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Archive pour la catégorie « Merveilleux »

Sur vos écrans, en 2012

L’année cinématographique 2012 sera riche dans le domaine de l’Imaginaire. D’ores et déjà, PROMETHEUS (de Ridley Scott) pour la SF et LE HOBBIT : UN VOYAGE INATTENDU (de Peter Jackson) pour le Merveilleux s’annoncent comme les deux films événement de 2012. Petit survol de pellicules avec bandes-annonces à l’appui…

Sur vos écrans, en 2012 dans Cinéma affiche1d

Avec son mystérieux PROMETHEUS, qui n’est ni une préquelle ni une suite à ALIEN, Ridley Scott fait baver les fans depuis plusieurs mois. Sans compter qu’il se délecte à brouiller constamment les pistes, à tel point que chacun finit par ne plus rien y comprendre ! Même si PROMETHEUS ne présentera aucune Ripley ni aucun Alien, ses huit dernières minutes s’inscriront dans la franchise nous dit-on. En outre, le célèbre Giger participe au projet, alors… Mais c’est l’envergure phénoménale du film et de son sujet qui interpellent : on nous parle d’une équipe d’explorateurs et de scientifiques qui organisent un long voyage vers les recoins les plus reculés et les plus dangereux de l’univers, cela après avoir découvert sur Terre un indice sur les origines de la vie… Non seulement ce périple mettra en danger leurs limites physiques et mentales, mais en plus ils trouveront sur une planète lointaine les réponses aux questions que se pose l’humanité depuis l’aube des temps… Une histoire qui s’inspire ouvertement de la Théorie des Anciens Astronautes d’Erich von Däniken, un Suisse persuadé que l’humanité a déjà été visitée plusieurs fois par des extraterrestres au cours de sa longue histoire, et que ceux-ci l’ont même aidée dans son évolution. PROMETHEUS sera-t-il le 2001 : L’ODYSSÉE DE L’ESPACE de ce début de XXIe siècle ?… On le saura en juin 2012…

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De son côté, autre événement et non des moindres, Peter Jackson nous propose pour décembre 2012 : LE HOBBIT, UN VOYAGE INATTENDU, adaptation du roman de Tolkien Bilbo le Hobbit. Après nous avoir comblé de bonheur avec sa trilogie du SEIGNEUR DES ANNEAUX, le Néo-Zélandais rempile pour le Merveilleux, et ce après bien des déboires ! En effet, le film aura connu nombre de péripéties, dont le départ de son premier réalisateur : Guillermo del Toro… Les mauvaises langues diront que c’est peut-être mieux ainsi, et ce malgré tout le talent de del Toro. Mais quand on connaît le travail de Jackson sur la trilogie, on ne peut qu’être confiant quant au résultat final. La bande-annonce est à elle seule un émouvant retour dans ce monde incomparable.

Pour le reste, l’année 2012 proposera parmi les suites très attendues :  MEN IN BLACK 3 (de Barry Sonnenfeld), THE DARK KNIGHT RISES (Batman de retour sous la direction de Christophe Nolan), UNDERWORLD : NOUVELLE ÈRE (de Mans Marlind et Bjorn Stein), LE CHOC DES TITANS 2 : LA COLÈRE DES TITANS (de Jonathan Libesman) et VOYAGE AU CENTRE DE LA TERRE 2 : L’ÎLE MYSTÉRIEUSE (de Brad Peyton).

Côté reboots inutiles on citera THE AMAZING SPIDERMAN (de Marc Webb) et TOTAL RECALL (de Len Wiseman).

Au chapitre des contes de fées version « revu et corrigé » pour adultes, on citera CENDRILLON (version western gothique et trash signée Pascal Hérold !), BLANCHE-NEIGE (de Tarsem Singh), BLANCHE-NEIGE ET LE CHASSEUR (de Rupert Sanders), et peut-être davantage pour les enfants : JACK, LE TUEUR DE GÉANTS (de Bryan Singer).

Enfin, pêle-mêle : JOHN CARTER (blockbuster SF déjà présenté ici et réalisé par Andrew Stanton), THE DARKEST HOUR (nouvelle invasion E.T. signée Chris Gorak), THE DEVIL INSIDE (sombre histoire de meurtres au cours d’un exorcisme, un film de William Brent Bell), LA DAME EN NOIR (nouveau film de la nouvelle Hammer, signé James McTeigue), THE AVENGERS (le pied pour tous les amateurs de « comics », un film de Joss Whedon), DARK SHADOWS (le dernier Tim Burton !), ABRAHAM LINCOLN : VAMPIRE HUNT (où l’on apprend que Lincoln n’était autre qu’un chasseur de vampires, un film de Timur Bekmambnetov) et BATTLESHIP (inspiré des jouets Hasbro… un film de Peter Berg).

Petite sélection de bandes-annonces :

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La Colère des Titans

La Colère des Titans dans Cinéma colre

LA COLÈRE DES TITANS (WRATH OF THE TITANS), suite du CHOC DES TITANS de Louis Leterrier, sortira en 2012 avec toujours Sam Worthington dans le rôle principal (Persée). Mais cette fois l’acteur a dû faire un effort considérable pour se laisser pousser les cheveux, ce qui le rendra peut-être un peu plus intelligent dans les interviews… La bande-annonce de LA COLÈRE DES TITANS, fracassante, présente une jolie ribambelle de créatures fantastiques comme le Minotaure, les cyclopes, le Cerbère (ou quelque chose qui lui ressemble vaguement) et d’autres monstres plus ou moins en ligne directe avec la mythologie grecque. La musique, par contre, est à vomir. Espérons qu’il ne s’agira pas de celle du film…

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Maciste contre le Cyclope

Maciste contre le Cyclope dans Cinéma maciste2

A signaler, pour les amateurs de peplums tendances fantastiques, la diffusion de MACISTE CONTRE LE CYCLOPE cette semaine sur la chaîne Action. Le sujet : «  Bien après qu’Ulysse ait aveuglé le cyclope Polyphème et déjoué les plans de la sorcière Circé, les deux créatures cherchent vengeance. Maciste va déjouer leurs plans… » On nous annonce comme il convient un beau nanar en perspective, mais qui s’en étonnerait encore avec la redoutable série des Maciste ? Cependant ces films à part possèdent aujourd’hui un petit quelque chose qui en font des curiosités fascinantes ou encore des objets hétéroclytes !

Pour en savoir plus sur MACISTE CONTRE LE CYCLOPE : Le cinéma d’Olivier



La Nuit du Fantastique 2011

La Nuit du Fantastique 2011 dans Cinéma lanuitdufantastique40x6

Le Sci-Fi Club de Nouvelle-Calédonie organise La Nuit du Fantastique 2011 (petite soeur des 24 Heures du Fantastique) du 3 au 4 décembre au Cinécity. Comme chaque année, cinq films fantastiques et de science-fiction sont au programme. Laissons à présent la parole au Sci-Fi Club…

Quand ?

Le samedi 3 décembre à 20h15… et pour les plus courageux ça finit à 09h00 le dimanche 4 décembre.

Comment ?

Il suffit de régler la modique somme de 1700 francs (5 films pour même pas le prix de 2 !), les places seront en vente au Cinécity à partir du lundi 28 novembre. Les habitués savent que les couettes peuvent être parfois utiles, et les autres pourront acheter des boissons énergétiques au snack du cinéma !

Et surtout … quand est ce qu’on mange ?

Quand vous voulez, il y aura de petites pauses entre les films et le snack du Cinécity restera ouvert durant une partie de l’évènement. On me rappelle dans l’oreillette que les produits alimentaires sont interdits dans les salles à l’exception des produits de la confiserie du Cinécity.

Qui ?

Les cinémas Hickson et le Sci-Fi club sont les organisateurs de ce festival de cinéma qui existe depuis 24 ans et sont, comme chaque année, heureux de vous proposer cet évènement !

Quoi ?

Les films (et l’ordre de passage) :

- Harry Potter et les Reliques de la Mort Partie 1 puis Partie 2 : venez (re)découvrir la fin de cette mythique saga et recevez en bonus un sort d’allégresse !

- X Men : le Commencement : ou comment les meilleurs amis peuvent devenir les meilleurs ennemis. Surtout n’oubliez pas vos antidotes anti-mutations pour la

séance.

- Super 8 :  si vous avez loupé les classiques de la SF des années 80, en voilà un bon résumé… et … ACTION !

- Sucker Punch : très inspiré par les jeux vidéos, ce film renferme de quoi faire vibrer tout le Sci-Fi, et souvenez vous : « La réalité est une prison, votre esprit en est la clé !»

Pourquoi ?

Pour le plaisir de simplement (re)voir quelques uns des meilleurs films de SF de l’année.

Et…. Si j’ai d’autres questions ?

scificlubncal@gmail.com ou le 83 39 54



Votre dragon bleu en papier

Votre dragon bleu en papier dans Merveilleux dragon2zx

Petite pièce facile à réaliser, ce dragon bleu vous fera voyager dans les contrées du Merveilleux. Comme d’habitude, une bonne imprimante, du papier cartonné, des ciseaux, de la colle et de la patience seront nécessaires pour donner vie à cette créature fantastique que vous pourrez exposer avec fierté sur une étagère ! Pour aller dénicher votre dragon dans son antre, rendez-vous ici.



Autre Monde cycle 2 : Entropia

Autre Monde cycle 2 : Entropia dans Littérature 14082912282115263612484749La guerre est finie. Entre Pans et Cyniks, condamnés à s’entendre, l’équilibre reste fragile. Pendant ce temps, au nord d’Eden, surgi d’on ne sait où, un impénétrable et mystérieux brouillard stagne comme une muraille. Entropia et ses pièges attendent désormais l’Alliance des trois… Cette deuxième époque entraîne le lecteur à la découverte du véritable ennemi des Pans : Entropia, essence même de la Grande Tempête qui a ravagé la planète. Les véritables enjeux d’Autre-Monde se dessinent peu à peu pour nos 3 héros en quête de qui s’est vraiment passé.

La série qui m’a tant étonné l’année dernière est donc de retour depuis le 3 novembre. Que vaut donc ce nouvel Opus?
Dans un premier temps, on peut se dire que si « nouveau Cycle », on va forcément tomber sur un tome contenant moins d’action que ses prédécesseurs, et on aura forcément raison. La première moitié de ce livre fait donc la part belle à la mise en place des personnages (anciens et nouveaux), et au scénario lui même. Il aurait d’ailleurs été judicieux de nous faire un rapide résumé du premier cycle en guise de préambule, pour pouvoir nous remettre plus facilement dans l’ambiance.

Ensuite, on pourrait se poser la question de la situation dans le temps et l’espace de cette histoire. Sachez que nous retrouvons l’Alliance des trois presque à l’endroit et au moment où on les avait laissé à la fin du volume 3. Pas de surprise donc concernant une évolution que l’on aurait pu rater entre les personnages ou les lieux.

Enfin, le scénario en lui même permet-il de relancer un cycle? Et bien oui, si on a la patience de se remémorer les évènement passés (pas si simple si, comme moi, dévorez romans, BD et manga de s’y retrouver au début), la deuxième partie du roman mettant la part belle à l’action et au début de l’opus suivant en fait.

Car oui, ce tome n’est en fait qu’un véritable préambule à ce qui va suivre, et le style si particulier de Maxime Chattam permet de faire passer ce moment très agréablement. Ce livre, en effet, se lit très facilement, très rapidement, du fait de l’utilisation de phrases courtes qui font mouche. Ce n’est pas non plus un pavé monumental : à peine 400 pages.

Je recommande donc vivement à tous les amateurs de Fantasy de se replonger dans les aventures de Matt, Tobias et Ambre.

- Skarn Guérisse Laurent -

(Autre Monde : Entropia / Maxime Chattam / éd. Albin Michel)



La Partition de Narvilone

 La Partition de Narvilone dans Littérature livre4m

Minos, l’un des administrateurs du forum Les Voyageurs de l’Imaginaire, s’est lancé un défi : écrire un roman de fantasy en un mois ! Il se propose de vous permettre d’assister à l’accouchement de La Partition de Narvilone sur son blog : « Je me propose donc de vous faire partager mes avancées de La partition de Narvilone jour après jour, sur un mode inhabituel, néanmoins. Pour une fois, je ne mettrais pas le texte en lui-même sur le blog, mais ferais des notes sur le “making-of”, à savoir l’avancement en terme de chapitrages et de scènes écrites, ainsi que le nombre de mots couchés sur papier par jour. Objectif afin de se rapprocher d’un “pseudo” NaNoWriMo : 50 000 mots en un mois, soit 1 667 mots par jour. »

Minos est un passionné de l’écriture qui n’en est pas à son premier texte. On peut en effet également lire sur son blog ses nouvelles dont certaines en rapport avec ses sagas préférées : STAR WARS et STAR TREK. On trouve ainsi en plusieurs parties USS Baltimore pour STAR TREK et Tel’Ay Mi-Nag pour STAR WARS. Ses écrits, déjà publiés sur certains forums, sont toujours très appréciés pour leur grande qualité. Minos futur écrivain ? A suivre !

Pour ne rien rater des avancées de La Partition de Narvilone et découvrir les nouvelles de Minos, rendez-vous chez Minoskardanos !



Le Dragon du Lac de Feu

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LE DRAGON DU LAC DE FEU (DRAGONSLAYER)
Année : 1981
Réalisateur : Matthew Robbins
Scénario : Hal Barwood & Matthew Robbins
Production : Howard W. Koch (Walt Disney / Paramount)
Musique : Alex North
Effets spéciaux : ILM
Pays : USA
Durée : 109 min
Interprètes : Peter MacNicol, Caitlin Clarke, Sir Ralph Richardson, John Hallam, Peter Eyre, Ian McDiarmid…

L’HISTOIRE :
Un dragon terrorise les habitants d’une région. Afin de calmer la bête, le roi fait sacrifier de jeunes vierges. Mais un vieux magicien et son apprenti décident d’aller tuer le monstre…

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C’est en pleine période où les échecs des studios Walt Disney se succèdent et où la célèbre maison de production cherche à se donner une nouvelle image que naît LE DRAGON DU LAC DE FEU. L’époque laisse peu de place aux films appartenant au Merveilleux et à l’Heroic Fantasy, le public préférant alors le cinéma de science-fiction, par conséquent le projet nage à contre courant, et l’on peut s’étonner de l’accord des studios.  

On doit LE DRAGON DU LAC DE FEU à deux hommes : Hal Barwood et Matthew Robbins (lesquels, pour la petite histoire, on fait découvrir Ralph McQuarrie à George Lucas). Avant de parvenir à une version qui les satisfasse, Barwood et Robbins écriront treize scénarios du film ! Leur connaissance en matière d’effets spéciaux représentera un atout non négligeable pour la mise en chantier du DRAGON DU LAC DE FEU (nos deux hommes ont assisté à la création d’Industrial Light and Magic).

Le projet prend progressivement une telle envergure que le budget atteint bientôt les 18 millions de dollars, une somme énorme pour l’époque. Walt Disney s’associe alors à Paramount pour produire le film. 40 des meilleurs techniciens au monde travaillent sur LE DRAGON DU LAC DE FEU (parmi eux Brian Johnson, Dennis Muren, Phil Tippett…) dont la plupart ont travaillé sur STAR WARS IV, RENCONTRES DU TROISIEME TYPE et ALIEN. Le film nécessitera deux années.

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Dès le départ, Barwood et Robbins ne souhaitent pas que LE DRAGON DU LAC DE FEU s’apparente à un merveilleux conte de fées. Au contraire, les deux hommes font tout pour décrire un Moyen Âge authentique, à la fois plongé dans l’obscurantisme, les croyances et la misère, cela afin de gagner en crédibilité aux yeux du public. Les décors sont soignés, et l’éternelle grisaille du film contribue à son atmosphère souvent sinistre. En ce qui concerne le tournage en extérieurs, Barwood déclare : « Le temps n’était pas toujours très beau. Nous avions beaucoup de problèmes à cause du temps. Nous tournions pendant l’été écossais et gallois, et pourtant nous avons eu de terribles pluies ! » L’histoire du film se déroule dans le monde d’Urland. Barwood précise : « Nous pensions que cela ressemblerait à l’Angleterre au début du VIe siècle. En général, nous avions plus en tête un endroit historique qu’un site fantastique, parce que cela correspondait à notre idée que tout devait avoir un aspect très réel. Nous savions que nous choisirions les îles britanniques, parce qu’elles ont l’aspect, le paysage, l’arrière-plan rocheux, le ciel bas et couvert de nuages que nous recherchions. Nous avons créé ce monde en construisant 18 décors différents. Quatre plateaux principaux furent nécessaires aux Studios Pinewood. Des tonnes de ciment, plastique, de faux rochers, etc., ont été disposés avec soin sur une surface de plusieurs hectares. »

Toujours dans cette optique de conférer au film une certaine crédibilité, Barwood et Robbins se refusent à y introduire des créatures fantastiques tels que des elfes ou des gnomes. Tous leurs efforts vont alors converger vers une seule et même créature : le dragon. Créature légendaire s’il en est, le dragon est ici la vedette du film, et quelle vedette ! Barwood et Robbins vont jusqu’à lui donner un nom latin : Vermithrax Pejorative (le vers maléfique de Troie) !

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Le dragon du film sera conçu par David Bunnett et Phil Tippett des studios ILM de George Lucas, à partir des idées de Barwood et Robbins qui auront pour l’occasion compulsé et étudié toutes les publications en rapport avec la créature fantastique. Le monstre se devait d’être très impressionnant et imposant, à tel point que lorsque Vermithrax déployait ses ailes, le public devait s’imaginer une envergure d’environ 27 mètres ! Et, plus que tout, Vermithrax devait être absolument crédible au risque de ridiculiser le film. Ainsi, 4 millions de dollars seront nécessaires pour sa conception, et notre dragon sera l’objet de toutes les attentions. Il est le résultat à l’écran des effets spéciaux les plus aboutis en matière d’effets optiques, d’animation en stop-motion, d’intervention de l’informatique, d’effets de maquillages et mécaniques.  Plusieurs versions de Vermithrax seront conçues en différentes tailles (de quelques centimètres à plusieurs mètres). Un modèle réduit situé sur un moteur spécial pourra même bouger 16 parties différentes du corps simultanément.

Danny Lee et son équipe fabriquent également une tête aux yeux et aux mâchoires articulées au bout d’un cou de 4,80 mètres de long (pour un poids de 2 tonnes !), une queue mobile de 6 mètres, une patte griffue et des ailes de 18 mètres d’envergure. La peau de Vermithrax sera en uréthane. L’ensemble sera conçu en deux mois seulement. Brian Johnson (COSMOS 1999, L’EMPIRE CONTRE-ATTAQUE…) supervisera les effets mécaniques d’une grande difficulté à coordonner car les pannes se succèdent et les mouvements du dragon s’avèrent plutôt saccadés. Dix personnes sont parfois nécessaires pour permettre à la créature de se mouvoir convenablement. Cependant ce travail de titan portera à la longue ses fruits et Vermithrax s’offrira alors son premier rôle à l’écran.

Hal Barwood déclare à propos du repaire du dragon : « C’est Elliot Scott qui a conçu le décor du repaire du dragon, occupant à lui seul deux plateaux ! Ce décor devait être soigneusement protégé contre les dangers du feu. En fait, les sapeurs-pompiers de la région étaient toujours présents. Peter McNicol a montré beaucoup de courage lorsqu’il a traversé les flammes et tout le reste ! »

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Sir Ralph Richardson (Ulrich) incarne brillamment le vieux magicien détenteur d’un savoir interdit tandis que Peter MacNicol joue le jeune Galen pour son premier rôle au cinéma. Barwood déclare au sujet des acteurs du film : « Matthew est allé à Toronto, New York, Los Angeles et San Francisco, où nous avons vu beaucoup d’acteurs pour les rôles de Galen et Valériane, les deux jeunes premiers. Il nous a tout simplement fallu beaucoup de temps pour trouver les acteurs qui semblaient répondre aux besoins dramatiques que nous avions en tête. » En ce qui concerne Sir Ralph Richardson : « Pour ce qui est de Sir Ralph Richardson, nous avions pensé à lui en écrivant l’histoire. C’est étrange, parce que à deux occasions, la même chose s’était passée, et dans les trois cas, l’acteur auquel nous pensions a fini par jouer le rôle ! Il est très rare d’écrire un rôle avec un acteur en vue. Cela peut d’ailleurs être très dangereux pour la rédaction de l’histoire. Mais nous trouvions que Sir Ralph Richardson avait une très grande maîtrise de son rôle, et qu’il pouvait incarner un vieil homme à la main de fer et être empreint d’une sorte de pouvoir charismatique, sauvage et démentiel. Nous avons donc pensé que nous devrions lui présenter l’histoire, pour savoir s’il aimerait jouer le rôle, nous l’avons fait et il a accepté. »

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LE DRAGON DU LAC DE FEU, qui fête cette année ses 30 ans, demeure encore aujourd’hui une référence en la matière, en particulier, on s’en doute, pour son dragon d’une crédibilité rarement atteinte au cinéma. A la fois cruelle, féroce, effrayante et majestueuse, la créature fantastique qui hante les légendes du monde entier depuis des siècles trouve enfin un film qui restitue avec honneur toute sa force et son image impressionnante. Chacune de ses apparitions est superbe.

Le film de Barwood et Robbins s’affranchit du monde souvent mièvre de Disney. Cette fois, on ne s’adresse plus aux enfants mais aux adultes, avec des scènes parfois cruelles où l’on frôle l’horreur, et avec l’univers sombre d’un Moyen Âge inquiétant. Quant aux acteurs, Sir Ralph Richardson nous offre un puissant magicien maître de son art alors que Peter MacNicol s’avère peut-être un peu fadasse dans le rôle du jeune Galen, et surtout il ne possède pas la gueule de l’emploi.

LE DRAGON DU LAC DE FEU, s’il est aujourd’hui dépassé par les dragons de l’ère du numérique, aura marqué d’une pierre blanche le cinéma du Merveilleux, et son dragon est loin d’avoir vieilli. Il paraît encore plus beau que jamais face aux versions de pacotille présentées dans des films tels que DONJONS ET DRAGONS.

L’avis des spécialistes :

« Dragonslayer est un film audacieux à plus d’un titre : premier grand film de « fantasy » pure, il s’est refusé, à un certain niveau, d’exploiter le genre dans ses aspects les plus commerciaux pour, au contraire, rester fidèle à un esprit très traditionnel. » (Jean-Marc Lofficier / L’Ecran Fantastique n°27 d’octobre 1982)

« Pendant près de deux heures, on feuillette un merveilleux – c’est le cas de le dire – livre d’images. C’est devenu tellement rare qu’on aurait tort de s’en priver. » (Première)

Sources : L’Ecran Fantastique, Wikipédia.

- Morbius -

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Myrihandes, le Secret des Âmes-Soeurs

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Etonnant de découvrir au gré de mes flâneries nocturnes sur la grande Toile du web cet auteur français, dont le nom ne vous dira peut-être rien, et pourtant… Guilhem Méric, ce romancier sétois sorti de l’ombre en 2010 avec sa saga Myrihandes (éditions Au Diable Vauvert), est un ovni de la littérature francophone.

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La Fantasy est un genre de prédilection chez nos compatriotes anglais et américains, et après lecture de cet ouvrage narrant une mystérieuse légende sur des âmes-soeurs capables de fondre leurs corps en un être unique, je n’ai pu m’empêcher de penser à l’oeuvre mythologique de Platon qui, dans le Banquet, et en particulier le Discours d’Aristophane, expliquait comment les êtres merveilleux que nous étions jadis se sont trouvés tranchés en deux moitiés par Zeus pour être enfin implorés par les Hommes.

Mêler ce mythe de l’Antiquité, traditionnellement étudié par les chères têtes blondes de nos collèges, avec l’univers magique de la Fantasy, était déjà en soi ingénieux. Car Guilhem Méric, plutôt que de se contenter d’adapter simplement ce conte, s’en est librement inspiré pour créer sa propre mythologie et bâtir un monde époustouflant, qui possède le double mérite de divertir l’enfant qui est en nous et de faire réfléchir l’adulte sur sa propre nature, sur ses relations avec autrui, qu’il s’agisse d’amitié, de haine ou d’amour.

Mais l’originalité de l’auteur ne tient pas seulement à l’oeuvre du livre. Et c’est là que j’en reviens à ce mot « ovni » qui s’est imposé à moi à sa découverte.

En poussant la curiosité, j’ai pu découvrir que Guilhem Méric oeuvre depuis plusieurs années sur l’adaptation cinéma de son roman. Et pas en dilettante. En consultant le site web consacré au projet, on tombe littéralement des nues : des dizaines d’illustrations de décors et de personnages (la plupart sous les traits de comédiens célèbres), des thèmes musicaux originaux (d’une qualité indéniable), et même un documentaire vidéo – dont certaines images sont saisissantes – présentant le projet ainsi qu’une partie de l’équipe de « préproduction ». Encore une initiative de l’auteur.

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Quand on peut voir que ce documentaire, flanqué d’un teaser bien ficelé, est déjà présent sur Allociné, partenaire du projet du film, on se demande encore comment le nom de Myrihandes n’est pas encore sur toutes les lèvres, notamment celles des aficionados d’Harry Potter et autre Seigneur des Anneaux.

Ajoutez à cela que Myrihandes est présent sur la plupart des grands réseaux sociaux, et vous pourrez imaginer le travail titanesque de l’auteur, de son éditeur et de toute l’équipe d’Harmonia Productions !

Peut-être faudra-t-il attendre la sortie des autres tomes de la saga pour qu’explose Myrihandes ? C’est tout le mal que je souhaite à Guilhem Méric, sélectionné pour le prestigieux Prix Méditerranée des Lycéens 2012. A mon sens, il tient là entre ses mains matière à rivaliser avec les plus grands du genre.

C’est là bien sûr mon avis, mais je tenais à vous le faire partager, car une fois n’est pas coutume : la Fantasy made in France, quand elle est bonne, mérite d’être aussi bien défendue, sinon mieux, que l’anglosaxonne !

- Silmarilla -

Pour en savoir plus :

http://www.myrihandes.com/

http://www.myrihandes-lefilm.com/home.htm



Séquence B.O. : Jason et les Argonautes

Séquence B.O. : Jason et les Argonautes dans B.O. 14082404190615263612473109

Pour le chef-d’oeuvre de Don Chaffey, JASON ET LES ARGONAUTES (1963), il fallait un maître de la musique de film. Bernard Herrmann, maître parmi les maîtres, composa la magnifique bande originale aux accents antiques. Nous voilà transportés à l’époque des dieux grecs dans une formidable épopée où Jason et ses Argonautes aura fort affaire avec le géant Talos, les harpies, l’hydre et… une armée de squelettes redoutables animés par le magicien Ray Harryhausen !

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Bernard Herrmann (1911-1975)

Voici le célèbre générique d’ouverture de JASON ET LES ARGONAUTES, suivi de quelques autres extraits. Christophe Repplinger, de L’Ecran Musical, déclare à son sujet : « Si ce film brille par son invention visuelle, il doit également son éclat à la partition majestueuse de Bernard Herrmann qui vient renforcer le côté spectaculaire des effets spéciaux. Sans cette musique cadencée et imposante, aux accents militaires, le film perdrait de son pouvoir de fascination. » Laure Gontier affirme quant à elle : « “Que serait Jason sans ce générique, qui dès les premières images, et surtout dès les premières notes, nous plonge dans le climat des batailles de l’Antiquité ?” (pour lire l’analyse complète de la bande originale de JASON ET LES ARGONAUTES : L’Ecran Musical).

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