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Archive pour la catégorie « Merveilleux »

ACCESSOIRES PAPERCRAFTS POUR JDR

ACCESSOIRES PAPERCRAFTS POUR JDR dans Merveilleux 12092001272115263610340331

De très jolis accessoires papercrafts pour jeux de rôles, ou tout simplement pour le plaisir, sont disponibles sur Fantasy Miniature Models. On y trouve de tout : dragons, serpents de mer, Kraken, cyclopes, manticores, trolls, gargouilles, squelettes, loups-garous et compagnie. Ça vaut vraiment le détour, vous ne le regretterez pas, d’autant plus qu’ils sont faciles à réaliser pour la plupart.



LE LIVRE DE L’ENFANT DE DRAGON

LE LIVRE DE L'ENFANT DE DRAGON dans Merveilleux 12083009465315263610260753Le livre de l’Enfant de dragon de Skyrim V : The Elder Scrolls sera le vôtre grâce à cette réplique papercraft de chez corbak-papercraft. N’essayez pas de le feuilleter, cela risque d’être difficile… Il s’agit d’une réplique très simple que vous pourrez poser fièrement sur votre bureau en attendant de devenir un véritable Enfant de dragon…



RETOUR VERS LES 80′s : PRINCESS BRIDE (1987)

Aventurons-nous à la fin des années 1980 avec, cette fois, la seconde génération du fanzine calédonien CosmoFiction, celle qui se compose de six numéros étalés de 1988 à 1991. Notre voyage nostalgique se poursuit avec quelques-unes des critiques cinématographiques parues au fil des numéros du fanzine.

RETOUR VERS LES 80's : PRINCESS BRIDE (1987) dans Cinéma 12082508584415263610242467

Voici la critique passionnée du film PRINCESS BRIDE parue dans CosmoFiction Fanzine numéro 3 d’août 1988 et rédigée par P.E.C…

L’histoire : « Que peut bien faire un petit garçon cloué au lit par la grippe, condamné à écouter les conseils des grands et même de subir un grand-père rabat-joie, au lieu d’aller faire les quatre cents coups avec ses copains ? Et voilà en plus que le papay se met en tête de lire à haute voix un conte de fée aux antipodes de Superman et de Rambo ! Au Moyen-Age, dans le pays imaginaire de Florin, la belle Bouton d’Or se languit après le départ de son bien-aimé Westley, parti chercher fortune et qu’elle croit mort. Cinq ans plus tard, elle accepte d’épouser le prince Humperdinck pour qui elle n’éprouve aucun amour. Mais peu avant son mariage, elle est enlevée par trois bandits et entraînée dans une aventure mouvementée au cours de laquelle elle retrouvera sa raison de vivre… » (allociné)

12082509011315263610242472 dans Fanzine CosmoFiction« Formidable Rob Reiner, personnage inattendu et surprenant qui ne cessera de nous étonner ; après le succès, incroyable et totalement imprévisible, de STAND BY ME – œuvre merveilleusement sincère et émouvante – celui-ci nous propose maintenant un nouveau plat, hors-normes une fois de plus, qui provoquera certainement plus d’un rejet malvenu de ce public bien trop fier et précieux pour aller voir un conte de fées. Pensez donc : « ils ont passé l’âge ! » Quel gâchis, monsieur Reiner, c’est vraiment donner de la confiture aux cochons !

Certains vont certainement commencer à se demander si j’ai vraiment du goût à force de mettre des 6, 7, à volonté dans mes « cosmotations ». Mais, ne craignez rien, il se trouve que j’ai la « chance » de ne tomber que sur des films qui le méritent (après une sélection assez sévère !). Et ce PRINCESS BRIDE est également de ceux qui vont engendrer plus d’une discussion passionnée au SCI-FI MINICLUB… ce conte de fées si vrai, si beau, comme ceux que l’on vous racontait quand vous étiez gosse, avec, en bonus, un petit humour déridant irrésistible ! Vous y retrouverez de beaux héros prêts à se battre, comme toujours, pour une bonne et noble cause (même si celle-ci est plus d’une fois tournée en dérision !), où l’héroïne est chaste et vertueuse (mais aussi c…e que ses pieds !), avec de gros géants sans rien dans le ciboulet, des nains plein d’esprit, des sorciers, mais aussi un méchant à la hauteur de la situation (Chris Sarandon, irrésistible dans le rôle du prince lâche et cruel !)… Bref, tous les ingrédients qui font de ce film un petit chef-d’œuvre.

L’histoire commence un peu à la façon de L’HISTOIRE SANS FIN, lorsque Peter Falk offre à son petit-fils le livre : « Bouton d’Or »… Je ne vous en dit pas plus, l’histoire se déroulera  devant vos yeux enchantés, en douceur, vous turlupinant le nerf optique avec délectation, sans que vous ne puissiez décrisper ce sourire béat qui ne vous quittera pas de toute la projection si ce n’est pour laisser place à un éclat de rire !12082509035015263610242479 dans Merveilleux

Mark Knopfler nous signe quant à lui une B.O. formidable d’une beauté pure et simple (sic !), face cachée de son immense talent ou, du moins, un côté que je ne lui connaissais pas. Les décors et la mise en scène sont indiscutablement… indiscutables ! Les acteurs sont également irrésistibles, chacun dans leur composition. Ils personnalisent à eux seuls les héros de toutes les histoires merveilleuses du monde, même Robin Wright-l’ignoble, fameuse héroïne du feuilleton le plus attardé de toute la planète : « SANTA BARBOUZE » !

GO AND SEE THIS FILM ! Désopilant jusqu’au tréfond de la moëlle épinière, un petit chef-d’œuvre unique en son genre, intelligent, mixant audace, amour, humour, aventure et beauté enchanteresse ! Mêlez-vous aux feux de l’action, entrez dans cet univers fabuleux où vous devrez faire face aux dangers les plus mortels de l’homme à six doigts, sombre personnage qui éprouve une volupté sadique à faire souffrir les autres, sans oublier aussi les cruels R.T.I. (Rongeurs de Taille Inhabituelle)… et les mille et un pièges tendus par les Marais de Feu. PRINCESS BRIDE est un conte trop hors du commun pour être simplet, mais hélas trop magique pour être vrai !

12082509062615263610242481 dans Retour vers les 80'sL’humour, s’il est omniprésent, n’écrase pas de sa masse tout le film. Il sait se montrer présent quand il faut, avec justesse et malice, parodiant même parfois certains éléments de notre société actuelle. Ainsi : le sorcier de la forêt, caricature flagrante du Juif new-yorkais tout droit sorti d’un film de Woody Allen (ce qui n’est pas forcément une référence).

PRINCESS BRIDE sait aussi laisser place à des scènes tendres, peu convaincantes et émouvantes, il est vrai, mais tellement superbes, car transposées dans des décors somptueux, sur une musique peu envahissante mais caressant ces quelques moments avec douceur et amour, le tout sur fond de coucher de soleil flamboyant de mille feux, « orchestrées » par une mise en scène si simple qu’elle en est touchante… et ceci est devenu beaucoup trop rare dans notre cinéma pour que je m’en passe, croyez-moi !

Rob Reiner est un magicien qui commence à lézarder sérieusement l’édifice bâti par les Maîtres Lucas et Spielberg au plus profond de mon être… méfiez-vous, l’élève pourrait très bien dépasser ses maîtres plus tôt que prévu !

Quant à Avoriaz, petite station baignant dans l’hémoglobine pure et dure, il ne pourra jamais récompenser du Grand Prix un film comme PRINCESS BRIDE, trop crûment drôle et féérique pour répondre aux critères fondamentaux des cervelles éclatées et des poitrails éventrés… il est trop tard !

PRINCESS BRIDE fait partie de ces chefs-d’œuvre trop rares pour engendrer l’engouement et la reconnaissance, trop vrai pour susciter l’attention et l’adhésion profonde… C’est vraiment bien triste ! »

- P.E.C. -

Réalisation : Rob Reiner / Scénario : William Goldman / Acteurs : Cary Elwes, Mandy Patinkin, Chris Sarandon, Christopher Guest, Wallace Shawn, Peter Falk…

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Aujourd’hui sur la chaîne YouTube des Échos d’Altaïr : THE DEADLY MANTIS (V.O. / 1957)



Eragon : L’Héritage

Eragon : L'Héritage dans Littérature 120716054514428723
Remporter l’ultime combat contre l’Empire ou périr, les rebelles n’ont plus d’autre choix… Pourquoi Galbatorix, l’usurpateur, ne détruit-il pas l’armée en marche vers Urû’baen, sa capitale ? Il en aurait le pouvoir. Alors, que trame-t-il ? Eragon se souvient alors des mystérieux conseils donnés par Solembum, le chat-garou, alors qu’il n’était encore que l’apprenti de Brom. Est-ce un piège de Galbatorix ? A moins qu’une entité inconnue, un formidable magicien, ait décidé de leur venir en aide ? Tandis que Nasuada lutte de tout son courage pour ne pas prêter allégeance à Galbatorix en dépit des tortures qu’il lui inflige, Saphira emporte Eragon et Glaedr au-dessus de l’océan, à travers la pire tempête qu’ils n’aient jamais affrontés. ..C’est un peu par hasard que j’ai découvert la sortie… du dernier tome de cette Saga Fantasy, et j’ai été ravi par cette surprise. C’est donc alourdi d’un pavé de près de 900 pages que j’ai franchi la sortie de ma crèmerie préférée, et sans attendre, j’ai dévoré ce tome 4 intitulé sobrement « L’Héritage »

Si la couverture de ce tome reste dans la lignée des précédents (chacun sa couleur et son Dragon), force est de constater qu’il spolie quelque peu l’histoire d’Eragon, le tueur d’Ombre, mais je n’en dirais pas plus pour ceux qui n’auront rien remarqué au premier abord.
Autant le dire de suite, c’est avec grand plaisir que je me suis replongé dans l’univers du Dragonnier et d’Arya, tant j’avais apprécié le style et l’univers créé par Christopher Paolini. C’est donc au rythme des Vardens que j’ai suivi l’affrontement final entre nos héros et le Sombre Galbatorix.
Dans un premier temps, j’ai été frappé par les différences de ton employé par l’auteur dans ce tome. On voit en effet que l’adolescent de 15 ans à grandi, et l’expérience de l’écriture aidant, la maturité de ces textes s’en fait sentir. Il reste cependant quelques coquilles (mais pourquoi donc les gardes du corps de Roran ramassent-ils deux fois le même cadavre ?) et des points de l’histoire restent en suspend (Angéla serait donc…), mais dans l’ensemble, Paolini réussi à garder l’attention du lecteur en alternant les phases d’actions et les descriptifs scéniques.
Le combat final tant attendu tient en haleine, et j’avoue avoir été fort surpris par la méthode employée par Eragon pour tenir un temps son ennemi en échec, mais cela lui suffira-t-il pour autant pour en finir une fois pour toute avec le Tyran ?
Je vous laisse le découvrir par vous-même.
- Skarn -


Retour vers les 80′s : Legend (1985)

« Retour vers les 80′s », nostalgie oblige, présentera de temps à autre une critique (ou plutôt devrais-je dire une opinion) parue dans la première série du fanzine calédonien CosmoFiction, celui, très amateur, publié de 1984 à 1986 et rassemblant 17 numéros (non scannés sur ce blog). C’était l’époque des GREMLINS, WARGAMES, SOS FANTÔMES, DUNE, LEGEND, TERMINATOR, LADYHAWKE, LES GOONIES… bref, que du bon ! C’était aussi l’époque où, à l’âge de 19-20 ans, alors que le Sci-Fi Club n’était pas encore né, je vendais à mes potes Cosmo et où le cousin de Métropole (Alain) était le « correspondant de France » ! Notre passion se lisait à travers nos écrits et notre engouement aveuglait parfois notre sens critique ! Mais peu importe, au moins nous vivions intensément nos rêves sans nous soucier du « qu’en-dira-t-on ».

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C’est au papa d’ALIEN, de BLADE RUNNER, de GLADIATOR et, dernièrement, de PROMETHEUS, à qui l’on doit cette merveille du Merveilleux : LEGEND. J’avoue avoir été, à l’époque, très surpris de découvrir un Ridley Scott parfaitement capable de passer d’un film de SF horrifique à une histoire de forêt enchantée où se promènent des licornes et lutins ! Alain fut également séduit, la preuve avec sa critique publiée dans CosmoFiction Fanzine numéro 10 de septembre 1985.

L’histoire : « Lili, jeune et jolie princesse, est convoitée à la fois par Jack, jeune homme proche de la nature, et par Darkness, véritable incarnation du mal, qui ne rêve que de plonger le monde dans une nuit éternelle en tuant les deux licornes protectrices. Avec l’aide du lutin Gump et de ses acolytes Screwball et Tom Brown, Jack se lance dans une quête désespérée pour mettre fin aux agissements du démon et empêcher la transformation de Lili en créature perverse. » (allocine.fr)

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« Alors qu’on commençait à taxer Ridley Scott de « précurseur de genres cinématographiques » (combien de films se sont inspirés d’ALIEN ou de BLADE RUNNER ?), son dernier film, LEGEND, remet tout en question, vu qu’il semble s’inspirer du film de Jim Henson : DARK CRYSTAL… Mais, bien que ce phénomène se ressente quelque peu, le film ne manque pas pour autant d’intérêt, l’atmosphère du conte de fées, par exemple, étant tout de même omniprésente. Et si l’on peut se plaindre d’avoir déjà rencontré un scénario du genre de celui de LEGEND il n’y a pas si longtemps (combat entre les forces du Bien et les forces du Mal), je pense que personne ne pourra contester la partie visuelle du film qui, de par sa beauté enchanteresse, est quant à elle un merveilleux spectacle permanent. Un décor qui ne nous est, certes, pas si inconnu (la forêt), mais qui prend ici grâce au talent de Ridley Scott des allures surnaturelles et fascinantes.

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De toute manière, le dépaysement total qu’offre LEGEND mettra certainement tout le monde d’accord, et comme en fait c’est ce que nous attendions du film en priorité !…

À noter que Ridley Scott a permis au film de sortir plus tôt dans les salles de cinéma françaises que dans celles des USA. De même, la version française est d’une durée plus longue de 10 minutes par rapport à la version américaine ! »

- Alain -

Réalisation : Ridley Scott / Scénario : William Hjortsberg / Acteurs : Tom Cruise, Mia Sara, Tim Curry…

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Les créatures fantastiques au cinéma : le Cyclope

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Ce que nous dit Wikipédia…

« Les cyclopes forment une espèce de créatures fantastiques dans la mythologie grecque. Ce sont des géants n’ayant qu’un œil au milieu du front. Leur nom vient du grec ancien κύκλωψ / kýklôps, formé de κύκλος / kýklos (« roue », « cercle ») et de ὤψ / ốps (« œil »), que l’on pourrait traduire par « œil rond ». Selon Hellanicos, ils tirent leur nom de leur père, Cyclope, fils d’Ouranos. Les légendes qui les concernent sont contradictoires : il ne faut pas les confondre avec les Géants, nés du sang d’Ouranos et tués lors de la gigantomachie ; il faut aussi veiller à distinguer plusieurs races successives : ouraniens, forgerons, bâtisseurs et pasteurs (seuls les cyclopes ouraniens et pasteurs sont mentionnés par Homère). »

Le Cyclope au cinéma…

Comme à l’accoutumée dans cette catégorie des Créatures fantastiques au cinéma, nous ne nous intéresserons ici qu’à quelques titres de films ou de téléfilms où le Cyclope apparaît dans sa version mythologique, c’est-à-dire tel qu’on le décrit dans les légendes grecques (même si son image est souvent « égratignée » à travers les productions hollywoodiennes), et non dans des versions SF où son apparence est tellement détournée que tout ce qui reste de lui demeure son œil unique… Il est donc hors de question de répertorier dans cet article TOUTES les apparitions de notre célèbre créature fantastique au cinéma, étant donné que ce travail est déjà disponible dans un admirable dossier paru dans la revue Métaluna (et disponible ici).

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Commençons en 1955, dans le film ULYSSE (de Mario Camerini) qui met en vedette Kirk Douglas dans le rôle du héros légendaire. Nous rencontrons dans sa grotte le célèbre Cyclope de L’Odyssée, Polyphème, et il faut avouer que pour un film des années 50 la réussite est au rendez-vous. Filmé par d’habiles effets visuels destinés à lui conférer toute sa taille impressionnante face aux compagnons d’Ulysse, Polyphème est le Cyclope décrit dans la légende grecque : effrayant, cruel et surtout… idiot ! Après avoir dévoré quelques hommes et bu son vin, il s’effondrera ivre, permettant à Ulysse de lui crever son œil unique.

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En 1958, Ray Harryhausen nous propose SA version du Cyclope dans LE 7e VOYAGE DE SINBAD (THE 7th VOYAGE OF SINBAD, de Nathan Juran). Le Maître de l’animation image par image a conçu un surprenant et magnifique Cyclope hybride, mélange entre une sorte de gargouille et un bouc ! Incapable de parler (il ne fait que hurler), il affrontera Sinbad et son équipage de marins sur une île mystérieuse où d’autres de ses compères réserveront également des surprises à nos héros. En outre, notre Cyclope, superbement animé grâce à la magie Harryhausen, combattra un dragon. Lequel l’emportera ? Je vous laisse le découvrir dans ce chef-d’œuvre de la stop-motion.

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Dans MACISTE CONTRE LE CYCLOPE (MACISTE NELLA TERRA DEI CICLOPI, 1961, d’Antonio Leonviola), un Cyclope descendant de Polyphème, et fidèle à l’imagerie grecque, traque sans merci les descendants d’Ulysse pour les massacrer et ainsi se venger. Mais Maciste aura vite fait de régler le problème à sa façon… Ce qui ne l’empêchera pas de devoir affronter un nouveau Cyclope dans MACISTE EN ENFER (MACISTE ALL’INFERNO, 1962, de Riccardo Freda). Nouveau ? Pas vraiment. Il s’agit en fait du même Cyclope que celui de MACISTE CONTRE LE CYCLOPE, puisque la production réutilise sans vergogne les séquences du film d’Antonio Leonviola…

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Ray Harryhausen contre-attaque en 1974 dans LE VOYAGE FANTASTIQUE DE SINBAD (THE GOLDEN VOYAGE OF SINBAD, de Gordon Hessler) en nous présentant sa dernière version du Cyclope ! Cette fois, il ne s’agit plus d’une gargouille à pattes de bouc mais d’un Centaure Cyclope, ou d’un Cyclope Centaure, selon votre convenance… L’étrange créature menace la belle Caroline Munro en brandissant une massue avant d’affronter un griffon dans un combat cruel. Là encore, je vous laisse découvrir le film afin de savoir qui l’emportera.

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En 1983, on aperçoit un Cyclope parmi la bande de rebelles du film de space fantasy KRULL (Peter Yates). La belle princesse Lyssa a été enlevée par une terrible créature, la Bête. Nos héros, dont notre Cyclope, affronteront mille dangers pour tenter de la délivrer.

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En 1997, l’excellent téléfilm de 180 minutes, L’ODYSSÉE (THE ODYSSEY, produit par Coppola et réalisé par Andrei Konchalovsky) reprend la célèbre aventure d’Ulysse (incarné par Armand Assante) et nous présente un Cyclope Polyphème plutôt réussi, malgré une certaine laideur bien prononcée et une calvitie rare chez la créature… Néanmoins les Cyclopes deviendront tous chauves à partir de cette date, pour preuve LE MONDE DE NARNIA, CHAPITRE 1 (d’Andrew Adamson, 2005) où des Cyclopes imberbes et de taille raisonnable (mais de carrure conséquente) participent à de gigantesques batailles.

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En 2008, CYCLOPS, téléfilm produit par Roger Corman et réalisé par James Mangold, nous présente un horrible Cyclope capturé par un soldat romain. La créature, entièrement conçue en images de synthèse, deviendra finalement l’allié du Romain dans une lutte contre la tyrannie. Enfin, dans LA COLÈRE DES TITANS (WRATH OF THE TITANS, de Jonathan Liebesman, 2012), les Cyclopes sont toujours aussi méchants, aussi bêtes et aussi grands, mais ils reprennent un peu du poil de la bête au niveau du crâne…

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Dans PERCY JACKSON : LA MER DES MONSTRES (Thor Freudenthal, 2013), on a droit à deux Cyclopes à l’apparence totalement opposée, seules les dreadlocks les rassemblent… D’abord le demi-frère de Percy, Luke Castellan, jeune Cyclope un peu gauche mais au cœur d’or et à la bravoure sans égale, que seul un œil au milieu du front dénote des êtres humains. Il le cachera d’ailleurs derrière des lunettes de soleil.

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Ensuite le légendaire Polyphème, d’une taille impressionnante, qui vit en ermite sur une île totalement aménagée pour lui. Brutal, indifférent aux bonnes manières et plutôt dangereux, Polyphème a le visage tatoué façon Maori et s’avère une belle réussite sur le plan des effets spéciaux.

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Après les Cyclopes chauves, la série des PERCY JACKSON a lancé la mode des Cyclopes aux dreadlocks ! Et que nous offrira ensuite le cinéma ?…

Autres créatures de la catégorie Les Créatures Fantastiques au Cinéma :

Talos / Licorne / Centaure / Sirène / Méduse / Pégase / Kraken / Griffon et HippogriffeMinotaure / Harpie / Elfe / Oiseau Roc / Phénix



Un dragon de Skyrim chez vous !

Un dragon de Skyrim chez vous ! dans Merveilleux skyrim2

Si ça vous tente de vous prendre la tête avec une réalisation papercraft des plus compliquées mais cependant magnifique, voici un splendide dragon de l’univers de Skyrim disponible ici. Bon courage !



Total Recall 2012 et Blanche Neige…

Ne sachant pas trop quoi mettre sur le blog aujourd’hui (après une administration inaccessible durant plus de dix heures…), je vous laisse ces deux splendides bandes-annonces que beaucoup d’entre vous ont sans doute déjà vues, mais que d’autres ont peut-être loupées. À découvrir d’urgence !

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Jason et les Argonautes en papertoy !

Jason et les Argonautes en papertoy ! dans Merveilleux paperks

Voici un magnifique diorama reproduisant parfaitement la scène d’anthologie du film JASON ET LES ARGONAUTES (1963) : l’attaque finale des squelettes ! Le site proposant le décor et les personnages a beau être japonais, les nombreuses photos accompagnant le montage parlent d’elles-mêmes et permettent ainsi d’être guidées. Vous trouverez votre diorama ici. Bonne réalisation !



Feuillets d’Hypnos : Howard ou l’Ange Noir

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ROBERT E. HOWARD (par Mandragore / Publié dans Sci-Fi News 35 d’avril-mai 1993)

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Robert Ervin Howard n’a guère vécu que trente ans, quelque onze mille jours de création continue, de révolte hargneuse, de misanthropie forcenée, de haine de la routine. Trois décennies fulgurantes à moquer nos mesquines vies et notre amour du confort. Nous, les serfs abêtis, les troupeaux bêlants ; lui, le prince de sang, l’Infant de Cimmérie. J’étais un prince de Chine, maître d’un million de lances ; tu étais un poivrot de Brooklin, mendiant des bières au comptoir (Prince et Mendiant). Le voici le guerrier écarlate, le janissaire nocturne des royaumes enfuis ou des mondes à venir ! Poète, il l’est, par son goût de la violence, par son immense faim d’ailleurs. Sombre troubadour, il cherchera en vain dans les épopées sans fin de ses héros sans peur une raison de vivre et de vieillir. D’aimer… En moi ne brûle aucune goutte d’amour mielleux, ni douce compassion pour mon frère ; en vérité je dois posséder l’humanité qu’un couteau à la lame acérée sur une gorge peut mesurer (Invective).

Ne trouve-t-on pas déjà dans les personnages de ses œuvres en prose des figures de bardes : le Ridondo des aventures du roi Kull, le Rinaldo de Conan ? Qui plus est, n’a-t-il pas toujours volontiers admis ses préférences pour Poe, Kipling ou London, qu’il cite à maintes reprises en exergue ? Réciproquement, ses enfants légendaires, de Solomon Kane à Bran Mak Morn, lui inspirent aussi des poèmes. Va-et-vient constant donc de la saga à l’ode, et du scalde au guerrier. « Author and poet » dira plus tard son épitaphe.

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La harpe de fer

Cette passion manifeste de la poésie lui vient probablement de sa mère qui lui récitait, enfant, quantités d’œuvres qu’il mémorisait aussitôt. Il passe ainsi très vite de la fascination de l’auditeur aux affres délicieuses du créateur. Démiurge, le voici à tout jamais investi d’un souffle.

En juin 1923, soit deux ans avant l’édition de son premier récit, la Cross Plains Review publie The Sea, chant prometteur d’un brillant jeune homme de dix-sept ans. Plus de 420 autres suivront ! Weird Tales en acceptera une quarantaine, quelques fragments se feront connaître des initiés au sein de secrets fanzines. Mais une bonne moitié reste, à ce jour, inédite.

Ses principaux recueils, tous posthumes, seront : Always comes Evening, Echoes from an Iron Harp, Etchings in Ivory, The Ghost Ocean, Singers in the Shadows, Night Images, illustrés par Corben et Frazetta. Trop modeste à la manière d’un Michel-Ange qui soutenait au pape Jules II qu’il n’était pas peintre, R.E.H. avait, un jour, déclaré : Je ne suis pas poète, mais je suis né avec une certaine facilité pour faire tinter des petits mots de rien et ces tintements m’ont procuré énormément de plaisir. De toute ma vie, je n’ai jamais consacré plus de trente minutes à l’écriture de mes poèmes mais j’ai passé des heures à apprendre ceux des Grands. Poésie d’instinct ? Voire. L’érudit et l’artiste se cachent souvent sous les masques du béotien et du rustre.

Pourtant, Howard cessa complètement d’écrire de la poésie dans les années 30. Non qu’il n’aimât plus sa lyre tragique, mais celle-ci ne nourrit pas son homme ! Tout juste pouvait-il s’y pendre… Car le fiel et la désespérance de ses vers effrayent les rédactions. Il est vrai que pour lui, la véritable poésie ne traite pas de boutons qui éclosent, de l’oiseau qui gazouille, de l’épanouissement d’une rose. (…) Les poèmes qui embrasent les étoiles sont conçus puis nourris dans les puits ténébreux de l’Enfer, nés de noirs asticots grouillant dans cette coquille que les hommes appellent la tête d’un poète, cloche d’airain remplie à ras bord de brume ardente et de fange dorée. (…) L’épée de la renommée est une faucille ébréchée et ternie, le visage de la beauté un crâne grimaçant (Ce qui ne sera guère compris). 

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Doors of Doom

Obsession du sang, hantise de la mort, traversent, en effet, les deux versants d’une œuvre que martèle le galop des cavaliers de l’Apocalypse : guerriers musculeux agonisant sur un champ de bataille au crépuscule, magie noire des confins de l’Égypte et de la Strygie, regard morbide porté sur la face cachée des mondes ou des êtres. Howard est un poète puissamment visionnaire, étranger aux rites puérils de notre civilisation mécanique, un homme en proie aux plus noirs cauchemars car voyant au-delà. Fou solitaire, atlas incompris, il cache en lui des villes, des spectres, des vengeances. Ici, nulle nature débonnaire, nulle Providence, nul doux automne où bercer sa mélancolie, mais le désert âpre et la soif, l’odeur sèche des ruines et des remparts, l’iode des mers anciennes ou la pourriture des marais millénaires. Nulle femme non plus, hors quelques figures inhumaines de prêtresse ou de sorcière. Ni coeur vivant, ni déité miséricordieuse. Isolé entre tous, sevré trop tôt de l’amour, il emprunte souvent l’argot des délaissés, le slang des vagabonds du rail, celui des clochards et des chômeurs de la Grande Dépression. Assailli, par les Ténèbres du Dehors et de l’En-Dedans, le poète se sent dépossédé, privé de sa véritable essence. Marionnette pathétique il n’aura pour seule couronne que son glaive brisé, pour seul espoir qu’une mort rapide, celle du sommeil éternel ou des royales métempsychoses. 

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Une âme nue

Pas ou peu d’écart entre l’homme et l’œuvre. Ses textes sont des transcriptions brutes, émouvantes par leur authenticité. Car au-delà du fracas des lances, au-delà des outrances, des couleurs et des bruits, une âme nue murmure. Dans Le Tentateur, R.E.H. avoue ainsi son désir grandissant d’aller vers le jour caché derrière le lourd rideau du monde. Appel à la mort libératrice, aux flots bénis de la destruction, incantation à la folie exterminatrice remplie de bébés embrochés et de vierges souillées. Car l’homme est condamné. Face à la faux qui siffle, il se sauve en écrivant « au rythme des tambours et des tam-tams », en déversant sur nous le contenu de son noir calice. Avec H.P. Lovecraft et Clark Ashton Smith, Howard constitue une singulière trinité fantastico-poétique. Leur génie jadis accoucha d’un univers monstrueux dont le lecteur se délecte. Rêveurs, ils sont partis tous trois dans le torrent des siècles, pâles mais non défaits puisque leur âme, à travers nous, éternellement, voyage.

- Mandragore -



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