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Archive pour la catégorie « Fantastique »

ANNO DRACULA : LE BARON ROUGE SANG

ANNO DRACULA : LE BARON ROUGE SANG dans Fantastique 14072703494415263612413227

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Après sa défaite en Angleterre d’où il a dû s’enfuir telle une petite chauve-souris effrayée, Dracula revient plus motivé que jamais afin de dominer le monde. Cette fois, il fait fort puisqu’il arrive pile quand il faut lors de la Première Guerre mondiale (ne me demandez pas comment ni pourquoi, ni ce qu il a fait pendant 30 ans) et devient (après pas mal de complots, d’assassinats, etc.) commandant en chef de l’armée allemande. Je vous laisse imaginer l’impact sur la Grande Guerre…

18062706112015263615780860 dans Marie-LaureComme lors du premier tome, Vlad Tepes est dans l’histoire omniprésent et pourtant tout le temps absent. Nous retrouvons notre cher BeauRegard un peu plus vieux, un peu plus grisonnant, un peu moins aventurier. Il n’aspire au final qu’à la retraite.

Pas de Geneviève qui est partie en Floride pour s’occuper d’une orangeraie (logique pour un vampire !), nous avons une « nouvelle  » héroïne du nom de Kate Reed (nouvelle entre guillemet car elle était déjà présente lors du premier tome), petite vampire journaliste qui fouine partout, et un nouveau héros (BeauRegard étant trop vieux pour aller sur le terrain) : Winthrop. On y trouve aussi une apparition de la belle Mata Hari vampirique qui fait une confession à BeauRegard, juste avant son exécution, confession qui est pour moi le pilier de toute cette histoire (sans elle, pas d’enquête) et un Edgar Allan Poe vampire déchu qui n’est plus que l’ombre de lui-même jusqu’à ce que Graf Von Dracul lui demande de faire un roman biographique du Baron von Richtofen, le baron rouge sang. Vampires et humains combattent ensemble contre d’autres vampire et humains, et tous sont de la chair à canon pour les têtes pensantes bien planquées dans des fauteuils moelleux.

18062706111915263615780859Cette suite, je me faisais une joie de la lire. Aimant le style de Kim Newman, je n’avais aucun doute sur le bon moment que j’allais passer, et pourtant… j’en sors avec un grand sentiment de malaise. L’auteur s’attaque à une période de l’histoire très délicate. Il faut du cran pour s’approprier la Première Guerre mondiale, la retravailler afin d’y incorporer des vampires, des monstres (eh oui, grâce aux expériences ignobles du docteur Caligari et du docteur Mabuse, l’escadron JG1, le cirque volant du Baron Richtofen, n’a plus besoin d’avion pour voler).

Bref, ça passe ou ça casse, Kim Newman a fait un pari risqué mais qu’il a réussi avec brio quand même il faut bien le dire. Ses descriptions de la guerre des tranchées, des combats aériens, sont très réelles, ça sent le sang, la mort et la putréfaction, c’est noir et sordide, c’est très prenant. Pas d humour noir cette fois dans ce tome, le sujet est trop sérieux, Mais toujours beaucoup de références à d’autres œuvres littéraires ou cinématographiques, ce qui reste très sympa.

Vous l’aurez compris, j’ai un avis assez mitigé sur ce deuxième tome, et pourtant j’ai attendu plus de 15 jours avant de faire cette « fiche lecture », à chaud ce n était pas possible !

- Marie-Laure -

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ANNO DRACULA

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Imaginez 1888, l’époque victorienne. Imaginez les rues de Londres, le fog bien poisseux, épais et opaque. Imaginez maintenant que le comte Dracula ait fait échouer les plans de Van Helsing et se soit marié à la Reine Victoria. Les vampires vivent au grand jour (enfin la nuit), cohabitent avec les vivants et prennent beaucoup de place dans la vie politique du royaume, dans la vie tout court en fait. La colère du peuple gronde, il y a des têtes sur des piques (celle de Van Helsing entre autre et on craint pour celle de Bram Stoker), des gardes des Carpathes telle la Gestapo sillonnent les rues pour 18052201075115263615724814 dans Marie-Lauremaintenir « l’ordre ». Ajoutez à cela un éventreur de prostituées vampire au doux nom de Jack, un éminent scientifique un peu excentrique au nom de Jekyll et son confrère le docteur Moreau, une « jeune » enquêtrice Geneviève Dieudonné de la lignée de Chandagnac, amie de la regrettée Jeanne d’Arc et de la comtesse Carmilla, un Lord Ruthven premier ministre, « BeauRegard » un espion au service secret de Sa Majesté, et même un John Merrick triste valet du prince consort.

Dracula règne donc sur le royaume tel un despote xénophobe et homophobe, des meurtres ont lieu. Chacun, humains et non morts (vampires), essaie de survivre. Tous ont peur de finir sur un pal ou éventré… Bref c’est pas la joie l’Angleterre. 

Dans cette histoire melting-pot de références vampiriques et historiques, Lestrade déplore l’absence de Sherlock Holmes enfermé dans le camp the Devil’s Dyke, par contre son frère Mycroft est membre du Diogene’s Club. On rencontre Oscar Wilde malheureusement très mal vu par les mondains, Florence Stoker et beaucoup, beaucoup d’autres personnages.

18052201053715263615724810On note que l’équipe de Van Helsing dans le Dracula de Bram Stoker a bien changé : Mina est le second de Dracula. Jack John Seward, l’amoureux de Lucie Wenstera, ne se remet pas de la mort de celle-ci et est chirurgien pour les plus démunis dans Whitechapel, Arthur Holmwood « Lord Goldaming » est devenu vampire ….

Bref, vous l’aurez compris, ce livre est un fabuleux mélange de tout et n’importe quoi, mais c’est très abouti. En lisant la quatrième de couverture, j’ai cru que ce serait drôle. Eh bien en fait pas vraiment, c’est même très sérieux. Du coup sa lecture m’a un peu déroutée même si cela reste assez réussi et divertissant. On sait dès le début qui est Jack l’Éventreur et son mobile, ici pas de suspense. On suit avec curiosité les aventures de Geneviève « aînée vampire » de son état et BeauRegard espion humain. Les multiples rebondissements dans l’intrigue excellent et si tout cela a lieu c’est pour une raison bien précise que l’on ne comprend qu’à la fin (tadaaaammm !!) 

Pour moi le plus grand intérêt du livre c’est cette fin alternative du roman de Bram Stoker, la multitude des personnages rencontrés, les superbes clins d’œil aux œuvres historiques et fictives, l’ambiance glaciale des rues de Londres fin 1800 version dictature, empalement et tutti quanti… J’attaque très bientôt le tome 2 d’Anno Dracula, « Le Baron Rouge Sang », qui cette fois se passe en 1918. Curieuse de voir qui je vais y rencontrer !

- Marie-Laure -

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CRITIQUE EXPRESS : KONG, SKULL ISLAND

Di Vinz revient sur quelques films de l’année 2017 à travers ses critiques express. Aujourd’hui :

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KONG SKULL ISLAND

L’histoire : Un groupe d’explorateurs plus différents les uns que les autres s’aventurent au cœur d’une île inconnue du Pacifique, aussi belle que dangereuse. Ils ne savent pas encore qu’ils viennent de pénétrer sur le territoire de Kong…

Réalisateur : Jordan Vogt-Roberts

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S’il me semble largement abordable de se hisser à la hauteur du film original de 1933, cela s’avère plus compliqué si je repense aux versions de 76 et 86 qui m’ont marqué, ou même le superbe blockbuster de Peter Jackson, plus récent et qui laisse un très bon souvenir.

SKULL ISLAND va tenter sa petite incursion dans la filmographie du gorille géant mais ne laissera pas une trace aussi profonde dans les mémoires. Pourtant c’est un excellent divertissement, bluffant graphiquement, bien rythmé, mené par un gros casting, plutôt sympa en somme. Cela s’arrête là malheureusement. Si sur la forme le film est quasiment irréprochable, dans le fond il n’y a pas grand chose. Il manque un souffle épique, un vrai enjeu qui nous tiendrait en haleine.

18050206482715263615695670 dans FantastiqueOubliez la demoiselle en détresse qui adoucira le monstre, ici ce sera juste « monstre VS monstre », même si l’un d’eux est humain. On peut prendre note des différents rôles qui sont tous très clichés, notamment celui du héros trop parfait qui a constamment ce regard dur plongé dans le vide. Et bien que Tom Hiddleston soit parfait dans ce registre, il souffre de la comparaison avec son rôle de Loki, l’un des personnages les plus charismatiques du Marvel Cinematic Universe. Même chose pour l’antagoniste principal surjoué par Samuel L Jackson. On peine franchement à s’intéresser à l’un ou l’autre ou à qui que ce soit, tout ce qu’on retiendra c’est la beauté des effets spéciaux et cette scène absolument dingue de l’attaque de Kong sur les hélicos arrivant sur Skull Island.

Le spectacle dantesque qui est proposé est en effet à la hauteur du mythe, mais je ne pourrai jamais me satisfaire d’un simple combat de monstres, aussi bien foutu soit-il. Malgré tout, il mérite d’être vu ne serait-ce que pour son magnifique bestiaire et cette impression de plongeon dans l’inconnu. Cela reste agréable d’assister à la débandade d’une bande de militaires paumés dans une jungle hostile à souhait.

Note : 14/20

- Di Vinz -

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PRINCE LESTAT ET L’ATLANTIDE

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Un rêve hante Lestat sans relâche, celui d’une ville qui sombre dans les flots… Ce songe viendrait-il d’Amel, l’esprit qui lie tous les vampires de la planète ? Même si Lestat héberge désormais en lui cet être hors du commun et partage ses pensées, sa logique reste incompréhensible, échappant à tous…

Alors que des secrets millénaires sont sur le point d’être révélés, le prince des Enfants de la Nuit va devoir affronter une puissante force qui vient d’au-delà des âges. Prêt à tout pour découvrir l’histoire de ses origines, même à risquer la vie de ses fidèles, jusqu’où ira le vampire ?

18050110195215263615693771 dans Marie-LaureÇa va être simple : je n’ai pas été transportée cette fois, je n’ai pas reconnu l’écriture sensuelle et romantique d’Anne Rice, il manquait un je ne sais quoi, elle a décrit le beau comme toujours mais sans y mettre de passion, celle qui te fait visualiser et qui émerveille. Du coup, j’ai trouvé ça plus long que passionnant, même mes personnages adorés toujours présents (heureusement) m’ont semblé fades, il leur manquait quelque chose, même Lestat… Il n’est plus le prince garnement, celui qui fait tout ce qui lui passe par la tête avec orgueil et fierté, non, il est prince, il a une cour, son château en Auvergne. Il est devenu sage, sérieux et pragmatique, presque ennuyeux, et puis c’est vrai qu’il faut accepter le fait qu’il parle à une entité qui est dans sa tête, ça fait un peu psychotique !

Nous avons par contre une nouvelle approche des origines vampiriques que j’ai trouvée très tirée par les cheveux mais audacieuse, des personnages jusqu’alors jamais vus ni entendus, que ce soit dans les chroniques ou dans la saga des sorcières.

Ça fait du sang neuf ce livre, c’est moins du vampirisme qu’une tentative d’exploitation de la légende de l’Atlantide et de nouveaux êtres surnaturels qui viennent de très, très loin… 

- Marie-Laure -



CRITIQUE EXPRESS : LA GRANDE MURAILLE

Di Vinz revient sur quelques films de l’année 2017 à travers ses critiques express. Aujourd’hui :

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LA GRANDE MURAILLE

L’histoire : Entre le courage et l’effroi, l’humanité et la monstruosité, il existe une frontière qui ne doit en aucun cas céder. William Garin, un mercenaire emprisonné dans les geôles de la Grande Muraille de Chine, découvre la fonction secrète de la plus colossale des merveilles du monde. L’édifice tremble sous les attaques incessantes de créatures monstrueuses, dont l’acharnement n’a d’égal que leur soif d’anéantir l’espèce humaine dans sa totalité. Il rejoint alors ses geôliers, une faction d’élite de l’armée chinoise, dans un ultime affrontement pour la survie de l’humanité. C’est en combattant cette force incommensurable qu’il trouvera sa véritable vocation : l’héroïsme.

Réalisateur : Yimou Zhang

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On se demande ce qu’est allé faire Matt Damon dans cette galère. Le film tente bien de se hisser au rang des plus grands films du genre par quelques pirouettes certes excellemment chorégraphiées. Le résultat est plus ou moins grossier, notamment à cause des monstres ennemis qui sont assez peu crédibles de part leur rendu visuel et leur aspect général. On peine à entrer dans l’histoire qui n’est qu’un prétexte pour envoyer ce bon Matt au combat le tout dans une ambiance de film asiatique sur fond d’heroïc fantasy.

C’est spectaculaire par moment, sinon c’est relativement sans intérêt. Réalisation un peu brouillon, effets spéciaux datés, le side-kick qui accompagne le héros tout au long du film est tout bonnement insupportable et viendra ruiner un tableau déjà peu reluisant.

Pas forcément très joli, à peine fun, je ne retiens pas grand chose de positif de ce film qui avait pourtant de quoi nous allécher sur le papier.

Note : 9/20

- Di Vinz -

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CRITIQUE EXPRESS : SPLIT

Di Vinz revient sur quelques films de l’année 2017 à travers ses critiques express. Aujourd’hui :

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SPLIT

L’histoire : Kevin a déjà révélé 23 personnalités, avec des attributs physiques différents pour chacune, à sa psychiatre dévouée, la docteure Fletcher, mais l’une d’elles reste enfouie au plus profond de lui. Elle va bientôt se manifester et prendre le pas sur toutes les autres. Poussé à kidnapper trois adolescentes, dont la jeune Casey, aussi déterminée que perspicace, Kevin devient dans son âme et sa chair, le foyer d’une guerre que se livrent ses multiples personnalités, alors que les divisions qui régnaient jusqu’alors dans son subconscient volent en éclats.

Réalisateur : M. Night Shyamalan

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Il n’y a pas eu que de bons films en l’année 2017, mais SPLIT en fait partie. Shyamalan revient à ses amours tout en proposant un style frais. Ou comment se renouveler tout en faisant la meilleure soupe dans les meilleurs pots.

Proche du personnage principal, presque intimiste, on devine un sens à chaque interactions avec les autres personnages. James Mc Avoy est époustouflant, il aurait fallu lui donner un Oscar pour son 18042410321515263615683327 dans Fantastiqueincroyable performance dans le rôle de cet homme aux multiples personnalités. La réalisation est sans faille, on est tenu en haleine du début à la fin, les surprises se succèdent sans que cela soit de réels rebondissements. Seul bémol, on manque d’empathie pour les trois héroïnes qui cherchent à s’échapper. Du moment où le « méchant » est plus intéressant, elles font office de faire-valoir, ainsi à aucun moment on n’est impliqué émotionnellement dans leur survie.

Le scénario du film repose uniquement sur son personnage et les événements qui se déroulent font plus penser à un film d’horreur, relativement faiblard en terme d’histoire mais avec une ambiance angoissante particulièrement bien travaillée. La corrélation avec INCASSABLE sort de nulle part et j’ai hâte de découvrir la suite.

Shyamalan, malgré plusieurs faux pas, reste vraiment un très bon réalisateur et il le prouve encore une fois.

Note : 18/20

- Di Vinz -

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LAISSE-MOI ENTRER

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18040408253215263615649982 dans Littérature

Je voudrais aujourd’hui vous présenter Laisse-moi entrer de Lindqvist. C’est un auteur que j’affectionne particulièrement et je ne ressors pas indemne de ses lectures terriblement touchantes.

Ce livre m’a simplement bouleversée. D’un simple thriller avec pour thème le vampirisme (ici pas de stéréotype, ce n’est pas beau, ce n’est pas romantique), je me suis retrouvée dans un Stockholm en plein hiver.

18040408264615263615649988 dans Marie-LaureC’est noir, c’est quelque peu glauque et sanglant : j’ai eu froid, j’ai tremblé et j’ai même pleuré devant ces personnages aux vies tristes et pleines de solitude, à telle point qu’on apprend à les aimer, à s’attacher et à ne plus vouloir les quitter, à savoir comment tout cela finira et espérer des happy end pour chacun (ou presque… non ce n est pas un conte de fées !). Du fait, la fin me laisse sur ma faim, je ne voulais pas qu’il se termine (mais un livre qui me touche me fait toujours ça).

Si vous avez aimé le film MORSE, adaptation suédoise du livre, n’hésitez pas et plongez dans l’univers d’Eli et Oskar, vous en apprendrez plus et aurez même quelques surprises importantes, mais chuuuut !… Je ne dirai rien de plus, pas de spoil, à vous de découvrir.

PS : Il y a aussi une adaptation américaine, LET ME IN, mais je ne l’ai pas tentée du tout celle ci, trop peur de la déception.

- Marie-Laure -

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MONSTRES SACRÉS : LE FÉTICHE DU GUERRIER ZUÑI

MONSTRES SACRÉS : LE FÉTICHE DU GUERRIER ZUÑI dans Fantastique 14050303003115263612199975

18032207293315263615625659 dans Monstres sacrés

Ce fétiche en bois apparaît dans le téléfilm culte de Dan Curtis, LA POUPÉE DE LA TERREUR (1975, Trilogy of Terror). Tout comme sa suite sortie en 1996 (TRILOGY OF TERROR 2), il s’agit d’une anthologie réunissant trois histoires à faire peur, écrites par Richard Matheson. La poupée Zuñi tueuse fait évidemment le lien entre les deux téléfilms, suite à son succès dans le premier opus.

18032207323815263615625660 dans TrapardDu coup, qu’est-ce qu’un Zuñi ? Aux dires de Wikipedia, les actuels Zuñis vivant dans des réserves amérindiennes, seraient les descendants d’un peuple qui vivait au même endroit il y a plus de 1 000 ans, avant la venue des Européens. Ce peuple était une grande société qui détenait de larges territoires et de nombreuses richesses, et rassemblait des civilisations et des cultures distinctes. Les Zuñis seraient les descendants directs des Anasazis qui étaient des contemporains des Aztèques. Les textes fondateurs zuñis indiquent que l’humanité toute entière descendrait d’un petit groupe apparu dans un monde souterrain, une sorte d’univers matriciel confiné et sombre. S’apitoyant sur le sort de ces âmes égarées, le Soleil leur donnerait du maïs pour se sustenter avant de les disséminer un peu partout sur la Terre. Dans de telles conditions, la rencontre avec les conquistadors espagnols fait figure à leurs yeux de retrouvailles de cousins longtemps perdus de vue…

18032207345715263615625661Les guerriers Zuñis confectionnaient des fétiches guerriers appelés « Kachinas ». Encore selon Wikipedia, « les kachinas ou katchinas (parfois retranscrits Katsina ou Katsinam) sont des esprits dans la mythologie des Indiens Hopis et Zuñis du Nouveau-Mexique et de l’Arizona, au Sud Ouest des États-Unis. Esprits du feu, de la pluie, du serpent, ou encore esprits farceurs, espiègles, bienfaisants ou malfaisants : une sorte d’inventaire du monde visible et invisible. Six mois par an, à l’occasion de fêtes rituelles, ces esprits s’incarnent dans des danseurs masqués et costumés. Des poupées de bois peintes de vives couleurs, également nommées kachinas et représentant ces danseurs, sont offertes aux enfants, à l’issue des fêtes, pour qu’ils se familiarisent avec le monde des esprits. »

Le soucis est que seulement le second TRILOGY OF TERROR cite la civilisation zuni pour faire référence à la provenance de la statuette. Mais les dialogues indiquent que la statuette est la création d’une très ancienne civilisation africaine disparue : les Zuni. Et évidemment, cette civilisation est purement imaginaire et le principe codé du fétiche est une imitation de celui des kachinas des Zuñis d’Amérique.

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Néanmoins, dès le premier TRILOGY OF TERROR, il y a comme une mise en garde ancestrale, à la manière des momies égyptiennes ou aztèques ressuscitées. Une mise en garde qu’Amelia (Karen Black) ne prend pas tout à fait au sérieux. Elle ne suit pas les recommandations inscrites sur un parchemin livré avec le fétiche zuñi, et un sorte de malédiction s’abat immanquablement à coups de couteaux acéré sur la pauvre femme. Et à l’instar des CHUCKY ou des PUPPET MASTER, la taille de la poupée peut prêter à sourire, mais son aspect maléfique quand à lui, finit par être très envahissant. Et les deux sketchs de LA POUPÉE DE LA TERREUR sont finalement les plus angoissants de tous ceux que constituent les deux TRILOGY OF TERROR.

Et TRILOGY OF TERROR 2, en bonne séquelle qui se respecte, élargit le concept à la manière d’un Slasher moderne : la poupée s’attaque méthodiquement aux employés d’un laboratoire scientifique.

- Trapard -

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Autres Monstres Sacrés présentés sur Les Échos d’Altaïr :

Alien / King Kong / Predator / Créature du Lac Noir / Mutant de Métaluna / Ymir /Molasar / Gremlins / Chose / Triffides / Darkness / Morlock / Créature de « It ! The Terror from Beyond Space«   / Blob / Mouche / Créature de Frankenstein / Visiteurs /Martien de La Guerre des Mondes (1953) / E.T. / Pinhead / Michael Myers / Fu Manchu / Leatherface / Jason Voorhees / Tall Man / Damien Thorn / Toxic Avenger / Bruce : le grand requin blanc / La Momie / Le Loup-Garou / Dr Jekyll et Mr Hyde / Golem / Dracula / Orlac / La Bête / Les Krells / Les Pairans / Le Cavalier sans Tête / Le Hollandais Volant / Body Snatchers / Freddy Krueger / L’Homme au masque de cire / Godzilla / Zoltan / Les fourmis géantes de « Them ! » / Les Demoni / Shocker / Green Snake / It, le Vénusien / Bourreau de Xerxès / The Creeper / Ginger et Brigitte, les sœurs lycanthropes / Tarantula / Intelligence Martienne / She-Creature / Gorgo / La princesse Asa Vajda / Ed Gein, le boucher de Plainfield / Quetzalcoatl

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ORGUEIL ET PRÉJUGÉS ET ZOMBIES

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Surtout les amoureux de Jane Austen ne sautez pas tout de suite au plafond en hurlant au blasphème (quoique je pourrais comprendre ) car le texte original et la trame sont bien présents. Nous retrouvons bien les sœurs Bennett, fidèles à elles même, la mère hystérique qui n’a qu’un but dans la vie : marier ses filles au plus vite afin qu’elles soient bien établies (n’oublions pas que nous 18032007393815263615622110 dans Marie-Lauresommes à l’époque victorienne ). Les bals, les rumeurs du village, les futilités, les préjugés et l’orgueil de certains vont bon train, mais (y a toujours un « mais ») Dieu a fermé les portes du paradis et donc la belle Angleterre austinienne est envahie de morts vivants (ou innommables car en 1810 on a la classe et surtout on ne nomme pas des trucs que Dieu refuse dans son ciel !). Alors nous voilà propulsés dans un mélange de genres assez surprenant, mêlant le sentimental fleur bleue de la littérature classique anglaise à la violence sanglante de l’horreur (enfin, c’est quand même très soft).

Vous comprendrez donc tout le paradoxe, le choc des contraires qu’offre cette œuvre, lorsque nos jeunes héroïnes ne sont plus que des petites filles accomplies dans la bonne société anglaise, mais aussi des guerrières chevronnées, au service de Sa Majesté, qui n’hésitent pas à pourfendre au katana les innommables envahissant leur contrée, surtout quand ces derniers viennent déranger un bal ou un repas, ou lorsque humiliées (elles ne vont pas s’enfermer dans leur chambre, 18032007411015263615622112pleurer toute les larmes de leur corps) elles sortent le petit poignard caché sous leur corset afin d éventrer l’orgueilleux pour se nourrir de son cœur chaud et encore palpitant (bon appétit) ou bien s’infliger les sept balafres de la honte.

Ninja et moine Shaolin sont un peu de la partie, les mousquets côtoient katanas et nunchakus, les morts vivant confondent chou fleur et cerveau (bon, ok, ça se comprend). Bref, vous l’aurez compris, c’est assez jubilatoire pour peu qu’on ne prenne pas ce livre au sérieux. C’est un bon divertissement et je me suis plutôt bien amusée pendant sa lecture, il en existe une adaptation cinématographique, je ne sais pas ce que ça donne mais je vais tenter le visionnage.

- Marie-Laure -

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RETOUR VERS LES 80′s : LE RETOUR DES MORTS-VIVANTS

RETOUR VERS LES 80's : LE RETOUR DES MORTS-VIVANTS dans Cinéma bis 17081301103915263615215517

C’est à Tom Phénix de Monsters Squad que nous devons aujourd’hui ce Retour vers les 80′s ! Et pour son arrivée sur Les Échos d’Altaïr, Tom nous balance carrément du zombie en amuse-gueule avec la récente parution en DVD/Blu-Ray du RETOUR DES MORTS-VIVANTS chez le Chat qui Fume. On le remercie et on espère le revoir bien vite sur Altaïr IV.

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LE RETOUR DES MORTS-VIVANTS

Dan O’Bannon – États-Unis – 1985

Avec : Clu Gulager, Don Calfa, James Karen, Thom Matthews, Miguel A. Nunez Jr., Beverly Randolph, Jewel Shepard, Linnea Quigley…

La comédie horrifique est un exercice de style assez périlleux, pour ne pas dire parfois carrément casse-gueule. Être et rester respectueux du genre que l’on aborde, garder une certaine justesse dans le propos et ne pas tomber dans le grand n’importe quoi, sont autant de pièges qu’il faut astucieusement contourner pour garder un ensemble cohérent. Si la créature que représente le zombie se prête plutôt bien au jeu, parvenir à obtenir un équilibre harmonieux est une chose qui n’est pas forcément à la portée du premier metteur en scène venu. Mais avec Dan O’Bannon aux commandes, il semblerait que les morts soient particulièrement prédisposés à aller trasher sur nos tombes…

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Franck et Freddy sont employés dans un entrepôt de fournitures médicales. Un soir, afin d’impressionner son jeune collègue, Franck va lui faire découvrir d’étranges barils égarés par l’armée dans lesquels sont emprisonnés des cadavres n’ayant pas encore franchi le cap du repos éternel. Par maladresse, ils vont heurter l’un des tonneaux qui laissera s’échapper un gaz hautement toxique. Cerise sur le gâteau pour parfaire cette soirée, ils vont découvrir que ladite substance aurait pour effet de redonner vie à ceux qui ne l’ont plus. Et c’est d’autant plus dommageable lorsque cela se produit aux abords d’un vieux cimetière…

18030306384115263615591564 dans TomD’un point de vue cinématographique, 1985 va marquer un tournant décisif chez nos revenants en putréfaction favoris. Quelques années seulement après la bombe ZOMBIE et le sillon creusé au napalm laissé par nos amis transalpins, nos barbaques ambulantes allaient nous offrir un dernier coup d’éclat avant une longue traversée du désert qui ne fut que trop rarement entrecoupée de quelques fulgurances (merci Michele). Car si le macchabée est redevenu tendance à l’orée de la décennie 2000, force est de constater qu’entre LE JOUR DES MORTS-VIVANTS et 28 JOURS PLUS TARD, ben… hormis le joyeux bordel qu’a fichu un singe-rat du côté de la Nouvelle-Zélande, le cercueil a sonné plutôt creux tout de même.

Sorti quelques semaines juste avant DAY OF THE DEAD, le premier film en tant que réalisateur de Dan O’Bannon a connu pour sa part pas mal de soucis juridiques. Imaginé comme une suite de l’effort initial de Romero, le scénario de base signé par John Russo, l’homme qui a coécrit l’histoire de la nuit la plus 18030306521015263615591565célèbre que Big George ait mis en scène, va être considérablement remanié et repensé par O’Bannon. Afin de se démarquer et de prendre une certaine distance avec le travail du réal’ de CREEPSHOW, le Dan va insuffler un certain nombre de changements concernant la façon dont vont évoluer ses sacs à barbaques. Tout d’abord, même si cela n’est pas forcément une nouveauté (il n’aurait pas fallu aller en causer à l’Umberto, remember les infectés de L’avion…), ils courent le 100 mètres à une vitesse qui aurait fait pâlir plus d’un Carl Lewis en herbe. Contrairement à ce que l’on a pu voir dans le passé, nos gloumoutes suintantes sont désormais quasiment invincibles. Si avant une bonne charge dans la caboche suffisait à les refroidir définitivement, désormais, seul le feu semble venir à bout de leurs carcasses. Et encore… Pour couronner le tout, ils causent maintenant et leurs goûts culinaires paraissent s’affirmer. Ils ne croquent plus machinalement dans de la bidoche, mais notre boîte à neurones semble être pour eux un 18030306535815263615591568mets particulièrement prisé. Malgré cette très nette démarcation, Richard Rubinstein, le producteur de ZOMBIE et de sa séquelle, va attaquer en justice pour que soit changé le titre du film. Le prod’ fera chou blanc, et John Russo aura le droit d’utiliser le vocable « of the living dead », là où pour ces bandes Romero devra se contenter d’un « of the dead ».

Dan O’Bannon est un patronyme souvent associé à la science-fiction et au genre horrifique made in America. S’illustrant dès 1974 avec le scénar’ du DARK STAR de John Carpenter, c’est sous l’égide de Ridley Scott qu’il va gagner en 1979 ses titres de noblesse en écrivant l’intrigue de ce classique de l’épouvante qu’est LE HUITIÈME PASSAGER. S’ensuivra l’excellent RÉINCARNATIONS de Gary Sherman, et entre autres les très chouettes LIFEFORCE et L’INVASION VIENT DE MARS par Tobe Hooper. Lorsqu’il décide de passer derrière la caméra pour les besoins de ce RETOUR DES MORTS-VIVANTS, O’Bannon va nous faire regretter de ne pas avoir tenté 18030307001615263615591569l’expérience plus souvent. Parfaitement ancrée dans cette mythique décennie, cette péloche est un petit bijou d’humour noir magnifié par une mise en scène flirtant avec la perfection. L’ambiance y est travaillée au possible, avec ses éclairages glauques sublimant ce bâtiment morbide côtoyant une morgue accolé à un vieux cimetière dont le portail est recouvert de tags, et les effets spéciaux sont une pure merveille. Ce lieu de repos pour les défunts ne demande juste qu’à se réveiller, et les différents protagonistes qui vont être amenés à le visiter, un groupe de punks amis de la poésie portant des pseudos très raccord avec leurs personnages (Trash, Spider, Suicide…), vont devenir les instruments de cet amusant massacre à venir. Les séquences gores sont légions, et le tout se déroule dans un esprit second degré parfaitement assumé. En sus, O’Bannon va nous gratifier d’un passage, que dis-je, DU passage complètement culte de cette bobine nous dévoilant la belle Linnea Quigley (CREEPOZOIDS, HOLLYWOOD CHAINSAWHOOKERS), se lancer dans un strip où elle finira entièrement nue dans une séquence carrément hallucinante. Et quand la sculpturale Linnea danse à poil sur une tombe, ben y a pas que les morts qui se lèvent ! Et indirectement, O’Bannon anticipera l’aura sulfureuse, en beaucoup moins sombre bien entendu, de la divine Melinda Clarke dans le troisième opus de la série. Dommage simplement que Trash, le perso de Linnea, ne soit pas davantage exploité dans sa version zombiesque…

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Edité il y a peu en zone 2 (novembre 2017) via un superbe collector DVD/Blu-ray gorgé de bonus chez Le chat qui fume, RETURN OF THE LIVING-DEAD est clairement l’une de ces pépites intemporelles du cinéma bis, que l’on se plaît à juste titre à prendre en référence, et ayant profondément marqué les générations de cinéphiles qui l’ont découvert. S’il endossa que trop peu la casquette de réalisateur, Dan O’Bannon peut se targuer d’avoir inscrit en lettres de sang ce petit joyau dans la catégorie classique estampillé so 80′.

- Tom -

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