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Archive pour la catégorie « Film des 70′s »

SEYTAN (1974)

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SEYTAN (1974)

SEYTAN est le « Turkish Exorcist », autrement dit le remake turc du film de Friedkin tourné dans la foulée de l’original. Au moins, avec ce type de remake, inutile de chercher les points communs plagiés au film d’origine que l’on retrouve dans tous les dérivés de L’EXORCISTE, de l’ANTÉCHRIST à EXORCISMO puisqu’ici, la trame est quasi-identique.

L’intrigue : Une jeune fille de 12 ans qui habite avec sa mère dans un quartier bourgeois est possédée par le démon…

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Même la fillette turque, incarnée par Canan Perver, a de faux airs de Linda Blair. L’intro avec l’archéologue dans les ruines, le grand appartement à deux étages, les rats dans le grenier, la fillette somnambule qui urine devant une assemblée ou qui est projetée sur son lit, l’immense escalier, la scène de vomissures et l’excision (non pas avec un crucifix mais avec une statuette coupante) et 19020604123915263616109263 dans Fantastiquel’exorcisme final… Tout y est. Même le morceau de Mike Oldfield est réutilisé régulièrement de manière obsessionnelle. Seule la foi chrétienne du prêtre exorciste est remplacée par un l’érudition d’un archéologue et un policier qui enquêtent sur les croyances de démonologies locales. Le Seytan du film étant évidemment le démon coranique.

L’intérêt de SEYTAN, en plus d’être plus agréable à regarder que la moyenne des remakes turcs, vient de cette tentative du réalisateur Metin Erksan de vouloir jongler entre deux options : la jeune Gül est-elle atteinte d’une maladie psychique ou d’une possession démoniaque ? Ce dualisme sera beaucoup plus présent dans L’EXORCISTE 2 : L’HÉRÉTIQUE de John Boorman, en 1977. Et plus présent encore, dans L’EMPRISE (1981) de Sidney J. Furie. Du coup, Gül se voit contrainte de répondre à des exigences médicales souvent ridicules, et parfois visuellement et involontairement cocasses, comme la scène des électro-chocs. Mais à part quelques touches d’humour, l’ensemble se veut très sérieux

Vous pouvez regarder le film avec des sous-titres anglais ici.

- Trapard -

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LE MAÎTRE DU TEMPS (1970)

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LE MAÎTRE DU TEMPS (1970)

Oui je sais que le titre va immédiatement vous faire penser aux MAÎTRES DU TEMPS (1982) de René Laloux, mais il s’agit d’un tout autre film de science-fiction. Là, vous veniez de cliquer machinalement sur « j’aime » sans avoir ouvert cet article, puis vous vous êtes révisés en regardant l’affiche de plus prêt, en approchant votre nez vers l’écran. Mince, ce n’est pas le film que vous aimez et vous avez « liké ». Que faire ? Enlever votre « Like » ni vu, ni connu ? Pendant que vous réfléchissez sur ce grand dilemme existentiel, laissez-moi vous présenter le film du jour…

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LE MAÎTRE DU TEMPS est une co-production franco-brésilienne réalisée par Jean-Daniel Pollet qui traite de l’errance terrienne d’un extraterrestre arrivé là par erreur. Ce qui est plutôt étonnant de la part de ce réalisateur qui a plutôt tendance à ancrer les histoires de ses films dans une sorte de naturalisme implacable, mais toujours très fin (POURVU QU’ON AIT L’IVRESSE, GALA, L’ACROBATE). Le début du film est identique à celui de PROMETHEUS (2012) de Ridley Scott. Ou l’inverse… Mais en guise de cet Architecte géant et bleuté de l’univers d’ALIEN, c’est notre Jean-Pierre Kalfon national tout peint en bleu qui est projeté dans l’océan et qui semble sans cesse retomber à la mer et être ramené vers le rivage d’un nouveau présent. Il évolue ainsi, tout le long du film, vers un continuel futur et traverse l’Histoire du Brésil au grès des flots. L’idée du va-et-vient par le biais de l’océan est un artifice science-fictionnel assez connu, notamment dans la littérature de SF. Et même dans la musique. Vous pourrez d’ailleurs retrouver ce genre de boucle dans le clip du morceau  « Falling for You »  du jeune rockeur calédonien, Paul Cramet, sorte d’hommage à 2001, L’ODYSSÉE DE L’ESPACE et à EYE WIDE SHUT de Stanley Kubrick. Vous m’y verrez d’ailleurs très brièvement, affalé et gloutonnant du raisin à 1’37.

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Derrière cet univers de science-fiction, le film de Jean-Daniel Pollet semble démarrer avec le syndrome de « l’Indien dans la ville », notre extraterrestre semblant découvrir le monde sauvage d’un côté, et civilisé de l’autre, se posant parfois même en médiateur. La suite du film évoluant finalement vers une quête initiatique humaine. Et disons-le franchement : une quête initiatique hippie.

L’intrigue : Un extra-terrestre, qui a la faculté de voyager dans le temps, visite notre planète à différentes époques….

Le début des années 70 était, en effet, le temps du cinéma hippie (pipe hourra ?) : QU’IL ÉTAIT BON MON PETIT FRANÇAIS (1971) de Nelson Pereira dos Santos, pour le Brésil. EL TOPO (1970) et LA MONTAGNE SACRÉE (1973) d’Alejandro Jodorowsky pour le Chili. Et il ne faut évidemment pas confondre SF hippie des années 70, et SF gnian-gnian de Coline Serreau et de LA BELLE VERTE (1996).

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À cette époque-là, Jean-Pierre Kalfon était aussi l’un des personnages centraux de l’un des plus grands films hippies de tous les temps, d’ailleurs tourné vers chez nous (en Papouasie-Nouvelle-Guinée) : LA VALLÉE (1972) de Barbet Schroeder, sur la musique culte des Pink Floyd. La musique du film de Jean-Daniel Pollet est d’ailleurs très sympa et aussi « haschement » psychédélique. Elle a été composée par le contrebassiste français, Guy Pedersen, dont voici deux de ses compositions,  ici et  . Mais il est surtout connu pour être à l’origine de la musique du générique de l’émission THALASSA, ce qui n’est vraiment pas ce qu’il a fait de mieux.

Et au début des années 70, le « Cinema Novo » (cette nouvelle vague du cinéma brésilien) battait son plein, avec des réalisateurs cultes comme Glauber Rocha (LE DIEU NOIR ET LE DIABLE BLOND, ANTONIO DAS MORTES) ou Ruy Guerra. Ce dernier jouant même l’un des rôles principaux du MAÎTRE DU TEMPS, ainsi que dans cet autre film oublié (mais surtout incompris) de la SF initiatique à la française : LES SOLEILS DE L’ÎLE DE PÂQUES (1972) que Pierre Kast a tourné aux quatre coins du monde. Kast qui travaillait alors au Brésil depuis les années 60, a d’ailleurs co-écrit LE MAÎTRE DU TEMPS avec Jean-Daniel Pollet. Mais contrairement à ses SOLEILS, il semble avoir misé sur la simplicité pour ce film-ci, ce qui le rend très agréable à regarder.

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THE THIRSTY DEAD (1974)

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THE THIRSTY DEAD (1974)

Voilà un bien étrange film, kitsch à souhait, mais pas inintéressant. C’est une co-production américaine avec les Philippines et réalisée par l’acteur de télévision Terry Becker. THE THIRSTY DEAD est aussi sorti en VHS sous le titre BLOOD HUNT. Mais pas en France, semble-t-il. On pourrait aussi le confondre avec un autre film philippin beaucoup plus connu, traitant aussi de vampirisme, mais de manière plus thrash : BLOOD THIRST (1971) de Newt Arnold.

THE THIRSTY DEAD est plutôt un film fourre-tout qui mélange les genres : policier, WIP (films de femmes prisonnières), film de sectes, exotisme et horreur.

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L’intrigue : En l’espace d’un mois, sept jeunes femmes sont enlevées à Manille par des membres d’un culte de la mort qui a besoin de leur sang pour rester immortels. Il s’avère que les femmes sont transportées dans une forêt lointaine, afin d’y être sacrifiées pour leur sang afin que les membres de la secte puissent maintenir leur jeunesse éternelle…

Un scénario qui ressemblerait presque à celui de LA SECTE DES CANNIBALES (1981) d’Umberto Lenzi. Mais même si THE THIRSTY DEAD n’est pas un très bon film, il innove un peu en reprenant ce thème du vampirisme exotique présent dans  THE WOMAN EATER (1958) avec ses vierges offertes en sacrifice dans le but de reconquérir ou d’inverser la vie éternelle. Cette déviance du vampirisme (proche du cannibalisme) a aussi été très bien exploitée en France par Alain Jessua dans TRAITEMENT DE CHOC (1973) ou par Raphaël Delpard avec LA NUIT DE LA MORT (1981), ainsi qu’en Australie avec SOIF DE SANG (1979, Thirst) de Rod Hardy.

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Mais dans THE THIRSTY DEAD, le suspense est plutôt plat et les bavardages sont légions. L’intérêt réside dans la présence de jolies comédiennes piégées au milieu d’une secte aux fringues ultra-kitschs vivant au milieu de nulle part.

L’ex-maquilleuse et réalisatrice d’effets spéciaux, Cecile Braun, a réussi quelques effets gores ou de vieillissement. Sa carrière semble s’être limitée à de petites productions philippines ainsi qu’à quelques films à succès sur la guerre du Vietnam comme PLATOON (1986) et HAMBURGER HILL (1987).

En attendant mieux, vous pouvez regarder THE THIRSTY DEAD en V.O. sur YouTube.

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LES VIERGES DE LA PLEINE LUNE (1973)

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LES VIERGES DE LA PLEINE LUNE (1973)

Le film de Luigi Batzella est une variation gothique tardive du roman de Bram Stoker et de l’histoire de la comtesse Bathory. Je m’amuse à parler du « gothique tardif » des années 70, mais si l’on comptabilisait le nombre de films gothiques sortis dans les années 70, je pense qu’on obtiendrait un chiffre beaucoup plus conséquent que celui des années glorieuses du genre (fin des années 50 jusqu’au 19011706571015263616079598 dans Cinéma bis italienmilieu des années 60). Mais ce gothique des Seventies a toujours son petit cachet bis en plus, et LES VIERGES DE LA PLEINE LUNE (Il plenilunio delle vergini) n’échappe pas aux règles de la Sexploitation si vendeuse ces années-là.

L’intrigue : Lors de ses recherches sur l’anneau des Nibelungen, Karl Schiller est amené à se rendre dans les Carpates, car il est persuadé que l’artefact se trouve dans le château du comte Dracula. Mais il est devancé par son frère Franz qui, arrivé au château, rencontre une domestique, Lara, qui se propose de l’accueillir en attendant le retour de sa maîtresse, la comtesse De Vries, veuve du comte Dracula…

La superbe Rosalba Neri (LADY FRANKENSTEIN) n’échappe pas non plus aux joies de l’érotisme, évoluant souvent nue et recouverte d’un flot de sang se répandant sur ses formes généreuses, là où Kim Basinger préférait plutôt le petit lait dans 9 SEMAINES ET DEMI (1986). D’ailleurs, bien que les dialogues et l’ambiance des VIERGES DE LA PLEINE LUNE soient légèrement indigestes, les scènes de nudités sont finalement comme un courant d’air rafraîchissant. Et je m’amuse souvent à penser à cette légèreté décomplexée des comédiennes dans les années 70 qui n’hésitaient pas à jouer nues, en comparaison, par exemple à Julia Roberts qui avait une doublure pour une simple scène vaguement dénudée pour L’EXPÉRIENCE INTERDITE (1990). Ou à l’extrême opposée, à Pamela Anderson et Paris Hilton qui se la jouent effarouchées en commercialisant leurs sex-tapes soit-disant piratées. D’où l’intérêt posthume, aujourd’hui, de cette Sexploitation naïve, sans tabou et rarement hypocrite.

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LES VIERGES DE LA PLEINE LUNE, qui porte bien son titre, reprend tous les artifices du cinéma gothique de vampires : comtesse sanglante, goules suceuses de sang, vampire chauve et brutal jaillissant d’un cercueil caché dans une sombre crypte, château maudit effrayant les villageois du coin, chauve-souris criardes et sectes encagoulées…

En plus de Rosalba Neri, Mark Damon (et non pas, Matt Damon), Enza Sbordone (qui a surtout joué dans des adaptations érotiques de Boccace), et la Brésilienne Esmeralda Barros se partagent les autres rôles principaux.

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CHILDREN SHOULDN’T PLAY WITH DEAD THINGS (1972)

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CHILDREN SHOULDN’T PLAY WITH DEAD THINGS (1972)

Tout le paradoxe du début de la carrière de Bob Clark est dans ce titre enfantin de film d’horreur : CHILDREN SHOULDN’T PLAY WITH DEAD THINGS. Je ne m’attarderais pas sur ce qu’a réalisé Bob Clark après les années 80 que je trouve nettement plus conventionnel que ses débuts hésitants. En effet, après un petit conte de fées pour enfants avec THE EMPREROR’S NEW CLOTHES, Bob Clark a 19011107402515263616072078 dans Cinéma bis américainenchaîné en se jetant à pieds joints dans le cinéma de pure exploitation érotique, avec un film sexy plutôt « couillu » si j’ose dire, avec  SHE-MAN (1967). Pour comprendre ce film, il faut penser qu’une poignée de cinéastes américains cherchaient à concurrencer le succès de l’érotisme à l’européenne au milieu des années 60. Ainsi Russ Meyer lança sa série de films aux comédiennes à fortes poitrines, mettant en vedette Lorna Maïtland, par exemple. Joseph P. Mawra, lança quand à lui la série des Olga et ses call-girls criminelles, avec OLGA’S HOUSE OF SHAME (1964), OLGA’S GIRLS (1964) et OLGA’S DANCE HALL GIRLS (1969), un genre repris au Japon par Seijun Suzuki et par le « pink eiga ». Quand à Bob Clark, il n’a fait que développer les premiers essais du cinéma transgenre et travesti lancé par Ed Wood avec GLEN OR GLENDA (1953). Ce SHE-MAN est un peu bancal et oublié, mais il pourrait bien définir l’écart entre un film pour enfants et un film érotique spécialisé, et pourrait nous laisser imaginer l’originalité et la quête de créativité derrière CHILDREN SHOULDN’T PLAY WITH DEAD THINGS, sorte de film grindhouse complètement improbable et aux allures d’essai hippie macabre.

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L’intrigue : Une troupe de théâtre dirigée par Alan, un maître de cérémonie aussi spécial que souriant dans ses réparties, se donnant un air supérieur du fait de sa place de metteur en scène, se rend sur une île déserte réputée pour son cimetière, afin d’y répéter une pièce et plus particulièrement une scène visant à la résurrection des morts, sans se douter que leurs incantations vont réellement fonctionner et réveiller les cadavres du cimetière. Alan compte bien répéter une scène importante de sa pièce impliquant la résurrection des morts. Ils vont ainsi passer par le cimetière avant d’aller s’installer dans la maison du gardien du cimetière, vide de tout habitant…

19011107440615263616072079 dans Film des 70'sLes deux films suivants de Bob Clark sont plus que cultes et très bien édités en France : LE MORT-VIVANT (1974, Dead of Night) avec son jeune G.I. zombie traumatisé par la guerre du Vietnam. Et surtout BLACK CHRISTMAS (1974) considéré comme étant le film ayant défini les codes du Slasher. Et en dehors des ses deux comédies typiques des années 80 et à l’humour un peu limite (PORKY’S 1 et 2), je connais mal le reste de la carrière de Clark.

Pour en revenir à CHILDREN SHOULDN’T PLAY WITH DEAD THINGS, le film ressemble à un conte macabre pour adultes, avec une première heure malheureusement trop bavarde avec de grands élans de mégalomanie de la part du maître de cérémonie. La dernière demi-heure étant la plus jouissive pour un fan de films d’horreur, puisque les zombies jaillissent en nombre de leurs tombes, et c’est le massacre finalement tant attendu qui commence. Et ces zombies-là aiment le cerveau bien juteux, et le cerveau d’un idiot, d’un prétentieux ou d’un génie, ça ne fait plus de différence.

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La fin du film se conclut dans une vieille maison encerclée par les cadavres, un type de scénario en huis-clos devenu inéluctable dans les années 70 depuis LA NUIT DES MORTS-VIVANTS (1968) de George A. Romero. En même temps, si vous étiez attaqué par une horde de zombies, que feriez-vous vous-mêmes ? Vous creuseriez un trou dans le sable ? Une question qui me rappelle tous ces mauvais films où un idiot poursuivi par une voiture court sur une route bordée de champs de maïs ou d’arbres, mais, comme par je ne sais quelle fatalité scénaristique, l’idiot reste toujours au milieu de la route…

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DAUGHTERS OF SATAN (1972)

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DAUGHTERS OF SATAN (1972)

Ou quand l’histoire d’un portrait sur un tableau prend une dimension fantastique, un thème très exploité au cinéma depuis  GENUINE (1920) en passant par les adaptations d’Edgar Poe et d’Oscar Wilde. Le tableau est aussi un élément clé des décors victoriens et du cinéma gothique. Et bien que le genre soit déjà passé de mode en cette année 1972, on retrouve le portrait peint, et dans un cadre ovale cette fois, comme thème central d’une adaptation mexicaine mineure d’un conte d’Edar Poe, avec LE PORTRAIT OVALE (1972) du réalisateur Rogelio A. González. Un film gothique très peu connu sur lequel nous reviendrons peut-être sur Les Échos d’Altaïr.

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Mais avec DAUGHTERS OF SATAN, le thème est transposé dans l’imagerie des sectes satanistes de cette vague post-ROMARY’S BABY de la fin des années 60 et du début des années 70. Une imagerie faite généralement de sectes cagoulées et de femmes vêtues de tenues légères, colorées et flashy, avec de masques de démons antiques de toutes sortes et de couteaux sacrificiels aux formes toujours plus 19010407193315263616060980 dans Fantastiqueimpressionnantes les unes que les autres. Et ce type de films tournés en pleine période de « Sexploitation » implique très généralement un poil de nudité féminine et de saphisme. Voici juste quelques titres du genre pour me faire plaisir, et parce que je les ai découverts ou revus récemment : LES COMPAGNONS DE BAAL (1969), SATAN, MON AMOUR (1971), MORGANE ET SES NYMPHES (1971), LA SORCIÈRE VIERGE (1972), LA TOUR DU DIABLE (1972), AU SERVICE DE SATAN (1972), SISTERS OF DEATH (1972), NECROMANCY (1972), LA FILLE DE SATAN (1973), LA PLUIE DU DIABLE (1975) etc… Jusqu’à LA SECTE DES MORTS-VIVANTS (1976), ce dernier flm étant le moins bon de cette liste. Et sans oublier la saga des zombies templiers d’Amando de Ossorio. Donc que des films avec des capuches, comme quoi les délinquants contemporains n’ont rien inventé !

Et si L’EXORCISTE (1974) n’avait pas engendré une voie de sortie plus surnaturelle sur cette autoroute de films de sectes sataniques, nous roulerions peut-être encore dessus aujourd’hui…

Le portrait peint est aussi une variante des miroirs vaudou et autres reflets de sorcières. Puis il faut placer ce portrait dans le cadre (oui, oui…) de la démocratisation de la peinture, élément de décor devenu très accessible dans tous les foyers des années 70.

L’intrigue : Un marchant d’art trouve une peinture représentant 3 sorcières sur le bûcher dont l’une ressemble étrangement à sa femme. Celle-ci commence alors à se comporter d’une manière très étrange…

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Une intrigue qu’on a l’impression de connaître par cœur, non ? Mais DAUGHTERS OF SATAN est une série B agréable produite et tournée aux Philippines par Hollingsworth Morse, et mettant en vedette Tom Selleck, quelques années avant le gros succès de la série MAGNUM. D’où les diverses rééditions du film… sauf en France.

19010407223115263616060981 dans TrapardL’imagerie sataniste n’a rien d’innovant pour le spectateur. Mais le tournage du film aux Philippines a permis de transposer les vieilles croyances européennes en Asie, avec des scènes de tortures plus proches de celles des  FU-MANCHU que des sacrifices sur des anciens autels qui nous sont plus coutumiers des anciens rites indo-européens et de l’Amérique précolombienne. Évidemment, cette innovation n’empêche pas DAUGHTERS OF SATAN d’avoir ce petit côté « bricolé » cher aux séries B philippines.

Mais ici, les rites sont abordés avec leur lot de personnages étranges, et de grands chiens noirs (les chats noirs étant plutôt dans une certaine généralité, des éléments du cinéma d’horreur européen à budgets limités). On retrouvera d’ailleurs ce type de grands dogues et dobermans chers à notre  Asa Vajda préférée, dans  LA MALÉDICTION (1976), ZOLTAN, LE CHIEN SANGLANT DE DRACULA (1978) ainsi que dans certaines bisseries mexicaines du début des années 80. Et dans MAGNUM, tiens ! Zeus ! Apollon !

- Trapard -

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LES DÉMONS DE L’ESPRIT (1972)

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LES DÉMONS DE L’ESPRIT (1972)

LES DÉMONS DE L’ESPRIT (1972, Demons of the Mind) de Peter Sykes (TO THE DEVIL A DAUGHTER), est une perle gothique tardive de la Hammer Films. Ou plutôt une perle romantique pré-victorienne dans ce que cela comprend de plus sombre, un peu comme Edgar Allan Poe ou un versant psychotique des HAUTS DE HURLEVENT d’Emily Brontë.

L’intrigue : Le Baron Zorn garde ses enfants adolescents Emil et Elizabeth enfermés et drogués dans son manoir à la suite du décès de leur mère dépressive. Leur père est persuadé qu’ils sont atteints du même mal que leur défunte mère. Après plusieurs tentatives d’évasion avortées, les deux jeunes gens sont repris et placés sous la garde de leur Tante Hilda. Peu après des habitants du village voisin sont victimes de morts soudaines dans les bois. La population locale parle de démons. Un prêtre se voue à vaincre les forces du mal mais il n’est pas pris au sérieux par les autochtones. Un médecin, Falkenberg, pourrait détenir un remède pour Emil et Elizabeth…

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Au fond, on ne sait jamais vraiment de quelle maladie sont atteints Emil, Elizabeth et leur mère. Un envoûtement héréditaire ou ancestral ? Ou son versant scientifique, l’hystérie ? La maladie des écrivains du XIXe siècle, la syphilis ? Ou encore l’épilepsie ? C’est d’ailleurs le thème central du film de Pedro Olea, EL LOBO DEL BOSQUE (1970). Ou encore, la maladie des années 70, celle de la drogue, des hippies et des stars du rock, la schizophrénie ? George A. Romero en parle d’ailleurs sans la nommer dans MARTIN (1977). Ou une dépression nerveuse comme le résumé l’indique ? Là on y 18122706250015263616050354 dans Fantastiquecroit moins, bien qu’une espèce de Van Helsing interprété par Patrick Magee pratique le mesmérisme sur nos héros. Disons que le spectateur a le choix. Mais c’est justement ce côté insaisissable de la maladie qui nous plonge dans un univers aux frontières du Fantastique et de l’inexplicable. Et c’est à partir de l’ignorance paysanne moyenâgeuse que se développe l’intrigue des DÉMONS DE L’ESPRIT, avec son lot de croyances toujours plus tenaces que n’importe quelles sciences ou religions en mouvement, que ça se conclue très généralement sur un bûcher sauvage dans le dos des tribunaux de l’Inquisition.

L’autre thème sous-jacent que l’on ressent à chaque fois qu’Emil et Elizabeth toujours séparés malgré eux, et lorsqu’ils tentent de se retrouver… pour faire l’amour, c’est l’inceste évidemment. Bien qu’on ne sache jamais clairement si ce passage à l’acte dépasse le stade du rêve, puisque la réalité et la mélancolie sont étroitement complices dans le film. Comme une malédiction. Cette même relation incestueuse entre un frère et sa sœur m’a un peu rappelé la fratrie ambiguë de Christian et Odile de Caray (David Hemmings et Sharon Tate) dans l’Œil DU MALIN (1966, Eye of the Devil), un de mes films gothiques préférés. Mais en moins explicite.

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Mais disons qu’en ces débuts des années 70, le cinéma proposait d’explorer ou de faire exploser les anciens tabous sexuels pour un jeune public averti : pédophilie, inceste, et tous les dysfonctionnements sexuels dans la famille, et particulièrement au niveau des différents modes d’éducations. Ainsi, le hippie Tobe Hooper n’était pas hors-sujet en 1974 en bombardant les écrans de consanguinités avec MASSACRES À LA TRONÇONNEUSE. Mais comme très souvent, là où le cinéma américain est un grand spectacle visuel, les Anglais préfèrent, dans une certaine généralité, explorer le fond des âmes humaines. Et alors qu’on apprend finalement très peu de choses sur la famille Sawyer (la seule scène nous montrant un peu de l’intimité de Leatherface lorsqu’il se maquille, ayant été coupée au montage), le monde d’Emil et d’Elizabeth est souvent exploré de l’intérieur. Trop justement, et c’est ce qui nous propulse dans l’irrationnel et sépare MASSACRES À LA TRONÇONNEUSE et DEMONS OF THE MIND en deux genres bien distincts : Fantastique et Horreur.

Mais au cas où vous n’auriez pas vu le film de Peter Sykes, je ne vous en dirais pas plus, car la vérité est ailleurs. Mais finalement pas très loin…

- Trapard -

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SUPERBEAST (1972)

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SUPERBEAST (1972)

Durant deux ou trois décennies, les cinéphiles français étaient obligés de créer des raccourcis entre certains classiques du cinéma fantastique. C’était particulièrement le cas avec les trois adaptations de L’ÎLE DU DOCTEUR MOREAU d’H. G. Wells que l’on aime comparer (Wikipédia en indique deux autres que je ne connais pas : L’ÎLE D’ÉPOUVANTE en 1913, et DIE INSEL DER VESCHOLLENEN en 1921). Mais c’est sans oublier que l’adaptation par Erle C. Kenton en 1932 a engendré un grand nombre de dérivés avec des savants fous triturant des humains dans des jungles reculées d’Afrique, d’Asie ou sur des îles du Pacifique (et Dieu sait qu’Hollywood aime les îles imaginaires situées dans l’océan Pacifique sous le continent asiatique).

18121907092115263616041870 dans Cinéma bis philippin

Ce genre exotique s’est doucement estompé au cours des années 50, avec les grands mouvements politiques, et ce qu’on appelait des « films coloniaux » ont été remplacés par un cinéma d’aventures plus précautionneux avec les décisions des Nations Unies. Et, si l’on exempte les productions anglaises de la Hammer directement inspirées du cinéma hollywoodien des années 30 et 40, les Philippines ont 18121907105315263616041871 dans Fantastiqueété une vraie alternative avec ses habitants décomplexés et ses lieux de tournages bon marché comme le décrit le documentaire HOLLYWOOD SE DÉCHAÎNE À MANILLE (2010, MACHETE MAIDENS UNLEASHED) de Mark Hartley. De nombreux films de guerre y sont tournés (dont le APOCALYPSE NOW de Coppola), mais aussi certains genres cinématographiques alors démodés, comme les WIP (les films de femmes emprisonnées), les sous-James Bond, et les films d’horreur exotiques de savants fous un peu oubliés depuis les années 40 (souvenez-vous des films de femmes-reptiles, d’hommes-gorilles, de femmes-panthères, etc…). C’est ce qui nous intéresse ici.

Le duo de cinéastes, Gerardo de Leon et Eddie Romero s’est justement fait connaître avec ce type de productions philippino-américaines à petits budgets, dont TERROR IS A MAN/BLOOD CREATURE (1959) avec son histoire de scientifique à moitié fou qui transforme une panthère en créature humanoïde. Une intrigue qui a sûrement inspiré celle du film allemand,  L’ÎLE DU SADIQUE  (1960). Puis de Leon et Romero ont enchaîné avec leur fameuse trilogie de la « Blood Island » distribuée aux États-Unis par la firme de Roger Corman : BRIDES OF BLOOD (1968), LE MÉDECIN DÉMENT DE L’ÎLE DE SANG (1969) et BEAST OF BLOOD (1972). Mais seul le second volet a été doublé et distribué en France, ce qui n’arrange pas vraiment la lecture de l’ensemble. Et c’est entre cette trilogie et le second remake de L’ÎLE DU DOCTEUR MOREAU réalisé par Don Taylor et produit par Roger Corman en 1977, qu’intervient ce SUPERBEAST (1972).

L’intrigue : Une femme médecin se retrouve bloquée sur une île où se trouve un laboratoire dirigé par un savant fou qui pratique d’étranges mutations sur les humains…

18121907144015263616041878 dans Film des 70's

Le sujet n’est finalement pas si différent des « Blood Island » et du roman de Wells : opérations chirurgicales à go-go dans la jungle, loin de toute civilisation.

Comme dans les autres productions de cet acabit, ce film de George Schenk (LES RESCAPÉS DU FUTUR, LES TRAQUÉS DE L’AN 2000) alterne entre un cinéma d’aventures s’inspirant vaguement des CHASSES DU COMTE ZAROFF, et des passages horrifiques avec des maquillages de John Chambers, connu pour son travail sur la saga de LA PLANÈTE DES SINGES, mais aussi sur SSSNAKE LE COBRA (1973). Et pour boucler la boucle, c’est aussi lui qui a créé les maquillages de L’ÎLE DU DOCTEUR MOREAU (1977).

- Trapard -

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LA NUIT DES MALÉFICES (1971)

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LA NUIT DES MALÉFICES (1971)

LA NUIT DES MALÉFICES (The Blood on Satan’s Claw, un titre original qui est nettement plus imagé) est un petit classique de la sorcellerie produit par la Tigon (alors concurrente de la Hammer Films). Le contexte de l’Inquisition moyenâgeuse situe le film de dans la lignée des films de torture comme LE GRAND INQUISITEUR (1968), LA MARQUE DU DIABLE (1970), LE TRÔNE DE FEU (1970, The Bloody Judge) ou encore LES CROCS DE SATAN (1971, Cry of the Banshee). Mais l’intrigue est beaucoup plus centrée sur cette petite communauté villageoise peu à peu infestée par la marque du démon

18113007265115263616018298 dans Cinéma bis anglaisL’intrigue : Angleterre, XVIIIème siècle. Dans un petit village, un jeune homme affirme avoir vu le Diable. Le juge du comté n’y prête pas attention. Soudain, des événements anormaux se déroulent : les villageois sombrent dans la folie, et des jeunes femmes se voient affligées de marques sur le corps. C’est alors qu’un groupe mené par la jolie Angel Blake pratique d’étranges cérémonies funèbres…

Anticipant de deux ans le chef-d’œuvre THE WICKER MAN (LE DIEU D’OSIER en Français), LA NUIT DES MALÉFICES développe surtout la montée du satanisme de la manière d’une épidémie qui s’en prend d’abord aux enfants et aux adolescents du village. Le film prend d’ailleurs vite des faux airs des RÉVOLTÉS DE L’AN 2000 (1976, ¿Quién puede matar a un niño?) ou de CHILDREN OF THE CORN lorsqu’une ségrégation se créé entre les enfants et les adultes du village. Et cette innocence bafouée donne alors lieue à quelques scènes surprenantes de manipulation ou de sadisme comme lorsque la virginale Angel Blake séduit physiquement le prêtre de la paroisse. Le village se retrouve alors petit à petit décentralisé vers un lieu-dit où se réunissent les enfants pour des messes de sabbat noir autant bucoliques que meurtrières.

Malgré son côté daté et son intrigue lente et sinueuse, LA NUIT DES MALÉFICES (disponible ICI en V.O.) est, à mon goût, l’un des meilleurs films du genre, et souvent imité.

- Trapard -



AMOK, L’HOMME À DEUX TÊTES (1971)

AMOK, L'HOMME À DEUX TÊTES (1971) dans Cinéma bis 18112107095815263616004772

AMOK, L’HOMME À DEUX TÊTES (1971)

Depuis FRANKENSTEIN et LES MAINS D’ORLAC, la littérature de science s’était questionnée sur l’évolution des possibilités de greffes humaines jusqu’à celle du cerveau humain en 1943 avec LE CERVEAU DU NABAB de Curt Siodmak. En 1959, LA FEMME NUE ET SATAN faisait même évoluer la SF en proposant la greffe d’une tête sur un autre corps. Mais en 1971, les dirigeants de l’A.I.P. (future SYFY), toujours partants pour les plus grands délires cinématographiques à petits budgets proposèrent alors « Mais pourquoi ne pas greffer deux têtes sur un même corps ? ». Et c’est ainsi que naquit le géant Amok.

L’intrigue : Le docteur Roger Girard est un scientifique expert en transplantation. Le gardien de sa maison a un fils, Danny, qui, malgré son âge, a l’esprit d’un enfant. Un jour, un psychopathe échappé de prison envahit la maison de Girard, tuant le père de Danny, avant d’être abattu. Alors que le maniaque est mourant, et que Danny est profondément choqué par la mort de son père, le docteur Girard décide de passer à l’étape finale et de transplanter la tête du tueur sur le corps de Danny. Les choses tournent mal et la créature à deux têtes s’échappe…

18112107130415263616004773 dans Cinéma bis américain

Évidemment, des FLEURS POUR ALGERNON (1966) de Daniel Keyes, jusqu’au COBAYE (1992), et en passant par THE MND OF MR. SOAMES (1970), l’idiot finit toujours en pâture sous les scalpels et les éprouvettes (il faudra attendre CUBE en 1997 pour qu’il tire un avantage de son « inadaptation »). Ainsi Danny se retrouve avec la tête d’un psychopathe libidineux greffé à côté de la sienne au-dessus de son corps de géant (sûrement en référence à DES SOURIS ET DES HOMMES). À un moment du film, je me suis demandé si une tête de simplet innocent accompagnée d’une tête de fou-furieux à la libido extravertie pouvait engendrer un quelconque équilibre mathématique. La suite du film a rapidement annihilé toute pensée philosophique en moi. La libido du psychopathe étant finalement plus forte que la petite volonté du simplet, ce dernier semblant courir de tout son corps derrière l’une des deux têtes seulement : celle du détraqué. Amok, dont le nom n’est qu’une invention des exploitants français, suit finalement un seul instinct : le viol. Le clou du spectacle c’est ce moment où Amok s’en prend physiquement à une jeune Hell’s angel, terrassant même ses deux compagnons masculins, alors que jusqu’ici ceux-là étaient généralement montrés au cinéma comme sadiques et sans pitié (SATAN’S SADISTS, I DRINK YOUR BLOOD…).

18112107172915263616004775 dans Film des 70's

L’A.I.P., alors déjà spécialiste des multiples exploitations pour ses séries B, son AMOK fut vendu en tant que MUTATION mais aussi comme THE INCREDIBLE 2-HEADED TRANSPLANT. Ce titre ne vous rappelle pas celui d’un nanar de l’actuelle SYFY : 2-HEADED SHARK ATTACK (2012) avec son requin à deux têtes ? Évidemment, pas d’images de synthèse en ces débuts de Seventies, mais il y a beaucoup d’astuces de cadrages dans AMOK.

Un an après sa sortie de THE INCREDIBLE 2-HEADED TRANSPLANT avec son Cerbère humain à têtes de psychopathe et de simplet, l’A.I.P. pousse le vice plus loin en s’adaptant à la mode de la « Blaxploitation ». Elle lance en salles THE TING WITH TWO HEADS, sur un scénario quasi-identique, mais avec cette fois-ci une autre forme de Cerbère furieux : les têtes d’un vieux conservateur raciste et celle d’un Afro-américain sur un même corps. Belles prises de têtes au programme !!

- Trapard -

18031309271915263615610534 dans Science-fiction

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