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Archive pour la catégorie « Film des 70′s »

LE MASSACRE DES MORTS VIVANTS (1974)

LE MASSACRE DES MORTS VIVANTS (1974) dans Cinéma bis 17013006540015263614812778

LE MASSACRE DES MORTS-VIVANTS (1974)

LE MASSACRE DES MORTS-VIVANTS aka NON SI DEVE PROFANARE IL SONNO DEI MORTI aka LET SLEEPING CORPSES LIE aka THE LIVING DEAD AT THE MANCHESTER MORGUE. Le film de Jorge Grau est nettement plus connu sous ce titre anglo-saxon.

L’intrigue : George, un jeune homme écologiste, fait la rencontre d’Edna alors qu’il vient passer un week-end à la campagne. Ensemble, ils se retrouvent en moins de vingt-quatre heures menacés par une bande de morts-vivants qu’un appareil conçu pour affoler les systèmes nerveux des insectes a ramené à la vie…

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Tourné en plein courant fort de l’écologie dans les 70′s, un mouvement qui se répercutait jusque dans le cinéma d’horreur avec des films qui se faisaient prédicateurs d’une nature en mutation et en rébellion, LE MASSACRE DES MORTS-VIVANTS annonce aussi la future grande vague des films de zombies des années 80, ressuscités par des débordements chimiques, bactériologiques ou atomiques.

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Très européen (avec une production répartie entre l’Espagne, l’Angleterre et l’Italie et un tournage en Grande-Bretagne), le film de Jorge Grau possède une esthétique et une ambiance nouvelle qui existait peu avant lui dans le genre du « film de morts-vivants », à part peut-être dans le film espagnol, LE MARAIS AUX CORBEAUX (1974, El pantano de los cuervos) de Manuel Caño. Ce nouveau style est forcément le point d’orgue de l’influence des futurs classiques du genre tournés par Lucio Fulci. (Les zombies italiens sont ICI)

Petite note : à éviter le doublage français du film dont le manque de sérieux décrédibilise le sujet. Choisir plutôt la version anglo-saxonne sous-titrée.

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LA ORGIA NOCTURNA DE LOS VAMPIROS (1974)

LA ORGIA NOCTURNA DE LOS VAMPIROS (1974) dans Cinéma bis 17012404255815263614794845

LA ORGIA NOCTURNA DE LOS VAMPIROS (1974)

Aka THE VAMPIRES NIGHT ORGY, aka GRAVE DESIRES, aka L’ORGIA NOTTURNA DEI VAMPIRI.

17012404272015263614794846 dans Cinéma bis espagnolL’intrigue : Un groupe de travailleurs se rend en bus dans la ville de Bojoni afin d’y honorer un contrat, mais pendant le voyage le chauffeur est foudroyé par une crise cardiaque. Le groupe tente de trouver refuge dans un village très décrépi et qui semble complètement désert. Mais au petit matin, des habitants finissent par se montrer alors que l’autobus subit une panne mystérieuse qui empêche le groupe de reprendre la route. Il va rapidement s’avérer que le village est peuplé de vampires…

Un film de Leon Klimovsky sans Paul Naschy est forcément une curiosité. D’autant plus que l’intrigue de LA ORGIA NOCTURNA DE LOS VAMPIROS a de très intéressants faux airs de SALEM’S LOT.

Au final ce n’est pas un grand film mais il distille une ambiance assez inquiétante, très nocturne. Et nous sommes à mille lieues du cinéma gothique de vampires, le sujet étant traité de manière moderne et rurale dans les ruelles pentues et inquiétantes d’un petit village espagnol.

Le film de Klimovsky possède aussi un petit quelque chose du cinéma d’Amando de Ossorio (réalisateur de la tétralogie des Templiers-Zombies) avec ses brouillards et ses ralentis. 

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3 DEV ADAM (1973)

3 DEV ADAM (1973) dans Cinéma bis 17011608124415263614775136

3 DEV ADAM (1973) de T. Fikret Uçak

Le film turc 3 DEV ADAM est aussi connu sous le titre THREE GIANT MEN ou encore THE TURKISH SPIDERMAN.

Alors oui, c’est un TURKISH SPIDERMAN, mais ce n’est pas avec le Spiderman que l’on connait tous. Celui-ci, c’est un méchant : un vrai ! Un Black Spiderman, bien qu’il soit vêtu de rouge et de vert.

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L’intrigue : Istambul, Spiderman et ses hommes poursuivent une femme sur la plage. Ils l’attrapent, l’enterrent jusqu’au cou dans le sable et la tuent sauvagement à l’aide d’une hélice de bateau. La police turque appelle à la rescousse deux supers héros : Captain America et Santo le justicier au masque d’argent !

Comme souvent, le cinéma turc est un vrai vivier du cinéma bis qui mélange un peu toutes les influences et toutes les cultures à l’instar de certains péplums surréalistes italiens.

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Si l’on a déjà vu BATMAN se battre aux côtés de ROBIN contre la Mafia turque dans BEDMEN YARSADA ADM (1973), ou encore KILINK, le KRIMINAL turc dans une série de films fantastiques. Ou encore SUPERMAN, BATWOMAN, STAR TREK, STAR WARS, HALOWEEN, I SPIT ON YOUR GRAVE, RAMBO, le trio italien des SUPERMEN, ou encore E.T. à la sauce aigre-douce turque. Là, franchement CAPTAIN AMERICA aux côté du SANTO mexicain affrontant un SPIDERMAN cruel et lubrique…Il fallait y penser !

Enfin bref. C’est du nanar, c’est très mal réalisé, très mal joué. Mais ça bastonne bien, ça court et ça castagne dans les ruelles d’Istambul. Puis certaines scènes sont ultra-violentes. Pour un navet, ça reste du bon spectacle finalement.

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3 DEV ADAM EN VERSION COMPLÈTE TURQUE AVEC DES SOUS-TITRES ANGLAIS :

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LE SILENCE DU DOCTEUR IVENS (1973)

LE SILENCE DU DOCTEUR IVENS (1973) dans Cinéma 16111207211815263614630691

LE SILENCE DU DOCTEUR IVENS

Petite perle méconnue du cinéma de science-fiction soviétique, LE SILENCE DU DOCTEUR IVENS (1973, Молчание доктора Ивенса / Moltchanie doktora Ivensa) est un film de Boudimira 16111207231015263614630693 dans Film des 70'sMietalnikova (ou Budimir Metalnikov, 1925-2001), qui était beaucoup plus prolifique en tant que scénariste qu’en tant que réalisateur. Il a notamment adapté Isaac Asimov pour un autre film de science-fiction soviétique, LA FIN DE L’ÉTERNITÉ (1987, Konets vechnosti) réalisé par Andrei Yermash. Pourtant LE SILENCE DU DOCTEUR IVENS était une grosse production de la Mosfilm, avec l’acteur et cinéaste Sergéï Bondartchouk déjà bien connu et vieillissant dans le rôle du Docteur Ivens. Sa femme à l’écran étant interprétée par l’actrice Irina Skobtseva.

LE SILENCE DU DOCTEUR IVENS est un film curieux et extrêmement bien réalisé, voire même très esthétisant. Pour ce qui est du sujet, malgré une tendance moralisatrice un peu naïve pour les années 70 qui rappelle celle du film de Robert Wise, LE JOUR OÙ LA TERRE S’ARRÊTA (1951), la morale fait pourtant mouche en cette période de « Guerre Froide ».

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L’intrigue : Survivant de la catastrophe aérienne survenue au-dessus de l’Océan Atlantique, le célèbre docteur Ivens, éminent scientifique connu pour ses travaux de biologie et ses recherches sur le 16111207260615263614630696 dans Trapardprolongement de la vie, se retrouve avec son épouse et les rares rescapés dans l’épave de l’avion. Celle-ci se trouvant enfermée dans un espace sombre et inconnu. N’ayant conservé aucun souvenir du drame comme les autres naufragés, il en déduit que seules les personnes n’ayant pas souffert de lésions irréversibles ont été secourues par des êtres venus d’un autre monde. Confronté à l’anxiété grandissante des infortunés survivants il va tenter d’entrer en contact avec les extraterrestres qui les ont secourus…

Dès les premières minutes, j’ai pensé au film de Sutton Roley, CHOSEN SURVIVORS (1974) avec cette poignée de survivants enfermés et repliés sur eux-mêmes dans un bunker sous-terrain. Mais là où CHOSEN SURVIVORS préférait la morale « L’Homme est un loup pour l’Homme », LE SILENCE DU DOCTEUR IVENS allait finalement plus loin en montrant le Terrien comme un minuscule être belliqueux face à une Société Extraterrestre nettement plus apte à créer, à anticiper mais aussi, à fraterniser.

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Les effets spéciaux sont dignes du début des années 1970 et pourtant très percutants, bourrés d’effets miroirs et de fausses 3D assez réussies. Et au final, ce SILENCE DU DOCTEUR IVENS est une bonne surprise à découvrir même tardivement. Et son approche est assez simple, là où Andreï Tarkovski préférait la réflexion plus métaphysique en 1972 avec SOLARIS (Солярис).

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LES CRAPAUDS (1972)

LES CRAPAUDS (1972) dans Cinéma bis 14073110294115263612423215

LES CRAPAUDS (1972) de George McCowan

Après les rats dressés de WILLARD (1971), voici les crapauds rebelles de FROGS (1972). Puis on peut remonter tranquillement dans le temps avec le requin des DENTS DE LA MER (1975, Jaws), les lombrics de LA NUIT DES VERS GÉANTS (1976, Squirm) puis GRIZZLY, LE MONSTRE DE LA FÔRET (1976, Grizzli), ORCA (1977), TENTACULES (1977, Tentacoli), PIRANHAS (1978) jusqu’à l’ours mutant de PROPHECY, LE MONSTRE (1979) ou ALLIGATOR (1980). Mais la liste est trop longue et elle n’est pas non plus prête de s’interrompre avec tous les récents « Shark Movies ».

FROGS, malgré son titre français alléchant ne se traduit pas par « Crapauds » mais par « Grenouilles » et il constitue surtout un de ces films d’horreur avec comme prétexte les méfaits de la pollution sur la Nature. Les « Grenouilles » du titre symbolisant sûrement l’un des fameux sept fléaux bibliques s’abattant sur l’Égypte, puisque c’est la Nature entière qui semble se rebeller et s’en prendre à la petite famille bourgeoise de FROGS. Et il faut le dire assez vite puisque c’est avant tout un film à tout petit budget produit par l’American International Pictures.

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Et c’est parallèlement à cette longue exploitation de films d’horreur que l’on pourrait qualifier de « Bio » et qui commence avec LES OISEAUX (1963, The Birds), que sera lancée la mode du « Survival » rural avec DÉLIVRANCE (1972, Deliverance), MASSACRE À LA TRONÇONNEUSE (1974, The Texas Chainsaw Massacre), SURVIVANCE (1981, Just Before Dawn), et que l’on retrouve aussi en Italie avec LA BAIE SANGLANTE (1971, Reazione a catena) de Mario Bava.

L’intrigue de FROGS : Un jeune homme fait un reportage sur les méfaits de la pollution. Il est invité dans la demeure du vieux propriétaire terrien Jason Crockett , qui a rassemblé sa famille pour son anniversaire . La maison est entourée de marécages infestés de serpents et de crapauds. Soudain, les animaux partent en guerre contre les humains…

Ancienne gloire des films hollywoodiens et hitchcockiens, c’est Ray Milland qui incarne Jason Crockett, un comédien qui sert de tête d’affiche de nombreux films de l’A.I.P., depuis L’ENTERRÉ VIVANT (1962, The Premature Burial) de Roger Corman, en passant par le très drôle LA CHOSE À DEUX TÊTES (1972, The Thing with Two Heads) de Lee Frost et tourné dans la foulée de FROGS.

FROGS n’est pas ce que l’on pourrait appeler un « grand film » avec ses faux airs de remake des OISEAUX d’Hitchcock, mais ce film reste un petit classique du film d’attaques d’animaux des Seventies assez régulièrement diffusé à la télévision.

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WILLARD (1971)

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WILLARD (1971) de Daniel Mann

Un petit classique du cinéma d’horreur psychologique du début des Seventies, ça vous dit ? Adapté par Gilbert Ralston de son roman éponyme écrit sous le pseudonyme de Stephen Gilbert et réalisé par Daniel Mann qui n’a tourné qu’une petite poignée de films et de téléfilms dont le western LA POURSUITE SAUVAGE (1972, The Revengers), WILLARD est un film désormais culte.

L’intrigue : Willard Stiles est un jeune homme plutôt asocial, sans amis, vivant avec une mère envahissante dans une vieille demeure, humilié par son patron dans une entreprise au sein de laquelle aucun des employés ne le respecte. Alors qu’un jour il quitte furieux un repas d’anniversaire, il va tomber nez à nez avec un rat dans une partie calme de son jardin. Après s’être montré incapable de se débarrasser des rats qui vivent là, il va se lier d’amitié avec l’un d’entre eux qu’il va surnommer Socrate. Willard va par la suite utiliser une véritable armée de rats pour se venger de ses humiliations, mais une confrontation entre lui et un des rats, Ben, va également survenir…

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Willard est incarné à l’écran par Bruce Davison, obscur jeune premier dont WILLARD ne fut que sa troisième apparition au cinéma. Davison tourne encore aujourd’hui après une bonne centaine de rôles qui n’ont pas spécialement accentués sa petite renommée. Seul Rob Zombie lui a offert dernièrement un rôle qui sort du lot avec le personnage de Francis Matthias dans THE LORDS OF SALEM (2012).

À noter qu’Elsa Lanchester, l’incroyable FIANCÉE DE FRANKENSTEIN (1935), incarne la mère de Willard Stiles et Ernest Borgnine interprète son patron. Enfin, Sondra Locke, Madame Clint Eastwood à la ville et sa compagne dans un bon nombre de polars cultes, est la jeune secrétaire collègue de Willard.

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Le succès à la sortie de WILLARD (1971) semble avoir fonctionné puisque la firme Cinerama Releasing Corporation lança en chantier une pseudo-suite plutôt destinée à un public plus adolescent avec BEN (1972) tourné par Phil Karlson, un film qui fit les beaux jours des vidéoclubs de quartiers.

Au WILLARD (1971) de Daniel Mann, certains pourront lui préférer son remake de 2003, réalisé par Glen Morgan, un film particulièrement sombre avec un certain Crispin Glover sur le retour dans le rôle de Willard Stiles. Le même Glover qui, entre quelques rôles importants comme celui de George McFly des RETOUR VERS LE FUTUR et Andy Warhol de THE DOORS (1991), et excepté quelques apparitions, se faisait trop régulièrement oublier malgré ses grandes qualités de comédien.

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WILLARD en V.O. et en entier :

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SATAN’S BLOOD (1978)

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SATAN’S BLOOD (1978) de Carlos Puerto

Plus connu sous son titre espagnol, ESCALOFRÍO, qui pourrait se traduire par une sensation désagréable comme celle des « Frissons » ou de la « Chaire de poule », le film de Carlos Puerto a été édité en France en VHS sous le titre anglais de SATAN’S BLOOD pour utiliser le succès de L’EXORCISTE (1974, The Exorcist). Entre la sortie du film de William Friedkin en 1974 et ESCALOFRÍO en 1978, il faut remplir la parenthèse avec une bonne grosse série de dérivés avec des sectes sataniques ou des exorcismes comme :

- L’ANTÉCHRIST (1974, L’Anticristo) d’Alberto De Martino

- EL ESPIRITISTA (1975) d’Augusto Fernando

- Le très beau LISA ET LE DIABLE (1973, Lisa e il diavolo) de Mario Bava, remonté, refilmé et charcuté par le producteur Alfredo Leone pour qu’il devienne l’incompréhensible LA MAISON DE L’EXORCISME (1975, La Casa dell’esorcismo)

- EXORCISMO (1975) de Juan Bosch et avec Paul Naschy

- L’excellent giallo UN BIANCO VESTITO PER MARIALÉ (1972) de Romano Scavolini et que les éditeurs français ont eu le « très bon goût » de ressortir en le titrant bêtement, EXORCISME TRAGIQUE

- MAS ALLÀ DEL EXORCISMO (1975), une co-production italo-mexicano-espagnole de Mario Siciliano, que vous pouvez traduire en français par quelque chose comme « Plus loin que l’exorcisme » ou « Au-delà de l’exorcisme »

- LA MALÉDICTION (1975, The Omen), de Richard Donner, fait évidemment partie des très bons dérivés de L’EXORCISTE (1974), tout comme LA PLUIE DU DIABLE (1975, The Devil’s Rain) de Robert Fuest, avec William ‘Kirk’ Shatner

- LA SECTE DES MORTS VIVANTS (1975, The Devil’s Men ou Land of Minotaur) de Kostas Karagiannis, avec Donald Pleasence et Peter Cushing

- Et même jusqu’à de la science-fiction satanique avec HOLOCAUSTE 2000 (1977, Rain of Fire) d’Alberto De Martino, avec Kirk Douglas

Certains réalisateurs importants du bis ont aussi tourné leurs films de possessions sataniques comme Amando de Ossorio avec LA ENDEMONIADA (1975) ou Lucio Fulci avec sa LONGUE NUIT DE L’EXORCISME (1972, Non si sevizia un paperino). Par la suite, Fulci mélangera même zombies et forces occultes dans FRAYEURS (1979, Paura nella città dei morti viventi), et L’AU-DELÀ (1981, L’aldilà).

Puis citons encore un polar satanique avec LA GRANDE MENACE (1978, The Medusa Touch) de Jack Gold, avec Richard Burton et Lino Ventura, et le retour de l’antéchristique Damien Thorn dans DAMIEN 2, LA MALÉDICTION (1978, Damien: Omen II) de Don Taylor, et j’en oublie forcément…

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Mais c’est au sein de cette liste sans fin que l’on trouve ESCALOFRÍO aka SATAN’S BLOOD produit en Espagne par un des maîtres du bis hispanique, Juan Piquer Simón, à qui l’on doit quelques classiques du Fantastique & Horreur comme LE CONTINENT FANTASTIQUE (1976, Viaje al centro de la Tierra), SUPERSONIC MAN (1980), LE MYSTÈRE DE L’ÎLE AUX MONSTRES (1981, Misterio en la isla de los monstruos), LES DIABLES DE LA MER (1982, Los diablos del mar), LE SADIQUE À LA TRONÇONNEUSE (1983, Mil gritos tiene la noche) ou encore SLUGS (1988, Muerte viscosa).

Le film démarre sur le mode documentaire pendant lequel un expert en sciences occultes décrit quelques cas répertoriés de satanisme et de possessions. Il s’agit d’ailleurs d’un caméo puisque il s’agit du Docteur Fernando Jiménez del Oso, psychiatre et journaliste spécialisé dans la parapsychologie, et très célèbre en Espagne au moment du tournage du film, pour ses émissions télévisées sur la TVE sur l’au-delà et le paranormal.

Puis s’ensuit une scène érotique de rituel satanique, et enfin l’histoire commence.

Andrew et Berta, un couple de madrilènes, quittent leur appartement pour une journée de détente à la campagne avec leur chien. En chemin, ils rencontrent Bruno et Anne, un couple d’étrangers qui les invitent dans leur chalet. Comme une tempête les surprend, Andrew et Berta doivent passer la nuit au chalet. Pour passer le temps les deux couples entament une partie de Ouija qui fait resurgir certains conflits passés et qui fait monter une tension psychologique au sein du chalet qui s’avère être hanté par une présence invisible et belliqueuse…

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Nous ne sommes pas si loin d’EVIL DEAD (1982) de Sam Raimi, dans un certain sens.

Moins connu en France que Juan Piquer Simón, Carlos Puerto n’en est pas moins un maître du Fantastique espagnol, ayant à de nombreuses reprises collaboré aux scénarios des productions madrilènes de Piquer Simón et de Paul Naschy (Jacinto Molina).

Aujourd’hui, à la vision de SATAN’S BLOOD, on ressent évidemment le poids des années entre cette vieille production espagnole de 1978 et le cinéma hyper-actif des années 2000. Personnellement, j’en possédais une VHS issue d’un déstockage de vidéoclub en 1987 et je dois bien avouer que je ressentais bien les “Frissons” du titre, lorsque je regardais le film sur mon magnétoscope, et particulièrement pour toute la partie finale. Et ceci malgré les nombreuses scènes érotiques qui parsèment l’intrigue puisqu’elles font partie intégrante de la relation des deux couples à des rituels sataniques. Aujourd’hui c’est plutôt cette sensation passée de mon adolescence qui m’étreint légèrement lorsque je revois ces vieilles images kitschs et macabres. Néanmoins, si l’on replace SATAN’S BLOOD dans son contexte aux côtés de certains films de Paul Naschy ou même de petites productions italiennes, ESCALOFRÍO est un film plutôt effrayant avec sa montée de l’horreur en crescendo. Le même crescendo que l’on retrouve dans EVIL DEAD encore une fois, puisque s’agissant de deux films à minuscules budgets, Puerto et Raimi ont éludé tout le superflu de leurs films pour se rendre très rapidement à l’essentiel : l’horreur.

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LE COLOSSE DE HONG-KONG (1977)

LE COLOSSE DE HONG-KONG (1977)

de Meng Hua Ho

LE COLOSSE DE HONG-KONG (1977) dans Cinéma bis 14030609253715263612040191Souvenez-vous qu’en 1976, la compagnie de Dino de Laurentiis lançait sur le marché KING KONG avec la belle Jessica Lange empoignée par le Dieu Gorille issu du film de Merian C. Cooper et Ernest B. Schoedsack de 1933.

Forcément, l’année suivante l’Italie avec la Stefano Films nous proposait un nouveau géant avec YETI, LE GÉANT D’UN AUTRE MONDE (1977, Yeti, il gigante del ventesimo secolo) réalisé par Gianfranco Parolini (aka Frank Kramer) et avec la jeune et jolie Antonella Interlenghi (aka Almanta Suska) mais dans un rôle beaucoup plus fleur bleue que celui de Jessica Lange (vous pouvez aussi voir le film ici). La même année, l’Asie nous proposera un mélange des deux avec LE COLOSSE DE HONG-KONG (1977, Xing xing wang) tourné par le Chinois Ho Meng Hua et dont la blonde Evelyne Kraft (une cousine de Lara Croft ?) interprète un compromis entre la sauvage Sheena et Dwan la fiancée de Kong. Pour écrire quelques mots sur cette comédienne suisse qui a trés peu tourné en dehors de quelques productions co-produites avec la télévision allemande (dont LADY FRANKENSTEIN en 1978), elle a débuté avec un Giallo en 1972, MAISON DE RENDEZ-VOUS (Casa d’appuntamento). Exceptés quelques nanars (ARRÊTE TON CHAR…BIDASSE !, en 1977, un titre qui vous fait rêver, je le sais…) et un film politique tourné aux côtés d’Alain Delon (TÉHÉRAN 43, 1981), le gros de sa carrière se situe en 1977, alors en tournage à Hong-Kong pour la Shaw Brothers dans LES ANGES DE LA MORT (Qiao tan nu jiao wa), puis dans ce COLOSSE DE HONG-KONG (Xing xing wang) que personnellement, j’aime assez.

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L’intrigue : En pleine jungle indienne, un colosse immense terrorise les villageois à proximité et l’explorateur Johnny est engagé pour capturer l’animal et l’emmener à Honk-Kong. Dans la jungle, il rencontre une jolie sauvageonne, Samantha, qui entretient des rapports amicaux avec les animaux comme avec le gorille géant. Elle finit par accepter que son ami géant soit transporté jusqu’à Hong-Kong, mais les choses là-bas ne se déroulent pas comme prévu…

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À mon goût, bien que le film soit un peu kitsch et naïf par moments, LE COLOSSE DE HONG-KONG est un joli compromis entre une production fantastique hong-kongaise et un univers plus américanisé, avec une touche très sexy et plutôt agréable sur laquelle John Guillermin préfèrera faire l’impasse avec SHEENA, REINE DE LA JUNGLE (1984, Sheena, Queen of the Jungle), les années 80 étant bien sûr plus sérieuses. Néanmoins, bien que réalisé en 1977, LE COLOSSE DE HONG-KONG est sorti en France en septembre 1983, suite au nouvel engouement de la critique et du public français pour le Fantastique made in Hong-Kong, comme celui de Tsui Hark.

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I DRINK YOUR BLOOD (1970)

I DRINK YOUR BLOOD (1970) de David Durston

I DRINK YOUR BLOOD (1970) dans Cinéma bis 14021307282915263611979053Entre le gang de motards ultra-violents de SATAN’S SADISTS (1969) d’Al Adamson, qui était déjà un dérivé des films motorisés de Roger Corman, et la bande de jeune prolos violeurs de LA DERNIÈRE MAISON SUR LA GAUCHE (1972, Last House on the Left), de nombreuses séries B de types grindhouse ont mis en avant une jeunesse ultra-violente, alcoolisée et droguée. Malgré son titre racoleur de sujet vampirique, I DRINK YOUR BLOOD (aussi titré HYDRO-PHOBIE) prend comme sujet la légende urbaine des hippies violents et ultra-drogués qui rôdent aux alentours des villes pour vous piquer avec leurs seringues et violer vos femmes. I DRINK YOUR BLOOD prend même cette rumeur anti-jeunes dans ses extrêmes les plus violentes.

L’intrigue : Une bande de hippies violents, satanistes et drogués (rien que ça !) débarquent dans une petite commune pour squatter un hôtel à l’abandon. Ils agressent les gérants de l’épicerie du coin en les forçant à prendre des drogues dures. Le gamin de la famille décide de les venger et il injecte dans une tarte du sang d’un rat mort contenant le syndrome de la rage. Les hippies, déjà bien drogués, virent petit à petit vers des états d’âme de plus en plus psychotiques, mégalomanes et meurtriers…

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Accrochez-vous bien, car là où des films comme THE TRIP (1968) ou EASY RIDER (1971) et compagnie sont des road-trips sympathiques, I DRINK YOUR BLOOD est une véritable symphonie morbide et malsaine qui se conclue en apothéose sous LSD. Bien entendu c’est un film vraiment très mineur, bien qu’il ait été le premier film américain a avoir été censuré et classé X pour ses violences excessives. Mais I DRINK YOUR BLOOD reflète déjà très bien les libertés scénaristiques extrêmes du cinéma indépendant des années 70 de pure exploitation et distribution restreinte, et rien que pour ça il vaut le coup d’œil. Le réalisateur, David Durston, a remonté son film pour lui permettre une exploitation en salles de type R (interdit aux moins de 16 ans) et il a été projeté sur le Times Square de New-York en double programme avec le film de zombies I EAT YOUR SKIN (1964). Au moins, avec ces deux titres, les spectateurs payaient leur place pour y voir du cinéma extrême !

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LE DIEU SERPENT (1970)

LE DIEU SERPENT (1970) de Piero Vivarelli

LE DIEU SERPENT (1970) dans Cinéma bis 14020607071615263611960473Après le succès de 2069 : A SEX ODYSSEY sur Altaïr IV, voici un autre film de la fameuse sexploitation du début des années 70. Mais LE DIEU SERPENT ou LA POSSÉDÉE DU VICE (1970, Il dio serpente) est un film italien, dans la lignée de la production italienne de films d’horreur exotiques et érotiques des seventies, avec des images toujours superbes, et légèrement saturées. Très éloigné des films de cannibales spaghettis, LE DIEU SERPENT est un de ces films légèrement mystiques qui mêlent certaines croyances ancestrales (ici celles des Caraïbes) à une pincée de scènes érotiques très savamment dosées, de manière à ce que l’intrigue reste toujours fluide et captivante.

L’intrigue : Paola est mariée à un industriel beaucoup plus âgé qu’elle. Il l’emmène en voyage de noces aux Caraïbes. Elle y fait la connaissance de Stella, une institutrice autochtone passionnée de croyances occultes. Stella lui sert de guide et Paola découvre les rites et coutumes ancestrales, et se retrouve plongée dans l’univers du vaudou et de ses danses tribales. Stella lui parle alors de Djambala, le dieu serpent, et de plus en plus fascinée par Djambala, Paola se laisse aller à ses fantasmes qui tournent au morbide…

Dans LE DIEU SERPENT, Nadia Cassini incarne la jeune et jolie Paola. Danseuse, chanteuse et comédienne, Nadia Cassini a tourné dans une poignée de films érotiques italiens, et dans quelques shows télévisés, avant de souffrir d’une intervention de chirurgie plastique ratée : son visage ayant été partiellement défiguré et son oreille droite de perdue.

Nadia Cassini fut une comédienne d’un sous-genre italien, qui était la « sexy commedia all’italiana ». Bien que la pure comédie ne soit pas un genre représenté sur ce blog, j’indiquerais seulement que les films de la « sexy commedia all’italiana » se caractérisaient surtout par de la nudité féminine abondante, et une critique sociale gommée, bien que les histoires de ces films se déroulaient souvent dans des environnements riches au sein de ménages de la bourgeoisie, et un humour outrancier et cru. La « sexy commedia all’italiana » a offert leurs heures de gloires à de belles comédiennes comme Edwige Fenech, Femi Benussi ou Barbara Bouchet, par exemple (qui, pour certaines, ont aussi tourné dans des « Giallos »). Et un des sous-genres du cinéma bis (et donc plus étroitement lié aux Échos d’Altaïr), qui est plus ou moins apparenté à la « sexy commedia all’italiana », était le « Mondo », dont la réalisation était présentée comme de faux documentaires, très cru, dont le montage et le choix des images mettaient en avant un aspect racoleur ou choquant de certains thèmes abordés, comme l’exotisme, le sexe et la violence.

Pour revenir au DIEU SERPENT, c’est un beau film érotique italien, souvent inquiétant, co-produit avec le Venezuela. Titré en français, LA POSSÉDÉE DU VICE, il fait partie de ces beaux films étranges à redécouvrir.  

- Trapard -



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