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Archive pour la catégorie « Fantastique »

INCIDENT AU LOCH NESS (2004)

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INCIDENT AU LOCH NESS (2004)

Titre original : Incident at Loch Ness

Réalisateur : Zack Penn

Scénariste : Zack Penn et Werner Herzog

Musique : Henning Lohner

Année : 2004

Pays : Angleterre

Interprètes : Werner Herzog, Kitana Baker, Gabriel Beristain, Russell Williams II, David A. Davidson, Michael Karnow, Robert O’Meara, Zak Penn, Crispin Glover et Jeff Goldblum.

19051808085015263616242438 dans FantastiqueL’intrigue : Werner Herzog part en expédition en Écosse afin de faire toute la vérité sur le monstre qui se cache dans le Loch Ness pour les besoins d’un film intitulé Enigma of Loch Ness. À la même époque, John Bailey réalise un documentaire sur Werner Herzog, baptisé Herzog au pays des merveilles, et suit le cinéaste lors de la préparation du film et sur le tournage.
Ce que tous deux ne pouvaient prévoir, c’est que le film d’Herzog ne se ferait jamais. Le chaos qui fut le lot d’Herzog sur nombre de ses longs métrages l’a poursuivi jusqu’en Écosse, un tragique accident après seulement quelques jours de tournage ayant définitivement interrompu la production… À l’automne 2003, les rushs des deux films ont été combinés pour donner naissance à ce making-of.

Sur un archétype archi-connu depuis CANNIBAL HOLOCAUST (1980) et LE PROJET BLAIR WITCH (1998), le producteur Zack Penn et le réalisateur Werner Herzog proposent sans avoir l’air d’y toucher, un film complexe entre documentaire, mockumentaire et found-footage. En se basant sur les grands classiques d’Herzog, on entre dans le documentaire, tel qu’il nous est proposé, sans se poser de questions. Et la présence de Crispin Glover et de Jeff Goldblum au début du film ancre bien cette logique 19051808113015263616242441 dans Trapardd’honnêteté documentarisée. Mais c’est sans compter sur l’humour d’un Werner Herzog, qui d’un côté est présenté comme un grand mégalomane depuis le documentaire ENNEMIS INTIMES (1999). Et d’un autre côté, il y a le Werner Herzog comédien, qui n’hésite pas à se prêter au petit jeu de l’auto-dérision comme dans le mini-documentaire, WERNER HERZOG EATS HIS SHOE (1980) de Les Blank. Et INCIDENT AU LOCH NESS n’est finalement pas si loin de ce petit documentaire inédit en France, puisqu’on ressent très vite un humour de second degré faire de petites interférences soutenues derrière le sérieux du sujet. Et alors qu’au début du film, Herzog se présentait comme un sceptique amusé concernant toutes formes de cryptozoologie, c’est finalement cet humour qui brouille complètement nos repères en alternant premier et second degrés comme avec ce jeu de la balle cachée sous un gobelet sur trois, pour faire enfin glisser ni vu ni connu, INCIDENT AU LOCH NESS dans de la fiction pure, voire même du cinéma de genre surfant sur la vague des films d’attaques d’animaux marins.

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Mais là où Robert Kramer nous avait déjà fait le coup de transformer un documentaire en fiction avec ROUTE ONE/USA (1989), Werner Herzog et Zack Penn préfèrent la légèreté et l’auto-dérision au sérieux de Kramer. Le film permet d’ailleurs de rendre plus accessible au spectateur lambda le métier de producteur, parodié ici avec beaucoup de bienveillance. Et c’est conflit commun entre réalisateur et producteur qui permet d’intégrer assez vite, au fil de l’intrigue, la notion de doute et de potentielle supercherie au fil d’INCIDENT AU LOCH NESS, Zack Penn cherchant continuellement à prendre le dessus sur le travail d’Herzog. C’est l’apparition de la superbe Kitana Baker qui annonce que le film sera plus drôle que prévu. Kitana Baker est mannequin et actrice de films pornographiques, et cette unique apparition dans le cinéma dit-conventionnel, démontre surtout son aisance dans des rôles plus, disons, psychologiques. Je me demande même si sa présence, affublée d’un bikini, sur un bateau 19051808171415263616242445assiégé par Nessie, n’aurait pas inspiré à Alexandre Aja la participation de Kelly Brooks en bikini dans le PIRANHA 3D (2010), et de quelques autres starlettes dans les Shark Movies de la firme Asylum. Mais le principe de l’accroche sexy y est, et il fonctionne très bien. Pour preuve, je suis en train de me rendre compte que j’ai dédié plus de six lignes de ce court article des Échos d’Altaïr au bikini de Kitana Baker. Impressionnant, non ?

Mais INCIDENT AU LOCH NESS est un film plus intelligent qu’il n’y paraît, n’ajoutant pas vraiment de nouveau point de vue concernant la créature de Nessie. Le film joue beaucoup avec la complicité du spectateur, tout en parodiant les bases de la série B moderne. Sans être une parodie non plus. On pourrait aussi le ranger dans ce cinéma d’auto-références aux côtés de C’EST LA FIN (2013, This is The End) de Seth Rogen et Evan Goldberg, dans lequel des célébrités du petit et du grand écran jouent leurs propres rôles, tout en se retrouvant dans des situations romancées et dangereuses.

- Trapard -

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LE DIX-HUITIÈME ANGE (1997)

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LE DIX-HUITIÈME ANGE (1997)

Réalisateur : William Bindley

Scénariste : David Seltzer

Musique : Jeff Eden Fair & Starr Parodi

Pays : États-Unis

Année : 1997

Interprètes : Christopher McDonald, Rachael Leigh Cook, Stanley Tucci, Wendy Crewson, Maximilian Schell…

LE DIX-HUITIÈME ANGE (1997, The Eighteenth Angel) aurait presque tout du téléfilm pour la ménagère assoupie dans son canapé, si David Seltzer, l’auteur de la trilogie LA MALÉDICTION n’était pas l’auteur du scénario.

L’intrigue : Après la mort suspecte de sa femme, un homme et sa fille se rendent en Italie où une secte prépare la résurrection de l’Antéchrist…

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L’adolescente Lucy Stanton, interprétée par la jolie et incroyablement douée Rachael Leigh Cook (malgré les critiques qu’on peut lire par-ci par-là sur le net), est peu à peu détournée de la protection paternelle lorsqu’elle se rend compte qu’elle plait et qu’elle attire l’attention des photographes. Mais ceux-ci sont moins bien intentionnés que le prévoyait papa-gâteau, interprété par l’insipide Christopher McDonald qui est souvent cantonné aux rôles de père de famille et qui joue sûrement ici l’un des rares rôles dans lequel je l’apprécie, avec aussi THE ROAD KILLERS (1994) de Deran 19042608301215263616212676 dans TrapardSarafian. Disons que pour l’époque où le film est sorti, le sujet faisait sûrement beaucoup plus mouche qu’à l’heure des télé réalités truquées, des concours de maillots de bains sur Facebook où les photos sont parfois redirigées vers des sites classés X, ou servent à des harcèlement, ou vont même jusqu’à faire l’objet d’assassinats fanatiques en Irak. Est-ce donc déjà l’Apocalypse ? Personnellement, je me rangerais plutôt du côté du relativisme (de l’hédonisme ?) du philosophe Michel Serres qui pense que si « c’était mieux avant », c’est parce qu’on ne prend généralement pas en compte les avancées de la médecine dans cette constatation. Et qu’on oublie vite qu’il se pourrait bien que ce soit pire après !

Et ce DIX-HUITIÈME ANGE se laisse tout de même regarder avec plaisir malgré son scénario archi-connu, d’autant que son ambiance est très vite envoûtante. Évidemment, nous sommes très loin des complots apocalyptiques commandités par le malicieux Damien ThornMais disons qu’entre la trilogie initiale, et le téléfilm LA MALÉDICTION 4, L’ÉVEIL de 1991, LE DIX-HUITIÈME ANGE se rangerait facilement du côté du meilleur, avec sa secte dirigée par un Maximilian Schell vieillissant mais toujours aussi excellent (il jouait aussi le cardinal dans VAMPIRES de John Carpenter en 1998). De plus, le film cache un petit mystère supplémentaire qui rappelle le thème des YEUX SANS VISAGE de George Franju, mais je n’en dirai pas plus.

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Dans ce style dérivé de ROSEMARY’S BABY (1967), j’ai personnellement une petite préférence pour LA SEPTIÈME PROPHÉTIE de Carl Schultz sorti en 1988. Et allez savoir pourquoi les films de sectes et d’antéchrists ont resurgis à la fin des années 90 avec des dérivés plutôt réussis comme STIGMATA (1999) interprété par Patricia Arquette ? Si l’on met de côté l’expansion de l’Islam à cette période, je pense que la psychose fanatique vaguement biblique du tueur en série de SEVEN (1995) de David Fincher n’est pas innocente à cette petite « résurrection » qui a fait naître quelques petits monstres du genre avec RESURRECTION (1999) de Russell Mulcahy (avec Christophe Lambert), LES RIVIÈRES POURPRES (2000), ou encore SUSPECT ZERO (2004) d’E. Elias Merhige (avec Ben Kingsley).

- Trapard -

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CONAN LE CIMMÉRIEN

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En 1984, deux ans après le film CONAN LE BARBARE de John Milius, est paru aux éditions J’ai Lu , dans une collection appelée Science-Fiction (mais réunissant aussi d’autres genres), le premier volume d’une série relatant les aventures d’un Cimmérien nommé Conan, personnage sorti tout droit du cerveau de Robert E. Howard. Après ce premier livre de poche, tout simplement titré « Conan », suivront plusieurs autres : Conan le cimmérien, Conan le flibustier, le vagabond, l’aventurier, le guerrier, l’usurpateur, le conquérant, le vengeur, l’Aquilonien, l’explorateur, le boucanier, le brigand, le justicier, le sabreur et enfin le libérateur (ouf!). Une collection au premier abord très attrayante pour les amateurs d’heroic fantasy qui pouvaient, par la même occasion, profiter de couvertures signées Frazetta pour une grande partie des volumes sortis.

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J’ai Lu ne fut pas le premier éditeur à publier des nouvelles de Conan. Si le tout premier texte de Howard traduit en France fut « Le Phénix sur l’épée », dans le n° 24 de la revue Planète en 1965, les 3 premiers recueils de nouvelles sont sortis chez Edition spéciale en 1972. Ceux-ci avaient comme principal intérêt de proposer des couvertures de Philippe Druillet. En 1980, c’est au tour de Lattés qui éditera une dizaine de livres sur le Cimmérien avec des illustrations de J-M Nicollet.

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Frazetta, Druillet, Nicollet… C’est bien beau tout ça mais le lecteur un peu méfiant sait que les belles couvertures ne font pas forcément les bons livres. Et justement, il s’avéra que ces versions n’étaient pas tout à fait fidèles aux textes écris par Howard, on était même loin du compte pour certains volumes de la collection. Mais il faut avouer qu’à l’époque on ne s’en souciait pas vraiment car on était déjà bien content de pouvoir découvrir ce héros musclé au regard sombre. On ne faisait donc pas trop attention à ce qu’on pouvait lire sur les couvertures des premiers volumes, sous le nom de Robert E. Howard, c’est-à-dire « Textes mis au point et complétés par L. Sprague de Camp et Lin Carter ». Les noms de ces derniers prenant de plus en plus de place sur les couvertures, Howard disparaissant même sur Conan le boucanier au profit de Sprague de Camp ; non content d’avoir tripatouillé les textes originaux et sentant le bon filon, ce dernier est allé jusqu’au bout de son idée en s’appropriant le personnage. 

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Comme le dit Patrice Louinet, spécialiste mondial de Howard et qui œuvre depuis de nombreuses années à la reconnaissance de son travail :

« Lyon Sprague de Camp (essentiellement), était devenu la bête noire des fanatiques d’Howard et de son plus célèbre personnage, dans la mesure où il s’était permis de « retoucher » les textes originaux, coupant ici, rajoutant là, et réécrivant entre les deux, pour livrer finalement un Conan assez différent de l’original, et bien moins convaincant ; d’autant que le bonhomme, qui avait trouvé là semble-t-il un commerce juteux, s’opposait avec tous les moyens à sa disposition à toute réédition des textes originaux… » (BD Conan le Cimmérien – Tome 1 – Glénat, 2018).

On nous avait trompé ! Le vrai Conan n’est pas le personnage présenté par Sprague de Camp (ni d’ailleurs le Conan joué par Schwarzenegger), celui qui conquiert et tue, « une sorte de parvenu de l’âge hyborien, partant de moins que rien (barbare et voleur) pour se hisser au sommet de l’échelle sociale et du prestige (roi d’un pays civilisé) ».

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Conan c’est avant tout celui qui survit à tous les périls, qui vit au jour le jour sans ambition, si ce n’est celle de rester en vie et de profiter des plaisirs de la vie (vins, femmes, batailles). Howard n’a jamais voulu raconter l’histoire d’un jeune barbare qui va évoluer d’épreuves en épreuves pour finalement finir roi :

« On retrouve cette image d’un Conan roi et quelque peu assagi dans le film de Milius, mais c’est surtout à Sprague de Camp que l’on doit cette modification de la vie du Cimmérien, transformée d’hymne à la liberté en plan de carrière. En créant le mythe de la « lente ascension » du barbare (voleur, guerrier, mercenaire, roi) on donne l’illusion d’une progression logique à la vie du Cimmérien. Or, on ne dit rien de tel dans les récits de Howard » (Le Guide Howard – ActuSF, 2015).

Heureusement, à partir de 2008, Patrice Louinet et les éditions Bragelonne nous sortiront des intégrales en tout point respectueuses de l’œuvre de Robert E. Howard. À partir de ce moment nous avons enfin pu découvrir (en français) ce qu’avait réellement écrit l’auteur texan, et on peut dire que ce fut un choc.

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SÉLECTION DE LIVRES

Voici une sélection des livres en français sur l’œuvre de Robert E. Howard en général et Conan en particulier qu’il vous faut posséder (si c’est encore possible pour certains) :

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- Le Guide Howard (ActuSF, 2015) : si vous n’avez jamais lu du R.E.H., ou très peu, il est vivement conseillé de commencer par ce guide de Patrice Louinet dans lequel il est évidemment question de Conan mais aussi des autres personnages qu’il avait créé. Un livre de poche grâce auquel vous saurez qui était l’auteur, les idées reçues, quel est le vrai et le faux, les nouvelles à lire absolument, etc.

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- Les intégrales : elles existent en plusieurs éditions : ce sont d’abord les trois volumes sortis en 2008 chez Bragelonne : Le Cimmérien, L’Heure du dragon et Les Clous rouges, en édition brochée (ainsi 19040607363615263616189124qu’une autre édition reliée, à tirage limité et aujourd’hui introuvable) regroupant toutes les aventures de Conan présentées dans l’ordre de leur rédaction, restituées dans leur version authentique à partir des manuscrits originaux, avec des traductions nouvelles ou entièrement révisées. Elles s’accompagnent de nombreux inédits, ainsi que d’articles et de notes sur l’œuvre de Robert E. Howard et l’univers de Conan par Patrice Louinet. Ensuite, en septembre 2019, le même éditeur sortait ce qu’on pourra appeler l’intégrale des intégrales, c’est-à-dire un gros livre relié (1312 pages) regroupant les trois volumes cités précédemment mais enrichi de 251 illustrations dont 21 pleines pages couleur. Une édition exceptionnelle à tirage limité. Et enfin, en janvier 2019, les éditions Le Livre de poche auront la bonne idée de proposer les mêmes livres au format poche, illustrés par Mark Schultz, permettant ainsi de rendre cette collection accessible à tous.

19040607410215263616189125- Les nombreuses vies de Conan, Simon Sanahujas (Les moutons électriques – coll.  »Bibliothèque Rouge », octobre 2008) :  ce livre de référence comporte une longue biographie de Conan comme s’il avait vraiment existé (une des spécificités de cette collection avec d’autres personnages célèbres traités comme Sherlock Holmes, Hercule Poirot ou même Cthulhu), une chronologie retraçant l’histoire de l’âge hyborien et une étude géopolitique de cette période (avec cartes), des essais sur les thématiques de sa saga, sa psychologie et son évolution, ses rivaux (les autres grandes figures de la fantasy héroïque et les influences qui menèrent à la naissance de Conan), et sur les relations qui lient cette création littéraire à son auteur. Le tout largement illustré, avec notamment les très rares dessins de Weird Tales. Une somme inégalée sur les univers de la sword and sorcery.

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- Conan le Texan,  Simon Sanahujas et Gwenn Dubourthoumieu (Les moutons électriques, novembre 2008) : le Texas de R.E.H. comme si vous y étiez. Ce beau livre est le récit, abondamment illustré de photographies, du voyage de deux Français égarés entre la Cimmérie et le Texas. En parcourant le Lone Star State à la recherche des lieux qui inspirèrent l’Âge hyborien de Conan, les deux compagnons découvrent les richesses d’un État sans nul pareil et les liens aussi étonnants qu’intimes qui le lient au personnage phare de Robert E. Howard. Du canyon de Palo Duro aux rives du Rio Grande en passant par les collines de Fredericksburg, ce livre suit les aléas de ce voyage un peu fou et ses 7 000 kilomètres de surprises, d’écueils et de découvertes insoupçonnées.

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- Échos de Cimmérie, Fabrice Tortey (Les éditions de l’Œil du Sphinx, 2009). De nombreuses études, des textes inédits en français et une bibliographie exhaustive. Le tout illustré par Frank Frazetta, Philippe Druillet, Jean-Michel Nicollet et Christian Broutin. Un ouvrage très pointu pour en savoir toujours plus sur le sujet.

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- Bifrost n° 84 (octobre 2016) : un gros dossier R.E.H. avec au sommaire l’histoire de sa (courte) vie, les genres qu’il a abordés autre que le fantastique, l’épique parcours de son œuvre, un parallèle avec Tolkien, ses rapports avec Lovecraft, les années Néo, un guide de lecture de ses œuvres, les inédits, curiosités et indispensables, etc.

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- Conan, sur les traces du barbare de Paul M. Sammon (Huginn & Muninn, 2014) : plutôt intéressant, même si incomplet, ce livre grand format et richement illustré est idéal pour tout lecteur néophyte ou voulant en savoir plus sur ce que le personnage de Conan a enfanté de sa création jusqu’à nos jours. Des luttes juridiques pour perpétuer l’héritage littéraire de Robert E. Howard à la gloire cinématographique en passant par les comics (car dans les 70′s, Conan était une des meilleures ventes de Marvel).

19040608063415263616189142À côté de ces livres et essais on trouve bien évidemment les publications en français traitant des nombreux Comics américains publiés depuis les années 70. On citera Les Chroniques de Conan (Panini Comics, depuis 2008), qui reprennent en plusieurs volumes et par année The Savage Sword of Conan, tout comme Hachette (depuis 2017) avec une collection sortie en kiosque de manière bimensuelle, appelée tout simplement The Savage Sword of Conan, la collection. Et aussi Conan les Comic Strips Inédits,  un très joli album reprenant les comics strip parus dans la presse américaine en 1978 et 1979 (Neofelis, 2018).

Mais pour rester dans les adaptations fidèles aux écrits d’Howard on retiendra surtout les sorties BD récentes chez Glénat, chaque volume paru, ou à paraître, dessiné à chaque fois par un dessinateur différent, le tout supervisé comme toujours par P. Louinet.

Voilà, avec tout ça, plus d’excuses quand on vous questionnera sur Conan et Robert Erwin Howard. Cependant ne vous débarrassez pas trop vite de vos anciens livres J’ai Lu, NEO ou autres Lattès ! Ceux-ci avaient au moins l’avantage d’avoir de belles couvertures, ce qui n’est pas négligeable !

Bonne lecture !

- Laurent Faiella -

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SLITHIS (1978)

SLITHIS (1978) dans Cinéma bis américain 19031305281915263616156327

SLITHIS (1978)

SLITHIS (Spawn of the Slithis) est une série B indépendante imitant vaguement le thème de L’ÉTRANGE CRÉATURE DU LAC NOIR (1954) de Jack Arnold, mais ancré dans la conscientisation écologiste des années 70, et situé entre les films d’attaques animales, les kaiju eiga japonais et les films de zombies italiens.

19031305292915263616156328 dans FantastiqueBien que peu connue, d’une certaine manière, la créature hybride nommée Slithis (aussi appelée « Slithus » dans le film) anticipe de près celles de PROPHECY, LE MONSTRE (1979), des MONSTRES DE LA MER (1980), mais surtout celles de THE BEING (1983) et de C.H.U.D. (1984). Sans oublier TOXIC AVENGER (1985), PLUTONIUM BABY (1987) et tant d’autres films des années 80 avec leurs créatures purulentes en place des mutations plus classiques du cinéma de SF des 50′s.

L’intrigue : Dans la ville de Venice en Californie, une fuite de centrale nucléaire engendre un monstre marin mutant surnommé « Slithis », qui s’en prend d’abord aux animaux domestiques, puis à des SDF alcoolisés et à des hippies qui traînent la nuit…

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Moins spectaculaire que les films cités plus haut et qui lui ont succédé, SLITHIS reste un bon divertissement à petit budget, avec son lot de personnages typiques des années 70 : les bourgeois vaguement bohèmes, les loubards.

19031305321815263616156330Les attaques de la créature sont souvent filmées dans l’ombre ou de nuit, ce qui ne permet pas vraiment de se faire une idée précise de son aspect physique. Mais les scientifiques précisent dans le film qu’elle est née d’une nappe de pétrole qui est devenue un véritable organisme vivant suite à des rejets de produits toxiques. Et un peu à la manière du « Blob » ou plutôt de « La Chose », cette mixture toxique vivante absorbe d’autres êtres dont elle digère l’apparence afin de pouvoir la reproduire, et donc, de pouvoir passer inaperçue afin de traquer de nouvelles proies. Mais dans une certaine généralité, c’est la créature que vous pouvez voir sur les photos qui apparaît dans ce film de Stephen Traxler oublié des blogs francophones.

Vous pouvez le regarder entier en V.O. sur YouTube.

- Trapard -

Image de prévisualisation YouTube

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CITATION CÉLÈBRE : ENTRETIEN AVEC UN VAMPIRE

CITATION CÉLÈBRE : ENTRETIEN AVEC UN VAMPIRE dans Citation célèbre 19031009061115263616152412« La peau du vampire était parfaitement blanche et lisse, comme s’il avait été sculpté dans de la craie, et son visage semblait aussi inanimé que celui d’une statue, à l’exception des deux yeux verts et brillants qui regardaient fixement le jeune homme, telles des flammes logées dans des orbites. »

(Entretien avec un Vampire – Anne Rice)



MONSTRES SACRÉS : PAZUZU

MONSTRES SACRÉS : PAZUZU dans Cinéma 14050303003115263612199975

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PAZUZU

Comme s’exclamerait un bambin imitant sa mère qui lui conseille de ne pas faire joujou avec le feu : « Pazuzu »… est un démon malfaisant. Wikipédia nous indique que « Pazuzu est une divinité secondaire de la Mésopotamie du Ier millénaire av. J.-C., le roi des démons du vent. Il peut avoir un rôle malfaisant, mais est surtout connu par son aspect de divinité protectrice, servant à combattre diverses maladies, en particulier celles touchant les femmes enceintes qu’apporte la démone Lamashtu. Plusieurs représentations de ce démon sont connues, ainsi que diverses inscriptions mettant en exergue son rôle protecteur, dont des incantations. »

Au cinéma, il est le personnage invisible mais pourtant implacablement central du film de William Fredkin, L’EXORCISTE (1973) adapté du roman de William Peter Blatty édité en 1971. Le livre et le film racontent l’histoire de la jeune Regan, âgée de 12 ans, qui se trouve être envoûtée par l’esprit de Pazuzu, à la manière d’une infection virale suite à l’exhumation d’une statuette lors de fouilles archéologiques menées en Irak.

19022207524015263616129918 dans Monstres sacrés

Le film de Friedkin ne s’étale pas vraiment sur la provenance ni sur les pouvoir de Pazuzu, préférant laisser planer une ambiguïté toute biblique autour de son démon pour rendre le film encore plus effrayant. Et comme souvent, en dépit de leurs qualités, ce sont les suites des films à succès qui apportent un surplus de détails sur nos tueurs, nos monstres ou nos démons préférés (voir LE TUEUR DU VENDREDI, FREDDY 3, ainsi que la longue saga des HALLOWEEN). Et L’EXORCISTE 2, L’HÉRÉTIQUE (1977) de John Boorman est aussi peu effrayant que nettement plus explicite au sujet de Pazuzu que son prédécesseur. Boorman nous offre d’ailleurs, au travers des séances d’hypnose, une vraie galerie d’images sur cette Assyrie antique et berceau du règne de Pazuzu, et c’est donc lui qui met vraiment à la lumière du jour le thème central qui sera développé dans les autres suites : croyances païennes contre normalisation chrétienne.

19022207523815263616129917 dans TrapardPar la suite, d’autres films ont tenté de rebondir sur le succès de L’EXORCISTE 1 ET 2, mais sans vraiment aller au-delà du stade de l’idole païenne maléfique. Quelques titres en exemples : LA POUPÉE DE LA TERREUR (1975), CRASH (1977) de Charles Band, et LA FORCE (1984) sur les pouvoirs amérindiens, et KADAICHA (1988) sur ceux issus de la culture aborigène. Et je dois en oublier beaucoup d’autres, tant les cultures amérindiennes ont hanté les Américains jusque dans les films fantastiques. Et l’Ozploitation a aussi surfé sur cette veine, et je pense qu’un film comme LA DERNIÈRE VAGUE (1977) de Peter Weir n’est finalement pas si éloigné que ça de L’EXORCISTE.

À noter aussi que le roman de Michael Crichton, Le Royaume de Rothgar qui servit à l’adaptation du TREIZIÈME GUERRIER (1999) parut en 1976, et développe plus encore le thème des cultures païennes invisibles liées à la fertilité. Mais ne citer que quelques films et romans des années 70, ce serait faire injure à toutes les publications aujourd’hui oubliées de la grande époque de la « New Age ». Mais le fait que Pazuzu ai un lien étroit avec la fertilité, cela explique 19022207555515263616129920certaines scènes violentes de mutilations dans L’EXORCISTE. Et le film laisse aussi planer un voile d’ambiguïté concernant les rites anciens et modernes du passage du stade de l’Enfance à celui de Femme. Si l’on considère la « possession » du corps et de l’esprit comme un viol, tout bon film qu’il est, L’EMPRISE (1981) de Sidney J. Furie, avec son entité violeuse, ne semble plus être qu’une version caricaturale et bisseuse de L’EXORCISTE. Mais ça, c’est « l’effet années 80 » !

Mais pour en revenir à Pazuzu, il a aussi fait un petit séjour sous la plume de Jacques Tardi, dessinateur des Aventures Extraordinaires d’Adèle Blanc-Sec, dans le volume Le Démon de la Tour Eiffel édité en 1976 et qui, à mon goût, est le meilleur de la série.

Pour conclure sur les représentations de Pazuzu, voici ce qu’indique Wikipédia :

« L’apparence de Pazuzu est connue par plusieurs représentations artistiques sur lesquelles son nom est inscrit, ne laissant pas de doute sur son identité. C’est un être hybride comme cela était courant pour les divinités démoniaques de la Mésopotamie antique. Son aspect peut légèrement varier suivant la représentation. Sa tête est en gros de forme humaine, avec un nez et une bouche de forme animale, de type canin ou félin avec de grandes dents, et des yeux globuleux. Son corps, de forme généralement humaine mais avec un tronc semblable à celui d’un chien, est généralement recouvert d’écailles. Ses mains ressemblent à des pattes d’un animal terminées par des griffes, et ses pieds sont des serres de rapace. Il est souvent représenté avec un pénis en érection qui se termine par une tête de serpent, et sa queue est celle d’un scorpion. Il dispose souvent de quatre ailes, ce qui est courant pour les génies de l’ancienne Assyrie. Son aspect est souvent menaçant : bouche montrant ses crocs ou sa langue, main droite levée en préparation d’un coup. »

- Trapard -

Autres Monstres Sacrés présentés sur Les Échos d’Altaïr :

Alien / King Kong / Predator / Créature du Lac Noir / Mutant de Métaluna / Ymir /Molasar / Gremlins / Chose / Triffides / Darkness / Morlock / Créature de « It ! The Terror from Beyond Space«   / Blob / Mouche / Créature de Frankenstein / Visiteurs /Martien de La Guerre des Mondes (1953) / E.T. / Pinhead / Michael Myers / Fu Manchu / Leatherface / Jason Voorhees / Tall Man / Damien Thorn / Toxic Avenger / Bruce : le grand requin blanc / La Momie / Le Loup-Garou / Dr Jekyll et Mr Hyde / Golem / Dracula / Orlac / La Bête / Les Krells / Les Pairans / Le Cavalier sans Tête / Le Hollandais Volant / Body Snatchers / Freddy Krueger / L’Homme au masque de cire / Godzilla / Zoltan / Les fourmis géantes de « Them ! » / Les Demoni / Shocker / Green Snake / It, le Vénusien / Bourreau de Xerxès / The Creeper / Ginger et Brigitte, les sœurs lycanthropes / Tarantula / Intelligence Martienne / She-Creature / Gorgo / La princesse Asa Vajda / Ed Gein, le boucher de Plainfield / Quetzalcoatl / Le fétiche du guerrier Zuni / Octaman / Lady Frankenstein / Les rongeurs de l’apocalypse / Le baron Vitelius d’Estera / Les Tropis / Sssnake le cobra

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CHRONIQUES LUNAIRES – TOME 1 : CINDER

CHRONIQUES LUNAIRES - TOME 1 : CINDER dans Fantastique 14072703494415263612413227

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Cinder (de Maryssa Meyer, éd. PKJ) est l’histoire d’une jeune fille à 63% cyborg, qui vit a Néo-Beijing, travaille dans son atelier de réparation d’androïdes, cyborgs et autres appareils électroniques. Ça sent la graisse et la crasse, c’est exiguë et sombre (histoire de vous donner une idée du coin). Elle a une tutrice légale (eh oui, dans le futur on ne dit plus « marâtre »), deux demi-sœurs (ça vous rappelle quelque chose ?) et sa meilleure amie n’est pas une souris mais un petit robot à la puce de personnalité défectueuse du nom de Iko. Ça c’est la présentation de notre héroïne. 

19020908022115263616113521 dans Marie-LaureLe monde dans lequel vit Cinder est en paix, les guerres ont cessé, humains et androïdes cohabitent ensemble même si ces derniers sont considérés comme des rebuts de la société. Tout le monde a une puce d’identité implantée dans le bras dès la naissance (sans ça vous n’existez pas). Depuis quelques années sévit une maladie contagieuse, la létumose, qui décime la population. Personne n’est épargné, même l’empereur de New-Beijing est touché. On utilise alors les androïdes comme cobayes pour trouver un remède, mais pour le moment c’est assez inefficace. 

Il y a un peuple, les « Lunaires », qui vit uniquement sur la lune, dont la reine est un véritable tyran avec des pouvoirs hors du commun. En effet, les Lunaires ont un don, celui de modeler à volonté la conscience des autres êtres vivants, don plus ou moins développé suivant chacun, sachant que les plus forts sont assassinés par les sbires de la reine (ce qu elle a fait à la famille royal pour avoir et garder le trône) et ceux sans pouvoirs (nommés les coquilles), condamnés à mort car … bah… ils sont « différents ». Les lunaires sont interdits sur Terre car leur pouvoir est dangereux.

19020908041615263616113523Revenons à Cinder. Ce jour-là, Cinder est occupée à changer son pied. Iko lui a trouvé un pied cyborg qui correspond mieux à sa taille plutôt que le petit pied qu’elle traîne depuis ses 11 ans et qui n’a pas grandi, lui, contrairement au reste de sa personne. Elle est joie en resserrant boulons et vis et en connectant les fils nerveux entre eux, lorsque surgit « incognito » le prince Kaito (Kay), fils de l’empereur, dans son échoppe. Il a besoin d’elle pour une mission de la plus haute importance ! Sa Nanni, gouvernante, est en panne… Erf !… Bon, c’est le prince… et elle, Cinder, tombe sous le charme. Bah oui, normal, elle cache sa condition de cyborg et accepte de réparer la Nanni. Hourra ! Sauf que, avant que cela puisse se faire, sa demi-sœur tombe malade. La belle-mère qui cherchait à se débarrasser de Cinder depuis longtemps l’envoie comme volontaire tester un nouveau vaccin contre la létumose. Cinder découvre alors qu’elle est immunisée. Le docteur lui révèle certains secrets, sur elle, sur les Lunaires, etc. En échange, elle doit venir souvent faire des tests. Ça pourrait sauver la race humaine. Du coup, elle croise souvent le prince  qui ne sait toujours rien sur elle. L’amour naissant, etc, (instant gnan gnan) , il l’invite même au bal. 

19020908060115263616113525Sa demi-sœur meurt. Cinder est dévastée par le chagrin. L’empereur meurt, le peuple est dévasté par le chagrin. Le prince Kay devient empereur, doit se trouver une impératrice. La reine lunaire Levana entre en scène, arrive sur Terre afin de conclure avec lui le marché que son père a toujours refusé (les épousailles) sinon ce sera la guerre. Bref, le conte de fées part en sucette, mais Cinder découvre des choses qui pourraient peut être changer les destins terriens et lunaires…

Voilà, je n’en dis pas plus (je viens d’effacer la moitié de mon texte car je me suis rendue compte à sa lecture que je racontais toute l’histoire !). Pour conclure, ce livre malgré son titre et sa couverture un peu trop « éditions Harlequin » à mon goût, est fascinant dès la première page. J’ai pu oublier le côté conte de fées pour me focaliser sur le côté cyborg de Cinder et sa forte personnalité. J’y ai vu un petit air de Gally (Alita, Gunnm) et ça, ça m’a de suite charmée. Puis le mélange maladie mortelle type peste, enrôlement de force des cyborgs en tant que cobayes, peuple extraterrestre opprimé mais avec des pouvoirs, groupes de rebelles Lunaires, complots et culture asiatique qu’on retrouve dans ce livre (Néo-Beijing est la capitale du royaume oriental), tout ce que j’aime en somme, a achevé mes réticences sur sa lecture.

19020908081515263616113526Dès le début je n’ai pas eu l’impression de lire un livre mais plutôt de voir un animé japonais tant les détails décrits sont précis (que ce soit la description des rues, des habitants, des réparations cyborgs de Cinder, de l’évolution moche de la maladie et même les scènes de repas). J’ai eu plaisir à découvrir ce mélange d’univers. Cette réécriture d’un conte de fées à la sauce SF est une réussite, les petits clins d’œil à Cendrillon sont là et bien sympas (le petit pied n’est pas mignon, là, il handicape Cinder. Celle qui pourrait être sa marraine la bonne fée dans cette histoire ce pourrait être Iko. Le véhicule qu’elle trouve en décharge avec lequel elle va essayer de s’enfuir est un tas de boue orange, etc.). Heureusement d’ailleurs pour un conte revisité !

Les seuls bémols, mais on ne peut y échapper, c’est la romance entre les deux protagonistes, la couverture qui pour moi dessert grandement le livre et le fait aussi qu’il finit en cliffhanger, ce que je déteste quand je n’ai pas encore la suite !

- Marie-Laure -

Autres articles de Marie-Laure :

Orgueil & Préjugés & Zombies / Laisse-moi entrer / Prince Lestat et l’Atlantide / Anno Dracula / Anno Dracula : Dracula Cha Cha Cha / La Destinée, la Mort et moi, comment j’ai conjuré le sort

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SEYTAN (1974)

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SEYTAN (1974)

SEYTAN est le « Turkish Exorcist », autrement dit le remake turc du film de Friedkin tourné dans la foulée de l’original. Au moins, avec ce type de remake, inutile de chercher les points communs plagiés au film d’origine que l’on retrouve dans tous les dérivés de L’EXORCISTE, de l’ANTÉCHRIST à EXORCISMO puisqu’ici, la trame est quasi-identique.

L’intrigue : Une jeune fille de 12 ans qui habite avec sa mère dans un quartier bourgeois est possédée par le démon…

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Même la fillette turque, incarnée par Canan Perver, a de faux airs de Linda Blair. L’intro avec l’archéologue dans les ruines, le grand appartement à deux étages, les rats dans le grenier, la fillette somnambule qui urine devant une assemblée ou qui est projetée sur son lit, l’immense escalier, la scène de vomissures et l’excision (non pas avec un crucifix mais avec une statuette coupante) et 19020604123915263616109263 dans Fantastiquel’exorcisme final… Tout y est. Même le morceau de Mike Oldfield est réutilisé régulièrement de manière obsessionnelle. Seule la foi chrétienne du prêtre exorciste est remplacée par un l’érudition d’un archéologue et un policier qui enquêtent sur les croyances de démonologies locales. Le Seytan du film étant évidemment le démon coranique.

L’intérêt de SEYTAN, en plus d’être plus agréable à regarder que la moyenne des remakes turcs, vient de cette tentative du réalisateur Metin Erksan de vouloir jongler entre deux options : la jeune Gül est-elle atteinte d’une maladie psychique ou d’une possession démoniaque ? Ce dualisme sera beaucoup plus présent dans L’EXORCISTE 2 : L’HÉRÉTIQUE de John Boorman, en 1977. Et plus présent encore, dans L’EMPRISE (1981) de Sidney J. Furie. Du coup, Gül se voit contrainte de répondre à des exigences médicales souvent ridicules, et parfois visuellement et involontairement cocasses, comme la scène des électro-chocs. Mais à part quelques touches d’humour, l’ensemble se veut très sérieux

Vous pouvez regarder le film avec des sous-titres anglais ici.

- Trapard -

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CTHULHU : LES CRÉATURES DU MYTHE

CTHULHU : LES CRÉATURES DU MYTHE dans Fantastique 14072703494415263612413227

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Cthulhu : les Créatures du Mythe, écrit par Sandy Peterson et publié chez Bragelonne, est, comme son nom l’indique, un livre regroupant le maximum de créatures légendaires issues des œuvres du Mythe. Il s’agit en fait d’un petit ouvrage de plus de 150 pages rédigé d’après l’édition originale du guide de terrain de Sandy Petersen, publié en 1988 chez Descartes sous le titre Les Monstres de Cthulhu. Cela vous dit certainement quelque chose si vous avez connu le jeu de rôle L’Appel de Cthulhu… Cette nouvelle version, revue et corrigée si l’on peut dire, a été supervisée par Mike Mason et Vincent Lelavechef.

Cthulhu : les Créatures du Mythe se présente donc comme un carnet de notes à propos d’entités surnaturelles et de créatures qui sont par-delà le mur du sommeil. Il se veut le témoignage de chercheurs experts en surnaturel qui ont étudié, presque malgré eux, ces créatures dangereuses. La jolie mise en page est donc celle d’un carnet jauni par le temps où de superbes illustrations côtoient des fiches très complètes sur les monstres en question, tels Azathoth, le Polype Volant, Rhan-Tegoth, le Chat d’Ulthar, le Serviteur de Karakal… et bien sûr les vedettes comme Cthulhu, Nyarlathotep, Shub-Niggurath et tant d’autres. Un indispensable petit guide pour tout amateur du grand Lovecraft et bien sûr du mythe de Cthulhu.

« Vous tenez entre vos mains les cahiers de notes et d’esquisses d’anthropologues partis à la recherche de secrets impies et qui, le plus souvent, ont payé leurs découvertes de leur vie ou de leur santé mentale. Les croquis illustrent dans quel état d’esprit malsain les malheureux se trouvaient lorsqu’ils les ont tracés, parfois avec de l’encre, dans d’autres cas avec leur sang ou des substances inconnues.

Cthulhu, Azathoth, Nyarlathotep, Yog-Sothoth et bien d’autres aberrations fondatrices du Mythe sont ici présentées, chacune avec une description détaillée, une illustration couleur, son symbole, sa taille par rapport à l’humain, son mode de déplacement et ses particularités.

Face à de telles abominations, méfiez-vous, car votre équilibre mental risque d’être profondément ébranlé… »

- Morbius – (morbius501@gmail.com)

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THE THIRSTY DEAD (1974)

THE THIRSTY DEAD (1974) dans Cinéma bis 19012907014515263616097059

THE THIRSTY DEAD (1974)

Voilà un bien étrange film, kitsch à souhait, mais pas inintéressant. C’est une co-production américaine avec les Philippines et réalisée par l’acteur de télévision Terry Becker. THE THIRSTY DEAD est aussi sorti en VHS sous le titre BLOOD HUNT. Mais pas en France, semble-t-il. On pourrait aussi le confondre avec un autre film philippin beaucoup plus connu, traitant aussi de vampirisme, mais de manière plus thrash : BLOOD THIRST (1971) de Newt Arnold.

THE THIRSTY DEAD est plutôt un film fourre-tout qui mélange les genres : policier, WIP (films de femmes prisonnières), film de sectes, exotisme et horreur.

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L’intrigue : En l’espace d’un mois, sept jeunes femmes sont enlevées à Manille par des membres d’un culte de la mort qui a besoin de leur sang pour rester immortels. Il s’avère que les femmes sont transportées dans une forêt lointaine, afin d’y être sacrifiées pour leur sang afin que les membres de la secte puissent maintenir leur jeunesse éternelle…

Un scénario qui ressemblerait presque à celui de LA SECTE DES CANNIBALES (1981) d’Umberto Lenzi. Mais même si THE THIRSTY DEAD n’est pas un très bon film, il innove un peu en reprenant ce thème du vampirisme exotique présent dans  THE WOMAN EATER (1958) avec ses vierges offertes en sacrifice dans le but de reconquérir ou d’inverser la vie éternelle. Cette déviance du vampirisme (proche du cannibalisme) a aussi été très bien exploitée en France par Alain Jessua dans TRAITEMENT DE CHOC (1973) ou par Raphaël Delpard avec LA NUIT DE LA MORT (1981), ainsi qu’en Australie avec SOIF DE SANG (1979, Thirst) de Rod Hardy.

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Mais dans THE THIRSTY DEAD, le suspense est plutôt plat et les bavardages sont légions. L’intérêt réside dans la présence de jolies comédiennes piégées au milieu d’une secte aux fringues ultra-kitschs vivant au milieu de nulle part.

L’ex-maquilleuse et réalisatrice d’effets spéciaux, Cecile Braun, a réussi quelques effets gores ou de vieillissement. Sa carrière semble s’être limitée à de petites productions philippines ainsi qu’à quelques films à succès sur la guerre du Vietnam comme PLATOON (1986) et HAMBURGER HILL (1987).

En attendant mieux, vous pouvez regarder THE THIRSTY DEAD en V.O. sur YouTube.

- Trapard -

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