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Aujourd’hui j’ai rencontré une jeune métisse thaïlandaise passionnée d’arts plastiques et qui est venue rendre visite à sa famille à Nouméa. Du coup, je lui ai raconté que j’avais traversé la Thaïlande avec ma famille lorsque j’étais jeune, quand la ligne UTA faisait des escales à Bangkok et à Kuala Lumpur, et que j’y avais visité des musées traditionnels et des temples. Et comme elle me parlait de son pays et que ça me faisait rêver, je l’ai soudainement interrompue pour lui dire : « Ahou… s’il-te-plait, dessine-moi un mouton ! ».
Non, en réalité, en guise de mouton, j’ai juste poussé plus loin la notion d’Inconnu et je lui ai demandé de me dessiner des créatures de la mythologie thaïlandaise pour le blog Les Échos d’Altaïr. Et elle m’a répondu dans un mélange d’anglais et de français qu’elle allait me dessiner les fantômes Krahang et Krasue dans une forme un peu stylisée de dessin, proche de celui de la bande-dessinée, et qui est typiquement thaïlandais.
Krahang et Krasue sont deux créatures fantomatiques légendaires nocturnes de la mythologie folklorique du Sud-Est asiatique.
Les légendes de la tradition orale thaïlandaise racontent que Krahang est un esprit maléfique qui peut nuire aux gens qui marchent seuls, la nuit, sur les routes désertées.
Krahang (en Thaï : กระหัง ), est également connu sous le nom de Phi Krahang. Il se manifeste sous la forme d’un homme torse nu, portant un pagne traditionnel et qui vole la nuit dans les régions rurales thaïlandaises. Pour voler, il utilise deux grands Kradong (กระด้ง), qui sont des paniers ronds de vannage de feuilles de riz ou de cocotiers. Il monte souvent en équilibre sur un Sak Tam Khao (สาก ตำ ข้าว), un long pilon fabriqué à base de poudre de riz.

Quant au Krasue, connu au Cambodge, chez les Khmers, sous le nom d’ Ahp, et au Laos, sous celui de Kasu ( ກະ ສື , /ka.sɯ̌ː/ ), il se manifeste sous la forme d’une femme, habituellement jeune et belle, mais avec ses organes internes suspendus au niveau du cou, et qui se balancent sous sa tête. Le Krasue se compose généralement d’une tête flottante accompagnée d’une lueur luminescente du genre de celles des feux-follets, et il se déplace dans les zones marécageuses près des villages.
Le Krasue se trouve également dans la mythologie populaire de la Malaisie, où il est appelé le pénanggalan ou hantu penanggal. Mais aussi en Indonésie où il a de nombreux noms comme Leak, Palasik, Selaq Metem, Kuyang, Anton, Poppo et Parakang. Cet esprit fait également partie du folklore vietnamien en tant que ma lai, dans les petites communautés ethniques des hauts plateaux du centre du Vietnam. Enfin, aux Philippines, il existe un fantôme semblable nommé manananggal et qui hante généralement les femmes enceintes.
En Thaïlande, il existe une légende qui situe l’origine du Krasue dans la culture khmer angkorienne. Une certaine princesse khmer serait devenue le Krasue plusieurs siècles après avoir été exécutée. Elle aurait été promise par ses parents à un noble Siamois après une défaite guerrière du peuple khmère. Elle était cependant affligée, car elle était amoureuse d’un jeune soldat khmer, de statut inférieur. Finalement elle a été surprise et capturée avec son amant, et l’aristocrate siamois offensé l’a condamné à mort sur le bûcher. Peu de temps avant l’exécution de la princesse, une sorcière khmère lui a jeté un sort pour permettre à son corps de rester indemne sous l’effets des flammes. Le sort était puissant, mais son effet s’est produit trop tardivement car la plupart du corps de la princesse avait déjà brûlé lorsque la charme a agi. Seuls la tête et certains de ses viscères sont donc restés intacts. Dès lors, les restes non carbonisés ont été maudits et continuent aujourd’hui à vivre sous la forme du fantôme Krasue…
- Trapard -

C’est l’artiste Law qui a réalisé, lors du Week-End Geek 2016, ce superbe dessin destiné aux Échos d’Altaïr et au Cri du Cagou. On la remercie de tout cœur ! Vous pourrez d’ailleurs découvrir d’autres merveilles sur son site.


Une petite dédicace de Didier et Lyse Tarquin (Lanfeust de Troy) obtenue au Week-End Geek pour Les Échos d’Altaïr ! On les remercie tous les deux !


Encore un sympathique dessin réalisé spécialement pour Les Échos d’Altaïr lors du Week-End Geek ! Il est l’œuvre de Bruno Bellamy que nous remercions ici chaleureusement. Et n’hésitez pas à vous rendre sur son site.


Un grand merci à l’artiste Ferrod qui offre aux Échos d’Altaïr ce splendide dessin du robot Maria de METROPOLIS réalisé lors du Week-End Geek. Vous pourrez admirer ses autres œuvres sur son site.


Immense illustrateur, Alex Schomburg fait partie de ceux qui ont su apporter leur pierre à l’édifice du temple de l’Imaginaire en œuvrant à la fois pour les comics et les pulps.

Né en 1905 à Porto Rico, c’est en 1917 qu’Alex Schomburg (Antonio Alejandro Schomburg) retrouve ses frères à New York. Il devient artiste commercial dans les années 1920, puis se lance dans l’illustration pour pulps dès les années 1930. Il participe ainsi à Thrilling Wonder Stories, Startling Stories…
Mais dans les années 1940, Schomburg décide de travailler pour un éditeur de comics : Timely Comics, le précurseur de Marvel. Il œuvre ainsi sur Captain America, Namor, la Torche Humaine, Le Frelon Vert… Il conçoit des couvertures pleines d’action et de mouvement dans une débauche de dessins. Super-héros, nazis, soldats japonais, flammes, explosions, jolies filles se côtoient ou s’affrontent sur les 500 à 600 couvertures qu’il signe durant l’âge d’or de la BD. Sa maîtrise de l’aérographe lui permet d’en réaliser certaines à l’aide de cet outil, les signant alors d’un « Xela ».
Les années 1950 lui offrent l’opportunité d’abandonner les comics au profit des couvertures et des illustrations pour des magazines de science-fiction, d’astrologie ou pour des romans.
C’est en 1977 qu’Alex Schomburg revient aux comics avec sa participation, en compagnie d’amis de l’âge d’or de la BD, à un « Annual » des Envahisseurs écrit par Roy Thomas. Schomburg se charge alors de dessiner et d’encrer un chapitre de six pages avec la Torche Humaine.
Alex Schomburg décédera en 1998, dans l’Oregon. Il laissera le souvenir d’un artiste au talent indéniable. Vous pouvez admirer quelques-unes de ses couvertures sur ce site.
- Morbius -

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Allez faire un tour du côté du blog de ma classe de CM2. Vous y découvrirez ces étranges petites créatures venues d’un autre monde : les Vélasiens. Aucun danger, elles ne mordent pas, en tout cas beaucoup moins que moi… Pour rencontrer les Vélasiens, il faut cliquer ICI.


De retour du SILO, Trapard a eu la gentillesse de nous ramener les dessins que certains artistes ont bien voulu offrir aux Échos d’Altaïr. On les remercie tous ainsi que Trapard !

Dessin de Cathy Wilcox (illustratrice de presse australienne)

Dessin de Jean-Jacques Mahuteau (illustrateur de livres pour enfants)

Dessin de Sophie Dumortier (illustratrice de livres pour enfants)

Dessin de Simane Wenethem (danseur et slameur originaire de Lifou)

C’est à Alès Ka que nous devons ce superbe Cthulhu menaçant qui vous invite à lire Les Échos d’Altaïr sous peine de perdre votre fluide vital ! Un grand merci à cette artiste plasticienne de Houaïlou qui expose actuellement à la galerie Lec lec tic (complexe La Promenade, à l’Anse-Vata). Pour en savoir plus, cliquez ici.


Merci à Johannes Wahono pour ce démon en perdition sur Altaïr IV!
