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Archive pour la catégorie « Film des 70′s »

AMOK, L’HOMME À DEUX TÊTES (1971)

AMOK, L'HOMME À DEUX TÊTES (1971) dans Cinéma bis 18112107095815263616004772

AMOK, L’HOMME À DEUX TÊTES (1971)

Depuis FRANKENSTEIN et LES MAINS D’ORLAC, la littérature de science s’était questionnée sur l’évolution des possibilités de greffes humaines jusqu’à celle du cerveau humain en 1943 avec LE CERVEAU DU NABAB de Curt Siodmak. En 1959, LA FEMME NUE ET SATAN faisait même évoluer la SF en proposant la greffe d’une tête sur un autre corps. Mais en 1971, les dirigeants de l’A.I.P. (future SYFY), toujours partants pour les plus grands délires cinématographiques à petits budgets proposèrent alors « Mais pourquoi ne pas greffer deux têtes sur un même corps ? ». Et c’est ainsi que naquit le géant Amok.

L’intrigue : Le docteur Roger Girard est un scientifique expert en transplantation. Le gardien de sa maison a un fils, Danny, qui, malgré son âge, a l’esprit d’un enfant. Un jour, un psychopathe échappé de prison envahit la maison de Girard, tuant le père de Danny, avant d’être abattu. Alors que le maniaque est mourant, et que Danny est profondément choqué par la mort de son père, le docteur Girard décide de passer à l’étape finale et de transplanter la tête du tueur sur le corps de Danny. Les choses tournent mal et la créature à deux têtes s’échappe…

18112107130415263616004773 dans Cinéma bis américain

Évidemment, des FLEURS POUR ALGERNON (1966) de Daniel Keyes, jusqu’au COBAYE (1992), et en passant par THE MND OF MR. SOAMES (1970), l’idiot finit toujours en pâture sous les scalpels et les éprouvettes (il faudra attendre CUBE en 1997 pour qu’il tire un avantage de son « inadaptation »). Ainsi Danny se retrouve avec la tête d’un psychopathe libidineux greffé à côté de la sienne au-dessus de son corps de géant (sûrement en référence à DES SOURIS ET DES HOMMES). À un moment du film, je me suis demandé si une tête de simplet innocent accompagnée d’une tête de fou-furieux à la libido extravertie pouvait engendrer un quelconque équilibre mathématique. La suite du film a rapidement annihilé toute pensée philosophique en moi. La libido du psychopathe étant finalement plus forte que la petite volonté du simplet, ce dernier semblant courir de tout son corps derrière l’une des deux têtes seulement : celle du détraqué. Amok, dont le nom n’est qu’une invention des exploitants français, suit finalement un seul instinct : le viol. Le clou du spectacle c’est ce moment où Amok s’en prend physiquement à une jeune Hell’s angel, terrassant même ses deux compagnons masculins, alors que jusqu’ici ceux-là étaient généralement montrés au cinéma comme sadiques et sans pitié (SATAN’S SADISTS, I DRINK YOUR BLOOD…).

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L’A.I.P., alors déjà spécialiste des multiples exploitations pour ses séries B, son AMOK fut vendu en tant que MUTATION mais aussi comme THE INCREDIBLE 2-HEADED TRANSPLANT. Ce titre ne vous rappelle pas celui d’un nanar de l’actuelle SYFY : 2-HEADED SHARK ATTACK (2012) avec son requin à deux têtes ? Évidemment, pas d’images de synthèse en ces débuts de Seventies, mais il y a beaucoup d’astuces de cadrages dans AMOK.

Un an après sa sortie de THE INCREDIBLE 2-HEADED TRANSPLANT avec son Cerbère humain à têtes de psychopathe et de simplet, l’A.I.P. pousse le vice plus loin en s’adaptant à la mode de la « Blaxploitation ». Elle lance en salles THE TING WITH TWO HEADS, sur un scénario quasi-identique, mais avec cette fois-ci une autre forme de Cerbère furieux : les têtes d’un vieux conservateur raciste et celle d’un Afro-américain sur un même corps. Belles prises de têtes au programme !!

- Trapard -

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SUPERZAM EL INVENCIBLE (1971)

SUPERZAM EL INVENCIBLE (1971)

SUPERZAM EL INVENCIBLE (1971) dans Cinéma bis 18110907291215263615987660L’intrigue : Trois extraterrestres atterrissent sur Terre et se lient d’amitié avec un petit berger. À l’aide de pistolets laser, ils font disparaître les humains qu’ils croisent sur leur chemin. Mais, toujours à l’affut, Superzam veille au grain…

À mi-chemin entre Superman et un catcheur mexicain masqué, Superzam est le type-même du super-héros costumé old-school, délivrant de jeunes et jolies femmes ligotées et attachées sur les rails des trains. Il a une super-ouïe et vole littéralement au secours de la veuve et de l’orphelin (de préférence orpheline), pour les sauver… mais seulement après avoir rossé leurs agresseurs. Son torse arrête les balles des revolvers et il tord les armes à feu comme des tiges de caramel mou. Le film de Federico Curiel ne s’embarrasse pas vraiment de logique, ici les héros masqués sont forts, musclés, machos et ont des voix de velours lorsqu’ils poussent la chansonnette.

Entre deux matchs de lucha libre, Superzam survole Mexico à la recherche des gangs de maffiosi armés jusqu’aux manches et avec les visages et les bouches figés sous des bas de nylon trop serrés.

Mentions spéciales pour le costume doré de Superzam, dont la cape se noue au niveau du cou et se termine en cravate, et pour la déco futuriste super ringarde de l’assistant de Superzam qui surveille la ville à l’aide de caméras de surveillance.

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Quand à nos trois extraterrestres, ce sont trois nains en costumes d’astronautes avec des ampoules clignotantes sur le haut des casques. Après quelques quiproquos, ils communiquent avec Superzam à l’aide de la télépathie pour lui demander de l’aide après leur crash accidentel et leur manque d’oxygénation. L’histoire de THE MAN FROM PLANET X (1951) n’est pas loin…

Superzam ou Ssuperzam n’est autre que le catcheur masqué Superzan qui a officié dans une poignée de films fantastiques après celui-ci (EL CASTILLO DE LAS MOMIAS DE GUANAJUATO, SUPERZAM Y EL NINO DEL ESPACIO, LOS VAMPIROS DE COYOACAN, LA MANSION DE LAS 7 MOMIAS…).

- Trapard -

LA BANDE-ANNONCE DU FILM :

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LA FERME DES CROWHAVEN (1970)

LA FERME DES CROWHAVEN (1970) dans Fantastique 18103107533115263615971717

LA FERME DES CROWHAVEN (1970)

Depuis quelques années, je me suis trouvé une attirance toute particulière pour les films de sorcières, et ça tombe bien puisqu’ils sont à la mode. Et une mode en vaut bien une autre, puisqu’à défaut de films de super-héros avec des super-pouvoirs, moi je voyage dans le temps, les histoires de sorcières se développant souvent sur plusieurs générations, voire même jusqu’aux débuts de la colonisation américaine. Les transmissions maudites entre générations faisant le reste…

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Et quand je parle de modes, je ne parle évidemment pas de gros succès comme CONJURING, LES DOSSIERS WARREN (2013) de James Wan qui malgré ses qualités, n’est qu’une imitation pure et simple du POLTERGEIST (1982) de Tobe Hooper. Aux films de James Wan, je préfère mille fois les séries B à base de sectes ou de sorcellerie de Ti West, comme 18103107574715263615971719 dans TrapardTHE HOUSE OF THE DEVIL (2009) et THE INNKEEPERS (2011). Des films qui sentent bon le vieux grain suintant des pellicules de sorcellerie des Seventies, qui eux-même étaient des dérivés assumés du MYSTÈRE DES 13 (1966) de Jack Lee Thompson et du BÉBÉ DE ROSEMARY (1968) de Roman Polanski. Et c’est originellement le cas du téléfilm de Walter Grauman, produit par Aaron Spelling pour le compte de la chaine ABC : LA FERME DES CROWHAVEN (1970). Un téléfilm que m’a permis de découvrir mon sympathique ami virtuel, Uncle Jack que je remercie.

L’intrigue : Un couple ne pouvant avoir d’enfants hérite d’une ferme à la campagne. Très vite, l’épouse commence à avoir des visions qui semblent être liées avec le passé tragique de la région, un passé de sorcellerie et de chasse aux sorcières. Se pourrait-il que quelque force surnaturelle ait survécu à Crowhaven Farm, ou l’épouse est-elle en train de perdre l’esprit ?

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Dans les années 70, presque tous les réalisateurs y allaient de leur film de sorcellerie, de George A. Romero avec le métaphorique SEASON OF THE WITCH (1972), en passant par Oliver Stone et sa surréaliste REINE DU MAL (1974) et Wes Craven et son démon d’une communauté proche des Amish dans LA FERME DE LA TEREUR (1981). Sans oublier LA SENTINELLE DES MAUDITS (1977) de Michael Winner, jusqu’au meilleur cinéma italien avec LA MAISON AUX FENÊTRES QUI RIENT (1976) de Pupi Avati, en allant jusqu’aux films de Lucio Fulci et aux débuts de la trilogie des « Trois Mères » de Dario Argento. Même Steven Spielberg a réalisé en 1972 pour la télévision américaine son très diffusé SOMETHING EVIL, donc deux ans après LA FERME DES CROWHAVEN.

18103108020715263615971723Mais le téléfilm de Walter Grauman est beaucoup plus classique que la moyenne des sujets démoniaques de cette période, et c’est ce classicisme historique qui le rend justement passionnant. On plonge constamment dans le doute, celui de la folie progressive de l’épouse qui se caractérise par d’autres formes de certitudes plus irréelles. Ces doutes entraînant la déstructuration d’une famille, autre thème cher aux années 70, mais aussi un voyage temporel purement mental digne des tourments psychologiques du cinéma gothique des années 60. La jeune épouse est interprétée par avec brio par la faussement angélique Hope Lange. Comme pour ajouter un peu de (poivre et) sel à cette histoire étrange, le vieux John Carradine joue aussi un inquiétant villageois. Et à quelques minutes du générique de fin, on peux croiser le regard vague de William Smith (le détective de L’INVASION DES FEMMES ABEILLES) dans un de ses premiers rôles.

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HORROR OF THE BLOOD MONSTERS (1970)

HORROR OF THE BLOOD MONSTERS (1970) dans Cinéma bis 18100605245215263615927271

HORROR OF THE BLOOD MONSTERS

Je vous laisse choisir entre les différents titres d’exploitation de ce film d’Al Adamson, lequel vous conviendra le mieux après visionnage : ASTRO-VAMPIRE, BLOOD CREATURES FROM THE PREHISTORIC PLANET, FLESH CREATURES OF THE RED PLANET, HORROR CREATURES OF THE PREHISTORIC PLANET, SPACE MISSION OF THE PREHISTORIC PLANET, SPACE MISSION TO THE LOST PLANET, THE FLESH CREATURES, VAMPIRE MEN OF THE LOST PLANET… Ouf…

18100605273115263615927272 dans Cinéma bis américainIl se trouve qu’à la fin des années 60, le cinéaste Al Adamson fut l’un des réalisateurs attitrés de l’AIP-TV de James H. Nicholson et Samuel Z. Arkoff pour la petite firme Independent International Pictures qui produisait aussi les films philippins d’Eddie Romero et de Gerardo de León. Des films consommables, vite tournés, vite montés, diffusés tardivement et qui sont désormais culte sous des appellations comme « grindhouse » et dont PLANÈTE TERREUR (2007) de Robert Rodriguez est le plus proche formellement parlant. Des centaines de séries Z ont vu le jour sur l’AIP-TV, produites par l’American International Pictures (originellement créée pour produire des films de drive-in), dont les productions américaines les plus connues étaient les remakes télévisés de Larry Buchanan (MARS NEEDS WOMEN, IN THE YEAR 2889, THE EYE CREATURES, ZONTAR THE THING FROM VENUS, CURSE OF THE SWAMP THING). Moins connue, la Crown International Pictures a aussi produit quelques classiques du Z pour l’AIP-TV dont THE BEAST OF YUCCA FLATS (1961), ORGY OF THE DEAD (1965) d’Ed Wood…et même ZOLTAN, LE CHIEN SANGLANT DE DRACULA (1978) et GALAXINA (1980), ce dernier film réutilisant même des extraits de films de SF diffusés sur l’AIP-TV… mais dans une salle de cinéma isolée sur une planète hostile. D’ailleurs, les films d’horreur des années 80 produits par Roger Corman, et intercalant des passages télévisés de films de SF de l’AIP, sont presque une marque de fabrique commerciale.

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Pour ce qui est de HORROR OF THE BLOOD MONSTERS, il fonctionne comme les autres films d’Adamson de cette période (DRACULA VS FRANKENSTEIN, BRAIN OF BLOOD, BLOOD OF GHASTLY HORROR) : le vieux John Carradine encore auréolé de ses anciennes gloires cinématographiques sert de bouche-trou à des scénarios décousus, comme le faisait autrefois Bela Lugosi. Et un patchwork de stock-shots de navets de l’AIP servent de remplissage coloré en violences diverses. Et HORROR OF THE BLOOD MONSTERS y va des effets colorés justement, en utilisant des filtres verts, jaunes ou rouges, trois couleurs qui me donnent l’impression, au vu de la folie visuelle et sonore de ce film, qu’Al Adamson ne fumait pas que du tabac de Virginie…

18100605350015263615927275 dans Science-fictionÉvidemment, l’utilisation de ce type de filtres (très démodée en 1970, mais bon…) est une référence directe à l’atmosphère rougeoyante de THE ANGRY RED PLANET (1959) d’Ib Melchior.

L’intrigue : Une vague d’attaques sanglantes par des suceurs de sang balaye la terre, incitant l’envoi d’une expédition terrienne vers la planète d’origine des assaillants. Les choses se compliquent lorsque ce mystérieux astéroïde dévoile un monde cauchemardesque peuplé de dinosaures, d’hommes-serpents, d’hommes-homards, de singes ailés et de tribus d’hommes des cavernes…

En plus de THE ANGRY RED PLANET, les autres références évidentes d’HORROR OF THE BLOOD MONSTERS sont à chercher du côté de THE LOST CONTINENT (1951), WORLD WITHOUT END (1956), LA PORTE DU FUTUR (1964), LA PLANÈTE DES VAMPIRES (1965), VOYAGE TO THE PREHISTORIC PLANET (1965), THE ASTRO-ZOMBIE (1968) et j’en passe, tellement les références et les stock-shots s’entremêlent sans cesse, entre la scène de combat entre deux varans géants qu’on retrouve dans plein de films de SF, comme si les laboratoires de l’AIP ne possédaient que ces images-là avec des varans. Et ce mélange incroyable et confus entre scènes de films préhistoriques et de westerns avec des combats d’indiens, entre lesquelles des acteurs affublés 18100605332515263615927274 dans Trapardde peaux de bêtes et de dents de vampires en plastique apparaissent ça et là comme pour semer la pagaille dans un film déjà bien bordélique. L’ensemble étant coloré avec les couleurs filtrés citées plus haut, HORROR OF THE BLOOD MONSTERS offre une impression globale de continuité, mais dans une joyeuse zizanie.

Au final, le film d’Al Adamson se laisse regarder comme un film d’action de science-fiction, sans jamais vraiment lasser. Mais gare aux migraines, puisque pour simuler l’intérieur d’un vaisseau spatial hyper-sophistiqué, le monteur du film ne n’est pas embarrassé de soucis de vérité quant au confort des passagers : la bande-son est comme une assourdissante et interminable pétarade de sons électroniques.

En gros, si tu voulais te faire un trip sous LSD, mais sans prendre de LSD , alors regarde HORROR OF THE BLOOD MONSTERS.

- Trapard -

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KILLDOZER ! (1974)

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KILLDOZER ! (1974)

Réalisation : Jerry London

Scénario : Ed MacKillop, d’après le roman de Theodore Sturgeon

Production : Herbert F. Solow pour Universal Television et ABC

Musique : Gil Mellé

Pays : États-Unis. Février 1974

Interprètes : Clint Walker, James Wainwright, Carl Betz, Neville Brand, James A. Watson, Jr., Robert Urich…

17102608563515263615339863 dans Science-fictionKILLDOZER est un téléfilm de science-fiction horrifique diffusé le 2 février 1974 sur les réseaux de Universal Television aux USA. Il est adapté d’un court roman de Theodore Sturgeon qui parut en 1944 dans le magazine « Astounding Stories », et traduit en France en 1971 au moment de la sortie en salles du téléfilm de Steven Spielberg, DUEL. La différence entre le téléfilm de Spielberg et celui de Jerry London se fait au niveau des origines des dysfonctions des deux bolides : dans KILLDOZER, le bulldozer est contrôlé par une force extraterrestre inconnue, tandis que le camion de DUEL et son pilote restent une énigme de bout en bout.

Il se trouve qu’en juin 1973, Stephen King fait publier dans le magazine « Cavalier » (un journal pour adultes dans le style de « Playboy »), sa nouvelle « Trucks » (ou « Poids 17102609003315263615339864 dans TrapardLourds » en français, paru en 1980 en France dans le recueil « Danse Macabre ») qui décrit la peur des machines qui se rebellent contre les humains, et notamment les engins électriques, jusqu’aux camions, et même un bulldozer. Même si la nouvelle « Trucks » annonce un peu à l’avance, la philosophie des TERMINATOR, sans vraiment faire référence à une quelconque entité extraterrestre, Stephen King semble évidemment s’être inspiré du roman de Theodore Sturgeon. De toute façon, ce n’est pas une nouveauté que King se soit régulièrement inspiré des écrits et des thématiques des grands auteurs de pulps des années 40 et 50. Il a d’ailleurs adapté lui-même sa nouvelle avec MAXIMUM OVERDRIVE, qui semble un peu fade à côté de l’autre événement similaire de l’année 1986, PHANTOM (The Wraith) avec son bolide futuriste d’origine inconnue.

Pour en revenir à KILLDOZER, voici son intrigue : Une météorite s’écrase sur la surface de la Terre sur une île au large des côtes de 17102609021215263615339866l’Afrique. De nombreuses années plus tard, après que les forces de la nature l’aient ensevelie, des foreurs viennent construire une piste d’atterrissage pour une compagnie pétrolière sur ce site devenu une île inhabitée. Le contremaître Kelly et le conducteur du bulldozer Mack déterrent la météorite et celle-ci émet alors un son étrange. Lorsque le bulldozer (un Caterpillar D9 dans le film, un Caterpillar D7 dans le roman) est utilisé pour tenter de déplacer la météorite, celle-ci émet une lumière bleue aveuglante qui semble créer une grosse dysfonction inconnue au bulldozer. Mack, qui se trouve à proximité, tombe malade et meurt quelques heures plus tard, alors que Chub, le mécanicien de l’équipe, ne trouve rien d’anormal concernant le bulldozer inopérant, mais peut entendre le son étrange de la lame. Le contremaître Kelly ordonne que le bulldozer ne soit plus utilisé, mais l’ouvrier Beltran ignore l’interdiction. Le bulldozer, malveillant commence à se déchaîner et détruit la seule radio bidirectionnelle du camp et entreprend de tuer les ouvriers un par un…

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17102609055015263615339869KILLDOZER, malgré son scénario minimaliste, est un très bon téléfilm de « bolides assassins ». Au niveau des années 70, on aurait un peu tendance à l’oublier de la liste des bons films du genre comme DUEL ou ENFER MÉCANIQUE (1977, The Car), du fait qu’il soit inédit en France. Deux mois après sa diffusion sur les ondes américaines, le téléfilm engendra une adaptation en bande dessinée dans Marvel Comics « Worlds Unknown # 6 », en avril 1974. Il est d’ailleurs culte aux États-Unis au point qu’un groupe de punk hardcore, mais aussi un groupe lyonnais se fassent appeler KILLDOZER. Même Robert Rodriguez y fait référence dans PLANET TERROR (2007) pour une vieille dépanneuse incassable nommée «The Killdozer».

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FURIE (1978)

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FURIE (1978) de Brian De Palma

THE FURY est sûrement l’un des thrillers des années 70 de Brian De Palma les moins vus aujourd’hui. Même son CARRIE AU BAL DU DIABLE (1976) qui ne me semble être qu’un brouillon de FURIE, réalisé deux avant avant celui-ci, est pourtant culte aujourd’hui. Peut-être que l’ambiance de « film d’espionnage » de FURIE plait moins aux fans de cinéma fantastique, et que ce genre a trop vite disparu au milieu des années 80, et que beaucoup le considèrent désormais comme un peu désuet.

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Pourtant, il me semble que CARRIE et FURIE racontent un peu la même histoire, mais chaque film explore surtout un univers et un contexte socio-politique différents. FURIE revient plutôt sur ces légendes urbaines post-guerre-du-Vietnam et post-Watergate, qui sentaient bon les complots gouvernementaux, et qui traitaient d’expériences secrètes faîtes sur des Américains doués de pouvoirs ou de 17071810004015263615154301 dans Film des 70'sperceptions extrasensoriels. Stephen King en fera même le sujet de son roman CHARLIE (FIRESTARTER) en 1980, et plus ou moins celui de DEAD ZONE en 1983. D’ailleurs, le film de DEAD ZONE réalisé par David Cronenberg a beaucoup de points communs avec FURIE de De Palma, ne serait-ce que par ses cadrages ou par l’ambiance anxiogène liée à un pouvoir politique omniprésent et dont on n’entrevoit que la partie immergée. David Cronenberg réutilisera même l’effet gore de la scène finale de FURIE pour une des scènes d’anthologie de son SCANNERS en 1981.

L’autre référence, volontaire ou non, on pourra la trouver avec les Comics de Stan Lee et Jack Kirby. On trouve dans l’univers des X-MEN la même animosité dans les discours anti-mutants que dans CARRIE, FURIE, CHARLIE ou DEAD ZONE : la peur de l’inconnu considéré comme une monstruosité de la nature à détruire ou à écarter.

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Beaucoup moins hitchcockien d’apparence que certains classiques de son réalisateur, comme SŒURS DE SANG, OBSESSION, PULSIONS ou BODY DOUBLE. FURIE est pourtant une continuité de ce cheminement de Brian De Palma sur les traces du maître : une histoire d’espionnage avec un mode narratif et une manière hitchcockienne de penser le suspense et l’action en images et en mouvements, et de cadrer l’intrigue, en jouant souvent de la profondeur de champs. Ceux qui critiquent la similitude de certains films de De Palma avec ceux d’Alfred Hitchcock, ne peuvent nier la rigueur et la qualité du 17071810040815263615154303résultat de films comme FURIE ou autre, un résultat toujours irréprochable.

Mais De Palma sait aussi flatter son audience, puisqu’il fait très souvent jouer dans ses films de grands comédiens confirmés (Kirk Douglas, John Cassavetes) avec de nouveaux jeunes talents comme Amy Irving et son beau regard clair (elle était déjà très présente dans CARRIE AU BAL DU DIABLE).

L’intrigue de FURIE : Robin Sandza assiste impuissant à une attaque qui frappe Peter, son père, lors de ce qui semble être une attaque terroriste sur une plage du Moyen-Orient. Cependant, alors que Robin a disparu, Peter échappe de justesse à la mort et comprend rapidement que l’attaque était une mise en scène organisée par une agence gouvernementale américaine. Son but : s’emparer de Robin, doué de perception extrasensorielle. Peter met tout en œuvre pour retrouver son fils et finit par croiser la route de Gillian, une jeune femme dotée du même pouvoir que Robin…

Je me souviens que FURIE avait été diffusé en 1986, l’année de mon adhésion au Sci-Fi Club, un vendredi ou un samedi soir, sur RFO-NC. Depuis, parfois je m’amuse à penser en revoyant LA CHÈVRE (1981) de Francis Veber, que cette comédie est une sorte de parodie « à la française », inavouée et simplifiée du film de De Palma. Si, si ! Mais si vous doutez de mon propos, relisez l’intrigue de FURIE au-dessus, puis lisez ensuite celle de LA CHÈVRE : La fille du grand PDG Bens, très malchanceuse, se fait enlever alors qu’elle est en vacances au Mexique. Pour la retrouver, son père, conseillé par son psychologue d’entreprise, utilise un de ses employés aussi malchanceux qu’elle, François Perrin, comptable, dans l’espoir qu’il lui arrive les mêmes malheurs qu’à sa fille et qu’il la retrouve…

- Trapard -

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POPULATION ZÉRO (1972)

POPULATION ZÉRO (1972) dans Cinéma 17070808385215263615137630

POPULATION ZÉRO (1972) de Michael Campus 

POPULATION ZÉRO ou Z.P.G. est sûrement l’un des classiques d’anticipation dystopique des années 70 les moins connus aujourd’hui. Tourné bien avant SOLEIL VERT (1973) et surtout L’ÂGE DE CRISTAL (1976), et moins spectaculaire, il anticipe pourtant déjà tous les futurs sujets futuristes sur les régulations des naissances. Et ceci, bien que POPULATION ZÉRO soit sorti après le THX 1138 de George Lucas, qui est beaucoup plus une œuvre orwellienne.

L’intrigue : L’action se situe dans un futur dévasté par la pollution et la surpopulation dont notre présent ne sont plus que les vestiges muséaux d’un passé lointain. Le gouvernement interdit aux couples de faire des enfants, mais un couple refuse de se soumettre à cette loi…

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Pour mieux comprendre un tel sujet en 1972, alors que le cinéma d’anticipation des années 60 se prolongeait avec L’ULTIME GARÇONNIÈRE sur le mode de la comédie, en Angleterre en 1969, ou avec le 17070808423215263615137662 dans Cinéma bis danoisdramatique TERRE BRÛLÉE en 1970 aux États-Unis, ou encore avec un cinéma indépendant futuriste et anarchisant comme GAS -OR- IT BECAME NECESSARY TO DESTROY THE WORLD IN ORDER TO SAVE IT (1970) de Roger Corman, il faut revenir à la création, en 1968, de l’association américaine « Population Connection » (ou « Zero Population Growth », donc « croissance nulle de la population ») qui considérait que la surpopulation menaçait la qualité de vie des gens partout dans le monde. « Population Connection » était une organisation militante basée sur l’éducation des jeunes en préconisant une action progressive pour stabiliser la population mondiale à un niveau qui puisse coïncider avec les ressources de la Terre. « Population Connection » était la plus grande organisation de ce genre aux États-Unis, avec 17070808451015263615137663 dans Film des 70'splus de 500 000 membres, sympathisants et éducateurs spécialisés. Ils devaient enfin assurer de l’aide à chaque femme enceinte désirant retarder ou annuler une naissance, en lui permettant d’avoir accès à tous les soins contraceptifs nécessaires.

Enfin, « Population Connection » inspira le professeur Paul Ralph Ehrlich (et sa femme Ann), pour écrire le best-seller « The Population Bomb » édité la même année 1968. POPULATION ZÉRO est l’adaptation de ce roman.

Bien que dénué d’érotisme, le film de Michael Campus a été tourné au Danemark en 1971. Et bien que je n’ai trouvé aucune information sur le sujet sur le web, je suppose que le sujet du film était un peu sensible pour un pays comme les États-Unis en pleine crise législative sur la question de la pornographie au cinéma en cette année 1971. Alors que parallèlement, les libertés danoises sur cette question étaient très reconnues, et même très caricaturées à l’époque (voir par exemple le film KARATÉKA AU PAYS DE L’ÉROTISME de 1973, ou le nombre de titres de films X des Seventies incluant le mot « Danoises »).

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L’autre possibilité du tournage en Europe vient sûrement du fait que le couple de POPULATION ZÉRO est interprété par Oliver Reed et Geraldine Chaplin. Sir Oliver Reed était alors un transfuge de la Hammer Film anglaise (LA NUIT DU LOUP-GAROU, CAPITAINE CLEGG, PARANOÏAC) et commençait à s’exporter doucement avec LES DIABLES, LA DAME DANS L’AUTO AVEC DES LUNETTES 17070808501315263615137667 dans TrapardET UN FUSIL, et surtout grâce au western, LES CHAROGNARDS. Tandis que la fille de Charles Chaplin vivait en Europe et avait épousé le cinéaste Carlos Saura pour lequel elle a joué plusieurs rôles cultes, dont le personnage d’Ana dans sa saga familiale sur la fin du franquisme (PEPPERMINT FRAPPÉ, ANA ET LES LOUPS, CRIA CUERVOS et MAMAN A 100 ANS).

Mais là où Carlos Saura savait mettre en valeur sa femme dans ses différents rôles, le réalisateur de POPULATION ZÉRO semble avoir eu plus de mal à exploiter le jeu extrêmement peu expressif de Geraldine Chaplin, ce qui rend le film légèrement lymphatique. L’autre point noir du film de Michael Campus, c’est une petite incohérence scénaristique qui existait déjà dans le roman. Comment dans un futur dictatorial, une femme peut-elle vivre jusqu’à son dernier souffle de vieillesse, tout en pratiquant l’amour libre, mais sans contraception ni stérilisation forcée ? Au moins, quatre ans plus tard, L’ÂGE DE CRISTAL réglait cette problématique avec son fameux Carrousel, anéantissant les humains de plus de trente ans, sous couvert d’une renaissance mystique. Dans POPULATION ZÉRO, la condamnation est peut-être plus vicieuse au fond, puisque le Système utilise la jalousie et la cupidité de la population, prête à dénoncer son prochain pour quelques rations supplémentaires. Cette pratique accentue la solitude des couples du futur et on est finalement très loin de l’univers d’Aldous Huxley qui s’insère à merveille dans le scénario de L’ÂGE DE CRISTAL.

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Dans POPULATION ZÉRO, l’univers est sombre, post-apocalyptique, irrespirable et sans espérance car la population est entretenue dans une rêverie basée sur un passé sans saveur ni odeur. SOLEIL VERT fera aussi référence à ce détail important.

Enfin, une petite touche d’humour narguant la « Guerre Froide » désengourdit le reste du film, lorsque dans un court plan serré sur une plaque de plomb commémorative, on peut lire : « Cette surface a été nettoyée le 7 juillet 1978 par plusieurs missiles UGM-27 Polaris, commandés par lArmée des États-Unis. Ceci dans l’intérêt de la Paix ».

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ZAAT (1971)

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ZAAT (1971) de Don Barton

Ça fait déjà quelques années que ZAAT est consultable en streaming sur YouTube. Je l’avais regardé une première fois en VO et je l’avais trouvé extrêmement lent, mais passionnant. Je ne pense d’ailleurs pas que ce film existe en version sous-titrée.

17070408421615263615130396 dans Cinéma bis américainIl est sorti aux États-Unis en DVD et en Blu-ray, mais pas chez nous, pas encore en tout cas. Elvira, puis le Mystery Science Theater 3000 ont proposé le film aux téléspectateurs américains, mais il n’a jamais atteint nos frontières apparemment. La seule critique en français que j’ai pu trouver sur ZAAT est très peu élogieuse, car elle se moque de « l’amateurisme » du film de Don Barton, et c’est justement sur ce point que je l’ai trouvé réussi. Ou alors, peut-être que c’est moi qui ai des goûts ultra-craignos et qui ne trouve plus de marge exacte entre Bis et Z, puisque j’avais regardé coup sur coup trois films indépendants, et sans budget de la même période, et tous les trois dérivés des « films de monstres ». Et je les avais adorés, chacun pour leur créativité propre face au manque de moyens financiers.

D’abord EQUINOX (1970) avec ses effets de stop-motion à la Ray Harryhausen mais dans une ambiance horrifique. Puis OCTAMAN (1970) et son homme-pieuvre assassin créé par Rick Baker. Et enfin, ce curieux ZAAT (1971), aussi titré THE BLOOD WATERS OF DR. Z ou HYDRA, ou même DR. Z, ou encore, ATTACK OF THE SWAMP CREATURES. À savoir que ATTACK OF THE SWAMP CREATURE (au singulier) est déjà le titre du remake de VOODOO WOMAN (1957) de Roger Corman, qu’en a fait Larry Buchanan en 1966 pour l’A.I.P.-TV, et qui est tout autant inédit chez nous. Et en 1966, Jesùs Franco au aussi tourné en Espagne LE DIABOLIQUE DOCTEUR Z (sorti aux États-Unis sous le titre, THE DIABOLICAL DR. Z).

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Du coup, avec un minuscule budget, le réalisateur de ZAAT, arrive à tenir le spectateur à partir de rien : un homme seul dans un laboratoire, des décors étranges et minimalistes. Et une intrigue qui évolue vers un aboutissement présenté de manière très peu spectaculaire, comme le reste de l’intrigue.

17070408495715263615130399 dans Science-fictionQuand je l’avais vu la première fois, je l’avais trouvé lent car c’est un huis-clos à un seul personnage et avec très peu de voix off. L’ensemble est plutôt contemplatif, le Dr. Kurt Leopold évoluant seul dans un laboratoire. J’avais d’abord pensé qu’il s’agissait d’un film post-apocalyptique avec quelques flash-back expliquant la situation actuelle du Dr. Leopold. Puis au fur et à mesure du métrage, on comprend qu’il expérimente des expériences sur sa propre personne, jusqu’à la transformation ultime.

L’intrigue : Le Dr. Kurt Leopold est un ancien scientifique nazi vivant seul dans son laboratoire depuis 20 ans. Il repense avec une certaine dérision à ses anciens collègues qui se moquaient de sa «formule» chimique nommée «ZaAt». Ce composé est censé pouvoir transformer un humain en une créature amphibie, lui permettant ainsi de retrouver ses origines primitives. Il s’injecte le sérum et s’immerge dans un réservoir relié à un éventail d’équipements le préparant à se projeter dans un lac. Sous sa nouvelle forme hybride, il va exécuter une vengeance méthodique envers ses anciens collègues….

Évidemment, on ne peut qu’imaginer que ZAAT est une version alternative ou parallèle à L’ÉTRANGE CRÉATURE DU LAC NOIR de Jack Arnold, sorti en 1954. L’intrigue de ZAAT se situant environ 20 ans après l’année 1934 (donc en plein régime nazi), mais aussi date du début de la réclusion volontaire du Dr Leopold. Donc le compte y est, nous sommes bien en 1954. La créature est éminemment craignos, on peut s’en douter, mais on a vu pire.

N’hésitez pas à regarder ZAAT, même en VO, ici sur YouTube. Ainsi que la présentation du film par Don Barton lui-même ici.

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LA QUATRIÈME RENCONTRE (1978)

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LA QUATRIÈME RENCONTRE (1978) de Mario Gariazzo

L’intrigue : Un vaisseau spatial a atterri non loin d’une petite ville de Californie, laissant derrière lui d’étranges capsules dans un champ. En pleine séance de pose, un photographe et son modèle sont perturbés par une indéfinissable présence. Lorsqu’il développe ses épreuves, le photographe aperçoit la présence du vaisseau sur plusieurs clichés. Il s’empresse de faire part de sa découverte à son ami reporter Tony Harris qui essaie, tant bien que mal, de convaincre la direction de son journal de l’importance de l’événement. En compagnie de l’expert Perry Coleman, il va tenter de faire éclater la vérité au grand jour. Mais une organisation secrète, spécialisée dans les phénomènes extraterrestres, a tout intérêt à étouffer ces informations…

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La sortie de cette série B italienne, OCCHI DALLE STELLE aka EYES BEHIND THE STARS, fait évidemment suite au succès mondial de RENCONTRES DU TROISIÈME TYPE (1977), on y retrouve d’ailleurs certains ingrédients du scénario du film de Steven Spielberg. Mais le budget étant nettement moindre, le réalisateur Mario Gariazzo s’est plutôt contenté de confronter politique et ufologie. Avec aussi une petite ambiance paranoïaque de série B qui donne un peu de saveur à un thème abordé de manière trop éculée.

Ne cherchez pas de communication musicale extraterrestre du type Simon dans LA QUATRIÈME RENCONTRE, l’ambiance y est plutôt sombre et gothique.

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EXORCISMO (1975)

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EXORCISMO (1975) de Juan Bosch

L’intrigue : Après avoir participé à une cérémonie satanique en Afrique, Leila n’est plus la même. La jeune femme insulte tout le monde et ne semble plus être elle-même. Lorsque des membres de sa famille sont retrouvés morts, le prêtre du village suspecte qu’une entité démoniaque se sert du corps de Leila pour accomplir des meurtres. En entreprenant un exorcisme, le Père Adrian Dunning réveille la colère de l’entité et la révèle au grand jour…

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Réalisé en 1975, EXORCISMO est un des nombreux succédanés (succès damnés?) de L’EXORCISTE (1974, The Exorcist) de William Friedkin. Paul Naschy a co-produit EXORCISMO a partir d’un de ses scénarios de longue date, à ses dires, s’octroyant même le rôle du prêtre.

Le film raconte ni plus ni moins l’histoire de L’EXORCISTE, mais sous cette enveloppe européenne du début des seventies qui mêle des intrigues d’horreur à d’interminables scènes très teenagers : un compromis du cinéma anglais, italien et espagnol pour attirer les nouvelles générations post-soixante-huitardes vers un cinéma de genre plutôt classique.

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Cette production est sûrement la plus mal-aimée de la filmographie de Paul Naschy, y compris par ses actuels fans. Mais, à sa sortie, elle a bénéficié d’un réel succès commercial et lucratif pour Naschy tout en étant son œuvre la moins personnelle et la plus opportuniste. De plus, EXORCISMO s’étend en de longs bavardages (et à la rigueur, heureusement dans ce sens que les jeunes comédiennes soient plutôt jolies…). Et les manifestations maléfiques sont très rares et très espacées, elles sont finalement confinées durant les vingt dernières minutes du film. Subsiste néanmoins une ambiance très étrange tout le long du film, celle-ci accentuée par la musique d’Alberto Argudo bercée par un chœur féminin plutôt inquiétant.

Par certains égards, certaines scènes rappellent beaucoup plus LA MALÉDICTION (1975, The Omen) que L’EXORCISTE. Le scénario du film de Friedkin servant surtout d’articulation pour celui de Juan Bosch, exceptée la fin du film évidemment, qui reprend un bon nombre des artifices du film de Friedkin, mais avec les moyens techniques et spectaculaires en moins….

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