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Archive pour la catégorie « Merveilleux »

LA DERNIÈRE TERRE (T1) : L’ENFANT MEREHDIAN

LA DERNIÈRE TERRE (T1) : L'ENFANT MEREHDIAN  dans Flynn 14072703494415263612413227

Le blog Flynn SFFF vous présente une parution littéraire de la SF, du Fantastique ou de la Fantasy en roman ou BD. Flynn, éternel dévoreur d’ouvrages, vous décortique son bouquin du jour…

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Auteur : Magali Villeneuve
Illustrateur : Alexandre Dainche
Éditeur : Éditions L’Homme Sans Nom
Pages : 480
Quatrième de couverture : « Un monumental ruban de pierre se dresse en sentinelle au bord des brumes éternelles. Les hommes leur ont donné un nom : la Dernière Terre. Dans la cité-capitale des Cinq Territoires, Cahir, jeune homme frêle, maladif, aux mœurs et aux allures bien éloignées des codes stricts qui font loi autour de lui, subsiste envers et contre la réprobation générale. Il est issu des Giddires, un peuple rejeté, au ban de la paix politique qui unit les autres contrées. Malgré cela, entre intelligence et ingénuité, il parvient à se rapprocher de certains locaux, dont Ghent, fils du Haut-Capitaine à la tête des forces militaires des Basses-Terres. Au fil de ces jours paisibles, s’il advenait un événement capable de bouleverser tous les dogmes établis, quel poids l’existence de Cahir aurait-elle dans la balance des certitudes ? »

Le Seigneur des Anneaux, Le Trône de Fer. J.R.R. Tolkien, George R.R. Martin. Ces noms ne vous sont certainement pas inconnus. Et pour cause, il s’agit de deux grandes séries et de deux grands noms du monde de la fantasy. L’un est anglais, l’autre est américain. Il est désormais temps pour vous de découvrir leur homologue français, La Dernière Terre de Magali Villeneuve.

L’histoire démarre assez calmement. On découvre divers éléments de l’univers de Magali Villeneuve. Beaucoup de personnages font leur apparition. Des personnages importants comme des personnages secondaires, voire qui disparaîtront rapidement. On passe ensuite aux différents peuples qui vivent sur les Cinq Territoires, etc. Il s’agit là d’un tome très introductif. Il est là pour poser les bases et mettre en place l’univers dans lequel va se dérouler la saga. C’est pourquoi beaucoup d’informations sont dévoilées dans L’Enfant Merehdian.

C’est d’une manière très poétique que Magali a écrit ce premier tome. Et elle nous offre constamment des descriptions très poussées et joliment écrites. Elle dispose d’une plume fort agréable. Cependant, ce sont souvent des descriptions trop chargées en détails mais aussi en fioritures qui viennent alourdir les phrases avec des éléments pas nécessairement utiles ou indispensables. De ce fait, il n’est pas rare que l’on passe à côté de quelque chose d’important, ou on n’assimile pas tout ce qui est important. Autant dans les descriptions des lieux et des personnages que dans celle de l’action, des événements. Malgré quoi, Magali Villeneuve fait preuve, en plus d’un talent pour l’illustration, d’un talent pour l’écriture. En effet, elle réussit à nous transmettre les émotions, les douleurs de ses personnages, avec une forte intensité causant ainsi une certaine empathie chez le lecteur.

En plus d’être un tome exclusivement introductif, L’Enfant Merehdian s’intéresse aussi énormément à la psychologie des personnages. Ce qui est vraiment dommage, c’est le manque certain d’action et de péripéties. Tout au long de l’histoire on s’attend à ce qu’il y ait des combats, à ce qu’il se passe quelque chose, que ça bouge. Malheureusement ce n’est pas le cas. Le vrai rebondissement de l’histoire, celui qui est un tournant pour la poursuite de l’intrigue, brise au passage tout espoir d’action au vue de la manière dont celui-ci se déroule.

Le premier tome de La Dernière Terre nous permet de découvrir un monde. Mais de façon trop « théorique » et du coup, on a l’impression de se faire un peu avoir quant à la grandeur du monde décrit. Le récit est tout de même parsemé de quelques moments de suspense assez intenses. Et comme les personnages sont tous différents et opposés, autant par leur intellect que leur attitude, leur éducation, leur manière ou leur force, on finit par s’attacher à tel ou tel personnage et à en détester d’autres. Et au moindre problème, on est sous le choc, on tombe des nues. C’est ça qui sauve ce premier tome. L’empathie qui se dégage et l’attachement que l’on crée avec les personnages.

Désormais, un univers, un background est posé et il existe. Avec des personnages, des lieux, une histoire. Maintenant, il faut que tout cela bouge, qu’il y ait de l’action et des événements qui fassent évoluer l’intrigue. La manière dont le récit est écrit n’est pas le souci. C’est la manière dont l’histoire est menée qui pose problème. Je pense que le style très travaillé de l’auteur peut donner naissance à quelque chose de beaucoup mieux. Avec des combats, des quêtes, des événements et des rebondissements très détaillés, très intense, avec une narration d’une puissance sûre. La Dernière Terre est une série qui a du potentiel. Tout comme Magali Villeneuve. Il faut maintenant l’exploiter et trouver le juste milieu pour offrir le meilleur travail possible.

- Flynn -

Autres livres présentés par Flynn :

Dangereuses visions : le Necronomicon en BD / Agharta : le Temps des Selkies / Le Dernier Roi des Elfes / Le Niwaâd / Moi, Cthulhu / Docteur Sleep / Saigneur de Guerre / Le Démon aux Mille Visages / Le Gardien de la Source / Universal War Two (T1) : Le Temps du Désert / Blake et Mortimer : L’Onde Septimus / Culture Geek / Attention aux Morts / Out There – volume 1 /L’Encyclopédie du Hobbit / Quantex (T1) : Le Songe des Immortels / Quantex (T2) : La Révolte des Ombres / Chroniques des Ombres / Le très grand Nettoyage / Les Pantins Cosmiques / Cornes / Le Miroir des Templiers (T1) : New Paris / Nosfera2 / Soutenez le financement de l’ouvrage « Gore – Dissection d’une Collection » / Taupe / Le Monde de Fernando / Moi, Lucifer / LŒuf de Dragon /Ghouls of Nineveh / Ténèbres 2014 / Le Piège de Lovecraft / Cagaster – tome 1 / Le Cycle d’Ardalia : Le souffle d’Aoles / Agent des Ordres / Le Dieu était dans la Lune / Arthaé / Le Code du Chasseur de Primes / L’Aigle de Sang / Les Montagnes Hallucinogènes

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HERCULE : LA CRITIQUE

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HERCULE
de Brett Ratner
avec Dwayne Johnson, John Hurt…

La légende d’Hercule revisitée par Hollywood, attention ça va saigner !

On retrouve Dwayne Jonhson dans le rôle d’un Hercule qui construit sa légendre grâce au groupe de mercenaires qui le suit. Ces derniers ont tous leur spécialité, on nous fait bien comprendre que ce n’est que grâce à eux qu’Hercule a batti sa réputation. En gros, ça casse un peu le mythe. Finalement, au terme d’une guerre qu’il livre pour le mauvais camp (ça, il ne sont pas très malins), Hercule retourne sa veste et décide de botter les fesses de ceux pour qui il a combattu, afin de libérer le peuple opprimé ! Quel Héros ! Bref, je résume la suite : combat, combat, combat, y a plein de morts, combat, combat, combat, Hercule renoue avec son lien divin, combat, combat, combat, il massacre tous les méchants, fin du film.

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Alors que dire de cet énième Hercule d’apparence bien foutu ? D’une part, qu’il ne tient pas ses promesses, ça c’est sûr. Mais il n’est pas non plus dénué du moindre charme. La réalisation est moyenne, quelques plans sont hasardeux, mais les effets spéciaux sont réussis. D’autre part, il est assez drôle. Quelques rares blagues font mouche. Ah, aussi, le plastron que porte Dwayne Jonhson dans ce film n’est absolument pas adapté à son corps, cela le rend un peu ridicule…

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En conclusion : si vous aimez les films avec de la baston tout du long, il y a peut-être des chances que vous appréciez. Sinon, je pense pouvoir dire sans crainte que vous ne ratez pas grand chose.

- Di Vinz -

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Autres critiques de Di Vinz :

Critiques express / Oblivion / Upside Down / Cloud Atlas / Iron Man 3 / After Earth /Star Trek Into Darkness / Man of Steel / World War Z / Pacific Rim – Wolverine, le Combat de l’Immortel – R.I.P.D. Brigade Fantôme / Elysium / Thor, le Monde des Ténèbres / Le Hobbit : La Désolation de Smaug / Snowpiercer, le Transperceneige / Critiques express DVD, Blu-ray et ciné / X-Men Days of Future Past / Critiques express DVD, Blu-ray et ciné (2) / Critiques express : Robocop & 47 Ronin / Lucy / Ninja Turtles / Edge of Tomorrow

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LE CYCLE D’ARDALIA : LE SOUFFLE D’AOLES

LE CYCLE D'ARDALIA : LE SOUFFLE D'AOLES dans Flynn 14072703494415263612413227

Le blog Flynn SFFF vous présente une parution littéraire de la SF, du Fantastique ou de la Fantasy en roman ou BD. Flynn, éternel dévoreur d’ouvrages, vous décortique son bouquin du jour…

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Le Souffle d’Aoles est le premier tome du Cycle d’Ardalia, cycle de Fantasy écrit par Alan Spade et publié aux Éditions Emmanuel Guillot, en 2010, et illustré par Thibaut Desio.

« Pelmen doit beaucoup à la famille Boisencroix. Jusqu’à sa rencontre avec Teleg, le fils, il avait pour seule perspective la découpe de peaux de bêtes à l’aide d’un silex à la tannerie nauséabonde de son village. C’est ce nouvel ami qui lui a fait découvrir le travail du bois. Mieux encore, Galn, le père de Teleg, l’a initié au tir à l’arc, et Pelmen s’est révélé tellement doué pour cet art qu’il a réussi à infléchir la course de son destin en devenant archer. Mais un jour, de mystérieux individus entrent en contact avec Teleg dans une taverne. En lui proposant un fragment d’ambreroche, minerai précieux entre tous, et en lui promettant la richesse, les inconnus parviennent à le convaincre de s’exiler pour travailler dans une mine… »

C’est vraiment par hasard que je suis tombé sur le Cycle d’Ardalia d’Alan Spade. En effet, c’est en cherchant des romans de Fantasy que j’ai découvert celui-ci, que je me suis empressé de découvrir.

C’est à travers l’histoire de Pelmen que l’auteur pose les premières bribes de son univers. Univers qui se montre complexe, je veux dire par là qu’Alan Spade fait preuve de minutie en faisant attention au moindre détail pour rendre celui-ci cohérent. Les premiers chapitres posent le contexte de l’histoire, on découvre donc Pelmen, ce jeune tanneur qui ne supporte plus sa vie de dur labeur. On découvre son but, devenir un traqueur, puis ses amis, sa famille, etc. Cependant, sur le point de réaliser son rêve, son père, Zenel, s’oppose à tout cela et lui tend un guet-apens le forçant ainsi à fuir. Les événements qui suivent s’enchainent avec fluidité, tout en gardant le lecteur en haleine. Alan Spade nous propose, dès le début du récit, une intrigue prenante donnant au récit sa force. Un peu d’action illustre l’histoire, avec quelques scènes de combat ou de fuite. Le tout est agrémenté de magie, et l’intrigue prend forme au fil de l’histoire.

L’histoire se déroule dans un monde nouveau et totalement imaginaire, Ardalia, autour duquel se trouve deux lunes, peuplé par des races encore inconnues. Les Hevelens, des humanoïdes vivant dans une société gérée par des sortes de guildes, celle des menuisiers, des marchands, etc, vénérant Aoles, divinité du vent. Mais aussi les Krongos, des créatures faites de pierre capables de se fondre dans la roche, les Malians, un peuple terrestre-aquatique utilisant la magie de l’eau ou encore des shamans pyromanes, suppôt de Valsshyk. On retrouve dans cet univers une prédominance des quatre éléments, l’air, la terre, l’eau et le feu. L’auteur a développé aussi une faune et une flore qui est propre à son monde bien que calqué sur les animaux et végétaux que nous connaissons. Nous pouvons cependant lui reprocher un monde vaste mais trop peu peuplé, souvent désertique, celui-ci, en dehors des villes, se trouve peu propice aux rencontres.

En plus des animaux et autres peuples, Alan nous présente différents personnages, principaux ou secondaires, disposant de leur propre personnalité, d’un rôle, etc, et ceci contribue à rendre vrai chacun d’eux, nous forçant à oublier le synthétisme de leur existence, et permettant à son tour de donner de la cohérence au monde créé par Alan Spade. Malheureusement, certains personnages se trouvent être inutiles, du moins pas suffisamment exploités alors qu’ils auraient pu participer à l’aventure où à une partie de leurs péripéties. Cependant, c’est une chose qui ne fût faite et c’est bien dommage car cela aurait donné plus de piment au récit, l’aurait rendu encore plus intéressant.

L’histoire nous est racontée au travers de Pelmen qui, au cours du récit, évolue, en apprend plus sur ses talents, à manier son arc, etc. Il se forge un caractère, s’adapte à son environnement et à sa nouvelle vie, découvre la chasse, l’art de la lutte ou le marchandage. Les autres personnages évoluent aussi, mais c’est plus d’un point de vue du lecteur, ils évoluent dans le récit en nous dévoilant leurs secrets, leur vie, etc, mais leur vie est déjà faite, en soit, les autres personnages ne se découvrent pas de nouveaux talents ou autre.

Le Souffle d’Aoles est un très bon roman de Fantasy, l’histoire est classique, avec la quête initiatique du héros principal, mais le côté aventure est bien développée et se déroule naturellement, peuplé par les maintes péripéties de Pelmen et son oncle, Xuven. L’histoire est prenante et bien écrite. Je pense cependant qu’il s’agit là plus d’un tome mettant en place, à travers une première quête, l’univers et l’intrigue principale, le contexte dans lequel va se dérouler la suite du cycle, en somme, le pourquoi du comment. Il n’en perd pas pour autant son intérêt ! Alan Spade nous fait découvrir la menace qui règne sur le monde de Pelmen, le grand Valshhyk l’Immolé et ses shamans pourpresLe roman n’est pas une révolution du genre de la Fantasy, mais s’inscrit tout de même comme quelque chose de nouveau. En effet, l’auteur partage avec nous son univers composé de nouvelles espèces, de nouveaux lieux. C’est un monde inexploré des lecteurs, et c’est pour cela que l’on veut lire le second tome, pour en découvrir plus sur ce nouvel univers, afin de résoudre ce mystère encore entier.

- Flynn -

Autres livres présentés par Flynn :

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LA MAISON DE BILBO LE HOBBIT VERSION PAPERTOY

LA MAISON DE BILBO LE HOBBIT VERSION PAPERTOY  dans Merveilleux 13092910271215263611593935

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Petit diorama sympa et très facile à réaliser que cette maison de Bilbo le Hobbit. Vous pourrez toujours utiliser un logiciel photo pour effacer et remplacer la citation allemande par sa version française : « Dans un trou vivait un Hobbit. » Vous trouverez votre diorama à cette adresse : Papiermodell.at

- Morbius -



LES NIBELUNGEN (1924)

LES NIBELUNGEN (1924) dans Cinéma 13052108214015263611211209

LES NIBELUNGEN (1924) de Fritz Lang

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Et un monument du cinéma pour le Grenier du Ciné Fantastique de ce soir ! Et une sacrée période allemande que la République Weimar au sortir de la guerre, où d’un côté le cinéma expressionniste allemand se développait graphiquement, et de l’autre les grands thèmes nationaux germaniques se succédaient. Comme ce NIBELUNGEN (1924, Die Nibelungen) de plus de deux heures de long, et tiré de la légende du XIIIe siècle cultissime en Allemagne de Siegfried, qui inspirera même Richard Wagner. Puis viendront, FAUST, UNE LÉGENDE ALLEMANDE (1926, Faust, eine deutsche Volkssage), puis les sujets à la gloire du modernisme d’outre-Rhin (LA FEMME SUR LA LUNE, 1929).

LES NIBELUNGEN c’est déjà presque l’intrigue de METROPOLIS, les Nibelungen étant les nains des légendes germaniques, « ceux de la brume » ou « ceux du monde d’en bas », qui possédaient de grandes richesses qu’ils tiraient de leurs mines en dessous des montagnes, là où ils habitaient. C’était aussi le genre de conte destiné à relever la fierté du peuple allemand, en pleine crise, et vaincu au sortir de la première guerre mondiale.

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Le film de Fritz Lang est en deux parties bien distinctes. Je laisse à Wikipedia le soin de vous les raconter :

La Mort de Siegfried :

Siegfried, fils du roi Siegmund de Xanten, termine son apprentissage chez le nain Mime. Il forge une magnifique épée. Désormais, il peut retourner chez lui, mais l’ambitieux jeune homme veut se rendre à Worms, capitale des Burgondes, pour conquérir la belle Kriemhild, sœur du roi Gunther. Traversant une forêt, il triomphe d’un dragon. Suivant les conseils d’un oiseau, il se trempe dans le sang du dragon qui le rend invulnérable à l’exception d’un endroit de son épaule où s’est posée une feuille de frêne. Son voyage le mène ensuite sur le territoire des Nibelungen et s’empare du trésor volé aux filles du Rhin par le roi des Nains, Alberich, ainsi que du heaume magique (en fait un camail) qui lui permet de prendre n’importe quelle apparence. Déjouant une ruse du méchant nain, Siegfried le tue mais celui-ci a le temps de maudir tous ceux qui détiendront le trésor.

Chez les Burgondes, le roi Gunther est sous la coupe d’un de ses vassaux, Hagen de Tronje, silhouette noire au casque de fer orné de plumes de corbeau. Celui-ci impose un échange : Siegfried aura Kriemhild s’il aide Gunther à séduire celle qu’il convoite, la redoutable Brunhild, qui règne sur l’Islande depuis un château protégé par un lac de feu. Le feu s’éteint devant le héros. Pour conquérir Brunehilde, Gunther doit la vaincre au lancer de rocher, au saut et au javelot. Grâce à son heaume, Siegfried se substitue à Gunther. Défaite, Brunhild est ramenée à Worms, mais encore faut-il la dompter pour la nuit de noces. Là encore, Siegfried, aidé de son heaume, s’exécute…

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Siegfried a épousé Kriemhild. Entre elle et Brunhild, qui veut la considérer comme sa vassale, les choses se passent mal. Kriemhild révèle à la nouvelle reine des Burgondes le rôle joué par Siegfried. Désormais, le sort de celui-ci est scellé : Brunhild réclame à Gunther la mort de Siegfried, qui en prenant sa virginité, dit-elle, l’a déshonorée (or il s’avère que c’est faux). Kriemhild, pensant le protéger, montre à Hagen où se trouve l’endroit vulnérable de son mari et c’est naturellement là que Hagen, sur l’ordre de Gunther, frappe le héros au cours d’une partie de chasse improvisée. Malgré le désespoir de Kriemhild, le clan des Burgondes, conscient de sa complicité, fait front autour de Hagen. Elle jure de se venger alors que Brunhild, prise par le remords, se suicide sur le corps de Siegfired, après avoir révélé son mensonge.

La Vengeance de Kriemhild :

Kriemhild n’a pas pu oublier Siegfried et son lâche assassinat par Hagen de Tronje, qui reste le protégé du clan des Burgondes et s’est approprié le trésor des Niebelungen qu’il a caché dans le Rhin. Le margrave Ruediger von Bechlarn lui apporte la demande en mariage du roi Etzel (en français Attila) : elle l’accepte. La voilà reine des Huns.

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Un enfant naît, nommé Ortlieb. Etzel, amoureux fou, promet alors de venger le tort fait à sa femme par les assassins de Siegfried. Pour fêter l’évènement, les Burgondes sont invités avec leur âme damnée, Hagen. Mais Etzel ne peut pas tenir sa promesse : pour les « hommes du désert », l’hospitalité est sacrée. Kriemhild fomente alors une révolte parmi les Huns qui envahissent la salle de banquet. Hagen tue l’enfant et perd de ce fait son statut d’hôte. Il est à la merci de la vengeance d’Etzel. Kriemhild accepte de laisser partir Gunther et ses proches, retranchés dans le palais, en échange de la tête de Hagen. Il refuse.

Dans la bataille qui s’ensuit Ruediger et les deux jeunes frères de Kriemhild, Gerenot et Giselher, sont tués. Elle ordonne alors de mettre le feu au palais. Seuls Hagen et Gunther en réchappent. Capturé, Hagen refuse de révéler où est caché le trésor tant que son roi vivra. Kriemhild fait exécuter Gunther, ainsi que Hagen l’espérait : il avoue qu’il est le seul désormais à connaître le secret et qu’il ne dira rien. De rage, elle le frappe avec l’épée de Siegfried avant d’être à son tour abattue par Hildebrand. Etzel ordonne que sa dépouille rejoigne celle de Siegfried, auquel elle n’a jamais cessé d’appartenir.

- Trapard -

Autres films présentés dans la catégorie Le Grenier du Ciné Fantastique :

La Charrette Fantôme / La Chute de la Maison Usher / Les Contes de la Lune vague après la Pluie / Frankenstein (1910) / Le Cabinet du Docteur Caligari / La Monstrueuse Parade / Le Fantôme de l’Opéra / Double Assassinat dans la Rue Morgue / Docteur X / White Zombie / The Devil Bat / La Féline (1942) / Les Visiteurs du Soir / La Main du Diable / Le Récupérateur de Cadavres / La Beauté du Diable / Un Hurlement dans la Nuit / The Mad Monster / La Tour de Nesle /L’Étudiant de Prague / Les Aventures Fantastiques du Baron de Münchhausen /Torticola contre Frankensberg / Ulysse / Man with Two Lives / The Mad Ghoul / La Tentation de Barbizon / The Flying Serpent / Peter Ibbetson / Le Fantôme Vivant /La Marque du Vampire / Les Poupées du Diable / Le Gorille / Le Voleur de Bagdad / The Savage Girl / Murders in the Zoo / The Vampire Bat /Figures de Cire / L’Oiseau Bleu / L’Aïeule / Genuine / La Charrette Fantôme (1921) / Häxan, la Sorcellerie à travers les Âges

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L’ENCYCLOPÉDIE DU HOBBIT

L’ENCYCLOPÉDIE DU HOBBIT dans Flynn 14072703494415263612413227

Chaque lundi, le blog Flynn SFFF vous présente une parution littéraire récente ou ancienne de la SF, du Fantastique ou de la Fantasy en roman ou BD. Flynn, éternel dévoreur d’ouvrages, vous décortique son bouquin du jour…

14012707172815263611932997 dans LittératureTitre : L’Encyclopédie du Hobbit
Auteur : Damien Bador, Coralie Potot, Vivien Stocker et Dominique Vigot
Illustrateur : Xavier Sanchez et Sandrine Gestin
Éditeur : Le pré aux clercs
Pages : 336
Quatrième de couverture : « Le complément parfait de la nouvelle trilogie de Peter Jackson : une encyclopédie illustrée de dessins originaux pour approfondir vos connaissances de l’univers de Tolkien et retrouver la magie du « Voyage inattendu » de Bilbo. »

Si vous êtes fan du Hobbit en particulier, ou de Tolkien en général, je vous informe qu’un superbe album est paru aux éditions Le pré aux clercs, en novembre 2013, nommé L’Encyclopédie du Hobbit. Cet ouvrage est écrit par 4 personnes : Damien Bador, Coralie Totot, Vivien Stocker et Dominique Vigot. Comme son titre l’indique, il s’agit d’une encyclopédie sur l’univers du Hobbit regroupant des informations sur Tolkien et son œuvre, les personnages du Hobbit, les lieux, le bestiaire, les événements marquants, etc. C’est un guide très complet, très travaillé et très fini, tant au niveau du contenu, qui est de très bonne qualité, que de l’édition en elle-même, un livre au format grimoire et avec de magnifiques illustrations (en couleur ou non) de Xavier Sanchez et Sandrine Gestin. L’ouvrage fait tout de même 336 pages pour plus d’une centaine d’entrées et quelques 7 chapitres, de quoi vous occupez pendant un moment et devenir incollable sur Bilbo et ses amis !

- Flynn -

Autres livres présentés par Flynn :

Dangereuses visions : le Necronomicon en BD / Agharta : le Temps des Selkies / Le Dernier Roi des Elfes / Le Niwaâd / Moi, Cthulhu / Docteur Sleep / Saigneur de Guerre / Le Démon aux Mille Visages / Le Gardien de la Source / Universal War Two (T1) : Le Temps du Désert / Blake et Mortimer : L’Onde Septimus / Culture Geek / Attention aux Morts / Out There – volume 1



BANDE-ANNONCE DE « MALEFICENT » (« MALÉFIQUE »)

MALÉFIQUE (MALEFICENT, in english), sortira cette année au cinéma. Il s’agit d’une version de LA BELLE AU BOIS DORMANT filmée en 3D et réalisée par Robert Stromberg avec, dans le rôle principal de Maléfique, la très belle Angelina Jolie, un rôle qui lui va visiblement à ravir…

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SUR LES MERS D’ALTAÏR IV

Embarquez à bord, hissez les voiles, nous partons sur les mers d’Altaïr IV, à la recherche de toutes les publications que Les Échos d’Altaïr ont accordé aux océans ! À travers les légendes, les mystères, les films, les séries télévisées, plongez dans le royaume de Poséidon et partez à la rencontre des sirènes, du Kraken, de l’île de Colossa et du Nautilus, rencontrez Ulysse et Sinbad, et saluez Cthulhu dans sa cité de R’lyeh !

SUR LES MERS D'ALTAÏR IV dans Cinéma 14010206341315263611863382

LÉGENDES ET MYSTÈRES DES OCÉANS

Les océans ont toujours été propices aux légendes les plus folles et aux mystères les plus sombres. Là où le rêve et la réalité se confondent, les histoires de marins regorgent de créatures aquatiques superbes ou effrayantes. Le mythe des sirènes serait-il seulement un mythe ou posséderait-il sa part de vérité ?… « Ça n’était pas un phoque, c’était vraiment une sirène… Moquez-vous de moi autant que vous voudrez. Je sais que j’ai vu une vraie sirène et je n’en démordrai pas, pour tout l’or du monde » raconte affolé Alexander Gun en 1900, marin écossais traumatisé à vie par sa rencontre… Effets du whisky ou pure vérité ? Bien d’autres témoignages étranges sont à découvrir dans Et si les sirènes…

14010207030415263611863389 dans DossierUn « bloop » sous-marin et tout le monde frémit ! Oui mais ce mystérieux « bloop » émis sous l’océan, en 1997, n’a pas eu lieu n’importe où… Enregistré dans le Pacifique Sud, non loin de la Nouvelle-Calédonie (diantre !), il correspond quasiment là où se situerait la légendaire cité de R’lyeh où dort… le Grand Cthulhu ! Mais il y a plus encore… Vous voulez tout savoir ? C’est ici : L’appel de… Cthulhu ?

Vous pensiez pouvoir vous baigner en toute sécurité ? Vous avez tort. Quelques derniers spécimens de Mégalodon, requin préhistorique qui pouvait atteindre jusqu’à 40 mètres de long (!), hanteraient peut-être encore nos eaux… Vous dites « impossible ! », et pourtant, vous trouverez nombre d’informations particulièrement dérangeantes dans cet article de cryptozoologie consacré à notre Mégalodon, article d’ailleurs toujours au top n°1 du blog depuis sa création !

Vous n’aimez pas voir une masse sombre passer sous vos palmes ? Comme je vous comprends ! Surtout quand celle-ci peut atteindre entre 20 et 30 mètres de long… Mais de quoi s’agit-il, me direz-vous ? Eh bien de celui que l’on appelle « le Jaune ». Il aime fréquenter les eaux chaudes et tempérées de l’océan Indien et… du Pacifique, nous dit-on…

14010207065315263611863390 dans Dossier : Sur les Mers d'Altaïr IVEt la Nouvelle-Calédonie n’est pas épargnée par les mystères, dont le fameux mystère de La Monique, navire disparu dans la nuit du 31 juillet 1953 sans que l’on n’ait jamais retrouvé son épave. De même, que seraient les légendes et les mystères des océans sans le fameux grand serpent de mer ? Plusieurs témoignages étranges ont été relevés en 1923, en Nouvelle-Calédonie, dont certains à Nouméa, lors du passage remarqué de la « créature ». « Créature » ou plutôt… calmar géant ?… À chacun de s’en faire sa propre idée en lisant la première et la deuxième partie de cette histoire qui a fait grand bruit à l’époque.

Enfin, vous n’auriez pas par hasard une petite envie de partir en plongée du côté de Houaïlou pour dénicher le mystérieux objet tombé du ciel en 1978 ? L’occasion rêvée pour vous de jouer Mulder ou Scully, tout dépend.

CRÉATURES MARINES ET NAVIRES FANTASTIQUES AU CINÉMA

Le cinéma est l’outil idéal pour mettre en images de telles légendes que celles évoquées plus haut. Ainsi les sirènes ont-elles eu droit à de nombreux films et, forcément, à de nombreuses représentations à travers L’HOMME DE L’ATLANTIDE, SPLASH, PIRATES DES CARAÏBES, etc. Vous pourrez rencontrer ici ces créatures fantastiques immortalisées à l’écran.

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Beaucoup moins sensuel qu’une sirène (et beaucoup, c’est peu dire), le Kraken est également devenu une star au cinéma avec LE CHOC DES TITANS ou PIRATES DES CARAÏBES. Vous pourrez trouver ici sa courte filmographie.

Pour finir, n’oublions pas le légendaire Hollandais Volant, navire fantôme devenu à lui seul un véritable Monstre Sacré du cinéma Fantastique qu’il ne vaut mieux pas croiser sur l’océan, la nuit…

À LA RENCONTRE DES HÉROS DE L’OCÉAN CINÉMATOGRAPHIQUE ET TÉLÉVISUEL 

Allons, pas de fausse modestie, soyons chauvins, commençons donc par notre grand Jules Verne national. Nous le retrouvons sur L’ÎLE MYSTÉRIEUSE (1961) dans une très infidèle, mais ô combien sympathique, adaptation du roman éponyme : crabe géant, abeilles géantes, poulet géant, amonite géante, volcan géant, tout est géant dans ce film, y compris les effets spéciaux très réussis de Ray Harryhausen ! Ensuite, c’est dans VINGT MILLE LIEUES SOUS LES MERS (1916), à bord du Nautilus de Nemo, que notre homme se manifeste dans une version revue et corrigée là encore. Ce sont les Verniens qui vont râler…

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Vous préférez les héros de la mythologie grecque à ceux des romans de tonton Jules ? Ulysse vous attend dans le film éponyme de Mario Camerini (1955) avec le grand Kirk Douglas dans le rôle principal. Ulysse, roi de l’île d’Ithaque, est parti, depuis plusieurs années, participer au siège de Troie. Après la prise de la cité, son voyage de retour par la mer va être retardé par de nombreux dangers comme sa rencontre avec le cyclope Polyphème, avec la magicienne Circé ou avec le chant des maléfiques Sirènes. Tout un programme !

Si Les Contes des Mille et Une Nuits vous ont toujours fait rêver, le célèbre Sinbad saura vous accompagner dans des aventures mouvementées en des lieux exotiques où la magie et les créatures fantastiques sont les parfaits ingrédients. Ainsi, dans LE 7e VOYAGE DE SINBAD (1958), film de Nathan Juran, Sinbad part à la recherche du remède miracle qui permettra à sa fiancée de retrouver sa taille normale perdue après la malédiction d’un sorcier… Avec l’aide d’un génie enfant, il se rendra alors sur l’île de Colossa, y affrontera un terrible cyclope, un dragon et un squelette manipulé par un puissant sorcier.

14010207164315263611863393 dans MystèreMais nous retrouvons notre marin arabe en 1974 avec une nouvelle aventure, LE VOYAGE FANTASTIQUE DE SINBAD. Cette fois, une amulette en or et une carte mystérieuse en poche, Sinbad et ses compagnons choisissent de naviguer jusque sur une île inconnue afin d’atteindre un trésor : la fontaine de Jouvence…

Enfin, Sinbad revient une dernière fois avec SINBAD ET L’ŒIL DU TIGRE (1977) car une odieuse magicienne a transformé le jeune prince héritier en babouin afin de placer son fils sur le trône. Sinbad, héros des mers, part à la recherche d’un mage capable de rompre l’enchantement. Il devra affronter mille dangers. Mille ! Oui, on les a comptés !

Cependant tout cela s’avère peut-être trop « sexiste » pour vous, avec des Nemo, des Ulysse, des Sinbad à ne plus savoir qu’en faire… Vous cherchez désespérément l’héroïne, et non le héros, qui saura affronter tous les dangers les plus redoutables sur les océans de la Terre entière ! Alors je vous en propose non pas une seule mais plusieurs, avec ce véritable groupe de femmes vikings déchaînées dans, prenez votre souffle, THE SAGA OF THE VIKING WOMEN AND THEIR VOYAGE TO THE WATERS OF THE GREAT SEA SERPENT ! Ouf ! Dans l’ère Viking, quelque part dans la région de l’Atlantique Nord, les femmes vikings attendent le retour de leurs hommes partis pour une expédition de chasse. Fatiguées de la longue attente, les femmes dirigées par la belle Desir partent à bord de leur drakkar à leur recherche. Au cours du voyage, leur vaisseau est détruit et une poignée d’entre elles échouent sur une île. Là, elles retrouvent leurs hommes qui sont maintenus prisonniers par des guerriers barbares… Vous devriez être comblé.

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Rendez-vous incontournable, la merveilleuse Atlantide, continent englouti, vous accueillera dans le film LES 7 CITÉS D’ATLANTIS, réalisé en 1978 par Kevin Connor. Au début du siècle, Charles Aitken organise une mission scientifique destinée à percer le secret des célèbres disparitions du Triangle des Bermudes. Pour cela, il bénéficie de la toute nouvelle invention de son ami Gregory Collinson : une cloche sous-marine sans fond capable de transporter une poignée d’hommes. L’engin immergé est vite entraîné par un courant marin puissant qui le conduit directement en plein cœur de l’Atlantide. Là, des êtres supérieurement intelligents, aux origines martiennes, régissent de manière autoritaire sept grandes cités. 

14010207284515263611863398Mais à force de défier les océans, vous risquez de réveiller les monstres des profondeurs. Avec THE MONSTER THAT CHALLENGED THE WORLD (1957), c’est au fond des mers, au sud des États-Unis, qu’un puissant séisme provoque une crevasse dont s’extrait une créature rampante, proche du mollusque préhistorique géant. Gail MacKenzie, l’un des membres de l’équipage d’un navire, qui a survécu aux remous causés par le séisme, fait son rapport au shérif, Josh Peters qui demeure très sceptique (et on le comprend). Par la suite, d’autres victimes sont attaquées dans la mer de Salton, et elles sont vidées de leur sang. Deux paléontologues, le Dr Jess Rogers et le Dr Tad Johns, sont alors contactés par l’armée, pour identifier le mollusque géant qui s’avère être un «gornaxis », autrement dit, un ancêtre géant des mollusques modernes. Le gornaxis s’attaque, alors, à la région d’Imperial Valley, et il se trouve qu’il n’est pas un cas isolé…

Et comme si cela n’était pas suffisant, sachez que LE MONSTRE VIENT DE LA MER pour détruire le Golden Gate Bridge dans le film de Robert Gordon, tourné en 1955. Sans compter que tout ce raffut ne pouvait qu’attirer aussi HYDRA, LE MONSTRE DES PROFONDEURS, d’Amando de Ossorio !

Toutes ces péripéties vous ont visiblement épuisé. Il vous faut à présent goûter au bonheur tranquille d’une pêche au trésor avec LA CITÉ  SOUS LA MER (1953)… Les plongeurs Brad et Tony arrivent en Jamaïque pour tenter de sauver la cargaison du Lady Luck, qui a coulé avec son équipage et un million de dollars en or. Ils affrètent un bateau, American Beauty, skippé par la très attrayante Terry McBride, mais ils ne peuvent trouver le navire. C’est à une autre découverte bien plus extraordinaire et ancestrale, mais entourée de tabous locaux, à laquelle ils vont devoir faire face… Méfiez-vous tout de même du grand requin blanc qui hante ces eaux. On le surnomme « Bruce ». Quel nom ridicule !

Si Sinbad n’a pas eu le temps de profiter de sa fontaine de Jouvence dans LE VOYAGE FANTASTIQUE DE SINBAD, vous pourrez peut-être user et abuser de la vôtre grâce aux cocons de COCOON. Rien ne vaut en effet une cure de rajeunissement made in Antarea. Des aliens déguisés en humains reviennent sur Terre pour reprendre des cocons de leur espèce (de la planète Antarea) qu’ils avaient laissés lors d’un précédent voyage. Une fois qu’ils ont récupéré les cocons, ils les conservent dans la piscine d’une maison qu’ils ont louée dans une petite ville de Floride. Ils sont génés dans leur entreprise par quelques personnes âgées, pensionnaires d’une maison de retraite située non loin de la maison. Ces dernières se sont secrètement baignées dans la piscine et ont découvert les pouvoirs extraordinaires des cocons…

14010207321015263611863399Une petite ballade AU FOND DES MERS vous paraît utile ? Alors sachez que le Neptune saura vous bercer au gré des flots, au-delà de vos espérances, et c’est irrésistiblement que vous glisserez peu à peu vers un sommeil profond tant la série s’apparente plus à Derrick au fond des mers qu’à un feuilleton plein d’action…

Après ce long périple à travers les océans d’Altaïr IV, c’est par de la poésie que nous nous échouons enfin sur une plage de sable chaud, baignée de soleil, avec un court-métrage fantastique calédonien, LE SABLIERLa pandémie du H1W40 fait déjà des victimes en Asie et se rapproche des îles du Pacifique. En Nouvelle-Calédonie, des scientifiques spécialisés dans la faune du lagon, le Professeur Biloboa et son assistant, Tom, recherchent, à partir de l’ADN de plusieurs variétés de cônes venimeux, le moyen d’enrayer le H1W40. Alors qu’il doit prendre l’avion pour Ouvéa, pour rejoindre sa compagne et sa fille pour le weekend, Tom se souvient d’un de ses rêves d’enfant dans lequel le vieux sage Wahnyitaû lui prophétisait, à partir d’une énigme, qu’il découvrirait un élément vital pour l’humanité. C’est au moment où il part plonger, près d’une roche sous-marine, avec son ami Erwan, que l’énigme de la prophétie du vieux Wahnyitaû se matérialise…

J’espère que ce grand voyage ne vous aura pas donné le mal de mer… Comme vous l’avez constaté, les océans d’Altaïr IV sont riches en monstres, légendes, héros et héroïnes ! Il ne tient qu’à vous, à présent, de les explorer.

- Morbius -



LE HOBBIT, LA DÉSOLATION DE SMAUG : LA CRITIQUE

LE HOBBIT, LA DÉSOLATION DE SMAUG : LA CRITIQUE dans Cinéma 13122411232915263611842339

Qu’on se le dise, LA DÉSOLATION DE SMAUG est un des films de l’année. Deux semaines après sa sortie, la salle était comble. J’en suis néanmoins sorti dubitatif…

Ce deuxième opus était très attendu et remplit plutôt bien son contrat si l’on considère qu’il est aussi réussi, sinon meilleur, que le premier. Peut-être parce-que chaque acteur semble être plus à l’aise dans les pompes de son personnage, notamment Martin Freeman dont la prestation est cette fois irréprochable, moins dans le surjoué, plus en subtilité, ou même Orlando Bloom, méconnaissable en un Legolas paradoxalement plus mûr qu’à l’époque du SEIGNEUR DES ANNEAUX. Peut-être parce-qu’il est plus drôle tout en étant moins axé sur l’humour, exploitant ses héros de petites taille à merveille. Peut-être parce-qu’il est plus agréable à suivre, tout simplement, emporté par une réalisation à la Peter Jackson toujours plus maîtrisée, qui aujourd’hui se rapproche du sans faille. Mais comme j’ai le souci du détail, il y a plusieurs petites choses qui m’ont chiffonnées, à commencer par celui dont le nom figure dans le titre.

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Car j’attendais beaucoup du dragon Smaug, dont on aperçoit une brève silhouette dans UN VOYAGE INATTENDU. Cette fois je m’attendais à un combat épique avec la bête. Si son réveil et le premier dialogue avec Bilbon nous dévoile un personnage (car c’en est un) des plus charismatiques, la suite et la petite bataille finale dans le septième royaume des nains vient lui gâcher tous ses effets. À se faire humilier ainsi, il finirait presque par nous faire de la peine… Le côté « dessin-animé tout gentil » du premier opus resurgit à la fin du second, là où le côté « dark » aurait dû atteindre son apogée, ce qui à mon sens est vraiment dommage.

Notons que le film se permet pas mal de liberté par rapport à l’œuvre originale de Tolkien, bien que, comme ses prédécesseurs, le résultat se tient de bout en bout. Il y a quand même ces personnages devenus presque inutiles tels que Bard qui devra attendre le prochain épisode pour connaître son heure de gloire. N’oublions pas les lauréats du « rôle ajouté », j’ai nommé Tauriel et Legolas, dont on vous dira qu’ils sont là pour étoffer l’histoire mais qui, en vérité, sont visiblement là juste pour faire joli, simples prétextes à plus de scènes de combat ou encore une love story improbable. Fort heureusement, ils s’inscrivent bien dans la trame et on ne leur en demandera pas plus.

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Histoire de finir sur une note positive, comment ne pas souligner une fois de plus la belle claque visuelle que nous offre Mr. Jackson ? C’est imparable, douze ans après LA COMMUNAUTÉ DE L’ANNEAU, l’univers de la Terre du Milieu est toujours aussi crédible à l’écran. C’est sûr, c’est moins époustouflant qu’en 2001, on s’y habitue, reste que contempler un méga dragon aussi bien réalisé, le tout en 3D, ça le fait bien quand même. En définitive LA DÉSOLATION DE SMAUG fut un divertissement plaisant, quelques scènes resteront dans les mémoires à n’en point douter. En fait le plus gros défaut de ce film, à l’instar de son prédécesseur, c’est d’être né après la mythique trilogie du SEIGNEUR DES ANNEAUX, qui reste et restera indétrônable dans le cœur des fans d’heroïc fantasy tels que moi.

- Di Vinz -

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Autres critiques de Di Vinz :

Critiques express / Oblivion / Upside Down / Cloud Atlas / Iron Man 3 / After Earth /Star Trek Into Darkness / Man of Steel / World War Z / Pacific Rim – Wolverine, le Combat de l’Immortel – R.I.P.D. Brigade Fantôme / Elysium / Thor, le Monde des Ténèbres

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LE GARDIEN DE LA SOURCE

LE GARDIEN DE LA SOURCE dans Flynn 14072703494415263612413227

Chaque lundi, le blog Flynn SFFF vous présente une parution littéraire récente ou ancienne de la SF, du Fantastique ou de la Fantasy en roman ou BD. Flynn, éternel dévoreur d’ouvrages, vous décortique son bouquin du jour…

13120907161215263611802914 dans LittératureTitre : Le Gardien de La Source
Auteur : Bernard de Bone
Éditeur : Éditions Persée
Pages : 192
Quatrième de couverture : « Moly doit passer l’épreuve initiatique de l’eau pour devenir le nouveau gardien de la source et protéger son clan. Des épreuves plus terribles l’attendent, bien au-delà des terres inconnues où il doit retrouver la trace de sa sœur jumelle et reconquérir la perle noire dérobée par les gardes rouges de Chekan le fou, dont le palais se trouve derrière les murailles de la Cité interdite. Sur les hautes cimes de Mulan, aux confins du Pays des neiges, sommeille le terrible seigneur des Six lunes. Les pouvoirs et les enseignements du patriarche Enok, la fidélité du gardien du feu Kumpa et le conseil des sages l’aideront-ils à déchiffrer le message prophétique annonciateur des grands changements ? Moly saura-t-il s’approprier les vertus de la prière du coeur et les secrets des éléments ? Il est le seul à pouvoir délivrer son peuple de l’anéantissement. La destruction totale est si proche… Né en 1957, Bernard de Bone, après des études scientifiques, s’intéresse très tôt au taoïsme à travers la sinologie et les arts martiaux de la Chine. Il enrichit ensuite ses connaissances dans le domaine des religions et des philosophies orientales. Sa rencontre décisive avec la dernière secrétaire particulière d’Alexandra David-Neel le convainc de suivre le mode ésotérique pour proposer ce premier roman initiatique, Le Gardien de la source. »

Premier roman que signe l’auteur Bernard de Bone, Le Gardien de La Source nous propose une belle aventure initiatique. MO-LY est un jeune garçon qui cherche à devenir le Gardien de la Source. Pour cela, il doit passer avec succès une épreuve. Ce qu’il fait après un très gros effort physique, accédant ainsi au titre qu’il convoite tant. Cependant sa sœur jumelle disparait peu de temps après. Il ressent cela comme une partie de lui qui meurt. Très touché et très attristé, il décide d’aller à la rencontre du sage EN-OK qui va l’aider à se découvrir lui-même. Il lui apprend les petits secrets qu’il connait ainsi que sa destinée. MO-LY va donc se lancer dans la quête de son destin.

Le Gardien de La Source nous fait voyager à travers un monde totalement inédit, peuplé de magnifiques décors que nous décrit l’auteur. À travers un mélange de science-fiction et de fantasy, Bernard de Bone a créé un univers unique disposant de ses propres peuples, de ses légendes, de ses rites, etc. Il a même, pour son histoire, développé un nouveau langage, certes très simpliste, celui-ci est constitué de quelques dizaines de mots. Malgré tout, l’ouvrage est très recherché et l’auteur a réussi à donner quelque chose de particulier et d’original à son livre. Cependant les dialogues se font assez rares. Tout est basé sur l’aventure de MO-LY, sur son voyage initiatique. Mais cela n’est pas gênant. Les descriptions sont excellentes et l’intrigue est passionnante. En plus de quoi, on sent une grosse touche de philosophie et d’ésotérisme qui nous pousse à la réflexion sur la vie, sur le monde, etc. Le texte est très complexe, mais la très bonne plume de Bernard de Bone, fluide, détaillée, avec un riche et recherché vocabulaire, nous permet d’apprécier cette lecture très agréable.

- Flynn -

Autres livres présentés par Flynn :

Dangereuses visions : le Necronomicon en BD / Agharta : le Temps des Selkies / Le Dernier Roi des Elfes / Le Niwaâd / Moi, Cthulhu / Docteur Sleep / Saigneur de Guerre / Le Démon aux Mille Visages

FLYNN SFFF : BLOG DE L’IMAGINAIRE. MAIS PAS QUE !



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