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Archive pour la catégorie « Fiche film »

Tron

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TRON
Année : 1982
Réalisateur : Steven Lisberger
Scénario : Steven Lisberger
Production : Donald Kushner (Walt Disney Productions)
Musique : Wendy Carlos
Effets spéciaux : Steven Lisberger, Richard Taylor, Harrison Ellenshaw, John Scheele
Pays : USA
Durée : 96 min
Interprètes : Jeff Bridges, Bruce Boxleitner, David Warner, Cindy Morgan, Barnard Hughes…

L’HISTOIRE :
« Kevin Flynn est un programmeur de génie, mais ses programmes ont été pillés par un de ses collègues, Ed Dillinger, qui en tire le bénéfice et réussit à le faire licencier. Kevin tente alors de pénétrer dans le système informatique à la recherche de preuves à l’aide de son programme CLU. Mais le système est passé sous le contrôle d’un des programmes d’Ed, le Maître contrôle principal ou MCP (Master Control Program en version originale), un ancien programme d’échecs qui a évolué. CLU ayant été neutralisé par le MCP, Kevin (avec l’aide d’anciens collègues, Lora et Alan) s’introduit dans l’entreprise pour tenter d’avoir accès, de l’intérieur, aux informations qui lui rendraient la paternité de ses créations. Le MCP prend alors le contrôle d’un laser et réussit à dématérialiser Kevin pour le transformer en programme. À l’intérieur de l’ordinateur, les programmes ont l’apparence de leur concepteur… » (Wikipédia)

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TRON sort en 1982, une année faste en événements cinématographiques de science-fiction puisque l’on y trouve également BLADE RUNNER, E.T. et STAR TREK II. Annoncé comme une révolution majeure en matière de divertissement et d’effets spéciaux, TRON accède quasi instantanément au rang de film culte pour y demeurer finalement éternellement. Le magazine Première déclare à l’époque dans sa critique : « Profondément, il fait « oeuvre de créateur » et participe à l’invention d’un nouvel imaginaire qui, né aussi chez Walt Disney, remplace tout simplement la sorcière sur son balai ou le magicien étourdi d’hier par un ordinateur d’aujourd’hui… « Tron » par les yeux (format 70 mm), par les oreilles (Dolby six pistes), vous enchantera… de 7 à 77 ans ! »

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TRON est le produit élaboré d’une fusion entre artistes et informaticiens. Syd Mead (BLADE RUNNER), « designer » aussi talentueux que Ralph McQuarrie, s’est occupé de la conception de tous les véhicules du film, ainsi que du MCP et du vaisseau de Sark. Moebius, notre Jean Giraud national, s’est chargé de superviser le storyboard et la création des costumes et de certains décors. Phil Lloyd a travaillé quant à lui sur les couleurs et les « luisances ». Pas moins de quatre entreprises américaines de recherche informatique vont oeuvrer sur TRON car aucune ne peut à l’époque se lancer seule dans un projet de cette envergure. Ce sont ainsi plus de quinze minutes du film qui seront conçues sans intervention humaine et 80% des décors seront peints directement par ordinateur. En outre, et non des moindres, l’ordinateur aura pour rôle d’intégrer les acteurs dans des décors virtuels animés tout en contrôlant couleurs et formes. Ce qui fut un véritable défi dans ce début des années 1980 est devenu ni plus ni moins qu’une simple routine dans le cinéma et les séries TV de SF d’aujourd’hui…

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Syd Mead déclare à propos de son travail sur TRON : « Le problème qui m’était soumis était très différent de celui que j’avais rencontré dans « Blade Runner, » par exemple. En effet, tous mes projets devaient avoir cette allure élancée, être débarrassés de tout détail superflu, tant pour les besoins de l’animation par ordinateur que pour ceux du style recherché par Steve. Pour la conception de chacun des engins, j’ai parcouru toute ma documentation et je me suis procuré des photos. Pour le voilier solaire, j’ai exploré le dessin d’un galion espagnol ; pour les chars d’assaut, je me suis servi des derniers modèles de tanks. A partir de ces documents, j’ai commencé à dessiner des chars et je me suis demandé à quoi ils pourraient bien ressembler d’ici une petite cinquantaine d’années. Le grand chic dans les jeux vidéo consistant à interpréter graphiquement des objets familiers, cela collait parfaitement avec ma propre technique. C’est seulement par la suite que j’ai appris que mes dessins avaient été animés par ordinateur. » Harrison Ellenshaw, producteur associé et co-responsable des effets spéciaux du film (et qui a travaillé sur L’EMPIRE CONTRE-ATTAQUE), avoue sans retenue son enthousiasme pour un tel projet : « J’avais très envie de le faire. Je tenais absolument à participer à sa genèse. Pour moi, comme pour tous ceux qui y ont participé, c’était indiscutablement un défi. Personne ne connaissait les réponses d’avance. »

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Quelles sont donc les raisons qui ont poussé Steven Lisberger, le réalisateur, à choisir Syd Mead et Moebius dans cette formidable entreprise ? Réponse de l’intéressé en ce qui concerne Moebius : « C’est pourtant très simple. Parce que son travail dans la bande-dessinée dépasse le cadre de la bédé. C’est de l’art pur. Il y a dans sa création une constance, une texture, un équilibre, une intégrité qui ont toujours été pour moi une source d’inspiration. Plus un certain mysticisme. Et un « feeling organique », un sens du fragile, du transparent, du translucide. » Maintenant en ce qui concerne Syd Mead : « Syd Mead, en revanche, a le sens de l’opaque, le sens de la masse. Son dessin est fort, puissant. Combiner Moebius et Syd Mead me paraissait devoir être la jonction du Yin et du Yang. Et ça a été le cas : ils ont parfaitement fonctionné ensemble. Le « Voilier solaire » est de Moebius, le « Vaisseau patrouilleur » de Syd Mead, et l’un est à la poursuite de l’autre. »

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Parmi le casting de TRON, on trouve Jeff Bridges (STARMAN) dans le rôle de Kevin Flynn (Clu), Bruce Boxleitner (BABYLON 5) dans celui d’Alan Bradley (Tron) et David Warner (qu’on ne présente plus !) incarne le méchant de service dans la peau d’Ed Dillinger (Sark et voix du Maître Contrôle Principal MCP). TRON sera à l’origine de séquences mémorables comme l’impressionnante poursuite en motos électroniques ou le combat aux frisbees. Quant à la musique de Wendy Carlos, elle utilise à la fois un orchestre philarmonique et de l’électronique, mélange original et plutôt réussi dans l’ensemble. TRON est comme le bon vin, il s’apprécie en vieillissant. A ma première vision en 1982 j’avais été impressionné par les superbes images de ce futur classique mais déçu par sa froideur. Aujourd’hui il compte parmi mes films de SF préférés.

Flanqué d’un buget de 17 millions de dollars, TRON en rapportera 33 millions. Voilà ce que L’Ecran Fantastique déclarait en 1982 : « En dépit d’un début très encourageant (près de 5 millions de dollars pour les trois premiers jours), Tron ne fut pas accueilli avec enthousiasme par le public américain. [...] Kushner et Lisberger se plaignent en outre du fait que le budget publicitaire consacré à la télévision et aux journaux ne fut que de 3,8 millions de dollars, ce qui n’est vraiment pas beaucoup, selon les critères d’aujourd’hui. On a pu entendre dire pendant un moment que le film donnerait lieu à une séquelle, Tron 2, aux destinées de laquelle étaient censés présider Kushner et Lisberger. Le projet semble maintenant abandonné. » Certes, c’était à l’époque… 28 ans plus tard (il aura tout de même fallu attendre longtemps !) TRON : L’HERITAGE (TRON LEGACY), la suite officielle de TRON, est programmée pour décembre 2010 aux Etats-Unis et seulement en février 2011 en France. Steven Lisberger est à nouveau aux commandes, et c’est tant mieux car le film s’annonce impressionnant. Je vous laisse à présent comparer par vous-même les deux bandes-annonces : en premier celle de TRON de 1982, en second celle de TRON : L’HERITAGE qui a fait sensation à la Comic Con 2010 de San Diego, suite de TRON qui s’annonce d’ores et déjà comme l’un des événements de l’année. Il est évident que l’informatique a fait des progrès en 28 ans !

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Sources : Wikipédia, Première, 80 Grands Succès de la Science-Fiction, L’Ecran Fantastique n°30.

Pour en savoir plus sur TRON : http://fr.wikipedia.org/wiki/Tron

- Morbius -



Le Trou Noir

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LE TROU NOIR (THE BLACK HOLE)
Année : 1979
Réalisateur : Gary Nelson
Scénario : Jed Rosebrook, Bob Barbash, Richard H. Landau & Gerry Day
Production : Ron Miller (Walt Disney Pictures)
Musique : John Barry
Effets spéciaux : Peter Ellenshaw, Art Cruickshank, Eustace Lycett, Danny Lee, Harrison Ellenshaw & Joe Hale
Pays : USA
Durée : 97 min
Interprètes : Maximilian Schell, Anthony Perkins, Robert Forster, Joseph Bottoms, Yvette Mimieux, Ernest Borgnine…

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L’HISTOIRE :
Au XXIIe siècle, de retour d’une mission, l’USS Palomino détecte à proximité d’un gigantesque trou noir la présence d’un vaisseau. Il s’agit de l’USS Cygnus, disparu il y a une vingtaine d’années. L’équipage décide de l’accoster…

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Nous sommes en 1979, soit deux ans après la sortie triomphale de STAR WARS sur les écrans du monde entier. Tous les plus grands studios hollywoodiens s’essayent désormais à la science-fiction avec plus ou moins de brio. Warner avec SUPERMAN, Paramount avec STAR TREK : THE MOTION PICTURE, Walt Disney avec LE TROU NOIR… Le film, réalisé par Gary Nelson, a nécessité cinq ans de préparation, un budget de vingt millions de dollars, un tournage de vingt-deux semaines sur quatre plateaux dans un secret total. On a même développé pour la circonstance un nouveau système de caméra sur ordinateur, l’ACES (automatic camera effects system), considéré alors comme le plus sophistiqué d’Hollywood. Les effets spéciaux du film se sont avérés si complexes à élaborer que dans certaines séquences on compte jusqu’à douze procédés photographiques différents sur l’écran. « La prise de vue et les travaux de laboratoire et de postproduction ont duré quatorze mois en tout. A peu près toutes les techniques cinématographiques connues à ce jour ont été utilisées pour établir de nouveaux records d’effets spéciaux. Ce qui a été réussi dans ce film n’a jamais encore été montré à l’écran. », nous dit-on dans Les Nouvelles Calédoniennes de l’époque.

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Le sujet est en soi assez original : le trou noir, phénomène cosmique ravageur, n’avait encore jamais été présenté au cinéma. Il fallait donc une superproduction aux moyens… astronomiques pour lâcher le monstre sur les grands écrans. Même si les effets spéciaux du film ne sont pas toujours à la hauteur de la bête (notamment le vol des vaisseaux, saccadé, ainsi que la séquence de l’arrivée des météorites), il faut avouer que le grand spectacle est bien là. Pendant plus de quatre-vingt-dix minutes, LE TROU NOIR nous entraîne dans les profondeurs incommensurable de l’Univers où le danger est omniprésent et où la froideur glaciale de l’espace va jusqu’à gagner le film… LE TROU NOIR est en effet un film qui ne s’adresse pas aux enfants, même s’il s’agit d’un « produit » Disney, et même si des robots comme V.I.N.CENT. et B.O.B. leur sont visiblement destinés. Avec son intrigue plutôt sombre, son savant fou démoniaque Hans Reinhardt (Maximilian Schell), son équipage de zombies et son robot cruel et déchiqueteur (ah, la séquence où Alex Durant, incarné par Anthony Perkins, finit entre les pinces rotatives du méchant Maximilian…), LE TROU NOIR est loin de ressembler à ALICE AU PAYS DES MERVEILLES ou CENDRILLON…

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L’intrigue, parfois poussive, ne nuit cependant pas au dépaysement et au plaisir que l’on ressent tout au long du film à explorer ce gigantesque vaisseau mystérieux qu’est l’USS Cygnus. Très rétro dans son apparence (on le croirait issu d’un univers steampunk), il s’illumine dans toute sa splendeur après un long survol de sa structure faite de multiples tuyaux entrelacés. Si l’histoire du TROU NOIR est, dit-on, à tort ou à raison, inspiré du célèbre roman de Jules Verne VINGT MILLE LIEUES SOUS LES MERS, le Cygnus n’est autre que le Nautilus dans l’espace… Quant à dire que le professeur Hans Reinhardt n’est autre que le capitaine Nemo, je m’y refuse personnellement… Les intérieurs du Cygnus sont eux aussi rétros, avec un côté kitch souvent marqué dans ses décorations. C’est tout ce qui contribue au charme de l’immense salle de contrôle où écrans géants, passerelles, boutons et consoles colorés se disputent à d’énormes sphères étranges manipulées par un équipage non moins étrange. Les peintures sur verre conçues par le grand Peter Ellenshaw et son fils sont de véritables chefs-d’oeuvre à elles seules.

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La séquence la plus impressionnante du TROU NOIR est sans doute celle où une gigantesque météorite traverse la coque du Cygnus. Elle roule, incandescente, fracassant tout sur son passage, en direction de nos héros qui s’enfuient sur une passerelle. Les séquences du trou noir sont elles aussi fort impressionnantes. Mais les dernières scènes du film appartiennent quant à elles au délire du réalisateur Gary Nelson. On y voit un Hans Reinhardt transformé en démon des enfers planer, hirsute, dans l’espace, avant de ne faire qu’un avec son Maximilian de robot… Qu’avait donc fumé Gary avant de tourner ce délire ?…

John Barry, un compositeur que l’on ne présente plus avec John Williams et Jerry Goldsmith, signe la très belle musique du film.

Quant aux acteurs, on a le plaisir de retrouver Ernest Borgnine dans le rôle de Harry Booth, un journaliste qui trahira les siens à la fin du film. Maximilian Schell convient tout à fait au rôle du dangereux scientifique Hans Reinhardt, son regard possède tout le côté dément du personnage. Yvette Mimieux, le Dr Kate McRae, est une télépathe. Elle communique grâce à la pensée avec le robot V.I.N.CENT. dont la voix originale est celle du célèbre Roddy McDowall. Anthony Perkins joue le Dr Alex Durant, un homme prêt à se joindre au projet fou de Reinhardt.

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LE TROU NOIR possède un aspect visuel si rétro que j’ai toujours eu du mal à croire qu’il a été tourné en 1979. On pourrait presque le référencer dans les films de SF des années 1950, même les costumes des principaux personnages ressemblent singulièrement à ceux des héros des SURVIVANTS DE L’INFINI (THIS ISLAND EARTH / 1955 / Joseph M. Newman & Jack Arnold). Il n’en demeure pas moins un film original et intéressant à voir. A quand un remake ?…

Bande-annonce américaine du film :

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Sources : Wikipédia, Les Nouvelles Calédoniennes.

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Star Crash

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STAR CRASH, LE CHOC DES ETOILES (STAR CRASH)
Année : 1978
Réalisateur : Lewis Coates (alias Luigi Cozzi)
Scénario : Luigi Cozzi
Production : Nat Wachsberger & Patrick Wachsberger
Musique : John Barry
Effets spéciaux : Germano Natali / Studio Quattro
Pays : USA / Italie
Durée : 94 min
Interprètes : Caroline Munro, Marjoe Gortner, Christopher Plummer, David Hasselhoff, Robert Tessier, Nadia Cassini, Joe Spinell…

L’HISTOIRE :
« Alors qu’ils tentent d’échapper à la police de l’espace, les deux bandits intergalactiques, Stella Star et Akton, rencontrent le survivant d’une attaque contre l’infâme Zarth Arn. Ce dernier est un être fourbe et malfaisant qui veut devenir le maître de l’univers. Ils apprennent que cet être ignoble possède une arme d’une puissance telle que la galaxie entière pourrait disparaître en quelques secondes… » 

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Quiconque a vu STAR CRASH ne peut demeurer de marbre face à ce « nanar de luxe », cette incroyable fête foraine spatiale où clignotent sans cesse des étoiles vertes, jaunes, rouges, bleues et roses, où des pilotes hystériques de vaisseaux en plastique font des loopings en poussant des cris de joie, où chaque bruitage est à lui seul un gag sonore, et où de superbes créatures féminines arborent le strict minimum vestimentaire en compagnie de héros aux cheveux hirsutes qui déambulent dans des décors digne d’un show à la Maritie et Gilbert Carpentier des années disco… STAR CRASH n’est pas seulement le « choc des étoiles », il est à lui seul un « choc visuel » d’une déroutante naïveté. Mais malgré tout, et c’est cela le pire, on ne parvient pas à détester cette space-opérette ! Non ! On rit tellement devant ce spectacle bourré de vitalité où notre magnifique Stella Star (Caroline Munro / L’ESPION QUI M’AIMAIT) s’en donne à coeur joie, sourire aux lèvres pulpeuses, et on jubile tellement face aux tordantes apparitions du méchant Zarth Arn (Joe Spinell / MANIAC) aux cheveux bouclés et à la barbe bien taillée, qu’on s’étonne de passer un « bon moment » dans cet univers qu’aucun réalisateur actuel ne serait capable de recréer même avec le numérique à l’appui ! Non, car STAR CRASH c’est d’abord du « fait-maison », à l’italienne (courageux Italiens qui n’ont jamais reculé devant rien ni devant aucun genre cinématographique contrairement aux Français !).

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STAR CRASH, c’est d’abord le plagiat raté de STAR WARS. Le film de Luigi Cozzi ne se prive pas de surfer sur la vague du succès de l’oeuvre de Lucas, il va même jusqu’à utiliser les sabres laser. Sacrilège ! Le méchant du film, Zarth Arn, est un Vador de seconde zone, que dis-je, de millième zone, qui demeure dans sa forteresse spatiale en forme de main géante, clin d’oeil à l’Etoile Noire. Cependant, ici, Luke Skywalker est remplacé par une femme, Stella Star, dont le nom n’est pas sans rappeler celui qu’aurait dû porter le héros de la trilogie STAR WARS des années 1970-80 : Starkiller… Mais STAR CRASH c’est aussi, et ensuite, un soupçon prononcé de BARBARELLA (de Roger Vadim) avec une Stella Star adepte des tenues légères et plutôt érotiques, et un zeste de JASON ET LES ARGONAUTES (de Don Chaffey) avec un combat sur une plage entre notre héroïne et un robot géant animé image par image…

Parmi les acteurs, et en dehors de Caroline Munro et de Joe Spinell, on trouve également Christopher Plummer (mais qu’est-il venu faire dans cette galère !) dans le rôle de l’Empereur. Plummer débite constamment sans y croire des textes qu’un enfant de dix ans aurait pu écrire, sa meilleure réplique s’avérant celle de la fin du film… à se tordre de rire ! David Hasselhoff (ALERTE A MALIBU, K-2000) débutait à l’époque. Il incarne le fils bien aimé de l’Empereur.

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A l’origine, STAR CRASH devait s’intituler LES AVENTURES DE STELLA STAR. Luigi Cozzi avoue fièrement avoir écrit le scénario en trois jours : « Le brouillon naquit spontanément, furieusement devrais-je dire, comme une rivière en crue. » Quant au choix d’une femme dans le rôle principal, voilà l’étonnante explication de Cozzi : « Mon idée de départ était de créer une espèce de version cosmique de la théorie chrétienne de la Trinité (Stella, Elle et Akton), avec la femme manifestement supérieure à l’unique mâle de l’aventure (Simon, le fils de l’Empereur), afin que, de la mort de Elle et de Akton et de l’union de Stella avec Simon naisse l’être parfait qui réunit les qualités de tous sans en prendre les défauts (un peu le « Fils des Etoiles » de mémoire kubrickéenne). » Sans commentaire… En ce qui concerne Caroline Munro, notre charmante actrice américaine était pleine d’espoir pour STAR CRASH : « J’aime beaucoup la mise en scène de ce film et je devine qu’il sera très bon. » a-t-elle déclaré à l’époque… Armando Valcauda, spécialiste en effets spéciaux sur le film, a dit : « Pour la grande bataille qui se situe à la fin, nous avons utilisé la même technique que Stanley Kubrick, c’est-à-dire des diapositives projetées, masquées de noir, qui permettent d’obtenir des résultats irréalisables avec la « prise en 24″ (vitesse normale du cinéma). Dans d’autres scènes, avec des optiques déterminées, grand angulaire sur un décor étoilé de trente mètres de large, nous avons effectué la prise de vues normale des maquettes suspendues à des câbles noirs, et les résultats sont excellents. » Re-sans commentaire…

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Les couleurs « flashy » des vaisseaux du film s’expliquent ainsi selon Luigi Cozzi : « C’est une particularité qui en surprend plus d’un. La plupart des maquettes d’astronefs qui apparaissent dans le film sont de couleur argent métallisé, bien que sur la pellicule ils soient très colorés. La Station Spatiale du Comte, par exemple, semble bleue alors alors qu’en réalité elle est argentée comme est argentée aussi la Cité Volante du final qui, elle, a la teinte de l’arc-en-ciel. La raison en est simple. S’il avait fallu peindre les modèles, nous n’aurions jamais obtenu ces couleurs intenses et chaudes que Valcauda voulait donner à ses créations. Pour les obtenir, il fallait donc éclairer les maquettes à l’aide d’intenses sources lumineuses « filtrées » (c’est-à-dire colorées de gélatines transparentes) selon la teinte souhaitée. Et comme l’argent a un haut pouvoir de réflexion et « prend » facilement les couleurs qu’on projette sur lui, nous avons eu recours à ce système insolite. Les très beaux résultats donnent entièrement raison à Valcauda. »…

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STAR CRASH fut tourné principalement en Italie, dans le Delta du Pô, dans le sous-sol de Castellana, et sur les pentes de l’Etna en Sicile.

John Barry, grand compositeur parmi les compositeurs, a écrit la splendide musique de STAR CRASH. Il s’agit là certainement du plus bel attrait du film car sa B.O. est incontestablement de qualité, avec un thème majestueux parfois accompagné d’instruments électroniques. La musique de STAR CRASH fut récompensée au 8e Festival International du Film Fantastique et de Science-Fiction de Paris (récompense décernée par l’association Miklos Rosza France).

Pour finir je ne dirai qu’une chose : Vive STAR CRASH, perle du nanar qu’il faut avoir vu au moins une fois dans sa vie ! Et la preuve que beaucoup de gens comme moi aiment STAR CRASH : http://www.scifi-movies.com/francais/critique.php?data=starcrashlechocdesetoiles1979film&page=0

Bande-annonce du film STAR CRASH :

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Sources : Wikipédia, L’Ecran Fantastique n°8.

- Morbius -



Krull

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KRULL

Année : 1983
Réalisation : Peter Yates
Scénario : Stanford Sherman
Production : Ron Silverman
Musique : James Horner
Effets spéciaux : Derek Meddings
Pays : U.S.A / G.B.
Durée : 1 H 40
Interprètes :
Ken Marshall, Lysette Anthony, Freddie Jones, Francesca Annis, David Battley, Bernard Bresslaw…

L’HISTOIRE :
Les épousailles de Colwyn, fils du roi Turold et de Lyssa, fille du roi Eirig, prévues pour réunir les deux royaumes, ne sont pas du goût de la Bête, cachée dans la Forteresse Noire qui fait enlever la belle. Mais son fiancé, aidé du cyclope et de toute une bande de rebelles, délivrera sa bien-aimée. (Wikipédia)

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KRULL, sorti la même année que LE RETOUR DU JEDI et d’autres productions cinématographiques d’envergure, fut un échec retentissant au box-office. C’est la Columbia qui a tenu a produire ce film d’heroic-fantasy, un genre qui commençait à être à la mode dans les années 1980 (CONAN LE BARBARE, CONAN LE DESTRUCTEUR, KALIDOR, LE DRAGON DU LAC DE FEU…). Réalisé par Peter Yates (LES GRANDS FONDS, BULLIT…) pour un budget conséquent de 32 millions de dollars, KRULL, qui devait d’abord s’appeler LES DRAGONS DE KRULL (des dragons étaient en effet prévus au départ), a utilisé les services d’un grand spécialiste des effets spéciaux de l’époque : Derek Meddings (on lui doit les effets spéciaux des THUNDERBIRDS, JAMES BOND, SUPERMAN avec Christopher Reeve…). Derek Meddings, qui s’est ainsi occupé d’un magnifique décor de toile d’araignée géante, déclare :  »Avec des fils de Nylon extensibles, j’ai d’abord tissé une toile sur toute la hauteur d’un studio, avant d’y plonger les acteurs. Sur un autre plateau, l’araignée avançait selon les procédés classiques de l’animation. Puis j’ai recréé un minicocon creusé d’un trou noir, au fond duquel était projetée l’image de l’action. »

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Ron Silverman, producteur du film, défend en 1983 son beefsteack : « D’abord, et avant d’essayer de vous raconter que notre film est meilleur que tous les autres, quelques efforts qu’ils fassent pour nous égaler par le style ou par le sujet, je vous dirai qu’il y a dans KRULL une chose qui le distingue de la production actuelle : nous nous sommes tout particulièrement attachés à la psychologie des personnages. Nous avons apporté le plus grand soin aux effets spéciaux et il va de soi que, associés à la qualité des décors, ce sont eux qui vont faire vendre le film. » Et Ron Silverman de poursuivre : « Les racines de KRULL plongent profondément dans la littérature ; son sujet, la lutte du Bien et du Mal, remonte à la mythologie. Il y est question de la survivance de la Chevalerie – entendez par là : le souci, le soin des autres. On y trouve donc une coloration médiévale, certes, mais réhaussée d’éléments du plus haut exotisme, et dans un contexte différent. Bien sûr, c’est ce que tout le monde vous dit : « Oh ! notre film est complètement différent de tous les autres ! » Et c’est vrai que l’on part d’un concept différent. Au fond, l’histoire de départ de STAR WARS est plutôt simpliste, comme la nôtre, d’ailleurs, mais tant mieux si cela nous permet d’extrapoler et d’exploiter à fond la proposition de départ. »

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On aimerait pouvoir aimer KRULL, film aux décors souvent magnifiques et à la mise en scène ambitieuse, mais ce drôle de mélange clinquant d’heroic-fantasy-SF ou de SF-heroic-fantasy est un véritable ovni du genre où les acteurs médiocres délivrent sans cesse des répliques niaises et où l’intrigue se résume à une peau de chagrin. On s’ennuie ferme (la scène des marécages est interminable) et l’humour passe mal (s’il s’agit d’humour…). Seule la splendide musique de James Horner, véritable petit chef-d’oeuvre, est à sauver de ce film incroyablement long pour n’avoir malheureusement rien à raconter.

Bande-annonce américaine :

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Splendide générique d’ouverture composé par James Horner :

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Sources : Wikipédia, L’Ecran Fantastique, Mad Movies, L’Express, Starfix.



Wolfen

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WOLFEN 

Année : 1981
Réalisation : Michael Wadleigh
Scénario : Michael Wadleigh, David Eyre et Eric Roth, d’après le roman de Whitley Strieber « The Wolfen »
Production : Rupert Hitzig et Alan King
Musique : James Horner
Effets spéciaux / Maquillages : Robert Blalack / Carl Fullerton
Pays : U.S.A
Durée : 115 min
Interprètes : Albert Finney, Diane Venora, Edward James Olmos, Gregory Hines…

L’HISTOIRE :
Une étrange série de meurtres a lieu en plein coeur de New-York. A chaque fois les victimes sont retrouvées étrangement mutilées. Un policier new-yorkais, Dewey Wilson (Albert Finney), est chargé de l’enquête. Petit à petit, ses découvertes vont le mener sur la piste des loups, mais pas de n’importe quels loups…

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WOLFEN a été le premier film fantastique à employer la caméra à infrarouge pour suggérer une vision, ici celle des loups, ce que PREDATOR utilisera à son tour quelques années plus tard. C’est Garret Brown en personne, inventeur de la Steadycam, qui se chargea de tourner les plans à ras du sol afin de simuler les mouvements des loups avant leurs attaques foudroyantes. Douze loups furent utilisés pour les besoins du film et logés dans un ranch du New Jersey car la production refusa de les garder sur le lieu de tournage : Wall Street… De même, pour la dernière scène du film, une équipe spéciale fut employée pour fermer les bouches de métro, les entrées des magasins et des immeubles, avec l’installation de palissades de cinq mètres de haut aux intersections des rues. A une époque où le numérique n’existait pas encore, une tête spéciale fut conçue pour l’impressionnante scène de décapitation de l’un des protagonistes. Carl Fullerton lui donna un cou flexible en gélatine et une armature en aluminium, le tout pour un résultat extrêmement convaincant à l’écran !

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Albert Finney incarne un flic new-yorkais nonchalant et rodé qui se goinfre de gâteaux lors des autopsies. Alors que plus rien ne semble ni le surprendre ni l’effrayer, il va peu à peu se plonger à corps perdu dans son enquête, utilisant les services de son ami spécialiste des autopsies, Whittington (Gregory Hines), le Black de service qui apporte sa touche d’humour bienvenue dans un film ô combien stressant, mais aussi ceux de Rebecca Neff (Diane Venora), psychologue spécialisée quant à elle dans les groupes terroristes. On trouve également Edward James Olmos à ses débuts (lequel est surtout connu aujourd’hui pour son rôle d’Adama dans la nouvelle série Battlestar Galactica) dans la peau d’un Indien assez inquiétant.

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Film écologique, WOLFEN dénonce l’extermination des espèces, le saccage de la nature et l’anéantissement de l’identité culturelle des peuples, ici les Indiens d’Amérique, par la colonisation et le monde moderne. Les loups sont ici des sortes d’entités surnaturelles, « la réincarnation d’esprits Indiens revenus pour se venger des descendants de ceux qui ont violé leurs terres et leur sang » (horreur.com). WOLFEN entretient sans cesse un climat mettant particulièrement les nerfs à rude épreuve : par la vision des loups, par des yeux brillants entraperçus dans l’obscurité, par des sortes de cris à glacer le sang entendus dans une chapelle en ruine, par des attaques aussi inattendues que violentes… WOLFEN a le don de faire partie de ces films d’horreur très rares où le suspense est plus qu’intense car on ne sait jamais ce qui va réellement se passer, et QUI va y passer ! Le spectateur est jeté en pâture à ces loups magnifiques et impressionnants qui font du film de Michael Wadleigh une belle réussite, sans compter la très bonne musique du film composée par James Horner (AVATAR, TITANIC…). WOLFEN a reçu le Prix Spécial du Jury au festival d’Avoriaz de 1982 et, pour l’anecdote, il a même inspiré le groupe Metallica pour la chanson « Of Wolf and Men. »

Bande-annonce américaine du film :

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Sources : Wikipédia, Les 100 Chefs-d’oeuvre du film fantastique » (Jean-Marc Bouineau & Alain Charlot / éd. Marabout / 1989)



L’Age de Cristal

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L’AGE DE CRISTAL (LOGAN’S RUN)

Année : 1976
Réalisation : Michael Anderson
Scénario : David Zelag Goodman, d’après le roman « Le jour où ton cristal mourra » de William F. Nolan et George Clayton Johnson
Production : Saul David
Musique : Jerry Goldsmith
Effets spéciaux : L.B. Abbott
Pays : U.S.A
Durée : 118 min
Interprètes : Michael York, Richard Jordan, Jenny Agutter, Roscoe Lee Browne, Farrah Fawcett-Majors, Michael Anderson Jr, Peter Ustinov…

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L’HISTOIRE :
En l’an 2274, aux Etats-Unis, les populations survivantes d’un monde pollué vivent sous de gigantesques dômes. Les problèmes de surpopulation et de rationnement alimentaire ont été résolus en limitant la vie des individus à l’âge de trente ans. Parvenu à cet âge, le cristal qu’ils portent greffé dans leur main devient rouge, ils sontalors invités à se joindre à une grande cérémonie publique, le carrousel, où leurs corps sont désintégrés afin d’atteindre la « renaissance ». Mais bientôt Logan, un limier, sorte de policier chargé d’éliminer tout réfractaire, va découvrir la terrible vérité. Aidé par Jessica, une dissidente, ainsi que ceux que l’on surnomme les fugitifs, il va tenter de fuir les dômes et de parvenir à l’extérieur…

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L’AGE DE CRISTAL a été réalisé par Michael Anderson (LE TOUR DU MONDE EN 80 JOURS / 1956) et produit par la MGM. Le scénario, basé sur le roman « Le jour où ton cristal mourra » de William F. Nolan et George Clayton Johnson, introduit les dômes qui sont absents du livre. De même, dans l’oeuvre littéraire les personnages meurent à vingt-et-un an et non à trente. Cependant, comme dans le roman, ce sont des ordinateurs qui dirigent cette société du futur basé uniquement sur le plaisir (sexe, drogue, changements d’identités et de corps), afin d’oublier la réalité quotidienne. Ecrit en trois livres (Logan’sRun, Logan’s World et Logan’s Search), il était prévu au départ une trilogie cinématographique qui ne se fera finalement jamais. Néanmoins, le succès du film (égal à celui du roman) entraînera en 1977 une série télévisée avec les mêmes personnages mais non les mêmes acteurs.

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Dès le générique d’ouverture, nous sommes plongés dans le futur, un futur tel qu’on le concevait à l’époque des seventies où le film est né : décors et costumes en aluminium, néons, omniprésence du plastique… On découvre dans un large plan d’ensemble la splendide maquette nous dévoilant la grande cité s’étalant sous les dômes géants, le tout accompagné d’une musique électronique de Jerry Goldsmith, musique que l’on pourrait qualifier de « techno » aujourd’hui (Golsmith avant-gardiste !). Logan 5, incarné par l’excellent Michael York, est un limier qui ne se pose pas de question. Il exécute en compagnie de son ami Francis 7 (Richard Jordan), lui-même limier, les missions qu’on lui confie afin d’éliminer les fugitifs ou autres dissidents de cette société artificiel, jusqu’au jour où il découvre les vérités dérangeantes qui vont ébranler ses convictions. Il tentera alors de convaincre son ami Francis 7 mais sera à son tour pourchassé comme un simple fugitif. Avec Jessica 6 à ses côtés(Jenny Agutter), il va devoir affronter bien des périples pour sortir des dômes, ne cessant de fuir, d’où le titre qui se traduit littéralement par La Fuite de Logan (Logan’s Run).

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Les décors de L’AGE DE CRISTAL s’avèrent très réussis, même s’ils ont mal vieilli et sont devenus kitch à souhait avec le temps. On ne trouverait pas autant d’aluminium aujourd’hui ! La plupart des scènes où l’on voit circuler la population des dômes dans de grands halls et sur des balcons ont été tournées dans un immense centre commercial, les autres ont été réalisées dans les studios de la MGM. Le décor du carrousel servant à l’impressionnante cérémonie de la « renaissance », mais aussi les extérieurs des dômes avec la ville de Washington en ruine noyée sous la jungle et sa statue de Lincoln recouverte de lianes, ou encore le sanctuaire de Robox (Roscoe Lee Browne) plongé dans la glace, comptent parmi les belles réussites du film.

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Parmi les acteurs, on trouve également le grand Peter Ustinov dans le rôle d’un vieillard sénile vivant seul avec ses chats dans les ruines de Washington. Sa présence apportera quelques merveilleuses séquences chargées d’émotion et d’originalité, nos héros découvrant pour la première fois la vieillesse, les cheveux blancs, les rides, eux qui ne peuvent vivre au-delà de trente ans. De son côté, Roscoe Lee Browne incarne un dangereux robot appelé Robox détenteur de terrifiants secrets dans son immense chambre froide qu’il garde jalousement. Enfin, Farrah Fawcett-Majors (célèbre pour son rôle dans la série TV Les Drôles de Dames) fait ici ses premiers pas au cinéma dans le rôle d’une godiche assistante d’un esthéticien.

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Les effets spéciaux de L’AGE DE CRISTAL furent récompensés par un Oscar. Il faut savoir que le film employa pour la première fois le procédé du « Laser photography » pour ses effets d’hologrammes.

L’AGE DE CRISTAL demeure encore aujourd’hui un très bon divertissement de science-fiction. Un remake est en cours depuis 2004, mais de nombreuses complications bloquent le bon déroulement du projet. D’abord prévu en tant que réalisateur, Brian Singer (X-MEN, SUPERMAN RETURNS…) a finalement abandonné sa place à Joseph Kosinski (TRON LEGACY). Cependant, aux dernières nouvelles, Singer pourrait reprendre le projet en main…

Bande-annonce du film en américain :

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Un site français est entièrement dédié à L’AGE DE CRISTAL le film et sa série TV : http://universagedecristal.mercyland.info/

Sources : Wikipédia, 80 Grands Succès de la Science-Fiction (Pierre Tchernia / éd. Casterman), L’Univers de l’Age de Cristal

- Morbius -



La Galaxie de la Terreur

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LA GALAXIE DE LA TERREUR (GALAXY OF TERROR)

Année : 1981
Réalisation : Bruce D. Clark
Scénario : Bruce D. Clark et Marc Siegler
Production : Roger Corman et Mary Ann Fisher
Musique : Barry Schrader
Pays : Etats-Unis
Durée : 81 min
Interprètes : Edward Albert, Erin Moran, Ray Walston, Bernard Behrens, Zalman King, Robert Englund, Taaffe O’Connell, Sid Haig, Grace Zabriskie, Jack Blessing, Mary Ellen O’Neill

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L’HISTOIRE :
« Quelque part aux confins d’une galaxie, une planète stérile : Morganthus. Celle-ci est aux mains du Maître, un être impitoyable au pouvoir immense. Attiré par un champ de force, le vaisseau spatial Rebus s’écrase sur la surface de Morganthus… Sur Xercès, on s’inquiète de la disparition du vaisseau Rebus et la décision est prise d’envoyer une équipe de sauvetage à la recherche de survivants éventuels. En arrivant en vue de Morganthus, le vaisseau sauveteur  est attiré à la surface de la planète par un champ magnétique puissant… L’équipage comprend comment leurs camarades ont été obligés de se poser, et la découverte de leurs cadavres atrocement mutilés leur font comprendre qu’à leur tour, ils sont en danger. Pour repartir et vaincre ce champ magnétique, un seul moyen : venir à bout du Maître de Morganthus… De dures épreuves attendent les membres d’équipage, ils devront affronter mille dangers dont une machiavélique machine à matérialiser les peurs et les fantasmes… »

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Produit par le célèbre Roger Corman (celui qui, à partir de rien, peut tout faire), LA GALAXIE DE LA TERREUR est un film de science-fiction horrifique très recherché par les collectionneurs. Introuvable en DVD zone 2, disponible en zone 1 puis désormais épuisé, rares sont ceux qui ont la chance de posséder cette petite merveille de série B dans leur vidéothèque, sauf s’ils ont la VHS, comme moi, ou s’ils sont passés par des moyens détournés (chasseurs de primes, espions Bothans, commandos spéciaux…). Mais pourquoi un petit film aussi génialissime que celui-là demeure encore aujourd’hui absolument introuvable en France ? Qui pourra m’expliquer pourquoi il n’est JAMAIS diffusé à la télévision ? Encore un mystère à élucider…

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Car LA GALAXIE DE LA TERREUR mérite absolument d’être connu ! En effet, surfant sur la vague d’ALIEN sortit en 1979, Roger Corman (celui qui, à partir des gros succès, peut pondre une bonne surprise) a produit un étonnant film de SF horrifique au suspense haletant (ça n’atteint pas le niveau d’ALIEN, mais tout de même !), aux trouvailles ingénieuses (la pyramide géante extraterrestre où se déroulent les épreuves), aux décors réussis (les intérieurs du vaisseau, l’extérieur de la pyramide et ses tunnels intérieurs), aux effets gores bien crades (les morts sont plus horribles les unes que les autres !) et à la musique assez stressante (du synthé-morbide). Mettez-y quelques acteurs plutôt corrects, voire bons (Robert Englund-Freddy est de la partie !), des créatures repoussantes (monstres indescriptibles), secouez-moi tout ça, et vous obtenez un délicieux cocktail d’hémoglobine assez épicé et fort en ketchup !

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Parmi les scènes les plus marquantes de LA GALAXIE DE LA TERREUR, on pourra sans conteste retenir le viol de l’une des femmes de l’équipage par un énorme ver baveux et gluant (non, non, il ne s’agit aucunement de Jabba). La scène, dégoûtante au possible, révèlerait-elle en fait un fantasme refoulé du réalisateur… ou du producteur ?… Seul le Dr Freud pourrait nous répondre… Une autre scène particulièrement « douloureuse » s’avère celle où Cos, sorte de guerrier solitaire et muet de l’équipage, voit son arme muée par une sorte d’intelligence se retourner contre lui. Celle-ci (qui ressemble à une étoile de cristal à trois branches, voir l’extrait vidéo plus bas) lui transperce le bras. Cos, tentant de la retirer, casse malencontreusement la lame enfoncée dans sa chair, mais elle poursuit alors sa progression dans son bras, se mouvant lentement sous sa peau… On pourrait également citer la scène où un autre membre d’équipage finit enlacé et broyé par des sortes de lianes organiques dans un étroit tunnel (voir l’extrait vidéo plus bas)… Quelles trouvailles ! Ces épreuves, plus effrayantes les unes que les autres, représentent la matérialisation des fantasmes des différents protagonistes, « fantasmes qui se retournent contre leurs auteurs en prouvant que le danger ne vient pas tant de l’intérieur que du tréfonds même des êtres » (Les Nouvelles Calédoniennes). La révélation finale du film éclaircit bien des interrogations…

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LA GALAXIE DE LA TERREUR fut entièrement tourné à Los Angeles. Dans son générique, on y retrouve un certain James Cameron, alors à ses débuts en tant que réalisateur de seconde équipe. Le film réutilisa beaucoup de matériel, de décors d’intérieurs de vaisseaux et de bruitages issus d’un autre film produit par Corman, LES MERCENAIRES DE L’ESPACE (BATTLE BEYOND THE STARS / 1980) qui bénéficia quant à lui d’un buget conséquent. Avec peu de moyens, LA GALAXIE DE LA TERREUR est une réussite du genre, une vraie perle rare que l’on apprécie de revoir et qui n’a pas trop vieilli.

Le film ayant été INTERDIT AUX MOINS DE 16 ANS à sa sortie en France, les deux extraits qui suivent sont vivement déconseillés aux âmes sensibles !

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- Morbius -



Le Choc des Titans (1981)

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LE CHOC DES TITANS (CLASH OF THE TITANS)

Année : 1981
Réalisation : Desmond Davis
Scénario : Beverly Cross
Production : Charles H. Schneer, Ray Harryhausen, John Palmer
Musique : Laurence Rosenthal
Effets spéciaux : Ray Harryhausen
Pays : Royaume Uni
Durée : 118 min
Interprètes : Harry Hamlin, Judi Bowker, Burgess Meredith, Maggie Smith, Ursula Andress, Claire Bloom, Laurence Olivier…

L’HISTOIRE :
Persée, fils de Zeus et de la mortelle Danaé, s’éprend de la princesse Andromède. Mais leur amour est contrarié par une malédiction que fait peser sur elle son ancien prétendant, Calibos, rendu laid et difforme par Zeus. Tous ceux qui vondront épouser Andromède devront d’abord, sous peine de mort, être capables de répondre à une énigme élaborée par Calibos : jusqu’ici, personne n’a su relever ce défi morbide… (Chapitre.com)

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CREATURES :
Pégase, Méduse, Kraken, scorpions géants, le chien des enfers Dioskilos …

LE CHOC DES TITANS est tombé comme un pavé dans la mare en 1981, en pleine période où la science-fiction était reine, où STAR WARS venait d’imposer le space-opera comme le nouveau genre à succès. Complètement décalé par rapport à son époque, véritable OVNI cinématographique où les dieux, les déesses, les héros et les créatures fantastiques de la mythologie grecque revenaient soudain en force alors qu’on les avait oubliés depuis des années, le film de Desmond Davis a néanmoins obtenu un certain succès, à la fois critique et public. Tourné pour un budget de 16 millions de dollars, il en rapporta 41 millions au box-office rien que dans son pays d’origine (au niveau des recettes, il se classa même en onzième position pour l’année 1981).

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LE CHOC DES TITANS représente un projet d’envergure. Les décors sont souvent somptueux (l’Olympe, les villes grecques…), le casting est impressionnant (Laurence Olivier en Zeus est superbe, Ursula Andress en Aphrodite convient parfaitement au rôle !) et l’histoire de Persée, revue et corrigée, n’en demeure pas moins passionnante. On pourra regretter la présence de la chouette mécanique (uniquement présente pour séduire un public plus jeune, elle n’est pas sans rappeler d’ailleurs les pitreries de R2-D2 dans STAR WARS…) et peut-être le choix de l’acteur qui incarne Persée, Harry Hamlin. Mis à part ces petits détails, l’ensemble des interprètes incarne à merveille les personnages de cette histoire de la mythologie, le tout accompagné par une très bonne musique, au thème bien marqué, composée par Laurence Rosenthal.

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Le grand Ray Harryhausen signe une fois de plus les effets spéciaux visuels du film. Ce sera d’ailleurs sa dernière participation cinématographique avant une retraite bien méritée. On sent parfois quelques légers « ratés » en matière d’image par image, cependant les séquences du Kraken demeurent très impressionnante et, surtout, Harryhausen signera l’une des plus belles scènes d’anthologie du cinéma fantastique avec la rencontre entre Persée et Méduse, effrayante Méduse magnifiquement représentée avec un corps de serpent ! Dans un décor rougeoyant éclairé seulement par des flammes et plongé dans un silence pesant, des colonnes et des corps pétrifiés se dressent, c’est l’antre de Méduse où Persée, utilisant son bouclier comme un miroir, avance prudemment tandis que la Gorgone, armée de son arc, cherche le héros. La tension est vive, le suspense est à son comble !

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LE CHOC DES TITANS n’est ni plus ni moins qu’un merveilleux divertissement de premier choix, à une époque où les films fantastiques possédaient encore des histoires à raconter, et je peux affirmer en parfaite connaissance de cause qu’il garde toujours son impact sur les nouvelles générations d’enfants ! Devenu aujourd’hui un classique (n’en déplaise à Sam Worthington), il  a reçu le prix du meilleur film fantastique lors des Young Artist Awards en 1982. Burgess Meredith, ce sympathique acteur qui incarne Ammon dans le film, a quant à lui reçu le prix du meilleur second rôle masculin.

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Le remake du CHOC DES TITANS sortira en mars 2010. Réalisé par le Français Louis Leterrier (L’INCROYABLE HULK), avec Sam Worthington dans le rôle de Persée et Liam Neeson dans celui de Zeus, le film sera, d’après son réalisateur, un grand hommage à Ray Harryhausen même si les effets spéciaux ont été tournés, bien sûr, en numérique. Un grand hommage ? Espérons-le !

 LE CHOC DES TITANS est disponible en DVD et il est régulièrement rediffusé à la télévision.

Bande-annonce américaine du film :

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- Morbius –



La Maison du Diable

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LA MAISON DU DIABLE (THE HAUNTING)
Réalisateur : Robert Wise
Année : 1963
Interprètes : Julie Harris, Claire Bloom, Richard Johnson…
Durée : 1H52
Pays : USA / GB

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L’HISTOIRE :

Le Dr Markway qui effectue des recherches dans le domaine de la parapsychologie tente une expérience de perception extrasensorielle avec un groupe de personnes réunies dans un vieux manoir réputé hanté. Dès le départ, des bruits insolites terrorisent les habitants de la demeure… (AlloCiné)

LA MAISON DU DIABLE est incontestablement un chef d’oeuvre du genre. C’est l’épouvante à l’état pur. Sans le moindre effet gore, sans la moindre goutte de sang versée, le film de Robert Wise nous plonge dans une ambiance glaciale à l’intérieur d’un vieux manoir hanté, monstrueuse demeure « vivante » où chaque ombre, chaque reflet dans un miroir, chaque rideau se soulevant au vent, chaque statue ou peinture entretiennent la peur de l’inconnu, sèment l’effroi, et nous glacent le sang dans des séquences magnifiquement réalisées. Par des images, des effets suggérés et autres cadrages, Robert Wise parvient à nous donner la chair de poule, le tout accompagné d’une bande son tout aussi « maléfique » ! Et le noir et blanc n’est pas sans offrir à LA MAISON DU DIABLE son côté délicieusement sinistre.

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Ce film que j’ai découvert pour la première fois à la télévision il y a des années, un soir tard, m’a littéralement cloué sur mon fauteuil. Il compte parmi ceux qui m’ont le plus effrayés ! L’épouvante de ce style est très rare au cinéma. Un seul film pourrait éventuellement lui ressembler, LA MAISON DES DAMNES (THE LEGEND OF HELL HOUSE / 1973 / du roman de Richard Matheson), qui lui aussi réussit l’exploit de terrifier sans jouer sur les effets d’horreur.

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LA MAISON DU DIABLE est à découvrir au plus tôt pour tous ceux qui ne connaîtraient pas ce monument du genre. Le DVD est facilement disponible de même que ce film bénéficie régulièrement de rediffusions sur la chaîne TCM.
Un remake a été réalisé par Jan de Bont en 1999. Intitulé HANTISE, avec Catherine Zeta-Jones et Liam Neeson, le film cède dans la facilité des effets spéciaux numériques même si quelques séquences s’avèrent assez bien réussies. Les décors sont également très impressionnants par leur aspect gigantesque, à tel point que les protagonistes semblent être des nains tout au long du film. Néanmoins, on ne frémit pas autant que dans l’original de 1963, et la couleur apporte trop de chaleur…

Bande-annonce américaine du film :

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- Morbius -



L’Ile Mystérieuse

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L’ILE MYSTERIEUSE
Année : 1961
Réalisation : Cy Endfield
Scénario : John Prebble, Crane Wilbur & Daniel B. Ullman, inspiré de L’Île Mystérieuse de Jules Verne
Production : Charles H. Schneer
Musique : Bernard Herrmann
Effets spéciaux : Ray Harryhausen
Pays : USA
Durée : 101 minutes
Interprètes : Michael Craig, Joan Greenwood, Michael Callan, Gary Merrill, Herbert Lom… 

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L’HISTOIRE :
Durant la guerre civile américaine, des soldats confédérés s’échappent de leur prison à bord d’une montgolfière. Après en avoir perdu le contrôle, suivi d’un long voyage à la dérive dans les airs, ils s’échouent sur une île apparemment déserte. A leur grande surprise, ils y découvrent bientôt des animaux gigantesques. Quelque temps plus tard, deux femmes naufragées s’échouent à leur tour sur l’île. Le groupe va apprendre à vivre ensemble dans un refuge caché dans une falaise. Mais il ne tardera pas à découvrir le formidable secret de cette île mystérieuse…

CREATURES :
Crabe géant, poulet géant, abeilles géantes et amonite géante !

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L’ÎLE MYSTERIEUSE, version cinématographique, nous propose une histoire librement inspirée du célèbre roman du non moins célèbre Jules Verne. Ainsi, on y découvre ses animaux géants (absents du roman), résultats des manipulations génétiques (déjà !) du capitaine Nemo en vue de permettre aux hommes de ne plus jamais connaître la famine. De même, l’arrivée des femmes naufragées est une trouvaille originale absente également du roman. Finalement, ce film se révèle à bien des niveaux… presque supérieur au livre lui-même, malgré tout le talent d’écrivain de notre cher Jules Verne national ! Tous ces éléments nouveaux ont été rajoutés afin de permettre au spectateur de ne pas s’ennuyer un seul instant, et, il faut l’avouer, c’est bien le cas ! On va de mystère en mystère sur cette île ô combien mystérieuse !

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Ray Harryhausen, maître incontesté et incontestable de l’animation image par image (dynamation / dynarama…), se charge des effets spéciaux des créatures géantes. La séquence du crabe est impressionnante au possible, de même que celle des abeilles, lorsque nos pauvres héros se réfugient dans les alvéoles géantes de la ruche pour échapper à l’arrivée des monstrueux insectes ! A l’origine, une scène avec une plante carnivore géante était également prévue. Malheureusement elle fut éliminée malgré sa conception sur papier.

La musique de Bernard Herrmann accompagne magnifiquement le film avec son côté dramatique et déchaîné, à l’image des éléments naturels de cette île qui finiront par tout ravager dans une éruption volcanique.

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La séquence de la découverte du Nautilus, caché dans une grotte, est superbement filmée avec de très beaux éclairages mettant en valeur le décor impressionnant. Le sous-marin n’est pas celui de la version Disney de 20 000 LIEUES SOUS LES MERS, bien sûr, mais il en garde tout de même quelques éléments, en tout cas il s’avère lui aussi très réussi extérieurement comme intérieurement.

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L’ÎLE MYSTERIEUSE est toujours introuvable en DVD zone 2 alors qu’il est depuis longtemps disponible en zone 1. Rarement rediffusé à la télévision, il est une perle rare…

 

Bande-annonce américaine du film :

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