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Archive pour la catégorie « Merveilleux »

L’Imaginaire au ciné pour 2010

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Que nous réserve l’année 2010 en matière de cinéma fantastique et de science-fiction ?…

Pas mal de petits événements nous attendent parmi les blockbusters, à commencer par la suite de Tron (et non le reboot très à la mode actuellement !) dont j’ai déjà parlé ; Wolfman, nouvelle version du classique Le Loup-Garou et qui semble d’après les premières images s’annoncer comme une véritable réussite ; Iron Man 2, il fallait s’y attendre vu l’ampleur du succès du premier ; Prince of Persia, encore un jeu adapté au cinoche… (là encore les images paraissent alléchantes, reste à voir le film !) ; Twilight 3, ça c’est pour les ados, je passe ; Le Monde de Narnia Chapitre 3, largué par Disney mais sauvé par la Fox si je ne m’abuse, tant mieux ; Harry Potter et les Reliques de la Mort, qui devrait bien sûr être encore plus sombre que le précédent, à tel point que je ne sais même pas si on pourra y voir quelque chose ; et bien sûr Le Choc des Titans, l’un de ceux que j’attendais avec le plus d’impatience, cependant… après les déclarations imbéciles du décérébré Sam Worthington dans une récente interview de Mad Movies (genre Américain type moyen bouffeur de pop-corn et de burgers) et l’inquiétante bande-annonce, je doute que ce remake du grand classique de 1980 (n’en déplaise à notre Simplet Worthington) soit de qualité… On veut plus d’action-bourrin, plus d’effets spéciaux numériques, plus de muscles, bref, on veut le mettre au goût du jour. Dommage…

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Fonds d’écran plein d’imagination !

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Quelques liens intéressants vers des sites proposants de jolis fonds d’écran de science-fiction, d’heroic fantasy et de merveilleux…emoticone

Pour la SF, l’heroic fantasy et le merveilleux, c’est par ici : http://fantasyartdesign.com/free-wallpapers/best-fantasy-art.php?srt=3&best=1

Pour le fantastique, le merveilleux et d’autres domaines qui n’ont rien à voir avec ces genres mais qui sont très sympas, c’est par là : http://www.vladstudio.com/fr/wallpapers/?kw=brown

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Sinbad et l’Oeil du Tigre

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SINBAD ET L’OEIL DU TIGRE (SINBAD AND THE EYE OF THE TIGER)
Année : 1977
Réalisation : Sam Wanamaker
Scénario : Beverly Cross et Ray Harryhausen
Production : Charles H. Schneer et Ray Harryhausen
Musique : Roy Budd
Effets spéciaux : Ray Harryhausen
Pays : USA
Durée : 113 min
Interprètes : Patrick Wayne, Jane Seymour, Taryn Power, Margaret Whiting…

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L’HISTOIRE :
Une odieuse magicienne a transformé le jeune prince héritier en babouin afin de placer son fils sur le trône. Sinbad, héros des mers, part à la recherche d’un mage capable de rompre l’enchantement. Il devra affronter mille dangers. (Wikipédia)

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CREATURES :
Minotaure mécanique, morse géant, tigre à dents de sabre et créatures sans nom !

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SINBAD ET L’OEIL DU TIGRE est le dernier d’une série de trois films ayant pour héros le légendaire aventurier arabe. 1977 signifie l’arrivée de STAR WARS au cinéma, désormais le space opera remplacera la fantasy durant de nombreuses années, ce qui peut représenter l’une des raisons de l’arrêt des Sinbad. Il faut cependant avouer que ce dernier chapitre s’avère le moins bon. Peu passionnant, flanqué d’acteurs peu convaincants, SINBAD ET L’OEIL DU TIGRE nous plonge souvent dans un ennui profond… Seuls les effets spéciaux de Ray Harryhausen offrent au spectateur quelques scènes intéressantes, même si eux aussi se montrent parfois hésitants, et la présence de la belle Jane Seymour est appréciable ! Egalement, de beaux paysages souvent mystérieux s’offrent à nos yeux de spectateurs avides de contrées étranges.

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La musique est quant à elle un ratage complet. Rien à voir avec les Bernard Herrmann ou les Miklos Rosza précédents.
Ce dernier voyage de Sinbad, qui a coûté aux environs de sept millions de dollars, fut tourné en Espagne et à Petra pour son décor fabuleux. SINBAD ET L’OEIL DU TIGRE est disponible en DVD. A voir tout de même pour s’en faire une idée, et puis c’est un Ray Harryhausen, alors !

Bande-annonce américaine du film :

Image de prévisualisation YouTube

- Morbius -



Le Voyage Fantastique de Sinbad

Le Voyage Fantastique de Sinbad dans Cinéma bis 14122607131915263612823755

LE VOYAGE FANTASTIQUE DE SINBAD (THE GOLDEN VOYAGE OF SINBAD)

Année : 1974
Réalisation : Gordon Hessler
Scénario : Brian Clemens, d’après une histoire de Brian Clemens et de Ray Harryhausen
Production : Charles H. Schneer et Ray Harryhausen
Musique : Miklos Rosza
Effets spéciaux : Ray Harryhausen
Pays : GB / USA
Durée : 105 min
Interprètes : John Pillip Law, Caroline Munro, Tom Baker, Douglas Wilmer…

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L’HISTOIRE :
Une amulette en or et une carte mystérieuse en poche, Sinbad et ses compagnons choisissent de naviguer jusque sur une île inconnue afin d’atteindre un trésor : la fontaine de Jouvence…

CREATURES :
Griffon, centaure, statue vivante de Kali, homonculus, proue vivante…

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Près de vingt ans après LE SEPTIEME VOYAGE DE SINBAD, Ray Harryhausen et Charles H. Schneer embarquent à nouveau dans un fabuleux voyage dans les contrées de l’Imaginaire avec ce nouveau chapitre de la trilogie des Sinbad. Le nouvel acteur incarnant le légendaire héros arabe est certainement le plus convaincant et le mieux joué de tous. Moins guindé que son prédécesseur, il ne résistera pas longtemps aux charmes de la très belle Margiana incarnée par la pulpeuse Caroline Munro ! Années 1970 oblige, elle porte des tenues qui mettent plus qu’en valeur ses formes…

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En dehors de ces effets spéciaux « naturels », LE VOYAGE FANTASTIQUE DE SINBAD est encore une très grande réussite, en particulier, bien sûr, dans le domaine des réalisations de notre incomparable et incontournable Ray Harryhausen. Si je n’avais qu’une seule scène à retenir de ce film, ce serait celle du combat de Sinbad contre la déesse Kali. Véritable prouesse, chaque bras étant animé un par un, Harryhausen nous offre là une scène d’anthologie où la déesse danse un instant avant d’affronter notre héros et ses hommes, maniant ses sabres avec grande dextérité !
On a également droit au combat assez cruel entre un griffon et un centaure (l’agonie du griffon est plutôt bruyante), on y rencontre un petit être ailé, l’homonculus, qui pousse de petits cris amusants, et on assiste à une impressionnante scène où la proue du navire de Sinbad s’arrache pour venir défier ses marins !

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La musique, confiée au grand Miklos Rosza (BEN HUR), est un atout non négligeable pour LE VOYAGE FANTASTIQUE DE SINBAD, notamment pour son superbe générique d’ouverture.

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Tout comme LE SEPTIEME VOYAGE DE SINBAD, LE VOYAGE FANTASTIQUE DE SINBAD est disponible en DVD. A voir d’urgence si vous ne le connaissez pas encore !

Bande-annonce américaine du film :

Image de prévisualisation YouTube

- Morbius -



Le 7e Voyage de Sinbad

Le 7e Voyage de Sinbad dans Cinéma bis 14122607450515263612823780

LE 7e VOYAGE DE SINBAD (THE SEVENTH VOYAGE OF SINBAD)
Année : 1958
Réalisateur : Nathan Juran
Scénario : Ken Colb
Production : Charles H. Schneer et Ray Harryhausen
Musique : Bernard Herrmann
Effets spéciaux : Ray Harryhausen
Pays : USA
Durée : 1H25
Interprètes : Kerwin Mathews, Kathryn Grant, Richard Eyer, Torin Thatcher…

L’HISTOIRE :
Sinbad part à la recherche du remède miracle qui permettra à sa fiancée de retrouver sa taille normale perdue après la malédiction d’un magicien…

LES CREATURES :
Cyclope, dragon, oiseau roc, squelette.

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LE 7e VOYAGE DE SINBAD est le premier d’une série de trois films sur Sinbad produits par Charles H. Schneer. Mais surtout, ses effets spéciaux, tout comme ceux des prochains Sinbad, seront confiés au maître de l’animation image par image, au génie : Ray Harryhausen.
L’histoire se déroule à Bagdad, à l’époque des contes et légendes où les créatures fantastiques côtoient les humains. On y rencontre des génies, des sorciers et magiciens, des lampes merveilleuses et des princesses vivant dans des palais. L’histoire n’a pas d’autre but que de faire rêver, et elle y parvient merveilleusement bien en nous replongeant dans l’univers des contes de fées de notre enfance.

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Ce chef-d’oeuvre du genre, aujourd’hui un classique, nous offre des séquences où le talent de Ray Harryhausen excelle. Ainsi, l’arrivée impressionnante du cyclope sur la plage, le combat du dragon contre un autre cyclope, l’attaque de l’oiseau roc et le duel de Sinbad contre le squelette vivant (qui nous rappelle un autre chef-d’oeuvre du genre : JASON ET LES ARGONAUTES…). A l’époque où le numérique n’existe pas encore, Ray Harryhausen insuffle à ses créations une vie, une âme, le tout renforcé par l’extraordinaire musique de Bernard Herrmann.

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LE 7e VOYAGE DE SINBAD est régulièrement rediffusé à la télévision, et sa version restaurée est désormais disponible non seulement en DVD mais aussi en Blu-ray. Un film à voir et à revoir.

Bande-annonce américaine du film :

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- Morbius -



Fantasy ?… Merveilleux ?…

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J’ai remplacé la catégorie « Fantasy » par « Merveilleux » pour deux raisons :

- la première : parce que lorsqu’on clique sur « Fantasy », et je l’ai testé, apparaissent à la fois les articles de cette catégorie mais aussi ceux de la catégorie « Fantastique » ! Oui car en anglais « Fantasy » peut signifier « Fantastique », ou en tout cas s’en rapprocher, ce qui prête à confusion, la frontière entre les deux étant digne de The Twilight Zone

- la seconde : éh bien ça tombe bien car je n’ai jamais été d’accord sur la définition très en vogue de la Fantasy depuis les versions cinématographiques du Seigneur des Anneaux, des Harry Potter… Pour moi tout cela appartient à un genre que je désigne, comme d’autres le font, sous le nom de Merveilleux. Dragons, fées, sorciers, magiciens, créatures fantastiques… peuplent ce monde de l’Imaginaire. Donc en avant pour la catégorie  »Merveilleux » !

Après, bien sûr, on pourra toujours pinailler sur la définition exacte de l’un et de l’autre si l’on n’a que ça à faire. Je laisse à d’autres le soin de se prendre la tête, et il y en a qui en raffole. Voilà par contre ce que Wikipédia propose, mais je ne suis pas forcément d’accord avec elle :

Fantasy : La fantasy (de l’anglais fantasy : imagination, à ne pas confondre avec la fantaisie musicale), est un genre littéraire présentant un ou plusieurs éléments irrationnels qui relèvent généralement d’un aspect mythique et qui sont souvent incarnés par l’irruption ou l’utilisation de la magie.

Les instances de la francophonie ont proposé l’emploi du mot « fantasie » mais le terme anglais reste le plus utilisé.

La fantasy fait partie des littératures de l’imaginaire. Dans la fantasy comme dans le merveilleux, le surnaturel est généralement accepté, voire utilisé pour définir les règles d’un monde imaginaire, et n’est pas nécessairement objet de doute ou de peur. Cela distingue la fantasy du fantastique où le surnaturel fait intrusion dans les règles du monde habituel, et de l’horreur où il suscite peur et angoisse. Par extension à partir du genre littéraire, on parle aussi de fantasy à propos d’illustrations, de bandes dessinées, de films, de jeux, etc.

Merveilleux : Le merveilleux (du latin mirabilia : « choses étonnantes, admirables ») se définit par le caractère de ce qui appartient au surnaturel, au monde de la magie, de la féerie.

Le fait de retrouver la magie présente dans ces deux genres prouve bien qu’il s’avère très difficile d’élaborer des définitions pointues, on pourra d’ailleurs admirer le flou artistique qui règne dans ces deux-là !



La science-fiction et le fantastique sur le Caillou

Comment vivre ses passions lorsque l’on vit sur île comme la Nouvelle-Calédonie ? Les genres de l’Imaginaire ont-ils un public ? Trouve-t-on des boutiques spécialisées ?…

Quand on est fan de SF, de fantastique ou de fantasy en Nouvelle-Calédonie, autant le dire tout de suite : dur-dur de vivre ses passions ! Ce qui ne veut pas dire non plus que l’on ne trouve rien à se mettre sous la dent. La librairie Montaigne, l’une des plus grandes de Nouméa, demeure encore aujourd’hui celle qui propose le plus d’ouvrages dans ces domaines, mais il n’existe aucune boutique spécialisée sur tout le Territoire… Il y en a eu pourtant une, et elle a connu son heure de gloire, cependant, mal gérée, elle a dû rapidement fermer ses portes…

Les nouveautés littéraires, qu’il s’agisse des romans comme des BD, paraissent difficilement en librairie. Même si les genres de l’Imaginaire ont un vrai public sur le Caillou, ce public s’avère restreint. En outre, et c’est bien connu, les Calédoniens n’aiment pas lire… Les bouquins se vendent très mal, alors la SF… Pour les cinéphiles par contre le cinéma fait la part belle aux dernières productions du genre, de même que les dernières nouveautés en DVD sont, pour la plupart, disponibles dans les rayons.

Si vous êtes collectionneur de produits dérivés de séries ou de films, c’est encore plus dur de trouver son bonheur, si toutefois on parvient à le trouver ! Les figurines Star Wars sont très rares et très chères, et aucun produit collector de Gentle Giant, Kotobukiya… ne sont disponibles. La japanimation connaissant un engouement certain sur le Territoire, le fan peut dénicher des articles, mais encore une fois à quel prix ! Les collectionneurs de musiques de films de SF ou de fantastique, comme moi, en trouvent parfois quelques-unes, mais il ne s’agit toujours que des B.O. de films récents.

Bref, on l’aura compris, la Nouvelle-Calédonie est un paradis pour ses plages et ses paysages mais certainement pas pour le fan de SF, de fantastique ou de fantasy, encore moins pour le geek ! Voilà pourquoi internet représente notre seul chance de pouvoir trouver notre bonheur ! Oui, vraiment, quelle belle invention !emoticone



Tim White, artiste de l’Imaginaire

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Tim White est un brillant illustrateur britannique passé maître dans l’art de l’aérographe. Il s’est surtout fait connaître dans les années 1970-80, ses dessins sont d’ailleurs tout à fait dans le style de cette époque. Ils fourmillent souvent de très nombreux détails, et l’on a plaisir à chercher ce qui se cache dans les moindres recoins de ses peintures. Les paysages sont d’ailleurs ce que j’apprécie le plus chez lui. Voilà ce que l’on dit de cet artiste dans l’ouvrage désormais introuvable : La Science-Fiction et le Fantastique de Tim White (éd. AMP / 1981) :

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« Tim White est né en Angleterre, dans le Kent, au mois d’avril 1952. Très tôt, il veut devenir illustrateur et, en 1968, il entre au Medway College of Art pour suivre un cours d’illustration générale. L’année suivante, il publie sa première affiche. Libre encore des contraintes imposées par le milieu commercial, il trouve un style personnel où l’on retrouve déjà l’empreinte du fantastique.
En 1972, Tim quitte le collège et passe les deux premières années de sa vie professionnelles comme illustrateur dans des studios de publicité. Malgré les contraintes, il juge son expérience profitable, mais trouve plus de satisfaction dans les commandes privées de plus en plus nombreuses qu’il reçoit dans le domaine de la science-fiction et du fantastique. En 1974, il a sa première commande de jaquette pour le livre d’Arthur C. Clarke « The Other Side of the Sky » (Corgi Books) et, peu après, devient illustrateur indépendant. Depuis, il a produit plus de cent illustrations pour des jaquettes, le reste de ses oeuvres se partageant entre des pochettes de disques, des illustrations de revues, des commandes privées, des films et autres projets s’y rattachant. Ses oeuvres ont été présentées plusieurs fois dans des expositions consacrées à la science-fiction et au fantastique.

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L’aspect le plus frappant de l’oeuvre de Tim White est son souci presque obsessionnelle du détail qui lui vient de son enfance. Il se sentait toujours récompensé quand il découvrait, après une inspection minutieuse d’une illustration, des détails qui lui avaient échappé au premier coup d’oeil. Associant à une grande richesse du détail, une approche essentiellement figurative, White cherche à créer une image réaliste et convaincante du paysage de l’imaginaire. La source de son inspiration varie. Elle peut naître d’un chapitre, d’un passage ou simplement de quelques mots d’un livre. Un récit entier peut parfaitement coïncider avec une image particulièrement forte que Tim portait en lui et qu’il devient alors capable de développer. Il peut, à l’occasion, trouver une approche plus symbolique illustrant le caractère général de l’oeuvre en question. Tim a expérimenté également différents effets photographiques, méthode qu’il n’avait jamais vu appliquer à l’illustration dans le domaine du fantastique. L’utilisation du flou dans une peinture donne une perspective à plusieurs dimensions et peut attirer l’attention sur un point particulier.

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Pour chaque peinture, Tim fait une série d’ébauches des formes et des couleurs. Cette méthode l’aide à préciser son idée même si la peinture achevée peut s’éloigner nettement des premières versions. En général, Tim préfère la gouache, qu’il trouve efficace et pratique, alors que l’huile met souvent des semaines pour sécher proprement.

Tim passe beaucoup de temps à rendre plausibles les récits qu’il illustre, qu’il s’agisse de machines complexes ou d’organismes étrangers en plastique. A son avis, les créations organiques doivent s’harmoniser avec leur environnement. Il pense néanmoins qu’il y a des limites au vraisemblable. Ces limites correspondent à notre vision partielle de l’univers. En même temps, beaucoup d’inventions qui, à une époque, semblaient le fruit d’imaginations folles sont devenues réalité. Quoiqu’il en soit, il est nécessaire que les conceptions nouvelles aient un point de départ identifiable, car ce qui nous est totalement étranger ne pourrait pas nous toucher. »

Le site officiel de Tim White : http://www.tim-white.co.uk/index.html

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Entre les mondes…

Oberon Zell-Ravenheart est connu pour être un écrivain, théologien, magicien et chaman américain. Il est l’auteur de Grimoire de l’Apprenti Sorcier et de sa suite Compagnon de l’Apprenti Sorcier. Publiés aux Editions Cristal, ces deux ouvrages, surtout destinés à de jeunes lecteurs (en particulier aux fans du célèbre Harry Potter…), ne sont pas dénués d’intérêt même pour les adultes mais pourront sans doute surprendre au premier abord si l’on n’est pas un adepte du New Age ou de la Wicca… En effet, lorsque l’auteur propose dès le départ à son jeune lecteur de devenir un « vrai » magicien, non pas un prestidigitateur de pacotille digne des émissions de Patrick Sébastien mais bien un authentique Harry Potter ou, mieux, un superbe Gandalf (auquel ressemble d’ailleurs Oberon Zell-Ravenheart dans la vie…), de lui inculquer l’art de se constituer un autel pour pratiquer ses séances, je me demande si tous les parents ne se poseront pas quelques questions en voyant leurs chérubins lancer des formules magiques à tout va dans leur chambre en traçant des pentacles sur leur porte ! Cela dit, et c’est rassurant, ces deux livres ne laissent aucune place à la magie noire, celle-ci est seulement évoquée dans un bref chapitre afin d’avertir l’apprenti des dangers qu’elle représente s’il devait être tenté de l’utiliser… hum !…

En dehors de quelques délires, et comme je le disais plus haut, Grimoire de l’Apprenti Sorcier et Compagnon de l’Apprenti Sorcier présentent bien des sujets de réflexion et de philosophie fort intéressants à méditer. En voici un exemple qui m’a fait longuement réfléchir et qui a ébranlé certaines de mes convictions… Extrait :

« Voici l’enseignement qu’un Fantascope délivre au Mage : ce que nous percevons comme étant le « Monde Réel » et ce que nos instruments scientifiques mesurent ne sont rien d’autre que des variations de fréquences vibratoires. Ces variations de fréquences concernent aussi bien celles des atomes élémentaires que celles des champs électromagnétiques des spectres ou celles des sons. Matière, énergie, temps, espace ne sont que des fréquences vibratoires. Il faut savoir que Nous, dont les sens ont été conçus pour réagir à certaines de ces fréquences, nous avons développé un cerveau et des sens dont le fonctionnement vise à réduire la discontinuité de ces vibrations afin que nous puissions les enregistrer (et enregistrer le monde) comme étant continu. Nous sommes semblables au tuner d’une radio ou d’une TV, conçu pour repérer et sélectionner la station ou le canal désiré. A ceci près que nos « tuners » personnels ne captent que certaines fréquences.

Le Fantascope illustre assez brillamment ce principe puisque son petit nombre d’images et sa vitesse de rotation adaptable permettent de  l’étudier facilement. Le Fantascope démontre qu’il existe entre les images des blancs que nous ne sommes pas capables de voir à cause du phénomène de persistance rétinienne. Ainsi, si notre cerveau se limite à percevoir certaines fréquences qu’en est-il de celles qu’il ne capte pas ? Que se passera-t-il si l’on inclut, à un rythme fréquentiel différent, une autre série d’images sur ces espaces vierges ? Considérez, par exemple, le disque de 16 images de Plateau représentant un danseur effectuant une pirouette (1832). Pour que nous fassions de ces images une image continue, le disque doit effectuer des rotations au rythme d’un tour complet à la seconde. A ce rythme, l’oeil visualise 16 images à la seconde, ce qui est suffisant pour que le phénomène de résistance rétinienne s’enclenche. Si l’on insère à la série du danseur effectuant une pirouette de Plateau, une série supplémentaire de 4 fées à équidistance les unes des autres et visualisables en plaçant l’encoche en haut du manche, on pourra constater le phénomène suivant. En faisant effectuer au disque une rotation complète à la seconde, on verra le danseur s’animer mais si l’on fait tourner 4 fois le disque en une seconde alors le danseur s’effacera et la série de fées apparaîtra ! A cette vitesse-là, la série des fées atteint le rythme de 16 images à la seconde.

Combien de mondes, d’univers parallèles et de dimensions supplémentaires existe-t-il entre les séquences vibratoires que nous sommes capables de percevoir ? « Entre les Mondes » se nichent les Royaumes de Faeri, du Rêve et de l’Au-delà et c’est sans doute de ces mondes que viennent les étranges phénomènes dont l’histoire regorge. »

Je ne sais pas pour vous, mais en ce qui me concerne cet extrait m’interpelle.

Pourquoi pas, oui, pourquoi pas ?…

 



Edouard Brasey, spécialiste de la Fantasy et du Merveilleux

Si vous aimez la Fantasy et que vous ne connaissez pas encore Edouard Brasey, il est grand temps de combler cette lacune ! Qui est Edouard Brasey ? Je le laisse se présenter lui-même à travers cet extrait d’une interview réalisée par Phénix.mag et présentée en intégralité sur son blog :

 

Je suis écrivain spécialisé, depuis quelques années, dans le domaine du merveilleux, du légendaire, de l’Imaginaire. Dans ce domaine-là, j’ai publié notamment « l’Encyclopédie du merveilleux » qui a la grande prétention de faire le tour des créatures, des dieux, des personnages imaginaires – prétention parce qu’ils sont tellement nombreux qu’il est impossible de les réduire à quelques centaines. Je suis également romancier, car je publie notamment une tétralogie romanesque inspirée des mythologies d’origine nordique. Je suis également directeur de collection aux Pré aux clercs en ce qui concerne les romans, documents ou volumes de style fantaisiste.

 

Comme vous l’avez lu dans cet extrait, Edouard Brasey est l’auteur de l’excellente et indispensable Encyclopédie du Merveilleux divisée en trois volumes : Les Peuples de la Lumière, Le Bestiaire Fantastique, Les Peuples de l’Ombre. Ces trois volumes grand format de plus de 130 pages sont superbement présentés, imitation livres anciens, et richement illustrés. Ils ont été récemment rassemblés en un seul et gros volume mais de petit format. Edouard Brasey s’est depuis lancé dans une nouvelle encyclopédie, L’Encyclopédie du Légendaire, dont le premier tome est paru depuis déjà plusieurs mois. Il s’agit de celui consacré aux trésors, artefacts et armes magiques. Un second suivra qui présentera les héros et personnages de légendes, puis un dernier qui fera la part belle aux lieux surnaturels. Notre auteur passionné n’a pas hésité à se plonger longuement dans de très vieux livres, notamment des grimoires authentiques cachés dans certaines bibliothèques d’Europe, dont celle de Prague, pour nous offrir le fruit de ses recherches sur le monde invisible et autres légendes ou mythes. Le travail est remarquable, fort bien écrit, et très plaisant à lire. Des références indispensables ! Pour en savoir plus, le blog  d’Edouard Brasey : http://blogs-livres.com/edouard-brasey/

 



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