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Archive pour la catégorie « Fantastique »

MONSTRES SACRÉS : LES TROPIS

MONSTRES SACRÉS : LES TROPIS dans Cinéma bis 14050303003115263612199975

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LES TROPIS

Les Tropis sont les héros malgré eux du roman de Vercors Les Animaux Dénaturés publié en 1952. En 1959, Vercors a lui-même adapté son roman pour le théâtre pour une pièce intitulée Zoo ou l’Assassin philanthrope. Je suppose que Vercors traitait autant métaphoriquement dans son histoire, de ce que l’on appelle aujourd’hui « Les Zoos humains » (les expositions coloniales), que de l’exploitation de l’homme par l’homme sur des principes éthiques de supériorités (lire aussi La Controverse de Valladolid de Jean-Claude Carrière).

Le livre raconte comment des anthropologues partis à la recherche du « chaînon manquant » découvrent celui-ci, non pas sous forme de fossile, mais d’une population vivante. L’espèce est nommée « Paranthropus greamiensis » en l’honneur de son découvreur Greame, et surnommée « Tropi ». Un homme d’affaires nommé Vancruysen imagine d’en faire une main-d’œuvre à bon marché, sans salaires ni droits, pour une usine de lainage. Dès lors, les anthropologues comprennent qu’il faudra bien répondre à la question « Les Tropis sont-ils des hommes ? ».

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En 1969, Gordon Douglas (DES MONSTRES ATTAQUENT LA VILLE) en tourne une adaptation avec le jeune Burt Reynolds (qui vient justement de nous quitter) avec SKULLDUGGERY en 1970.

L’intrigue : Lors d’une expédition en Papouasie-Nouvelle-Guinée, une tribu de créatures ressemblant à des singes, les Tropis, est utilisée comme esclave par les humains. Lorsqu’un des Tropis est présumé assassiné, le long procès pour meurtre est alors centré sur la question suivante : les Tropis sont-ils des humains ou des animaux ?

Dans le film, les créatures sont représentées sommairement comme de très belles femmes dénudées et recouvertes de long poils roux. Beaucoup, comme moi, ont dû être très intrigués en découvrant indirectement les Tropis par le biais du livre culte de Jean-Pierre Andrevon et d’Alain Schlockoff,  Cent Monstres du Cinéma FantastiqueN’est-ce pas, Morbius ? (Tout à fait Trapard)

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Les films de « chaînons manquants », du  Yéti  à l’homme-singe, ne manquent pas au cours de l’Histoire du cinéma, mais SKULLDUGGERY aborde le sujet de manière intelligente (tout comme le roman de Vercors) avec quelques touches d’humour antiraciste.

La même année, la Herman Cohen Production sort en Angleterre, TROG, L’ABOMINABLE HOMME DES CAVERNES de Freddie Francis, mais il s’agit plutôt d’une sorte de remake d’un classique de la série B des 50′s : THE NEANDERTHAL MAN (1953) de Ewald André Dupont

- Trapard -

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LES DÉMONS DE L’ESPRIT (1972)

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LES DÉMONS DE L’ESPRIT (1972)

LES DÉMONS DE L’ESPRIT (1972, Demons of the Mind) de Peter Sykes (TO THE DEVIL A DAUGHTER), est une perle gothique tardive de la Hammer Films. Ou plutôt une perle romantique pré-victorienne dans ce que cela comprend de plus sombre, un peu comme Edgar Allan Poe ou un versant psychotique des HAUTS DE HURLEVENT d’Emily Brontë.

L’intrigue : Le Baron Zorn garde ses enfants adolescents Emil et Elizabeth enfermés et drogués dans son manoir à la suite du décès de leur mère dépressive. Leur père est persuadé qu’ils sont atteints du même mal que leur défunte mère. Après plusieurs tentatives d’évasion avortées, les deux jeunes gens sont repris et placés sous la garde de leur Tante Hilda. Peu après des habitants du village voisin sont victimes de morts soudaines dans les bois. La population locale parle de démons. Un prêtre se voue à vaincre les forces du mal mais il n’est pas pris au sérieux par les autochtones. Un médecin, Falkenberg, pourrait détenir un remède pour Emil et Elizabeth…

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Au fond, on ne sait jamais vraiment de quelle maladie sont atteints Emil, Elizabeth et leur mère. Un envoûtement héréditaire ou ancestral ? Ou son versant scientifique, l’hystérie ? La maladie des écrivains du XIXe siècle, la syphilis ? Ou encore l’épilepsie ? C’est d’ailleurs le thème central du film de Pedro Olea, EL LOBO DEL BOSQUE (1970). Ou encore, la maladie des années 70, celle de la drogue, des hippies et des stars du rock, la schizophrénie ? George A. Romero en parle d’ailleurs sans la nommer dans MARTIN (1977). Ou une dépression nerveuse comme le résumé l’indique ? Là on y 18122706250015263616050354 dans Fantastiquecroit moins, bien qu’une espèce de Van Helsing interprété par Patrick Magee pratique le mesmérisme sur nos héros. Disons que le spectateur a le choix. Mais c’est justement ce côté insaisissable de la maladie qui nous plonge dans un univers aux frontières du Fantastique et de l’inexplicable. Et c’est à partir de l’ignorance paysanne moyenâgeuse que se développe l’intrigue des DÉMONS DE L’ESPRIT, avec son lot de croyances toujours plus tenaces que n’importe quelles sciences ou religions en mouvement, que ça se conclue très généralement sur un bûcher sauvage dans le dos des tribunaux de l’Inquisition.

L’autre thème sous-jacent que l’on ressent à chaque fois qu’Emil et Elizabeth toujours séparés malgré eux, et lorsqu’ils tentent de se retrouver… pour faire l’amour, c’est l’inceste évidemment. Bien qu’on ne sache jamais clairement si ce passage à l’acte dépasse le stade du rêve, puisque la réalité et la mélancolie sont étroitement complices dans le film. Comme une malédiction. Cette même relation incestueuse entre un frère et sa sœur m’a un peu rappelé la fratrie ambiguë de Christian et Odile de Caray (David Hemmings et Sharon Tate) dans l’Œil DU MALIN (1966, Eye of the Devil), un de mes films gothiques préférés. Mais en moins explicite.

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Mais disons qu’en ces débuts des années 70, le cinéma proposait d’explorer ou de faire exploser les anciens tabous sexuels pour un jeune public averti : pédophilie, inceste, et tous les dysfonctionnements sexuels dans la famille, et particulièrement au niveau des différents modes d’éducations. Ainsi, le hippie Tobe Hooper n’était pas hors-sujet en 1974 en bombardant les écrans de consanguinités avec MASSACRES À LA TRONÇONNEUSE. Mais comme très souvent, là où le cinéma américain est un grand spectacle visuel, les Anglais préfèrent, dans une certaine généralité, explorer le fond des âmes humaines. Et alors qu’on apprend finalement très peu de choses sur la famille Sawyer (la seule scène nous montrant un peu de l’intimité de Leatherface lorsqu’il se maquille, ayant été coupée au montage), le monde d’Emil et d’Elizabeth est souvent exploré de l’intérieur. Trop justement, et c’est ce qui nous propulse dans l’irrationnel et sépare MASSACRES À LA TRONÇONNEUSE et DEMONS OF THE MIND en deux genres bien distincts : Fantastique et Horreur.

Mais au cas où vous n’auriez pas vu le film de Peter Sykes, je ne vous en dirais pas plus, car la vérité est ailleurs. Mais finalement pas très loin…

- Trapard -

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MONSTRES SACRÉS : LE BARON VITELIUS D’ESTERA

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18122107305215263616044538 dans Cinéma bis mexicain

LE BARON VITELIUS D’ESTERA

Cette créature sans nom (même si les Anglo-saxons la nomment « The Brainiac ») est sûrement l’une des plus improbables du cinéma mexicain, voire même du cinéma en général. Elle apparaît dans le film mexicain mi-gothique, mi-science-fiction horrifique, LE BARON DE LA TERREUR (1962, El Baron del Terror) de Chano Urueta, et avec dans le rôle du baron, le Paul Naschy mexicain : Abel Salazar (L’HOMME ET LE MONSTRE).

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Il a un long nez pointu, d’immenses oreilles, une langue de serpent, des canines démesurées, des mains affublées de ventouses et une large tête difforme et velue qui semble aussi pourvue d’une système respiratoire qui lui est propre… le Baron de la Terreur ne possède donc aucun critère physique lui permettant de postuler en tant que stewart sur Air Calédonie. Mais il n’avait pas cette hideuse allure de son vivant, jugez-en vous même.

L’intrigue : Condamné par l’inquisition, le baron Vitelius d’Estera est mené au bûcher. Avant d’être brûlé vif, il se moque de ceux qui l’on mené là et surtout, il jure qu’il reviendra se venger sur leur descendance. En fonction d’une conjonction de planètes, le baron réapparaît 300 ans plus tard sous une forme hideuse et entend bien assouvir cette vengeance non moins épouvantable…

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Sur la base d’un simple dérivé du MASQUE DU DÉMON (1960) de Mario Bava, notre créature revient donc trois siècles plus tard pour anéantir les descendants de ceux qui l’ont jugé. Elle a en plus le pouvoir de remonter mentalement les généalogies de celles qui seront ses futures victimes, afin de pouvoir les retrouver dans le Mexique contemporain. Et pour se fondre dans la masse, elle hypnotise et aspire le cerveau d’humains lambda avant de voler leur apparence physique.

Tout un programme si proche de l’histoire du MASQUE DU DÉMON avec sa princesse  Asa Vajda, ou de LA CITÉ DES MORTS (1960), et pourtant si éloignée, que cela hisse LE BARON DE LA TERREUR au rang d’OFNI très recommandable.

- Trapard -

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SUPERBEAST (1972)

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SUPERBEAST (1972)

Durant deux ou trois décennies, les cinéphiles français étaient obligés de créer des raccourcis entre certains classiques du cinéma fantastique. C’était particulièrement le cas avec les trois adaptations de L’ÎLE DU DOCTEUR MOREAU d’H. G. Wells que l’on aime comparer (Wikipédia en indique deux autres que je ne connais pas : L’ÎLE D’ÉPOUVANTE en 1913, et DIE INSEL DER VESCHOLLENEN en 1921). Mais c’est sans oublier que l’adaptation par Erle C. Kenton en 1932 a engendré un grand nombre de dérivés avec des savants fous triturant des humains dans des jungles reculées d’Afrique, d’Asie ou sur des îles du Pacifique (et Dieu sait qu’Hollywood aime les îles imaginaires situées dans l’océan Pacifique sous le continent asiatique).

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Ce genre exotique s’est doucement estompé au cours des années 50, avec les grands mouvements politiques, et ce qu’on appelait des « films coloniaux » ont été remplacés par un cinéma d’aventures plus précautionneux avec les décisions des Nations Unies. Et, si l’on exempte les productions anglaises de la Hammer directement inspirées du cinéma hollywoodien des années 30 et 40, les Philippines ont 18121907105315263616041871 dans Fantastiqueété une vraie alternative avec ses habitants décomplexés et ses lieux de tournages bon marché comme le décrit le documentaire HOLLYWOOD SE DÉCHAÎNE À MANILLE (2010, MACHETE MAIDENS UNLEASHED) de Mark Hartley. De nombreux films de guerre y sont tournés (dont le APOCALYPSE NOW de Coppola), mais aussi certains genres cinématographiques alors démodés, comme les WIP (les films de femmes emprisonnées), les sous-James Bond, et les films d’horreur exotiques de savants fous un peu oubliés depuis les années 40 (souvenez-vous des films de femmes-reptiles, d’hommes-gorilles, de femmes-panthères, etc…). C’est ce qui nous intéresse ici.

Le duo de cinéastes, Gerardo de Leon et Eddie Romero s’est justement fait connaître avec ce type de productions philippino-américaines à petits budgets, dont TERROR IS A MAN/BLOOD CREATURE (1959) avec son histoire de scientifique à moitié fou qui transforme une panthère en créature humanoïde. Une intrigue qui a sûrement inspiré celle du film allemand,  L’ÎLE DU SADIQUE  (1960). Puis de Leon et Romero ont enchaîné avec leur fameuse trilogie de la « Blood Island » distribuée aux États-Unis par la firme de Roger Corman : BRIDES OF BLOOD (1968), LE MÉDECIN DÉMENT DE L’ÎLE DE SANG (1969) et BEAST OF BLOOD (1972). Mais seul le second volet a été doublé et distribué en France, ce qui n’arrange pas vraiment la lecture de l’ensemble. Et c’est entre cette trilogie et le second remake de L’ÎLE DU DOCTEUR MOREAU réalisé par Don Taylor et produit par Roger Corman en 1977, qu’intervient ce SUPERBEAST (1972).

L’intrigue : Une femme médecin se retrouve bloquée sur une île où se trouve un laboratoire dirigé par un savant fou qui pratique d’étranges mutations sur les humains…

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Le sujet n’est finalement pas si différent des « Blood Island » et du roman de Wells : opérations chirurgicales à go-go dans la jungle, loin de toute civilisation.

Comme dans les autres productions de cet acabit, ce film de George Schenk (LES RESCAPÉS DU FUTUR, LES TRAQUÉS DE L’AN 2000) alterne entre un cinéma d’aventures s’inspirant vaguement des CHASSES DU COMTE ZAROFF, et des passages horrifiques avec des maquillages de John Chambers, connu pour son travail sur la saga de LA PLANÈTE DES SINGES, mais aussi sur SSSNAKE LE COBRA (1973). Et pour boucler la boucle, c’est aussi lui qui a créé les maquillages de L’ÎLE DU DOCTEUR MOREAU (1977).

- Trapard -

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RÉTROFICTIONS, l’encyclopédie de la conjecture romanesque

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RÉTROFICTIONS, L’ENCYCLOPÉDIE DE LA CONJECTURE ROMANESQUE RATIONNELLE FRANCOPHONE, DE RABELAIS À BARJAVEL, 1532-1951

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« Auteurs du monumental essai bibliographique Les Terres creuses (2006) consacré aux mondes souterrains imaginaires, Guy Costes et Joseph Altairac explorent cette fois, avec Rétrofictions, les domaines de l’utopie, des voyages extraordinaires, du merveilleux scientifique et de la science-fiction ancienne, en reprenant à leur compte le concept unificateur de « conjecture romanesque rationnelle » théorisé par l’encyclopédiste Pierre Versins.

Cette entreprise ne constitue cependant pas une simple mise à jour de sa célèbre Encyclopédie de l’utopie, des voyages extraordinaires et de la science fiction (1972) : en effet, Rétrofictions concerne exclusivement les productions francophones, mais recensées dans une perspective d’exhaustivité, à partir de 1532, date de publication du Pantagruel de Rabelais, jusqu’à la création en 1951 du « Rayon Fantastique » et d’ « Anticipation », premières collections françaises de science-fiction.

L’ouvrage propose près de 5000 entrées onomastiques consacrées aux auteurs de 11000 occurrences dans des genres et sur des supports les plus divers (littérature, poésie, théâtre, bande dessinée, illustration, cinéma, radiodiffusion, carte postale, assiette ornée, etc.), œuvres dont l’appartenance à la conjecture rationnelle se trouve à chaque fois justifiée par un extrait ou un descriptif, accompagnés de données bibliographiques précises. La reproduction de plus de 1000 documents iconographiques témoigne de l’importance accordée par les auteurs à l’illustration au sens large.

Enfin, un imposant index thématique achève de faire de Rétrofictions un ouvrage de référence et un outil indispensable aussi bien à l’amateur et au collectionneur qu’au chercheur travaillant sur l’histoire et l’évolution de la science-fiction francophone sous toutes ses formes. »

Ce ne sont pas les ouvrages de référence sur l’Imaginaire qui existent, mais il est évident que Rétrofictions (éd. Encrage, septembre 2018) se distingue de bien des autres à de nombreux niveaux, et non des moindres. D’abord parce que cette encyclopédie se consacre uniquement à l’Imaginaire français, pardon, à la « conjecture romanesque rationnelle » française, de ses débuts à 1951. Ensuite parce que Rétrofictions étale ses incroyables trouvailles sur deux monstrueux volumes dont le premier regroupe plus de 1200 pages et le second plus de 2400 ! Enfin parce que nous sommes là face à un travail titanesque, qui donne le vertige tant ses auteurs ont collecté, par je ne sais quel miracle, cette somme indescriptible de documents, de descriptifs et de données bibliographiques sur la « conjecture romanesque rationnelle française » ! D’ailleurs, j’en profite pour citer Gérard Klein dans sa préface du volume 1 :« On se demande non seulement comment les auteurs ont pu lire une telle masse de textes et les décrire, mais déjà comment ils ont réussi à les dénicher parfois dans les publications les plus improbables. » Nous sommes bien d’accord !

Rétrofictions, encyclopédie unique en son genre et qui le restera certainement à jamais, se consulte, se feuillette, avec grand plaisir. Richement illustrée, elle nous dévoile au fil de ses pages des trésors inconnus, des OLNI (objets littéraires non identifiés) et des extraits savoureux. On sourit face à cet Imaginaire balbutiant qui se permet souvent bien des libertés, face à sa touchante naïveté et son audace, on découvre les yeux écarquillés, tels des explorateurs des contrées du Rêve, des œuvres étonnantes que jamais nous n’aurions pu soupçonner. Tout simplement magnifique.

- Morbius – (morbius501@gmail.com)

Pour en savoir plus :  entretien avec l’un des auteurs, Joseph Altairac.

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DRIVE-IN : L’EFFROYABLE SECRET DU DOCTEUR HICHCOCK

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18121506532915263616037280 dans Cinéma bis italien

L’EFFROYABLE SECRET DU DOCTEUR HICHCOK (L’orribile segreto del Dr. Hichcock)
Année : 1962
Réalisateur : Riccardo Freda
Scénario : Ernesto Gastaldi
Production : Luigi Carpentieri, Ermanno Donati (Panda Cinematografica)
Musique : Roman Vlad
Pays : Italie
Durée : 88 min
Interprètes : Robert Flemyng, Barbara Steele, Montgomery Glenn…

18121506552515263616037281 dans Drive-inOn se demande souvent le rapport entre ce Docteur Hichcock à l’italienne et le réalisateur Alfred Hitchcock. Le squelette scénaristique du film de Riccardo Freda est finalement identique à celui de deux des classiques du maître, REBECCA (1940) et SOUPÇONS (1941) : une jeune femme épouse un riche veuf mais sa nouvelle vie s’avère plus douloureuse et cauchemardesque que vouée aux félicités du mariage promises. L’ambiance gothique de L’EFFROYABLE SECRET DU DOCTEUR HICHCOCK faisant le reste, puisant aussi ses racines dans des classiques des années 50 aux ambiances tourmentées comme LES AMANTS DU CAPRICORNE (1949) d’Alfred Hitchcock, encore lui, ou encore LES CONTREBANDIERS DE MOONFLEET (1955) de Fritz Lang. C’est même étonnant de se dire que le film d’Hitchcock qui reçu le moins de succès public, mais qui fut pourtant le préféré de son réalisateur, a réussi à faire naître un vrai sous-genre au sein du cinéma gothique des Sixties avec LA VIERGE DE NUREMBERG (1963), LA VENGEANCE DE LADY MORGAN (1965), mais aussi une partie de la saga de Roger Corman adaptée d’Edgar Poe.

18121506573115263616037282 dans Fantastique

L’intrigue : En 1873, le professeur et docteur Bernard Hichcock drogue son épouse Margherita, avec un puissant anesthésique, pour lui imposer des jeux sexuels nécrophiles. Un jour, une surdose accidentelle entraîne la mort de sa femme. Hichcock quitte alors sa résidence londonienne. Quelques années plus tard, en 1885, il revient dans son manoir avec sa nouvelle épouse, Cynthia. Rapidement, elle se sent oppressée par l’atmosphère étrange qui règne dans la demeure. Lors d’une nuit d’orage, la jeune femme découvre le cercueil vide de la première femme du docteur. Dès la première nuit, elle subit également une apparition fantomatique et menaçante, drapée dans son suaire blanc. Le docteur Hichcock n’a qu’une seule obsession : utiliser le sang de sa nouvelle compagne pour ressusciter Margherita…

18121507000115263616037283 dans Film des 60'sPopularisée par son rôle de Princesse Asa Vajda  dans LE MASQUE DU DÉMON (1960) de Mario Bava, puis par celui de LA CHAMBRE DES TORTURES (1961) de Roger Corman, Barbara Steele était déjà une icône du cinéma gothique lorsqu’elle jouait Cynthia dans L’EFFROYABLE SECRET DU DOCTEUR HICHCOCK. L’année suivante, Barbara Steele joue le rôle de Margaret Hichcock sous la direction de Riccardo Freda de nouveau dans LE SPECTRE DU PROFESSEUR HICHCOCK (1963, Lo Spettro), mais il s’agit plus d’une relecture du scénario du précédent qu’une suite assumée. De même que le giallo de Fernando Di Leo avec Klaus Kinski, LA CLINIQUE SANGLANTE (1971, La Bestia uccide a sangue freddo) fut quelques fois vendu, en salles comme en VHS, sous le titre racoleur LES INSATISFAITES POUPÉES ÉROTIQUES DU DOCTEUR HICHCOCK. Mais encore une fois, aucun rapport ici avec le chef-d’œuvre gothique de Riccardo Freda.

18121507020715263616037284 dans Trapard

Bien qu’excellente dans L’EFFROYABLE SECRET DU DOCTOR HICHCOCK, j’avoue préférer Barbara Steele dans des personnages plus sadiques et dominants, comme celui qui l’a fait connaître avec LE MASQUE DU DÉMON.

Le grand intérêt du film réside dans cette obsession pour la nécrophilie que l’on retrouve dans LE CORPS ET LE FOUET (1963) et d’autres films de Mario Bava comme LISA ET LE DIABLE (1974).

- Trapard -

BANDE-ANNONCE DU FILM :

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MONSTRES SACRÉS : LADY FRANKENSTEIN

MONSTRES SACRÉS : LADY FRANKENSTEIN dans Cinéma bis 14050303003115263612199975

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LADY FRANKENSTEIN 

Lady Frankenstein est la fille du comte Frankenstein dans un film autant obscur que très connu et très bien distribué : LADY FRANKENSTEIN, CETTE OBSÉDÉE SEXUELLE (1971) de Mel Welles. Je le considère comme étant obscur, d’abord parce qu’on ne sait pas vraiment qui a réalisé le film, Mel Welles étant un prête-nom. Ensuite, parce que bien que facile à trouver, les copies visibles du film sont généralement très abîmées. Et si l’on ajoute à cela que LADY FRANKENSTEIN est un film gothique tardif et sans budget, surfant sur la mode de la « Sexploitation » sans être explicitement érotique, mais pour explorer un thème généralement beaucoup plus suggéré dans les années 60 : la nécrophilie. Au final, cela donne une pépite du Cinéma Bis, autant bâclée que culte.

L’intrigue : Le Comte Frankenstein est tué par sa créature. Sa fille reprend à son compte les expériences de son père et tombe amoureuse d’une créature réussie mais particulièrement sanguinaire…

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Lady Frankenstein c’est surtout la superbe Rosalba Neri, comédienne d’un nombre incroyable de péplums, de western spaghetti, de gialli et de comédies érotiques à l’italienne, et qui devint presque une sous-Barbara Steele dans un cinéma gothique déjà passé de mode. Elle avait un jeu d’actrice nettement moins prononcé que celui de Barbara Steele, mais sa beauté pulpeuse et sa forte présence la rendent captivante dans certains films dont je citerai surtout LA CLINIQUE SANGLANTE (1971), À LA RECHERCHE DU PLAISIR (1972) et LES VIERGES DE LA PLEINE LUNE (1973).

Dans LADY FRANKENSTEIN, CETTE OBSÉDÉE SEXUELLE, un film qui porte bien son titre, notre Lady est autant obsessionnelle que manipulatrice, allant jusqu’à choisir de leurs vivants, l’intelligence et le physique de ceux qui deviendront « sa » créature. Le dernier plan du film ne laissant aucune ambiguïté quant à la déviance assumée de notre héroïne.

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On retrouvera par la suite assez régulièrement cet érotisme mâtiné de nécrophilie ou d’inceste dans le cinéma gothique fauché du début des années 70 : LES ORGIES DE FRANKENSTEIN, LES EXPÉRIENCES ÉROTIQUES DE FRANKENSTEIN, CHAIR POUR FRANKENSTEIN, LE CHÂTEAU DE FRANKENSTEIN, LA MORT A SOURI À L’ASSASSIN, LE AMANTI DEL MOSTRO et LA MANO CHE NUTRE LA MORTE (et même EMBRYO en 1976)… jusqu’à FRANKENSTEIN JUNIOR (1974) dont l’idée de nécrophilie s’estompe carrément derrière des gags hilarants, et jusqu’au cinéma gore. Et aussi jusqu’à la BD érotique italienne des années 80 comme NÉCRON de Magnus, dont la scientifique Freida Boher est comme l’alter-égo moderne de Lady Frankenstein : La doctoresse Freida Boher est une célèbre biologiste dotée d’un visage peu avenant mais d’un corps parfait. Authentique génie du mal, elle met ses connaissances au service de sa sexualité de nécrophile en fabriquant une créature à l’aide de morceaux de cadavres. Cette créature, baptisée Nécron, est dotée d’un corps musculeux, d’une tête de cadavre et d’un sexe énorme. Animée par un instinct primitif qui la pousse vers le cannibalisme, elle est aussi pourvue d’un solide appétit sexuel au grand plaisir de sa maîtresse…

- Trapard -

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LA NUIT DES MALÉFICES (1971)

LA NUIT DES MALÉFICES (1971) dans Cinéma bis 18113007252415263616018297

LA NUIT DES MALÉFICES (1971)

LA NUIT DES MALÉFICES (The Blood on Satan’s Claw, un titre original qui est nettement plus imagé) est un petit classique de la sorcellerie produit par la Tigon (alors concurrente de la Hammer Films). Le contexte de l’Inquisition moyenâgeuse situe le film de dans la lignée des films de torture comme LE GRAND INQUISITEUR (1968), LA MARQUE DU DIABLE (1970), LE TRÔNE DE FEU (1970, The Bloody Judge) ou encore LES CROCS DE SATAN (1971, Cry of the Banshee). Mais l’intrigue est beaucoup plus centrée sur cette petite communauté villageoise peu à peu infestée par la marque du démon

18113007265115263616018298 dans Cinéma bis anglaisL’intrigue : Angleterre, XVIIIème siècle. Dans un petit village, un jeune homme affirme avoir vu le Diable. Le juge du comté n’y prête pas attention. Soudain, des événements anormaux se déroulent : les villageois sombrent dans la folie, et des jeunes femmes se voient affligées de marques sur le corps. C’est alors qu’un groupe mené par la jolie Angel Blake pratique d’étranges cérémonies funèbres…

Anticipant de deux ans le chef-d’œuvre THE WICKER MAN (LE DIEU D’OSIER en Français), LA NUIT DES MALÉFICES développe surtout la montée du satanisme de la manière d’une épidémie qui s’en prend d’abord aux enfants et aux adolescents du village. Le film prend d’ailleurs vite des faux airs des RÉVOLTÉS DE L’AN 2000 (1976, ¿Quién puede matar a un niño?) ou de CHILDREN OF THE CORN lorsqu’une ségrégation se créé entre les enfants et les adultes du village. Et cette innocence bafouée donne alors lieue à quelques scènes surprenantes de manipulation ou de sadisme comme lorsque la virginale Angel Blake séduit physiquement le prêtre de la paroisse. Le village se retrouve alors petit à petit décentralisé vers un lieu-dit où se réunissent les enfants pour des messes de sabbat noir autant bucoliques que meurtrières.

Malgré son côté daté et son intrigue lente et sinueuse, LA NUIT DES MALÉFICES (disponible ICI en V.O.) est, à mon goût, l’un des meilleurs films du genre, et souvent imité.

- Trapard -



LA DESTINÉE, LA MORT ET MOI…

LA DESTINÉE, LA MORT ET MOI... dans Fantastique 14072703494415263612413227

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Tombée par hasard sur ce bouquin, j ai eu un coup de cœur pour le titre. La quatrième de couverture m’a confirmé que j allais passer un bon moment et ce fut le cas. 

Le narrateur, c’est Sergio. Sergio est à vue d’œil un gars comme un autre, il traîne dans les centres commerciaux, il boit des coups (souvent) avec ses copains, il fume (parfois) des substances illicites, il a un chouette appart où il vit seul et il est complètement désabusé par son boulot, faut dire que s’occuper de 83% d’humains qui ratent toujours tout ce n’est pas très valorisant. Ah, je ne vous l’ai pas dit ? Sergio est un pseudo, son véritable nom c’est Sort. Eh oui, Sergio Fatum est le Sort, celui qui s’acharne sur nous dès qu’on traverse une mauvaise passe, celui qu’on nous jette quand quelqu’un nous fait les « cornes » (vous savez, avec les mains), ou plutôt c’est celui qui est là quand on prend une très mauvaise décision, qui change en pire la voie qu il avait tracé pour nous. Ce n’est pas de sa faute, c’est son boulot et il en a marre de voir ses humains toujours prendre les mauvaises décisions, il en a marre d’être si mal traité. Mais bon, règle numéro 1 : pas d ingérence, Jerry ne serait pas content.

Jerry, c’est le grand Manitou, celui qui a tout créé, les humains, les fleurs, les grenouilles, les moustiques, etc. et les entités comme Sergio (bah oui, il est pas tout seul quand même). Une chose à savoir sur Jerry, c’est un grand mégalomane. Bref, revenons à notre Sergio qui déambule partout dans le monde, traînant la patte pour donner à chaque nouveau né (des 83%) une voie à suivre jamais bien glorieuse. 

Les 17% d humains restant ? demandez vous. C’est Destinée qui les a en charge (et là on a tous la chanson de Guy Marchand en tête !) et Destinée se la « pète ». Déjà, elle n’a pas besoin de pseudo, elle, et puis elle fait tourner la tête de tout le monde, ses humains réussissent toujours tout. Toujours de rouge vêtue, la seule chose qui l’intéresse vraiment c’est le sexe sans contact. Une chose à savoir sur Destinée : elle est nymphomane (me demandez pas pourquoi). C’est la rivale intime de Sergio (oui, oui, intime parce que malgré les griefs de Sort à son encontre, il ne sait pas lui dire non quand elle veut une partie de jambes en l’air (je précise encore sans contact !).

18112805482015263616015386 dans Marie-LaureMais un jour Sergio croise Sara. Sara est une humaine sur la voie de Destinée, et là Boum ! Le Sort tombe amoureux ! Et c est réciproque ! Bon, ce n est pas si simple, il va la traquer un peu pour comprendre pourquoi elle est si lumineuse et pourquoi elle dégage autant de charisme (ça restera un mystère jusqu’aux derniers chapitres). Les deux ensemble s’assemblent. Et commence une nouvelle vie pour Sergio (mais discrètement car règle numéro 12 : ne pas tomber amoureux d’un(e) humain(e)). Et voilà qu’il se sent « pousser des ailes ». Ayant enfreint une des lois de Jerry il ne peut s’empêcher d’enfreindre la première, et de commencer à s’impliquer dans la vie de ses humains. Il commence à faire le bien, à changer leurs vies, parfois en allant directement les voir pour leurs remonter les bretelles, et ça fonctionne ! Il décide aussi de se réconcilier avec Morty (ai je besoin de préciser qui est Morty ?), son ami de toujours avec qui il est brouillé depuis 500 ans (une sombre histoire de choléra sur un bateau. Une chose à savoir sur Morty, il est nécrophobe, pas de chance vue son boulot…).

Ça se complique un peu quand Sergio s’aperçoit que les humains qu’il sauve arrivent sur la voie de Destinée. Ça se complique encore plus quand il s’aperçoit que ces humains qui vont sur la voie de Destinée meurent sans crier gare (et même Morty est prévenu qu’à la dernière minute, la preuve que ça cloche). Sergio voudrait arranger les choses, mener l’enquête, mais il ne peut pas, ses copains sont trop occupés pour l’aider : Karma se prend pour Jerry quand il a trop bu (il est alcoolique), Gourmandise ne pense qu’à son intolérance au lactose et à manger (une chose à savoir sur Gourmandise, il est boulimique), Paresse, ben… c’est paresse (et en plus il est narcoleptique). Lady la Chance l’abandonne (pas de sa faute, elle a des troubles de l’attention), Amour l’avait prévenue, bref, pour le coup il est presque tout seul, presque car il a Sara et elle le soutien, c’est ce qui lui importe. 

Mais voilà, 32 morts non prévus ça arrive aux oreilles de Jerry (qui a des yeux partout) et Jerry n’est pas content, il a déjà beaucoup à gérer avec l’arrivé prévue d’un nouveau messie sur cette planète, ça veut dire qu’il va devoir descendre sur terre et féconder une femme (pffffff, galère !), alors les bêtises de Sergio c’est franchement pas le moment. Procès de Sergio, témoignages des soi-disant copains, châtiment exemplaire : Sergio est condamné à devenir humain. Coup dur pour lui qui pensait juste être muté à un autre poste (la paix lui allait très bien, vu que Paix a disparu sans laisser de trace quand Josh a décidé de descendre sur terre et qu’il a foiré sa mission). Hasard reprend le flambeau de Sort (ha, ha, ha !… on comprend mieux pourquoi les coups du sort arrive au hasard maintenant), et pire : on demande à Oubli de « laver » le cerveau de Sara (proposition de Destinée qui a de grand projet pour cette humaine).

Sergio a tout perdu, il est seul, devient SDF, a une ordonnance restrictive envers Sara (encore un coup de Destinée ça, il a suivi son conseil pour récupérer sa bien aimée, il aurait pas dû). Bref, la loose totale et il ne sait pas comment réparer tout ça. Sergio sombre dans la dépression (ma main à couper que Désespoir y est pour quelque chose) et va prendre une décision qui va changer sa vie. D’humain. J’arrive à la fin de mon résumé, j’en ai déjà trop dit et je ne veux pas en dire plus, il n’y aurait plus de mystère.

Qui a tué les 32 humains que Sergio avait sauvé ? Lui le sait, il a deviné, moi aussi.

Pourquoi Destinée est une grosse S@#*%* avec lui ? Il le sait et moi aussi. 

Que va devenir Sergio ? Il le sait et moi aussi. 

Vous non, ou peut être… Quoiqu’il en soit je vous laisse le découvrir par vous même.

C’est un roman drôle et cynique, non conventionnel, subversif, irrévérencieux d’après la quatrième, c’est un grand n’importe quoi que j’aime particulièrement. On s’amuse tout du long, on touche du doigt les défauts de notre société actuelle, la surconsommation, le « tout tout de suite », le besoin d’appartenance, la religion, l’humanité, tout en prend pour son grade sans être pour autant jugé (Jerry n’est qu’Amour, il ne faut pas oublier, pour lui même ok, mais qu’Amour quand même). Je me suis amusée avec ce bouquin et l’auteur est entré dans mon cœur, encore un qui va avoir tous ses bouquins dans ma biblio. 

Mon résumé fut long à lire ? Oui, pardon, mais il y a tant à dire. Et encore, j’ai passé des références, des anecdotes et des moments si drôles, je ne pouvais pas faire plus court, pardon et bonne lecture à vous.

- Marie-Laure -

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MONSTRES SACRÉS : OCTAMAN

MONSTRES SACRÉS : OCTAMAN dans Cinéma bis 14050303003115263612199975

18111507261615263615996210 dans Cinéma bis américain

OCTAMAN

Si OCTAMAN (1971) n’était un film d’horreur grindhouse pur jus, on aurait pu penser à un bon vieux kaiju-eiga japonais. Mais nous n’en sommes pas si éloigné au fond, puisqu’OCTAMAN est un film écologique aux valeurs hippies assumées, avec en plus une thématique qui anticipe de 8 ans celle de PROPHECY, LE MONSTRE et de son grizzli-mutant : la pollution engendrant des hybridations animales. Les personnages du film abordent le problème de la pollution, mais ils dissertent aussi sur de potentielles mutations post-Hiroshima chez les pieuvres, ce qui rapproche par la même occasion OCTAMAN de L’ÉTRANGE CRÉATURE DU LAC NOIR (1954).

L’intrigue : Au Mexique, une expédition scientifique découvre des bébés pieuvres étranges. Lorsqu’ils les capturent, les « parents » débarquent pour terroriser l’expédition…

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Comme dans le cinéma de monstres japonais ou dans PROPHECY, cette créature mi-homme mi-pieuvre traque ceux qui ont le malheur d’attraper ses petits pour les étudier. Elle tue sans vergogne scientifiques ou aventuriers qui lui barrent la route à l’aide de ses tentacules. Ses techniques de combat qui vont de l’étranglement aux revers de tentacules dans les dents, la rapproche énormément de celles des catcheurs. En 2004, le réalisateur Minoru Kawasaki ne s’y est pas trompé en mettant en scène son calamar catcheur revanchard dans THE CALAMARI WRESTLER.

18111507301315263615996212 dans Monstres sacrésLa référence directe à L’ÉTRANGE CRÉATURE DU LAC NOIR est flagrante, lorsque Octaman commence à vouer une passion obsessionnelle pour une jeune scientifique qu’il transporte dans ses bras vers la plage, sûrement pour l’emmener dans une quelconque cavité rocheuse au fond de l’océan, le coquin. L’autre référence est sans doute GEZORA, le calamar belliqueux géant des ENVAHISSEURS DE L’ESPACE d’Ishirō Honda, sorti un an à peine avant OCTAMAN.

Malgré son look ringard en costume et bottes de latex, les apparitions de l’homme-pieuvre sont plutôt jouissives pour le spectateur. Ce sont les maquilleurs Rick Baker, alors très jeune, ainsi que Doug Beswick qui en furent à l’origine…

- Trapard -

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