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Archive pour la catégorie « Merveilleux »

UN FANTASTIQUE OUVRAGE DE RÉFÉRENCE

UN FANTASTIQUE OUVRAGE DE RÉFÉRENCE  dans Cinéma 13120808341315263611800300

Il était annoncé depuis longtemps et les fantasticophiles l’attendaient avec impatience, c‘est le livre de cette fin d’année, un énorme ouvrage de référence, français, comptant plus de 1080 pages, rédigé par Jean-Pierre Andrevon et publié aux éditions Rouge Profond : 100 Ans et Plus de Cinéma Fantastique et de Science-Fiction. 10 ans ont été nécessaires pour parvenir à ce résultat de 4,5 kg, nous dit-on, et il y a de quoi ! 

« Quel est le premier métrage fantastique tourné ? Quelle est précisément la signification des termes « slasher », « giallo », « survival » ? Combien de films ont réalisé Roy Ward Baker, Inoshirô Honda, Terence Fisher, les frères Strougatski ? En science-fiction comme en fantastique, quelle est la part des scénarios originaux par rapport aux œuvres littéraires adaptées ? Quel est le premier film tourné par Christopher Lee ? Quels courts métrages sont représentatifs des cinémas de genre ? Dans quelle production est apparu le premier zombie ? Qui sont les affichistes du fantastique et de la science-fiction, de la fantasy ? Comment les effets spéciaux ont-ils évolué ?

Non, il ne s’agit pas d’un quiz, seulement d’une infime partie des questions traitées dans cette encyclopédie. Soit plus de mille pages richement illustrées (près de 2300 images), multipliant les filmographies précises et actualisées, les analyses de films, les portraits d’artistes (cinéastes, maquilleurs, interprètes, scénaristes, décorateurs…), développant des entrées thématiques fouillées (la politique-fiction, le mythe de l’Atlantide, l’apocalypse nucléaire, le gore, etc.), accordant une place de choix aux figures emblématiques : les super-héros, James Bond, Tarzan, la créature de Frankenstein, Godzilla, Dracula et autres vampires, les Amazones, les savants fous, King Kong et autres singes… De George Méliès à James Cameron, de NOSFERATU à WORLD WAR Z, ce sont plus de 17 000 films qui sont mentionnés. »

Voilà la quatrième de couverture. Mes aïeux… 17 000 films répertoriés… ça laisse songeur ! Cette encyclopédie a donc été orchestrée par notre grand auteur français de SF, Jean-Pierre Andrevon (venu en Nouvelle-Calédonie à l’occasion des 10 ans du Sci-Fi Club en 1996), également journaliste dans L’Écran Fantastique. Mais on trouve aussi les contributions de Jean-Pierre Fontana (critique, traducteur de l’italien et anthologiste), de Pierre Gires (historien du cinéma, décédé en 2011), de François Cau (cinéphile averti et spécialiste du cinéma asiatique), de Sébastien Socias (critique et membre du comité de rédaction de L’Écran Fantastique) et de Bernard Médioni (rédacteur à L’Écran Fantastique et animateur sur Radio Notre-Dame à Paris).

Avec en couverture le célèbre Boris Karloff dans son rôle légendaire de la créature de Frankenstein, 100 Ans et Plus de Cinéma Fantastique et de Science-Fiction se présente comme un énorme dictionnaire grand format à la mise en page agréable, claire, bien illustrée, comportant des parties consacrées aux vampires, aux loups-garous, aux cinéastes plus ou moins connus, aux compositeurs de musiques de films, au X dans le cinéma fantastique et de SF, etc. Mais pourquoi cet ouvrage ? L’introduction de Jean-Pierre Andrevon précise : « Parce qu’il n’existe pas, à l’heure actuelle en France – et qu’il n’a jamais été publié – un essai recensant, de la manière la plus complète possible, les films fantastiques et de science-fiction depuis l’origine du cinéma. » Bien entendu, TOUS les films appartenant à l’Imaginaire ne sont pas présents dans cette encyclopédie. Le fan des 80′s que je suis n’y trouve pas LES GOONIES, par exemple… Il serait de toute manière impossible de tous les répertorier en un seul ouvrage. Jean-Pierre Putters avait d’ailleurs débuté ce travail titanesque dans Mad Movies, mais il s’est arrêté bien avant la lettre Z…

Une fiche technique et une critique accompagnent chaque titre présenté. À la (longue) critique, j’aurais préféré des anecdotes ou des informations sur le tournage… À préciser d’ailleurs que si vous n’avez pas encore vu le film en question, je vous déconseille vivement de lire la critique car elle dévoile TOUT sans crier gare ! Ainsi, pour STAR TREK, THE MOTION PICTURE on sait déjà ce qu’abrite V’jer, mais il y aurait d’autres exemples… C’est un peu dommage de spoiler ainsi. En outre, de par le fait que chaque titre n’offre qu’un résumé suivi d’une critique, on pourrait presque croire que ce magnifique ouvrage ne s’adresse qu’aux débutants désireux de choisir leurs films fantastiques et de science-fiction parmi les milliers que comptent ces genres. Les autres (les fantasticophiles avertis ?…), qui connaissent déjà les histoires, s’intéresseront tout de même aux avis de Jean-Pierre Andrevon car notre homme se démarque souvent des choses bien établies. Et même si, forcément, on ne pourra jamais tous être d’accord (subjectivité oblige), certains, comme moi, apprécieront ses critiques très positives d’AVATAR (5 étoiles / « …incontestable réussite visuelle… »), d’INDEPENDENCE DAY (5 étoiles / « …rien n’est mieux partagé que l’anti-américanisme primaire… ») ou de CONTACT (5 étoiles / « …un film qu’on doit considérer comme le digne pendant à 2001″). Par contre, ils seront déçus pour L’EXORCISTE (2 étoiles / « …voilà une œuvre dont la matérialité cinématographique n’explique ni le succès ni les faveurs »), LE CHOC DES TITANS de 1981 (2 étoiles / « …une impression d’inachevé… ») ou… EXPLORERS (1 étoile / « Seul un engin spatial en forme de benne à ordures retient l’attention dans cette minuscule virée avortée »). Enfin, un index (ou une table des matières) aurait été particulièrement apprécié. Cependant, tout cela n’est que détail face à cette somme de travail remarquable.

100 Ans et Plus de Cinéma Fantastique et de Science-Fiction est LE cadeau de fin d’année que tout fantasticophile doit s’offrir si on ne le lui offre pas !

- Morbius -

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LE DERNIER ROI DES ELFES

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Chaque lundi, le blog Flynn SFFF vous présente une parution littéraire récente ou ancienne de la SF, du Fantastique ou de la Fantasy en roman ou BD. Flynn, éternel dévoreur d’ouvrages, vous décortique son bouquin du jour…

13102807170515263611680224 dans LittératureTitre : Le Dernier Roi des Elfes
Auteur : Sylvie Huguet
Illustrateur : Ash
Éditeur : La Clef d’Argent
Nombre de pages : 124
Quatrième de couverture : «Des fougères avaient poussé dans les crevasses, obstruant toutes les issues. D’abord Lindyll ne sut rien voir, puis, comme la première fois, son attention fut attirée par un tremblement des palmes. Une caverne s’ouvrait là ; le loup surgit comme un songe qui eût pris corps sous ses yeux. Lug était tel que dans sa mémoire, la crinière peut-être plus fournie, le regard plus sagace. Mais c’était toujours ce poitrail large, ces reins étroits et musclés sur lesquels l’âge n’avait pas de prise. Sa pensée s’ouvrit à eux. « Bienvenue, roi d’Elmoor. Ta confiance est grande en ton féal, si tu l’as amené jusqu’ici. Ton cœur est lié au sien comme le chèvrefeuille à la ronce. Mais as-tu songé aux épines? »»

Lindyll, jeune humain recueilli par le souverain des elfes, Ilgaël, auquel le lie désormais une amitié étroite, semble avoir tout oublié de ses propres origines. Devenu un vaillant guerrier, il défend son peuple d’adoption contre la soif de pouvoir et de conquête des hommes. Mais d’année en année, les territoires elfiques s’amenuisent. Lindyll, méprisé par les hommes et incompris des elfes, saura-t-il convaincre ses frères de sang de conclure une paix juste avec le peuple des forêts ?

À peu près toute personne normale (ah bon ?!) connait l’existence d’un elfe (Legolas !!!) et sait à peu près décrire de quoi il s’agit. Je parle ici bien sûr d’une version disons améliorée de l’elfe, celle que l’on retrouve dans Le Seigneur des Anneaux et les récits de fantasy actuels, et non pas de l’elfe de la mythologie nordique ou celtique. Le Dernier Roi des Elfes est à l’origine une petite nouvelle nommée L’Anneau d’Ilthiar, datant de 2001. On y découvrait Ilgaël, roi des elfes, sur le point de mourir. Celui-ci nous expliquait alors comment il en était arrivé là. Sylvie Huguet a donc repris cette nouvelle pour la retravailler, la réécrire. Sylvie a tout d’abord revue la narration, en passant d’un récit à la première personne du singulier à un récit à la troisième personne du singulier. Elle a ensuite développé son histoire, son intrigue, étoffé son style, et cela donne alors le texte que vous avez ou que vous allez avoir dans les mains. Sylvie place son intrigue dans un contexte historique fictif mais travaillé de manière à le rendre réel.

Le Dernier Roi des Elfes est en « réalité » un document historique retrouvé par les archéologues dans les années 3000. Celui-ci explique la grandeur et la décadence du peuple elfique. On y apprend donc que les elfes, suite à une guerre brutale, meurtrière et pleine de haine, face aux Hommes, ont été terrassés. Ce document montre donc la violence des elfes (d’ordinaire si doux et pacifistes), mais aussi leur cruauté envers les Hommes. Cependant, les Hommes ne se trouvent pas être mieux. A travers le style très poétique de l’auteur, nous découvrons les derniers instants des elfes, et la prise de pouvoir de l’Homme sur ces derniers. Malheureusement, le récit manque d’intensité et de descriptions dans les batailles et est donc assez lisse, malgré une ambiance assez noire. Malgré tout, Sylvie Huguet nous offre un super récit sur les origines des elfes.

Rapide à lire et très prenant, Le Dernier Roi des Elfes mériterait même d’être porté vers une saga plus complète.

- Flynn -

FLYNN SFFF : BLOG DE L’IMAGINAIRE. MAIS PAS QUE !



LE VOLEUR DE BAGDAD (1940)

LE VOLEUR DE BAGDAD (1940) dans Cinéma 13052108214015263611211209

LE VOLEUR DE BAGDAD (1940) de Ludwig Berger, Michael Powell et Tim Whelan

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LE VOLEUR DE BAGDAD (The Thief of Bagdad An Arabian Fantasy in Technicolor) est une production anglaise d’Alexander Korda Films qui produisait déjà, dans les années 30, au sein de la London Films, le film de science-fiction adapté d’H.G. Wells, THINGS TO COME (1936). Produisant en 1937 le docu-fiction exotique de Robert J. Flaherty, ELEPHANT BOY (1937), qui met en scène le jeune comédien indien Sabu, Korda décide alors de produire une série de beaux films exotiques, dont Sabu tient la tête d’affiche, avec ALERTE AUX INDES (1938, The Drum) et LE LIVRE DE LA JUNGLE (1942, Jungle Book), deux long-métrages réalisés par Zoltàn Korda, le frère d’Alexander Korda. Entre ces deux films, Korda lança en chantier LE VOLEUR DE BAGDAD, une belle fresque en Technicolor (un procédé très récent au début des années 40) sur une trame de fond légèrement inspirée du style des contes orientaux des Mille et Une Nuits. Le réalisateur, Raoul Walsh, avait déjà réalisé une version muette du VOLEUR DE BAGDAD (The Thief of Bagdad), en 1924, dont les scénaristes, Lajos Biró et Miles Malleson, s’inspirèrent pour la version de 1940. Une adaptation très libre des Mille et Une Nuits qu’on retrouve autant dans les différentes aventures de Sinbad le Marin, que dans la version franco-italienne du VOLEUR DE BAGDAD qu’Arthur Lubin tourna en 1961, jusqu’au très étrange TRÉSOR DE LA MONTAGNE SACRÉE (1979, Arabian Adventure) de Kevin Connor, et évidemment, jusqu’au ALADDIN (1992) de Walt Disney. Et j’en oublie certainement un grand nombre…

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L’intrigue : Ahmad, un jeune prince naïf de Bagdad, est manipulé par le sournois Grand Vizir, Jaffar, mais il décide de s’échapper de la ville, déguisé en mendiant. Rattrapé, Ahmad est jeté au cachot, où il fait la connaissance du jeune voleur Abu, qui organise leur évasion. Ils fuient à Bassorah, où Ahmad fait la connaissance de la fascinante princesse de Bassorah. Cependant, Jaffar la convoite  aussi et le Sultan fasciné par les pouvoirs de Jaffar offre la main de sa fille au  méchant Vizir. La belle princesse alors s’enfuit de Bassorah, accompagnée d’Ahmad et d’Abu, pour affronter mille et un dangers magiques, sombres et merveilleux…

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Tourné en partie dans les studios Denham près de Londres, ainsi qu’au parc national du Grand Canyon dans l’Arizona, LE VOLEUR DE BAGDAD est une grosse production dont plusieurs réalisateurs se répartirent le tournage. Ainsi le cinéaste allemand, Ludwig Berger, l’Américain, Tim Whelan, et le mythique réalisateur britannique Michael Powell (LE NARCISSE NOIR, LES CHAUSSONS ROUGES, LE VOYEUR) ont signé la réalisation du film. Mais William Cameron Menzies (déjà réalisateur de THINGS TO COME) et Zoltàn et Vincent Korda, les deux frères d’Alexander, participèrent aussi au film en réalisant certaines scènes, sans être crédités.

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Comme son sujet le laisse supposer, LE VOLEUR DE BAGDAD explore les facettes magiques de l’Orient, grâce à de nombreux effets spéciaux et visuels, bien avant ceux de Ray Harryhausen, mais tout aussi fascinants. Un très beau film gonflé d’imaginaire et d’aventures, pour enfants comme pour adultes, et je sais que Guillaume Hervouët (du groupe des échos sur Facebook) ou Jean Beauvoir n’iront pas me contredire, s’ils venaient à lire ces lignes.

- Trapard -

Autres films présentés dans la catégorie Le Grenier du Ciné Fantastique :

La Charrette Fantôme / La Chute de la Maison Usher / Les Contes de la Lune vague après la Pluie / Frankenstein (1910) / Le Cabinet du Docteur Caligari / La Monstrueuse Parade / Le Fantôme de l’Opéra / Double Assassinat dans la Rue Morgue / Docteur X / White Zombie / The Devil Bat / La Féline (1942) / Les Visiteurs du Soir / La Main du Diable / Le Récupérateur de Cadavres / La Beauté du Diable / Un Hurlement dans la Nuit / The Mad Monster / La Tour de Nesle / L’Étudiant de Prague / Les Aventures Fantastiques du Baron de Münchhausen / Torticola contre Frankensberg / Ulysse / Man with Two Lives / The Mad Ghoul / La Tentation de Barbizon / The Flying Serpent / Peter Ibbetson / Le Fantôme Vivant / La Marque du Vampire / Les Poupées du Diable / Le Gorille

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ULYSSE (1955)

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ULYSSE (1955) de Mario Camerini

ULYSSE (Ulisse) est une production italienne de la fameuse Lux Films, tournée en pleine apogée de superbes fresques américaines, la même année que L’ÉGYPTIEN (The Egyptian) et ATTILA, ROI DES HUNS (Sign of the Pagan), les films respectifs de Michael Curtiz et de Douglas Sirk, et qui lancera la longue mode du « peplum spaghetti » dont Hercule, Maciste et autre Samson affronteront autant de légions romaines, que de créatures démoniaques plus ou moins mythologiques.

ULYSSE reprend l’intrigue de « l’Odyssée », l’épopée généralement attribuée au poète Homère : Ulysse, roi de l’île d’Ithaque, est parti, depuis plusieurs années, participer au siège de Troie. Après la prise de la cité, son voyage de retour par la mer va être retardé par de nombreux dangers comme sa rencontre avec le cyclope Polyphème, avec la magicienne Circé ou avec le chant des maléfiques Sirènes. Pendant ce temps, à Ithaque, sa femme Pénélope doit affronter d’autres épreuves : intéressés par l’accession au trône, de multiples soupirants, affirmant qu’Ulysse est mort, la pressent de les prendre pour époux. La reine retarde l’échéance en promettant de choisir son nouveau mari dès qu’elle aura achevé le tissage de sa grande tapisserie : chaque nuit, elle défait son travail de la veille…

13052809185715263611237368 dans Le grenier du ciné fantastiqueCe peplum italien de Mario Camerini trouve sa place sur Les Échos d’Altaïr uniquement à cause de l’univers fantastique qui est développé dans le film et qui est, bien entendu, inhérent à l’épopée mythique d’Ulysse, s’inscrivant dans une Mythologie de l’Antiquité Grecque chargée de symboles tant sociaux, psychologiques que philosophiques. Loin d’être en reste, et devant le succès international d’ULYSSE, et notamment grâce à l’interprétation du film par des comédiens américains, comme Kirk Douglas et Anthony Quinn, l’Italie lancera L’ESCLAVE DE CARTHAGE (1956, Le schiave di Cartagine) réalisé par Guido Brignone (qui tournait déjà les aventures de Maciste dans des peplums muets et souvent fantastiques dans les années 1920), et interprété par la superbe Gianna Maria Canale.

Le chef-opérateur, Mario Bava, ayant participé à la réalisation d’ULYSSE, remplaçant sur certaines scènes Mario Camerini, en fera de même sur d’autres peplums co-produits en Italie et les États-Unis, comme LA BATAILLE DE MARATHON (1959, La battaglia di Maratona) de Jacques Tourneur, ou en tournant la version italienne d’ESTHER ET LE ROI (1960, Esther and the King) de Raoul Walsh, puis en co-réalisant enfin HERCULE CONTRE LES VAMPIRES (1961, Ercole al centro della terra) avec Franco Propsperi.

Dans cette logique, Sergio Leone, déjà réalisateur d’une seconde équipe sur la partie italienne du tournage de QUO VADIS (1951) de Mervyn LeRoy, participera à la réalisation des DERNIERS JOURS DE POMPEI (1959, Gli ultimi giorni di Pompei) de Mario Bonnard, avant de tourner son propre COLOSSE DE RHODES (Il colosso di Rodi) en 1961.

Puis, viendra le fameux diptyque LES TRAVAUX D’HERCULE (1958, Le fatiche di Ercole) et HERCULE ET LA REINE DE LYDIE (1959, Ercole e la regina di Lidia) avec Steve Reeves, Sylva Koscina et Gianna Maria Canale, et ses dérivés, dont les génériques s’américaniseront largement. Puis les co-productions avec la France, l’Espagne, l’Allemagne suivront…

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Mais juste pour citer quelques fabuleuses scènes fantastiques (souvent très, très kitchs et très mal fichues), de peplums italiens des années 60, souvenez-vous de celles où Hercule (incarné par Mark Forest) combat le Dieu Cyclopéen, ou encore l’Horrible(-ment mal animé), Cerbères, chien tricéphale cracheur de flammes, dans les entrailles du brumeux Royaume des Ombres, dans LA VENGEANCE D’HERCULE (1960, La vendetta di Ercole) de Vittorio Cottafavi. Celles encore, où Hercule (avec Reg Park, cette fois-ci, un ex-Mister Univers) exerce la fameuse force qui lui est éponyme dans l’univers merveilleux d’HERCULE À LA CONQUÊTE DE L’ATLANTIDE (1961, Ercole alla conquista di Atlantide) de Cottafavi, ou lorsqu’il affronte le mort-vivant, (sous les traits de Christopher Lee), d’HERCULE CONTRE LES VAMPIRES (1961, Ercole al centro della terra) de Mario Bava. Celles encore où Maciste (joué par l’ex-Tarzan, Gordon Scott) combat les forces occultes du terrible Kobrak (si, si!) dans MACISTE CONTRE LE FANTÔME (1961, Maciste contro il vampiro) de Giacomo Gentilomo. Ou lorsqu’il affronte (sous les traits d’Alan Steel) les hommes rocheux guidés par la Reine Samar, tout droit débarquée de la Lune (non, mais arrêtez de croire que je plaisante !) dans MACISTE CONTRE LES HOMMES DE PIERRE (1964, Maciste e la regina di Samar) du même Gentilomo. Ou encore celles où Hercule (incarné maintenant par Kirk Morris) est confronté aux attaques des hommes de métal (non ?), au cours de ses aventures parmi les Bédouins (et si !) dans GOLDOCRACK À LA CONQUÊTE DE L’ATLANTIDE (1965, Il conquistatore di Atlantide) d’Alfonso Brescia.

13052809222615263611237371 dans TrapardSans oublier les très, très anachroniques MACISTE CONTRE LES COUPEURS DE TÊTES (1960), MACISTE EN ENFER (1962, dans lequel il affronte la Sainte-Inquisition du XIIè siècle…), TOTO CONTRE MACISTE (1962), MACISTE CONTRE ZORRO (1963), MACISTE À LA COUR DU TZAR (1964), ou MACISTE ET LES FILLES DE LA VALLÉE (1964, dans lequel, il voyage jusqu’aux espaces désertiques de l’Arabie…). Et en j’en passe pour vous éviter un entremêlement indélicat et subversif des neurones… Mais à savoir que ces anachronismes cinématographiques étaient déjà présents dans les nombreux « Maciste » tournés en Italie dans les années 1920, un peu comme un éternel couplet surréaliste issu de la « Divine Comédie » de Dante Alighieri, Maciste lui-même n’étant pas du tout issu de la mythologie mais du peplum muet, CABIRIA (1913) de Giovanni Pastrone…

Mais je n’oublierai surtout pas de citer le farfelu dérivé américain, HERCULE À NEW YORK (1970, Hercules in New York) de Arthur Allan Seidelman, (et ceci, peu de temps avant le déclin de la production massive des peplums italiens) dans lequel, Hercule (joué enfin par un ex-Mister Univers que nous connaissons tous : Arnold Schwarzenegger), lassé d’une vie longue de plusieurs siècles sur le mont Olympe, décide de passer à la vie citadine, et débarque à New-York, en 1969, vêtu d’une simple toge et d’un sympathique air benêt…

Mais on s’éloigne beaucoup d’ULYSSE, un film spectaculaire et amusant, de Mario Camerini, qui regorge, lui aussi, de scènes fantastiques cultes dont celle où le géant Polyphème s’en prend aux compagnons d’Ulysse. Le comédien Umberto Silverstri, maquillé en cyclope, étant souvent filmé de très près, tandis qu’un mannequin d’environ 10 mètres de hauteur, était actionné mécaniquement par des fils et un soufflet et servait aux scènes plus spectaculaires.

13052809243815263611237374Grâce à la présence de Kirk Douglas, excellent et drôle dans le rôle d’Ulysse (un rôle en toge, qui le mènera sûrement à celui de SPARTACUS, en 1960) et d’Anthony Quinn en Antinoos, prétendant de Pénélope et rival de son mythique mari, la Lux Films en profita pour offrir des rôles de choix à deux superbes comédiennes, dont l’Italie a longtemps détenu le secret de la recette, qu’étaient Silvana Mangano (dans le double rôle scénaristiquement ambivalent de Pénélope et de Circé) et Rosana Podestà (interprétant la jeune et jolie Nausicaa). ULYSSE, comme la plupart des péplums fantastiques cités plus haut, propose aussi son lot de décors en carton-pâte scintillants de paillettes colorées et aux éclairages criards et ultra-kitschs (souvent accompagnés d’accords très graves et minimalistes, joués au synthétiseur… et avec un seul doigt, s’il vous plaît !). Des détails qui étaient presque la marque de fabrique d’un « Merveilleux » à l’italienne du milieu des années 50 jusqu’aux années 70, et qui firent les belles heures, en salles ou en VHS, de nombreux jeunes spectateurs émerveillés.

Une série B italienne, et un peplum toujours aussi fascinant que cet ULYSSE, qui ira se ranger directement aux côtés des classiques de la rubrique du Grenier du Ciné Fantastique de ce blog.

- Trapard -

Autres films présentés dans la catégorie Le Grenier du Ciné Fantastique :

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BOUQUINS MONSTRES

Le cinéma et les séries télévisées de science-fiction et de fantastique sont à l’honneur dans quatre livres, et plus particulièrement les monstres et les créatures fantastiques qui se taillent une belle place à travers deux d’entre eux ! Gros plan…

BOUQUINS MONSTRES dans Fantastique 13012906103315263610810210

LES LIBRAIRIES DU DÉSERT NOUMÉEN

Tout d’abord, j’aimerais débuter cet article en poussant une petite gueulante. Depuis la disparition de la librairie Montaigne à Nouméa et le quasi monopole d’une boîte plus apte à fournir de la papeterie que des bouquins, nos libraires font dans la monotonie et l’insipide permanent. Plus aucune originalité, plus aucun livre à part, plus aucune nouveauté qui pourrait titiller l’intérêt du lecteur, non, tout est visiblement choisi pour plaire uniquement au plus grand nombre : livres de recettes de cuisine, BD archi connues, romans sans intérêt… Alors, pensez-vous, le genre de livres dont je vais vous parler maintenant est totalement inconnu des rayons de nos librairies ! Pire : trouver les derniers romans de SF parus relève désormais de l’exploit ! Dans ces conditions, il ne faut pas s’étonner de l’explosion des commandes sur Internet. Et ce sont ces mêmes librairies qui joueront ensuite aux martyres en pointant du doigt ceux qui osent faire leurs achats sur le Web. Totalement incapables de se remettre en question, leur attitude suicidaire les mène progressivement vers le gouffre. Mais peu importe, elles y vont allègrement, et en Nouvelle-Calédonie gueuler ne sert à rien, sauf si vous allez défoncer le premier rond-point du secteur. Bref, passons à nos livres qui nous intéressent ici, et que vous pourrez aisément trouver sur Internet !

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LE PLUS BEAU : Créatures fantastiques et monstres au cinéma

Créatures fantastiques et monstres au cinéma (éd. Flammarion), beau livre écrit par John Landis lui-même, se consacre entièrement, comme son titre l’indique, à nos Monstres Sacrés si chers aux Échos d’Altaïr et à Trapard ! Ce sont plus de 300 pages à l’iconographie impressionnante que le fantasticophile découvre heureux : vampires, loups-garous, momies, zombies, savants fous, mythes, contes et légendes, monstres de l’espace, dinosaures… sont de la fête. Landis survole les époques et les films connus ou inconnus, chefs-d’œuvres absolus, classiques, nanars délicieux et autres films fauchés ou ratés, rien n’est oublié. « Survole » car notre homme l’annonce dès l’introduction : « Ce livre n’a pas vocation à être une encyclopédie de tous les monstres vus au cinéma. Mon intention n’est pas non plus d’écrire une histoire exhaustive du cinéma fantastique, d’horreur et de science-fiction. Il s’agit d’une présentation en images de monstres issus de films que j’ai choisis. » C’est clair, et cependant cela ne ternit en rien la qualité de l’ouvrage, car en plus de nous offrir toutes ces visions de cauchemar, John Landis a eu la géniale idée d’interviewer des personnalités du cinéma fantastique et de SF : Christopher Lee, John Carpenter, Sam Raimi, Joe Dante, Guillermo del Toro, David Cronenberg, Ray Harryhausen et Rick Baker ! À chacun d’y aller alors de sa définition du « monstre ». C’est là où l’on découvre que Christopher Lee n’a jamais considéré ses films comme des films d’horreur (!), que John Carpenter exècre LA MAISON DU DIABLE de Robert Wise (!) ou que BAMBI de Walt Disney est le film de monstre qui a le plus traumatisé Cronenberg durant son enfance… Instructif, je vous dis… À posséder de toute urgence !

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LE PLUS ÉRUDIT : Les films de science-fiction

Les films de science-fiction (éd. Cahiers du cinéma) de Michel Chion n’est pas un livre récent, contrairement aux trois autres présentés ici. En effet, cet ouvrage est d’abord paru en 2008 pour être ensuite réimprimé en 2009. Michel Chion est déjà l’auteur d’un grand nombre de livres sur le cinéma, le son et la musique qui ont été traduits en une dizaine de langues. Nous avons donc affaire à un enseignant de cinéma et critique, véritable expert dans son domaine, et c’est un réel plaisir de le lire nous décortiquer le cinéma de SF. Ce livre de plus de 400 pages, petit format, est divisé en chapitres et sous-chapitres : « Genèse et portrait d’un genre », « La science-fiction comme genre cinématographique », « Pour une histoire du cinéma de science-fiction », « À l’ombre du champignon : films fondateurs des années 50″, etc. Ce regard éclairé non pas du fan de SF mais de l’expert cinématographique est absolument enrichissant. Michel Chion s’intéresse aux décors, aux sons, à l’imagerie, aux clichés, aux défauts et qualités des films de science-fiction avec une belle objectivité, et surtout avec respect car, contrairement aux fans pur et dur, notre homme ne qualifie jamais tel ou tel film de « navet » ou de « nanar »… On pourra cependant être quelque peu « désarçonné » de constater avec quelle légèreté il considère des œuvres cultes telles que PLANÈTE INTERDITE, LE JOUR OÙ LA TERRE S’ARRÊTA ou DES MONSTRES ATTAQUENT LA VILLE (THEM !)…

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LE PLUS SF : L’univers de la science-fiction… et au-delà

L’univers de la science-fiction… et au-delà (éd. Rizzoli) est aussi intitulé La SF par la chaîne Syfy. Ce beau livre de plus de 250 pages est en effet présenté par le vice-président exécutif de la programmation et des films originaux de la célèbre chaîne Syfy, Thomas P. Vitale, un « inconditionnel de la SF depuis son enfance » nous dit-on. Il a par contre été écrit par Michael Mallory, « journaliste et écrivain, grand spécialiste de science-fiction, de cinéma d’animation et plus largement de la culture populaire du XXe siècle. » En commandant cet ouvrage, je croyais que j’aurais affaire à un simple bouquin de plus sur les films de SF. Tout faux. On y présente quelques-uns des fleurons du genre avec des anecdotes de tournage et des informations parfois encore inédites. Chapitré (« Premiers rêves et cauchemars », « L’exploration de l’espace », « Que diable avons-nous fait ? »…), il se focalise régulièrement sur une œuvre phare du genre, film ou série TV : LA PLANÈTE DES SINGES, LA QUATRIÈME DIMENSION, 2001, STAR TREK, STAR WARS…). On pourra simplement regretter qu’une série culte comme COSMOS 1999 ait été (volontairement) écartée du contenu…. En tout cas, l’ouvrage sent bon la passion et la bonne vieille SF américaine !

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LE PLUS LÉGER : Créatures ! Les monstres des séries télé

Avec Créatures ! Les monstres des séries télé (éd. Les moutons électriques) on revient aux monstres et créatures, mais cette fois au niveau des séries télévisées et non du cinéma ! Cet ouvrage minuscule (petit format et 200 pages seulement), en noir et blanc et papier banal, peu illustré, et écrit par Amandine Prié et Joel Bassaget, s’avère être une grosse déception car on a vraiment l’impression que les auteurs n’ont pas grand chose à raconter et qu’ils profitent clairement d’une mode actuelle pour surfer… Je pourrais me tromper, mais c’est la réelle impression que ce bouquin m’inspire. Les textes sont légers, tellement légers que l’on n’apprend rien d’autre que ce que l’on sait déjà sur les séries TV présentées. Vu la quantité incommensurables de monstres et de créatures apparues à la télévision depuis sa naissance, ce bouquin aurait mérité un travail d’experts et non d’amateurs. À offrir pour un débutant âgé d’une dizaine d’années…

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MAKING DU FILM LABYRINTHE

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Voici, en six parties, le making complet (en V.O.) du film LABYRINTHE de Jim Henson, un documentaire intitulé « Inside the Labyrinth ».

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RETOUR VERS LES 80′s : LABYRINTHE (1986)

Aventurons-nous à la fin des années 1980 avec, cette fois, la seconde génération du fanzine calédonien CosmoFiction, celle qui se compose de six numéros étalés de 1988 à 1991. Notre voyage nostalgique se poursuit avec quelques-unes des critiques cinématographiques parues au fil des numéros du fanzine.

RETOUR VERS LES 80's : LABYRINTHE (1986) dans Cinéma 13011206093115263610752009

LABYRINTHE… un film à part où un David Bowie ébouriffé chante et danse au milieu de gobelins et de trolls… Surprenant me direz-vous ? Pas pour l’époque. Le sympathique film de Jim Henson possède même encore aujourd’hui un certain charme, notamment en ce qui concerne son ambiance poétique et mystérieuse entretenue par de magnifiques décors et une musique de Trevor Jones (DARK CRYSTAL). Voici la critique de LABYRINTHE parue dans le numéro un de CosmoFiction Fanzine d’avril 1988.

L’histoire : « Sarah est une adolescente passionnée de contes de fées. Un soir, elle se trouve contrainte de garder son jeune demi-frère Toby. Tentant de calmer ses pleurs en lui racontant l’histoire d’un roi des gobelins tombé amoureux d’une jeune fille humaine, elle prononce une phrase fatidique qui emporte le bébé dans un monde imaginaire gouverné par Jareth, androgyne et trouble roi des gobelins. Elle devra le suivre dans cet univers fantastique peuplé de gobelins, lutins et fées et, pour empêcher que l’enfant ne devienne lui-même un gobelin, surmonter en moins de 13 heures les épreuves du labyrinthe de Jareth… pour lequel elle ne peut s’empêcher d’éprouver une certaine fascination. » (Wikipédia)

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« Mélange original de merveilleux et d’heroic-fantasy, LABYRINTHE nous emporte loin dans des contrées magiques, royaume des elfes, lutins, gobelins et créatures de toutes sortes, sur une musique de Trevor Jones (DARK CRYSTAL), des chansons de David Bowie, et sous la direction appliquée de Jim Henson, l’homme qui tire les ficelles de toute cette mise en scène délicate. « Qui tire les ficelles », expression qui prend ici toute sa valeur lorsqu’on sait que LABYRINTHE compte plus de marionnettes que d’acteurs en chair et en os ! Rappelons que Jim Henson n’est autre que le papa des Muppets, son univers favori reste donc l’univers des poupées en chiffon ou en bois auxquelles il donne vie pour ses films, dont DARK CRYSTAL demeure à ce jour le plus noble représentant.

13011206153915263610752011 dans MerveilleuxDans LABYRINTHE, les créations de Henson & Co. sont surprenantes, merveilleuses, amusantes et tellement crédibles qu’on finit par leur donner une âme ! Certains pourront déceler au sein du film une influence « Donjons & Dragons » des plus appréciables (les couloirs du labyrinthe, les escaliers de l’impossible, les intérieurs du château, pour ne citer qu’eux).

Étrange croisement entre LE MAGICIEN D’OZ et DARK CRYSTAL, LABYRINTHE constitue un ravissant voyage au pays des rêves où l’humour tient aussi sa place. Au fait, vous avez vu le producteur ? George Lucas himself ! Le label de qualité assuré ! »

- Hervé -

Réalisateur : Jim Henson / Scénario : Dennis Lee, Jim Henson & Terry Jones / Acteurs : Jennifer Connelly, David Bowie, Brian Froud…

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Autres critiques publiées dans la catégorie « Retour vers les 80′s » :

Androïde / Cocoon / Retour vers le Futur / Les Goonies / Electric Dreams / Terminator / Lifeforce / 2010 / Les Aventuriers de la Quatrième Dimension / Brazil / Legend / Gremlins / Starman / Les Maîtres de l’Univers / Superman IV : le Face à Face / Princess Bride / Hellraiser / Running Man / Histoires Fantastiques / Les Sorcières d’Eastwick / Miracle sur la 8e Rue / Star Trek IV / Incidents de Parcours / Génération Perdue / Willow / Le Blob / Retour vers le Futur 2 et 3 / Le Cauchemar de Freddy / Fantômes en Fête / La Folle Histoire de l’Espace / Batman (1ère partie) / Batman (2e partie) / Flic ou Zombie / Mannequin

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BLANCHE-NEIGE ET LE CHASSEUR

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« La beauté de Blanche-Neige vient entacher la suprématie de l’orgueilleuse Reine Ravenna et déclencher son courroux. Mais la cruelle marâtre en quête de jeunesse éternelle ignore que sa seule et unique rivale a été formée à l’art de la guerre par le chasseur qu’elle avait elle-même envoyée pour la tuer. Alors qu’une rébellion gronde dans le royaume de Tabor, Blanche-Neige va devoir faire face à son destin et affronter les ténèbres pour libérer son peuple. »

Ce film, c’est Blanche-Neige dans l’univers du SEIGNEUR DES ANNEAUX, ou presque, pourrait-on dire pour faire court. En d’autres termes, nous sommes loin du conte de fées sucré ou du classique de Disney, car nous avons affaire ici, tout simplement, il faut bien l’avouer, à une pure merveille du genre…

BLANCHE-NEIGE ET LE CHASSEUR (SNOW-WHITE AND THE HUNTSMAN), de Rupert Sanders, est comme un seau d’eau glacée que l’on se ramasserait en pleine figure : ceux qui s’attendaient à y voir une crétinerie du genre de celle avec Julia Roberts risquent de tomber de haut ! Même s’il s’agit bien d’un conte (le film débutant par l’incontournable « Il était une fois… »), rien d’enfantin dans celui-ci, mais un univers adulte et sombre, où une magnifique Charlize Theron (PROMETHEUS) incarne magistralement la méchante Reine Ravenna que l’on se délecte à détester jusqu’au bout des ongles. « Magistralement », le mot est faible… Ah, cette reine ! Jamais encore une reine sorcière ne fut aussi impressionnante ! Il faut la voir hurler, cracher à la figure des uns et des autres, se dresser impérieuse, se métamorphoser dans ses atours de corbeaux et s’envoler tel un nuage nuage noir menaçant avant de fondre sur ses proies pour mieux les attaquer ! Reine de beauté qui ne cesse d’être hantée par l’éternelle jeunesse, Ravenna sacrifie sans pitié une à une les jeunes filles du royaume afin de demeurer la seule à posséder les charmes incontestés d’une femme unique… Mais un jour, son impressionnant miroir rampe jusqu’à elle et, se dressant sous une forme humaine, lui annonce qu’une autre, désormais, rivalise de beauté avec elle : Blanche-Neige !

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Kristen Stewart (TWILIGHT) est la ravissante Blanche-Neige, mais à choisir entre Ravenna et Blanche-Neige, je n’hésiterais pas un seul instant… Cependant ici point de Blanche-Neige chantant et dansant au milieu des écureuils et des moineaux. Jeune fille déterminée à venger la mort de son père et à sauver son royaume de l’emprise maléfique de Ravenna, nous sommes face à une future guerrière que saura entraîner Éric, le courageux chasseur, interprété par Chris Hemsworth (THOR). Et les nains dans tout ça ? Oui, oui, ils sont bien là. Ils n’apparaissent qu’au milieu du film et apportent une touche d’humour bienvenue dans cet univers parfois trop sombre. Mais ne vous attendez pas à des Simplet ou Grincheux, nous sommes face à des nains dignes de ce nom : crades, ironiques et provocateurs, cependant également braves et dévoués pour la bonne cause…

12111909100615263610570595Sur une musique du talentueux James Newton Howard, ce voyage dans les contrées du Merveilleux nous fait parcourir l’extraordinaire Obscure Forêt, plongée dans la brume, où la nature prend des allures de spectres, où les branches des arbres se font griffues et où les troncs eux-mêmes deviennent des créatures étranges. Heureusement, la nature peut aussi se montrer dans toute sa beauté au cours d’une splendide séquence, baignée de lumière, où les créatures du Monde Invisible viennent accueillir Blanche-Neige, la seule à apaiser la colère d’un troll ou à savoir parler au Petit Peuple, la seule qui saura faire revenir les couleurs à ce monde devenu terne et froid en raison du mal qui le ronge.

Non, ne croyez pas un seul instant que BLANCHE-NEIGE ET LE CHASSEUR est un film à l’eau de rose, même si la rose est le point de départ de cette histoire… Château impressionnant, décors grandioses, combats épiques et sorcellerie sont au rendez-vous de ce merveilleux conte revu et corrigé dont on annonce déjà une suite…

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RETOUR VERS LES 80′s : WILLOW (1988)

Aventurons-nous à la fin des années 1980 avec, cette fois, la seconde génération du fanzine calédonien CosmoFiction, celle qui se compose de six numéros étalés de 1988 à 1991. Notre voyage nostalgique se poursuit avec quelques-unes des critiques cinématographiques parues au fil des numéros du fanzine.

RETOUR VERS LES 80's : WILLOW (1988) dans Cinéma 12102807205915263610486155

Si aujourd’hui WILLOW, film de Ron Howard, est devenu à sa façon un film culte, il fut vivement décrié lors de sa sortie. Je me rappelle encore de certaines critiques, dont celles de Starfix, qui assassinaient allègrement ce « produit formaté » aux normes de la Lucasfilm. Il est vrai que l’on y retrouve beaucoup de STAR WARS dedans, mais ce serait faire preuve d’une extrême mauvaise foi en le réduisant seulement à un copier-coller de l’œuvre de Lucas. Voici ce que j’en pensais alors, en 1990, dans le numéro 5 de CosmoFiction Fanzine, lors de la sortie de la VHS du film.

L’histoire : Lorsque Willow Ufgood, un jeune paysan féru de magie appartenant au peuple des Nelwyns, découvre un bébé abandonné sur un radeau d’osier, sa vie est bouleversée. Poursuivi par la cruelle reine Bavmorda, il doit assurer la protection de l’enfant et déjouer les forces du mal dans un monde de sorcellerie, de créatures étranges et d’aventures…

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« WILLOW, avant-dernière superproduction en date de la Lucasfilm (INDIANA JONES III étant la dernière), est un courant d’air frais tournant la page des récents échecs enregistrés par la maison de production Lucas dans le genre Fantastique avec des films tels que HOWARD et LABYRINTHE. WILLOW représente en effet le meilleur succès par rapport aux deux précédents films, même s’il ne s’agit pas en fait du succès escompté au vu de l’ampleur du projet. Étrange, car le film de Ron Howard voit grand et évolue dans le spectaculaire.

12102807265515263610486159 dans MerveilleuxAprès les deux intéressants produits que sont HOWARD et LABYRINTHE, même s’ils s’avèrent peu exaltants, WILLOW marque le retour en force de la mise en scène à grand spectacle de laquelle se dégage un souffle épique, mais quelque peu faiblard face à celui de STAR WARS auquel on compare volontiers, et trop facilement, le film de Ron Howard.

Les décors extérieurs sont d’une grande beauté, et la forêt n’a jamais été aussi envoûtante, mystérieuse et magique que dans WILLOW. Les peintures sur verre y sont également pour beaucoup ! Révolutionnaires les effets spéciaux du film d’Howard ? Certainement pas ! C’est d’ailleurs l’un des reproches qu’on pourrait leur adresser. Par contre, c’est dans la musique de James Horner qu’il faut aller chercher l’événement. Majestueuse, ample, héroïque, la dernière partition d’un des meilleurs compositeurs de musiques de films actuels est digne de décrocher son Oscar si l’on élimine tous les coups fourrés que réserve une telle manifestation où l’on récompense un peu n’importe qui, n’importe comment.

12102807301415263610486160 dans Retour vers les 80'sEst-ce pour attirer un large public avide de sensations fortes et amoureux fou du grand spectacle que Lucas et Howard ont volontairement joué la carte du big-budget, le tout flanqué d’une histoire archi connue mais infatigable, dont les héros ont tout pour nous être sympathiques et les méchants tout pour être détestés ? Il est bien évident que nous tenons ici l’aspect de WILLOW qui dérange ou qui agace les blasés, ceux qui croient avoir tout vu  et qui passent au travers de tout, ne sachant plus apprécier la simple simplicité , la naïveté et le charme d’une histoire vieille comme le monde mais qui n’a rien perdu de son piment.

L’attrait de WILLOW repose en grande partie sur la performance de l’acteur nain Warwick Davis, Ewok isolé d’Endor, qui excèle dans son interprétation du jeune Ufgood, marié et père de deux enfants, et qui vit dans un village digne de Donjons & Dragons ! D’ailleurs, WILLOW est à ce propos une excellente incursion dans l’univers du célèbre jeu de rôles américain car on y rencontre des nains par centaines, des sorciers, des magiciens et des Trolls (même si ces derniers revêtent une apparence qui s’oppose à la version officielle !), pour le plus grand plaisir des amateurs de jeux de rôles (et ils sont nombreux sur le Territoire !). »

- Hervé -

Réalisation : Ron Howard / Scénario : George Lucas (histoire) & Bob Dolman (adaptation) / Acteurs : Warwick Davis, Val Kilmer, Joanne Whalley, Jean Marsh…

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Autres critiques publiées dans la catégorie « Retour vers les 80′s » :

Androïde / Cocoon / Retour vers le Futur / Les Goonies / Electric Dreams / Terminator / Lifeforce / 2010 / Les Aventuriers de la Quatrème Dimension / Brazil / Legend / Gremlins / Starman / Les Maîtres de l’Univers / Superman IV : le Face à Face / Princess Bride / Hellraiser / Running Man / Histoires Fantastiques / Les Sorcières d’Eastwick / Miracle sur la 8e Rue / Star Trek IV / Incidents de Parcours / Génération Perdue

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CITATION CELEBRE : BILBO LE HOBBIT

CITATION CELEBRE : BILBO LE HOBBIT dans Citation célèbre 12100212492015263610386728« Dans un trou vivait un hobbit. Ce n’était pas un trou déplaisant, sale et humide, rempli de bouts de vers et d’une atmosphère suintante, non plus qu’un trou sec, nu, sablonneux, sans rien pour s’asseoir ni sur quoi manger : c’était un trou de hobbit, ce qui implique le confort. »

(JRR Tolkien / Bilbo le Hobbit)



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