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Archive pour la catégorie « Fifties SF »

LES MARTIENS ENVAHISSENT LE MONT-DORE !

LES MARTIENS ENVAHISSENT LE MONT-DORE ! dans Cinéma 13100208544615263611602685

Pour sa dernière séance de l’année du cycle Cinéma Vintage, demain jeudi 10 novembre, le Sci-Fi Club a carrément opté pour une invasion martienne ! Inutile de leur crier « Martiens, go home ! », de faire la coutume ou de les convaincre de ne pas abîmer nos beaux paysages calédoniens : nos Martiens n’ont pas fait des millions de kilomètres juste pour repartir sur leur planète rouge chargés de présents. Non, non. Ils commenceront par la conquête de la commune du Mont-Dore, puis leur invasion s’étendra bien au-delà… Rendez-vous donc ce jeudi 10 novembre, à 20h, pour assister à leur GUERRE DES MONDES. Vous n’avez pas le choix…

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16110812284715263614616782 dans Nouvelle-CalédonieC’est avec LA GUERRE DES MONDES que se referme le bel album du cycle Cinéma Vintage du Sci-Fi Club de Nouvelle-Calédonie. Le public calédonien aura eu la chance de découvrir tout au long de l’année quelques-uns des plus grands classiques de la Science-Fiction, des chefs-d’œuvre qui ont marqué l’histoire du genre comme VINGT MILLE LIEUES SOUS LES MERS, LE JOUR OÙ LA TERRE S’ARRÊTA, PLANÈTE INTERDITE et L’HOMME QUI RÉTRÉCIT. Demain jeudi, la dernière séance aura lieu à 20h au Centre Culturel du Mont-Dore avec, cerise sur le gâteau, LA GUERRE DES MONDES, le film inspiré du grand classique littéraire de H.G. Wells et réalisé en 1953 par Byron Haskin. C’est l’occasion pour Les Échos d’Altaïr de ressortir des tiroirs ce vieil article, écrit par Laurent S. et publié en janvier 1990 dans le numéro 5 du fanzine CosmoFiction, et de revenir sur son Martien vedette et sa soucoupe raie manta…

anicity dans Sci-Fi Club

LE FILM

Ce soir-là, on était à la veille d’Halloween. la fameuse fête de l’épouvante célébrée dans tout le pays. La télé en était alors à ses premiers balbutiements et, pour cette raison, plus de six millions d’Américains avaient encore l’habitude 16110809220015263614616482 dans Science-fictiond’écouter leur poste de radio. Un jour parmi tant d’autres, un certain Wells, Orson Wells, et sa troupe, le « Mercury Theatre », interprétèrent la version radiophonique d’un roman de science-fiction – racontant l’histoire de l’invasion de la Terre par les Martiens – avec tant de réalisme que malgré les fréquentes annonces des dirigeants de la chaîne, précisant qu’il ne s’agissait que d’une pièce, des millions d’Américains connurent la plus grande frayeur de leur vie et s’enfuirent de leur maison, provoquant ainsi l’une des plus grandes paniques de toute l’histoire des États-Unis ! Cela se passait le 30 16110809235815263614616483octobre 1938… En 1953, soit quinze ans plus tard, les célèbres Martiens d’Herbert-George Wells prenaient d’assaut les écrans du monde entier par le biais d’un film qui allait créer l’événement et se classer à jamais parmi les grands classiques du genre : LA GUERRE DES MONDES (The War of the Worlds).

Produit par George Pal, célèbre metteur en scène et producteur de nombreux films de science-fiction, et réalisé par Byron Haskin (assistant sur LES MAINS D’ORLAC), LA GUERRE DES MONDES puise pour beaucoup sa renommée dans ses effets spéciaux d’un 16110809261415263614616484réalisme extraordinaire et qui valurent à leur spécialiste, Gordon Jennings, un Oscar – suprême récompense – lequel ne lui profita guère puisqu’il mourut l’année suivante.

En premier lieu, l’originalité des effets spéciaux de LA GUERRE DES MONDES réside dans deux choses : les soucoupes volantes des extraterrestres et les Martiens eux-mêmes. En ce qui concerne les vaisseaux, H.G. Wells les avait décrit sous la forme de tripodes dans son roman. Ce projet plaisait beaucoup à Byron Haskin mais ne pouvait être raisonnablement construit faute de moyens techniques performants. Haskin opta alors pour un concept résolument « moderne » et donna carte blanche à Gordon Jennings qui se mit aussitôt au travail.

Les plans et les maquettes furent achevés en un mois à peine, et dès les premières ébauches, pour les soucoupes volantes, Jennings s’inspira de la forme des raies manta géantes, et force nous est de reconnaître que le résultat s’avère à la hauteur de l’immense talent de cet homme. En effet, de par leur forme étrange, les soucoupes volantes de LA GUERRE DES MONDES inspirent la crainte, ou mieux encore : la frayeur.

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Les Martiens du film furent conçus d’après les croquis d’Albert Nozaki. Or, si les engins extraterrestres ont une apparence menaçante, les Martiens paraissent quant à eux plutôt inoffensifs, sans défense… presque mignons ! Les maquillages 16110809305815263614616487sont d’une crédibilité vraiment étonnante pour l’époque car extrêmement soignés. On pourra signaler la lointaine ressemblance entre le Martien de LA GUERRE DES MONDES et l’E.T. de Spielberg…

Mais, dans un autre domaine, 1953 c’est aussi l’époque de la guerre froide entre les États-Unis et l’URSS. En cette période, tous les films – ou presque tous – sont influencés par cet état d’esprit anti-soviétique, et LA GUERRE DES MONDES n’échappe pas à la règle. Le film est en effet, avant même d’être un film de science-fiction, purement et simplement une propagande contre le péril rouge (et lorsque l’on sait que la planète Mars est la planète… rouge du système solaire, le rapprochement est facile à faire !).

16110809345615263614616489Cela dit, le film de Byron Haskin ne se résume pas seulement à cet état primaire : c’est aussi un film d’horreur grand crû (du moins pour l’époque !), et, d’ailleurs, Haskin nous annonce la couleur dès le départ : de l’action, de l’action, rien que de l’action, pas de place pour les inutiles bavardages intempestifs. Pour vérifier cela, il suffit de voir les dix premières minutes du film où l’on dénombre vite trois morts ! Suivant le schéma classique des films d’action, l’histoire ira de crescendo en crescendo, jusqu’à l’aboutissement et l’apothéose de la bataille finale ponctuée de scènes d’anthologie qui n’en finissent plus de nous émerveiller.

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Finalement, lorsque les Terriens s’aperçoivent que les Martiens sont tous terrassés par une épidémie quelconque, ils se rendront à l’évidence que la race humaine n’est pas dominante sur la Terre, qu’elle peut dépendre aussi de la plus infime portion de vie de cette planète : le microbe… Dans cette fin pessimiste (mais comme le désirait son auteur, H.G. Wells), se trouvent les ingrédients typiques du film sombre des années cinquante, sans doute dus à une Seconde Guerre mondiale encore proche et toujours présente dans les esprits, et surtout aux dangers du nucléaire.

- Laurent S. – (pour CosmoFiction n°5 de janvier 1990)

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LE MARTIEN

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Cet extraterrestre à l’apparence étrange est un authentique Martien de LA GUERRE DES MONDES. C’est à l’occasion d’une séquence dramatique que nous pouvons enfin découvrir le Martien en question, mais son apparition est brève et elle demeurera unique, juste le temps pour le spectateur d’entrevoir son horrible faciès en pleine lumière avant qu’il ne soit violemment frappé par le héros du film. C’est alors dans un cri strident que le monstre s’enfuit. La scène est suffisamment intense 16110902181115263614618675pour glacer le sang, même si l’apparence de notre Martien peut prêter à sourire aujourd’hui.

Veines proéminentes, système de vision particulier et mains constituées de trois doigts ventouses (typique des fifties), le Martien de LA GUERRE DES MONDES compte parmi les créatures les plus célèbres du cinéma de science-fiction, et ce malgré son apparition furtive.

On sait peu de choses concernant la conception du Martien, sinon que c’est Charles Gemora qui l’a réalisé et incarné dans le film de Byron Haskin, aidé de sa fille Diana. De magnifiques photos de sa réalisation sont disponibles sur le site Hollywood Gorilla Men. Vous pourrez ainsi découvrir l’apparence véritable et entière de notre cher Martien…

L’avis des spécialistes :

« Même si le film lui-même, très daté (emploi de soucoupes volantes, message anti-Rouges…), reste moyen, les Martiens, ces gros champignons dotés d’un œil unique et brandissant leurs trois doigts ventousés, témoignent d’un effort trop rare dans la SF cinématographiée pour échapper à l’anthromomorphisme ou au « géomorphisme ». » (Cent Monstres du Cinéma Fantastique / Jean-Pierre Andrevon & Alain Schlockoff / éd. Jacques Glénat)

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LA SOUCOUPE

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Peut-on à proprement parler de « vaisseau » en ce qui concerne ce que l’on appelle plus couramment les « machines » de LA GUERRE DES MONDES ? Oui et non. Le cas est particulier… mais nous éviterons ici de chercher la petite bête (martienne) pour passer directement au sujet qui nous intéresse…

Afin d’envahir la Terre, les Martiens lancent dans l’espace ce qui ressemble à première vue à des météores. Ces derniers s’écrasent dans différents pays du monde. Mais on découvre rapidement qu’il s’agit en fait de coques métalliques 16110904184815263614618688creuses, déguisées sous la forme de météorites, d’où s’échappe un engin destructeur piloté par un (ou des) Martien(s). Cet appareil, d’apparence cuivrée et possédant la forme d’une raie manta géante, se déplace en glissant lentement à quelques mètres du sol grâce à trois faisceaux magnétiques. Une sorte de tête de cobra allongée et mécanique se dresse au-dessus de lui en émettant un son particulier très régulier. Il s’agit à la fois d’une sorte de « périscope » à l’extrémité lumineuse, et d’arme qui s’active en cas de besoin pour cracher un puissant rayon destructeur désintégrateur (sorte de flot d’étincelles impressionnant et bruyant).

Lors des attaques, les vaisseaux (ou engins) martiens activent les armes se situant au bout de leurs « ailes ». Des salves d’énergie verte s’en échappent alors.

Une sorte de sonde, qui fonctionne comme un câble rétractable muni d’un œil électronique à trois lentilles colorées à son extrémité, peut sortir du vaisseau martien pour explorer les alentours.

16110904153615263614618687Enfin, un bouclier invisible (qui n’apparaît que lors des explosions des missiles terriens) protège la machine des attaques de l’armée, voire même de la bombe atomique.

Aussi étrange que cela puisse paraître, et en pleine période de soucoupes volantes, les vaisseaux de LA GUERRE DES MONDES ne ressemblent pas à des soucoupes mais à des engins menaçants, à la forme extrêmement originale pour l’époque. Un soin tout particulier sera également consacré aux différents sons de ces machines destructrices, notamment grâce à l’enregistrement mélangé de trois guitares électriques pour les faisceaux de la mort, ou encore grâce à celui, retravaillé bien sûr, de violons et de violoncelles au moment où l’engin martien s’apprête à tirer. Un son issu de LA GUERRE DES MONDES sera par la suite régulièrement réutilisé dans la série STAR TREK des sixties pour les séquences de lancement des torpilles à photon de l’Enterprise !

Pour en savoir plus sur les vaisseaux martiens de LA GUERRE DES MONDES : roger-russell.com

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L’AVIS DES SPÉCIALISTES

« [...] Les spectateurs qui découvrent le film en 1953 sont éblouis par les effets spéciaux, terrassés par les scènes de destruction. [...] L’un des meilleurs films produits par George Pal, l’un des meilleurs aussi réalisés par Byron Haskin, qui a largement 16110905012215263614618691contribué au cinéma de science-fiction. [...] » (La Science-Fiction / Guide Totem / éd. Larousse / Lorris Murail)

« [...] Le film est tellement réputé et convaincant dans son imagerie (représentation des soucoupes, des « tripodes », et autres machines) que Spielberg a repris littéralement dans son remake certaines idées. Les personnages sont fades, mais peu importe : l’imagerie triomphe et charme. L’œuvre propose aussi un certain nombre de situations types qui vont se retrouver dans une foule de films. Le fait même que l’adaptation de Spielberg se soit singularisée en en prenant presque systématiquement le contre-pied démontre la force du modèle. » (Les Films de Science-Fiction / éd. Cahiers du Cinéma / Michel Chion)

« [...] Sans doute Byron Haskin n’est-il, selon l’expression consacrée, qu’un honnête artisan, mais son travail sur LA GUERRE DES MONDES – auquel il faut adjoindre celui du véritable maître d’œuvre du film, George Pal, à la fois producteur et responsable des effets spéciaux – fait de ce film, outre qu’il est sans nul doute le meilleur de son signataire, une œuvre phare de la SF des années 1950. » (100 Ans et plus de Cinéma Fantastique et de Science-Fiction / éd. Rouge Profond / Jean-Pierre Andrevon)

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LA GUERRE DES MONDES, présenté JEUDI 10 NOVEMBRE, à 20h au Centre Culturel du Mont-Dore dans le cadre du cycle Cinéma Vintage organisé par le Sci-Fi Club. Entrée gratuite.

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L’HOMME QUI RÉTRÉCIT À BOURAIL

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Et pourquoi rétrécir spécialement à Bourail quand on peut rétrécir ailleurs, me direz-vous ? À moins que ce ne soit encore une histoire de lutins du pays… Détrompez-vous. Seul le Sci-Fi Club et son cycle Cinéma Vintage possède la machine à rêves capable de vous réduire à l’état d’atome, et ce sera uniquement à Bourail, oui, ce vendredi 30 octobre 2016, à 18h30, avec la projection du chef-d’œuvre de Jack Arnold : L’HOMME QUI RÉTRÉCIT (The Incredible Shrinking Man, 1957). Rendez-vous dans l’univers de l’infiniment petit pour un film immensément grand…

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Après vous avoir convié à bord du Nautilus du capitaine Nemo pour un fabuleux voyage à travers les océans, après vous avoir permis de prononcer « Klaatu Barada Nikto » devant le fier Klaatu et son robot Gort, et après vous avoir dévoilé 16092807533515263614521172 dans Nouvelle-Calédoniele dangereux secret de la civilisation des Krells d’Altaïr IV sans même le consentement de Morbius, le Sci-Fi Club de Nouvelle-Calédonie vous propose de vous réduire tout simplement à l’état d’insecte… Peut-être que votre ego en prendra un coup, voire sûrement, mais il faut bien relativiser vos soucis quotidiens. En effet, ils ne sont rien comparés à ceux de Scott Carey, qui ne va pas cesser de rétrécir après être passé à travers un mystérieux brouillard radioactif…

C’est ce vendredi 30 septembre que L’HOMME QUI RÉTRÉCIT, autre grand classique de la SF, sera projeté gratuitement au cinéma de Bourail, à 18h30. Le Sci-Fi Club 16092807533615263614521173 dans Sci-Fi Clubpoursuit ainsi son cycle Cinéma Vintage avec quelques-unes des œuvres les plus marquantes de toute l’histoire du cinéma fantastique et de science-fiction, et ce à l’occasion des 30 ans de l’association calédonienne de l’Imaginaire. Un moyen de redécouvrir ou de découvrir dans des conditions exceptionnelles les plus grands classiques des années 50 appartenant à ces genres.

L’HOMME QUI RÉTRÉCIT est l’adaptation cinématographique du roman éponyme du célèbre écrivain américain Richard Matheson, roman publié en 1956. Désormais aux commandes du scénario du film, l’auteur offre à la Universal le sujet suivant : « À la suite d’une contamination radioactive, un homme voit avec effarement son corps diminuer de taille. À tel point qu’il devient la proie d’un chat puis d’une araignée. Courageusement, il part à la découverte de son univers. » Jack Arnold 16092807575115263614521174(L’ÉTRANGE CRÉATURE DU LAC NOIR, LE MÉTÉORE DE LA NUIT, TARANTULA…), auquel nous avons déjà consacré un dossier ici, se charge de la réalisation de ce qui deviendra très vite une référence cinématographique de premier ordre de par son récit traité de manière intelligente et émouvante, et de par ses effets spéciaux souvent fort réussis. 

L’HOMME QUI RÉTRÉCIT possède en effet de nombreuses séquences d’anthologie comme la poursuite avec le chat, le combat avec l’araignée, sans compter la représentation des objets de la vie courante (crayon, ciseaux, épingle, boîte d’allumettes…) réalisés dans des proportions impressionnantes pour un résultat des plus convaincants. « Pour donner au spectateur l’illusion du rétrécissement de Scott Carey, quatorze décors de grandeurs différentes ont été construits, s’élevant au fur et à mesure que le héros est censé diminuer. » (Les 100 Chefs-d’œuvre du Film Fantastique, Jean- Marc Bouineau & Alain Charlot, éd. Marabout, 1989)

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L’avis des spécialistes

[...] Film-phare du cinéma de science-fiction qui marqua l’aboutissement le plus achevé du thème du mutant, déjà abordé dans TARANTULA et aussi, par Gordon Douglas, dans DES MONSTRES ATTAQUENT LA VILLE (Them !, 1954) dont le scénario était dû à Richard Matheson. [...] L’HOMME QUI RÉTRÉCIT est certes un film de science-fiction mais aussi un sombre drame psychologique. (Le Cinéma, Grande Histoire Illustrée du 7e Art, éd. Atlas, 1982)

16092808041915263614521176[...] En plus de sa teneur fantastique, L’HOMME QUI RÉTRÉCIT propose une vision psychologique de l’univers quotidien. La cave, que des millions de personnes foulent chaque jour, se révèle un lieu malfaisant, peuplée d’autant de vies qu’une forêt amazonienne. Richard Matheson, auteur entre-autres de Je suis une Légende, a exigé d’écrire le scénario lui-même, redoutant une adaptation bâclée. [...] (Les 100 Chefs-d’œuvre du Film Fantastique, Jean- Marc Bouineau & Alain Charlot, éd. Marabout, 1989)

[...] Adapté d’un roman de Richard Matheson, c’est l’une des œuvres les plus abouties de Jack Arnold qui a su tirer partie de toutes les possibilités de cette étrange histoire pouvant se lire à plusieurs niveaux : aventure extraordinaire, drame psychologique, réflexion philosophique sur la place de l’Homme dans l’Univers, témoignage sur les dangers des radiations atomiques. Particulièrement riche, le film utilise à bon escient des effets spéciaux qui n’ont jamais été aussi nécessaires. [...] Conté à la première personne, L’HOMME QUI RÉTRÉCIT s’inscrit, en outre, dans un propos ambitieux confirmé par une fin angoissante qui refuse l’optimisme béat. [...] (L’Encyclopédie de la Science-Fiction, Jean-Pierre Piton & Alain Schlockoff, éd. Grancher, 1996)

[...] Malgré (ou grâce à) sa fin spiritualiste, le film de Jack Arnold est, et demeure, un film magnifique, grandiose – et d’une très belle progression. [...] Il y a quelque chose de troublant dans ce changement d’échelle que subit notre identification à l’acteur : on s’identifie d’abord aux autres, à sa femme, puis, lorsqu’il est cru mort par les autres, à lui. [...] (Les Films de Science-Fiction, Michel Chion, éd. Cahiers du Cinéma, 2009)

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L’HOMME QUI RÉTRÉCIT, c’est vendredi 30 septembre, à 18h30, au cinéma de Bourail, en projection gratuite.

- Morbius -

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DRIVE-IN : LE TUEUR AU CERVEAU ATOMIQUE (1955)

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LE TUEUR AU CERVEAU ATOMIQUE (Creature with the Atom Brain)
Année : 1955
Réalisateur : Edward L. Cahn
Scénario : Curt Siodmak
Production : Sam Katzman (Columbia Pictures)
Musique : ?
Pays : États-Unis
Durée : 69 min
Interprètes : Richard Denning, Angela Stevens, Lane Chandler, Michael Granger…

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This is the Return of the Altaïr’s Echoes’ Drive-in tonight ! Et avec un petit classique de la SF atomique réalisé par Edward L. Cahn himself (VOODOO WOMAN & ZOMBIES OF MORA TAU, INVASION OF THE SAUCER MEN, IT ! THE TERROR FROM BEYOND SPACE, CURSE OF THE FACELESS MAN et tant d’autres classiques en équilibre entre séries B et Z).

Avec son budget serré, LE TUEUR AU CERVEAU ATOMIQUE (Creature with the Atom Brain) a té scénarisé par Curt Siodmak dont vous trouverez sur ce blog des bribes de sa longue carrière dédiée à la science-fiction de I.F.1 NE RÉPOND PLUS (1932) jusqu’à BRIDE OF THE GORILLA (1951).

L’intrigue : En Californie, un meurtre étrange laisse perplexe la police et le docteur Chet Walker. Et pour cause, le coupable est officiellement décédé depuis pas mal de temps, il laisse derrière lui des empreintes digitales lumineuses et essuie des tirs de revolver à bout portant sans sourciller. Le docteur Chet Walker et l’inspecteur Dave Harris se lancent sur une affaire où les cadavres sembleraient être des zombies créés par d’anciens scientifiques nazis travaillant secrètement à partir de l’énergie atomique…

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Exactement le genre de scénario de film que j’aimerais voir à l’affiche aujourd’hui. Bien sûr, ici les zombies atomiques sont très old-school et antérieurs à LA NUIT DES MORTS-VIVANTS (1968) de George Romero. Il faut les concevoir à la manière des hommes automatisés de NEUTRON CONTRA LOS AUTOMATAS DE LA MUERTE (1960), de SANTO CONTRA LOS ZOMBIS (1962), ou même de CARTES SUR TABLE (1966) de Jesùs Franco. Ce sont avant tout des machines humaines destinées à tuer et bricolées par quelques savants tordus.

Dans le film d’Edward L. Cahn, c’est l’acteur belge George Bruggeman avec ses épaules larges et son nez épaté qui incarne la « Créature ». Après quelques recherches furtives sur IMDB je me rends compte que George Bruggeman a eu une carrière extrêmement dense au cinéma comme à la télévision jusqu’à sa disparition en 1967. Mais une carrière uniquement faite de figurations ou de petits rôles de costauds ou de brutes rarement créditées dans les génériques (« uncredited » semble être le cachet de sa notoriété selon IMDB). Au moins dans LE TUEUR AU CERVEAU ATOMIQUE, il a enfin un beau rôle à sa mesure et fort en présence, mais toujours autant « uncredited ». À l’inverse, Richard Denning est en tête d’affiche, et encore auréolé du succès relatif des drive-in de L’ÉTRANGE CRÉATURE DU LAC NOIR (il était aussi le jeune ténébreux affrontant une invasion apocalyptique de robots extraterrestres dans TARGET EARTH).

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LE TUEUR AU CERVEAU ATOMIQUE est une bonne série B avec un peu tous les ingrédients que recherche un fan de séries B de science-fiction horrifique des 50′s : énergie atomique, savants fous et cobayes incontrôlables…

- Trapard -

LE FILM COMPLET EN VERSION ORIGINALE :

http://www.dailymotion.com/video/x208og2

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« PLANÈTE INTERDITE » A 60 ANS : CHAMPAGNE !

Il y a quelques jours, très précisément le 15 mars, PLANÈTE INTERDITE atteignait l’âge respectable de 60 années d’existence… En 1956, alors que les drive-in américains proposent encore de nombreux films de science-fiction aux éternels clichés (aliens belliqueux, dictateurs suprêmes, invasions de la Terre, robots-craignos et fusées extra-solaires), où les budgets étriqués entraînent décors de carton pâte, costumes farfelus et effets spéciaux approximatifs, la sortie du film de Fred McLeod Wilcox intitulé en anglais FORBIDDEN PLANET surprend, ravi, enchante par ses prouesses. Désormais il ne s’agit plus de rire de la science-fiction, on la prend au sérieux et en plus elle fait réfléchir. Vous comprenez aisément que sur Altaïr IV on ne pouvaient ignorer cet anniversaire. Alors allons vite le célébrer comme il se doit dans la résidence de Morbius !

movie film art & design scifi classic film

Merci FORBIDDEN PLANET…

16032002050615263614073860 dans Fifties SFVous êtes sur Les Échos d’Altaïr, et ce n’est pas un hasard si votre blog porte ce nom… Son administrateur, Hervé Besson, a fait connaissance avec Robby, Morbius et Altaïra dès son plus jeune âge, et cette rencontre l’a marqué à jamais. Il a visité, yeux écarquillés et bouche bée, la légendaire cité des Krells et ses incroyables inventions. Il a frémi sous les nuits étoilées d’Altaïr IV où un monstre invisible s’en prenait aux membres du croiseur C-57D. Il a arpenté les paysages poussiéreux et montagneux d’Altaïr IV sous un ciel extraterrestre verdoyant. Ce voyage dans un monde de science-fiction si bien fait, si bien pensé, si bien écrit, l’a convaincu qu’il devait être face à un film unique. En tout cas, PLANÈTE INTERDITE laissera à jamais une marque indélébile dans son cœur de fantasticophile, comme le feront plus tard STAR WARS et STAR TREK.

Et d’ailleurs si PLANÈTE INTERDITE n’avait jamais existé, Gene Roddenberry aurait-il créé STAR TREK ? L’homme a toujours avoué sa passion pour ce grand classique et ne cache pas son inspiration : STAR TREK présente un équipage qui explore l’Univers, comme celui du croiseur C-57D du film de McLeod Wilcox. L’épisode pilote avorté, The Cage (1964), possède d’ailleurs beaucoup de points communs avec PLANÈTE INTERDITE : on y présente une race extraterrestre capable de matérialiser les pensées, tout comme les Krells pouvaient le faire grâce à une machine de leur invention…

George Lucas lui-même est un grand fan de PLANÈTE INTERDITE. Comme le dit si bien L’Encyclopédie de la Science-Fiction (de Jean-Pierre Piton et Alain Schlockoff, éd. Jacques Grancher, 1996), « PLANÈTE INTERDITE contient en germe beaucoup d’idées inhérentes à des films comme LA GUERRE DES ÉTOILES. Il a, en outre, largement ouvert la voie à des œuvres plus adultes. »

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Un film à part

16032002091315263614073863 dans Science-fictionPLANÈTE INTERDITE s’avère à l’évidence un projet important pour la MGM de l’époque. En effet, pour une œuvre de science-fiction, et alors que le genre est souvent considéré comme infantile, le film de Fred McLeod Wilcox bénéficie d’un budget conséquent de près de deux millions de dollars et il est tourné en cinémascope couleur.

Robby le robot est l’objet de toutes les attentions et sa conception se déroule dans le plus grand sérieux, la construction du robot engouffrant à elle seule plusieurs dizaines de milliers de dollars.

La musique est confiée à Louis et Bebe Barron, deux arrangeurs et compositeurs américains aujourd’hui considérés comme des pionniers de la musique électronique et d’enregistrement sonore sur bande magnétique. On s’écarte donc ici totalement des habituels orchestres symphoniques en optant pour une musique électronique encore jamais entendue, aux sons étranges, pas toujours très mélodieuse et parfois stridente mais conférant au film une ambiance assurément galactique, mystérieuse et bien sûr très SF vintage !

16032002112115263614073864Les costumes des membres d’équipage du croiseur C-57D, à la fois originaux et sobres, sont conçus soigneusement par Walter Plunkett (9 nominations aux Oscar pour son travail sur différents films et un Oscar pour UN AMÉRICAIN À PARIS).

Le croiseur C-57D est une merveille de vaisseau pour l’époque dont certaines parties sont réalisées grandeur nature avec force détails.

Enfin le film bénéficie d’une campagne publicitaire assez conséquente.

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L’impact de PLANÈTE INTERDITE sur le cinéma et les séries télévisées de SF, même s’il ne paraît pas toujours si évident, aura lieu tout d’abord dans le sérieux accordé au genre. La science-fiction a droit enfin à des histoires plus fouillées, mieux écrites, à des décors plus soignés et bien sûr à des effets spéciaux plus réussis. En un mot, la SF obtient une certaine considération en prouvant qu’elle peut elle aussi, au cinéma, se montrer intelligente. Certes, d’autres films avant PLANÈTE INTERDITE avaient déjà fait preuve de ce sérieux et de cette intelligence : LE JOUR OÙ LA TERRE S’ARRÊTA (The Day the Earth Stood Still de Robert Wise, 1951) et LA GUERRE DES MONDES (The War of the Worlds de Byron Haskin, 1953). Malheureusement il faudra encore beaucoup d’années avant de trouver d’autres œuvres se montrant à la hauteur de PLANÈTE INTERDITE, comme LA PLANÈTE DES SINGES (1968) ou 2001 : L’ODYSSÉE DE L’ESPACE (1968).

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PLANÈTE INTERDITE en un clin d’œil 

L’histoire : L’équipage du croiseur C57-D est envoyé en mission de secours sur la planète Altaïr IV. Des années plus tôt, un vaisseau, le Bellerophon, s’y est écrasé, et l’on est depuis sans nouvelles de son équipage. Les membres de l’équipe de sauvetage vont bientôt découvrir deux survivants, le scientifique Morbius et sa fille Altaïra. Ils rencontreront également Robby, un robot inventé par Morbius, et seront vite confrontés à des événements tragiques liés à une force mystérieuse présente sur la planète, laquelle renferme les secrets de l’étonnante civilisation disparue des Krells…

Réalisation : Fred McLeod Wilcox (FIDÈLE LASSIE en 1943, LE COURAGE DE LASSIE en 1946, LE MAÎTRE DE LASSIE en 1948, CUPIDON MÈNE LA DANSE en 1948, LE JARDIN SECRET en 1949…)

Scénario : Cyril Hume, sur un sujet d’Irving Block et Allen Adler d’après The Tempest de William Shakespeare

Musique : Louis et Bebe Barron

Costumes : Walter Plunkett (pour les hommes) et Helen Rose (pour Altaïra)

Production : Nicholas Nayfack pour la MGM

Distribution : MGM

Budget : 1 968 000 $

Pays : États-Unis

Durée : 98 min

Date de sortie aux USA : 15 mars 1956

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Robby le robot, la vedette de PLANÈTE INTERDITE

16032003064015263614073872Quand on parle de PLANÈTE INTERDITE, on ne peut contourner sa vedette principale : un robot fabuleux prénommé Robby !

Robby le robot est l’un des ancêtres des robots du cinéma de science-fiction d’aujourd’hui ! Respectable « droïde » des « temps anciens », il précède de plus d’un demi siècle tous les C3-PO, R2-D2, Cylons, Wall-E… de notre époque. Il est indéniablement, de par son apparence si particulière, une icône des films de science-fiction des années 1950 et le premier a posséder un design élaboré pour l’époque.

Dans PLANÈTE INTERDITE, Robby est une invention du professeur Morbius destinée à remplir différentes tâches : faire la cuisine ou le ménage, soulever des poids lourds, synthétiser des robes (pour la fille de Morbius) ou des pierres précieuses… Il sait parler 187 langues (y compris leurs divers dialectes et idiomes) et ne peut en aucun cas porter préjudice à un être humain.

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Robby fut conçu par le japonais Robert Kinoshita (le même qui créa le robot de la série PERDUS DANS L’ESPACE, Lost in Space) et aurait coûté plus de 125 000 dollars. Entièrement réalisé en Royalite (un 16032003043215263614073871plastique qui servait à l’époque pour fabriquer des valises), mesurant 2,18 m et pesant seulement 45 kg, il fut joué par un acteur glissé dans sa « coque ». Plus de 800 m de câble électrique furent utilisés pour faire fonctionner sa tête où de multiples systèmes internes et lumières clignotantes fonctionnent sans cesse, alimentés par des batteries intégrées. Son apparition dans PLANÈTE INTERDITE obtint un tel succès auprès du public que Robby eut droit, telle une vedette, à un second film intitulé LE CERVEAU INFERNAL (The Invisible Boy / 1957).

Depuis, Robby fait régulièrement des apparitions dans des séries ou films à la demande des réalisateurs. Ainsi, on a pu le voir dans des épisodes de LA QUATRIÈME DIMENSION, AU-DELÀ DU RÉEL, PERDUS DANS L’ESPACE, COLUMBO, LA FAMILLE ADDAMS, LA CROISIÈRE S’AMUSE, WONDER WOMAN, HOLLYWOOD BOULEVARD, mais aussi dans des films comme GREMLINS, OBJECTIF TERRIENNE, LES LOONEY TUNES PASSENT À L’ACTION…

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Robby fut acheté par un musée en 1971 (Movie World de Buena Park en Californie) et ensuite vendu à un collectionneur privé lors de sa fermeture en 1980. Deux répliques de Robby 16032003102415263614073873furent conçues en 1972 pour ses apparitions dans divers films et séries. Depuis 1997, il peut être reproduit grandeur nature, à la demande, par une société californienne qui en a obtenu la licence. On en fabrique également des jouets de toutes tailles facilement disponibles chez les boutiques spécialisées.

Enfin, il faut savoir que lors de la sortie du film PLANÈTE INTERDITE en France, Robby remonta les Champs Elysées et fut interviewé à la télévision par la journaliste France Roche !

Robby figure depuis 2004 au Robot Hall of Fame de l’université de Carnegie Mellon.

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Avant l’Enterprise, le croiseur C-57D

Le croiseur C-57D (appelé aussi « astrocroiseur ») appartient aux Planètes Unies et son commandant est John J. Adams (Leslie Nielsen). Ce croiseur, qui transporte un équipage pour une mission de sauvetage sur la planète Altaïr IV, possède une forme simple et très en vogue dans les années 1950 (en raison des différentes vagues d’OVNI) : il n’est ni plus ni moins qu’une gigantesque soucoupe volante dont le diamètre est évalué entre 30 et 50 m.

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Le C-57D a la particularité de tourner sur lui-même lorsqu’il vole. Muni de deux passerelles qui se déploient d’un côté et de l’autre à ses atterrissages, il utilise une sorte de champ de force verdâtre quand il se pose. Une espèce d’énorme pointe métallique, assez rudimentaire, située juste au-dessous de la soucoupe, paraît lui assurer sa stabilité une fois posé. Le C-57D ne semble pas être armé, par contre il transporte des armes (sortes de canons laser mobiles) qui seront utilisées pour les besoins de la mission du commandant Adams.

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L’intérieur du C-57D est assez vaste. Le poste de commande est occupée par une sphère de contrôle qui permet le pilotage du croiseur. On sait que le vaisseau contient non seulement les quartiers des membres d’équipages mais aussi les cuisines. On peut distinguer, en hauteur, une passerelle circulaire qui surplombe la salle de commande. Le C-57D ne dispose pas de hublots. Seul un écran permet de voir à l’extérieur. La MGM n’a pas lésiné sur les moyens pour offrir des décors convaincants et soignés.

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Le croiseur C-57D sera réemployé (grandeur nature ou en maquette) dans de nombreux épisodes de LA QUATRIÈME DIMENSION. Il inspirera le vaisseau de la série PERDUS DANS L’ESPACE, sans compter Gene Roddenberry, le créateur de STAR TREK, qui se basera sur le film pour créer sa série culte.

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Acteurs, anecdotes et petits secrets

  • Walter Pidgeon incarne le professeur Edward Morbius. Il a joué dans de très nombreux films dont LE SOUS-MARIN DE L’APOCALYPSE (Voyage to the Bottom of the Sea, Irwin Allen, 1961).
  • C’est Leslie Nielsen qui incarne le commandant Adams. Il est surtout connu pour avoir joué dans de nombreuses comédies, dont la fameuse série de films commençant par un « Y A-T-IL… » (Y A-T-IL UN PILOTE DANS L’AVION ? Y A-T-IL UN FLIC POUR SAUVER LA REINE ?…)
  • Anne Francis est surtout connue pour avoir interprété Altaïra, la fille de Morbius, même si elle a joué dans plusieurs dizaines de films.
  • Richard Anderson joue le rôle de Quinn, membre d’équipage du croiseur C-57D. C’est surtout son rôle d’Oscar Goldman dans L’HOMME QUI VALAIT TROIS MILLIARDS, de 1973 à 1978, qui le fera connaître.
  • PLANÈTE INTERDITE rapporta 2 765 000 $.
  • Il faut savoir que PLANÈTE INTERDITE est entré, en 2013, au répertoire américain du National Film Registry de la Librairie du Congrès.
  • Le film a connu une adaptation musicale intitulée Return to Forbidden Planet jouée à Broadway (visible ici).
  • Trapard vous a déjà présenté les jolies tenues d’Altaïra dans la catégorie Utopic Fashion du blog. Allez donc voir du côté de « Glamour Altaïra » !
  • Le Sci-Fi Club de Nouvelle-Calédonie devrait présenter PLANÈTE INTERDITE cette année à l’occasion de son cycle Cinéma Vintage.

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Un remake ? Un reboot ?…

Ne m’en parlez pas… Il fut un temps où le remake de PLANÈTE INTERDITE était prévu dans les années 1990. Irvin Kershner en personne (L’EMPIRE CONTRE-ATTAQUE) devait le réaliser. Puis J. Michael Straczynski (créateur de BABYLON 5) fut intéressé par le projet en 2008. Mais ça c’était avant. Aujourd’hui rien à l’horizon. Cependant je reste persuadé qu’un jour ou l’autre PLANÈTE INTERDITE connaîtra à son tour son reboot bâtard comme tant d’autres films cultes massacrés par des réalisateurs hollywoodiens sans cervelle.

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L’avis de quelques spécialistes

Les scénaristes de PLANÈTE INTERDITE font franchir au cinéma de science-fiction un bond de géant. S’ils se retournaient aujourd’hui, ils verraient que personne ne les a suivis. (La Science-Fiction, Guide Totem, Lorris Murail, éd. Larousse, 1999)

PLANÈTE INTERDITE est un de ces films mythiques « à message » qui ne peuvent que décevoir quand on les découvre – ce n’était que ça ! -, mais qui nous touchent quand même. (Les Films de Science-Fiction, Michel Chion, Les Éditions de l’Étoile, Cahiers du Cinéma, 2009)

PLANÈTE INTERDITE est remarquable tant par l’avance qu’il manifeste sur son temps – il n’est qu’à comparer avec les autres films « spatiaux » des années 1955-1959 – que par sa parfaite adéquation avec tout ce qu’on attend de la SF : dépaysement et réflexion, magie et poésie. Comète unique dans le ciel galactique, film charnière entre l’ancien (FLASH GORDON) et le moderne (STAR WARS), le film reste le chef-d’œuvre absolu de la naissance d’un genre. (100 Ans et Plus de Cinéma Fantastique et de Science-Fiction, Jean-Pierre Andrevon, éd. Rouge Profond, 2013)

- Morbius -

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MONSTRES SACRÉS : L’INTELLIGENCE MARTIENNE

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Cette tête vous dit sans doute quelque chose, j’espère… C’est tout de même l’une des plus célèbres du cinéma de science-fiction car il s’agit de l’Intelligence Martienne (ou Martian Mastermind), devant laquelle je vous prie de bien vouloir vous incliner sous peine d’une invasion prochaine. Merci.

Notre Monstre Sacré du jour apparaît dans le grand classique des Fifties : LES ENVAHISSEURS DE LA PLANÈTE ROUGE (Invaders from Mars, 1953, William Cameron Menzies). L’histoire :

« Un jeune garçon passionné d’astronomie aperçoit une nuit une soucoupe volante atterrir dans un banc de sable à proximité de sa maison. Il prévient son père, un scientifique qui travaille sur une mission secrète pour une fusée à propulsion atomique. Tenu de signaler tout fait suspect, le père part inspecter les lieux. Au petit matin, sa femme s’inquiète de son absence, mais il revient bientôt, avec un regard vague et un caractère irascible … » (Wikipédia)

Même si elle pourra faire sourire certains aujourd’hui, on ne pourra pas reprocher à cette représentation alien son manque d’originalité, surtout pour un film des années 50 au petit budget de série B et à une époque où les effets spéciaux relevaient bien souvent du défi.

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L’Intelligence Martienne contrôle par télépathie, comme on s’en doute, les Martiens venus sur Terre et dont le but, comme on s’en doute, s’avère l’invasion de la planète. Cet alien, à l’apparence particulièrement étrange, représente une tête macrocéphale aux reflets dorés plantée sur un petit torse, tel un buste, d’où s’échappent des tentacules qui se meuvent constamment. Celle-ci se trouve enfermée dans un globe de cristal. Totalement muette, le regard dénué de tout sentiment, l’Intelligence Martienne exprime la froideur implacable des Martiens.

Bien plus réussie que les Martiens humanoïdes du film (des mutants nous dit-on…), l’Intelligence Martienne fut jouée par l’actrice naine Luca Potter. Celle-ci se tenait accroupie derrière une petite plateforme d’où seul son visage maquillé dépassait. Les tentacules étaient contrôlés hors-champ.

À noter que d’autres aliens des années 50 possédaient des cerveaux disproportionnés, ainsi le mutant de la planète Métaluna des SURVIVANTS DE L’INFINI (1955) pour ne citer que lui.

- Morbius -

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MONSTRES SACRÉS : TARANTULA

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Les araignées ont toujours provoqué une certaine répulsion, voire une répulsion certaine, chez beaucoup de personnes… La tarentule fait partie de cette grande et noble famille appelée arachnide qui étend sa toile depuis l’aube des temps sur le monde des animaux. Mais je vois déjà Wikipédia m’interrompre pour préciser bien vite :

« Les anglophones nomment tarantula les araignées que les francophones nomment mygale. Souvent, dans des livres de vulgarisation ou des documentaires audiovisuels, on voit le mot tarantula associé au mot de tarentule. »

Dans ce cas, qu’est-ce qu’une tarentule ?… Wikipédia de poursuivre : « Le mot tarentule désigne une araignée mythique de la province de Tarente en Italie, ou bien l’araignée Lycosa tarantula également originaire de cette région d’Italie. » 

Bien. Cependant la tarentule italienne ne ressemble en rien à la vedette de notre catégorie Monstres Sacrés d’aujourd’hui qui est, quant à elle, une vraie mygale, donc finalement une tarentule chez les anglophones, vous me suivez ?… Alors, afin de ne froisser personne, autrement dit ni les spécialistes ni les arachnides, nous emploierons dans cet article le mot Tarantula (pas même le mot mygale et encore moins le mot tarentule) comme s’il s’agissait véritablement du nom de notre Monstre Sacré du jour et non du titre du film réalisé par Jack Arnold en 1955.

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L’histoire du film TARANTULA : « Dans un laboratoire isolé, le Professeur Gerald Deemer travaille sur un nutriment qui permettrait de soulager la famine que menace de provoquer l’accroissement de population. Ses expérimentations ont abouti à certains résultats ; mais au prix de sérieux déboires. Un jour qu’il s’est absenté, deux de ses collègues s’injectent le nutriment, avec des conséquences effroyables les conduisant progressivement à la mort par ce qui semble être l’acromégalie. L’un des deux meurt, tandis que l’autre attaque le professeur et lui injecte le produit avant de mourir. Pendant leur combat, une tarentule géante qui a elle aussi reçu une injection s’évade de sa cage. Dès lors, elle ne cesse de grandir, et s’en prend aussi bien au bétail qu’aux humains. » (Wikipédia)

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Notre Tarantula géante va alors se promener tranquillement dans le désert américain par l’intermédiaire d’effets spéciaux utilisant adroitement une véritable araignée grossie grâce à des rétroprojections et des doubles expositions. On doit cette réussite à Clifford Stine, lequel emploiera également une énorme tête réalisée pour des plans rapprochés, notamment ceux montrant la bestiole regardant derrière les fenêtres d’une maison. À noter que cette tête servira aussi au film MISSILE TO THE MOON (1959). Enfin, des séquences entières de TARANTULA atterriront dans HAVE ROCKETT WILL TRAVEL (1959). Le recyclage hollywoodien d’époque, quoi.

Notre Tarantula, après avoir provoqué bien des frayeurs mais aussi des morts, sera brûlée vive par un tout jeune Clint Eastwood incarnant un pilote de l’armée de l’air américaine.

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L’avis des spécialistes :

« À la manière de THEM !, TARANTULA met l’accent sur la férocité de l’insecte à sa taille normale, comme pour mieux faire comprendre au public les ravages qu’il peut causer à l’échelle augmentée. » (Jean-Pierre Putters / Ze Craignos Monsters, le Retour / éd. Vents d’Ouest)

« Le film d’Arnold, au suspense soutenu et aux trucages acceptables, n’exploite pas cet aura mythique (encore que l’aspect sexuel soit nettement indiqué, lors d’une séquence fameuse où l’araignée couvre de son corps la maison où s’est réfugiée l’héroïne, et s’y livre à une danse copulatoire qui ferait rougir le chaste King Kong) : il s’agit une fois encore d’expériences scientifiques qui tournent mal ; heureusement l’armée est là, et la pauvre Tarantula finit sous les bombes au napalm, comme bien d’autres avant et après elles… » (Jean-Pierre Andrevon & Alain Schlockoff / Cent Monstres du Cinéma Fantastique / éd. Jacques Glénat)

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DRIVE-IN : FROM HELL IT CAME (1957) et THE WOMAN EATER (1958)

DRIVE-IN : FROM HELL IT CAME (1957) et THE WOMAN EATER (1958) dans Cinéma bis 13051809153815263611200263

Histoire d’appréhender doucement le prochain été calédonien qui s’annonce bien chaud et fatigant, voici deux films d’arbres tueurs en milieux tropicaux pour ce nouveau « Drive-in ».

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FROM HELL IT CAME
Année : 1957
Réalisateur : Dan Milner
Scénario : Jack Milner & Richard Bernstein
Production : Jack Milner (Allied Artists)
Musique : Darrell Calker
Pays : États-Unis
Durée : 71 min
Interprètes : Tod Andrews, Tina Carver, Linda Watkins, Gregg Palmer…

Série Z de l’Allied Artists, produite par les frères Milner qui deux ans auparavant avaient déjà sortis THE PHANTOM FROM 10 000 LEAGUES (1955) et sa grosse bébête subaquatique inspirée de L’ÉTRANGE CRÉATURE DU LAC NOIR.

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L’intrigue : Le prince héritier d’une île des Mers du Sud est victime d’un mystérieux assassinat et il est retrouvé mort, un couteau enfoncé dans le cœur. Il a été victime d’un complot ourdi par un sorcier du clan qui dénonçait les relations amicales du prince avec des scientifiques américains qui ont installés leur laboratoire sur l’île. Le prince est enterré dans un tronc d’arbre creux et abandonné jusqu’à ce qu’une radiation nucléaire le ranime sous la forme de  » Tabanga « , une créature ancestrale mi-arbre mi-démon. Le monstre décime alors un par un les habitants de l’île…

Ce FROM HELL IT CAME est une de ces perles du Z des 50′s avec des créatures improbables créées par Paul Blaisdell et une légère touche de science-fiction à découvrir sans modération.

LE FILM COMPLET EN V.O. :

http://www.dailymotion.com/video/xyt4ma

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THE WOMAN EATER
Année : 1958
Réalisateur : Charles Saunders
Scénario : Brandon Fleming
Production : Guido Coen (Eros Films)
Musique : Edwin Astley
Pays : Angleterre
Durée : 70 min
Interprètes : George Coulouris, Vera Day, Peter Wayn, Joyce Gregg, Joy Webster…

THE WOMAN EATER ou WOMANEATER est une petite production fantastique anglaise des 50′s de Fortress Film Productions, du type de certaines séries B de la Hammer Films de la décennie suivante. Bien mieux scénarisée et réalisée que FROM HELL IT CAME, cette série B réalisée par Charles Saunders (THE MAN WITHOUT A BODY) n’en reste pas éloigné des frontières du Z de par son sujet et sa créature aux branches articulées.

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L’intrigue : Dans les profondeurs de la jungle amazonienne, un arbre carnivore se nourrit du sang de jeunes femmes et génère un fluide qui peut tout détruire alentours. Un autel en son honneur est vénéré par des indigènes qui effectuent des rites sacrificiels afin d’apaiser sa colère. Mais un scientifique anglais, le Docteur Moran, en exploration dans la jungle, fait saisir la plante carnivore afin de l’emporter chez lui dans son laboratoire où il la soumet à de nombreux tests. Mais pour cela, il se retrouve dans l’obligation de trouver des jeunes femmes pour nourrir l’arbre…

Mention spéciale à George Coulouris (il jouait le tuteur du jeune Charles Foster Kane dans CITIZEN KANE) qui incarne dans THE WOMAN EATER le Docteur Moran, un Mad Doctor assez méconnu mais particulièrement savoureux.

LE FILM COMPLET EN V.O. :

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DRIVE-IN : TEENAGE ZOMBIES (1959)

DRIVE-IN : TEENAGE ZOMBIES (1959) dans Cinéma bis 13051809153815263611200263

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TEENAGE ZOMBIES
Année : 1959
Réalisateur : Jerry Warren
Scénario : Jerry Warren
Production : Jerry Warren (Governor Films Inc.)
Musique : ?
Pays : États-Unis
Durée : 73 min
Interprètes : Katherine Victor, Don Sullivan, Steve Conte, J.L.D. Morrison, Brianne Murphy…

TEENAGE ZOMBIES est une série B indépendante produite, écrite et réalisée par Jerry Warren (THE INCREDIBLE PETRIFIED WORLD, THE WILD WORLD OF BATWOMAN) et visant un public de drive-in, d’où le groupe de très jeunes héros en tête d’affiche, sorte de « Goonies » avant l’heure.

L’intrigue : Une scientifique tourmentée créé un gaz neurotoxique afin de mettre en transe de nombreux adolescents de la région et ainsi de réunir une armée d’esclaves à sa merci…

15070407385915263613418321 dans Fifties SF

Le film de Jerry Warren est un de ces produits vite réalisés, vite mis en boîte pour un exploitation éclair sur grand écran. Ne comptez pas sur de superbes maquillages ou de luxueux laboratoires scientifiques, la déco reste très sommaire et c’est à l’intrigue très rythmée de tenir le spectateur. Les prises de vues du film sont larges et maladroites, une marque de fabrique et une manœuvre qui deviendront celles de nombreuses séries B indépendantes de drive-in des Sixties faisant ainsi prendre l’air à leurs tournages très loin des studios, mais donnant aussi naissance à des classiques du genre comme LE CARNAVAL DES ÂMES (1962), INCUBUS (1966), LA NUIT DES MORTS-VIVANTS (1968) et bien d’autres. Ainsi, encore un peu bancal, TEENAGE ZOMBIES (1959) présente un sujet encore très ancré dans la période des 30′s et 40′s avec son lot de zombies (et même un gorille-zombie !) hypnotisés par un(e) savant(e) folle, le tout propulsé dans une ambiance teen en plein air. Vous pourrez vous faire votre propre idée à l’aide de la version complète qui se trouve en ce moment postée sur YouTube en V.O.

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DRIVE-IN : LA FEMME NUE ET SATAN (1959)

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LA FEMME NUE ET SATAN (Die Nackte und der Satan ou Des Satans nackte Sklavin)
Année : 1959
Réalisateur : Victor Trivas
Scénario : Victor Trivas
Production : ?
Musique : Willy Mattes & Jacques Lasry
Pays : Allemagne
Durée : 97 min
Interprètes : Michel Simon, Horst Frank, Karin Kernke, Helmut Schmid, Paul Dahlke…

LA FEMME NUE ET SATAN (Die Nackte und der Satan ou Des Satans nackte Sklavin) est une production allemande écrite et réalisée par Victor Trivas, cinéaste américain d’origine russe. Je reconnais que le titre français ne m’inspirait rien d’attrayant si ce n’est une ambiance mélo-jazzy-psychologique comme Hollywood en a produit à la pelle à la toute fin des années 50. Le film de Victor Trivas est même sorti aux États-Unis avec THE HEAD comme titre on-ne-peut-plus-minimaliste. Mais pour le coup, LA FEMME NUE ET SATAN est un film morbide et fascinant à la fois, à la limite du cinéma gothique aux éclairages expressionnistes. La moitié du film nous plonge dans un rythme et une ambiance qui rappellent les krimi allemands alors en vogue à cette période et que la présence de l’excellent comédien Horst Frank renforce. Tandis que l’autre moitié est de la pure science-fiction rappelant assez le roman « Le Cerveau du Nabab » (1942, Donovan’s brain) de Curt Siodmak. Et puis Michel Simon… Incroyable et tellement insolite dans le rôle d’une tête vivante !

15060607535815263613335063 dans Fifties SF

L’intrigue : Le Professeur Abel sait qu’il va mourir, son cœur ne tiendra pas longtemps, mais son cerveau est, lui, en parfait état. Grâce à son sérum Z, il vient d’ailleurs de  réussir à maintenir en vie la tête tranchée d’un chien. Son nouvel assistant, le Dr. Odd, le presse de tenter l’expérience sur des humains. Face à son refus, Odd pratique bientôt la décapitation du professeur, dont il maintient la tête en vie, espérant bien lui arracher ses secrets. Son amour pour la ravissante Irène, dont le corps est difforme, le poussera bien plus loin…

LA FEMME NUE ET SATAN rappelle autant THE BRAIN THAT WOULDN’T DIE (1962) de Joseph Green que LES YEUX SANS VISAGE (1960) de Georges Franju, sorti à peine un après le film de Trivas. Puis quelques séries B de Jesùs Franco, de L’HORRIBLE DOCTEUR ORLOFF au DIABOLIQUE DOCTEUR Z. Sans oublier RE-ANIMATOR (1985) de Stuart Gordon, dont le sérum Z et la tête réanimée du Professeur Abel font forcément implacablement penser au sérum fluorescent d’Herbert West et à la tête réanimée du docteur Carl Hill.

LA FEMME NUE ET SATAN est une véritable pépite de la SF horrifique de la fin des Fifties, que vous trouverez en version anglaise sur YouTube.

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LA FEMME NUE ET SATAN en entier et version anglaise :

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DRIVE-IN : SPACE MASTER X-7 (1958)

DRIVE-IN : SPACE MASTER X-7 (1958) dans Cinéma bis 13051809153815263611200263

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SPACE MASTER X-7
Année : 1958
Réalisateur : Edward Bernds
Scénario : George Worthing & Yates Daniel Mainwaring
Production : Bernard Glasser (Twentieth Century Fox Film Corporation)
Musique : Josef Zimanich & Harry Bluestone
Pays : États-Unis
Durée : 71 min
Interprètes : Bill Williams, Lyn Thomas, Robert Ellis, Paul Frees, Rhoda Williams…

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SPACE MASTER X-7 est une série B indépendante de la Regal Films tournée rapidement par Edward Bernds et avec un budget de $125,000 (dont $25,000 ont servi à payer les scénaristes). La sortie en juin 1958 de ce petit film catastrophe de science-fiction était destinée à capitaliser sur le récent décollage du satellite Explorer 1 en février de la même année.

L’intrigue : Une sonde spatiale de retour sur Terre est recouverte par un mystérieux champignon, qui, lorsqu’il est accidentellement exposé à du sang humain, se transforme en une solution proche de la rouille sans cesse croissante. La corrosion semble s’étendre très vite et risque de prendre des proportions considérables si elle n’est pas enrayée à temps…

15053008232815263613313595 dans Science-fiction

Le film est surtout une longue course-poursuite pour arrêter un fléau imminent. Mais avec son budget limité, SPACE MASTER X-7 mise malheureusement plus sur le jeu des comédiens Robert Ellis, Bill Williams et Lyn Thomas que sur de bons gros effets spéciaux. L’ensemble ressemble assez au final à une des aventures du Professeur Quatermass mais transposé aux États-Unis, avec ce rythme vif inhérent aux productions américaines. Entre film d’espionnage et film catastrophe, l’ensemble est plutôt agréable à suivre.

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