltiki, le Monstre Immortel / Le Dernier Rivage / Le Monstre des Abîmes / L’Invasion Martienne / L’Effroyable Secret du Docteur Hichcock / Les Mangeurs de Chair / Frankenstein contre Baragon / Le Cavalier des Crânes

18031309271915263615610534

Cliquez ici pour rejoindre Le Groupe d’Altaïr IV sur Facebook !

Cliquez ici pour visiter les tableaux des Échos d’Altaïr sur Pinterest !

Cliquez ici pour visiter la chaîne YouTube des Échos d’Altaïr !

Cliquez ici pour accéder à la page Facebook publique des Échos d’Altaïr !

INDEX DU BLOG / GUIDE ALTAÏRIEN / CARNET GEEK NC

Pour contacter le blog : morbius501@gmail.com



CHILDREN SHOULDN’T PLAY WITH DEAD THINGS (1972)

CHILDREN SHOULDN'T PLAY WITH DEAD THINGS (1972) dans Cinéma bis 19011107374715263616072076

CHILDREN SHOULDN’T PLAY WITH DEAD THINGS (1972)

Tout le paradoxe du début de la carrière de Bob Clark est dans ce titre enfantin de film d’horreur : CHILDREN SHOULDN’T PLAY WITH DEAD THINGS. Je ne m’attarderais pas sur ce qu’a réalisé Bob Clark après les années 80 que je trouve nettement plus conventionnel que ses débuts hésitants. En effet, après un petit conte de fées pour enfants avec THE EMPREROR’S NEW CLOTHES, Bob Clark a 19011107402515263616072078 dans Fantastiqueenchaîné en se jetant à pieds joints dans le cinéma de pure exploitation érotique, avec un film sexy plutôt « couillu » si j’ose dire, avec  SHE-MAN (1967). Pour comprendre ce film, il faut penser qu’une poignée de cinéastes américains cherchaient à concurrencer le succès de l’érotisme à l’européenne au milieu des années 60. Ainsi Russ Meyer lança sa série de films aux comédiennes à fortes poitrines, mettant en vedette Lorna Maïtland, par exemple. Joseph P. Mawra, lança quand à lui la série des Olga et ses call-girls criminelles, avec OLGA’S HOUSE OF SHAME (1964), OLGA’S GIRLS (1964) et OLGA’S DANCE HALL GIRLS (1969), un genre repris au Japon par Seijun Suzuki et par le « pink eiga ». Quand à Bob Clark, il n’a fait que développer les premiers essais du cinéma transgenre et travesti lancé par Ed Wood avec GLEN OR GLENDA (1953). Ce SHE-MAN est un peu bancal et oublié, mais il pourrait bien définir l’écart entre un film pour enfants et un film érotique spécialisé, et pourrait nous laisser imaginer l’originalité et la quête de créativité derrière CHILDREN SHOULDN’T PLAY WITH DEAD THINGS, sorte de film grindhouse complètement improbable et aux allures d’essai hippie macabre.

19011107402515263616072077 dans Trapard

L’intrigue : Une troupe de théâtre dirigée par Alan, un maître de cérémonie aussi spécial que souriant dans ses réparties, se donnant un air supérieur du fait de sa place de metteur en scène, se rend sur une île déserte réputée pour son cimetière, afin d’y répéter une pièce et plus particulièrement une scène visant à la résurrection des morts, sans se douter que leurs incantations vont réellement fonctionner et réveiller les cadavres du cimetière. Alan compte bien répéter une scène importante de sa pièce impliquant la résurrection des morts. Ils vont ainsi passer par le cimetière avant d’aller s’installer dans la maison du gardien du cimetière, vide de tout habitant…

19011107440615263616072079Les deux films suivants de Bob Clark sont plus que cultes et très bien édités en France : LE MORT-VIVANT (1974, Dead of Night) avec son jeune G.I. zombie traumatisé par la guerre du Vietnam. Et surtout BLACK CHRISTMAS (1974) considéré comme étant le film ayant défini les codes du Slasher. Et en dehors des ses deux comédies typiques des années 80 et à l’humour un peu limite (PORKY’S 1 et 2), je connais mal le reste de la carrière de Clark.

Pour en revenir à CHILDREN SHOULDN’T PLAY WITH DEAD THINGS, le film ressemble à un conte macabre pour adultes, avec une première heure malheureusement trop bavarde avec de grands élans de mégalomanie de la part du maître de cérémonie. La dernière demi-heure étant la plus jouissive pour un fan de films d’horreur, puisque les zombies jaillissent en nombre de leurs tombes, et c’est le massacre finalement tant attendu qui commence. Et ces zombies-là aiment le cerveau bien juteux, et le cerveau d’un idiot, d’un prétentieux ou d’un génie, ça ne fait plus de différence.

19011107463615263616072080

La fin du film se conclut dans une vieille maison encerclée par les cadavres, un type de scénario en huis-clos devenu inéluctable dans les années 70 depuis LA NUIT DES MORTS-VIVANTS (1968) de George A. Romero. En même temps, si vous étiez attaqué par une horde de zombies, que feriez-vous vous-mêmes ? Vous creuseriez un trou dans le sable ? Une question qui me rappelle tous ces mauvais films où un idiot poursuivi par une voiture court sur une route bordée de champs de maïs ou d’arbres, mais, comme par je ne sais quelle fatalité scénaristique, l’idiot reste toujours au milieu de la route…

- Trapard -

18031309271915263615610534

Cliquez ici pour rejoindre Le Groupe d’Altaïr IV sur Facebook !

Cliquez ici pour visiter les tableaux des Échos d’Altaïr sur Pinterest !

Cliquez ici pour visiter la chaîne YouTube des Échos d’Altaïr !

Cliquez ici pour accéder à la page Facebook publique des Échos d’Altaïr !

INDEX DU BLOG / GUIDE ALTAÏRIEN / CARNET GEEK NC

Pour contacter le blog : morbius501@gmail.com



IMAGINART – JAROSLAW JASNIKOWSKI

IMAGINART - JAROSLAW JASNIKOWSKI dans Fantastique 13092910513615263611593982

Jarosław Jaśnikowski est un peintre polonais né en 1976, adepte du surréalisme et du steampunk. Il débute dans la peinture en 1991 et se spécialise dans la science-fiction. Mais c’est au 19010807451715263616068669 dans Imaginartmilieu des années 1990 qu’il découvre le surréalisme à travers les œuvres de Salvador Dali et d’autres peintres.

Jarosław Jaśnikowski décide de se consacrer au surréalisme et au réalisme fantastique après avoir visité, en 1998, l’exposition Wojtek Siudmak, autre peintre polonais qu’il rencontrera.

« Dans ses peintures, l’auteur présente des mondes alternatifs, les soumet à des lois de la physique complètement différentes, se moquant de la gravité ou des propriétés de la matière. La peinture de Jaśnikowski se caractérise également par la passion de l’auteur pour toutes sortes de véhicules et de machines fantastiques, ainsi que par l’amour du gothique. » (Wikipédia)

- Morbius – (morbius501@gmail.com)

19010807381715263616068662

19010807382715263616068667

19010807382715263616068666

19010807382215263616068665

19010807382015263616068664

19010807381715263616068661

19010807381915263616068663

19010807383015263616068668

Autres articles de la catégorie Imaginart :

Tim White, artiste de l’Imaginaire / Fonds d’écran plein d’imagination ! / Ralph McQuarrie, créateur d’univers (1) / Ralph McQuarrie, créateur d’univers (2) / L’Imaginaire en fond d’écran ! / Peter Andrew Jones, fils de pulps / Andrew Probert, le papa des Cylons / Jules Verne en 3D / L’art de la SF et de l’heroic fantasy : Michael Whelan / Vador psychédélique et générique mythique / L’Empire vous parle ! / Un stardestroyer chez soi… / Affiches à part / Pour quelques fonds d’écran de plus / Star Wars en version steampunk ! / C’est fou ce qu’on peut faire avec un ticket de métro ! / Dangereux portes clés ! / Le FouRobot ! / Des peintures très « muppets » / La 3D anaglyphe selon Joel Fletcher / Frank R. Paul, l’artiste des pulps / Ma collection personnelle de pulps / Des images de rêve / Nemotechnik / Mondes et voyages de Didier Graffet / Un blog pour Scifimages / Jolis fonds d’écran galactiques / C’est merveilleux ! / Base extraterrestre appelle la Terre ! / L’art de Chris Foss / Du Separth ! / Du Separth (suite !) / Jules Verne et le CM2B / Le minimum pour une affiche / CoolVibe pour vous faire rêver / Documentaire sur Reynold Brown / Des vaisseaux et des robots / Envahisseurs sur cartes postales / Réalisez votre propre couverture de pulp ! / Le space-art de Chesley Bonestell / Un démon altaïrien signé Johannes Wahono / Un Cthulhu kanak / Le SILO et Altaïr IV / En provenance de la planète Vélas / Alex Schomburg : entre le comics et pulp / Un dessin de Ferrod pour Les Échos d’Altaïr / Un dessin de Bellamy pour Les Échos d’Altaïr / Un dessin des Tarquin pour Les Échos d’Altaïr / Un dessin de Law pour Les Échos d’Altaïr / Krahang et Krasue par Arissara I. Le Moing / Vincent Di Fate / Bruce Pennington / Bob Eggleton / Arthur Haas / Naoto Hattori / Roger Dean / Un dessin de Niko pour Les Échos d’Altaïr / Un dessin de Jules pour Les Échos d’Altaïr / Un dessin de Bianco pour Les Échos d’Altaïr / Une dédicace de David Yardin pour le blog / Un dessin de Ferrod pour Les Échos d’Altaïr / Frank Kelly Freas / Un dessin de Nicolas Keramidas pour le blog

18031309271915263615610534

Cliquez ici pour rejoindre Le Groupe d’Altaïr IV sur Facebook !

Cliquez ici pour visiter les tableaux des Échos d’Altaïr sur Pinterest !

Cliquez ici pour visiter la chaîne YouTube des Échos d’Altaïr !

Cliquez ici pour accéder à la page Facebook publique des Échos d’Altaïr !

INDEX DU BLOG / GUIDE ALTAÏRIEN / CARNET GEEK NC

Pour contacter le blog : morbius501@gmail.com

 


DRIVE-IN : LE CAVALIER DES CRÂNES (1965)

DRIVE-IN : LE CAVALIER DES CRÂNES (1965) dans Cinéma bis 13051809153815263611200263

19010507001715263616064710 dans Drive-in

LE CAVALIER DES CRÂNES (El Charro de las Calaveras)
Année : 1965
Réalisateur : Alfredo Salazar
Scénario : Alfredo Salazar
Production : Films de México S.A. de C.V
Musique : Gustavo César Carrión
Pays : Mexique
Durée : 79 min
Interprètes : Dagoberto Rodriguez, David Silva, Alicia Caro…

LE CAVALIER DES CRÂNES est un weird western mexicain (donc un western développant des univers fantastiques ou de science-fiction). Le cavalier du titre est une sorte de Zorro masqué affublé d’un gros patch de tête de mort cousu sur le revers du veston. Son but est de sauver la veuve et l’orphelin des loups-garou, zombies, sorciers, vampires et autres cavaliers sans tête malfaisants.

19010507040215263616064715 dans Fantastique

L’intrigue : Justicier masqué itinérant, marqué par l’assassinat de ses parents, le Cavalier des Crânes défend le bien, même contre les monstres les plus terrifiants. Il affronte d’abord un loup-garou pour protéger une mère et son jeune fils. Puis il tente d’empêcher un vampire de faire d’une belle jeune fille sa compagne pour l’éternité. Enfin, il croise la route d’un cavalier sans tête à la recherche, justement, de son extrémité supérieure perdue, et qui compte bien se venger sur la descendante de l’outrecuidant qui l’a décapité…

LE CAVALIER DES CRÂNES est un film d’épouvante qui ne nous épargne pas de nombreux passages humoristiques chers au cinéma de genre mexicain, sous les traits d’un quadragénaire couard et alcoolique, affublé de tous les défauts représentatifs du mauvais exemple familial. Et particulièrement pour un jeune public visé par ce type de film. Son reflet inversé apparaît bien entendu sous l’apparence du justicier solitaire, toujours juste et téméraire.

Résultat de recherche d'images pour "rider of the skulls gif"

Les effets spéciaux et les looks des monstres sont plutôt amusants : le loup-garou ressemble à un grand homme-caniche complètement décoiffé, et le vampire est affublé d’une cape, d’un ceinturon avec le logo de Batman et d’une tête de roussette. On ne nous épargne pas non plus son éternelle transformation en chauve-souris en plastique suspendue au bout d’un fil de nylon. Mais au-delà de tous ces éléments de tournage bâclé, LE CAVALIER DES CRÂNES développe tout un bestiaire du Fantastique, un peu comme un bilan de trente années du cinéma de monstres. La sorcière typique du cinéma mexicain est aussi de la partie, faisant resurgir un mort de sa tombe. Et le vampire tient en son joug une jeune et jolie goule mexicaine se transformant elle-aussi en chauve-souris en plastique suspendue au bout d’un fil de nylon pour s’envoler vers de néfastes missions…

19010507104315263616064716 dans Trapard

Enfin, un  cavalier sans tête, généralement plutôt inhérent à la culture nord américaine, recherche sa tête bavarde et affronte notre cavalier des crânes, à cheval et droit comme un i (on imagine assez bien le cou tranché fixé au-dessus de la tête de l’acteur déguisé). Et pour couronner le tout, le cavalier sans tête est à la tê… non, disons plutôt qu’il dirige une secte dévouée de cadavres encapuchonnés. Ça fait déjà beaucoup pour un seul film de moins d’une heure vingt.

Au final, le long-métrage ressemble à un essai de serial dont seuls trois segments ont subsisté et ont été mis bout-à-bout : les transitions sont brutales, le cavalier change un peu de look à chaque fois et même d’interprète, et les époques des trois histoires semblent très différentes à cause des changements de décors.

- Trapard -

Résultat de recherche d'images pour "rider of the skulls gif"

Autres articles publiés dans la catégorie Drive-in :

L’Oasis des Tempêtes / It Conquered the World / The Giant Claw / Bataille Au-Delà des Étoiles / Attack of the Fifty Foot Woman / Cat-Women of the Moon / Le Fantôme de l’Espace / Mesa of Lost Women / Gorilla at Large / The Amazing Colossal Man / The Beast with a Million Eyes / The Astounding She-Monster / The Deadly Mantis / La Fiancée du Monstre / Not of this Earth / The Night the World Exploded ! / Viking Women and the Sea Serpent / Curse of the Faceless Man / Le Peuple de l’Enfer / Rodan / Supersonic Saucer / World Without End / La Fille du Docteur Jekyll / The Monster that Challenged the World / Baran, le Monstre Géant / Frankenstein’s Daughter / Giant from the Unknown / I married a Monster from Outer Space / How to make a Monster / J’enterre les Vivants / The Manster /King Dinosaur / Les Envahisseurs de la Planète Rouge / Ring of Terror /This is not a Test / Le Monstre vient de la Mer / La Cité  sous la Mer / The Beast of Hollow Mountain / Le Labyrinthe / L’Île Inconnue / Bride of the Gorilla /Lost Continent / La Légion du Désert / The Astro-Zombies / El Extraño Caso del Hombre y la Bestia / Le Renne Blanc & La Résurrection de la Sorcière /The Vampire & The Return of Dracula / Le Lac de la Mort / Teenage Caveman / Drive-in spécial Mars /Dans les Griffes du Vampire /The Monster of Piedras Blancas / La Tête Vivante / Destination Planète Hydra / Incubus / Les Monstres de l’Apocalypse / The Golden Bat / The Flying Saucer / Unknown World / Four Sided Triangle / X The Unknown / Les Enfants de l’Espace / The Crawling Eye & The Strange World of Planet X /  The Wasp Woman, The Hideous Sun Demon & The Alligator People / L’Île du Sadique / Les Yeux de l’Enfer / Le Monde, la Chair et le Diable / Le Jour où la Terre prit Feu / Frankenstein meets the Space Monster / Billy the Kid vs Dracula /Red Planet Mars / La trilogie de l’OSI / The Werewolf / Les Créatures de Kolos /Target Earth / Space Master X-7 / La Femme Nue et Satan / Le Cri de la Mort /L’Homme et le Monstre / Teenage Zombies / La trilogie des mutants / Blood of the Zombie / Le Baron de la Terreur & Le Miroir de la Sorcière / Ataragon / The Incredibly Strange Creatures who Stopped Living and Became Mixed-Up Zombies / The Beach Girls and the Monster / From Hell it Came & The Woman Eater / Voodoo Woman & Zombies of Mora Tau / Le Tueur au Cerveau Atomique / Ikarie XB-1 / Cinq Survivants / The Snow Creature & Snowman / Indestructible Man / Monstres invisibles / Caltiki, le Monstre Immortel / Le Dernier Rivage / Le Monstre des Abîmes / L’Invasion Martienne / L’Effroyable Secret du Docteur Hichcock / Les Mangeurs de Chair / Frankenstein contre Baragon

18031309271915263615610534

Cliquez ici pour rejoindre Le Groupe d’Altaïr IV sur Facebook !

Cliquez ici pour visiter les tableaux des Échos d’Altaïr sur Pinterest !

Cliquez ici pour visiter la chaîne YouTube des Échos d’Altaïr !

Cliquez ici pour accéder à la page Facebook publique des Échos d’Altaïr !

INDEX DU BLOG / GUIDE ALTAÏRIEN / CARNET GEEK NC

Pour contacter le blog : morbius501@gmail.com



DAUGHTERS OF SATAN (1972)

DAUGHTERS OF SATAN (1972) dans Cinéma bis 19010407134115263616060977

DAUGHTERS OF SATAN (1972)

Ou quand l’histoire d’un portrait sur un tableau prend une dimension fantastique, un thème très exploité au cinéma depuis  GENUINE (1920) en passant par les adaptations d’Edgar Poe et d’Oscar Wilde. Le tableau est aussi un élément clé des décors victoriens et du cinéma gothique. Et bien que le genre soit déjà passé de mode en cette année 1972, on retrouve le portrait peint, et dans un cadre ovale cette fois, comme thème central d’une adaptation mexicaine mineure d’un conte d’Edar Poe, avec LE PORTRAIT OVALE (1972) du réalisateur Rogelio A. González. Un film gothique très peu connu sur lequel nous reviendrons peut-être sur Les Échos d’Altaïr.

19010407181115263616060979 dans Fantastique

Mais avec DAUGHTERS OF SATAN, le thème est transposé dans l’imagerie des sectes satanistes de cette vague post-ROMARY’S BABY de la fin des années 60 et du début des années 70. Une imagerie faite généralement de sectes cagoulées et de femmes vêtues de tenues légères, colorées et flashy, avec de masques de démons antiques de toutes sortes et de couteaux sacrificiels aux formes toujours plus 19010407193315263616060980 dans Trapardimpressionnantes les unes que les autres. Et ce type de films tournés en pleine période de « Sexploitation » implique très généralement un poil de nudité féminine et de saphisme. Voici juste quelques titres du genre pour me faire plaisir, et parce que je les ai découverts ou revus récemment : LES COMPAGNONS DE BAAL (1969), SATAN, MON AMOUR (1971), MORGANE ET SES NYMPHES (1971), LA SORCIÈRE VIERGE (1972), LA TOUR DU DIABLE (1972), AU SERVICE DE SATAN (1972), SISTERS OF DEATH (1972), NECROMANCY (1972), LA FILLE DE SATAN (1973), LA PLUIE DU DIABLE (1975) etc… Jusqu’à LA SECTE DES MORTS-VIVANTS (1976), ce dernier flm étant le moins bon de cette liste. Et sans oublier la saga des zombies templiers d’Amando de Ossorio. Donc que des films avec des capuches, comme quoi les délinquants contemporains n’ont rien inventé !

Et si L’EXORCISTE (1974) n’avait pas engendré une voie de sortie plus surnaturelle sur cette autoroute de films de sectes sataniques, nous roulerions peut-être encore dessus aujourd’hui…

Le portrait peint est aussi une variante des miroirs vaudou et autres reflets de sorcières. Puis il faut placer ce portrait dans le cadre (oui, oui…) de la démocratisation de la peinture, élément de décor devenu très accessible dans tous les foyers des années 70.

L’intrigue : Un marchant d’art trouve une peinture représentant 3 sorcières sur le bûcher dont l’une ressemble étrangement à sa femme. Celle-ci commence alors à se comporter d’une manière très étrange…

19010407164615263616060978

Une intrigue qu’on a l’impression de connaître par cœur, non ? Mais DAUGHTERS OF SATAN est une série B agréable produite et tournée aux Philippines par Hollingsworth Morse, et mettant en vedette Tom Selleck, quelques années avant le gros succès de la série MAGNUM. D’où les diverses rééditions du film… sauf en France.

19010407223115263616060981L’imagerie sataniste n’a rien d’innovant pour le spectateur. Mais le tournage du film aux Philippines a permis de transposer les vieilles croyances européennes en Asie, avec des scènes de tortures plus proches de celles des  FU-MANCHU que des sacrifices sur des anciens autels qui nous sont plus coutumiers des anciens rites indo-européens et de l’Amérique précolombienne. Évidemment, cette innovation n’empêche pas DAUGHTERS OF SATAN d’avoir ce petit côté « bricolé » cher aux séries B philippines.

Mais ici, les rites sont abordés avec leur lot de personnages étranges, et de grands chiens noirs (les chats noirs étant plutôt dans une certaine généralité, des éléments du cinéma d’horreur européen à budgets limités). On retrouvera d’ailleurs ce type de grands dogues et dobermans chers à notre  Asa Vajda préférée, dans  LA MALÉDICTION (1976), ZOLTAN, LE CHIEN SANGLANT DE DRACULA (1978) ainsi que dans certaines bisseries mexicaines du début des années 80. Et dans MAGNUM, tiens ! Zeus ! Apollon !

- Trapard -

18031309271915263615610534

Cliquez ici pour rejoindre Le Groupe d’Altaïr IV sur Facebook !

Cliquez ici pour visiter les tableaux des Échos d’Altaïr sur Pinterest !

Cliquez ici pour visiter la chaîne YouTube des Échos d’Altaïr !

Cliquez ici pour accéder à la page Facebook publique des Échos d’Altaïr !

INDEX DU BLOG / GUIDE ALTAÏRIEN / CARNET GEEK NC

Pour contacter le blog : morbius501@gmail.com



MONSTRES SACRÉS : LES TROPIS

MONSTRES SACRÉS : LES TROPIS dans Cinéma bis 14050303003115263612199975

18122808535215263616051386 dans Fantastique

LES TROPIS

Les Tropis sont les héros malgré eux du roman de Vercors Les Animaux Dénaturés publié en 1952. En 1959, Vercors a lui-même adapté son roman pour le théâtre pour une pièce intitulée Zoo ou l’Assassin philanthrope. Je suppose que Vercors traitait autant métaphoriquement dans son histoire, de ce que l’on appelle aujourd’hui « Les Zoos humains » (les expositions coloniales), que de l’exploitation de l’homme par l’homme sur des principes éthiques de supériorités (lire aussi La Controverse de Valladolid de Jean-Claude Carrière).

Le livre raconte comment des anthropologues partis à la recherche du « chaînon manquant » découvrent celui-ci, non pas sous forme de fossile, mais d’une population vivante. L’espèce est nommée « Paranthropus greamiensis » en l’honneur de son découvreur Greame, et surnommée « Tropi ». Un homme d’affaires nommé Vancruysen imagine d’en faire une main-d’œuvre à bon marché, sans salaires ni droits, pour une usine de lainage. Dès lors, les anthropologues comprennent qu’il faudra bien répondre à la question « Les Tropis sont-ils des hommes ? ».

18122808582415263616051392 dans Monstres sacrés

En 1969, Gordon Douglas (DES MONSTRES ATTAQUENT LA VILLE) en tourne une adaptation avec le jeune Burt Reynolds (qui vient justement de nous quitter) avec SKULLDUGGERY en 1970.

L’intrigue : Lors d’une expédition en Papouasie-Nouvelle-Guinée, une tribu de créatures ressemblant à des singes, les Tropis, est utilisée comme esclave par les humains. Lorsqu’un des Tropis est présumé assassiné, le long procès pour meurtre est alors centré sur la question suivante : les Tropis sont-ils des humains ou des animaux ?

Dans le film, les créatures sont représentées sommairement comme de très belles femmes dénudées et recouvertes de long poils roux. Beaucoup, comme moi, ont dû être très intrigués en découvrant indirectement les Tropis par le biais du livre culte de Jean-Pierre Andrevon et d’Alain Schlockoff,  Cent Monstres du Cinéma FantastiqueN’est-ce pas, Morbius ? (Tout à fait Trapard)

18122808582615263616051393 dans Trapard

Les films de « chaînons manquants », du  Yéti  à l’homme-singe, ne manquent pas au cours de l’Histoire du cinéma, mais SKULLDUGGERY aborde le sujet de manière intelligente (tout comme le roman de Vercors) avec quelques touches d’humour antiraciste.

La même année, la Herman Cohen Production sort en Angleterre, TROG, L’ABOMINABLE HOMME DES CAVERNES de Freddie Francis, mais il s’agit plutôt d’une sorte de remake d’un classique de la série B des 50′s : THE NEANDERTHAL MAN (1953) de Ewald André Dupont

- Trapard -

Autres Monstres Sacrés présentés sur Les Échos d’Altaïr :

Alien / King Kong / Predator / Créature du Lac Noir / Mutant de Métaluna / Ymir /Molasar / Gremlins / Chose / Triffides / Darkness / Morlock / Créature de « It ! The Terror from Beyond Space«   / Blob / Mouche / Créature de Frankenstein / Visiteurs /Martien de La Guerre des Mondes (1953) / E.T. / Pinhead / Michael Myers / Fu Manchu / Leatherface / Jason Voorhees / Tall Man / Damien Thorn / Toxic Avenger / Bruce : le grand requin blanc / La Momie / Le Loup-Garou / Dr Jekyll et Mr Hyde / Golem / Dracula / Orlac / La Bête / Les Krells / Les Pairans / Le Cavalier sans Tête / Le Hollandais Volant / Body Snatchers / Freddy Krueger / L’Homme au masque de cire / Godzilla / Zoltan / Les fourmis géantes de « Them ! » / Les Demoni / Shocker / Green Snake / It, le Vénusien / Bourreau de Xerxès / The Creeper / Ginger et Brigitte, les sœurs lycanthropes / Tarantula / Intelligence Martienne / She-Creature / Gorgo / La princesse Asa Vajda / Ed Gein, le boucher de Plainfield / Quetzalcoatl / Le fétiche du guerrier Zuni / Octaman / Lady Frankenstein / Les rongeurs de l’apocalypse / Le baron Vitelius d’Estera

18031309271915263615610534 dans Trapard

Cliquez ici pour rejoindre Le Groupe d’Altaïr IV sur Facebook !

Cliquez ici pour visiter les tableaux des Échos d’Altaïr sur Pinterest !

Cliquez ici pour visiter la chaîne YouTube des Échos d’Altaïr !

Cliquez ici pour accéder à la page Facebook publique des Échos d’Altaïr !

INDEX DU BLOG / GUIDE ALTAÏRIEN / CARNET GEEK NC

Pour contacter le blog : morbius501@gmail.com



LES DÉMONS DE L’ESPRIT (1972)

LES DÉMONS DE L'ESPRIT (1972) dans Cinéma bis 18122706195815263616050350

LES DÉMONS DE L’ESPRIT (1972)

LES DÉMONS DE L’ESPRIT (1972, Demons of the Mind) de Peter Sykes (TO THE DEVIL A DAUGHTER), est une perle gothique tardive de la Hammer Films. Ou plutôt une perle romantique pré-victorienne dans ce que cela comprend de plus sombre, un peu comme Edgar Allan Poe ou un versant psychotique des HAUTS DE HURLEVENT d’Emily Brontë.

L’intrigue : Le Baron Zorn garde ses enfants adolescents Emil et Elizabeth enfermés et drogués dans son manoir à la suite du décès de leur mère dépressive. Leur père est persuadé qu’ils sont atteints du même mal que leur défunte mère. Après plusieurs tentatives d’évasion avortées, les deux jeunes gens sont repris et placés sous la garde de leur Tante Hilda. Peu après des habitants du village voisin sont victimes de morts soudaines dans les bois. La population locale parle de démons. Un prêtre se voue à vaincre les forces du mal mais il n’est pas pris au sérieux par les autochtones. Un médecin, Falkenberg, pourrait détenir un remède pour Emil et Elizabeth…

18122706222315263616050351 dans Fantastique

Au fond, on ne sait jamais vraiment de quelle maladie sont atteints Emil, Elizabeth et leur mère. Un envoûtement héréditaire ou ancestral ? Ou son versant scientifique, l’hystérie ? La maladie des écrivains du XIXe siècle, la syphilis ? Ou encore l’épilepsie ? C’est d’ailleurs le thème central du film de Pedro Olea, EL LOBO DEL BOSQUE (1970). Ou encore, la maladie des années 70, celle de la drogue, des hippies et des stars du rock, la schizophrénie ? George A. Romero en parle d’ailleurs sans la nommer dans MARTIN (1977). Ou une dépression nerveuse comme le résumé l’indique ? Là on y 18122706250015263616050354 dans Trapardcroit moins, bien qu’une espèce de Van Helsing interprété par Patrick Magee pratique le mesmérisme sur nos héros. Disons que le spectateur a le choix. Mais c’est justement ce côté insaisissable de la maladie qui nous plonge dans un univers aux frontières du Fantastique et de l’inexplicable. Et c’est à partir de l’ignorance paysanne moyenâgeuse que se développe l’intrigue des DÉMONS DE L’ESPRIT, avec son lot de croyances toujours plus tenaces que n’importe quelles sciences ou religions en mouvement, que ça se conclue très généralement sur un bûcher sauvage dans le dos des tribunaux de l’Inquisition.

L’autre thème sous-jacent que l’on ressent à chaque fois qu’Emil et Elizabeth toujours séparés malgré eux, et lorsqu’ils tentent de se retrouver… pour faire l’amour, c’est l’inceste évidemment. Bien qu’on ne sache jamais clairement si ce passage à l’acte dépasse le stade du rêve, puisque la réalité et la mélancolie sont étroitement complices dans le film. Comme une malédiction. Cette même relation incestueuse entre un frère et sa sœur m’a un peu rappelé la fratrie ambiguë de Christian et Odile de Caray (David Hemmings et Sharon Tate) dans l’Œil DU MALIN (1966, Eye of the Devil), un de mes films gothiques préférés. Mais en moins explicite.

18122706281115263616050360

Mais disons qu’en ces débuts des années 70, le cinéma proposait d’explorer ou de faire exploser les anciens tabous sexuels pour un jeune public averti : pédophilie, inceste, et tous les dysfonctionnements sexuels dans la famille, et particulièrement au niveau des différents modes d’éducations. Ainsi, le hippie Tobe Hooper n’était pas hors-sujet en 1974 en bombardant les écrans de consanguinités avec MASSACRES À LA TRONÇONNEUSE. Mais comme très souvent, là où le cinéma américain est un grand spectacle visuel, les Anglais préfèrent, dans une certaine généralité, explorer le fond des âmes humaines. Et alors qu’on apprend finalement très peu de choses sur la famille Sawyer (la seule scène nous montrant un peu de l’intimité de Leatherface lorsqu’il se maquille, ayant été coupée au montage), le monde d’Emil et d’Elizabeth est souvent exploré de l’intérieur. Trop justement, et c’est ce qui nous propulse dans l’irrationnel et sépare MASSACRES À LA TRONÇONNEUSE et DEMONS OF THE MIND en deux genres bien distincts : Fantastique et Horreur.

Mais au cas où vous n’auriez pas vu le film de Peter Sykes, je ne vous en dirais pas plus, car la vérité est ailleurs. Mais finalement pas très loin…

- Trapard -

18031309271915263615610534

Cliquez ici pour rejoindre Le Groupe d’Altaïr IV sur Facebook !

Cliquez ici pour visiter les tableaux des Échos d’Altaïr sur Pinterest !

Cliquez ici pour visiter la chaîne YouTube des Échos d’Altaïr !

Cliquez ici pour accéder à la page Facebook publique des Échos d’Altaïr !

INDEX DU BLOG / GUIDE ALTAÏRIEN / CARNET GEEK NC

Pour contacter le blog : morbius501@gmail.com



MONSTRES SACRÉS : LE BARON VITELIUS D’ESTERA

MONSTRES SACRÉS : LE BARON VITELIUS D'ESTERA dans Cinéma bis 14050303003115263612199975

18122107305215263616044538 dans Fantastique

LE BARON VITELIUS D’ESTERA

Cette créature sans nom (même si les Anglo-saxons la nomment « The Brainiac ») est sûrement l’une des plus improbables du cinéma mexicain, voire même du cinéma en général. Elle apparaît dans le film mexicain mi-gothique, mi-science-fiction horrifique, LE BARON DE LA TERREUR (1962, El Baron del Terror) de Chano Urueta, et avec dans le rôle du baron, le Paul Naschy mexicain : Abel Salazar (L’HOMME ET LE MONSTRE).

Résultat de recherche d'images pour "el baron del terror 1962"

Il a un long nez pointu, d’immenses oreilles, une langue de serpent, des canines démesurées, des mains affublées de ventouses et une large tête difforme et velue qui semble aussi pourvue d’une système respiratoire qui lui est propre… le Baron de la Terreur ne possède donc aucun critère physique lui permettant de postuler en tant que stewart sur Air Calédonie. Mais il n’avait pas cette hideuse allure de son vivant, jugez-en vous même.

L’intrigue : Condamné par l’inquisition, le baron Vitelius d’Estera est mené au bûcher. Avant d’être brûlé vif, il se moque de ceux qui l’on mené là et surtout, il jure qu’il reviendra se venger sur leur descendance. En fonction d’une conjonction de planètes, le baron réapparaît 300 ans plus tard sous une forme hideuse et entend bien assouvir cette vengeance non moins épouvantable…

18122107343215263616044540 dans Monstres sacrés

Sur la base d’un simple dérivé du MASQUE DU DÉMON (1960) de Mario Bava, notre créature revient donc trois siècles plus tard pour anéantir les descendants de ceux qui l’ont jugé. Elle a en plus le pouvoir de remonter mentalement les généalogies de celles qui seront ses futures victimes, afin de pouvoir les retrouver dans le Mexique contemporain. Et pour se fondre dans la masse, elle hypnotise et aspire le cerveau d’humains lambda avant de voler leur apparence physique.

Tout un programme si proche de l’histoire du MASQUE DU DÉMON avec sa princesse  Asa Vajda, ou de LA CITÉ DES MORTS (1960), et pourtant si éloignée, que cela hisse LE BARON DE LA TERREUR au rang d’OFNI très recommandable.

- Trapard -

Autres Monstres Sacrés présentés sur Les Échos d’Altaïr :

Alien / King Kong / Predator / Créature du Lac Noir / Mutant de Métaluna / Ymir /Molasar / Gremlins / Chose / Triffides / Darkness / Morlock / Créature de « It ! The Terror from Beyond Space«   / Blob / Mouche / Créature de Frankenstein / Visiteurs /Martien de La Guerre des Mondes (1953) / E.T. / Pinhead / Michael Myers / Fu Manchu / Leatherface / Jason Voorhees / Tall Man / Damien Thorn / Toxic Avenger / Bruce : le grand requin blanc / La Momie / Le Loup-Garou / Dr Jekyll et Mr Hyde / Golem / Dracula / Orlac / La Bête / Les Krells / Les Pairans / Le Cavalier sans Tête / Le Hollandais Volant / Body Snatchers / Freddy Krueger / L’Homme au masque de cire / Godzilla / Zoltan / Les fourmis géantes de « Them ! » / Les Demoni / Shocker / Green Snake / It, le Vénusien / Bourreau de Xerxès / The Creeper / Ginger et Brigitte, les sœurs lycanthropes / Tarantula / Intelligence Martienne / She-Creature / Gorgo / La princesse Asa Vajda / Ed Gein, le boucher de Plainfield / Quetzalcoatl / Le fétiche du guerrier Zuni / Octaman / Lady Frankenstein / Les rongeurs de l’apocalypse

18031309271915263615610534 dans Trapard

Cliquez ici pour rejoindre Le Groupe d’Altaïr IV sur Facebook !

Cliquez ici pour visiter les tableaux des Échos d’Altaïr sur Pinterest !

Cliquez ici pour visiter la chaîne YouTube des Échos d’Altaïr !

Cliquez ici pour accéder à la page Facebook publique des Échos d’Altaïr !

INDEX DU BLOG / GUIDE ALTAÏRIEN / CARNET GEEK NC

Pour contacter le blog : morbius501@gmail.com



SUPERBEAST (1972)

SUPERBEAST (1972) dans Cinéma bis 18121907064815263616041869

SUPERBEAST (1972)

Durant deux ou trois décennies, les cinéphiles français étaient obligés de créer des raccourcis entre certains classiques du cinéma fantastique. C’était particulièrement le cas avec les trois adaptations de L’ÎLE DU DOCTEUR MOREAU d’H. G. Wells que l’on aime comparer (Wikipédia en indique deux autres que je ne connais pas : L’ÎLE D’ÉPOUVANTE en 1913, et DIE INSEL DER VESCHOLLENEN en 1921). Mais c’est sans oublier que l’adaptation par Erle C. Kenton en 1932 a engendré un grand nombre de dérivés avec des savants fous triturant des humains dans des jungles reculées d’Afrique, d’Asie ou sur des îles du Pacifique (et Dieu sait qu’Hollywood aime les îles imaginaires situées dans l’océan Pacifique sous le continent asiatique).

18121907092115263616041870 dans Fantastique

Ce genre exotique s’est doucement estompé au cours des années 50, avec les grands mouvements politiques, et ce qu’on appelait des « films coloniaux » ont été remplacés par un cinéma d’aventures plus précautionneux avec les décisions des Nations Unies. Et, si l’on exempte les productions anglaises de la Hammer directement inspirées du cinéma hollywoodien des années 30 et 40, les Philippines ont 18121907105315263616041871 dans Trapardété une vraie alternative avec ses habitants décomplexés et ses lieux de tournages bon marché comme le décrit le documentaire HOLLYWOOD SE DÉCHAÎNE À MANILLE (2010, MACHETE MAIDENS UNLEASHED) de Mark Hartley. De nombreux films de guerre y sont tournés (dont le APOCALYPSE NOW de Coppola), mais aussi certains genres cinématographiques alors démodés, comme les WIP (les films de femmes emprisonnées), les sous-James Bond, et les films d’horreur exotiques de savants fous un peu oubliés depuis les années 40 (souvenez-vous des films de femmes-reptiles, d’hommes-gorilles, de femmes-panthères, etc…). C’est ce qui nous intéresse ici.

Le duo de cinéastes, Gerardo de Leon et Eddie Romero s’est justement fait connaître avec ce type de productions philippino-américaines à petits budgets, dont TERROR IS A MAN/BLOOD CREATURE (1959) avec son histoire de scientifique à moitié fou qui transforme une panthère en créature humanoïde. Une intrigue qui a sûrement inspiré celle du film allemand,  L’ÎLE DU SADIQUE  (1960). Puis de Leon et Romero ont enchaîné avec leur fameuse trilogie de la « Blood Island » distribuée aux États-Unis par la firme de Roger Corman : BRIDES OF BLOOD (1968), LE MÉDECIN DÉMENT DE L’ÎLE DE SANG (1969) et BEAST OF BLOOD (1972). Mais seul le second volet a été doublé et distribué en France, ce qui n’arrange pas vraiment la lecture de l’ensemble. Et c’est entre cette trilogie et le second remake de L’ÎLE DU DOCTEUR MOREAU réalisé par Don Taylor et produit par Roger Corman en 1977, qu’intervient ce SUPERBEAST (1972).

L’intrigue : Une femme médecin se retrouve bloquée sur une île où se trouve un laboratoire dirigé par un savant fou qui pratique d’étranges mutations sur les humains…

18121907144015263616041878

Le sujet n’est finalement pas si différent des « Blood Island » et du roman de Wells : opérations chirurgicales à go-go dans la jungle, loin de toute civilisation.

Comme dans les autres productions de cet acabit, ce film de George Schenk (LES RESCAPÉS DU FUTUR, LES TRAQUÉS DE L’AN 2000) alterne entre un cinéma d’aventures s’inspirant vaguement des CHASSES DU COMTE ZAROFF, et des passages horrifiques avec des maquillages de John Chambers, connu pour son travail sur la saga de LA PLANÈTE DES SINGES, mais aussi sur SSSNAKE LE COBRA (1973). Et pour boucler la boucle, c’est aussi lui qui a créé les maquillages de L’ÎLE DU DOCTEUR MOREAU (1977).

- Trapard -

18031309271915263615610534

Cliquez ici pour rejoindre Le Groupe d’Altaïr IV sur Facebook !

Cliquez ici pour visiter les tableaux des Échos d’Altaïr sur Pinterest !

Cliquez ici pour visiter la chaîne YouTube des Échos d’Altaïr !

Cliquez ici pour accéder à la page Facebook publique des Échos d’Altaïr !

INDEX DU BLOG / GUIDE ALTAÏRIEN / CARNET GEEK NC

Pour contacter le blog : morbius501@gmail.com



RÉTROFICTIONS, l’encyclopédie de la conjecture romanesque

RÉTROFICTIONS, l'encyclopédie de la conjecture romanesque  dans Fantastique 14072703494415263612413227

RÉTROFICTIONS, L’ENCYCLOPÉDIE DE LA CONJECTURE ROMANESQUE RATIONNELLE FRANCOPHONE, DE RABELAIS À BARJAVEL, 1532-1951

18121804340215263616040590 dans Littérature

« Auteurs du monumental essai bibliographique Les Terres creuses (2006) consacré aux mondes souterrains imaginaires, Guy Costes et Joseph Altairac explorent cette fois, avec Rétrofictions, les domaines de l’utopie, des voyages extraordinaires, du merveilleux scientifique et de la science-fiction ancienne, en reprenant à leur compte le concept unificateur de « conjecture romanesque rationnelle » théorisé par l’encyclopédiste Pierre Versins.

Cette entreprise ne constitue cependant pas une simple mise à jour de sa célèbre Encyclopédie de l’utopie, des voyages extraordinaires et de la science fiction (1972) : en effet, Rétrofictions concerne exclusivement les productions francophones, mais recensées dans une perspective d’exhaustivité, à partir de 1532, date de publication du Pantagruel de Rabelais, jusqu’à la création en 1951 du « Rayon Fantastique » et d’ « Anticipation », premières collections françaises de science-fiction.

L’ouvrage propose près de 5000 entrées onomastiques consacrées aux auteurs de 11000 occurrences dans des genres et sur des supports les plus divers (littérature, poésie, théâtre, bande dessinée, illustration, cinéma, radiodiffusion, carte postale, assiette ornée, etc.), œuvres dont l’appartenance à la conjecture rationnelle se trouve à chaque fois justifiée par un extrait ou un descriptif, accompagnés de données bibliographiques précises. La reproduction de plus de 1000 documents iconographiques témoigne de l’importance accordée par les auteurs à l’illustration au sens large.

Enfin, un imposant index thématique achève de faire de Rétrofictions un ouvrage de référence et un outil indispensable aussi bien à l’amateur et au collectionneur qu’au chercheur travaillant sur l’histoire et l’évolution de la science-fiction francophone sous toutes ses formes. »

Ce ne sont pas les ouvrages de référence sur l’Imaginaire qui existent, mais il est évident que Rétrofictions (éd. Encrage, septembre 2018) se distingue de bien des autres à de nombreux niveaux, et non des moindres. D’abord parce que cette encyclopédie se consacre uniquement à l’Imaginaire français, pardon, à la « conjecture romanesque rationnelle » française, de ses débuts à 1951. Ensuite parce que Rétrofictions étale ses incroyables trouvailles sur deux monstrueux volumes dont le premier regroupe plus de 1200 pages et le second plus de 2400 ! Enfin parce que nous sommes là face à un travail titanesque, qui donne le vertige tant ses auteurs ont collecté, par je ne sais quel miracle, cette somme indescriptible de documents, de descriptifs et de données bibliographiques sur la « conjecture romanesque rationnelle française » ! D’ailleurs, j’en profite pour citer Gérard Klein dans sa préface du volume 1 :« On se demande non seulement comment les auteurs ont pu lire une telle masse de textes et les décrire, mais déjà comment ils ont réussi à les dénicher parfois dans les publications les plus improbables. » Nous sommes bien d’accord !

Rétrofictions, encyclopédie unique en son genre et qui le restera certainement à jamais, se consulte, se feuillette, avec grand plaisir. Richement illustrée, elle nous dévoile au fil de ses pages des trésors inconnus, des OLNI (objets littéraires non identifiés) et des extraits savoureux. On sourit face à cet Imaginaire balbutiant qui se permet souvent bien des libertés, face à sa touchante naïveté et son audace, on découvre les yeux écarquillés, tels des explorateurs des contrées du Rêve, des œuvres étonnantes que jamais nous n’aurions pu soupçonner. Tout simplement magnifique.

- Morbius – (morbius501@gmail.com)

Pour en savoir plus :  entretien avec l’un des auteurs, Joseph Altairac.

18121805163315263616040606 dans Science-fiction



12345...54