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Archive pour la catégorie « Fantastique »

La Maison du Diable

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LA MAISON DU DIABLE (THE HAUNTING)
Réalisateur : Robert Wise
Année : 1963
Interprètes : Julie Harris, Claire Bloom, Richard Johnson…
Durée : 1H52
Pays : USA / GB

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L’HISTOIRE :

Le Dr Markway qui effectue des recherches dans le domaine de la parapsychologie tente une expérience de perception extrasensorielle avec un groupe de personnes réunies dans un vieux manoir réputé hanté. Dès le départ, des bruits insolites terrorisent les habitants de la demeure… (AlloCiné)

LA MAISON DU DIABLE est incontestablement un chef d’oeuvre du genre. C’est l’épouvante à l’état pur. Sans le moindre effet gore, sans la moindre goutte de sang versée, le film de Robert Wise nous plonge dans une ambiance glaciale à l’intérieur d’un vieux manoir hanté, monstrueuse demeure « vivante » où chaque ombre, chaque reflet dans un miroir, chaque rideau se soulevant au vent, chaque statue ou peinture entretiennent la peur de l’inconnu, sèment l’effroi, et nous glacent le sang dans des séquences magnifiquement réalisées. Par des images, des effets suggérés et autres cadrages, Robert Wise parvient à nous donner la chair de poule, le tout accompagné d’une bande son tout aussi « maléfique » ! Et le noir et blanc n’est pas sans offrir à LA MAISON DU DIABLE son côté délicieusement sinistre.

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Ce film que j’ai découvert pour la première fois à la télévision il y a des années, un soir tard, m’a littéralement cloué sur mon fauteuil. Il compte parmi ceux qui m’ont le plus effrayés ! L’épouvante de ce style est très rare au cinéma. Un seul film pourrait éventuellement lui ressembler, LA MAISON DES DAMNES (THE LEGEND OF HELL HOUSE / 1973 / du roman de Richard Matheson), qui lui aussi réussit l’exploit de terrifier sans jouer sur les effets d’horreur.

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LA MAISON DU DIABLE est à découvrir au plus tôt pour tous ceux qui ne connaîtraient pas ce monument du genre. Le DVD est facilement disponible de même que ce film bénéficie régulièrement de rediffusions sur la chaîne TCM.
Un remake a été réalisé par Jan de Bont en 1999. Intitulé HANTISE, avec Catherine Zeta-Jones et Liam Neeson, le film cède dans la facilité des effets spéciaux numériques même si quelques séquences s’avèrent assez bien réussies. Les décors sont également très impressionnants par leur aspect gigantesque, à tel point que les protagonistes semblent être des nains tout au long du film. Néanmoins, on ne frémit pas autant que dans l’original de 1963, et la couleur apporte trop de chaleur…

Bande-annonce américaine du film :

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- Morbius -



Fonds d’écran plein d’imagination !

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Quelques liens intéressants vers des sites proposants de jolis fonds d’écran de science-fiction, d’heroic fantasy et de merveilleux…emoticone

Pour la SF, l’heroic fantasy et le merveilleux, c’est par ici : http://fantasyartdesign.com/free-wallpapers/best-fantasy-art.php?srt=3&best=1

Pour le fantastique, le merveilleux et d’autres domaines qui n’ont rien à voir avec ces genres mais qui sont très sympas, c’est par là : http://www.vladstudio.com/fr/wallpapers/?kw=brown

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La science-fiction et le fantastique sur le Caillou

Comment vivre ses passions lorsque l’on vit sur île comme la Nouvelle-Calédonie ? Les genres de l’Imaginaire ont-ils un public ? Trouve-t-on des boutiques spécialisées ?…

Quand on est fan de SF, de fantastique ou de fantasy en Nouvelle-Calédonie, autant le dire tout de suite : dur-dur de vivre ses passions ! Ce qui ne veut pas dire non plus que l’on ne trouve rien à se mettre sous la dent. La librairie Montaigne, l’une des plus grandes de Nouméa, demeure encore aujourd’hui celle qui propose le plus d’ouvrages dans ces domaines, mais il n’existe aucune boutique spécialisée sur tout le Territoire… Il y en a eu pourtant une, et elle a connu son heure de gloire, cependant, mal gérée, elle a dû rapidement fermer ses portes…

Les nouveautés littéraires, qu’il s’agisse des romans comme des BD, paraissent difficilement en librairie. Même si les genres de l’Imaginaire ont un vrai public sur le Caillou, ce public s’avère restreint. En outre, et c’est bien connu, les Calédoniens n’aiment pas lire… Les bouquins se vendent très mal, alors la SF… Pour les cinéphiles par contre le cinéma fait la part belle aux dernières productions du genre, de même que les dernières nouveautés en DVD sont, pour la plupart, disponibles dans les rayons.

Si vous êtes collectionneur de produits dérivés de séries ou de films, c’est encore plus dur de trouver son bonheur, si toutefois on parvient à le trouver ! Les figurines Star Wars sont très rares et très chères, et aucun produit collector de Gentle Giant, Kotobukiya… ne sont disponibles. La japanimation connaissant un engouement certain sur le Territoire, le fan peut dénicher des articles, mais encore une fois à quel prix ! Les collectionneurs de musiques de films de SF ou de fantastique, comme moi, en trouvent parfois quelques-unes, mais il ne s’agit toujours que des B.O. de films récents.

Bref, on l’aura compris, la Nouvelle-Calédonie est un paradis pour ses plages et ses paysages mais certainement pas pour le fan de SF, de fantastique ou de fantasy, encore moins pour le geek ! Voilà pourquoi internet représente notre seul chance de pouvoir trouver notre bonheur ! Oui, vraiment, quelle belle invention !emoticone



Tim White, artiste de l’Imaginaire

Tim White, artiste de l'Imaginaire dans Fantastique 13092910513615263611593982

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Tim White est un brillant illustrateur britannique passé maître dans l’art de l’aérographe. Il s’est surtout fait connaître dans les années 1970-80, ses dessins sont d’ailleurs tout à fait dans le style de cette époque. Ils fourmillent souvent de très nombreux détails, et l’on a plaisir à chercher ce qui se cache dans les moindres recoins de ses peintures. Les paysages sont d’ailleurs ce que j’apprécie le plus chez lui. Voilà ce que l’on dit de cet artiste dans l’ouvrage désormais introuvable : La Science-Fiction et le Fantastique de Tim White (éd. AMP / 1981) :

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« Tim White est né en Angleterre, dans le Kent, au mois d’avril 1952. Très tôt, il veut devenir illustrateur et, en 1968, il entre au Medway College of Art pour suivre un cours d’illustration générale. L’année suivante, il publie sa première affiche. Libre encore des contraintes imposées par le milieu commercial, il trouve un style personnel où l’on retrouve déjà l’empreinte du fantastique.
En 1972, Tim quitte le collège et passe les deux premières années de sa vie professionnelles comme illustrateur dans des studios de publicité. Malgré les contraintes, il juge son expérience profitable, mais trouve plus de satisfaction dans les commandes privées de plus en plus nombreuses qu’il reçoit dans le domaine de la science-fiction et du fantastique. En 1974, il a sa première commande de jaquette pour le livre d’Arthur C. Clarke « The Other Side of the Sky » (Corgi Books) et, peu après, devient illustrateur indépendant. Depuis, il a produit plus de cent illustrations pour des jaquettes, le reste de ses oeuvres se partageant entre des pochettes de disques, des illustrations de revues, des commandes privées, des films et autres projets s’y rattachant. Ses oeuvres ont été présentées plusieurs fois dans des expositions consacrées à la science-fiction et au fantastique.

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L’aspect le plus frappant de l’oeuvre de Tim White est son souci presque obsessionnelle du détail qui lui vient de son enfance. Il se sentait toujours récompensé quand il découvrait, après une inspection minutieuse d’une illustration, des détails qui lui avaient échappé au premier coup d’oeil. Associant à une grande richesse du détail, une approche essentiellement figurative, White cherche à créer une image réaliste et convaincante du paysage de l’imaginaire. La source de son inspiration varie. Elle peut naître d’un chapitre, d’un passage ou simplement de quelques mots d’un livre. Un récit entier peut parfaitement coïncider avec une image particulièrement forte que Tim portait en lui et qu’il devient alors capable de développer. Il peut, à l’occasion, trouver une approche plus symbolique illustrant le caractère général de l’oeuvre en question. Tim a expérimenté également différents effets photographiques, méthode qu’il n’avait jamais vu appliquer à l’illustration dans le domaine du fantastique. L’utilisation du flou dans une peinture donne une perspective à plusieurs dimensions et peut attirer l’attention sur un point particulier.

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Pour chaque peinture, Tim fait une série d’ébauches des formes et des couleurs. Cette méthode l’aide à préciser son idée même si la peinture achevée peut s’éloigner nettement des premières versions. En général, Tim préfère la gouache, qu’il trouve efficace et pratique, alors que l’huile met souvent des semaines pour sécher proprement.

Tim passe beaucoup de temps à rendre plausibles les récits qu’il illustre, qu’il s’agisse de machines complexes ou d’organismes étrangers en plastique. A son avis, les créations organiques doivent s’harmoniser avec leur environnement. Il pense néanmoins qu’il y a des limites au vraisemblable. Ces limites correspondent à notre vision partielle de l’univers. En même temps, beaucoup d’inventions qui, à une époque, semblaient le fruit d’imaginations folles sont devenues réalité. Quoiqu’il en soit, il est nécessaire que les conceptions nouvelles aient un point de départ identifiable, car ce qui nous est totalement étranger ne pourrait pas nous toucher. »

Le site officiel de Tim White : http://www.tim-white.co.uk/index.html

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L’imagination en papier !

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Je ne me lasse pas de vous faire découvrir des sites extraordinaires vous proposant des réalisations à imprimer sur papier cartonné.emoticone Je ne les ai pas encore testés, mais je compte bien évidemment sur vous pour le faire à ma place !emoticone Hé, hé, hé ! En voici deux nouveaux :

Le premier, http://swminiature.free.fr/download_decors3d.htm, est un site qui propose de minis décors Star Wars pour les petites figurines de Wizards of the Coast. J’aurais dû vous le donner hier, mais il y a eu confusion de ma part ! On y trouve les dioramas de la chambre de congélation carbonique de Bespin, le bloc de détention sur l’Etoile Noire, le compacteur d’ordures, Endor et son bunker impérial, etc. Que des merveilles ! Mais si vous ne possédez pas les figurines de Wizards of the Coastemoticone

Le second, http://jleslie48.com/gallery_models_scifi.html, propose quant à lui des réalisations vraiment très belles, trop belles sans doute pour être assemblées facilement… Enfin, vous m’en direz des nouvelles si vous vous y risquez ! On y trouve de tout : la passerelle de l’Enterprise de la série originale, le Nautilus, le Galactica de la série des années 1970, des vaisseaux et engins de Star Wars, etc. Amusez-vous bien !emoticone

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Les Mondes Perdus de Kevin Connor (4) : Les 7 Cités d’Atlantis

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LES 7 CITÉS D’ATLANTIS : VINGT MILLE LIEUES SOUS LES MERS

Dernier film de notre série d’articles consacrés aux Mondes Perdus de Kevin Connor, voici LES 7 CITÉS D’ATLANTIS ! Edgar Rice Burroughs est rangé dans les rayons de la bibliothèque car cette fois Kevin Connor décide de s’atteler à un projet personnel, une histoire originale où l’action se déroule sur le célèbre continent disparu : l’Atlantide. Ce sera LES 7 CITÉS D’ATLANTIS (WARLORDS OF ATLANTIS / 1978).

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Au début du siècle, Charles Aitken (Peter Gilmore) organise une mission scientifique destinée à percer le secret des célèbres disparitions du Triangle des Bermudes. Pour cela, il bénéficie de la toute nouvelle invention de son ami Gregory Collinson (Doug McClure) : une cloche sous-marine sans fond capable de transporter une poignée d’hommes. L’engin immergé est vite entraîné par un courant marin puissant qui le conduit directement en plein coeur de l’Atlantide. Là, des êtres supérieurement intelligents, aux origines martiennes, régissent de manière autoritaire sept grandes cités…

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Avec LES 7 CITÉS D’ATLANTIS, Kevin Connor signe un film où aventure, exotisme, fantastique et science-fiction se conjuguent avec autant de charme que dans LE SIXIÈME CONTINENT. Les superbes décors, pour la plupart des peintures sur verre très réussies, confèrent à l’Atlantide toute sa grandeur. On y voit d’imposants bâtiments taillés dans la pierre et parcourus d’immenses escaliers sans fin. Les intérieurs du palais de la reine, soignés, baignent dans une lumière dorée. Le dépaysement est souvent présent et l’ensemble se maintient à un bon niveau avec, pour une fois, une musique plus inspirée que d’habitude.

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On y apprend que les Alphans (non, non, rien à voir avec COSMOS 1999 !), fondateurs d’Atlantis, peuvent manipuler à leur gré l’histoire de la Terre. Pour eux, seule compte la Race Supérieure (cela vous rappelle-t-il quelque chose ?…), celle qu’ils souhaitent faire croître à travers le monde… Bonne trouvaille également que cette cloche sous-marine digne d’un Jules Verne !

Les monstres, incontournables guest-stars, appartiennent tous ici à l’imagination fertile de notre cinéaste (sauf le charmant plésiosaure à la nage contractée du début du film) ; ainsi, la créature géante (appelée Zaag) que l’on voit à deux reprises se dresser dans les marais longeant la cité, ou encore les deux monstres énormes et dévastateurs qui s’en prennent aux murailles de la ville. La plupart grondent, rugissent, mais l’un d’entre eux émet de sympathiques gargouillements quand il s’acharne sur le talon d’un pauvre aventurier ! N’oublions pas enfin la pieuvre géante, cousine éloignée de celle d’Ed Wood !

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Et dans tout cela, que deviennent les acteurs ? Peter Gilmore, dans la peau de Charles Aitken, cabotine gentiment, ayant tendance à reléguer au second plan Doug McClure. Lea Brodie, dans le rôle de Delphine, habitante prisonnière de l’Atlantide, se contente de jouer platement le peu de scènes qui lui est accordé. En outre, elle ne correspond pas vraiment à la charmante créature que nous étions en droit d’attendre !

LES 7 CITÉS D’ATLANTIS / WARLORDS OF ATLANTIS / 1978 / Prod. : John Dark / Scén. : Brian Hayles / SFX : John Richardson & George Gibbs / Mus. : Mike Vickers / Photo : Alan Hume / Int. : Doug McClure, Peter Gilmore, Shane Rimer / 96 min / EMI

- Morbius -

Bande-annonce américaine du film :

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La Hammer, une vieille dame respectable

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Ah, la Hammer et ses films « so british » ! Ce n’est pas que j’apprécie les Anglais (loin de là !) mais les films de cette firme ô combien célèbre sont, pour la plupart, des perles du genre dans l’Epouvante, le Fantastique ou l’Horreur, voire de véritables chefs d’oeuvre. Personnellement, étant jeune, je n’aimais pas les films de la Hammer… non, il faut bien l’avouer : pas du tout…  Il m’a fallu atteindre un certain âge (ou un âge certain ) pour les revoir en appréciant réellement tout le charme désuet de ces films, en les replaçant dans leur contexte et leur époque. Et là j’ai découvert des merveilles comme La Malédiction des Pharaons (1959), La Nuit du Loup-Garou (1960), et bien sûr tous les Dracula avec le grand Christopher Lee et son complice, Peter Cushing (Moff Tarkin dans Star Wars IV).

J’apprécie les films d’épouvante où tout est dans l’ambiance et les images, le propre de la Hammer. Mais je dois avouer que les films qui m’ont fait le plus peur de ma vie ne sont pas issus de la prestigieuse firme britannique ! Ce sont L’Exorciste, Les Dents de la Mer, Alien (le premier) et La Maison du Diable (de Robert Wise). J’aime aujourd’hui les films de la Hammer pour leur aspect rétro unique, aux éclairages si particuliers, aux décors souvent kitchs dans des châteaux ou des manoirs aux longs et lourds rideaux de velours, aux chandeliers dans les couloirs sombres, aux immenses escaliers entourés de statues qui mènent vers des étages inquiétants ; j’aime aussi les films de la Hammer pour les toiles d’araignée dans les tombeaux humides, pour les ombres furtives dans les cimetières, pour les savants fous dans leurs laboratoires, pour les grimaces de Dracula, pour les cris stridents de ces femmes qui s’évanouissent de frayeur dans les bras du héros, et pour tant d’autres choses encore complètement inexplicables !

Je possède une trentaine de films de la Hammer dans ma DVDthèque. Je suis loin du compte quand on sait qu’il en existe… plus d’une centaine ! Mais ces oeuvres sont difficiles à dénicher, et n’appartiennent pas toutes au fantastique ou à la science-fiction. Ce sont seulement ces dernières qui m’intéressent. Pour la plupart, je les ai enregistrées dans le regretté « Cinéma de Quartier » de Canal Plus. Parfois TCM en diffuse une ou deux.

Il faut savoir que la Hammer vient de renaître de ses cendres après des dizaines d’années de coma profond. Mais le style n’y sera plus, elle l’a déjà annoncé… Elle préfère jouer dans la cour des »grands ». Cette Hammer ne devrait pas m’intéresser…

La Hammer Films Production a été fondée en 1934 par William Hinds et Enrique Carreras. Son âge d’or s’étalera sur l’ensemble des années 1950 et 1960, les années 1970 annonçant sa chute.

Pour tout savoir sur la Hammer ou presque : http://fr.wikipedia.org/wiki/Hammer_Film_Productions

Et pour devenir complètement fan de la Hammer, le site incontournable sur la célèbre firme britannique, un forum francophone excellent proposant également de magnifiques galeries d’affiches et de photos des films : http://www.thehammercollection.net/

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Les Mondes Perdus de Kevin Connor (3) : Le Continent Oublié

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LE CONTINENT OUBLIÉ : RETOUR AU PAYS DES TEMPS OUBLIÉS

Kevin Connor réalise en 1977 la suite directe du SIXIÈME CONTINENT : LE CONTINENT OUBLIÉ (THE PEOPLE THAT TIME FORGOT / 1977).

Un message contenu dans une bouteille est récupéré le long d’une plage d’Écosse. Celui-ci, écrit par Bowen Tyler, relate un périple incroyable. Aussitôt, une expédition de secours est organisée, composée du major Ben McBride (Patrick Wayne), du biologiste Edward Norfolk(Thorley Walters) et de la journaliste Charlotte, appelée « Charly » (Sarah Douglas). Le petit groupe atteindra le fameux continent oublié et, après bien des péripéties (dinosaures, hommes préhistoriques), retrouvera enfin Tyler prisonnier d’une forteresse perdue dans les montagnes et surveillée par de terribles guerriers…

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Considéré par certains comme supérieur au SIXIÈME CONTINENT, LE CONTINENT OUBLIÉ s’avère pour les autres une suite honnête, agréable, mais sans plus. Ce film fait preuve d’une originalité timide, même si la forteresse guerrière demeure intéressante, et comporte moins de situations variées et de scènes d’action. Le charme exotique qui contribuait à la réussite du SIXIÈME CONTINENT est malheureusement souvent absent.

Une véritable vamp échappée de QUAND LES DINOSAURES DOMINAIENT LE MONDE y campe une femme préhistorique au regard farouche ! « Charly », la journaliste, possède peut-être moins d’attraits physiques mais elle incarne une femme de caractère non dénuée d’humour. Quant à Doug McClure, toujours présent à l’appel dans la peau de Bowen Tyler, on ne le voit que vers la fin du film, fin par ailleurs tragique en ce qui le concerne.

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Autres acteurs d’envergure : les dinosaures ! Cependant leur prestation n’a jamais été aussi figée. La plupart semblent d’ailleurs avoir été montés sur roulettes, ou sur tapis roulant, tant leurs déplacements paraissent douteux… Tout juste capables d’ouvrir la bouche et de tourner la tête, le spectateur s’émeut très vite de leur état de santé… Avouons tout de même que faire se mouvoir des modèles grandeur nature relève de l’exploit technique inaccessible pour une petite production.

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Les explosions en chaîne et autres éruptions volcaniques dont semble friand Kevin Connor marquent à nouveau de leur empreinte LE CONTINENT OUBLIÉ. Pour que l’action atteigne son paroxysme, pour que ça fuse de tous côtés et que le spectateur ne sache plus où donner de la tête, notre réalisateur en rajoute à outrance, finissant par lasser. Les dernières scènes du film se résument à une folle course-poursuite au milieu d’explosions multiples. À noter que le bruitage utilisé est le même répété des dizaines de fois ! On aurait pu s’attendre à une fin moins brouillon…

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LE CONTINENT OUBLIE / THE PEOPLE THAT TIME FORGOT / 1977 / Prod. : John Dark / Scén. : Patrick Tilley & Kevin Connor d’après le roman d’Edgar Rice Burroughs / SFX : John Richardson, Ian Wingrove / Mus. : John Scott / Phot. : Alan Hume / Int. : Patrick Wayne, Doug McClure, Sarah Douglas, Dana Gillispie, Thorley Walters, Dave Prowse (Dark Vador dans Star Wars !) / 90 min / Amicus-AIP / Disponible en DVD Zone 2

- Morbius -

Bande-annonce américaine du film :

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Les Mondes Perdus de Kevin Connor (2) : Centre Terre 7ème Continent

Les Mondes Perdus de Kevin Connor (2) : Centre Terre 7ème Continent dans Cinéma 14122912315515263612830780

CENTRE TERRE 7ème CONTINENT : VOYAGE AU CENTRE DE LA TERRE

En 1976, le nouveau film de Kevin Connor a pour titre CENTRE TERRE : 7ème CONTINENT (AT THE EARTH’S CORE / 1976). Là encore, Edgar Rice Burroughs doit se retourner dans sa tombe car notre réalisateur concocte sa version des faits du cycle de Pellucidar (sept volumes).

L’histoire est celle d’une foreuse géante contenant à son bord une équipe de personnes qui parvient dans le monde de Pellucidar situé au centre de notre planète. Le héros, David Innes, tombera amoureux d’une princesse et devra affronter les Mahars, lézards géants télépathes…

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De tous les films de Connor, il s’agit certainement du plus faible à bien des niveaux : histoire, effets spéciaux et décors. Chose fort regrettable quand on sait que le grand Peter Cushing et la pulpeuse Caroline Munro figurent tous deux au générique, respectivement dans les rôles du Dr Perry et de la princesse Dia. Rappelons que Peter Cushing fut l’un des plus grands acteurs du cinéma fantastique (il incarna le Grand Moff Tarkin dans LA GUERRE DES ÉTOILES) et que Caroline Munro joua, entre autres, dans STAR CRASH, L’ESPION QUI M’AIMAIT, LE VOYAGE FANTASTIQUE DE SINBAD…

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Doug McClure interprète David Innes, héros noyé dans un monde peuplé de monstres plus amusants qu’effrayants, souvent particulièrement « craignos », évoluant dans des décors où le carton pâte et la toile de fond règnent en maîtres… Seule trouvaille ingénieuse du film : la machine extraordinaire du Dr Perry, la foreuse géante.

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CENTRE TERRE 7ème CONTINENT / AT THE EARTH’S CORE / 1976 / Prod. : John Dark / Scén. : Milton Subotsky d’après le roman d’Edgar Rice Burroughs / SFX : Ian Wingrove / Mus. : Mike Vickers / Photo : Alan Hume / Int. : Doug McClure, Peter Cushing, Caroline Munro / 90 min / Amicus-British Lion / Disponible uniquement en DVD Zone 1

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Bande-annonce américaine du film :

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Les Mondes Perdus de Kevin Connor (1) : Le Sixième Continent

Les Mondes Perdus de Kevin Connor (1) : Le Sixième Continent dans Cinéma 14122912000915263612830701

Civilisations disparues, mondes oubliés, cités perdues au cœur de jungles hostiles ou cachées au centre de la Terre constituent les ingrédients propres aux films de Kevin Connor, cinéaste britannique né en 1937. Grand admirateur d’Edgar Rice Burroughs, il s’inspirera très librement des œuvres de l’écrivain de renom pour les adapter à sa façon au cinéma. Avec peu de moyens mais beaucoup d’ingéniosité, Kevin Connor parviendra tout de même à offrir au spectateur sa dose de dépaysement mêlant exotisme, aventure et monstres de toutes espèces, cela principalement à travers quatre films : LE SIXIÈME CONTINENT (1975), CENTRE TERRE : 7ème CONTINENT (1976), LE CONTINENT OUBLIÉ (1977) et LES SEPT CITÉS D’ATLANTIS (1978). Amateurs de séries B, suivez-moi ! Nous partons explorer à travers plusieurs chapitres ces contrées sauvages et inconnues !

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LE SIXIÈME CONTINENT : LE PAYS DES TEMPS OUBLIÉS

Le premier film de notre série des mondes perdus, laquelle fut entièrement produite par l’Amicus, s’intitule LE SIXIÈME CONTINENT (THE LAND THAT TIME FORGOT / 1975). L’histoire s’inspire vaguement de celle écrite par Edgar Rice Burroughs. Ainsi, en pleine Première Guerre mondiale, après un long périple, un sous-marin allemand parvient par accident en plein cœur d’un continent inconnu où le temps semble s’être figé à l’ère préhistorique. L’équipage part alors explorer cette terre vierge peuplée de dinosaures et de tribus guerrières, et il y découvre peu à peu son étrange secret…

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LE SIXIÈME CONTINENT représente avec LES SEPT CITÉS D’ATLANTIS le meilleur de Kevin Connor. Bien entendu il serait vain, voire ridicule, d’aller y chercher un scénario complexe et des effets spéciaux élaborés. Nous sommes en 1975, et le film de Connor s’inscrit en droite ligne de ces bonnes séries B typiques de l’époque, où l’intrigue n’a pas d’autre prétention que de distraire le spectateur et lui offrir son lot de monstres, règle de base également valable pour tous les autres films de notre réalisateur anglais. L’amateur de ce genre de cinéma savait ce qui l’attendait, l’affiche du film était d’ailleurs toujours très parlante. LE SIXIÈME CONTINENT regroupe à cet égard bon nombre de séquences dignes de ravir les adeptes du cinéma Bis.

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Faisant preuve de beaucoup d’efficacité dans son travail, Kevin Connor utilise habilement le peu de moyens accordés pour mettre en images une histoire où l’on ne s’ennuie pas. Ainsi, la première vue du pays des temps oubliés nous plonge directement au cœur de l’aventure et du mystère : sur fond montagneux où des volcans crachent une lave rougeoyante, on découvre une jungle environnante dans laquelle broute un paisible diplodocus alors que nagent, tout autour du sous-marin, d’inquiétantes créatures géantes.

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Les effets spéciaux des maquettes employées (bateau, sous-marin) furent confiés à un grand spécialiste en la matière, Derek Meddings, également responsable des miniatures des THUNDERBIRDS, COSMOS 1999, SUPERMAN (1978), STAR TREK THE MOTION PICTURE, GOLDENEYE… Quant aux dinosaures, malgré leur texture caoutchouteuse (utilisation de la plastoïde) et leur aspect parfois figé (le vol du ptérodactyle ou l’attaque des tyrannosaures ils répondent correctement aux normes d’une bonne série B d’époque ! À noter que LE SIXIÈME CONTINENT date de plus de trente ans !

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Doug McClure incarne le héros britannique, Bowen Tyler, rescapé d’une attaque menée par les Allemands. Acteur fétiche de Kevin Connor, il sera abonné à tous les mondes perdus existants sur terre ! C’est ainsi qu’on le retrouvera dans les trois autres films de l’Amicus. À chaque fois il interprète un personnage plutôt sympathique, très éloigné des prototypes du genre « beau-blond-musclé » fréquemment rencontrés dans les films d’un registre semblable. On peut même avouer qu’il serait d’un naturel bedonnant, style capitaine Kirk en fin de carrière… Même si Doug McClure n’est pas un grand acteur, on ne peut se résigner à être aussi sévère que Gérard Lenne dans son superbe ouvrage Cela s’appelle l’Horror, lequel déclare : « Blond Californien, légèrement empâté, il pourrait dire à l’instar de Snoopy : « You know what ? I’m the hero. »"

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LE SIXIÈME CONTINENT / THE LAND THAT TIME FORGOT / 1975 / Prod. : John Dark / Scén. : James Cawthrone, Michael Moorcock (oui, lui-même !) d’après le roman d’Edgar Rice Burroughs / SFX : Derek Meddings / Mus. : Douglas Gamley / Photo : Alan Hume / Int. : Doug McClure, Susan Penhaligon, John Mc Enery / 91 min / Amicus / Disponible uniquement en DVD Zone 1

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Bande-annonce américaine du film :

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