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Archive pour la catégorie « Fantastique »

MONSTRES SACRÉS : PAZUZU

MONSTRES SACRÉS : PAZUZU dans Cinéma 14050303003115263612199975

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PAZUZU

Comme s’exclamerait un bambin imitant sa mère qui lui conseille de ne pas faire joujou avec le feu : « Pazuzu »… est un démon malfaisant. Wikipédia nous indique que « Pazuzu est une divinité secondaire de la Mésopotamie du Ier millénaire av. J.-C., le roi des démons du vent. Il peut avoir un rôle malfaisant, mais est surtout connu par son aspect de divinité protectrice, servant à combattre diverses maladies, en particulier celles touchant les femmes enceintes qu’apporte la démone Lamashtu. Plusieurs représentations de ce démon sont connues, ainsi que diverses inscriptions mettant en exergue son rôle protecteur, dont des incantations. »

Au cinéma, il est le personnage invisible mais pourtant implacablement central du film de William Fredkin, L’EXORCISTE (1973) adapté du roman de William Peter Blatty édité en 1971. Le livre et le film racontent l’histoire de la jeune Regan, âgée de 12 ans, qui se trouve être envoûtée par l’esprit de Pazuzu, à la manière d’une infection virale suite à l’exhumation d’une statuette lors de fouilles archéologiques menées en Irak.

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Le film de Friedkin ne s’étale pas vraiment sur la provenance ni sur les pouvoir de Pazuzu, préférant laisser planer une ambiguïté toute biblique autour de son démon pour rendre le film encore plus effrayant. Et comme souvent, en dépit de leurs qualités, ce sont les suites des films à succès qui apportent un surplus de détails sur nos tueurs, nos monstres ou nos démons préférés (voir LE TUEUR DU VENDREDI, FREDDY 3, ainsi que la longue saga des HALLOWEEN). Et L’EXORCISTE 2, L’HÉRÉTIQUE (1977) de John Boorman est aussi peu effrayant que nettement plus explicite au sujet de Pazuzu que son prédécesseur. Boorman nous offre d’ailleurs, au travers des séances d’hypnose, une vraie galerie d’images sur cette Assyrie antique et berceau du règne de Pazuzu, et c’est donc lui qui met vraiment à la lumière du jour le thème central qui sera développé dans les autres suites : croyances païennes contre normalisation chrétienne.

19022207523815263616129917 dans TrapardPar la suite, d’autres films ont tenté de rebondir sur le succès de L’EXORCISTE 1 ET 2, mais sans vraiment aller au-delà du stade de l’idole païenne maléfique. Quelques titres en exemples : LA POUPÉE DE LA TERREUR (1975), CRASH (1977) de Charles Band, et LA FORCE (1984) sur les pouvoirs amérindiens, et KADAICHA (1988) sur ceux issus de la culture aborigène. Et je dois en oublier beaucoup d’autres, tant les cultures amérindiennes ont hanté les Américains jusque dans les films fantastiques. Et l’Ozploitation a aussi surfé sur cette veine, et je pense qu’un film comme LA DERNIÈRE VAGUE (1977) de Peter Weir n’est finalement pas si éloigné que ça de L’EXORCISTE.

À noter aussi que le roman de Michael Crichton, Le Royaume de Rothgar qui servit à l’adaptation du TREIZIÈME GUERRIER (1999) parut en 1976, et développe plus encore le thème des cultures païennes invisibles liées à la fertilité. Mais ne citer que quelques films et romans des années 70, ce serait faire injure à toutes les publications aujourd’hui oubliées de la grande époque de la « New Age ». Mais le fait que Pazuzu ai un lien étroit avec la fertilité, cela explique 19022207555515263616129920certaines scènes violentes de mutilations dans L’EXORCISTE. Et le film laisse aussi planer un voile d’ambiguïté concernant les rites anciens et modernes du passage du stade de l’Enfance à celui de Femme. Si l’on considère la « possession » du corps et de l’esprit comme un viol, tout bon film qu’il est, L’EMPRISE (1981) de Sidney J. Furie, avec son entité violeuse, ne semble plus être qu’une version caricaturale et bisseuse de L’EXORCISTE. Mais ça, c’est « l’effet années 80 » !

Mais pour en revenir à Pazuzu, il a aussi fait un petit séjour sous la plume de Jacques Tardi, dessinateur des Aventures Extraordinaires d’Adèle Blanc-Sec, dans le volume Le Démon de la Tour Eiffel édité en 1976 et qui, à mon goût, est le meilleur de la série.

Pour conclure sur les représentations de Pazuzu, voici ce qu’indique Wikipédia :

« L’apparence de Pazuzu est connue par plusieurs représentations artistiques sur lesquelles son nom est inscrit, ne laissant pas de doute sur son identité. C’est un être hybride comme cela était courant pour les divinités démoniaques de la Mésopotamie antique. Son aspect peut légèrement varier suivant la représentation. Sa tête est en gros de forme humaine, avec un nez et une bouche de forme animale, de type canin ou félin avec de grandes dents, et des yeux globuleux. Son corps, de forme généralement humaine mais avec un tronc semblable à celui d’un chien, est généralement recouvert d’écailles. Ses mains ressemblent à des pattes d’un animal terminées par des griffes, et ses pieds sont des serres de rapace. Il est souvent représenté avec un pénis en érection qui se termine par une tête de serpent, et sa queue est celle d’un scorpion. Il dispose souvent de quatre ailes, ce qui est courant pour les génies de l’ancienne Assyrie. Son aspect est souvent menaçant : bouche montrant ses crocs ou sa langue, main droite levée en préparation d’un coup. »

- Trapard -

Autres Monstres Sacrés présentés sur Les Échos d’Altaïr :

Alien / King Kong / Predator / Créature du Lac Noir / Mutant de Métaluna / Ymir /Molasar / Gremlins / Chose / Triffides / Darkness / Morlock / Créature de « It ! The Terror from Beyond Space«   / Blob / Mouche / Créature de Frankenstein / Visiteurs /Martien de La Guerre des Mondes (1953) / E.T. / Pinhead / Michael Myers / Fu Manchu / Leatherface / Jason Voorhees / Tall Man / Damien Thorn / Toxic Avenger / Bruce : le grand requin blanc / La Momie / Le Loup-Garou / Dr Jekyll et Mr Hyde / Golem / Dracula / Orlac / La Bête / Les Krells / Les Pairans / Le Cavalier sans Tête / Le Hollandais Volant / Body Snatchers / Freddy Krueger / L’Homme au masque de cire / Godzilla / Zoltan / Les fourmis géantes de « Them ! » / Les Demoni / Shocker / Green Snake / It, le Vénusien / Bourreau de Xerxès / The Creeper / Ginger et Brigitte, les sœurs lycanthropes / Tarantula / Intelligence Martienne / She-Creature / Gorgo / La princesse Asa Vajda / Ed Gein, le boucher de Plainfield / Quetzalcoatl / Le fétiche du guerrier Zuni / Octaman / Lady Frankenstein / Les rongeurs de l’apocalypse / Le baron Vitelius d’Estera / Les Tropis / Sssnake le cobra

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CHRONIQUES LUNAIRES – TOME 1 : CINDER

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Cinder (de Maryssa Meyer, éd. PKJ) est l’histoire d’une jeune fille à 63% cyborg, qui vit a Néo-Beijing, travaille dans son atelier de réparation d’androïdes, cyborgs et autres appareils électroniques. Ça sent la graisse et la crasse, c’est exiguë et sombre (histoire de vous donner une idée du coin). Elle a une tutrice légale (eh oui, dans le futur on ne dit plus « marâtre »), deux demi-sœurs (ça vous rappelle quelque chose ?) et sa meilleure amie n’est pas une souris mais un petit robot à la puce de personnalité défectueuse du nom de Iko. Ça c’est la présentation de notre héroïne. 

19020908022115263616113521 dans Marie-LaureLe monde dans lequel vit Cinder est en paix, les guerres ont cessé, humains et androïdes cohabitent ensemble même si ces derniers sont considérés comme des rebuts de la société. Tout le monde a une puce d’identité implantée dans le bras dès la naissance (sans ça vous n’existez pas). Depuis quelques années sévit une maladie contagieuse, la létumose, qui décime la population. Personne n’est épargné, même l’empereur de New-Beijing est touché. On utilise alors les androïdes comme cobayes pour trouver un remède, mais pour le moment c’est assez inefficace. 

Il y a un peuple, les « Lunaires », qui vit uniquement sur la lune, dont la reine est un véritable tyran avec des pouvoirs hors du commun. En effet, les Lunaires ont un don, celui de modeler à volonté la conscience des autres êtres vivants, don plus ou moins développé suivant chacun, sachant que les plus forts sont assassinés par les sbires de la reine (ce qu elle a fait à la famille royal pour avoir et garder le trône) et ceux sans pouvoirs (nommés les coquilles), condamnés à mort car … bah… ils sont « différents ». Les lunaires sont interdits sur Terre car leur pouvoir est dangereux.

19020908041615263616113523Revenons à Cinder. Ce jour-là, Cinder est occupée à changer son pied. Iko lui a trouvé un pied cyborg qui correspond mieux à sa taille plutôt que le petit pied qu’elle traîne depuis ses 11 ans et qui n’a pas grandi, lui, contrairement au reste de sa personne. Elle est joie en resserrant boulons et vis et en connectant les fils nerveux entre eux, lorsque surgit « incognito » le prince Kaito (Kay), fils de l’empereur, dans son échoppe. Il a besoin d’elle pour une mission de la plus haute importance ! Sa Nanni, gouvernante, est en panne… Erf !… Bon, c’est le prince… et elle, Cinder, tombe sous le charme. Bah oui, normal, elle cache sa condition de cyborg et accepte de réparer la Nanni. Hourra ! Sauf que, avant que cela puisse se faire, sa demi-sœur tombe malade. La belle-mère qui cherchait à se débarrasser de Cinder depuis longtemps l’envoie comme volontaire tester un nouveau vaccin contre la létumose. Cinder découvre alors qu’elle est immunisée. Le docteur lui révèle certains secrets, sur elle, sur les Lunaires, etc. En échange, elle doit venir souvent faire des tests. Ça pourrait sauver la race humaine. Du coup, elle croise souvent le prince  qui ne sait toujours rien sur elle. L’amour naissant, etc, (instant gnan gnan) , il l’invite même au bal. 

19020908060115263616113525Sa demi-sœur meurt. Cinder est dévastée par le chagrin. L’empereur meurt, le peuple est dévasté par le chagrin. Le prince Kay devient empereur, doit se trouver une impératrice. La reine lunaire Levana entre en scène, arrive sur Terre afin de conclure avec lui le marché que son père a toujours refusé (les épousailles) sinon ce sera la guerre. Bref, le conte de fées part en sucette, mais Cinder découvre des choses qui pourraient peut être changer les destins terriens et lunaires…

Voilà, je n’en dis pas plus (je viens d’effacer la moitié de mon texte car je me suis rendue compte à sa lecture que je racontais toute l’histoire !). Pour conclure, ce livre malgré son titre et sa couverture un peu trop « éditions Harlequin » à mon goût, est fascinant dès la première page. J’ai pu oublier le côté conte de fées pour me focaliser sur le côté cyborg de Cinder et sa forte personnalité. J’y ai vu un petit air de Gally (Alita, Gunnm) et ça, ça m’a de suite charmée. Puis le mélange maladie mortelle type peste, enrôlement de force des cyborgs en tant que cobayes, peuple extraterrestre opprimé mais avec des pouvoirs, groupes de rebelles Lunaires, complots et culture asiatique qu’on retrouve dans ce livre (Néo-Beijing est la capitale du royaume oriental), tout ce que j’aime en somme, a achevé mes réticences sur sa lecture.

19020908081515263616113526Dès le début je n’ai pas eu l’impression de lire un livre mais plutôt de voir un animé japonais tant les détails décrits sont précis (que ce soit la description des rues, des habitants, des réparations cyborgs de Cinder, de l’évolution moche de la maladie et même les scènes de repas). J’ai eu plaisir à découvrir ce mélange d’univers. Cette réécriture d’un conte de fées à la sauce SF est une réussite, les petits clins d’œil à Cendrillon sont là et bien sympas (le petit pied n’est pas mignon, là, il handicape Cinder. Celle qui pourrait être sa marraine la bonne fée dans cette histoire ce pourrait être Iko. Le véhicule qu’elle trouve en décharge avec lequel elle va essayer de s’enfuir est un tas de boue orange, etc.). Heureusement d’ailleurs pour un conte revisité !

Les seuls bémols, mais on ne peut y échapper, c’est la romance entre les deux protagonistes, la couverture qui pour moi dessert grandement le livre et le fait aussi qu’il finit en cliffhanger, ce que je déteste quand je n’ai pas encore la suite !

- Marie-Laure -

Autres articles de Marie-Laure :

Orgueil & Préjugés & Zombies / Laisse-moi entrer / Prince Lestat et l’Atlantide / Anno Dracula / Anno Dracula : Dracula Cha Cha Cha / La Destinée, la Mort et moi, comment j’ai conjuré le sort

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SEYTAN (1974)

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SEYTAN (1974)

SEYTAN est le « Turkish Exorcist », autrement dit le remake turc du film de Friedkin tourné dans la foulée de l’original. Au moins, avec ce type de remake, inutile de chercher les points communs plagiés au film d’origine que l’on retrouve dans tous les dérivés de L’EXORCISTE, de l’ANTÉCHRIST à EXORCISMO puisqu’ici, la trame est quasi-identique.

L’intrigue : Une jeune fille de 12 ans qui habite avec sa mère dans un quartier bourgeois est possédée par le démon…

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Même la fillette turque, incarnée par Canan Perver, a de faux airs de Linda Blair. L’intro avec l’archéologue dans les ruines, le grand appartement à deux étages, les rats dans le grenier, la fillette somnambule qui urine devant une assemblée ou qui est projetée sur son lit, l’immense escalier, la scène de vomissures et l’excision (non pas avec un crucifix mais avec une statuette coupante) et 19020604123915263616109263 dans Fantastiquel’exorcisme final… Tout y est. Même le morceau de Mike Oldfield est réutilisé régulièrement de manière obsessionnelle. Seule la foi chrétienne du prêtre exorciste est remplacée par un l’érudition d’un archéologue et un policier qui enquêtent sur les croyances de démonologies locales. Le Seytan du film étant évidemment le démon coranique.

L’intérêt de SEYTAN, en plus d’être plus agréable à regarder que la moyenne des remakes turcs, vient de cette tentative du réalisateur Metin Erksan de vouloir jongler entre deux options : la jeune Gül est-elle atteinte d’une maladie psychique ou d’une possession démoniaque ? Ce dualisme sera beaucoup plus présent dans L’EXORCISTE 2 : L’HÉRÉTIQUE de John Boorman, en 1977. Et plus présent encore, dans L’EMPRISE (1981) de Sidney J. Furie. Du coup, Gül se voit contrainte de répondre à des exigences médicales souvent ridicules, et parfois visuellement et involontairement cocasses, comme la scène des électro-chocs. Mais à part quelques touches d’humour, l’ensemble se veut très sérieux

Vous pouvez regarder le film avec des sous-titres anglais ici.

- Trapard -

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CTHULHU : LES CRÉATURES DU MYTHE

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Cthulhu : les Créatures du Mythe, écrit par Sandy Peterson et publié chez Bragelonne, est, comme son nom l’indique, un livre regroupant le maximum de créatures légendaires issues des œuvres du Mythe. Il s’agit en fait d’un petit ouvrage de plus de 150 pages rédigé d’après l’édition originale du guide de terrain de Sandy Petersen, publié en 1988 chez Descartes sous le titre Les Monstres de Cthulhu. Cela vous dit certainement quelque chose si vous avez connu le jeu de rôle L’Appel de Cthulhu… Cette nouvelle version, revue et corrigée si l’on peut dire, a été supervisée par Mike Mason et Vincent Lelavechef.

Cthulhu : les Créatures du Mythe se présente donc comme un carnet de notes à propos d’entités surnaturelles et de créatures qui sont par-delà le mur du sommeil. Il se veut le témoignage de chercheurs experts en surnaturel qui ont étudié, presque malgré eux, ces créatures dangereuses. La jolie mise en page est donc celle d’un carnet jauni par le temps où de superbes illustrations côtoient des fiches très complètes sur les monstres en question, tels Azathoth, le Polype Volant, Rhan-Tegoth, le Chat d’Ulthar, le Serviteur de Karakal… et bien sûr les vedettes comme Cthulhu, Nyarlathotep, Shub-Niggurath et tant d’autres. Un indispensable petit guide pour tout amateur du grand Lovecraft et bien sûr du mythe de Cthulhu.

« Vous tenez entre vos mains les cahiers de notes et d’esquisses d’anthropologues partis à la recherche de secrets impies et qui, le plus souvent, ont payé leurs découvertes de leur vie ou de leur santé mentale. Les croquis illustrent dans quel état d’esprit malsain les malheureux se trouvaient lorsqu’ils les ont tracés, parfois avec de l’encre, dans d’autres cas avec leur sang ou des substances inconnues.

Cthulhu, Azathoth, Nyarlathotep, Yog-Sothoth et bien d’autres aberrations fondatrices du Mythe sont ici présentées, chacune avec une description détaillée, une illustration couleur, son symbole, sa taille par rapport à l’humain, son mode de déplacement et ses particularités.

Face à de telles abominations, méfiez-vous, car votre équilibre mental risque d’être profondément ébranlé… »

- Morbius – (morbius501@gmail.com)

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THE THIRSTY DEAD (1974)

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THE THIRSTY DEAD (1974)

Voilà un bien étrange film, kitsch à souhait, mais pas inintéressant. C’est une co-production américaine avec les Philippines et réalisée par l’acteur de télévision Terry Becker. THE THIRSTY DEAD est aussi sorti en VHS sous le titre BLOOD HUNT. Mais pas en France, semble-t-il. On pourrait aussi le confondre avec un autre film philippin beaucoup plus connu, traitant aussi de vampirisme, mais de manière plus thrash : BLOOD THIRST (1971) de Newt Arnold.

THE THIRSTY DEAD est plutôt un film fourre-tout qui mélange les genres : policier, WIP (films de femmes prisonnières), film de sectes, exotisme et horreur.

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L’intrigue : En l’espace d’un mois, sept jeunes femmes sont enlevées à Manille par des membres d’un culte de la mort qui a besoin de leur sang pour rester immortels. Il s’avère que les femmes sont transportées dans une forêt lointaine, afin d’y être sacrifiées pour leur sang afin que les membres de la secte puissent maintenir leur jeunesse éternelle…

Un scénario qui ressemblerait presque à celui de LA SECTE DES CANNIBALES (1981) d’Umberto Lenzi. Mais même si THE THIRSTY DEAD n’est pas un très bon film, il innove un peu en reprenant ce thème du vampirisme exotique présent dans  THE WOMAN EATER (1958) avec ses vierges offertes en sacrifice dans le but de reconquérir ou d’inverser la vie éternelle. Cette déviance du vampirisme (proche du cannibalisme) a aussi été très bien exploitée en France par Alain Jessua dans TRAITEMENT DE CHOC (1973) ou par Raphaël Delpard avec LA NUIT DE LA MORT (1981), ainsi qu’en Australie avec SOIF DE SANG (1979, Thirst) de Rod Hardy.

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Mais dans THE THIRSTY DEAD, le suspense est plutôt plat et les bavardages sont légions. L’intérêt réside dans la présence de jolies comédiennes piégées au milieu d’une secte aux fringues ultra-kitschs vivant au milieu de nulle part.

L’ex-maquilleuse et réalisatrice d’effets spéciaux, Cecile Braun, a réussi quelques effets gores ou de vieillissement. Sa carrière semble s’être limitée à de petites productions philippines ainsi qu’à quelques films à succès sur la guerre du Vietnam comme PLATOON (1986) et HAMBURGER HILL (1987).

En attendant mieux, vous pouvez regarder THE THIRSTY DEAD en V.O. sur YouTube.

- Trapard -

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MONSTRES SACRÉS : SSSNAKE LE COBRA

MONSTRES SACRÉS : SSSNAKE LE COBRA dans Cinéma bis 14050303003115263612199975

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SSSNAKE LE COBRA

SSSNAKE LE COBRA c’est l’homme-serpent du film éponyme de Bernard L. Kowalski (NIGHT OF THE BLOOD BEAST, L’ATTAQUE DES SANGSUES GEANTES). D’ailleurs, il s’agit sûrement de son meilleur film. Entre LA MONSTRUEUSE PARADE, L’ÎLE DU DOCTEUR MOREAU et le film d’attaques animales, SSSNAKE LE COBRA (1973, SSSSSSS) est un vrai petit bijou des Seventies. Et il est loin d’être une rareté puisqu’il est autant sorti en France, en VHS qu’en DVD.

L’intrigue : Scientifique autant qu’ermite, le Docteur Carl Stoner consacre son existence à l’étude des serpents et à la collecte de leur venin. C’est du moins ce que l’homme laisse transparaître car en réalité, ses expériences vont bien au-delà de la simple observation. Rendu fou par son admiration du monde reptilien, Stoner entend ainsi créer une nouvelle race. Une espèce alliant à merveille la puissance, l’intelligence et l’agilité. Pour cela, notre scientifique concocte une substance miracle qu’il inocule sans sourciller à son jeune cobaye…

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Les maquillages de l’homme-serpent (j’ai envie de vous dire qu’il n’est pas unique, mais ce serait trop vous en dire) ont été créés par Daniel C. Striepeke (la saga de LA PLANÈTE DES SINGES), assisté de John Chambers (L’ÎLE DU DOCTEUR MOREAU et SUPERBEAST). Peaux boursouflées et latex finement découpé sont à l’honneur dans le film de Kowalski.

Puis cet homme-cobra en latex me permet aussi de rebondir sur le récent article de Cosmofiction sur DREAMSCAPE (1984) puisque dans une scène de cauchemar, l’acteur David Patrick Kelly se transforme aussi en cobra géant, mais avec un effet de superposition plutôt raté.

Quand à SSSNAKE LE COBRA, il est interprété au naturel par le très jeune et méconnaissable Dirk Benedict presque six ans avant de devenir le lieutenant Starbuck de la série GALACTICA.

- Trapard -

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LES VIERGES DE LA PLEINE LUNE (1973)

LES VIERGES DE LA PLEINE LUNE (1973) dans Cinéma bis 19011706552315263616079596

LES VIERGES DE LA PLEINE LUNE (1973)

Le film de Luigi Batzella est une variation gothique tardive du roman de Bram Stoker et de l’histoire de la comtesse Bathory. Je m’amuse à parler du « gothique tardif » des années 70, mais si l’on comptabilisait le nombre de films gothiques sortis dans les années 70, je pense qu’on obtiendrait un chiffre beaucoup plus conséquent que celui des années glorieuses du genre (fin des années 50 jusqu’au 19011706571015263616079598 dans Cinéma bis italienmilieu des années 60). Mais ce gothique des Seventies a toujours son petit cachet bis en plus, et LES VIERGES DE LA PLEINE LUNE (Il plenilunio delle vergini) n’échappe pas aux règles de la Sexploitation si vendeuse ces années-là.

L’intrigue : Lors de ses recherches sur l’anneau des Nibelungen, Karl Schiller est amené à se rendre dans les Carpates, car il est persuadé que l’artefact se trouve dans le château du comte Dracula. Mais il est devancé par son frère Franz qui, arrivé au château, rencontre une domestique, Lara, qui se propose de l’accueillir en attendant le retour de sa maîtresse, la comtesse De Vries, veuve du comte Dracula…

La superbe Rosalba Neri (LADY FRANKENSTEIN) n’échappe pas non plus aux joies de l’érotisme, évoluant souvent nue et recouverte d’un flot de sang se répandant sur ses formes généreuses, là où Kim Basinger préférait plutôt le petit lait dans 9 SEMAINES ET DEMI (1986). D’ailleurs, bien que les dialogues et l’ambiance des VIERGES DE LA PLEINE LUNE soient légèrement indigestes, les scènes de nudités sont finalement comme un courant d’air rafraîchissant. Et je m’amuse souvent à penser à cette légèreté décomplexée des comédiennes dans les années 70 qui n’hésitaient pas à jouer nues, en comparaison, par exemple à Julia Roberts qui avait une doublure pour une simple scène vaguement dénudée pour L’EXPÉRIENCE INTERDITE (1990). Ou à l’extrême opposée, à Pamela Anderson et Paris Hilton qui se la jouent effarouchées en commercialisant leurs sex-tapes soit-disant piratées. D’où l’intérêt posthume, aujourd’hui, de cette Sexploitation naïve, sans tabou et rarement hypocrite.

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LES VIERGES DE LA PLEINE LUNE, qui porte bien son titre, reprend tous les artifices du cinéma gothique de vampires : comtesse sanglante, goules suceuses de sang, vampire chauve et brutal jaillissant d’un cercueil caché dans une sombre crypte, château maudit effrayant les villageois du coin, chauve-souris criardes et sectes encagoulées…

En plus de Rosalba Neri, Mark Damon (et non pas, Matt Damon), Enza Sbordone (qui a surtout joué dans des adaptations érotiques de Boccace), et la Brésilienne Esmeralda Barros se partagent les autres rôles principaux.

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UTOPIC FASHION : CAPTAIN KRONOS, JERRY CORNÉLIUS ET LA FIN DU SWINGING LONDON

UTOPIC FASHION : CAPTAIN KRONOS, JERRY CORNÉLIUS ET LA FIN DU SWINGING LONDON dans Cinéma bis 13061310015515263611288448

Et si on s’attardait parfois sur les vêtements à travers les films et les séries de science-fiction ? Et si on explorait les tendances ou les fantasmes exprimés à travers les designs les plus fous, les plus kitchs ou les plus provocants de la SF, mais aussi à travers les plus austères, les plus sérieux ou les plus envisageables dans un avenir plus ou moins éloigné ? Place à Utopic Fashion !

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Pour définir le « Swinging London », il faut revenir sur les mouvements artistiques qui brisèrent quelques clichés dans le Londres des années 60, où se mélangeaient bourgeois bohèmes et prolétaires embourgeoisés grâce à leurs succès artistiques.

La série produite par Brian Clemens, CHAPEAU MELON ET BOTTES DE CUIR est caractéristique du Swinging London : Steed représente la classe supérieure décadente et Miss Peel est la femme libérée, un peu artiste et d’une origine sociale plus populaire.

C’est la grande époque des écoles d’art londoniennes, et ses boutiques, clubs et galeries d’art. Les magasins deviennent des lieux de rencontre et sont aménagés pour accueillir et faire rester les clients, et non plus seulement pour vendre.

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C’est aux alentours de 1973-1974 que le Swinging London touche à sa fin. Et c’est justement à cette époque que sortent deux films qui en sont encore un peu dérivés : LES DÉCIMALES DU FUTUR et CAPITAINE KRONOS, TUEUR DE VAMPIRES.

Le même Brian Clemens, producteur de CHAPEAU MELON ET BOTTES DE CUIR est passé à la réalisation en 1974, avec CAPITAINE KRONOS, TUEUR DE VAMPIRES (Captain Kronos – Vampire Hunter), avec son chasseur de vampire dandy.

L’intrigue : Fin du XIXe siècle en Europe centrale. Grenadier de la Garde Impériale, Kronos arrive dans un village où il a été appelé par le Docteur Marcus, à la suite des décès suspects de plusieurs jeunes femmes. Aidé d’une jeune moribonde mise au pilori par les villageois, il comprend qu’il a affaire à un cas de vampirisme…

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Dans le film de Clemens, le capitaine Kronos, incarné par l’Allemand Horst Janson, est un militaire légèrement dandy qui côtoie pour sa traque aux vampires, un vieux médecin au look décadent (John Carson) et une jeune paysanne émancipée (Caroline Munro). Ce trio forcément incompatible forme pourtant une sorte d’homogénéité agréable et efficace. Le capitane Kronos, presque anachronique, porte des chemises amples et il se déhanche et fume la pipe comme un dandy. Tandis que le Jerry Cornélius des DÉCIMALES DU FUTUR (1973, The Final Programme) est un habitué de la chemise à jabot dans un monde aux allures post-apocalyptiques inspiré de l’œuvre de Michael Moorcock.

L’intrigue : Un ordinateur mis au point par une poignée de scientifiques crée un monstre hermaphrodite, nouveau messie d’une société en mal d’icône…

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DRIVE-IN : L’INVASION DES MORTS-VIVANTS (1966)

DRIVE-IN : L'INVASION DES MORTS-VIVANTS (1966) dans Cinéma bis 13051809153815263611200263

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L’INVASION DES MORTS-VIVANTS (The Plague of the Zombies)
Année : 1966
Réalisateur : John Gilling
Scénario : Peter Bryan
Production : Anthony Nelson Keyx (Hammer Film Productions)
Musique : James Bernard
Pays : Royaume-Uni
Durée : 86 min
Interprètes : André Morell, Diane Clare, John Carson…

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L’INVASION DES MORTS-VIVANTS est sûrement l’un des meilleurs films hammeriens de John Gilling. Si l’on excepte son tout dernier film, LA CRUZ DEL DIABLO (1974) interprété par Paul Naschy, on retrouve d’ailleurs ce même soucis du détail gothique cher à Terence Fisher dans les derniers grands films de Gilling : LA FEMME REPTILE (1966) et DANS LES GRIFFES DE LA MOMIE (1967). Tout comme dans LA GORGONE (1964) dont Gilling a écrit le scénario pour Terence Fisher. Et comme dans ces films précédents, L’INVASION DES MORTS-VIVANTS laisse s’insinuer dans un univers victorien, une forme d’exotisme macabre et ancestral à base de croyances issues de contrées lointaines. Et dans ce cas précis, il s’agit du vaudou.

L’intrigue : Dans un petit village des Cornouailles, de nombreuses morts inexpliquées attirent l’attention du professeur Forbes, qui vient accompagné de sa fille Sylvia. Venant en aide au docteur du village, ils découvrent le comportement renfermé des habitants et font la connaissance d’un châtelain mystérieux, Lord Hamilton…

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Le titre français est évidemment très racoleur au regard du titre original, plus alambiqué et pointu comme un couteau de chirurgie (THE PLAGUE OF THE ZOMBIES : la peste des zombies). Et il s’agit bien de contamination du sang par le biais du vaudou dans un but d’envoûtement esclavagiste, un thème qui ramène à WHITE ZOMBIE (1931). Il faut aussi compter sur George A. Romero qui a complètement épuré le thème du zombie en cette fin des années 60 avec LA NUIT DES MORTS-VIVANTS (1968), bien qu’on retrouve encore quelques traces hybrides du zombie vaudou en Angleterre, lorsque l’A.I.P. décide de co-produire LE CERCUEIL VIVANT (1969, The oblong box), pour conclure son cycle d’Edgar Poe, démarré avec LA CHUTE DE LA MAISON USHER (1960).

Quant à L’INVASION DES MORTS-VIVANTS, il s’agit d’une perle gothique vénéneuse avec des maquillages très réussis. Et la couleur cadavérique bleutée est de mise, une couleur que l’on retrouvera d’ailleurs tout au long des années 80 dans les films du genre.

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CHILDREN SHOULDN’T PLAY WITH DEAD THINGS (1972)

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CHILDREN SHOULDN’T PLAY WITH DEAD THINGS (1972)

Tout le paradoxe du début de la carrière de Bob Clark est dans ce titre enfantin de film d’horreur : CHILDREN SHOULDN’T PLAY WITH DEAD THINGS. Je ne m’attarderais pas sur ce qu’a réalisé Bob Clark après les années 80 que je trouve nettement plus conventionnel que ses débuts hésitants. En effet, après un petit conte de fées pour enfants avec THE EMPREROR’S NEW CLOTHES, Bob Clark a 19011107402515263616072078 dans Cinéma bis américainenchaîné en se jetant à pieds joints dans le cinéma de pure exploitation érotique, avec un film sexy plutôt « couillu » si j’ose dire, avec  SHE-MAN (1967). Pour comprendre ce film, il faut penser qu’une poignée de cinéastes américains cherchaient à concurrencer le succès de l’érotisme à l’européenne au milieu des années 60. Ainsi Russ Meyer lança sa série de films aux comédiennes à fortes poitrines, mettant en vedette Lorna Maïtland, par exemple. Joseph P. Mawra, lança quand à lui la série des Olga et ses call-girls criminelles, avec OLGA’S HOUSE OF SHAME (1964), OLGA’S GIRLS (1964) et OLGA’S DANCE HALL GIRLS (1969), un genre repris au Japon par Seijun Suzuki et par le « pink eiga ». Quand à Bob Clark, il n’a fait que développer les premiers essais du cinéma transgenre et travesti lancé par Ed Wood avec GLEN OR GLENDA (1953). Ce SHE-MAN est un peu bancal et oublié, mais il pourrait bien définir l’écart entre un film pour enfants et un film érotique spécialisé, et pourrait nous laisser imaginer l’originalité et la quête de créativité derrière CHILDREN SHOULDN’T PLAY WITH DEAD THINGS, sorte de film grindhouse complètement improbable et aux allures d’essai hippie macabre.

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L’intrigue : Une troupe de théâtre dirigée par Alan, un maître de cérémonie aussi spécial que souriant dans ses réparties, se donnant un air supérieur du fait de sa place de metteur en scène, se rend sur une île déserte réputée pour son cimetière, afin d’y répéter une pièce et plus particulièrement une scène visant à la résurrection des morts, sans se douter que leurs incantations vont réellement fonctionner et réveiller les cadavres du cimetière. Alan compte bien répéter une scène importante de sa pièce impliquant la résurrection des morts. Ils vont ainsi passer par le cimetière avant d’aller s’installer dans la maison du gardien du cimetière, vide de tout habitant…

19011107440615263616072079 dans Film des 70'sLes deux films suivants de Bob Clark sont plus que cultes et très bien édités en France : LE MORT-VIVANT (1974, Dead of Night) avec son jeune G.I. zombie traumatisé par la guerre du Vietnam. Et surtout BLACK CHRISTMAS (1974) considéré comme étant le film ayant défini les codes du Slasher. Et en dehors des ses deux comédies typiques des années 80 et à l’humour un peu limite (PORKY’S 1 et 2), je connais mal le reste de la carrière de Clark.

Pour en revenir à CHILDREN SHOULDN’T PLAY WITH DEAD THINGS, le film ressemble à un conte macabre pour adultes, avec une première heure malheureusement trop bavarde avec de grands élans de mégalomanie de la part du maître de cérémonie. La dernière demi-heure étant la plus jouissive pour un fan de films d’horreur, puisque les zombies jaillissent en nombre de leurs tombes, et c’est le massacre finalement tant attendu qui commence. Et ces zombies-là aiment le cerveau bien juteux, et le cerveau d’un idiot, d’un prétentieux ou d’un génie, ça ne fait plus de différence.

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La fin du film se conclut dans une vieille maison encerclée par les cadavres, un type de scénario en huis-clos devenu inéluctable dans les années 70 depuis LA NUIT DES MORTS-VIVANTS (1968) de George A. Romero. En même temps, si vous étiez attaqué par une horde de zombies, que feriez-vous vous-mêmes ? Vous creuseriez un trou dans le sable ? Une question qui me rappelle tous ces mauvais films où un idiot poursuivi par une voiture court sur une route bordée de champs de maïs ou d’arbres, mais, comme par je ne sais quelle fatalité scénaristique, l’idiot reste toujours au milieu de la route…

- Trapard -

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