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Archive pour la catégorie « Fantastique »

THE RUINS (2008)

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THE RUINS (2008)

Réalisation : Carter Smith

Scénario : Scott B. Smith, d’après son roman

Production : Chris Bender, Stuart Cornfeld et Ben Stiller

Musique : Graeme Revell

Pays : États-Unis, Allemagne, Australie, 2008

Interprètes : Shawn Ashmore, Jena Malone, Jonathan Tucker…

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THE RUINS est une série B assez classique mais très réussie qui est passée dans les mailles du filet des réussites ultra-médiatisées, et c’est plutôt dommage. Le film de Carter Smith démarre d’ailleurs en pleine mode de ce sous-genre exotico-gore à base de jeunes Américains qui voyagent dans des pays dont les cultures vendues aux touristes cachent une misère économique qui se résume généralement par 3FS1Ib-ruins3 dans Fantastiquedes pièges à base de trafics d’organes. Un peu comme une métaphore de l’expansion inaboutie du socialisme dans le tiers-monde qui est finalement devenue un piège à « bobos ». Parmi les titres phares qui ont suivi le succès d’HOSTEL (2005) d’Eli Roth, il y a TURISTAS (2006), BORDERLAND (2007), AND SOON THE DARKNESS (2010), Eli Roth faisant même évoluer la thématique avec un humour cynique avec THE GREEN INFERNO (2013).

Du coup, quand THE RUINS est sorti en DVD, rien ne semblait impliquer qu’il sortirait du lot.

L’intrigue : En vacances à Cancún, au Mexique, un groupe de jeunes gens décide de rejoindre le frère de l’un d’entre eux, parti explorer une pyramide sacrée. Arrivés sur le site, ils sont accueillis par des hommes armés s’exprimant en langue maya et sont contraints de se réfugier au sommet de la pyramide tapissée d’une étrange liane grimpante…

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La problématique avec THE RUINS, si problématique il y a, c’est que le film n’apporte aucun message socio-économique et ferait presque figure de « réac » s’il n’était pas passionnant de bout-en bout, avec son histoire de liane carnivore et gardienne d’un temple sacré. Puis le thème des sites archéologiques cachés cadre bien avec la politique coutumière kanak actuelle de refuser une géolocalisation QKS1Ib-ruins5globaliste de leurs sites funéraires. Et ce qui n’est pas normalisé implique forcément une touche de mystère. Dans THE RUINS, c’est une poignée de descendants de la civilisation maya, vivant recluse dans la jungle aux alentours du temple, qui apporte en premier lieue une dimension brutale et décalée, avant que le film vire carrément au cauchemar mystique. D’ailleurs les échanges brutaux en langue maya, même s’ils sont incompréhensibles pour le spectateur lambda, laissent au moins entendre à plusieurs reprises le nom obscur de « Caltiki ». Ce nom est aussi celui d’une déesse dont le temple sacré est protégé par une gigantesque créature blobesque dans le film de Riccardo Freda et de Mario Bava, CALTIKI, LE MONSTRE IMMORTEL (1959, Caltiki – il mostro immortale) dont voici le résumé :

Un groupe de scientifiques découvre dans une grotte d’un temple Maya dédié à la déesse Caltiki, une créature informe et cannibale, vieille de 20 millions d’années qui est finalement détruite. Un des morceaux a dissout le bras d’un des archéologues et modifié agressivement son comportement. Le morceau qui est resté accroché est enlevé et étudié par le biologiste du groupe. L’être unicellulaire réagi à la radioactivité et la comète Arsinoé qui passe tous les milliers d’années, justement présente, augmente la radioactivité ambiante, déclenchant la division et la croissance accélérée du monstre. L’armée intervient et détruit la menace aux lances-flammes…

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Évidemment, THE RUINS en est la version minimaliste et épurée de toutes prophéties astrologique, mais elle n’en reste pas moins efficace, effrayante et gore. Puis les lianes meurtrières sont nettement plus crédibles et meurtrières que le blob du film de Freda et Bava. Autrement dit, THE RUINS est une très bonne série B sans prétention aucune, si ce n’est de faire passer un bon moment à ses spectateurs.

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HALLOWED GROUND (2007)

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HALLOWED GROUND (2007)

Réalisation : David Benullo

Scénario : David Benullo

Production : Daniel Grodnik

Musique : Neal Acree

Pays : États-Unis

Année : 2007

Interprètes : Jaimie Alexander, Brian McNamara, Ethan Phillips, Chloë Grace Moretz…

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Thème archi-connu et archi-revisité depuis DARK NIGHT OF THE SCARECROW et les CHILDREN OF THE CORN jusqu’aux JEEPERS CREEPERS… Ou comment revenir sans cesse sur les mythes surnaturels de la colonisation américaine. Dans ce sens, HALLOWED GROUND aka EVIL GROUND n’apporte rien de nouveau, si ce n’est qu’il se laisse regarder agréablement.

L’intrigue : Suite à une panne de sa voiture, Liz Chambers est forcée de rester dans la petite ville de Hope le temps que la pièce défectueuse soit livrée. Sur les lieux, elle se lie d’amitié avec une journaliste venue enquêter sur le passé nébuleux du petit village. Alors que les deux femmes visite la maison du Révérend Hathaway, le fondateur de la ville, la journaliste est assassinée par un épouvantail qui a pris vie. Rapidement, Liz se voit poursuivie par l’épouvantail, puis par les citoyens de Hope, qui voient en elle l’élue pour la résurrection du Révérend Hathaway…

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Le film ne se trouve qu’en VO, car il est toujours inédit en France semble-t-il. En fait, j’ai pisté cette petite série B sur Internet parce qu’à force de revoir le remake de CARRIE, j’ai fini par penser que Chloë Grace Moretz a complètement détrôné Sissy Spacek dans la peau de Carrie White. Du coup, j’ai suivi sa filmo pour revoir tous les films d’horreur dans lesquels elle a joué lorsqu’elle était fillette : le remake YQ6xIb-hal4 dans Trapardd’AMITYVILLE (2005), HEART OF THE BEHOLDER (2006), le ZOMBIE de J.S. Cardone, le remake de THE EYE (2008) et, bien sûr, le remake de MORSE produit par la Hammer (LAISSE-MOI ENTRER). Comme elle est encore très jeune, elle a ce jeu un peu figé, poupon et répétitif, mais elle arrive tout de même à donner de la dimension à certains de ses personnages. C’est la cas par exemple avec le polar KILLING FIELDS (2011) où elle joue aux côtés de Jeffrey Dean Morgan (le Negan de WALKING DEAD mais dans un rôle moins lourdingue).

Dans HALLOWED GROUND, Chloë Grace Moretz joue l’un des personnages centraux en fillette de service en quête de fuite. Mais c’est Jaimie Alexander en début de carrière elle aussi (depuis elle est la princesse Sif des THOR) qui interprète la jeune citadine traquée dans un village figé dans son propre espace-temps avec son lot de superstitions, de corbeaux et d’épouvantails vivants…

Donc rien de nouveau du côté des champs de maïs, mais le film n’est pas mauvais. Par contre petit budget oblige, il n’y a quasiment pas d’effets spéciaux. Tout se joue au contraire sur l’ambiance et la tension du spectateur.

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LE FILM EN ENTIER ET EN VERSION ORIGINALE :

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GODMONSTER OF INDIAN FLATS (1973)

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GODMONSTER OF INDIAN FLATS (1973)

Réalisateur : Fredric Hobbs

Scénariste : Fredric Hobbs

Producteur : Robert S. Bremson

Musique par André Brummer

Montage : Richard S. Brummer

Pays : États-Unis

Année : 1973

Interprètes : Christopher Brooks , Stuart Lancaster et E. Kerrigan Prescott…

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Après les lapins-mutants des RONGEURS DE L’APOCALYPSE (1972) et la belette-mutante de WEASELS RIP MY FLESH (1979), j’ai eu le bonheur de suivre les péripéties du mouton-mutant de GODMONSTER OF INDIAN FLATS (1973) grâce aux choix toujours incroyables de l’éditeur américain Something Weird Video. Il semble d’ailleurs que le film ait même eu les honneurs d’une édition en Blu-Ray pour les fans hardcore. Mais le DVD a l’avantage de présenter quelques bonus très sympas, dont un film de sexploitation complètement improbable (THE GEEK, 1971) qui raconte l’histoire d’un Bigfoot qui viole une campeuse… En revanche, notre mouton-mutant est beaucoup plus soft dans ses attaques :

dX0wIb-god7 dans FantastiqueUn éleveur de moutons découvre un embryon de mutation dans son troupeau. Le mutant est emmené dans le laboratoire secret du docteur Clemens et de son fidèle assistant Mariposa. Le Dr Clemens découvre que la vieille mine dégage d’étranges vapeurs de phosphore pouvant être à l’origine de la mutation et qu’elle est aussi à l’origine de la vieille légende traitant d’un monstre qui hantait autrefois la région. Clemens met la créature dans une chambre d’incubation et le mouton-mutant se transforme rapidement en une créature de 8 pieds de haut, qui lui échappe et commence à terrifier la ville…

GODMONSTER OF INDIAN FLATS est extrêmement Z mais assez amusant. On sent bien que le réalisateur n’a pas cherché à élaborer une crédibilité quelconque pour son histoire, mais surtout qu’il a réalisé son film en très peu de temps et avec très peu de moyens. Le personnage principal est un redneck éleveur de moutons fringué avec une veste en peau de mouton, et évoluant dans un univers de Far-West où des cow-boys à l’ancienne conduisent des Jeep. On assiste à des duels alcoolisés où ça tire dans tous les sens, jusqu’à blesser un pauvre chien qui se retrouve à faire le mort, allongé sur le dos en secouant la queue. C’est pour vous annoncer la couleur et pour bien préciser que les grosses ficelles du film sont de véritables cordes d’amarrage pour pétroliers. Ce GODMONSTER OF INDIAN FLATS (1973) m’a rappelé, par certains égards, CURSE OF THE HEADLESS HORSEMAN (1972), un autre bidule bien fumeux qui traite du cavalier sans tête.

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Mais le clou du spectacle ce sont évidemment les attaques du mouton-mutant qui ressemble surtout à un vieux cadavre de bovidé qui n’a pas perdu sa belle laine et qui évolue dans un monde d’éleveurs rednecks. Certaines scènes font même un peu penser à une VALLÉE DE GWANGI du pauvre. Le look craignos du mouton a été conçu par le réalisateur lui-même, qui le filme assez peu et très mal, ce qui rend ses apparitions très peu crédibles. Mais c’est aussi ce qui confère à l’ensemble du film un côté agréablement décalé.

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Du coup, je me suis demandé si je n’allais pas venir déguisé en mouton-mutant pour rendre visite à Morbius dans son stand au Week-End Geek. Puis j’ai repensé à la chaleur du mois de novembre, ainsi qu’aux mouches qu’attireraient à coup sûr un tel costume, donc voici plutôt le film en entier et en version anglaise sur Dailymotion.

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MONSTRES SACRÉS : LE DOCTEUR FREUDSTEIN

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LE DOCTEUR FREUDSTEIN

Un nom bien énigmatique pour un tueur fantôme. Un mélange entre Freud et Frankenstein qui laisse rêveur, à moins qu’il s’agisse plutôt de cauchemar.

Le Docteur Freudstein est l’anti-héros de LA MAISON PRÈS DU CIMETIÈRE (1982, Quella villa accanto al cimitero), réalisé par Lucio Fulci et co-écrit par Dardano Sacchetti, un habitué du mélange des genres. Et LA MAISON PRÈS DU CIMETIÈRE reprend certains thèmes du cinéma d’Épouvante et du film de maison hantée, tout en l’agrémentant d’ingrédients de Slashers.

L’intrigue : En 1981, Norman, un professeur d’Histoire, son épouse Lucy et leur petit garçon Bob s’installent pour 6 mois dans une maison de la Nouvelle-Angleterre près de Boston. La maison a appartenu au Dr. Freudstein. Or, le prédécesseur de Norman travaillait justement à une étude sur cet inquiétant docteur avant de tuer sa maîtresse et de se suicider. En parallèle, une petite fille visible sur une ancienne photo de la maison entre en contact télépathique avec Bob pour le mettre en garde et l’inciter à fuir la maison…

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Le Docteur Freudstein est entrevu comme une créature décharnée aux allures zombiesques, et assassinant sauvagement à l’arme blanche les habitants et autres visiteurs de la maison. Entre malédiction gothique avec son lot d’esprits fantomatiques et de portraits mystérieux (la photographie de la fillette remplace le fameux portrait ovale), LA MAISON PRÈS DU CIMETIÈRE retourne aux origines du film de « Old Dark House » des années 20-30-40, dans lequel le surnaturel sert généralement d’alibi pour camoufler des crimes mystérieux. Dans les années 60 et 70, le « giallo » italien et espagnol est revenu aux origines surnaturelles de la « Old Dark House » en y mêlant la violence sadique du « film noir » américain et du « krimi » allemand. Ce qui nous amène finalement aux premiers Slashers américains si situant dans de grandes demeures familiales (SILENT NIGHT, BLOODY NIGHT, BLACK CHRISTMAS)… et à SUSPIRIA (1976) et INFERNO (1979) de Dario Argento, à LA MAISON AUX FENÊTRES QUI RIENT (1976) de Pupi Avati, à BARON VAMPIRE (1977) et aux DÉMONS DE LA NUIT (1977) de Mario Bava. Et à cette étrange MAISON PRÈS DU CIMETIÈRE, sorte de Maison-Vampire. Sauf que contrairement aux films pré-cités, la présence du démon est localisée dans ce film, non plus dans un grenier ou dans une mansarde… mais dans la cave.

J’en profite pour ouvrir une parenthèse sur la géolocalisation du Malin :

En effet, si au cinéma le Mal rôde souvent près des cimetières, il a surtout tendance à se choisir un lieu clos pour diffuser ses ondes fétides. Et le grenier cristallise évidemment l’espace maudit dans les films se situant dans des manoirs, des châteaux ou dans de très grandes demeures anciennes, comme si le Malin cherchait à s’interposer entre la chapelle triangulaire intérieure de la toiture… et le « Ciel ». On peut aussi croiser sa présence maléfique dans les greniers ou dans des chambres closes abandonnées situées aux étages supérieurs d’anciens immeubles aristocratiques new-yorkais (L’EXORCISTE, LA SENTINELLE DES MAUDITS, INFERNO, L’ENFANT DU DIABLE. La ville de New-York n’ayant pas le monopole de ce type de demeures très anciennes, on peut aussi croiser ce type d’intrigues surnaturelles en Allemagne (SUSPIRIA), en Autriche (BARON VAMPIRE), en Angleterre (L’AVENTURE DE MADAME MUIR, LES INNOCENTS, THE GHOUL, LES AUTRES…), dans le nord de l’Amérique (LA MAISON DES DAMNÉS) ou dans le Sud (LA MAISON DU DIABLE, LE COULOIR DE LA MORT).

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Je vous passe les histoires de malédictions ou de fantômes se situant dans des phares ou des moulins, et même dans de grands immeubles ultra-modernes, pour ramener le Mal au niveau du sol. Donc à hauteur d’homme, créant ainsi une dissociation plus complexe et psychologique entre le Bien et le Mal. Par exemple, dans des films comme DANSE MACABRE (1964), LA MAISON QUI TUE (1971) et MONTCLARE, RENDEZ-VOUS DE L’HORREUR (1982) l’ambiguïté se situe un peu partout dans la maison, comme dans un espace spatio-temporel en suspend. Ainsi, la dissociation entre le Bien et le Mal et entre le Passé et le Présent, s’avère plus sinueuse. Et dans le cinéma d’horreur aux relents nécrophiles, le Mal se trouve évidemment au niveau du sol, ou des cryptes ou des caveaux en sous-sol, laissant remonter les vapeurs purulentes vers les lieux habités (LE CORPS ET LE FOUET, L’EFFROYABLE SECRET DU DOCTEUR HICHCOCK, LA TOMBE DE LIGEIA). Les émanations des cimetières ramènent aussi au sujet de POLTERGEIST (1982), tout comme aux émanations des sous-sols des Grands Anciens lovecraftiens (LA MALÉDICTION D’ARKHAM, NECRONOMICON).

Mais depuis les années 70, les malédictions enfouies dans les caves de maisons plus modestes se sont développées et même imposées, mélangeant un peu toutes les superstitions (LES DÉMONS DE LA NUIT, FRAYEURS, AMITYVILLE, EVIL DEAD, LA MAISON DE LA TERREUR, ZEDER). Et c’est dans cette localisation un peu fourre-tout du cinéma de série B, qu’opère la malédiction du Docteur Freudstein.

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En 2015, le réalisateur Ted Geoghegan a proposé avec WE ARE STILL HERE, une relecture passionnante du film de Lucio Fulci, avec dans les rôles principaux, Barbara Crampton (RE-ANIMATOR) et Lisa Marie (la Vampira d’ED WOOD).

L’intrigue : En 1979, à la suite du décès de leur fils Bobby dans un accident de voiture, Anne et Paul Sacchetti ont décidé de s’installer dans une nouvelle maison rurale en Nouvelle-Angleterre . Paul espère que ce sera thérapeutique pour Anne, car le décès l’a amenée à sombrer dans une profonde dépression. Cependant, dès qu’ils arrivent, Anne commence à affirmer que Bobby est présent dans la maison et la voisine Cat McCabe les avertit de quitter la maison. La maison a été construite dans les années 1800 par la famille Dagmar en tant que salon funéraire. Les Dagmars auraient été chassés du village après que les habitants de la ville eurent découvert qu’ils escroquaient leurs clients en vendant les cadavres et en enterrant des cercueils vides…

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Autres Monstres Sacrés présentés sur Les Échos d’Altaïr :

Alien / King Kong / Predator / Créature du Lac Noir / Mutant de Métaluna / Ymir /Molasar / Gremlins / Chose / Triffides / Darkness / Morlock / Créature de « It ! The Terror from Beyond Space«   / Blob / Mouche / Créature de Frankenstein / Visiteurs /Martien de La Guerre des Mondes (1953) / E.T. / Pinhead / Michael Myers / Fu Manchu / Leatherface / Jason Voorhees / Tall Man / Damien Thorn / Toxic Avenger / Bruce : le grand requin blanc / La Momie / Le Loup-Garou / Dr Jekyll et Mr Hyde / Golem / Dracula / Orlac / La Bête / Les Krells / Les Pairans / Le Cavalier sans Tête / Le Hollandais Volant / Body Snatchers / Freddy Krueger / L’Homme au masque de cire / Godzilla / Zoltan / Les fourmis géantes de « Them ! » / Les Demoni / Shocker / Green Snake / It, le Vénusien / Bourreau de Xerxès / The Creeper / Ginger et Brigitte, les sœurs lycanthropes / Tarantula / Intelligence Martienne / She-Creature / Gorgo / La princesse Asa Vajda / Ed Gein, le boucher de Plainfield / Quetzalcoatl / Le fétiche du guerrier Zuni / Octaman / Lady Frankenstein / Les rongeurs de l’apocalypse / Le baron Vitelius d’Estera / Les Tropis / Sssnake le cobra / Pazuzu / Sil / Pluton

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LA QUÊTE D’EREKOSË – Tome 1 – de Michael Moorcock (1970)

LA QUÊTE D'EREKOSË - Tome 1 - de Michael Moorcock (1970) dans Fantastique 14072703494415263612413227

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« Avais-je flotté une éternité dans les limbes ? Étais-je vivant – mort ? Y avait-il le souvenir d’un monde existant dans le passé lointain ou l’avenir éloigné ? D’un autre monde apparemment plus proche ? Et les noms ? Étais-je John Daker ou Erekosë ? Étais-je l’un et l’autre ? Bien d’autres noms – Corum Bannan Flurrun, Aubec, Elric, Rackhir, Simon, Cornelius, Asquinol, Hawkmoon – s’enfuyaient sur les rivières spectrales de ma mémoire. Désincarné, je flottais dans l’obscurité. »

De la vie de John Daker, le lecteur du Champion Éternel n’apprendra que peu de choses avant que ce père de famille, a priori cultivé, de la fin du 20e siècle ne voit son sommeil troublé par d’étranges visions. Grâce à un antique sortilège, le vieux roi Ringaros et sa fille Iolinda parviennent à réincarner l’esprit de Daker dans le corps du guerrier légendaire Erekosë. Afin d’accomplir sa destiné cosmique, l’ultime défenseur de l’Humanité va devoir choisir son camp dans une guerre génocidaire qui oppose, depuis des millions d’années, sa race à celle des inhumains Xenans. Mais a-t-il réellement la liberté de ce choix ?

19070707234315263616302297 dans LittératureSouvent considérée comme une œuvre mineure dans l’Hypercycle du Multivers, bricolé par Michael Moorcock pendant près de quarante ans, La Quête d’Erekosë mériterait sans doute d’être réévaluée par certains adeptes exclusifs d’Elric, l’empereur albinos névrosé de Melnibonée. Recyclant avec un certain bonheur les clichés de la science fantasy façon Burroughs[1] – transmigration de l’âme du héros dans le corps d’un guerrier intrépide, civilisation extra-humaine, cités exotiques à l’architecture débridée, science mystérieuse qui confine à la sorcellerie… – ce premier tome offre surtout une réflexion pertinente sur la notion de libre arbitre, dans un univers en perpétuelle recherche d’équilibre entre la Loi et le Chaos.

« Ce n’était pas mon destin de faire éternellement la guerre – c’était le destin de toute ma race. Comme j’appartenais à cette race – mieux : comme je la représentais -, je devais, moi aussi, faire éternellement la guerre. Et c’était ce que je voulais éviter. L’idée de me battre toujours, partout où l’on me le demandait, m’était insupportable. Et pourtant, tous mes efforts pour briser ce cercle seraient inutiles. »

Inhérente à la figure du Champion éternel, telle que Moorcock la développe dans la plupart de ses autres récits directement liés au concept de Multivers (les cycles d’Elric, Hawkmoon et Corum), cette réflexion est rendue ici d’autant plus prégnante par à une narration prise en charge par le héros lui-même – dont le titre se confond, au passage, avec celui du roman – un héros aux rêves perpétuellement hantés par le souvenir de ses incarnations passées et à venir, qui vient remettre en question la portée morale de ses actes présents.
_______________________________________________________________
[1] Notamment son fameux Cycle de Mars, auquel Moorcock a par ailleurs rendu hommage, au milieu des années 1960, avec une trilogie du Cycle du guerrier de Mars plus distrayante qu’originale.

- Le Hangar Cosmique -

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MONSTRES SACRÉS : PLUTON

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PLUTON

Malgré son nom de planète naine, Pluton est un tueur sanguinaire à tendances cannibales. Ce personnage est l’un des méchants de LA COLLINE A DES YEUX (1977) de Wes Craven.

19062606134715263616286773 dans FantastiqueLe personnage de Pluton a été immortalisé par l’acteur Michael Berryman avec son visage atypique né du Syndrome de Christ-Siemens-Touraine (donc dépourvu de système pileux, de glandes sudoripares, d’ongles et de sensibilité dans certains nerfs). Pas forcément très présent à l’image, Michael Berryman n’en est pas moins charismatique en assassin dégénéré. D’ailleurs, avec un peu de recul cinéphile, Pluton et sa fratrie satellite consanguine (Mars, Jupiter et Mercure) deviennent vite très sympathiques, un peu comme avec les détraqués de LA DERNIÈRE MAISON SUR LA GAUCHE (1972).

Le film de Craven a finalement permis à Michael Berryman de se faire une place dans ce type de cinéma, alors que son rôle précédent d’aliéné mental dans VOL AU-DESSUS D’UN NID DE COUCOU (1975) de Milos Forman n’est finalement qu’anecdotique, convenu et peut-être un peu maladroit. Ce choix de « tronche » par Wes Craven pour son film peut être vu comme une continuité d’un cinéma de genre des années 40 et 50 dans lesquels des acteurs atteints d’acromégalie interprétaient des monstres souvent assassins. Ce à quoi, on peut ajouter le thème du film qui est une référence directe aux années 50 :

19062606160415263616286774 dans Monstres sacrésUne famille d’Américains moyens, les Carter, décide de partir en voyage en Californie, afin de pouvoir mieux resserrer les liens. Le père, Big Bob, est un ancien policier de Cleveland mis à la retraite pour des problèmes de cœur. La famille est composée de sa femme Ethel, de leur fille aînée Lynn, du mari de celle-ci Doug et de leur bébé Catherine, de Brenda, la seconde fille de Bob, et de Bobby. Alors qu’ils cherchent un raccourci sur une route du désert du Nouveau-Mexique (zone d’essais nucléaires dans les années 1950, reconvertie en base pour l’aviation) et que Big Bob insiste pour visiter une mine de fer abandonnée, ils ont un accident et les pneus sont crevés. C’est le début d’une longue descente aux enfers, car ils deviennent la proie d’une famille de cannibales vivant cachée dans les collines voisines…

Alors presque au sommet de sa gloire dans le domaine du Bis, donc juste avant UNE CRÉATURE DE RÊVE, AMAZONIA LA JUNGLE BLANCHE et BARBARIANS, Berryman a repris le rôle de Pluton dans la suite directe de LA COLLINE A DES YEUX en 1985. Donc, on reprend nos méchants de service et on les confronte à l’un des survivants du premier massacre encore traumatisé (voir ici une petite connexion avec le cinquième volet de la saga des VENDREDI 13 sorti la même année). Il retourne sur les lieux du crime pour se venger avec sa bande de copains, histoire de surfer sur la mode du teen-movie, alors typique du milieu des années 80. Et son rôle de motard mutant dans UNE CRÉATURE DE RÊVE ressemble presque à un caméo et à une référence à LA COLLINE A DES YEUX 2.

Huit ans après le massacre de sa famille, Bobby Carter est traumatisé. Il a cependant réussi à s’en sortir en créant un groupe de motards avec Ruby, la fille de Jupiter, qui se fait désormais appeler Rachel. Le groupe souhaite alors participer à une course dans le désert, non loin de là où la famille Carter a eu son accident. Bobby a alors un très mauvais pressentiment et malgré le conseil de son psychiatre, refuse d’y aller. Ruby s’y rend alors avec Cass, Roy, Harry, Hulk, Foster, Sue et Jane. En retard, la bande décide de prendre un raccourci par le désert, mais leur bus tombe en panne en plein milieu du désert… Les cannibales défigurés refont surface…

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En 2006, Wes Craven a produit le remake tourné par Alexandre Aja, ainsi qu’une suite indirecte en mode SWAT. Mais Pluton n’y apparaît pas. Personnellement j’aime beaucoup le film d’Aja, même si je le trouve totalement dés-ancré de la logique de l’Histoire du Survival. Disons qu’il est surtout ancré dans l’Histoire des remakes hollywoodiens. Tandis que le film de 1977 était d’un côté le reflet d’une époque, avec notamment la présence d’un personnage de policier retraité dont le comportement reflète sans avoir l’air d’y toucher, celui des vétérans du Vietnam. Et de l’autre, tout en y ajoutant une notion d’hybridations suite à des essais nucléaires, Wes Craven sortait déjà très tôt le Survival de son cadre de l’éternel plouc sud-étasunien dégénéré dans lequel DÉLIVRANCE et MASSACRE À LA TRONÇONNEUSE avait déjà commencé à l’enfermer.

Enfin, on retrouve dans les deux premiers COLLINE A DES YEUX, ce principe de la « self defense » souvent ingénieux, qui est aussi très présent dans LES GRIFFES DE LA NUIT (1984).

- Trapard -

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TIMBRÉ

TIMBRÉ  dans Antipathes 14012708415615263611933240

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Est-il vraiment utile de présenter Terry Pratchett ? Écrivain britannique né le 28/04/1948 à Beaconsfield (Buckinghamshire) et mort le 12/03/2015 à Broad Chalke (Wiltshire). Passionné d’astronomie et de science-fiction (il lira H.G. Wells et Sir Arthur Conan Doyle entre beaucoup d’autres). Il commencera à publier en 1971 son premier roman mais c’est en 1983 qu’il rencontrera le succès avec Les 19060107530015263616258135 dans Série TVAnnales du Disque Monde (Discworld). Pour l’anecdote, il est anobli par la reine le 31 décembre 2008 et devient Knight Bachelor.

Et c’est une de ses œuvres qui va nous intéresser : Timbré (Going Postal) est le trentième tome de cette saga magistrale de Terry Pratchett, Les Annales du Disque Monde. Vous savez, ce monde merveilleux et absurde, sous forme de disque, posé sur le dos de quatre éléphants (subséquemment nommés : Bérilia, Tubul, Ti-Phon l’Immense et Jérakine), eux-mêmes reposant sur la carapace de la Tortue Monde A’Tuin. L’œuvre originale sera publiée en 2004 et il faudra attendre 2008 pour qu’elle soit publiée en France aux éditions de l’Atalante. Étant par ailleurs un nouveau cycle, il aura droit à une suite : Monnayé.

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Mais… minute Rincevent, ce n’est pas du livre dont il sera question ici, mais du téléfilm. Le téléfilm, ou plutôt les téléfilms (il y en a deux) reposent sur le livre ci-dessus.

Réalisé par Jon Jones, TIMBRÉ (Going Postal) est une mini-série de deux épisodes basée sur le livre du même nom de Terry Pratchett, sur le scénario de Richard Kurti et Bev Doyle. C’est aussi la troisième interprétation télévisuelle ou cinématographique d’une œuvre de Pratchett après Hogfather et La Huitième Couleur. Elle a été diffusée au Royaume-Uni en mai 2010, puis en France le 17/12/2010 sur Orangecinéhappy et sur Gulli entre le 21 et le 28 novembre 2011. Récompensée d’ailleurs par la Royal Television Society 2010 pour sa photographie et sa musique.

Distribution :

Richard Coyle (VF : Philippe Allard) : Moite von Lipwig (Moist von Lipwig)
David Suchet : Jeanlon Sylvère (Reacher Gilt)
Charles Dance (VF : Daniel Nicodème) : le patricien d’Ankh-Morpork Havelock Vétérini
Claire Foy (VF : Maia Baran) : Adora Belle Chercœur (Adora Belle Dearheart)
Marnix Van Den Broeke : Lapompe 19 (mister Pump)
Steve Pemberton : Tambourinoeud (Drumknott)
Andrew Sachs : Tollivier Liard (Tolliver Groat)
Tamsin Greig (VF : Catherine Conet) : mademoiselle Cripsloquet (miss Cripslock)
Ingrid Bolsø Berdal : le sergent Angua
Adrian Schiller : monsieur Graille (mister Gryle)
Ian Bonar : Yves Hertellier (Stanley Howler)
Madhav Sharma : Crépin Hippobisque (Horsefry)
Timothy West : Mustrum Ridcule
Terry Pratchett : un facteur

19060108002115263616258146L’histoire se passe dans la célèbre capitale d’Ankh-Morpork et nous suivons les aventures d’un escroc hors-pair, passé maître dans l’art de la manipulation, dans l’usage de faux et dans l’extorsion : Moite von Lipwig. Lorsque ce dernier sera attrapé et condamné à la peine capitale, le Patricien Havelock Vétérini, lui proposera cependant une seconde chance. En effet, Vétérini n’apprécie pas vraiment le monopole des télécommunications détenu par la Compagnie des Clacs et de son propriétaire, le terrible Jeanlon Sylvère. En échange de la vie, Moite von Lipwig devra réhabilité l’ancien Bureau de Poste tombé à l’abandon depuis quatre ans face à la cruelle concurrence des Clacs. Une forme de liberté conditionnelle qui se fera sous la surveillance rapprochée du Golem LaPompe 19. Pour ce faire, il sera accompagné de l’équipe du Bureau de poste, soit le vieux Préposé Novice Tollivier Liard, du jeune Yves Hertellier, collectionneur invétéré d’épingles et de la belle Adora Belle Chercœur, propriétaire des Golems. Le Bureau de poste souffre cependant d’une malédiction, en effet, tous les receveurs précédents sont morts dans des circonstances mystérieuses. Notre héro devra donc mettre tout en œuvre pour assurer sa fonction, faire face aux fantômes de son passé et surtout, résoudre le mystère qui pèse sur le Bureau de Poste et la mort de ses prédécesseurs.

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Un téléfilm que j’ai regardé avec beaucoup de plaisir, qui manie avec brio humour déjanté et drame. Les acteurs sont tous formidables. Des images et une ambiance magique réussies. Bref, l’immersion Résultat de recherche d'images pour "going postal gif"dans l’univers est totale. Pour les fans de la saga le film est à découvrir et pour ceux qui ne la connaissent pas également, vous n’avez en fait pas besoin de connaître l’univers pour apprécier le film car il n’y a pas de références obscures à l’univers du Disque-Monde. Juste l’apparition de Pratchett himself dans le film. D’ailleurs les distinctions qu’ont pu recevoir ce film tournent autour de la photographie, de l’image et de la musique. Distinctions qui ne sont pas volées.

Pay or die…

- Antipathes -

Bande-annonce de la série :

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INCIDENT AU LOCH NESS (2004)

INCIDENT AU LOCH NESS (2004) dans Cinéma 19051808085115263616242439

INCIDENT AU LOCH NESS (2004)

Titre original : Incident at Loch Ness

Réalisateur : Zack Penn

Scénariste : Zack Penn et Werner Herzog

Musique : Henning Lohner

Année : 2004

Pays : Angleterre

Interprètes : Werner Herzog, Kitana Baker, Gabriel Beristain, Russell Williams II, David A. Davidson, Michael Karnow, Robert O’Meara, Zak Penn, Crispin Glover et Jeff Goldblum.

19051808085015263616242438 dans FantastiqueL’intrigue : Werner Herzog part en expédition en Écosse afin de faire toute la vérité sur le monstre qui se cache dans le Loch Ness pour les besoins d’un film intitulé Enigma of Loch Ness. À la même époque, John Bailey réalise un documentaire sur Werner Herzog, baptisé Herzog au pays des merveilles, et suit le cinéaste lors de la préparation du film et sur le tournage.
Ce que tous deux ne pouvaient prévoir, c’est que le film d’Herzog ne se ferait jamais. Le chaos qui fut le lot d’Herzog sur nombre de ses longs métrages l’a poursuivi jusqu’en Écosse, un tragique accident après seulement quelques jours de tournage ayant définitivement interrompu la production… À l’automne 2003, les rushs des deux films ont été combinés pour donner naissance à ce making-of.

Sur un archétype archi-connu depuis CANNIBAL HOLOCAUST (1980) et LE PROJET BLAIR WITCH (1998), le producteur Zack Penn et le réalisateur Werner Herzog proposent sans avoir l’air d’y toucher, un film complexe entre documentaire, mockumentaire et found-footage. En se basant sur les grands classiques d’Herzog, on entre dans le documentaire, tel qu’il nous est proposé, sans se poser de questions. Et la présence de Crispin Glover et de Jeff Goldblum au début du film ancre bien cette logique 19051808113015263616242441 dans Trapardd’honnêteté documentarisée. Mais c’est sans compter sur l’humour d’un Werner Herzog, qui d’un côté est présenté comme un grand mégalomane depuis le documentaire ENNEMIS INTIMES (1999). Et d’un autre côté, il y a le Werner Herzog comédien, qui n’hésite pas à se prêter au petit jeu de l’auto-dérision comme dans le mini-documentaire, WERNER HERZOG EATS HIS SHOE (1980) de Les Blank. Et INCIDENT AU LOCH NESS n’est finalement pas si loin de ce petit documentaire inédit en France, puisqu’on ressent très vite un humour de second degré faire de petites interférences soutenues derrière le sérieux du sujet. Et alors qu’au début du film, Herzog se présentait comme un sceptique amusé concernant toutes formes de cryptozoologie, c’est finalement cet humour qui brouille complètement nos repères en alternant premier et second degrés comme avec ce jeu de la balle cachée sous un gobelet sur trois, pour faire enfin glisser ni vu ni connu, INCIDENT AU LOCH NESS dans de la fiction pure, voire même du cinéma de genre surfant sur la vague des films d’attaques d’animaux marins.

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Mais là où Robert Kramer nous avait déjà fait le coup de transformer un documentaire en fiction avec ROUTE ONE/USA (1989), Werner Herzog et Zack Penn préfèrent la légèreté et l’auto-dérision au sérieux de Kramer. Le film permet d’ailleurs de rendre plus accessible au spectateur lambda le métier de producteur, parodié ici avec beaucoup de bienveillance. Et c’est conflit commun entre réalisateur et producteur qui permet d’intégrer assez vite, au fil de l’intrigue, la notion de doute et de potentielle supercherie au fil d’INCIDENT AU LOCH NESS, Zack Penn cherchant continuellement à prendre le dessus sur le travail d’Herzog. C’est l’apparition de la superbe Kitana Baker qui annonce que le film sera plus drôle que prévu. Kitana Baker est mannequin et actrice de films pornographiques, et cette unique apparition dans le cinéma dit-conventionnel, démontre surtout son aisance dans des rôles plus, disons, psychologiques. Je me demande même si sa présence, affublée d’un bikini, sur un bateau 19051808171415263616242445assiégé par Nessie, n’aurait pas inspiré à Alexandre Aja la participation de Kelly Brooks en bikini dans le PIRANHA 3D (2010), et de quelques autres starlettes dans les Shark Movies de la firme Asylum. Mais le principe de l’accroche sexy y est, et il fonctionne très bien. Pour preuve, je suis en train de me rendre compte que j’ai dédié plus de six lignes de ce court article des Échos d’Altaïr au bikini de Kitana Baker. Impressionnant, non ?

Mais INCIDENT AU LOCH NESS est un film plus intelligent qu’il n’y paraît, n’ajoutant pas vraiment de nouveau point de vue concernant la créature de Nessie. Le film joue beaucoup avec la complicité du spectateur, tout en parodiant les bases de la série B moderne. Sans être une parodie non plus. On pourrait aussi le ranger dans ce cinéma d’auto-références aux côtés de C’EST LA FIN (2013, This is The End) de Seth Rogen et Evan Goldberg, dans lequel des célébrités du petit et du grand écran jouent leurs propres rôles, tout en se retrouvant dans des situations romancées et dangereuses.

- Trapard -

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LE DIX-HUITIÈME ANGE (1997)

LE DIX-HUITIÈME ANGE (1997) dans Cinéma bis 19042608240315263616212637

LE DIX-HUITIÈME ANGE (1997)

Réalisateur : William Bindley

Scénariste : David Seltzer

Musique : Jeff Eden Fair & Starr Parodi

Pays : États-Unis

Année : 1997

Interprètes : Christopher McDonald, Rachael Leigh Cook, Stanley Tucci, Wendy Crewson, Maximilian Schell…

LE DIX-HUITIÈME ANGE (1997, The Eighteenth Angel) aurait presque tout du téléfilm pour la ménagère assoupie dans son canapé, si David Seltzer, l’auteur de la trilogie LA MALÉDICTION n’était pas l’auteur du scénario.

L’intrigue : Après la mort suspecte de sa femme, un homme et sa fille se rendent en Italie où une secte prépare la résurrection de l’Antéchrist…

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L’adolescente Lucy Stanton, interprétée par la jolie et incroyablement douée Rachael Leigh Cook (malgré les critiques qu’on peut lire par-ci par-là sur le net), est peu à peu détournée de la protection paternelle lorsqu’elle se rend compte qu’elle plait et qu’elle attire l’attention des photographes. Mais ceux-ci sont moins bien intentionnés que le prévoyait papa-gâteau, interprété par l’insipide Christopher McDonald qui est souvent cantonné aux rôles de père de famille et qui joue sûrement ici l’un des rares rôles dans lequel je l’apprécie, avec aussi THE ROAD KILLERS (1994) de Deran 19042608301215263616212676 dans FantastiqueSarafian. Disons que pour l’époque où le film est sorti, le sujet faisait sûrement beaucoup plus mouche qu’à l’heure des télé réalités truquées, des concours de maillots de bains sur Facebook où les photos sont parfois redirigées vers des sites classés X, ou servent à des harcèlement, ou vont même jusqu’à faire l’objet d’assassinats fanatiques en Irak. Est-ce donc déjà l’Apocalypse ? Personnellement, je me rangerais plutôt du côté du relativisme (de l’hédonisme ?) du philosophe Michel Serres qui pense que si « c’était mieux avant », c’est parce qu’on ne prend généralement pas en compte les avancées de la médecine dans cette constatation. Et qu’on oublie vite qu’il se pourrait bien que ce soit pire après !

Et ce DIX-HUITIÈME ANGE se laisse tout de même regarder avec plaisir malgré son scénario archi-connu, d’autant que son ambiance est très vite envoûtante. Évidemment, nous sommes très loin des complots apocalyptiques commandités par le malicieux Damien ThornMais disons qu’entre la trilogie initiale, et le téléfilm LA MALÉDICTION 4, L’ÉVEIL de 1991, LE DIX-HUITIÈME ANGE se rangerait facilement du côté du meilleur, avec sa secte dirigée par un Maximilian Schell vieillissant mais toujours aussi excellent (il jouait aussi le cardinal dans VAMPIRES de John Carpenter en 1998). De plus, le film cache un petit mystère supplémentaire qui rappelle le thème des YEUX SANS VISAGE de George Franju, mais je n’en dirai pas plus.

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Dans ce style dérivé de ROSEMARY’S BABY (1967), j’ai personnellement une petite préférence pour LA SEPTIÈME PROPHÉTIE de Carl Schultz sorti en 1988. Et allez savoir pourquoi les films de sectes et d’antéchrists ont resurgis à la fin des années 90 avec des dérivés plutôt réussis comme STIGMATA (1999) interprété par Patricia Arquette ? Si l’on met de côté l’expansion de l’Islam à cette période, je pense que la psychose fanatique vaguement biblique du tueur en série de SEVEN (1995) de David Fincher n’est pas innocente à cette petite « résurrection » qui a fait naître quelques petits monstres du genre avec RESURRECTION (1999) de Russell Mulcahy (avec Christophe Lambert), LES RIVIÈRES POURPRES (2000), ou encore SUSPECT ZERO (2004) d’E. Elias Merhige (avec Ben Kingsley).

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CONAN LE CIMMÉRIEN

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En 1984, deux ans après le film CONAN LE BARBARE de John Milius, est paru aux éditions J’ai Lu , dans une collection appelée Science-Fiction (mais réunissant aussi d’autres genres), le premier volume d’une série relatant les aventures d’un Cimmérien nommé Conan, personnage sorti tout droit du cerveau de Robert E. Howard. Après ce premier livre de poche, tout simplement titré « Conan », suivront plusieurs autres : Conan le cimmérien, Conan le flibustier, le vagabond, l’aventurier, le guerrier, l’usurpateur, le conquérant, le vengeur, l’Aquilonien, l’explorateur, le boucanier, le brigand, le justicier, le sabreur et enfin le libérateur (ouf!). Une collection au premier abord très attrayante pour les amateurs d’heroic fantasy qui pouvaient, par la même occasion, profiter de couvertures signées Frazetta pour une grande partie des volumes sortis.

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J’ai Lu ne fut pas le premier éditeur à publier des nouvelles de Conan. Si le tout premier texte de Howard traduit en France fut « Le Phénix sur l’épée », dans le n° 24 de la revue Planète en 1965, les 3 premiers recueils de nouvelles sont sortis chez Edition spéciale en 1972. Ceux-ci avaient comme principal intérêt de proposer des couvertures de Philippe Druillet. En 1980, c’est au tour de Lattés qui éditera une dizaine de livres sur le Cimmérien avec des illustrations de J-M Nicollet.

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Frazetta, Druillet, Nicollet… C’est bien beau tout ça mais le lecteur un peu méfiant sait que les belles couvertures ne font pas forcément les bons livres. Et justement, il s’avéra que ces versions n’étaient pas tout à fait fidèles aux textes écris par Howard, on était même loin du compte pour certains volumes de la collection. Mais il faut avouer qu’à l’époque on ne s’en souciait pas vraiment car on était déjà bien content de pouvoir découvrir ce héros musclé au regard sombre. On ne faisait donc pas trop attention à ce qu’on pouvait lire sur les couvertures des premiers volumes, sous le nom de Robert E. Howard, c’est-à-dire « Textes mis au point et complétés par L. Sprague de Camp et Lin Carter ». Les noms de ces derniers prenant de plus en plus de place sur les couvertures, Howard disparaissant même sur Conan le boucanier au profit de Sprague de Camp ; non content d’avoir tripatouillé les textes originaux et sentant le bon filon, ce dernier est allé jusqu’au bout de son idée en s’appropriant le personnage. 

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Comme le dit Patrice Louinet, spécialiste mondial de Howard et qui œuvre depuis de nombreuses années à la reconnaissance de son travail :

« Lyon Sprague de Camp (essentiellement), était devenu la bête noire des fanatiques d’Howard et de son plus célèbre personnage, dans la mesure où il s’était permis de « retoucher » les textes originaux, coupant ici, rajoutant là, et réécrivant entre les deux, pour livrer finalement un Conan assez différent de l’original, et bien moins convaincant ; d’autant que le bonhomme, qui avait trouvé là semble-t-il un commerce juteux, s’opposait avec tous les moyens à sa disposition à toute réédition des textes originaux… » (BD Conan le Cimmérien – Tome 1 – Glénat, 2018).

On nous avait trompé ! Le vrai Conan n’est pas le personnage présenté par Sprague de Camp (ni d’ailleurs le Conan joué par Schwarzenegger), celui qui conquiert et tue, « une sorte de parvenu de l’âge hyborien, partant de moins que rien (barbare et voleur) pour se hisser au sommet de l’échelle sociale et du prestige (roi d’un pays civilisé) ».

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Conan c’est avant tout celui qui survit à tous les périls, qui vit au jour le jour sans ambition, si ce n’est celle de rester en vie et de profiter des plaisirs de la vie (vins, femmes, batailles). Howard n’a jamais voulu raconter l’histoire d’un jeune barbare qui va évoluer d’épreuves en épreuves pour finalement finir roi :

« On retrouve cette image d’un Conan roi et quelque peu assagi dans le film de Milius, mais c’est surtout à Sprague de Camp que l’on doit cette modification de la vie du Cimmérien, transformée d’hymne à la liberté en plan de carrière. En créant le mythe de la « lente ascension » du barbare (voleur, guerrier, mercenaire, roi) on donne l’illusion d’une progression logique à la vie du Cimmérien. Or, on ne dit rien de tel dans les récits de Howard » (Le Guide Howard – ActuSF, 2015).

Heureusement, à partir de 2008, Patrice Louinet et les éditions Bragelonne nous sortiront des intégrales en tout point respectueuses de l’œuvre de Robert E. Howard. À partir de ce moment nous avons enfin pu découvrir (en français) ce qu’avait réellement écrit l’auteur texan, et on peut dire que ce fut un choc.

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SÉLECTION DE LIVRES

Voici une sélection des livres en français sur l’œuvre de Robert E. Howard en général et Conan en particulier qu’il vous faut posséder (si c’est encore possible pour certains) :

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- Le Guide Howard (ActuSF, 2015) : si vous n’avez jamais lu du R.E.H., ou très peu, il est vivement conseillé de commencer par ce guide de Patrice Louinet dans lequel il est évidemment question de Conan mais aussi des autres personnages qu’il avait créé. Un livre de poche grâce auquel vous saurez qui était l’auteur, les idées reçues, quel est le vrai et le faux, les nouvelles à lire absolument, etc.

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- Les intégrales : elles existent en plusieurs éditions : ce sont d’abord les trois volumes sortis en 2008 chez Bragelonne : Le Cimmérien, L’Heure du dragon et Les Clous rouges, en édition brochée (ainsi 19040607363615263616189124qu’une autre édition reliée, à tirage limité et aujourd’hui introuvable) regroupant toutes les aventures de Conan présentées dans l’ordre de leur rédaction, restituées dans leur version authentique à partir des manuscrits originaux, avec des traductions nouvelles ou entièrement révisées. Elles s’accompagnent de nombreux inédits, ainsi que d’articles et de notes sur l’œuvre de Robert E. Howard et l’univers de Conan par Patrice Louinet. Ensuite, en septembre 2019, le même éditeur sortait ce qu’on pourra appeler l’intégrale des intégrales, c’est-à-dire un gros livre relié (1312 pages) regroupant les trois volumes cités précédemment mais enrichi de 251 illustrations dont 21 pleines pages couleur. Une édition exceptionnelle à tirage limité. Et enfin, en janvier 2019, les éditions Le Livre de poche auront la bonne idée de proposer les mêmes livres au format poche, illustrés par Mark Schultz, permettant ainsi de rendre cette collection accessible à tous.

19040607410215263616189125- Les nombreuses vies de Conan, Simon Sanahujas (Les moutons électriques – coll.  »Bibliothèque Rouge », octobre 2008) :  ce livre de référence comporte une longue biographie de Conan comme s’il avait vraiment existé (une des spécificités de cette collection avec d’autres personnages célèbres traités comme Sherlock Holmes, Hercule Poirot ou même Cthulhu), une chronologie retraçant l’histoire de l’âge hyborien et une étude géopolitique de cette période (avec cartes), des essais sur les thématiques de sa saga, sa psychologie et son évolution, ses rivaux (les autres grandes figures de la fantasy héroïque et les influences qui menèrent à la naissance de Conan), et sur les relations qui lient cette création littéraire à son auteur. Le tout largement illustré, avec notamment les très rares dessins de Weird Tales. Une somme inégalée sur les univers de la sword and sorcery.

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- Conan le Texan,  Simon Sanahujas et Gwenn Dubourthoumieu (Les moutons électriques, novembre 2008) : le Texas de R.E.H. comme si vous y étiez. Ce beau livre est le récit, abondamment illustré de photographies, du voyage de deux Français égarés entre la Cimmérie et le Texas. En parcourant le Lone Star State à la recherche des lieux qui inspirèrent l’Âge hyborien de Conan, les deux compagnons découvrent les richesses d’un État sans nul pareil et les liens aussi étonnants qu’intimes qui le lient au personnage phare de Robert E. Howard. Du canyon de Palo Duro aux rives du Rio Grande en passant par les collines de Fredericksburg, ce livre suit les aléas de ce voyage un peu fou et ses 7 000 kilomètres de surprises, d’écueils et de découvertes insoupçonnées.

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- Échos de Cimmérie, Fabrice Tortey (Les éditions de l’Œil du Sphinx, 2009). De nombreuses études, des textes inédits en français et une bibliographie exhaustive. Le tout illustré par Frank Frazetta, Philippe Druillet, Jean-Michel Nicollet et Christian Broutin. Un ouvrage très pointu pour en savoir toujours plus sur le sujet.

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- Bifrost n° 84 (octobre 2016) : un gros dossier R.E.H. avec au sommaire l’histoire de sa (courte) vie, les genres qu’il a abordés autre que le fantastique, l’épique parcours de son œuvre, un parallèle avec Tolkien, ses rapports avec Lovecraft, les années Néo, un guide de lecture de ses œuvres, les inédits, curiosités et indispensables, etc.

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- Conan, sur les traces du barbare de Paul M. Sammon (Huginn & Muninn, 2014) : plutôt intéressant, même si incomplet, ce livre grand format et richement illustré est idéal pour tout lecteur néophyte ou voulant en savoir plus sur ce que le personnage de Conan a enfanté de sa création jusqu’à nos jours. Des luttes juridiques pour perpétuer l’héritage littéraire de Robert E. Howard à la gloire cinématographique en passant par les comics (car dans les 70′s, Conan était une des meilleures ventes de Marvel).

19040608063415263616189142À côté de ces livres et essais on trouve bien évidemment les publications en français traitant des nombreux Comics américains publiés depuis les années 70. On citera Les Chroniques de Conan (Panini Comics, depuis 2008), qui reprennent en plusieurs volumes et par année The Savage Sword of Conan, tout comme Hachette (depuis 2017) avec une collection sortie en kiosque de manière bimensuelle, appelée tout simplement The Savage Sword of Conan, la collection. Et aussi Conan les Comic Strips Inédits,  un très joli album reprenant les comics strip parus dans la presse américaine en 1978 et 1979 (Neofelis, 2018).

Mais pour rester dans les adaptations fidèles aux écrits d’Howard on retiendra surtout les sorties BD récentes chez Glénat, chaque volume paru, ou à paraître, dessiné à chaque fois par un dessinateur différent, le tout supervisé comme toujours par P. Louinet.

Voilà, avec tout ça, plus d’excuses quand on vous questionnera sur Conan et Robert Erwin Howard. Cependant ne vous débarrassez pas trop vite de vos anciens livres J’ai Lu, NEO ou autres Lattès ! Ceux-ci avaient au moins l’avantage d’avoir de belles couvertures, ce qui n’est pas négligeable !

Bonne lecture !

- Laurent Faiella -

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