Catégorie

Archive pour la catégorie « Film des 70′s »

L’AUBERGE DE LA TERREUR (1972)

L’AUBERGE DE LA TERREUR (1972) de Bud Townsend

L’AUBERGE DE LA TERREUR est une comédie d’horreur assez cynique tournée dans le réseau du cinéma indépendant par le réalisateur Bud Townsend. Membre d’une famille qui gravite dans les métiers du cinéma comme Patrice, L'AUBERGE DE LA TERREUR (1972) dans Cinéma bis 14020208200715263611949166Mike ou Pat Townsend, le réalisateur de L’AUBERGE DE LA TERREUR a commencé sa carrière cinématographique comme comédien dans les années 40. Ceci avant de réaliser une poignée de films de genre comme CRIMES AU MUSÉE DE CIRE (1969, Nightmare in wax) et ALICE IN WONDERLAND (1976), un porno musical inspiré de Lewis Carroll, dans la lignée de ces films hard dans les années 70, mais chantés et dansés comme PINOCCHIO (1971) de Corey Allen, et dont CINDERELLA 2000 (1977) d’Al Adamson serait la version musicale soft.

L’AUBERGE DE LA TERREUR est sortit aux États-Unis sous le titre TERROR HOUSE, mais il a été plutôt bien distribué sous celui de TERROR AT RED WOLF INN.

Voici l’intrigue du film reprise sur Wikipédia qui résume assez bien l’ambiance de départ : Regina, étudiante, vient de gagner un séjour de détente à la paisible auberge Red Wolf. Les propriétaires de l’auberge insistent tellement pour qu’elle vienne le plus tôt possible, qu’elle n’a même pas le temps de prévenir quiconque de son départ pour ce lieu. Là-bas, elle y retrouve deux jeunes femmes qui, comme elle, ont été invitées dans cette auberge. Les propriétaires sont extrêmement gentils, le paysage merveilleux et la nourriture vraiment formidable, notamment ces viandes grillées au barbecue, mais au lieu de profiter de tout cela, Regina ressent un léger malaise. Malaise renforcé suite à la disparition inquiétante de l’une des deux autres invitées des lieux…

14020208224215263611949169 dans Cinéma bis américainL’AUBERGE DE LA TERREUR est un film très typé du début des seventies et qui est comme une satire de la vieille bourgeoisie américaine sur fond de cannibalisme. Un thème et un humour satiriques que l’on trouve aussi dans le classique de Kevin Connor, NUITS DE CAUCHEMARS (1980, Motel Hell) mais qui concerne plutôt la soit-disante bonhomie paysanne américaine. À la vision de L’AUBERGE DE LA TERREUR, on pense aussi à MASSACRE À LA TRONÇONNEUSE (1974, The Texas Chainsaw Massacre), et malgré les différences d’ambiances dans ces deux films, Tobe Hooper s’est sûrement inspiré de ce genre de trame pour faire évoluer la jeune Sally coincée entre les griffes de la famille Sawyer…

L’AUBERGE DE LA TERREUR est un film lent, presque filmé en temps réel, mais pour Regina, c’est aussi comme une lente montée vers une horreur cachée que l’on découvre petit à petit derrière tous les bons sentiments paternalistes et altruistes que représente la vieille famille bourgeoise américaine de l’auberge Red Wolf. Voici un court extrait en VF de ce classique de l’épouvante des 70′s partagé par le blogueur de « L’Antre de l’Horreur » :

Image de prévisualisation YouTube

- Trapard -



BRUCE LEE FIGHTS BACK FROM THE GRAVE (1976)

BRUCE LEE FIGHTS BACK FROM THE GRAVE (1976) dans Cinéma bis 14012307180415263611922830

BRUCE LEE FIGHTS BACK FROM THE GRAVE (1976) de Lee Doo-yong

Outre les superbes films costumés produits par la compagnie Shaw Brothers, le cinéma hong-kongais de série B des années 70 destiné à l’exportation, présentait surtout des héros solitaires issus du milieu ouvrier, se dressant vaillamment face à des triades chinoises très hiérarchisées s’engraissant du commerce de la drogue et de la prostitution. Et dont BIG BOSS (1971, Tang shan da xiong) de Lo Wei, avec Bruce Lee, est le meilleur archétype. Un grand nombre de ces séries B reprenaient aussi, de manière simplifiée, la représentation taoïste avec deux clans ou deux écoles d’arts-martiaux, et tout en représentant le Bien et le Mal, s’affrontaient dans de longs combats. Ou encore lorsque deux frères se retrouvent séparés de l’innocence par l’appât du gain, la recherche de gloire ou le «mauvais côté de la Force » et s’affrontent dans un combat final sans merci. Ou lors de liens familiaux beaucoup plus complexes, un schéma que Georges Lucas reprendra en 1977 avec finesse dans STAR WARS, et dont Chuck Norris sera plus ou moins un des continuateurs aux États-Unis au tout début des années 80, mais de manière très simplifiée, dans des séries B souvent inégales comme dans LA FUREUR DU JUSTE (1980, The Octagon) d’Eric Karson. Et bien sûr John Carpenter ! Alors que Quentin Tarentino et Robert Rodriguez sont plus des réalisateurs qui réactualisent le cinéma des seventies, plutôt que des continuateurs, et EL MARIACHI (1993) de Rodriguez, étant par exemple une sorte de reboot mexicain du BIG BOSS avec Bruce Lee.

Mais avant l’arrivée d’une Nouvelle-Vague de cinéastes hong-kongais à la fin des années 70, et dont Tsui Hark et Sammo Hung en sont les représentants (en intégrant à leurs scénarios des sujets plus universels comme la SF, le Fantastique et l’Horreur), les intrigues de ces films commençaient à balbutier tranquillement. Et ceci, sans compter les nombreuses imitations taïwanaises (et particulièrement leurs insupportables doublages français). Personnellement, je me souviens qu’à Nouméa, lors de la majeure partie des années 80, nous n’avions droit qu’à de la « Bruceploitation » et à d’interminables lots de VHS de films taïwanais, ce qui avait réussi à m’écœurer jusqu’à l’arrivée des HISTOIRES DE FANTÔMES CHINOIS, des films de Jean-Claude Van Damme, mais surtout ceux de Steven Seagal au tout début des années 90. Je me souviens aussi que DRAGON, L’HISTOIRE DE BRUCE LEE (Bruce Lee: The Man Only I Knew) de Rob Cohen, avait relancé la légende et un regain d’intérêt pour Bruce Lee, et le décès mystérieux de son fils, Brandon, en 1993, lors de discussions à Nouméa.

BRUCE LEE FIGHTS BACK FROM THE GRAVE (아메리카訪問客 ou Visitor in America) atteint même déjà un certain degré de bégaiement à ce niveau là malgré son point de départ original et plutôt morbide. Mais c’est son univers fantastique qui nous intéresse ici, puisque Bruce Lee étant décédé depuis déjà trois ans à la sortie de ce film, et que toute idée nouvelle pour vendre ses imitateurs (comme Bruce Le ou Bruce Li) étant bonne à prendre, on le fera carrément ressusciter du trépas, tel un fantôme égaré.

L’intrigue : la séquence d’ouverture montre un imitateur Bruce Lee sautant d’une pierre tombale après qu’elle ait été frappée par la foudre…

Mais ici s’arrête toute ressemblance de ce qu’aurait pu être la continuation de la légende de Bruce Lee (exceptés les cris de combat du protagoniste).

Voici donc l’intrigue réelle : Le Coréen, Wong Han tente de découvrir la vérité derrière la mort mystérieuse de son frère Han Ji-Hyeok. Il se rend aux États-Unis où il rencontre Susan et ils sont harcelés par des voyous durant leur tentative de retrouver Han Ji-Hyeok qui s’avère être toujours vivant…

Bien entendu, BRUCE LEE FIGHTS BACK FROM THE GRAVE est un véritable fake avant l’ère internet. Toute l’exploitation du film étant basée sur des rumeurs, de l’affiche au titre qui annonçaient un film d’horreur, jusqu’à la rumeur persistante que la réalisation a été signée par Umberto Lenzi (cinéaste italien de « Giallos » et de films gores) et l’utilisation du comédien Jun Chong (aussi appelé Bruce K.L. Lea), le scénario n’étant qu’une intrigue éculée (non, non, ne me faîtes pas dire ce que je n’ai pas dit) de quête humaine sur fond de bastons et de petits voyous issus de l’immigration aux USA.

- Trapard -



THE SEVERED ARM (1973)

THE SEVERED ARM (1973) de Thomas S. Alderman

THE SEVERED ARM (1973) dans Cinéma bis 13112208175915263611755026

Cela me manquait presque de ne plus aborder le sous-genre du Slasher, sur les Échos d’Altaïr, plus généralement développé dans la rubrique des Monstres Sacrés avec Leatherface, Michael Myers, Freddy Krueger ou Jason Voorhees. Mais que le Slasher a une belle est longue histoire cinématographique macabre à nous raconter, de son apparition, dans les premiers films de criminels des années 20 et 30, jusqu’à son apparition récurrente, à la fin des années 50, en culminant avec PSYCHOSE d’Alfred Hitchcock, en 1960, et en prenant des couleurs grâce aux premiers films gores d’Herschell Gordon Lewis, au début des années 60. Puis son explosion dans les années 70, mais surtout 80, jusqu’aux Slashers tels qu’on peut les découvrir depuis ces quinze dernières années, virant vers les tueurs sadiques des « Torture-porn ». C’est aussi sans oublier les « Krimi » allemands des années 60 qui deviendront les « Giallo » (ou « Gialli », au pluriel) d’Italie, comme les films de criminels de la Hammer britannique, et les « Rape-and-revenge » américains et scandinaves des années 70, avec leurs tueuses en série, plaçant la féminité sur une sorte d’équité dans le cinéma d’horreur, à la limite de la revendication féministe lancée vers ses extrêmes. Le psycho-killer, ou Slasher, a donc la vie plus longue que les nombreuses victimes qui passent sous les lames de ses tueurs en série… En tout cas j’espère bien aborder, plus régulièrement, ce genre de film sur LEA, car ce sont mes films de prédilection, pour leur simplicité, mais surtout pour leur efficacité à surprendre leur spectateurs.

THE SEVERED ARM fait partie de ces petites perles rares du Slasher de B-Movie du début des seventies, avec la vengeance meurtrière comme alibi.

L’intrigue : Pris au piège dans une grotte, cinq hommes coupent sauvagement le bras de l’un d’entre eux afin de se nourrir pour survivre. Après leur sauvetage, leur victime cherche à se venger d’eux, en les éliminant, un par un…

Pas forcément réussi visuellement (il ne faut pas oublier que les seventies étaient la grande période du cinéma Grindhouse), THE SEVERED ARM prêche surtout là où le Slasher américain du début des 70′s misait le tout pour le tout : sur son ambiance, souvent sonore, et à grands renforts de sonorités électroniques macabres. Le rythme des montages de cette époque étant ce qu’il était, il faut accepter de le suivre tel quel, le laissant accentuer le jeu des comédiens, les cadrages lents ou répétitifs, ainsi que les jeux d’ombres et de lumières, pour se laisser glisser vers le principe de l’angoisse que porte le film. Pour retrouver cette atmosphère, je vous conseille de voir ou de revoir UN FRISSON DANS LA NUIT (1971, Play Misty for Me) de Clint Eastwood, dans lequel un disc-jockey se fait harceler par une de ses auditrices, bien que THE SEVERED ARM préfigure déjà assez ce que seront, en 1979, le premier VENDREDI 13 (Friday the 13th) ou LA NUIT DES MASQUES (Halloween), et tous les films de meurtres à l’arme blanche qui suivront…

THE SEVERED ARM est comme un de ces thrillers des années 70, mais en éliminant toutes connotations sociales et policières, pour nous confronter, de manière plus frontale, à des hommes traqués par un assassin plus ou moins anonyme. Il est assez difficile à se procurer, et particulièrement en VF, et depuis sa sortie en salles, en 1973, THE SEVERED ARM est sorti en VHS (et édité en 1981, par Gems Vidéo, en version uncut), ainsi qu’en DVD, en Zone 1, proposé par différentes sociétés d’édition, mais dont la légalité concernant les droits d’exploitation est encore en discussion, certaines sources indiquant que le film est tombé dans le domaine public. Certaines éditions DVD récentes proposent même, à la vente, une version diffusée à la télévision, plutôt sombre, et c’est la seule à laquelle, personnellement, j’ai accès pour l’instant.

- Trapard -

Image de prévisualisation YouTube



IDAHO TRANSFER (1973)

IDAHO TRANSFER (1973) de Peter Fonda

IDAHO TRANSFER (1973) dans Cinéma 13110107030015263611692014Voici un petit retour sur un classique de la SF du début des années 70, une époque cinématographique souvent paranoïaque durant laquelle le gouvernement des États-Unis était, généralement, le centre de tous les complots anti-progressistes de la part de la politique de Richard Nixon, pour la jeunesse américaine ultra-politisée (voir ou revoir PUNISHMENT PARK de Peter Watkins, 1971). IDAHO TRANSFER est le troisième film réalisé par l’acteur Peter Fonda (fils d’Henry Fonda, et frère de Jane), après EASY RIDER, en 1968, (qui était, plus ou moins, une co-réalisation avec Dennis Hopper), et le western THE HIRED HAND (1971). Comme dans ses deux films précédents, la réalisation de Fonda est lente, contemplative sur les personnages, les visages, la nature. Certains critiques parlent même d’« imagerie naturaliste » à son sujet, un style finalement très tendance à cette période. IDAHO TRANSFER est aussi un film de SF qui joue sur les contradictions entre le rapport à la nature et la politique américaine, méthodique et bureaucratique (au début des années 70, on était hippie ou on ne l’était pas !).

13110107042715263611692015 dans Film des 70's

L’intrigue : Karen Braden est une jeune femme hospitalisée pour des troubles psychologiques. Elle accepte de travailler, avec son père, sur un projet d’expérimentation gouvernementale installé près des champs de lave volcanique, appelés 13110107060415263611692016 dans Science-fiction« Cratères de la Lune », dans l’Idaho. Le projet tente de développer le transfert de la matière, mais une autre découverte est faite : le voyage dans le temps. Les scientifiques découvrent également qu’une catastrophe écologique va bientôt anéantir la civilisation. Le processus de voyage dans le temps ayant des effets négatifs sur la santé des adultes de plus de 20 ans, il est alors décidé d’envoyer uniquement des jeunes dans le futur afin qu’ils puissent construire une nouvelle civilisation. Mais le gouvernement décide de prendre à sa charge le projet, et les machines de transfert sont éteintes, piégeant les jeunes sujets de l’expérience dans un avenir inconnu qu’ils commencent à explorer. Mais le monde dévasté de demain, n’est pas toujours celui qu’on pourrait imaginer…

13110107073815263611692020 dans TrapardUn sujet pour les fans de SF et de la fameuse téléportation que l’actuel président du Sci-Fi Club affectionne particulièrement, mais aussi un film précurseur, en ce début des 70′s, d’un univers post-apocalyptique filmé, ici, de manière inquiétante et mystérieuse, voire même féérique parfois, à l’inverse. IDAHO TRANSFER a été entièrement produit par Peter Fonda. Il est tombé dans le domaine public, et il est autant difficile à se le procurer que très simple à visionner (en V.O. uniquement) sur le web. Les comédiens du film sont de jeunes acteurs peu connus, excepté Keith Carradine, l’un des jeunes frères de David Carradine, qui fera, par la suite, une carrière moins glorieuse que celle de son aîné, mais que les fans de films de genre connaissent bien, au moins rien que pour sa participation dans le western « familial » cultissime, LE GANG DES FRÈRES JAMES (1980, The Long Riders), de Water Hill.

- Trapard -

IDAHO TRANSFER : LE FILM EN ENTIER (V.O.)

Image de prévisualisation YouTube

Rejoignez le groupe des Échos d’Altaïr IV sur Facebook !

INDEX DU BLOG



1234