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Archive pour la catégorie « Fantastique »

IMAGINART – JAROSLAW JASNIKOWSKI

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Jarosław Jaśnikowski est un peintre polonais né en 1976, adepte du surréalisme et du steampunk. Il débute dans la peinture en 1991 et se spécialise dans la science-fiction. Mais c’est au 19010807451715263616068669 dans Imaginartmilieu des années 1990 qu’il découvre le surréalisme à travers les œuvres de Salvador Dali et d’autres peintres.

Jarosław Jaśnikowski décide de se consacrer au surréalisme et au réalisme fantastique après avoir visité, en 1998, l’exposition Wojtek Siudmak, autre peintre polonais qu’il rencontrera.

« Dans ses peintures, l’auteur présente des mondes alternatifs, les soumet à des lois de la physique complètement différentes, se moquant de la gravité ou des propriétés de la matière. La peinture de Jaśnikowski se caractérise également par la passion de l’auteur pour toutes sortes de véhicules et de machines fantastiques, ainsi que par l’amour du gothique. » (Wikipédia)

- Morbius – (morbius501@gmail.com)

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DRIVE-IN : LE CAVALIER DES CRÂNES (1965)

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LE CAVALIER DES CRÂNES (El Charro de las Calaveras)
Année : 1965
Réalisateur : Alfredo Salazar
Scénario : Alfredo Salazar
Production : Films de México S.A. de C.V
Musique : Gustavo César Carrión
Pays : Mexique
Durée : 79 min
Interprètes : Dagoberto Rodriguez, David Silva, Alicia Caro…

LE CAVALIER DES CRÂNES est un weird western mexicain (donc un western développant des univers fantastiques ou de science-fiction). Le cavalier du titre est une sorte de Zorro masqué affublé d’un gros patch de tête de mort cousu sur le revers du veston. Son but est de sauver la veuve et l’orphelin des loups-garou, zombies, sorciers, vampires et autres cavaliers sans tête malfaisants.

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L’intrigue : Justicier masqué itinérant, marqué par l’assassinat de ses parents, le Cavalier des Crânes défend le bien, même contre les monstres les plus terrifiants. Il affronte d’abord un loup-garou pour protéger une mère et son jeune fils. Puis il tente d’empêcher un vampire de faire d’une belle jeune fille sa compagne pour l’éternité. Enfin, il croise la route d’un cavalier sans tête à la recherche, justement, de son extrémité supérieure perdue, et qui compte bien se venger sur la descendante de l’outrecuidant qui l’a décapité…

LE CAVALIER DES CRÂNES est un film d’épouvante qui ne nous épargne pas de nombreux passages humoristiques chers au cinéma de genre mexicain, sous les traits d’un quadragénaire couard et alcoolique, affublé de tous les défauts représentatifs du mauvais exemple familial. Et particulièrement pour un jeune public visé par ce type de film. Son reflet inversé apparaît bien entendu sous l’apparence du justicier solitaire, toujours juste et téméraire.

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Les effets spéciaux et les looks des monstres sont plutôt amusants : le loup-garou ressemble à un grand homme-caniche complètement décoiffé, et le vampire est affublé d’une cape, d’un ceinturon avec le logo de Batman et d’une tête de roussette. On ne nous épargne pas non plus son éternelle transformation en chauve-souris en plastique suspendue au bout d’un fil de nylon. Mais au-delà de tous ces éléments de tournage bâclé, LE CAVALIER DES CRÂNES développe tout un bestiaire du Fantastique, un peu comme un bilan de trente années du cinéma de monstres. La sorcière typique du cinéma mexicain est aussi de la partie, faisant resurgir un mort de sa tombe. Et le vampire tient en son joug une jeune et jolie goule mexicaine se transformant elle-aussi en chauve-souris en plastique suspendue au bout d’un fil de nylon pour s’envoler vers de néfastes missions…

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Enfin, un  cavalier sans tête, généralement plutôt inhérent à la culture nord américaine, recherche sa tête bavarde et affronte notre cavalier des crânes, à cheval et droit comme un i (on imagine assez bien le cou tranché fixé au-dessus de la tête de l’acteur déguisé). Et pour couronner le tout, le cavalier sans tête est à la tê… non, disons plutôt qu’il dirige une secte dévouée de cadavres encapuchonnés. Ça fait déjà beaucoup pour un seul film de moins d’une heure vingt.

Au final, le long-métrage ressemble à un essai de serial dont seuls trois segments ont subsisté et ont été mis bout-à-bout : les transitions sont brutales, le cavalier change un peu de look à chaque fois et même d’interprète, et les époques des trois histoires semblent très différentes à cause des changements de décors.

- Trapard -

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DAUGHTERS OF SATAN (1972)

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DAUGHTERS OF SATAN (1972)

Ou quand l’histoire d’un portrait sur un tableau prend une dimension fantastique, un thème très exploité au cinéma depuis  GENUINE (1920) en passant par les adaptations d’Edgar Poe et d’Oscar Wilde. Le tableau est aussi un élément clé des décors victoriens et du cinéma gothique. Et bien que le genre soit déjà passé de mode en cette année 1972, on retrouve le portrait peint, et dans un cadre ovale cette fois, comme thème central d’une adaptation mexicaine mineure d’un conte d’Edar Poe, avec LE PORTRAIT OVALE (1972) du réalisateur Rogelio A. González. Un film gothique très peu connu sur lequel nous reviendrons peut-être sur Les Échos d’Altaïr.

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Mais avec DAUGHTERS OF SATAN, le thème est transposé dans l’imagerie des sectes satanistes de cette vague post-ROMARY’S BABY de la fin des années 60 et du début des années 70. Une imagerie faite généralement de sectes cagoulées et de femmes vêtues de tenues légères, colorées et flashy, avec de masques de démons antiques de toutes sortes et de couteaux sacrificiels aux formes toujours plus 19010407193315263616060980 dans Fantastiqueimpressionnantes les unes que les autres. Et ce type de films tournés en pleine période de « Sexploitation » implique très généralement un poil de nudité féminine et de saphisme. Voici juste quelques titres du genre pour me faire plaisir, et parce que je les ai découverts ou revus récemment : LES COMPAGNONS DE BAAL (1969), SATAN, MON AMOUR (1971), MORGANE ET SES NYMPHES (1971), LA SORCIÈRE VIERGE (1972), LA TOUR DU DIABLE (1972), AU SERVICE DE SATAN (1972), SISTERS OF DEATH (1972), NECROMANCY (1972), LA FILLE DE SATAN (1973), LA PLUIE DU DIABLE (1975) etc… Jusqu’à LA SECTE DES MORTS-VIVANTS (1976), ce dernier flm étant le moins bon de cette liste. Et sans oublier la saga des zombies templiers d’Amando de Ossorio. Donc que des films avec des capuches, comme quoi les délinquants contemporains n’ont rien inventé !

Et si L’EXORCISTE (1974) n’avait pas engendré une voie de sortie plus surnaturelle sur cette autoroute de films de sectes sataniques, nous roulerions peut-être encore dessus aujourd’hui…

Le portrait peint est aussi une variante des miroirs vaudou et autres reflets de sorcières. Puis il faut placer ce portrait dans le cadre (oui, oui…) de la démocratisation de la peinture, élément de décor devenu très accessible dans tous les foyers des années 70.

L’intrigue : Un marchant d’art trouve une peinture représentant 3 sorcières sur le bûcher dont l’une ressemble étrangement à sa femme. Celle-ci commence alors à se comporter d’une manière très étrange…

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Une intrigue qu’on a l’impression de connaître par cœur, non ? Mais DAUGHTERS OF SATAN est une série B agréable produite et tournée aux Philippines par Hollingsworth Morse, et mettant en vedette Tom Selleck, quelques années avant le gros succès de la série MAGNUM. D’où les diverses rééditions du film… sauf en France.

19010407223115263616060981 dans TrapardL’imagerie sataniste n’a rien d’innovant pour le spectateur. Mais le tournage du film aux Philippines a permis de transposer les vieilles croyances européennes en Asie, avec des scènes de tortures plus proches de celles des  FU-MANCHU que des sacrifices sur des anciens autels qui nous sont plus coutumiers des anciens rites indo-européens et de l’Amérique précolombienne. Évidemment, cette innovation n’empêche pas DAUGHTERS OF SATAN d’avoir ce petit côté « bricolé » cher aux séries B philippines.

Mais ici, les rites sont abordés avec leur lot de personnages étranges, et de grands chiens noirs (les chats noirs étant plutôt dans une certaine généralité, des éléments du cinéma d’horreur européen à budgets limités). On retrouvera d’ailleurs ce type de grands dogues et dobermans chers à notre  Asa Vajda préférée, dans  LA MALÉDICTION (1976), ZOLTAN, LE CHIEN SANGLANT DE DRACULA (1978) ainsi que dans certaines bisseries mexicaines du début des années 80. Et dans MAGNUM, tiens ! Zeus ! Apollon !

- Trapard -

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MONSTRES SACRÉS : LES TROPIS

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LES TROPIS

Les Tropis sont les héros malgré eux du roman de Vercors Les Animaux Dénaturés publié en 1952. En 1959, Vercors a lui-même adapté son roman pour le théâtre pour une pièce intitulée Zoo ou l’Assassin philanthrope. Je suppose que Vercors traitait autant métaphoriquement dans son histoire, de ce que l’on appelle aujourd’hui « Les Zoos humains » (les expositions coloniales), que de l’exploitation de l’homme par l’homme sur des principes éthiques de supériorités (lire aussi La Controverse de Valladolid de Jean-Claude Carrière).

Le livre raconte comment des anthropologues partis à la recherche du « chaînon manquant » découvrent celui-ci, non pas sous forme de fossile, mais d’une population vivante. L’espèce est nommée « Paranthropus greamiensis » en l’honneur de son découvreur Greame, et surnommée « Tropi ». Un homme d’affaires nommé Vancruysen imagine d’en faire une main-d’œuvre à bon marché, sans salaires ni droits, pour une usine de lainage. Dès lors, les anthropologues comprennent qu’il faudra bien répondre à la question « Les Tropis sont-ils des hommes ? ».

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En 1969, Gordon Douglas (DES MONSTRES ATTAQUENT LA VILLE) en tourne une adaptation avec le jeune Burt Reynolds (qui vient justement de nous quitter) avec SKULLDUGGERY en 1970.

L’intrigue : Lors d’une expédition en Papouasie-Nouvelle-Guinée, une tribu de créatures ressemblant à des singes, les Tropis, est utilisée comme esclave par les humains. Lorsqu’un des Tropis est présumé assassiné, le long procès pour meurtre est alors centré sur la question suivante : les Tropis sont-ils des humains ou des animaux ?

Dans le film, les créatures sont représentées sommairement comme de très belles femmes dénudées et recouvertes de long poils roux. Beaucoup, comme moi, ont dû être très intrigués en découvrant indirectement les Tropis par le biais du livre culte de Jean-Pierre Andrevon et d’Alain Schlockoff,  Cent Monstres du Cinéma FantastiqueN’est-ce pas, Morbius ? (Tout à fait Trapard)

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Les films de « chaînons manquants », du  Yéti  à l’homme-singe, ne manquent pas au cours de l’Histoire du cinéma, mais SKULLDUGGERY aborde le sujet de manière intelligente (tout comme le roman de Vercors) avec quelques touches d’humour antiraciste.

La même année, la Herman Cohen Production sort en Angleterre, TROG, L’ABOMINABLE HOMME DES CAVERNES de Freddie Francis, mais il s’agit plutôt d’une sorte de remake d’un classique de la série B des 50′s : THE NEANDERTHAL MAN (1953) de Ewald André Dupont

- Trapard -

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LES DÉMONS DE L’ESPRIT (1972)

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LES DÉMONS DE L’ESPRIT (1972)

LES DÉMONS DE L’ESPRIT (1972, Demons of the Mind) de Peter Sykes (TO THE DEVIL A DAUGHTER), est une perle gothique tardive de la Hammer Films. Ou plutôt une perle romantique pré-victorienne dans ce que cela comprend de plus sombre, un peu comme Edgar Allan Poe ou un versant psychotique des HAUTS DE HURLEVENT d’Emily Brontë.

L’intrigue : Le Baron Zorn garde ses enfants adolescents Emil et Elizabeth enfermés et drogués dans son manoir à la suite du décès de leur mère dépressive. Leur père est persuadé qu’ils sont atteints du même mal que leur défunte mère. Après plusieurs tentatives d’évasion avortées, les deux jeunes gens sont repris et placés sous la garde de leur Tante Hilda. Peu après des habitants du village voisin sont victimes de morts soudaines dans les bois. La population locale parle de démons. Un prêtre se voue à vaincre les forces du mal mais il n’est pas pris au sérieux par les autochtones. Un médecin, Falkenberg, pourrait détenir un remède pour Emil et Elizabeth…

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Au fond, on ne sait jamais vraiment de quelle maladie sont atteints Emil, Elizabeth et leur mère. Un envoûtement héréditaire ou ancestral ? Ou son versant scientifique, l’hystérie ? La maladie des écrivains du XIXe siècle, la syphilis ? Ou encore l’épilepsie ? C’est d’ailleurs le thème central du film de Pedro Olea, EL LOBO DEL BOSQUE (1970). Ou encore, la maladie des années 70, celle de la drogue, des hippies et des stars du rock, la schizophrénie ? George A. Romero en parle d’ailleurs sans la nommer dans MARTIN (1977). Ou une dépression nerveuse comme le résumé l’indique ? Là on y 18122706250015263616050354 dans Fantastiquecroit moins, bien qu’une espèce de Van Helsing interprété par Patrick Magee pratique le mesmérisme sur nos héros. Disons que le spectateur a le choix. Mais c’est justement ce côté insaisissable de la maladie qui nous plonge dans un univers aux frontières du Fantastique et de l’inexplicable. Et c’est à partir de l’ignorance paysanne moyenâgeuse que se développe l’intrigue des DÉMONS DE L’ESPRIT, avec son lot de croyances toujours plus tenaces que n’importe quelles sciences ou religions en mouvement, que ça se conclue très généralement sur un bûcher sauvage dans le dos des tribunaux de l’Inquisition.

L’autre thème sous-jacent que l’on ressent à chaque fois qu’Emil et Elizabeth toujours séparés malgré eux, et lorsqu’ils tentent de se retrouver… pour faire l’amour, c’est l’inceste évidemment. Bien qu’on ne sache jamais clairement si ce passage à l’acte dépasse le stade du rêve, puisque la réalité et la mélancolie sont étroitement complices dans le film. Comme une malédiction. Cette même relation incestueuse entre un frère et sa sœur m’a un peu rappelé la fratrie ambiguë de Christian et Odile de Caray (David Hemmings et Sharon Tate) dans l’Œil DU MALIN (1966, Eye of the Devil), un de mes films gothiques préférés. Mais en moins explicite.

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Mais disons qu’en ces débuts des années 70, le cinéma proposait d’explorer ou de faire exploser les anciens tabous sexuels pour un jeune public averti : pédophilie, inceste, et tous les dysfonctionnements sexuels dans la famille, et particulièrement au niveau des différents modes d’éducations. Ainsi, le hippie Tobe Hooper n’était pas hors-sujet en 1974 en bombardant les écrans de consanguinités avec MASSACRES À LA TRONÇONNEUSE. Mais comme très souvent, là où le cinéma américain est un grand spectacle visuel, les Anglais préfèrent, dans une certaine généralité, explorer le fond des âmes humaines. Et alors qu’on apprend finalement très peu de choses sur la famille Sawyer (la seule scène nous montrant un peu de l’intimité de Leatherface lorsqu’il se maquille, ayant été coupée au montage), le monde d’Emil et d’Elizabeth est souvent exploré de l’intérieur. Trop justement, et c’est ce qui nous propulse dans l’irrationnel et sépare MASSACRES À LA TRONÇONNEUSE et DEMONS OF THE MIND en deux genres bien distincts : Fantastique et Horreur.

Mais au cas où vous n’auriez pas vu le film de Peter Sykes, je ne vous en dirais pas plus, car la vérité est ailleurs. Mais finalement pas très loin…

- Trapard -

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MONSTRES SACRÉS : LE BARON VITELIUS D’ESTERA

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18122107305215263616044538 dans Cinéma bis mexicain

LE BARON VITELIUS D’ESTERA

Cette créature sans nom (même si les Anglo-saxons la nomment « The Brainiac ») est sûrement l’une des plus improbables du cinéma mexicain, voire même du cinéma en général. Elle apparaît dans le film mexicain mi-gothique, mi-science-fiction horrifique, LE BARON DE LA TERREUR (1962, El Baron del Terror) de Chano Urueta, et avec dans le rôle du baron, le Paul Naschy mexicain : Abel Salazar (L’HOMME ET LE MONSTRE).

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Il a un long nez pointu, d’immenses oreilles, une langue de serpent, des canines démesurées, des mains affublées de ventouses et une large tête difforme et velue qui semble aussi pourvue d’une système respiratoire qui lui est propre… le Baron de la Terreur ne possède donc aucun critère physique lui permettant de postuler en tant que stewart sur Air Calédonie. Mais il n’avait pas cette hideuse allure de son vivant, jugez-en vous même.

L’intrigue : Condamné par l’inquisition, le baron Vitelius d’Estera est mené au bûcher. Avant d’être brûlé vif, il se moque de ceux qui l’on mené là et surtout, il jure qu’il reviendra se venger sur leur descendance. En fonction d’une conjonction de planètes, le baron réapparaît 300 ans plus tard sous une forme hideuse et entend bien assouvir cette vengeance non moins épouvantable…

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Sur la base d’un simple dérivé du MASQUE DU DÉMON (1960) de Mario Bava, notre créature revient donc trois siècles plus tard pour anéantir les descendants de ceux qui l’ont jugé. Elle a en plus le pouvoir de remonter mentalement les généalogies de celles qui seront ses futures victimes, afin de pouvoir les retrouver dans le Mexique contemporain. Et pour se fondre dans la masse, elle hypnotise et aspire le cerveau d’humains lambda avant de voler leur apparence physique.

Tout un programme si proche de l’histoire du MASQUE DU DÉMON avec sa princesse  Asa Vajda, ou de LA CITÉ DES MORTS (1960), et pourtant si éloignée, que cela hisse LE BARON DE LA TERREUR au rang d’OFNI très recommandable.

- Trapard -

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SUPERBEAST (1972)

SUPERBEAST (1972) dans Cinéma bis 18121907064815263616041869

SUPERBEAST (1972)

Durant deux ou trois décennies, les cinéphiles français étaient obligés de créer des raccourcis entre certains classiques du cinéma fantastique. C’était particulièrement le cas avec les trois adaptations de L’ÎLE DU DOCTEUR MOREAU d’H. G. Wells que l’on aime comparer (Wikipédia en indique deux autres que je ne connais pas : L’ÎLE D’ÉPOUVANTE en 1913, et DIE INSEL DER VESCHOLLENEN en 1921). Mais c’est sans oublier que l’adaptation par Erle C. Kenton en 1932 a engendré un grand nombre de dérivés avec des savants fous triturant des humains dans des jungles reculées d’Afrique, d’Asie ou sur des îles du Pacifique (et Dieu sait qu’Hollywood aime les îles imaginaires situées dans l’océan Pacifique sous le continent asiatique).

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Ce genre exotique s’est doucement estompé au cours des années 50, avec les grands mouvements politiques, et ce qu’on appelait des « films coloniaux » ont été remplacés par un cinéma d’aventures plus précautionneux avec les décisions des Nations Unies. Et, si l’on exempte les productions anglaises de la Hammer directement inspirées du cinéma hollywoodien des années 30 et 40, les Philippines ont 18121907105315263616041871 dans Fantastiqueété une vraie alternative avec ses habitants décomplexés et ses lieux de tournages bon marché comme le décrit le documentaire HOLLYWOOD SE DÉCHAÎNE À MANILLE (2010, MACHETE MAIDENS UNLEASHED) de Mark Hartley. De nombreux films de guerre y sont tournés (dont le APOCALYPSE NOW de Coppola), mais aussi certains genres cinématographiques alors démodés, comme les WIP (les films de femmes emprisonnées), les sous-James Bond, et les films d’horreur exotiques de savants fous un peu oubliés depuis les années 40 (souvenez-vous des films de femmes-reptiles, d’hommes-gorilles, de femmes-panthères, etc…). C’est ce qui nous intéresse ici.

Le duo de cinéastes, Gerardo de Leon et Eddie Romero s’est justement fait connaître avec ce type de productions philippino-américaines à petits budgets, dont TERROR IS A MAN/BLOOD CREATURE (1959) avec son histoire de scientifique à moitié fou qui transforme une panthère en créature humanoïde. Une intrigue qui a sûrement inspiré celle du film allemand,  L’ÎLE DU SADIQUE  (1960). Puis de Leon et Romero ont enchaîné avec leur fameuse trilogie de la « Blood Island » distribuée aux États-Unis par la firme de Roger Corman : BRIDES OF BLOOD (1968), LE MÉDECIN DÉMENT DE L’ÎLE DE SANG (1969) et BEAST OF BLOOD (1972). Mais seul le second volet a été doublé et distribué en France, ce qui n’arrange pas vraiment la lecture de l’ensemble. Et c’est entre cette trilogie et le second remake de L’ÎLE DU DOCTEUR MOREAU réalisé par Don Taylor et produit par Roger Corman en 1977, qu’intervient ce SUPERBEAST (1972).

L’intrigue : Une femme médecin se retrouve bloquée sur une île où se trouve un laboratoire dirigé par un savant fou qui pratique d’étranges mutations sur les humains…

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Le sujet n’est finalement pas si différent des « Blood Island » et du roman de Wells : opérations chirurgicales à go-go dans la jungle, loin de toute civilisation.

Comme dans les autres productions de cet acabit, ce film de George Schenk (LES RESCAPÉS DU FUTUR, LES TRAQUÉS DE L’AN 2000) alterne entre un cinéma d’aventures s’inspirant vaguement des CHASSES DU COMTE ZAROFF, et des passages horrifiques avec des maquillages de John Chambers, connu pour son travail sur la saga de LA PLANÈTE DES SINGES, mais aussi sur SSSNAKE LE COBRA (1973). Et pour boucler la boucle, c’est aussi lui qui a créé les maquillages de L’ÎLE DU DOCTEUR MOREAU (1977).

- Trapard -

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RÉTROFICTIONS, l’encyclopédie de la conjecture romanesque

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RÉTROFICTIONS, L’ENCYCLOPÉDIE DE LA CONJECTURE ROMANESQUE RATIONNELLE FRANCOPHONE, DE RABELAIS À BARJAVEL, 1532-1951

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« Auteurs du monumental essai bibliographique Les Terres creuses (2006) consacré aux mondes souterrains imaginaires, Guy Costes et Joseph Altairac explorent cette fois, avec Rétrofictions, les domaines de l’utopie, des voyages extraordinaires, du merveilleux scientifique et de la science-fiction ancienne, en reprenant à leur compte le concept unificateur de « conjecture romanesque rationnelle » théorisé par l’encyclopédiste Pierre Versins.

Cette entreprise ne constitue cependant pas une simple mise à jour de sa célèbre Encyclopédie de l’utopie, des voyages extraordinaires et de la science fiction (1972) : en effet, Rétrofictions concerne exclusivement les productions francophones, mais recensées dans une perspective d’exhaustivité, à partir de 1532, date de publication du Pantagruel de Rabelais, jusqu’à la création en 1951 du « Rayon Fantastique » et d’ « Anticipation », premières collections françaises de science-fiction.

L’ouvrage propose près de 5000 entrées onomastiques consacrées aux auteurs de 11000 occurrences dans des genres et sur des supports les plus divers (littérature, poésie, théâtre, bande dessinée, illustration, cinéma, radiodiffusion, carte postale, assiette ornée, etc.), œuvres dont l’appartenance à la conjecture rationnelle se trouve à chaque fois justifiée par un extrait ou un descriptif, accompagnés de données bibliographiques précises. La reproduction de plus de 1000 documents iconographiques témoigne de l’importance accordée par les auteurs à l’illustration au sens large.

Enfin, un imposant index thématique achève de faire de Rétrofictions un ouvrage de référence et un outil indispensable aussi bien à l’amateur et au collectionneur qu’au chercheur travaillant sur l’histoire et l’évolution de la science-fiction francophone sous toutes ses formes. »

Ce ne sont pas les ouvrages de référence sur l’Imaginaire qui existent, mais il est évident que Rétrofictions (éd. Encrage, septembre 2018) se distingue de bien des autres à de nombreux niveaux, et non des moindres. D’abord parce que cette encyclopédie se consacre uniquement à l’Imaginaire français, pardon, à la « conjecture romanesque rationnelle » française, de ses débuts à 1951. Ensuite parce que Rétrofictions étale ses incroyables trouvailles sur deux monstrueux volumes dont le premier regroupe plus de 1200 pages et le second plus de 2400 ! Enfin parce que nous sommes là face à un travail titanesque, qui donne le vertige tant ses auteurs ont collecté, par je ne sais quel miracle, cette somme indescriptible de documents, de descriptifs et de données bibliographiques sur la « conjecture romanesque rationnelle française » ! D’ailleurs, j’en profite pour citer Gérard Klein dans sa préface du volume 1 :« On se demande non seulement comment les auteurs ont pu lire une telle masse de textes et les décrire, mais déjà comment ils ont réussi à les dénicher parfois dans les publications les plus improbables. » Nous sommes bien d’accord !

Rétrofictions, encyclopédie unique en son genre et qui le restera certainement à jamais, se consulte, se feuillette, avec grand plaisir. Richement illustrée, elle nous dévoile au fil de ses pages des trésors inconnus, des OLNI (objets littéraires non identifiés) et des extraits savoureux. On sourit face à cet Imaginaire balbutiant qui se permet souvent bien des libertés, face à sa touchante naïveté et son audace, on découvre les yeux écarquillés, tels des explorateurs des contrées du Rêve, des œuvres étonnantes que jamais nous n’aurions pu soupçonner. Tout simplement magnifique.

- Morbius – (morbius501@gmail.com)

Pour en savoir plus :  entretien avec l’un des auteurs, Joseph Altairac.

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DRIVE-IN : L’EFFROYABLE SECRET DU DOCTEUR HICHCOCK

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18121506532915263616037280 dans Cinéma bis italien

L’EFFROYABLE SECRET DU DOCTEUR HICHCOK (L’orribile segreto del Dr. Hichcock)
Année : 1962
Réalisateur : Riccardo Freda
Scénario : Ernesto Gastaldi
Production : Luigi Carpentieri, Ermanno Donati (Panda Cinematografica)
Musique : Roman Vlad
Pays : Italie
Durée : 88 min
Interprètes : Robert Flemyng, Barbara Steele, Montgomery Glenn…

18121506552515263616037281 dans Drive-inOn se demande souvent le rapport entre ce Docteur Hichcock à l’italienne et le réalisateur Alfred Hitchcock. Le squelette scénaristique du film de Riccardo Freda est finalement identique à celui de deux des classiques du maître, REBECCA (1940) et SOUPÇONS (1941) : une jeune femme épouse un riche veuf mais sa nouvelle vie s’avère plus douloureuse et cauchemardesque que vouée aux félicités du mariage promises. L’ambiance gothique de L’EFFROYABLE SECRET DU DOCTEUR HICHCOCK faisant le reste, puisant aussi ses racines dans des classiques des années 50 aux ambiances tourmentées comme LES AMANTS DU CAPRICORNE (1949) d’Alfred Hitchcock, encore lui, ou encore LES CONTREBANDIERS DE MOONFLEET (1955) de Fritz Lang. C’est même étonnant de se dire que le film d’Hitchcock qui reçu le moins de succès public, mais qui fut pourtant le préféré de son réalisateur, a réussi à faire naître un vrai sous-genre au sein du cinéma gothique des Sixties avec LA VIERGE DE NUREMBERG (1963), LA VENGEANCE DE LADY MORGAN (1965), mais aussi une partie de la saga de Roger Corman adaptée d’Edgar Poe.

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L’intrigue : En 1873, le professeur et docteur Bernard Hichcock drogue son épouse Margherita, avec un puissant anesthésique, pour lui imposer des jeux sexuels nécrophiles. Un jour, une surdose accidentelle entraîne la mort de sa femme. Hichcock quitte alors sa résidence londonienne. Quelques années plus tard, en 1885, il revient dans son manoir avec sa nouvelle épouse, Cynthia. Rapidement, elle se sent oppressée par l’atmosphère étrange qui règne dans la demeure. Lors d’une nuit d’orage, la jeune femme découvre le cercueil vide de la première femme du docteur. Dès la première nuit, elle subit également une apparition fantomatique et menaçante, drapée dans son suaire blanc. Le docteur Hichcock n’a qu’une seule obsession : utiliser le sang de sa nouvelle compagne pour ressusciter Margherita…

18121507000115263616037283 dans Film des 60'sPopularisée par son rôle de Princesse Asa Vajda  dans LE MASQUE DU DÉMON (1960) de Mario Bava, puis par celui de LA CHAMBRE DES TORTURES (1961) de Roger Corman, Barbara Steele était déjà une icône du cinéma gothique lorsqu’elle jouait Cynthia dans L’EFFROYABLE SECRET DU DOCTEUR HICHCOCK. L’année suivante, Barbara Steele joue le rôle de Margaret Hichcock sous la direction de Riccardo Freda de nouveau dans LE SPECTRE DU PROFESSEUR HICHCOCK (1963, Lo Spettro), mais il s’agit plus d’une relecture du scénario du précédent qu’une suite assumée. De même que le giallo de Fernando Di Leo avec Klaus Kinski, LA CLINIQUE SANGLANTE (1971, La Bestia uccide a sangue freddo) fut quelques fois vendu, en salles comme en VHS, sous le titre racoleur LES INSATISFAITES POUPÉES ÉROTIQUES DU DOCTEUR HICHCOCK. Mais encore une fois, aucun rapport ici avec le chef-d’œuvre gothique de Riccardo Freda.

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Bien qu’excellente dans L’EFFROYABLE SECRET DU DOCTOR HICHCOCK, j’avoue préférer Barbara Steele dans des personnages plus sadiques et dominants, comme celui qui l’a fait connaître avec LE MASQUE DU DÉMON.

Le grand intérêt du film réside dans cette obsession pour la nécrophilie que l’on retrouve dans LE CORPS ET LE FOUET (1963) et d’autres films de Mario Bava comme LISA ET LE DIABLE (1974).

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BANDE-ANNONCE DU FILM :

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MONSTRES SACRÉS : LADY FRANKENSTEIN

MONSTRES SACRÉS : LADY FRANKENSTEIN dans Cinéma bis 14050303003115263612199975

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LADY FRANKENSTEIN 

Lady Frankenstein est la fille du comte Frankenstein dans un film autant obscur que très connu et très bien distribué : LADY FRANKENSTEIN, CETTE OBSÉDÉE SEXUELLE (1971) de Mel Welles. Je le considère comme étant obscur, d’abord parce qu’on ne sait pas vraiment qui a réalisé le film, Mel Welles étant un prête-nom. Ensuite, parce que bien que facile à trouver, les copies visibles du film sont généralement très abîmées. Et si l’on ajoute à cela que LADY FRANKENSTEIN est un film gothique tardif et sans budget, surfant sur la mode de la « Sexploitation » sans être explicitement érotique, mais pour explorer un thème généralement beaucoup plus suggéré dans les années 60 : la nécrophilie. Au final, cela donne une pépite du Cinéma Bis, autant bâclée que culte.

L’intrigue : Le Comte Frankenstein est tué par sa créature. Sa fille reprend à son compte les expériences de son père et tombe amoureuse d’une créature réussie mais particulièrement sanguinaire…

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Lady Frankenstein c’est surtout la superbe Rosalba Neri, comédienne d’un nombre incroyable de péplums, de western spaghetti, de gialli et de comédies érotiques à l’italienne, et qui devint presque une sous-Barbara Steele dans un cinéma gothique déjà passé de mode. Elle avait un jeu d’actrice nettement moins prononcé que celui de Barbara Steele, mais sa beauté pulpeuse et sa forte présence la rendent captivante dans certains films dont je citerai surtout LA CLINIQUE SANGLANTE (1971), À LA RECHERCHE DU PLAISIR (1972) et LES VIERGES DE LA PLEINE LUNE (1973).

Dans LADY FRANKENSTEIN, CETTE OBSÉDÉE SEXUELLE, un film qui porte bien son titre, notre Lady est autant obsessionnelle que manipulatrice, allant jusqu’à choisir de leurs vivants, l’intelligence et le physique de ceux qui deviendront « sa » créature. Le dernier plan du film ne laissant aucune ambiguïté quant à la déviance assumée de notre héroïne.

18120408090215263616023539 dans Monstres sacrés

On retrouvera par la suite assez régulièrement cet érotisme mâtiné de nécrophilie ou d’inceste dans le cinéma gothique fauché du début des années 70 : LES ORGIES DE FRANKENSTEIN, LES EXPÉRIENCES ÉROTIQUES DE FRANKENSTEIN, CHAIR POUR FRANKENSTEIN, LE CHÂTEAU DE FRANKENSTEIN, LA MORT A SOURI À L’ASSASSIN, LE AMANTI DEL MOSTRO et LA MANO CHE NUTRE LA MORTE (et même EMBRYO en 1976)… jusqu’à FRANKENSTEIN JUNIOR (1974) dont l’idée de nécrophilie s’estompe carrément derrière des gags hilarants, et jusqu’au cinéma gore. Et aussi jusqu’à la BD érotique italienne des années 80 comme NÉCRON de Magnus, dont la scientifique Freida Boher est comme l’alter-égo moderne de Lady Frankenstein : La doctoresse Freida Boher est une célèbre biologiste dotée d’un visage peu avenant mais d’un corps parfait. Authentique génie du mal, elle met ses connaissances au service de sa sexualité de nécrophile en fabriquant une créature à l’aide de morceaux de cadavres. Cette créature, baptisée Nécron, est dotée d’un corps musculeux, d’une tête de cadavre et d’un sexe énorme. Animée par un instinct primitif qui la pousse vers le cannibalisme, elle est aussi pourvue d’un solide appétit sexuel au grand plaisir de sa maîtresse…

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