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Archive pour la catégorie « Fantastique »

L’APPEL DE CTHULHU – H.P. Lovecraft (1928)

L'APPEL DE CTHULHU - H.P. Lovecraft (1928) dans Fantastique 14072703494415263612413227

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Cthulhu par Disse86

« La dernière histoire de Lovecraft, L’appel de Cthulhu, est bel et bien le chef-d’œuvre qui, j’en suis sûr, vivra en tant que l’un des piliers de la littérature (…) Lovecraft a le rare don de faire en sorte que l’irréel paraisse réel et terrible, sans en amoindrir la sensation d’horreur. »

Robert E. Howard

Lettre à Weird Tales (1928)

 

« Le conflit avec le temps m’apparaît comme le thème le plus puissant et fructueux de toute l’expression humaine. »

Howard Phillips Lovecraft

Notes sur l’écriture de la fiction surnaturelle (1935)

 

« Au sujet de la prononciation du mot extraterrestre grossièrement rendu par Cthulhu dans notre alphabet – les autorités semblent différer. Bien entendu, ce n’est en rien un mot humain – n’ayant jamais été destiné à être énoncé par l’appareil vocal de l’Homo Sapiens. La meilleure approximation qu’on puisse en donner est de grogner, d’aboyer ou de tousser les syllabes imparfaites Cluh-Luh avec la pointe de la langue fermement appliquée contre le palais. Ceci, si on est un être humain. Pour d’autres entités, les directives sont, naturellement, différentes. »

Howard Phillips Lovecraft

29 août 1936 (à Willis Connover)

 

La somme de toutes les peurs

R0G7Ib-call2 dans LittératureAprès la mort suspecte de son grand-oncle, l’éminent spécialiste en langues sémitiques George Gammel Angell, l’anthropologue Francis Wayland Thurston hérite, entre autres biens, d’une mystérieuse boîte scellée par un cadenas. Une fois ouverte, il y découvre un bas-relief incrusté de hiéroglyphes inconnus et orné d’une monstrueuse figure ailée dont le corps grotesque et vaguement humanoïde est surmonté d’une tête de pieuvre. Parcourant les notes amassées par le défunt linguiste, le narrateur reprend son investigation restée inachevée, sur un inquiétant phénomène de délire collectif survenu quelques années plus tôt. De Providence à Oslo, en passant par le bayou putride de Louisiane, la côte inhospitalière du Groenland et le port de Dunedin en Nouvelle-Zélande, Thurston se lance sur les traces d’un culte impie qui, par des rituels sanglants, entretient depuis des temps immémoriaux la mémoire de Cthulhu, dieu extra-terrestre venu des étoiles. Si la dépouille du Grand Ancien gît sous la mer dans la cité de R’lyeh, son esprit immortel n’a de cesse d’appeler à lui ses fidèles à travers le globe. 

Reconnaissance tardive, mais éternelle !

X3G7Ib-call3Écrite vraisemblablement durant l’été 1926 et jugée médiocre par Lovecraft lui-même, L’Appel de Cthulhu sera refusée successivement par les deux pulp magazines Weird Tales et Mystery Tales. Ce n’est que deux ans plus tard, grâce à l’intervention de l’écrivain Donald Wandrei, ami de Lovecraft et futur co-fondateur, avec August Derleth, de la maison d’édition Arkham House spécialisée dans la weird fiction (Lovecraft, forcément… mais aussi Howard, Smith, Blackwood, Le Fanu et bien plus tard Bruce Sterling ou J.G. Ballard), que la nouvelle sera enfin publiée dans le numéro de février de Weird Tales.

Si à l’époque, la qualité de la nouvelle est soulignée par de nombreux amateurs, y compris le père de Conan le Cimmérien, il semble qu’elle doive une belle part de sa redécouverte « actuelle » au succès du jeu de rôle L’Appel de Cthulhu (1981), créé par Sandy Petersen. Celui-ci réussit l’exploit de faire souffler un vent nouveau dans les donjons poussiéreux remplis de sempiternels dragons, en puisant son inspiration dans la nouvelle de Lovecraft (mais aussi le reste de sa mythologie), laquelle devient, en quelque sorte, le mètre-étalon des premiers scénarios du jeu : un groupe d’Investigateurs, émules de Francis Thurston ou de Randolph Carter, mène l’enquête pour déjouer les projets machiavéliques de cultes voués aux Grands Anciens, au risque d’y laisser la vie ou pire encore… sa santé mentale ! 

rDG7Ib-call4Cet univers ludique ne cessera de s’étoffer au fil des décennies, grâce à la publication régulière de toute une gamme de suppléments et de campagnes fort bien troussés, qui permettront aux joueurs d’explorer les lieux emblématiques imaginés par Lovecraft (Arkham, Dunwich, Innsmouth, Kingsport…), mais aussi d’autres époques (l’Angleterre victorienne, le Paris des Années Folles, l’ère moderne), d’autres pays (l’Egypte, l’Australie…), voire même d’autres dimensions (les fameuses Contrées du Rêve !), quitte à laisser parfois de côté bibliothèques et impénétrables forêts de Nouvelle-Angleterre, au profit de trépidantes aventures occultes que n’aurait pas reniées le professeur Jones.

Le jeu de rôle, grâce lui soit rendue, aura donc permis d’initier toute une nouvelle génération de lecteurs aux écrits lovecraftiens, même si certains, comme votre serviteur, en conserveront longtemps la vision nostalgique et fantasmatique, liée aux interminables sessions de jeu de leur adolescence, d’une littérature horrifique servie par une écriture un peu trop archaïque -  »Why so serious ?! » - pour qu’elle remporte objectivement l’adhésion. Pour le dire autrement : lire Lovecraft, c’est bien ; en parler, ou pire… s’en souvenir !, c’est mieux.      

Inspiration, expiration

L’intrigue éclatée de L’Appel de Cthulhu s’appuie, à travers le récit du marin norvégien Gustav Johansen, sur une idée que l’auteur avait déjà exploitée dans Dagon (1917), sa première publication professionnelle : un naufragé, perdu au beau milieu du Pacifique, se réveille sur une île déserte qui semble avoir subitement surgi du fond de l’océan. En son centre et au sommet d’un monticule, se dresse un terrible monolithe que vient étreindre un monstre gigantesque au corps recouvert d’écailles. Parvenant à s’échapper de ce lieu de folie, le pauvre homme finit sa misérable existence l’esprit perpétuellement embrumé par la morphine, seule capable d’apaiser ses cauchemars. A cette bouture, Lovecraft greffe d’autres sources d’inspiration littéraire fréquemment relevées – Dunsany, Machen, Merritt… – mais il en est une, moins souvent citée (ou du moins étayée) qui semble pourtant apporter un éclairage passionnant sur la nouvelle :

Le Kraken d’Alfred Tennyson

« Sous les agitations de la surface,

Loin, loin, dans le calme des abysses,
Enveloppé de son très vieux sommeil sans rêve,
Repose le Kraken.
De faibles reflets de lumière
Frôlent ses flancs ténébreux.
Des éponges géantes, millénaires,
L’entourent.
Dans la pénombre des cavernes infinies,
D’énormes poulpes
Démêlent de leur bras la verte statuaire.
Il s’y repose depuis les premiers âges
Et toujours monstrueusement grandit,
Dévorant d’immenses vers marins,
Jusqu’à la Fin des Temps, le dernier incendie,
La rouge Apocalypse.
Alors, pour la première fois,
Il sera vu des hommes et des anges.
Il se réveillera dans l’horreur pourpre,
Il montera à la surface
Et y mourra. »

Une brève histoire du temps

Publié en 1830, ce sonnet s’inspire à la fois de la figure d’un monstre légendaire, issu de la littérature médiévale norvégienne, et du Léviathan décrit dans le Livre de Job et remis au goût du jour (si l’on peut dire d’une œuvre qui date du 17e siècle) par John Milton dans son Paradis Perdu (1667).    

hHG7Ib-call5Au-delà du fait que Cthulhu partage avec le Kraken des accointances fabuleuses avec la classe des céphalopodes (Lovecraft le décrit comme le croisement improbable d’une pieuvre et d’un dragon), il n’échappera sans doute pas au lecteur familier de l’écrivain que les fameux vers du Necronomicon d’Abdul Alhazred : « N’est pas mort ce qui éternellement repose,/Et dans les longues éternités même la mort peut mourir », cités à maintes reprises dans L’Appel de Cthulhu, font étrangement écho à ceux du poème de Tennyson. En effet, dans les deux œuvres, nous nous trouvons en présence de monstres gigantesques qui dorment d’un « très vieux sommeil sans rêve » au fond de l’océan, attendant « la Fin des Temps » pour se réveiller et remonter à la surface. Lovecraft nous livre d’ailleurs une vision très détaillée de cette « rouge Apocalypse », par l’intermédiaire de Castro, un vieux marin interrogé dans le second chapitre de sa nouvelle : « … ce temps serait aisé à reconnaître, parce que l’humanité alors serait devenue comme l’étaient les Grands Anciens ; libres et sauvages, et tous les hommes criant et tuant et révélant leur joie. Alors les Grands Anciens libérés leur apprendraient de nouvelles manières de crier et de tuer et de se réjouir, et toute la terre s’enflammerait dans un holocauste d’extase et de liberté. » Vaste programme !  

QKG7Ib-call6D’après le critique James Welch, le Kraken de Tennyson incarnerait deux conceptions du temps que l’on retrouve généralement dans d’autres œuvres du poète : d’une part le temps répétitif (associé à l’isolation), d’autre part le temps dynamique (associé au contact avec autrui, qu’il s’agisse d’un individu, d’un groupe ou d’une communauté). Toujours selon Welch, le sonnet parlerait de la qualité du temps lui-même. Figé, statique, dans les premiers vers, tandis que la créature solitaire est plongée dans un profond sommeil, il se fait dynamique, lorsqu’enfin elle s’élève hors de l’eau pour mourir, dans une brève et splendide apothéose. Ce passage de la stase, et de l’enfermement spatio-temporel, au mouvement qui fait se rencontrer le temps et l’Eternité se retrouve également au cœur de la nouvelle de Lovecraft : jusqu’au récit final de Johansen, qui relate la mésaventure du marin et de ses compagnons, Cthulhu est présenté au lecteur, soit sous la forme minérale d’un bas-relief ou d’une statuette (quintessence symbolique de la pétrification spatio-temporelle), soit emmuré dans sa cité de R’lyeh. La créature se situe donc elle aussi dans ce temps statique de l’isolation évoqué par Welch à propos du Kraken. Dès lors que le groupe de marins ouvre par erreur la porte qui le retenait prisonnier, Cthulhu s’anime, se fait (violemment) dynamique et s’apprête à accomplir la prophétie annoncée par Castro, qui doit instaurer sur Terre le règne de la Fin des Temps. Celle-ci sera toutefois repoussée par Johansen dans un acte désespéré qui obligera Cthuhlu à replonger littéralement dans un sommeil confinant à la mort et l’attente d’une nouvelle conjonction des astres.   

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S’il n’avait fait qu’accommoder l’immortalité tennysonnienne à sa sauce, le travail de Lovecraft serait déjà fort louable, comparé notamment au tout venant des productions littéraires publiées, comme les siennes, dans Weird Tales et consorts. Il y manquerait toutefois un brin de personnalité, qu’il apporte avec intelligence, en opposant au dieu atemporel les représentants isolés d’une humanité condamnée, qui tentent par des moyens dérisoires de contrôler l’inéluctabilité du Temps, dans laquelle leur nature mortelle les contraint de s’inscrire, à la différence du Grand Ancien. Dès lors, Cthulhu peut-il être perçu, dans sa forme endormie ou minérale, comme le temps envisagé sous cette forme maîtrisée par l’humanité, que nous évoquions. Une thématique de l’ordonnancement spatio-temporel que vient renforcer l’accumulation d’indications relatives aux dates et lieux, disséminées par le narrateur tout au long de la nouvelle comme autant d’amulettes brandies contre le chaos rampant qui cerne les frontières rationnelles de notre monde dit civilisé [1]. Cependant, une fois libéré par l’équipage de l’Alert, Cthulhu redevient cette force cosmique aveugle, à laquelle tout un chacun est soumis, une force qui terrorise, autant qu’elle fascine, et nous mène inexorablement à la tombe. 

Une proposition de lecture, certes un brin désabusée, mais qui ne semble pas si absurde, appliquée au texte d’un écrivain dont toute l’existence a été marquée par une santé fragile qui lui a fait perdre trop tôt son propre conflit avec le temps. Si le corps de Lovecraft repose à jamais sous les portiques de Kadath, son œuvre, elle, est suffisamment protéiforme pour rendre sa vision immortelle.   

1. « Chaos » dont l’architecture non-euclidienne de R’lyeh, insulte à notre fragile ordonnancement du monde, nous semble constituer un symbole supplémentaire.

- Le Hangar Cosmique -

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TRANSPLANTATION (2009)

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TRANSPLANTATION (2009)

Titre original : Tell-Tale

Réalisation : Michael Cuesta

Scénario : David Callaham, d’après la nouvelle « Le Cœur révélateur » de Edgar Allan Poe

Musique : David Buckley

Pays : Grande-Bretagne/États-Unis, 2009

Interprètes : Josh Lucas, Lena Headey, Brian Cox

PZX6Ib-trans2 dans Cinéma bis américainVoilà bien un film dont je n’aurais jamais parlé sur le blog de Morbius si je n’avais pas acheté le DVD d’occasion. Et puis c’est tout de même plus reposant de parler d’un film sorti il y a dix ans, plutôt que d’un classique des années 1920 ou 1930. Déjà, parce que lorsque son thème est éculé jusqu’à la moelle, c’est nettement plus simple de savoir d’où viennent ses références. Alors que pour un film de 1910 ou 1920, on redécouvre aujourd’hui tellement de films anciens qui n’étaient pas toujours référencés dans les dictionnaires français, qu’il vaut mieux apprendre à paraphraser Socrate jusqu’à la fin de nos jours : « Je sais que je ne sais rien ».

Pour son TELL-TALE, Michael Cuesta vend une adaptation d’Edgar Poe. Il s’agit d’une modernisation très libre pour être exact, et le titre « Tell-Tale heart » du conte de Poe prend même plus de sens encore dans ce film. L’argument de vente permet surtout d’annoncer que le sujet sera très différent de THE EYE avec Jessica Alba sorti l’année précédente, bien qu’il s’inscrit dans la même veine du greffé devenu medium malgré lui. Mais c’est finalement à BODY PARTS (1991) que TELL-TALE s’apparente le plus.

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L’intrigue : Terry est un jeune père célibataire qui prend grand soin de sa fille atteinte de Fibrodysplasie ossifiante progressive. Sa vie prend un nouveau tournant lorsqu’il reçoit une greffe de cœur. Mais d’étranges maux de tête apparaissent, puis des visions. Son nouveau cœur semble battre à son propre rythme. Hanté par son passé, le cœur commence à prendre possession de Terry, à la recherche de l’assassin du donneur…

Le thème a beau être éculé, l’histoire devient vite passionnante puisque le scénariste David Buckley créé une identité propre au donneur. Ainsi qu’une histoire posthume à traverser à travers un rythme cardiaque qui s’emballe, et à la manière d’une enquête policière qui nous mène jusqu’à un commerce des plus obscurs. On est donc loin d’une énième adaptation des « Mains d’Orlac ». Et la médiumnité soudaine de ce genre de greffé modernise assez agréablement le thème de la voyance chère aux giallos des années 70 et à certains thrillers américains (faîtes la comparaison avec THE EYE et LES YEUX DE LAURA MARS.

TRANSPLANTATION est une bisserie qui semble avoir été tournée avec un budget assez conséquent, et malgré certaines incohérences et certaines longueurs, il est assez passionnant à suivre.

- Trapard -

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THE RUINS (2008)

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THE RUINS (2008)

Réalisation : Carter Smith

Scénario : Scott B. Smith, d’après son roman

Production : Chris Bender, Stuart Cornfeld et Ben Stiller

Musique : Graeme Revell

Pays : États-Unis, Allemagne, Australie, 2008

Interprètes : Shawn Ashmore, Jena Malone, Jonathan Tucker…

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THE RUINS est une série B assez classique mais très réussie qui est passée dans les mailles du filet des réussites ultra-médiatisées, et c’est plutôt dommage. Le film de Carter Smith démarre d’ailleurs en pleine mode de ce sous-genre exotico-gore à base de jeunes Américains qui voyagent dans des pays dont les cultures vendues aux touristes cachent une misère économique qui se résume généralement par 3FS1Ib-ruins3 dans Fantastiquedes pièges à base de trafics d’organes. Un peu comme une métaphore de l’expansion inaboutie du socialisme dans le tiers-monde qui est finalement devenue un piège à « bobos ». Parmi les titres phares qui ont suivi le succès d’HOSTEL (2005) d’Eli Roth, il y a TURISTAS (2006), BORDERLAND (2007), AND SOON THE DARKNESS (2010), Eli Roth faisant même évoluer la thématique avec un humour cynique avec THE GREEN INFERNO (2013).

Du coup, quand THE RUINS est sorti en DVD, rien ne semblait impliquer qu’il sortirait du lot.

L’intrigue : En vacances à Cancún, au Mexique, un groupe de jeunes gens décide de rejoindre le frère de l’un d’entre eux, parti explorer une pyramide sacrée. Arrivés sur le site, ils sont accueillis par des hommes armés s’exprimant en langue maya et sont contraints de se réfugier au sommet de la pyramide tapissée d’une étrange liane grimpante…

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La problématique avec THE RUINS, si problématique il y a, c’est que le film n’apporte aucun message socio-économique et ferait presque figure de « réac » s’il n’était pas passionnant de bout-en bout, avec son histoire de liane carnivore et gardienne d’un temple sacré. Puis le thème des sites archéologiques cachés cadre bien avec la politique coutumière kanak actuelle de refuser une géolocalisation QKS1Ib-ruins5globaliste de leurs sites funéraires. Et ce qui n’est pas normalisé implique forcément une touche de mystère. Dans THE RUINS, c’est une poignée de descendants de la civilisation maya, vivant recluse dans la jungle aux alentours du temple, qui apporte en premier lieue une dimension brutale et décalée, avant que le film vire carrément au cauchemar mystique. D’ailleurs les échanges brutaux en langue maya, même s’ils sont incompréhensibles pour le spectateur lambda, laissent au moins entendre à plusieurs reprises le nom obscur de « Caltiki ». Ce nom est aussi celui d’une déesse dont le temple sacré est protégé par une gigantesque créature blobesque dans le film de Riccardo Freda et de Mario Bava, CALTIKI, LE MONSTRE IMMORTEL (1959, Caltiki – il mostro immortale) dont voici le résumé :

Un groupe de scientifiques découvre dans une grotte d’un temple Maya dédié à la déesse Caltiki, une créature informe et cannibale, vieille de 20 millions d’années qui est finalement détruite. Un des morceaux a dissout le bras d’un des archéologues et modifié agressivement son comportement. Le morceau qui est resté accroché est enlevé et étudié par le biologiste du groupe. L’être unicellulaire réagi à la radioactivité et la comète Arsinoé qui passe tous les milliers d’années, justement présente, augmente la radioactivité ambiante, déclenchant la division et la croissance accélérée du monstre. L’armée intervient et détruit la menace aux lances-flammes…

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Évidemment, THE RUINS en est la version minimaliste et épurée de toutes prophéties astrologique, mais elle n’en reste pas moins efficace, effrayante et gore. Puis les lianes meurtrières sont nettement plus crédibles et meurtrières que le blob du film de Freda et Bava. Autrement dit, THE RUINS est une très bonne série B sans prétention aucune, si ce n’est de faire passer un bon moment à ses spectateurs.

- Trapard -



HALLOWED GROUND (2007)

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HALLOWED GROUND (2007)

Réalisation : David Benullo

Scénario : David Benullo

Production : Daniel Grodnik

Musique : Neal Acree

Pays : États-Unis

Année : 2007

Interprètes : Jaimie Alexander, Brian McNamara, Ethan Phillips, Chloë Grace Moretz…

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Thème archi-connu et archi-revisité depuis DARK NIGHT OF THE SCARECROW et les CHILDREN OF THE CORN jusqu’aux JEEPERS CREEPERS… Ou comment revenir sans cesse sur les mythes surnaturels de la colonisation américaine. Dans ce sens, HALLOWED GROUND aka EVIL GROUND n’apporte rien de nouveau, si ce n’est qu’il se laisse regarder agréablement.

L’intrigue : Suite à une panne de sa voiture, Liz Chambers est forcée de rester dans la petite ville de Hope le temps que la pièce défectueuse soit livrée. Sur les lieux, elle se lie d’amitié avec une journaliste venue enquêter sur le passé nébuleux du petit village. Alors que les deux femmes visite la maison du Révérend Hathaway, le fondateur de la ville, la journaliste est assassinée par un épouvantail qui a pris vie. Rapidement, Liz se voit poursuivie par l’épouvantail, puis par les citoyens de Hope, qui voient en elle l’élue pour la résurrection du Révérend Hathaway…

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Le film ne se trouve qu’en VO, car il est toujours inédit en France semble-t-il. En fait, j’ai pisté cette petite série B sur Internet parce qu’à force de revoir le remake de CARRIE, j’ai fini par penser que Chloë Grace Moretz a complètement détrôné Sissy Spacek dans la peau de Carrie White. Du coup, j’ai suivi sa filmo pour revoir tous les films d’horreur dans lesquels elle a joué lorsqu’elle était fillette : le remake YQ6xIb-hal4 dans Trapardd’AMITYVILLE (2005), HEART OF THE BEHOLDER (2006), le ZOMBIE de J.S. Cardone, le remake de THE EYE (2008) et, bien sûr, le remake de MORSE produit par la Hammer (LAISSE-MOI ENTRER). Comme elle est encore très jeune, elle a ce jeu un peu figé, poupon et répétitif, mais elle arrive tout de même à donner de la dimension à certains de ses personnages. C’est la cas par exemple avec le polar KILLING FIELDS (2011) où elle joue aux côtés de Jeffrey Dean Morgan (le Negan de WALKING DEAD mais dans un rôle moins lourdingue).

Dans HALLOWED GROUND, Chloë Grace Moretz joue l’un des personnages centraux en fillette de service en quête de fuite. Mais c’est Jaimie Alexander en début de carrière elle aussi (depuis elle est la princesse Sif des THOR) qui interprète la jeune citadine traquée dans un village figé dans son propre espace-temps avec son lot de superstitions, de corbeaux et d’épouvantails vivants…

Donc rien de nouveau du côté des champs de maïs, mais le film n’est pas mauvais. Par contre petit budget oblige, il n’y a quasiment pas d’effets spéciaux. Tout se joue au contraire sur l’ambiance et la tension du spectateur.

- Trapard -

LE FILM EN ENTIER ET EN VERSION ORIGINALE :

Image de prévisualisation YouTube

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GODMONSTER OF INDIAN FLATS (1973)

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GODMONSTER OF INDIAN FLATS (1973)

Réalisateur : Fredric Hobbs

Scénariste : Fredric Hobbs

Producteur : Robert S. Bremson

Musique par André Brummer

Montage : Richard S. Brummer

Pays : États-Unis

Année : 1973

Interprètes : Christopher Brooks , Stuart Lancaster et E. Kerrigan Prescott…

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Après les lapins-mutants des RONGEURS DE L’APOCALYPSE (1972) et la belette-mutante de WEASELS RIP MY FLESH (1979), j’ai eu le bonheur de suivre les péripéties du mouton-mutant de GODMONSTER OF INDIAN FLATS (1973) grâce aux choix toujours incroyables de l’éditeur américain Something Weird Video. Il semble d’ailleurs que le film ait même eu les honneurs d’une édition en Blu-Ray pour les fans hardcore. Mais le DVD a l’avantage de présenter quelques bonus très sympas, dont un film de sexploitation complètement improbable (THE GEEK, 1971) qui raconte l’histoire d’un Bigfoot qui viole une campeuse… En revanche, notre mouton-mutant est beaucoup plus soft dans ses attaques :

dX0wIb-god7 dans FantastiqueUn éleveur de moutons découvre un embryon de mutation dans son troupeau. Le mutant est emmené dans le laboratoire secret du docteur Clemens et de son fidèle assistant Mariposa. Le Dr Clemens découvre que la vieille mine dégage d’étranges vapeurs de phosphore pouvant être à l’origine de la mutation et qu’elle est aussi à l’origine de la vieille légende traitant d’un monstre qui hantait autrefois la région. Clemens met la créature dans une chambre d’incubation et le mouton-mutant se transforme rapidement en une créature de 8 pieds de haut, qui lui échappe et commence à terrifier la ville…

GODMONSTER OF INDIAN FLATS est extrêmement Z mais assez amusant. On sent bien que le réalisateur n’a pas cherché à élaborer une crédibilité quelconque pour son histoire, mais surtout qu’il a réalisé son film en très peu de temps et avec très peu de moyens. Le personnage principal est un redneck éleveur de moutons fringué avec une veste en peau de mouton, et évoluant dans un univers de Far-West où des cow-boys à l’ancienne conduisent des Jeep. On assiste à des duels alcoolisés où ça tire dans tous les sens, jusqu’à blesser un pauvre chien qui se retrouve à faire le mort, allongé sur le dos en secouant la queue. C’est pour vous annoncer la couleur et pour bien préciser que les grosses ficelles du film sont de véritables cordes d’amarrage pour pétroliers. Ce GODMONSTER OF INDIAN FLATS (1973) m’a rappelé, par certains égards, CURSE OF THE HEADLESS HORSEMAN (1972), un autre bidule bien fumeux qui traite du cavalier sans tête.

5Y0wIb-god1 dans Film des 70's

Mais le clou du spectacle ce sont évidemment les attaques du mouton-mutant qui ressemble surtout à un vieux cadavre de bovidé qui n’a pas perdu sa belle laine et qui évolue dans un monde d’éleveurs rednecks. Certaines scènes font même un peu penser à une VALLÉE DE GWANGI du pauvre. Le look craignos du mouton a été conçu par le réalisateur lui-même, qui le filme assez peu et très mal, ce qui rend ses apparitions très peu crédibles. Mais c’est aussi ce qui confère à l’ensemble du film un côté agréablement décalé.

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Du coup, je me suis demandé si je n’allais pas venir déguisé en mouton-mutant pour rendre visite à Morbius dans son stand au Week-End Geek. Puis j’ai repensé à la chaleur du mois de novembre, ainsi qu’aux mouches qu’attireraient à coup sûr un tel costume, donc voici plutôt le film en entier et en version anglaise sur Dailymotion.

- Trapard -

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MONSTRES SACRÉS : LE DOCTEUR FREUDSTEIN

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LE DOCTEUR FREUDSTEIN

Un nom bien énigmatique pour un tueur fantôme. Un mélange entre Freud et Frankenstein qui laisse rêveur, à moins qu’il s’agisse plutôt de cauchemar.

Le Docteur Freudstein est l’anti-héros de LA MAISON PRÈS DU CIMETIÈRE (1982, Quella villa accanto al cimitero), réalisé par Lucio Fulci et co-écrit par Dardano Sacchetti, un habitué du mélange des genres. Et LA MAISON PRÈS DU CIMETIÈRE reprend certains thèmes du cinéma d’Épouvante et du film de maison hantée, tout en l’agrémentant d’ingrédients de Slashers.

L’intrigue : En 1981, Norman, un professeur d’Histoire, son épouse Lucy et leur petit garçon Bob s’installent pour 6 mois dans une maison de la Nouvelle-Angleterre près de Boston. La maison a appartenu au Dr. Freudstein. Or, le prédécesseur de Norman travaillait justement à une étude sur cet inquiétant docteur avant de tuer sa maîtresse et de se suicider. En parallèle, une petite fille visible sur une ancienne photo de la maison entre en contact télépathique avec Bob pour le mettre en garde et l’inciter à fuir la maison…

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Le Docteur Freudstein est entrevu comme une créature décharnée aux allures zombiesques, et assassinant sauvagement à l’arme blanche les habitants et autres visiteurs de la maison. Entre malédiction gothique avec son lot d’esprits fantomatiques et de portraits mystérieux (la photographie de la fillette remplace le fameux portrait ovale), LA MAISON PRÈS DU CIMETIÈRE retourne aux origines du film de « Old Dark House » des années 20-30-40, dans lequel le surnaturel sert généralement d’alibi pour camoufler des crimes mystérieux. Dans les années 60 et 70, le « giallo » italien et espagnol est revenu aux origines surnaturelles de la « Old Dark House » en y mêlant la violence sadique du « film noir » américain et du « krimi » allemand. Ce qui nous amène finalement aux premiers Slashers américains si situant dans de grandes demeures familiales (SILENT NIGHT, BLOODY NIGHT, BLACK CHRISTMAS)… et à SUSPIRIA (1976) et INFERNO (1979) de Dario Argento, à LA MAISON AUX FENÊTRES QUI RIENT (1976) de Pupi Avati, à BARON VAMPIRE (1977) et aux DÉMONS DE LA NUIT (1977) de Mario Bava. Et à cette étrange MAISON PRÈS DU CIMETIÈRE, sorte de Maison-Vampire. Sauf que contrairement aux films pré-cités, la présence du démon est localisée dans ce film, non plus dans un grenier ou dans une mansarde… mais dans la cave.

J’en profite pour ouvrir une parenthèse sur la géolocalisation du Malin :

En effet, si au cinéma le Mal rôde souvent près des cimetières, il a surtout tendance à se choisir un lieu clos pour diffuser ses ondes fétides. Et le grenier cristallise évidemment l’espace maudit dans les films se situant dans des manoirs, des châteaux ou dans de très grandes demeures anciennes, comme si le Malin cherchait à s’interposer entre la chapelle triangulaire intérieure de la toiture… et le « Ciel ». On peut aussi croiser sa présence maléfique dans les greniers ou dans des chambres closes abandonnées situées aux étages supérieurs d’anciens immeubles aristocratiques new-yorkais (L’EXORCISTE, LA SENTINELLE DES MAUDITS, INFERNO, L’ENFANT DU DIABLE. La ville de New-York n’ayant pas le monopole de ce type de demeures très anciennes, on peut aussi croiser ce type d’intrigues surnaturelles en Allemagne (SUSPIRIA), en Autriche (BARON VAMPIRE), en Angleterre (L’AVENTURE DE MADAME MUIR, LES INNOCENTS, THE GHOUL, LES AUTRES…), dans le nord de l’Amérique (LA MAISON DES DAMNÉS) ou dans le Sud (LA MAISON DU DIABLE, LE COULOIR DE LA MORT).

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Je vous passe les histoires de malédictions ou de fantômes se situant dans des phares ou des moulins, et même dans de grands immeubles ultra-modernes, pour ramener le Mal au niveau du sol. Donc à hauteur d’homme, créant ainsi une dissociation plus complexe et psychologique entre le Bien et le Mal. Par exemple, dans des films comme DANSE MACABRE (1964), LA MAISON QUI TUE (1971) et MONTCLARE, RENDEZ-VOUS DE L’HORREUR (1982) l’ambiguïté se situe un peu partout dans la maison, comme dans un espace spatio-temporel en suspend. Ainsi, la dissociation entre le Bien et le Mal et entre le Passé et le Présent, s’avère plus sinueuse. Et dans le cinéma d’horreur aux relents nécrophiles, le Mal se trouve évidemment au niveau du sol, ou des cryptes ou des caveaux en sous-sol, laissant remonter les vapeurs purulentes vers les lieux habités (LE CORPS ET LE FOUET, L’EFFROYABLE SECRET DU DOCTEUR HICHCOCK, LA TOMBE DE LIGEIA). Les émanations des cimetières ramènent aussi au sujet de POLTERGEIST (1982), tout comme aux émanations des sous-sols des Grands Anciens lovecraftiens (LA MALÉDICTION D’ARKHAM, NECRONOMICON).

Mais depuis les années 70, les malédictions enfouies dans les caves de maisons plus modestes se sont développées et même imposées, mélangeant un peu toutes les superstitions (LES DÉMONS DE LA NUIT, FRAYEURS, AMITYVILLE, EVIL DEAD, LA MAISON DE LA TERREUR, ZEDER). Et c’est dans cette localisation un peu fourre-tout du cinéma de série B, qu’opère la malédiction du Docteur Freudstein.

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En 2015, le réalisateur Ted Geoghegan a proposé avec WE ARE STILL HERE, une relecture passionnante du film de Lucio Fulci, avec dans les rôles principaux, Barbara Crampton (RE-ANIMATOR) et Lisa Marie (la Vampira d’ED WOOD).

L’intrigue : En 1979, à la suite du décès de leur fils Bobby dans un accident de voiture, Anne et Paul Sacchetti ont décidé de s’installer dans une nouvelle maison rurale en Nouvelle-Angleterre . Paul espère que ce sera thérapeutique pour Anne, car le décès l’a amenée à sombrer dans une profonde dépression. Cependant, dès qu’ils arrivent, Anne commence à affirmer que Bobby est présent dans la maison et la voisine Cat McCabe les avertit de quitter la maison. La maison a été construite dans les années 1800 par la famille Dagmar en tant que salon funéraire. Les Dagmars auraient été chassés du village après que les habitants de la ville eurent découvert qu’ils escroquaient leurs clients en vendant les cadavres et en enterrant des cercueils vides…

- Trapard -

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LA QUÊTE D’EREKOSË – Tome 1 – de Michael Moorcock (1970)

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19070707201315263616302296 dans Le Hangar Cosmique

« Avais-je flotté une éternité dans les limbes ? Étais-je vivant – mort ? Y avait-il le souvenir d’un monde existant dans le passé lointain ou l’avenir éloigné ? D’un autre monde apparemment plus proche ? Et les noms ? Étais-je John Daker ou Erekosë ? Étais-je l’un et l’autre ? Bien d’autres noms – Corum Bannan Flurrun, Aubec, Elric, Rackhir, Simon, Cornelius, Asquinol, Hawkmoon – s’enfuyaient sur les rivières spectrales de ma mémoire. Désincarné, je flottais dans l’obscurité. »

De la vie de John Daker, le lecteur du Champion Éternel n’apprendra que peu de choses avant que ce père de famille, a priori cultivé, de la fin du 20e siècle ne voit son sommeil troublé par d’étranges visions. Grâce à un antique sortilège, le vieux roi Ringaros et sa fille Iolinda parviennent à réincarner l’esprit de Daker dans le corps du guerrier légendaire Erekosë. Afin d’accomplir sa destiné cosmique, l’ultime défenseur de l’Humanité va devoir choisir son camp dans une guerre génocidaire qui oppose, depuis des millions d’années, sa race à celle des inhumains Xenans. Mais a-t-il réellement la liberté de ce choix ?

19070707234315263616302297 dans LittératureSouvent considérée comme une œuvre mineure dans l’Hypercycle du Multivers, bricolé par Michael Moorcock pendant près de quarante ans, La Quête d’Erekosë mériterait sans doute d’être réévaluée par certains adeptes exclusifs d’Elric, l’empereur albinos névrosé de Melnibonée. Recyclant avec un certain bonheur les clichés de la science fantasy façon Burroughs[1] – transmigration de l’âme du héros dans le corps d’un guerrier intrépide, civilisation extra-humaine, cités exotiques à l’architecture débridée, science mystérieuse qui confine à la sorcellerie… – ce premier tome offre surtout une réflexion pertinente sur la notion de libre arbitre, dans un univers en perpétuelle recherche d’équilibre entre la Loi et le Chaos.

« Ce n’était pas mon destin de faire éternellement la guerre – c’était le destin de toute ma race. Comme j’appartenais à cette race – mieux : comme je la représentais -, je devais, moi aussi, faire éternellement la guerre. Et c’était ce que je voulais éviter. L’idée de me battre toujours, partout où l’on me le demandait, m’était insupportable. Et pourtant, tous mes efforts pour briser ce cercle seraient inutiles. »

Inhérente à la figure du Champion éternel, telle que Moorcock la développe dans la plupart de ses autres récits directement liés au concept de Multivers (les cycles d’Elric, Hawkmoon et Corum), cette réflexion est rendue ici d’autant plus prégnante par à une narration prise en charge par le héros lui-même – dont le titre se confond, au passage, avec celui du roman – un héros aux rêves perpétuellement hantés par le souvenir de ses incarnations passées et à venir, qui vient remettre en question la portée morale de ses actes présents.
_______________________________________________________________
[1] Notamment son fameux Cycle de Mars, auquel Moorcock a par ailleurs rendu hommage, au milieu des années 1960, avec une trilogie du Cycle du guerrier de Mars plus distrayante qu’originale.

- Le Hangar Cosmique -

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MONSTRES SACRÉS : PLUTON

MONSTRES SACRÉS : PLUTON dans Cinéma bis 14050303003115263612199975

19062606115815263616286772 dans Cinéma bis américain

PLUTON

Malgré son nom de planète naine, Pluton est un tueur sanguinaire à tendances cannibales. Ce personnage est l’un des méchants de LA COLLINE A DES YEUX (1977) de Wes Craven.

19062606134715263616286773 dans FantastiqueLe personnage de Pluton a été immortalisé par l’acteur Michael Berryman avec son visage atypique né du Syndrome de Christ-Siemens-Touraine (donc dépourvu de système pileux, de glandes sudoripares, d’ongles et de sensibilité dans certains nerfs). Pas forcément très présent à l’image, Michael Berryman n’en est pas moins charismatique en assassin dégénéré. D’ailleurs, avec un peu de recul cinéphile, Pluton et sa fratrie satellite consanguine (Mars, Jupiter et Mercure) deviennent vite très sympathiques, un peu comme avec les détraqués de LA DERNIÈRE MAISON SUR LA GAUCHE (1972).

Le film de Craven a finalement permis à Michael Berryman de se faire une place dans ce type de cinéma, alors que son rôle précédent d’aliéné mental dans VOL AU-DESSUS D’UN NID DE COUCOU (1975) de Milos Forman n’est finalement qu’anecdotique, convenu et peut-être un peu maladroit. Ce choix de « tronche » par Wes Craven pour son film peut être vu comme une continuité d’un cinéma de genre des années 40 et 50 dans lesquels des acteurs atteints d’acromégalie interprétaient des monstres souvent assassins. Ce à quoi, on peut ajouter le thème du film qui est une référence directe aux années 50 :

19062606160415263616286774 dans Monstres sacrésUne famille d’Américains moyens, les Carter, décide de partir en voyage en Californie, afin de pouvoir mieux resserrer les liens. Le père, Big Bob, est un ancien policier de Cleveland mis à la retraite pour des problèmes de cœur. La famille est composée de sa femme Ethel, de leur fille aînée Lynn, du mari de celle-ci Doug et de leur bébé Catherine, de Brenda, la seconde fille de Bob, et de Bobby. Alors qu’ils cherchent un raccourci sur une route du désert du Nouveau-Mexique (zone d’essais nucléaires dans les années 1950, reconvertie en base pour l’aviation) et que Big Bob insiste pour visiter une mine de fer abandonnée, ils ont un accident et les pneus sont crevés. C’est le début d’une longue descente aux enfers, car ils deviennent la proie d’une famille de cannibales vivant cachée dans les collines voisines…

Alors presque au sommet de sa gloire dans le domaine du Bis, donc juste avant UNE CRÉATURE DE RÊVE, AMAZONIA LA JUNGLE BLANCHE et BARBARIANS, Berryman a repris le rôle de Pluton dans la suite directe de LA COLLINE A DES YEUX en 1985. Donc, on reprend nos méchants de service et on les confronte à l’un des survivants du premier massacre encore traumatisé (voir ici une petite connexion avec le cinquième volet de la saga des VENDREDI 13 sorti la même année). Il retourne sur les lieux du crime pour se venger avec sa bande de copains, histoire de surfer sur la mode du teen-movie, alors typique du milieu des années 80. Et son rôle de motard mutant dans UNE CRÉATURE DE RÊVE ressemble presque à un caméo et à une référence à LA COLLINE A DES YEUX 2.

Huit ans après le massacre de sa famille, Bobby Carter est traumatisé. Il a cependant réussi à s’en sortir en créant un groupe de motards avec Ruby, la fille de Jupiter, qui se fait désormais appeler Rachel. Le groupe souhaite alors participer à une course dans le désert, non loin de là où la famille Carter a eu son accident. Bobby a alors un très mauvais pressentiment et malgré le conseil de son psychiatre, refuse d’y aller. Ruby s’y rend alors avec Cass, Roy, Harry, Hulk, Foster, Sue et Jane. En retard, la bande décide de prendre un raccourci par le désert, mais leur bus tombe en panne en plein milieu du désert… Les cannibales défigurés refont surface…

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En 2006, Wes Craven a produit le remake tourné par Alexandre Aja, ainsi qu’une suite indirecte en mode SWAT. Mais Pluton n’y apparaît pas. Personnellement j’aime beaucoup le film d’Aja, même si je le trouve totalement dés-ancré de la logique de l’Histoire du Survival. Disons qu’il est surtout ancré dans l’Histoire des remakes hollywoodiens. Tandis que le film de 1977 était d’un côté le reflet d’une époque, avec notamment la présence d’un personnage de policier retraité dont le comportement reflète sans avoir l’air d’y toucher, celui des vétérans du Vietnam. Et de l’autre, tout en y ajoutant une notion d’hybridations suite à des essais nucléaires, Wes Craven sortait déjà très tôt le Survival de son cadre de l’éternel plouc sud-étasunien dégénéré dans lequel DÉLIVRANCE et MASSACRE À LA TRONÇONNEUSE avait déjà commencé à l’enfermer.

Enfin, on retrouve dans les deux premiers COLLINE A DES YEUX, ce principe de la « self defense » souvent ingénieux, qui est aussi très présent dans LES GRIFFES DE LA NUIT (1984).

- Trapard -

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TIMBRÉ

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Est-il vraiment utile de présenter Terry Pratchett ? Écrivain britannique né le 28/04/1948 à Beaconsfield (Buckinghamshire) et mort le 12/03/2015 à Broad Chalke (Wiltshire). Passionné d’astronomie et de science-fiction (il lira H.G. Wells et Sir Arthur Conan Doyle entre beaucoup d’autres). Il commencera à publier en 1971 son premier roman mais c’est en 1983 qu’il rencontrera le succès avec Les 19060107530015263616258135 dans Série TVAnnales du Disque Monde (Discworld). Pour l’anecdote, il est anobli par la reine le 31 décembre 2008 et devient Knight Bachelor.

Et c’est une de ses œuvres qui va nous intéresser : Timbré (Going Postal) est le trentième tome de cette saga magistrale de Terry Pratchett, Les Annales du Disque Monde. Vous savez, ce monde merveilleux et absurde, sous forme de disque, posé sur le dos de quatre éléphants (subséquemment nommés : Bérilia, Tubul, Ti-Phon l’Immense et Jérakine), eux-mêmes reposant sur la carapace de la Tortue Monde A’Tuin. L’œuvre originale sera publiée en 2004 et il faudra attendre 2008 pour qu’elle soit publiée en France aux éditions de l’Atalante. Étant par ailleurs un nouveau cycle, il aura droit à une suite : Monnayé.

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Mais… minute Rincevent, ce n’est pas du livre dont il sera question ici, mais du téléfilm. Le téléfilm, ou plutôt les téléfilms (il y en a deux) reposent sur le livre ci-dessus.

Réalisé par Jon Jones, TIMBRÉ (Going Postal) est une mini-série de deux épisodes basée sur le livre du même nom de Terry Pratchett, sur le scénario de Richard Kurti et Bev Doyle. C’est aussi la troisième interprétation télévisuelle ou cinématographique d’une œuvre de Pratchett après Hogfather et La Huitième Couleur. Elle a été diffusée au Royaume-Uni en mai 2010, puis en France le 17/12/2010 sur Orangecinéhappy et sur Gulli entre le 21 et le 28 novembre 2011. Récompensée d’ailleurs par la Royal Television Society 2010 pour sa photographie et sa musique.

Distribution :

Richard Coyle (VF : Philippe Allard) : Moite von Lipwig (Moist von Lipwig)
David Suchet : Jeanlon Sylvère (Reacher Gilt)
Charles Dance (VF : Daniel Nicodème) : le patricien d’Ankh-Morpork Havelock Vétérini
Claire Foy (VF : Maia Baran) : Adora Belle Chercœur (Adora Belle Dearheart)
Marnix Van Den Broeke : Lapompe 19 (mister Pump)
Steve Pemberton : Tambourinoeud (Drumknott)
Andrew Sachs : Tollivier Liard (Tolliver Groat)
Tamsin Greig (VF : Catherine Conet) : mademoiselle Cripsloquet (miss Cripslock)
Ingrid Bolsø Berdal : le sergent Angua
Adrian Schiller : monsieur Graille (mister Gryle)
Ian Bonar : Yves Hertellier (Stanley Howler)
Madhav Sharma : Crépin Hippobisque (Horsefry)
Timothy West : Mustrum Ridcule
Terry Pratchett : un facteur

19060108002115263616258146L’histoire se passe dans la célèbre capitale d’Ankh-Morpork et nous suivons les aventures d’un escroc hors-pair, passé maître dans l’art de la manipulation, dans l’usage de faux et dans l’extorsion : Moite von Lipwig. Lorsque ce dernier sera attrapé et condamné à la peine capitale, le Patricien Havelock Vétérini, lui proposera cependant une seconde chance. En effet, Vétérini n’apprécie pas vraiment le monopole des télécommunications détenu par la Compagnie des Clacs et de son propriétaire, le terrible Jeanlon Sylvère. En échange de la vie, Moite von Lipwig devra réhabilité l’ancien Bureau de Poste tombé à l’abandon depuis quatre ans face à la cruelle concurrence des Clacs. Une forme de liberté conditionnelle qui se fera sous la surveillance rapprochée du Golem LaPompe 19. Pour ce faire, il sera accompagné de l’équipe du Bureau de poste, soit le vieux Préposé Novice Tollivier Liard, du jeune Yves Hertellier, collectionneur invétéré d’épingles et de la belle Adora Belle Chercœur, propriétaire des Golems. Le Bureau de poste souffre cependant d’une malédiction, en effet, tous les receveurs précédents sont morts dans des circonstances mystérieuses. Notre héro devra donc mettre tout en œuvre pour assurer sa fonction, faire face aux fantômes de son passé et surtout, résoudre le mystère qui pèse sur le Bureau de Poste et la mort de ses prédécesseurs.

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Un téléfilm que j’ai regardé avec beaucoup de plaisir, qui manie avec brio humour déjanté et drame. Les acteurs sont tous formidables. Des images et une ambiance magique réussies. Bref, l’immersion Résultat de recherche d'images pour "going postal gif"dans l’univers est totale. Pour les fans de la saga le film est à découvrir et pour ceux qui ne la connaissent pas également, vous n’avez en fait pas besoin de connaître l’univers pour apprécier le film car il n’y a pas de références obscures à l’univers du Disque-Monde. Juste l’apparition de Pratchett himself dans le film. D’ailleurs les distinctions qu’ont pu recevoir ce film tournent autour de la photographie, de l’image et de la musique. Distinctions qui ne sont pas volées.

Pay or die…

- Antipathes -

Bande-annonce de la série :

Image de prévisualisation YouTube

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INCIDENT AU LOCH NESS (2004)

INCIDENT AU LOCH NESS (2004) dans Cinéma 19051808085115263616242439

INCIDENT AU LOCH NESS (2004)

Titre original : Incident at Loch Ness

Réalisateur : Zack Penn

Scénariste : Zack Penn et Werner Herzog

Musique : Henning Lohner

Année : 2004

Pays : Angleterre

Interprètes : Werner Herzog, Kitana Baker, Gabriel Beristain, Russell Williams II, David A. Davidson, Michael Karnow, Robert O’Meara, Zak Penn, Crispin Glover et Jeff Goldblum.

19051808085015263616242438 dans FantastiqueL’intrigue : Werner Herzog part en expédition en Écosse afin de faire toute la vérité sur le monstre qui se cache dans le Loch Ness pour les besoins d’un film intitulé Enigma of Loch Ness. À la même époque, John Bailey réalise un documentaire sur Werner Herzog, baptisé Herzog au pays des merveilles, et suit le cinéaste lors de la préparation du film et sur le tournage.
Ce que tous deux ne pouvaient prévoir, c’est que le film d’Herzog ne se ferait jamais. Le chaos qui fut le lot d’Herzog sur nombre de ses longs métrages l’a poursuivi jusqu’en Écosse, un tragique accident après seulement quelques jours de tournage ayant définitivement interrompu la production… À l’automne 2003, les rushs des deux films ont été combinés pour donner naissance à ce making-of.

Sur un archétype archi-connu depuis CANNIBAL HOLOCAUST (1980) et LE PROJET BLAIR WITCH (1998), le producteur Zack Penn et le réalisateur Werner Herzog proposent sans avoir l’air d’y toucher, un film complexe entre documentaire, mockumentaire et found-footage. En se basant sur les grands classiques d’Herzog, on entre dans le documentaire, tel qu’il nous est proposé, sans se poser de questions. Et la présence de Crispin Glover et de Jeff Goldblum au début du film ancre bien cette logique 19051808113015263616242441 dans Trapardd’honnêteté documentarisée. Mais c’est sans compter sur l’humour d’un Werner Herzog, qui d’un côté est présenté comme un grand mégalomane depuis le documentaire ENNEMIS INTIMES (1999). Et d’un autre côté, il y a le Werner Herzog comédien, qui n’hésite pas à se prêter au petit jeu de l’auto-dérision comme dans le mini-documentaire, WERNER HERZOG EATS HIS SHOE (1980) de Les Blank. Et INCIDENT AU LOCH NESS n’est finalement pas si loin de ce petit documentaire inédit en France, puisqu’on ressent très vite un humour de second degré faire de petites interférences soutenues derrière le sérieux du sujet. Et alors qu’au début du film, Herzog se présentait comme un sceptique amusé concernant toutes formes de cryptozoologie, c’est finalement cet humour qui brouille complètement nos repères en alternant premier et second degrés comme avec ce jeu de la balle cachée sous un gobelet sur trois, pour faire enfin glisser ni vu ni connu, INCIDENT AU LOCH NESS dans de la fiction pure, voire même du cinéma de genre surfant sur la vague des films d’attaques d’animaux marins.

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Mais là où Robert Kramer nous avait déjà fait le coup de transformer un documentaire en fiction avec ROUTE ONE/USA (1989), Werner Herzog et Zack Penn préfèrent la légèreté et l’auto-dérision au sérieux de Kramer. Le film permet d’ailleurs de rendre plus accessible au spectateur lambda le métier de producteur, parodié ici avec beaucoup de bienveillance. Et c’est conflit commun entre réalisateur et producteur qui permet d’intégrer assez vite, au fil de l’intrigue, la notion de doute et de potentielle supercherie au fil d’INCIDENT AU LOCH NESS, Zack Penn cherchant continuellement à prendre le dessus sur le travail d’Herzog. C’est l’apparition de la superbe Kitana Baker qui annonce que le film sera plus drôle que prévu. Kitana Baker est mannequin et actrice de films pornographiques, et cette unique apparition dans le cinéma dit-conventionnel, démontre surtout son aisance dans des rôles plus, disons, psychologiques. Je me demande même si sa présence, affublée d’un bikini, sur un bateau 19051808171415263616242445assiégé par Nessie, n’aurait pas inspiré à Alexandre Aja la participation de Kelly Brooks en bikini dans le PIRANHA 3D (2010), et de quelques autres starlettes dans les Shark Movies de la firme Asylum. Mais le principe de l’accroche sexy y est, et il fonctionne très bien. Pour preuve, je suis en train de me rendre compte que j’ai dédié plus de six lignes de ce court article des Échos d’Altaïr au bikini de Kitana Baker. Impressionnant, non ?

Mais INCIDENT AU LOCH NESS est un film plus intelligent qu’il n’y paraît, n’ajoutant pas vraiment de nouveau point de vue concernant la créature de Nessie. Le film joue beaucoup avec la complicité du spectateur, tout en parodiant les bases de la série B moderne. Sans être une parodie non plus. On pourrait aussi le ranger dans ce cinéma d’auto-références aux côtés de C’EST LA FIN (2013, This is The End) de Seth Rogen et Evan Goldberg, dans lequel des célébrités du petit et du grand écran jouent leurs propres rôles, tout en se retrouvant dans des situations romancées et dangereuses.

- Trapard -

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